Les obsèques du Général de Gaulle | INA Politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Colombé les [musique] deux églises 14h43 à 400 m de l'église la boisserie la demeure acquise en 1933 par le lieutenant colonel de Gaulle. Ici face à la plaine je retrouve toute ma sérénité. L'engin blindé de reconnaissance sur lequel est posé le cercueil recouvert du drapeau est encore dans le parc de la boisserie.
Le vent souffle sur ce pays de champagne que de feuilles mortes descendu aujourd'hui. Les grilles de la boîerie sont ouvertes. Ma ta tête devant ta tête. pas encore.
Le cortège prend la rue du général de Gaulle et dans la foule, ils sont des milliers venus de toute la France pour ce moment-là, il y a ici 350 compagnons de la libération, des survivants de l'ordre qui en comptait un peu plus de 1000. Ils sont venus de tous les coins du monde, certains d'Amérique du Sud et la plupart ne s'était pas vu depuis très longtemps. Des hommes se signent, d'autres saluent, d'autres font avec deux doigts le V de la victoire.
Immédiatement après l'engin blindé qui porte le cercueil du général de Gaulle, la première voiture est celle où se trouve madame de Gaulle. Déclenchez, déclenchez. Vous voyez apparaître la voiture de madame de Gaulle ?
Et dans un instant, vous allez voir le cortège passer devant le cimetière et vous apercevrez la tombe où tout à l'heure le général de Gaulle sera inhumé. Voici le cimetière et voici la tombe. Les fleurs blanches ont été déposées là à l'intention de Anne de Wall, la fille enterrée ici en 1948.
à droite à droite. Vous Vous allez voir dans un instant précédé par l'évêque de Langre, madame de Gaulle et son fils Philippe, le capitaine de vaisseau Philippe de Gaulle. Puis suivront le général de Boissieux, son gendre, sa femme, les petits enfants dont le jeune Charles de Gaulle.
Ce sont 12 garçons de Colombelle et deux églises qui vont porter le cercueil à l'intérieur de l'église. Bougez pas, bougez pas. Le Saint-Syrien qui suit le cercueil porte lui le livre des compagnons de la libération qui sera tout à l'heure déposé sur le cercueil.
Cette église peut me recevoir quelques 400 personnes. Elle est un peu trop petite pour [musique] le monde qui s'y est pressé cet après-midi. Un grand nombre des compagnons de la libération étaient restés debout.
C'est l'évêque de Langre, Monseigneur qui a concélébré la messe assisté du curé de Colombis et de François de Gaulle, père blanc et neveu du général. [musique] [musique] deal [musique] [musique] [musique] Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
La paix soit avec vous mes frères et avec votre esprit. Nous sommes réunis, mes frères dans l'unanimité de notre attachement et de notre reconnaissance au général de Gaulle que Dieu a rappelé à lui. chrétien, nous sommes unis plus profondément encore par notre foi en l'amour infini de Dieu.
C'est à lui que nous adressons notre prière pour Charles de Gaude, pour sa famille, pour la France, afin de nous préparer à offrir le sacrifice de la messe. Il nous faut d'abord, mes frères demander au Seigneur d'avoir pitié de nous, d'oublier nos erreurs, nos péchés et de nous pardonner. Seigneur, prends pitié.
Elle est sur cette parole : "Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l'épreuve, André Mal, avec lui, nous régnerons. Si nous sommes des haut-parleurs diffusent à l'extérieur la cérémonie pour ceux qui sont sur la place et même sur les toits de Colombé. du Seigneur est la face, l'abondance du rachat. [musique] C'est lui qui rachètera Israël [musique] de toutes ses fautes. [musique] Je mets mon espoir dans le Seigneur. [musique] Je suis sûr de sa parole. [musique] Le Seigneur soit avec vous.
Et [musique] avec votre esprit. Élevons notre cœur. Nous ne tournons vers le Seigneur.
Grâce au Seigneur. Vous voyez à gauche le capitaine de vaisseau Philippe de Gaul, le fils du général et au premier plan cette ombre agenouillée. C'est madame de Gaul.
C'est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce toujours et en tout lieu. À toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant par le Christ notre Seigneur. Souviens-toi de Charles de Gaul que tu as appelé auprès de toi aujourd'hui.
Puisqu'il a été baptisé dans la mort de ton fils, accorde-lui de participer à sa résurrection le jour où le Christ ressuscitant les morts rendra nos pauvres corps pareil à son corps glorieux. [musique] Madame de Gaul vient de communier puis d'autres membres de sa famille vont limiter. Je crois en toi mon Dieu, je crois en toi [musique] du nom mystérieux. si près de moi [musique] des [musique] tueras la foi.
Je crois en toi [musique] mon Dieu. en Seigneur Jésus, que ton jugement ne condamne pas notre frère Charles devant toi qui donc serait trouvé juste si tu ne lui obtiens pas toi-même le pardon de tous ses péchés au nom de la vraie foi. Nous te recommandons humblement notre frère Charles de Gaulle, puisqu'il a vécu, marqué du signe de la Trinité.
Qu'il échappe à la condamnation par le secours de ta grâce, Seigneur, toi qui vis et règne pour les siècles des siècles. Amen. Libère mes domin du monde [musique] terra il [musique] [musique] [musique] mout [musique] [musique] 15h50 la fin de la messe.
Le cercueil va maintenant être porté au cimetière toujours par les 12 jeunes gens de [musique] Colombis. [musique] amour [musique] de notre père [musique] nous contemplons en tout visage [musique] ton amour Derrière le cercueil s'avance l'évêque de l'angre et à ses côtés [musique] madame de Gaulle. [musique] Dieu notre père nous attendrons [musique] dans l'espérance.
Puis le général de Boissieux, sa femme et la petite Anne suivit de Charles de Gaulle. Puis la sœur aînée du général de G. [musique] [musique] Dans quelques instants, Charles de Gaulle sera mise en terre dans cette terre tourmentée dont il a si souvent parlé en ses mémoires. 1 minute écoutez écoute nicht brauchen das schön Bäume da Mir Nice.
Voilà. C'est bien là l'inumation que Charles de Gaulle souhaitait dans ce petit cimetière de village près de sa fille, dans cette tombe qu'il voyait de sa fenêtre de la boisserie et que sans doute il regardait parfois. Écoute-moi.
Non non non non. Rentre rentre s'il vous plaît. Je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en loi même s'il est mort vivra et qui trompe cri et croire en moi ne pourtra pas seigneur ok seigneur mes frèresons la prière du notre père qui es au cieux que ton nom soit sanctifié que ton règne vien que ta volonté soa faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses comme nous parons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas de la tentation mais délivre-nous du mal. Seigneur entend ma prière. Oh Seigneur, soit avec nous.
Seigneur, Seigneur notre Dieu, toi qui nous aimé, qui donné ton fils pour que nous hommes qui croient en lui ne périssent pas mais possède la vie éternelle. Viens au secours de notre faiblesse, fais grandir dans la foi tous ceux qui se conent en un amour. et reçois dans paradis Charles Degon serviteur et notre frère.
Que la paix du Seigneur soit avec lui. Ok. Et parmi les membres de la famille, après la sœur aînée du général de Gaulle, il y a aussi pour le dernier adieu les deux vieilles servantes.
Bougez pas sur le plateau. Merci. 16h9 grille de la boisserie est refermée.
Tout était terminé. La terre sombre et humide du petit cimetière de Colombet venait de retomber sur le cercueil tricolore. Jamais simplicité et dépouillement n'avait atteint à autant de grandeur et d'émotions.
Les dernières volontés du général de Gaulle exprimé dans un testament longuement mûri avaient été respecté dans les moindres détails. Il se fit ensuite à Colombis un long instant de silence. Puis commença le lent et interminable défilé de tous ceux qui avaient fait le pèlerinage de Colombel les deux églises devenu en ce jour le cœur de la France.
À l'heure actuelle, la nuit est tombée depuis longtemps mais la procession n'est pas achevée. Retournons d'ailleurs quelques instants en direct sur la tombe de Colombet. ici Colombé.
Comme vous venez de le dire, la procession n'est pas encore achevée, mais elle s'achèvera bientôt. Les dernières volontés du général de Gaulle ont été strictement respectées jusqu'au bout. C'est-à-dire que c'est dans le silence et la dignité que 40000, peut-être 50000 hommes et femmes venus des quatre coins de la France ont rendu un dernier hommage à Charles de Gaulle.
Le défilé devant la tombe a commencé dès la fin de l'office religieux. En tête bien sûr venaient les compagnons de la libération portant épinglé sur la poitrine la plaquette de bronze accrochée par le ruban vert et noir. Et derrière eux, c'était la foule, une foule digne, silencieuse qui pénétrait en rang par deux à l'intérieur de ce petit cimetière de campagne qui évidemment n'avait pas été prévu pour un tel hommage.
À plusieurs reprises, les haut-parleurs du service d'or encourageaient la foule à se disperser, à rejoindre les autocars et à abandonner l'idée de défiler ce soir devant la tombe. Ces recommandations furent assez peu écoutées. Comme disait un français libre venait venu de Bretagne, ce n'est quand même pas aujourd'hui que nous allons abandonner à la dernière heure.
Rares furent ceux qui renonçaient. Ce défilé risque encore de se prolonger pendant une heure environ. Mais ici à Colombet, l'ambiance n'est pas aux grandes phrases, ni au mélison funèbre, ni discours, avait demandé le général de Gaulle.
Je préfère donc m'imposer le silence pour vous laisser méditer quelques instants sur ces dernières images de Colombé et vous permettre d'avoir vous aussi l'impression de vous incliner devant cette tombe. ici Colombis à vous Paris. Alors qu'à Colombé battait cet après-midi le cœur de la France, Paris ce matin avait été pour quelques heures la capitale de l'univers.
Dans Notredame de Paris, devenue Notre Dame du monde, 80 souverains, chef d'État et chef de gouvernement s'étaient réunis là ce matin pour adresser un ultimonage au plus illustre des Français. Jamais une cérémonie du souvenir n'avait réuni en un même lieu autant de souverains, autant de chefs de gouvernement. À côté du président Nixon ou du chat d'Iran, du président Podgorni ou de la reine Juliana, il y avait aussi ceux qui ont quitté le pouvoir mais qui à un moment donné avaient participé à l'histoire au côté du général de Gaulle, l'Israélien Benourion, l'allemand Herart, Iden, l'anglais.
Et pourtant, conformément au vœux du général de Gaulle, cette messe de Récuyem, sans raison ni absute, fut d'autant plus émouvante qu'elle était plus simple. Tôt ce matin, avant même les premières lueurs de l'aube, des centaines puis des milliers, puis des dizaines de milliers de Parisiens s'étaient rassemblés dans toutes les rues avoisinant la cathédrale Notre-Dame où devait être célébré à 11h le service solennel à la mémoire du général de Gaul. Dans cette foule, nombreux étaient ceux qui avaient espéré pouvoir entrer dans la cathédrale où les bas côté avaient été réservés au public.
Il fallut fermer les portes quelques minutes après les avoir ouvertes. 3000 personnes avaient pu pénétrer. On ne pouvait en recevoir davantage.
Pour les autres, il ne restait que les trottoirs de la place et des rues. La tente debout et le froid vif du petit matin provoquèrent quelques évanouissements. Les malades furent évacués par la police dans les postes de secours de la Croix-Rouge.
Seules les personnes munies d'invitation pouvaient franchir les grilles. Parmi elles, il y avait plusieurs portes drapeau. Les autres dont le nombre ne cessait de grossir était difficilement contenu par le service d'ordre.
Voilà. J'espérais d'assister à la cérémonie religieuse mais on peut rentrer. Alors, je suis venue de Bonlieu mais je suis là depuis 8h30 rien à faire.
Si nous si nous ne pouvons pas entrer, ça n'a pas d'importance. Nous sommes ici pour faire un hommage. Monsieur, vous allez les mettre où ces fleurs sont ?
Destiné à la mémoire du général de Gaul. Destiné à la mémoire du général de Gaul. Et j'aurais voulu pouvoir rentrer ses fleurs naturellement à la cathédrale.
Oui. Vous êtes arrivé à quelle heure pour assister à l'office ? 7h55 ce matin.
Et vous n'allez plus pouvoir rentrer maintenant. C'està-dire qu'il faut qu'on attende ce soir. Mais on attendra ce soir s'il faut.
On attendra que la cérémonie soit terminée pour pouvoir déposer la gerbe à l'hôtel. [musique] Sous les voûtes de Notre Dame tendue de tricolore peu après 10h, le prince régner en jaquette sombre traversait le premier la grande allée centrale bordée de gardes républicain le Sabre Au clair. C'est ensuite [musique] le long défilé des souverains et chefs d'état, le roi Baudouin, le frère du prince Husseign, du roi Husseign, le président de Siran.
L'empereur aille laissé l'acier. La reine Juliana, le prince de Gal, le président Nixon [musique] conduit par Monseigneur Pil. Monsieur Podgorni, le chef de l'État soviétique.
Salué par monsieur Kekonen, [musique] le président de la République finlandaise, le chat d'Iran. Ils sont 80 chefs d'étail de gouvernement venus rendre hommage à celui que le président Nixon appelait un géant parmi les hommes. Un silence lourd de souvenir entoure ces hommes.
Cependant qu'à 11h le président de la République et madame Pompidou arrivent accueilli par le cardinal Marti qui a revêtu la chasuble violette signe du deuil. Le président de la République a un siège réservé dans le cœur. Cependant que madame Pompidou est légèrement en retrait.
Le visage recueillit. Chaque assistant qu'il s'agisse de personnages connus ou anonyme médite [musique] au nom [musique] [musique] Le gouvernement est là au grand complet derrière le président Chabandel Mass les présidents des assemblées, le corps diplomatique, les corps constitués. La messe sera simple, dite par le cardinal Marti sans homélie. simplement à un moment une invitation [musique] à la méditation. [musique] Nous [musique] [musique] la maîtrise des enfants de Notre Dame exécute les cœurs.
Cependant qu'aux grandes ordres Pierre Cocherot revenu spécialement des États-Unis. Dieu fidè notre assemblée à laquelle s'unissent des millions d'hommes en France et dans le monde prouve quelle place tenait celui qui vient d'être appelé soudainement dans son éternité. Il a sollicité notre silence.
Il a voulu l'homme intercession de la communauté chrétienne. Confessant le péché, nous prions Dieu de donner son pardon et sa paix. Récuim éterne donna et dominé. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] La melite en français.
Les prières sont lues par le cardinal Marti ou le chapelin de Notre Dame. [musique] [musique] [musique] C'est un Évangile de Saint-Jean qui sera lu, un Évangile d'espérance. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Après l'élévation, ce sera la communion. [musique] [musique] Pour la première fois dans une cérémonie officielle, la communion va être distribuée à tous les assistants qui le désirent.
Plusieurs prêtres vont prendre sur l'hôtel des sixboisirs remplis de centaines d'ostis communier madame Pompidou le roi Baudouin le président de Sirane plusieurs présidents africains, des proches du général de Gaulle, de nombreuses [musique] personnalités et des centaines et des centaines de fidèles inconnus. Les représentants des autres cultes orthodoxes, protestants, islamiques, israélite sont présents dans cette église catholique. Croyant de toute nature ou incroyant, cet instant est [musique] pour tous véritablement un instant de communion.
Après les condoléances présentées par les représentants des différents [musique] cultes au président de la République, c'est la fin de l'office. Cependant que retentit un dernier coral de Jean-Sébastien Bac, le président de la République et madame Pompidou vont sortir les premiers de la cathédrale conduit par le cardinal François Marti. [musique] Discrètement d'une légère inclination de tête, le président de la République a salué au passage toutes les personnalités présentes dans la cathédrale. [musique] Puis c'est la sortie de tous les fidèles. [musique] Cependant que son clocher de Notre Dame le Glaub [musique] n'a pas caché son émotion durant [musique] toute la cérémonie.
Il était bouleversé et sur le sur le parvis comme s'ils étaient venus enterrer un proche, il s'arrête quelques instants tous ces personnages illustres. [musique] Ce salue et change quelques propos [musique] et jusque dans ces images, on retrouve cette simplicité, ce dépouillement qu'avait souhaité le général de Gaulle. [musique] Le protocole oublié un instant réuni dans la même émotion ceux qui ont franchi parfois des distances considérables pour s'associer aujourd'hui au deuil de tous les Français. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] de Notre-Dame de Paris à la plus petite église de campagne.
C'est donc la France tout entière qui s'est rassemblée pour dire adieu aux libérateurs des années sombres. Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Nancy. Aucune grande ville n'a manqué au souvenir et c'était partout le même recueillement et la même émotion.
Mais certains de ces hommages ont peut-être été encore un peu plus touchants que les autres. À Paris à midi aujourd'hui. Les autobus se sont arrêtés pendant une minute.
C'est la manière dont le personnel de la RATP voulait marquer son hommage au général de Gaulle. À Orlie ce matin, un peu avant 11h, les haut-parleurs de l'aérogar ont cessé d'annoncer les départs et les arrivées des avions pour faire savoir qu'une messe allait être dite dans l'aérogar. et on a vu des hommes et des femmes en transit venant des quatre coins du monde assister à cette cérémonie et apporter le hommage personnel à Charles de Gaulle.
Mais ce deuil que la France tout entière a célébré, ce deuil, une commune, un village l'a ressenti probablement beaucoup plus encore que tous les autres. Et ce village bien sûr c'est Colombé les deux églises. Ils étaient là bien avant l'ourde.
Plusieurs milliers qui pour un dernier salut au libérateur de la France n'avaient pas hésité à arriver pour certains dès mercredi soir. Ils se tenaient là debout, certains enveloppés dans une couverture. Le thermomètre dépassait à peine zéro la nuit dernière.
Ils étaient venus de tous les coins de France, de Paris, de Marseille, beaucoup d'étrangers aussi, beaucoup d'Allemands. Et tout au long de la matinée, le long pélerinage allait se poursuivre. On laissait sa voiture le long de la route, quelquefois à plusieurs kilomètres de Colombis pour finir le chemin à pied.
Mais peu importait pour ces fidèles qui avaient voulu l'être jusqu'au dernier instant. Les plus heureux avaient trouvé une place de parking dans ses parcs improvisés en plein champ. Le plus étonnant, c'était ce silence qui planait sur le petit village.
Malgré toute cette foule, 40000 50000 personnes peut-être tous mêlés, des jeunes et des moins jeunes, anciens de la France libre, saint-syrien, compagnon de la première heure. Ils étaient là aussi commerçants qui avaient fermé boutiques pour la journée, paysan de champagne de ceux que le général de Gaulle à rencontrer dans sa campagne autour de Colombis. Français anonymes, tous réunis dans le même souvenir, dans le même silence.
Et dans ce recueillement, les seuls que l'on voyait se dépêcher, c'étaient les membres du service de premier secours. Plusieurs centaines d'interventions pour la plupart des malaises cardiaques du à la fatigue, dû aussi à l'émotion. Pour être présent à Colombé une dernière fois, d'autres avaient choisi de venir en train.
Ainsi, de Paris, 5000 Parisiens au moins arrivés ce matin par h trains spéciaux. L'essentiel c'est d'aller à Colomb porter témoignage et puis le reste. Ah oui mais vraiment ça fait plaisir vous savez ça prend certainement plaisir.
Notam Notre Dame c'est gentil Notre Dame. Mais c'est pas c'est pas c'est pas l'action c'est pas le Notre Dame c'est très bien. C'est très bien mais ce n'est pas ça.
C'est pas ça. C'est pas lui. Je n'aurais pas moi j'ai pas regretté j'ai pas regardé à fermer ban commerce aujourd'hui je m'enich moi vous savez fermer ma porte je suis partie et puis c'est tout de Gaulle pour moi c'est un symbole c'est un grand homme et jusqu'à la fin de mes jours, on le vénérera mes enfants le vénéreront et dans l'histoire il laissera sa place jusqu'au bouti résumé je suis partie de chez moi, il était 5h je n'ai pas d'heure pour partir quand c'est comme ça il y a rien qui me retient vous savez surtout pour le général de Gaulle vous seriez parti plus tôt oh j'aurais passé la nuit dehors par n'importe quel temp pluie averse tout ce qu'on aurait voulu.
Même à en mourir, ça ne ferait rien. Il était si bon, si brave, vous savez qu'est-ce qu'il n'a pas fait pour nous tous. Les français, les français, on devrait avoir du cœur.
Vous savez ça représente quoi pour vous cette mort ? Une grosse peine. Une grosse peine.
Pense que les communistes disaient que c'était parce que évou encore le dernier train celui de Paris à 11h35 emmenant vers Colomb les deux églises les compagnons de la libération. [musique] Les compagnons de la libération, le général de Gaulle leur avait réservé la place d'honneur dès 1952. [musique] Combien de compagnons ont pris le train spécial pour aujourd'hui ?
Environ 400. Vous pensez qu'à peu près tous les compagnons qui sont en vie seront à Colombia ? Il il en est venu de tous les coins, de Bangkok, de Jibouti, il en est venu de du Kenya et quelle que soit l'opinion politique puisque vous voyez aujourd'hui vous en avez de toute origine.
Monsieur Alban Vistel, vous êtes compagnon de la libération. Le général de Ga l'a tenu expressément à ce que les compagnons de la libération assistent à ces obsèques. Est-ce que cette dernière volonté vous a surpris ?
Tout d'abord, elle m'a bouleversé, n'est-ce pas ? Parce qu'elle atteste une telle fidélité à notre égard. un tel sens de la fraternité que j'en étais bouleversé.
C'est un bruit qui courait depuis très longtemps que les compagnons seront présents le jour où il disparaîtrai puisquil l'avait laissé entend. Quels sont vos sentiments ? Vous prenez ce train spécial pour les obsèques du général de Gau.
C'est un sentiment d'émotion d'assister aux obsèques du général qui fait le chèque de la France libre de 40 à 45. Est-ce que ça décision de désigner expressément ses compagnons pour assister aux obès vous a surpris ? Non, elle était conforme à ce qu'il avait voulu, je crois, depuis longtemps, honorer ceux qui les premiers l'avaient rejoint, qui n'avaient jamais euh mis en question le sort de la France.
La radio et la télévision ont réuni aujourd'hui tous ceux qui pour des raisons diverses n'avaient pu se rendre à Notre Dame ou à Colombé les deux églises. Peu de monde dans les rues de Paris, si ce n'est de petits groupes qui se sont formés devant les boutiques de télévision. partout des visages graves, ceux de ceux qui ont combattu sous ces ordres, ceux pour qui il a été une raison de vivre aux heures sombres de la guerre.
Ceux aussi des enfants pour qui il est tout simplement le général de Gaul. Au radour surglane, la ville martyre rendait aussi hommage à celui qui fut le premier personnage officiel à l'avoir reconnu à lui avoir reconnu le droit de justice à la fin de la guerre et qui en 1962 écrivait sur le livre d'or de la commune pour Auradour Surglan en toute émotion et en toute confiance nationale. Adour qui fut incendié par les Allemands le 10 juin 1944 après qu'ils eurent massacré 634 habitants.
En fin de matinée, le maire accompagné par trois escapés et toute la population posa des gerbes en forme de croix de l'orine au pied du monument au mort dans la nouvelle ville. À l'île de Saint, tandis que le glait dans le ru désert de la petite île, tous les Sénant s'étaient retrouvés une nouvelle fois dans la petite église, tous réunis une dernière fois derrière Charles de Gaulle. Réuni comme le 24 juin 1940 lorsque 127 d'entre eux avaient pris la mer pour l'Angleterre pour la France libre. [musique] ici à Saint, le dernier geste à la mémoire du général de Gaulle devait être une simple gerbe déposée au pied du monument rappelant pour toujours la réponse des Sénant en juin 40. [musique] Même cérémonie simple, même croix de l'orine à Bordeaux Méignac.
C'est d'ici que le 17 juin 1940 est parti pour Londres le général de Gaulle. Français, n'oubliez jamais le premier résistant de France, le général de Gaulle, parti afin de continuer la lutte. Au même moment cet après-midi, on se souvenait aussi en Normandie à Cours ici sur cette plage Le 14 juin 1944, presque 4 ans jour pour jour après son départ de Bordeaux Méignac que le général de Gaulle a retrouvé la terre de France.
Ce jour-là, la plupart des Français devaient découvrir un visage il ne connaissaient depuis 4 ans que la voix du général. Fidèle au testament, c'est un office très simple qui s'est déroulé dans la petite église de Coursol en présence du seul conseil municipal. Contraste ici à Lille, l'île la ville qui a vu naître le général de Gaulle.
Son courage de soldat affronta tant de tempêtes pour le service de notre pays. Qu'il connaisse désormais la paix inaltérable du royaume de Dieu. Après l'office, les fidèles à Lille, comme dans toute la France, pouvaient se presser devant les registres pour une dernière signature, un dernier hommage au général de Gaulle, deuil national dans toute la France et ceux pourtant qui travaillaient aujourd'hui n'ont pas oublié.
Ainsi, dans cette usine de bourge, à 11h, les 282 ouvriers debout ont respecté une minute de silence. Enfin Toulouse. Toulouse qui devait à sa façon honorer le général de Gaulle, qui plus que tout autre avait tant cru au Concorde.
Paris est l'une des cinq villes de France titulaires de l'ordre de la libération. Paris est donc compagnon de la libération et Paris a voulu par un hommage exceptionnel au général de Gaulle, organiser derrière son conseil municipal unanime un défilé silencieux du rond-point des Champs-Élysées à la place de l'étoile. 5 minutes avant 18h, l'heure prévue du rassemblement, une pluie diluvienne s'abattait sur la capitale.
Elle n'a pas découragé des centaines de milliers de Parisiens et de Parisiennes. Voyons les premiers instants de cette manifestation. Dans la nuit tombée, dans cette pluie de novembre, c'est le murmure d'une ville, la voix de Paris qui porte encore ce soir le nom de Charles de Gaul, inumé dans sa terre tout à l'heure comme le plus humble des habitants du plus simple village de France.
Après l'hommage des grands du monde réunis ce matin en communion de souvenirs en la nef de Notre Dame de Paris après l'hommage de tous les hommes et les femmes de France dans la déchirante simplicité de l'église de Colombé, c'était ce soir Paris rassemblé sur cette voie royale des Champs-Élysées dans le lent cheminement du respect profond. À 18h, ils étaient des centaines de milliers à répondre à l'appel du président du conseil de Paris qui invitait la population de Paris, compagnon de la libération, à se rassembler dans le silence pour cette marche vers l'étoile pour déposer une dernière gerbe sur la dalle du soldat inconnu. Ces gerbes, il y en a par milliers, des fleurs par million.
Et pourtant, ce soir, la flamme n'a pas été ranimée à 18h30 précise comme cela se fait chaque soir de paix ou de guerre, chaque soir depuis 50 ans. Ce soir, ils étaient trop nombreux en ce grand moment. Ils étaient là pluie et les larmes mêlées sur le visage.
Tous les conseillers de Paris, la poitrine barrée de tricolore, tous les anciens combattants. À 18h30, la foule grossissait toujours innombrable. La pluie n'en a découragé aucun.
Ils sont jeunes recueillis qui marchent avec des regards brillants. Ils ont subi les épreuves du combat en portant les stigmates à leur poitrine. Ils arborent haut les étendards qu'ils suivaient jadis.
Tous mêlés, ceux qui marchent en cortège, ceux qui se sont assemblés sur les trottoirs par centaines de milliers pour se recueillir. Aucun d'eux n'a voulu partir sans laisser un témoignage. Chaque geste est un hommage.
Aux fleurs officielles, fleurs en couronne, s'ajoutent ses bouquets. Quelques roses, quelques fleurs simples que l'on a protégé sous un manteau tant bien que mal. de la pluie pour les joindre épanouis aux gerbes du souvenir.
Ils sont venus des quartiers de Paris, des banlieux éloignés, venus à pied sous le vent et la pluie. Tous harborent les trois couleurs. Un foulard noué autour du cou.
Un simple ruban tricolore à la boutonnière. Quelques fleurs. Comment canaliser cette foule jamais vu aussi dense en cet endroit ?
Cette foule où chacun voulait être là, aveuglé par la pluie pour participer une dernière fois. C'est sur ces images d'une foule spontanée que s'est terminé cette humble cérémonie du recueillement. terminé pas tout à fait puisque à 20 20h45 maintenant je crois qu'il reste encore beaucoup de monde sur les Champs-Élysées pour nous en assurer.
Nous allons nous y rendre quelques instants à nouveau en direct. Oui, il y a autour du tombeau du soldat inconnu, autour de ces fleurs, de ces croix de l'orine, de ces fleurs jetées, de ces fleurs amoncelées, de ces fleurs du souvenir et du respect, il y a encore beaucoup beaucoup de monde, énormément de monde. Le défilé n'a jamais cessé.
À un moment donné, il était peut-être 19h20, 19h25, juste après la fin de notre reportage en direct. À un moment donné, les gens se dispersèrent parce que la pluie vraiment était affreuse. Et puis ils sont revenus.
Ils sont revenus et ils continuent de venir, ils continuent de défiler les Champs-Élysées sont noirs de monde pour venir ici s'incliner devant la tombe de l'inconnu. Et je me rappelle ces mots du général de Gaulle lorsqu'il descendait les Champs d'Élysée le 26 août 1944 quand il disait "C'est la mer, une foule immense émassée de part et d'autres de la chaussée peut-être 2 millions d'âmes. si loin que porte ma vue, ce n'est qu'une roule vivante.
Et bien c'est cela aujourd'hui, sauf que les gens montent et sauf peut-être que il y a eu une espèce de mise en ordre, une espèce de canalisation de la foule. Tout à l'heure, les gens se pressaient se bousculaient presque autour de la dalle sacrée. Maintenant, on a réussi à les canaliser et l'hommage pour être un peu moins désordonné n'en reste pas moins émouvant.
Et je crois que les Parisiens peuvent venir ici pendant encore plusieurs heures. Pendant plusieurs heures, il y aura ici du monde et lorsque ce monde aura commencé à diminuer, il y aura encore ici des gens qui viendront par petit groupe et je pense que ce défilé durera jusqu'au milieu de la nuit, sinon plus tard. Et de Gaul disait encore d'ici de ce lieu, symbolique de tant et de tant d'autres qui ont choisi la même gloire dans la même humilité, group autour de celui-là dont Dieu seul sait le nom et qui sous la flamme sacrée représente la fleur de notre race abattue dans les premiers combats de cette guerre, escorté par les ombres de tous ceux qui depuis 2000 ans donnèrent leur vie pour défendre le corps et l'âme de la patrie.
Voici donc ses morts assemblées et aujourd'hui autour de cette croix de l'orine autour de ces fleurs, autour de la dalle sacrée, les Parisiens se sont assemblés en un nombre incalculable, plusieurs centaines de milles, je le pense, et le défilé, le lent défilé du souvenir et du respect va continuer. Cette foule était si nombreuse, si dense que nous avons dû interrompre notre premier reportage tout à l'heure en direct et monsieur Maurice Druon qui avait accepté de participer à cet hommage de Paris au général de Gaulle en commentant ce reportage n'a pu associer tous ceux qui d'une façon ou d'une autre dans la guerre comme dans la paix, quel que soit leur âge effent seulement par la pensée comme le prouver la présence de tant de femmes et de tant d'enfants de France que tous ceux tous ceux qui ont participé à l'action historique du général Lego. À cet hommage individuel des Parisiennes et des Parisiens, des Françaises et des Français, il faut ajouter l'hommage de tous les chefs d'État et de gouvernement venus représenter leur pays aux obsèques du général de Gaulle.
Et cet après-midi, tous les rois, tous les chefs de gouvernement, tous les ministres des affaires étrangères sont allés à l'Élysée présenter leur condoléance au président et à madame Pompitou. Jamais on avait vu un tel défilé de chef d'état à l'Élysée. Défilé ouvert en début d'après-midi par le président américain Nixon suivi du président soviétique Podgorni.
Monsieur Pompidou a en effet commencé par recevoir en audience privée h chefs d'état et gouvernement. Le président italien Saragath, la reine Juliana de Hollande, le premier britannique monsieur Eh, le premier indien madame Gandhi, le président allemand Eineman et le roi Baudouin de Belgique. Ces entretiens ont duré de 10 à 15 minutes chacun, sauf les deux premiers qui ont eu un caractère politique, celui avec monsieur Nixon qui a duré 45 minutes et celui avec monsieur Podgorni qui a duré 25 minutes.
Lors de sa première sortie, le président Nixon n'a voulu faire aucune déclaration. Mais le président Poder lui a parlé connaître les thèmes abordés au cours de votre conversation. J'ai tenu à exprimer en mon nom, au nom de mes amis, au nom de tout le peuple soviétique nos profondes condoléances à l'occasion du décès de cet homme d'état hors paire qu'a été le général de Gaulle.
Récemment, monsieur Pompidou a été en visite officielle en URSS. Nous avons eu avec lui des discussions très détaillées et évidemment nous sommes revenus à l'objet de nos discussions d'alurs. Nous avons évoqué ces rencontres et parlé de l'application des décisions qui ont été alors adoptées.
Nous avons constaté que déjà des choses se passent entre nous. J'ai exprimé au président Pompidou notre désir de voir s'appliquer de la meilleure manière qui soit les accords conclus. сегодня предметом нуsпонии острех и ореза рейторы приняты воре официального etorni a terminé en souhaitant beaucoup de bonheur et beaucoup de santé au peuple français реализации договорности запюстрою больших À 17h réception officielle et dans la cour de l'Élysée ce fut un carousel ininterrompu de voiture des dizaines et des dizaines de souverains, de chefs d'état et de gouvernement sont venus présenter leurs condoléances au président de la République.
C'est la reine Juliana qui a ouvert le défilé dans le salon Mura à 17h15. Vous avez vu le Monseigneur Macarios, le chef d'état chipriote. Sa Majesté impériale, le Chadiran.
Voici le président Podgorni. Puis le prince Charles, l'héritier d'Élisabeth d'Angleterre. Madame Indira Gandhi, premier ministre de l'Inde, monsieur Boutflica, ministre des affaires étrangères algériens, le président allemand Eineman.
Parmi tant d'autres chef d'État africain, monsieur Bouassa, République centrafricaine. De l'extrême Orient, monsieur Haichi, ministre des affaires étrangères du Japon. Monsieur Tiranana, le président de Madagascar.
Monsieur Nixon, monsieur Pombidou a fait un pas en avant pour l'accueillir. le président Léopold Singor et monsieur Ben Gourion. Majesté, vous étiez personnellement lié avec le général de Gaulle.
En effet, j'ai eu l'honneur et le plaisir de connaître ce grand homme depuis depuis la guerre, les années de la guerre. C'est normal que je vienne rendre hommage euh au général en représentant mon pays, un ami de la France ainsi qu'à titre personnel. Et en faisant cela, c'est au fond rendre hommage à à la France, à son histoire. peut-être cet esprit de chevalier sans peur et sans reproche que nous aimerions voir ce perpéter toujours et puis monsieur N a bien voulu nous dire quelques mots.
Je suis très heureux d'avoir eu l'occasion de venir pour présenter les respects du peuple américain et mes propres hommages à la mémoire du général de Gaulle. Le fait que tant de chefs d'état du monde soient venus exprimer l'énorme contribution que le général de Gaul a apporté à son pays, mais aussi au grands principes auquels nous croyons. J'espère seulement que mon très bref séjour ici exprime le respect immense que le nombre de Gaulle suscite auprès de millions de mes concitoyens mais aussi le respect qu'il commande auprès de millions de personnes du monde entier qu'il n'a jamais pu rencontrer.
Les siècles passent mais l'histoire compte peu de très grands hommes. Il n'y a aucun doute, il a été l'un des plus grands parmi les grands. Et quand un tel homme nous quitte, c'est un grand privilège que de s'associer à ceux qui le pleurent.
Merci monsieur le président. Et puis monsieur Nixon a ajouté : "J'espère en tout cas revenir à Paris dans des circonstances moins tristes." Monsieur le président, quand pensez-vous pouvoir venir ?
Rien de précis pour le moment, mais vous savez, je ne manque jamais une occasion de venir à Paris. 80 chefs d'État et de gouvernement réunis à Paris par-delà les divergences qui opposent certains d'entre eux. C'est ainsi que ce matin le président Nixon et le président Podgorni, le chef de l'État soviétique, se sont rencontrés pendant 20 minutes aussitôt après la messe de Récuyem à Notre Dame.
Mais au-delà de l'hommage de ces personnalités officielles qui représentaient leur pays, il y a eu aujourd'hui presque partout dans le monde, dans pratiquement toutes les capitales du monde, des cérémonies du souvenir en mémoire du général de Gaulle. L'un des geste le plus remarqué incontestablement a été l'hommage personnel rendu par le président Motitung qui a adressé un télégramme personnel à madame de Gaulle. De son côté, le premier ministre chinois, monsieur Schwenl et plusieurs membres du gouvernement de Pékin se sont rendus à l'ambassade de France pour se recueillir devant le portrait du général de Gaulle.
Dans tous les pays d'Afrique francophone, c'était aujourd'hui journée de deuil nationale. Des services ont été célébrés dans les cathédrales de toutes les capitales africaines. Aux proche arabes et israéliens se sont retrouvés pour un jour, pour une journée de deuil.
Messe de Récuyem auer, messe à Haman, messe à Beou dans l'église Saint-Louis des Français, messe aussi bien sûr à Jérusalem. Et puis il faudrait citer toutes les capitales du monde communiste. Il faudrait citer Moscou, Budapest, Varsvie.
Il faudrait citer les capitales occidentales Ottawa, Washington, Bonne, Lae la mémoire du général de Gaulle a été honoré jusque dans les coins les plus retirés, les plus éloignés de la France. un exemple, un seul à l'extrémité du subcontinent amien, un petit pays qui s'appelle Sellan et dont on parle peu et bien là-bas à Sélan aujourd'hui tous les drapeaux étaient en berne. Et enfin bien sûr Londres, c'est de là-bas que le 18 juin 1940 parti le message qui su redonnait aux Français le goût de la victoire.
Et durant les 4 années terribles de la guerre, des liens personnels s'étaient entre Charles de Gaulle et le peuple britannique. Et il était normal qu'aujourd'hui l'hommage rendu par l'Angleterre fut un hommage peut-être plus important qu'ailleurs. C'est surtout ce soir dans les programmes d'information que les Britanniques regarderont sur leur chaîne de télévision les obsèques du général de Gaulle.
Néanmoins, ce matin et cet après-midi, ceux d'entre eux qui étaient disponibles n'ont pas manqué de suivre les retransmissions en direct et se sont joints par l'intermédiaire du petit écran à la foule des Français en deuil. Tous les Français de Londres ont été conviés à une messe de récem ce matin à 11h. Ils sont venus très nombreux dans cette église de Notre Dame de France où le chef de la France libre s'était si souvent recueilli durant la guerre.
Demandons à Dieu de faire de nous, à l'image du général de Gaulle, de patients ouvriers de la paix et de la justice. C'est en ces termes que [musique] le père noblet supérieur de la paroisse a invité les nombreux fidèles parmi lesquels des britanniques à prier et à se recueillir. Monseigneur Voigérin de Liverpool officiait [musique] au côté du père Nobla.
Dans le cœur, quatre drapeaux français avaient été placés au-dessus de l'hôtel. Àimbourg, une de Ruyem a également été célébrée dans la cathédrale Sainte-Marie. Comme la plupart des personnalités françaises et britanniques se trouvent absentes de Londres aujourd'hui pour les obsèques, le gouvernement britannique a décidé de prévoir un office spécial à la mémoire du général de Gaulle à la cathédrale Saint-Paul le 19 novembre à midi où elles seront conviées.
Nous allons rejoindre maintenant Colombé les deux églises qui est qui est pour quelques heures la capitale de la France. C'est par ces mots que le présentateur de la télévision canadienne a annoncé aux téléspectateurs canadiens la diffusion en direct par satellite des obsèques du général de Gaulle. 18 pays d'Europe dont l'URSS, quatre pays d'Amérique dont les États-Unis, le Japon, la Tunisie, le Maroc ont repris les images en couleur diffusées par l'ERTF.
Au total, 300 millions de téléspectateurs estime-on ont suivi les cérémonies de Notredame de Paris et de Colombis. Cette mondiovision est la plus importante que la France a jamais organisée. eenvoudige dorpskerkje in het dorpje Colombele de bevinden zich de directe bloedverwanten en de nabestaanden van General de Golem aosen Mares vo que quelquesunes parmi des dizaines celles des envoyés spéciaux de toutes les télévisions du monde qui avaient tôt ce matin envahi nos studios pour commenter en direct les obsèques du général de Gaulle. pas moins de 35 pays dont les États-Unis où c'était la nuit lorsque commençait à Notre Dame de Paris l'Office religieux ont pu voir en direct donc en même temps que vous les images tournées par nos équipes.
Un demi milliard de personnes selon les dernières estimations dans le monde ont pu capter ces images et dans les prochaines heures, ce sont encore des centaines de millions de personnes qui les verront en différé en raison des décalages horaires. de Dublin à Madrid, de New York à Tokyo, de Rio à Tunis, de Moscou à Rabat par l'Eurovision par satellite. C'est bien la planète qui était aujourd'hui au rendez-vous de l'histoire.
Attention Lampex, on va bientôt arrêter. Depuis ce mardi 10 novembre au matin où la nouvelle de la mort du général de Gaulle a pétrifié le monde entier, il est une phrase qui est souvent revenue dans les déclarations des hommes d'état étrangers, des personnalités françaises ou dans les réflexions de françaises inconnues. Une page est tournée, une grande page de l'histoire de France.
Il n'y avait donc d'autres manières pour nous de porter témoignage de ce moment de l'histoire qu'en unissant nos efforts au moment où la France tout entière se rassembler dans le souvenir du général de Gaulle. Et c'est le sens que nous avons voulu donner à ce travail en commun de 24 heures sur la 2 et d'information première. [musique] pa
Charles de Gaulle