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interviewSud Radio (sur YouTube)· 4 novembre 2025 43 min

Situation politique en France : crise politique ou crise constitutionnelle ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Le face- à face Jean-Frédéric Poisson, c'est un bonheur, un honneur de vous recevoir. C'est gentil se connaît pas. Première fois, je vous rencontre je vous connais par rapport à votre engagement politique.

Je voudrais raconter une anecdote. Vous étiez en 2017, vous savez, sur dans cette émission où il y avait les candidats de la primaire de la droite, voilà tous. Et je dis à mon épouse qui était à côté de moi en vous montrant, j'ai dis mais c'est qui ?

Elle me dit c'est le seul mec bien de la bande. Alors aujourd'hui j'en parlais avec elle hier, elle me dit regarde le fait est que les autres le celui qui est arrivé en tête il a été cramoisi calciné par ses affaires François Villon. On se souvient de la la campagne 2017.

Le deuxème à la Jupée bon bah il est au conseil constitutionnel enfin il a été mis sur votre garage sa carrière politique s'est arrêtée. Le 3è il est au niouf carrément. Il est en cabane président Sarkozi.

Euh voilà. Bon, je pense qu'il va sortir bientôt mais enfin il est passé par ce stade. Ensuite, il y avait Nathalie Kukomorigé évaporé disparu.

Et puis alors le petit dernier, enfin il y en avait deux. Le petit dernier euh Bruno Lemire, vous souvenez qui était arrivé bon dernier, quelques mois après, il était ministre des finances d'Emmanuel Macron dont il avait dit pique pendre pendant la primaire de la droite et pendant la campagne électorale et finalement ben il y a l'électon libre, bien vous êtes bon samaritain de la droite finalement vous êtes un petit peu seul. Ensuite, vous avez pris des initiatives personnelles et vous êtes toujours là fidèle à vos convictions.

Je pense que les autres avaient beaucoup plus de certitude que de conviction et vous vous avez des convictions et des valeurs. C'est peut-être pour ça que vous croyez encore en ce que vous faites. Merci.

C'est quelqu quel accueil spectaculaire et puis justifié. Vous vous saluerez, vous remercierez votre épouse pour ce compliment. Je la remercie avec un peu de retard mais vous me la prenez donc c'est voilà.

Euh que vous dire sinon que c'était intéressant cette campagne primaire parce que euh il y avait malgré les apparences une vraie confrontation d'idées en réalité. C'est à ça que ça sert une primaire. Bien sûr.

Et j'avais invité un certain nombre de vos confrères journalistes à organiser un débat entre les deux personnes qui avaient des vraies différences de projets de société, c'est-à-dire la société de lubérisation de la fin du salariat défendue par Nathalie Cosco Moriset. Oui. Et puis la société des corps intermédiaires des racines et des traditions que j'essayais de porter et d'une certaine manière les cinq autres candidats étaient un peu entre ces deux pôle.

Oui. Et puis ils étaient déjà ils étaient déjà ils étaient déjà usés. On avait rien à attendre d'eux.

Ils avaient déjà je me souviens que un des deux débats, je sais plus lequel c'était mais c'est nos auditeurs s'en rappellent peut-être euh il y avait eu tout un passage un bon quart d'heure pendant lesquels il se disaient "Mais oui, tu as été ton ministre mais non je voulais pas et" et cetera. Et moi, j'étais au milieu de tout ça et je me dis "Mais qu'est-ce que je fais là ?" Euh, ils avaient tous collaboré les uns avec les autres d'une façon ou d'une autre.

C'est ça. Ce qui ce qui d'ailleurs se comprend. Mais on était cit des nuances.

Mais c'était de la nuance. Oui. Bah bien sûr que c'était des nuances parce qu'on était quand même malgré tout sur le même bord des chquets politiques.

Il faut dans le même camp intellectuel. Jean-Frédéric Foisson, c'est François Fillon qui sort gagnant de cette primaire de façon très nette face à l'injé. Quand on relit son programme et les raisons pour lesquelles il a été élu, je suis désolé, il vous a emprunté beaucoup d'idées ou en tout cas vous partagiez des valeurs.

C'est là-dessus qui fait la différence. On on était on était évidemment proche. C'est pour ça que je suis devenu un de ses porte-paroles presque enfin très très vite après François Fillon était un proche de Philippe Séin que les questions de souveraineté d'indépendance de la France de laité république une certaine forme d'équilibre entre la responsabilité économique d'un côté mais la régulation sociale et l'attention à toutes les fragilités de la société.

Enfin, tout ça fait un mélange dans lequel du chrétien social que je suis euh s'est retrouvé assez facit et on savait pas que sous le tapis il y avait un peu de poussière qui est là sans torpiller cette cette candidature. C'est ça. Le torpillage d'ailleurs assez rapide.

La justice a été très prompte, les médias ont été très promps, tout le monde s'est mobilisé. Comme quoi quand on se sert les coudes, on arrive on arrive à à dégager quelqu'un sortira rien aux responsabilités aux erreurs commises par François Pillon. Mais enfin François Pillon, enfin, on a vu quand même été très efficace. all vite là que dans certains autres cas au moins aussi préoccupant.

Ça a bien fonctionné. Bon, je rappelle que vous avez été député des Yvelines euh proche de Christine Boutin et Jéri. On se souvient de Christine Boutin brandissant la Bible dans l' dans l'assemblé nationale.

Vous avez été maire de Rambouiller avant et après Gérard Larchet. Vous étiez l'adjoint, donc vous êtes vous êtes un é municipal, donc vous connaissez le terrain, vous êtes un n de la République. Euh vous avez un engagement chrétien, c'est important le dire parce que le Parti démocrate chrétien aujourd'hui officiellement c'était c'était le MRP pour refaire l'histoire hein.

C'était c'était George Bidau. Bon qui qui accompagne toute la Catéram publique. C'est c'est un mouvement le le christianisme de la démocratie chrétienne qui est pas inscrit dans le l'histoire de la politique française sous la 3è République ça porte.

La nuance existe mais c'est pas parti constitute. C'estd il y avait la France est un pays de tradition et de culture chrétienne. C'était tellement évident que j'ai peine à le rappeler mais il a pas de parti institué comme tuas alors que ça existe dans d'autres pays.

Non parce qu'il y avait il y avait des chrétiens partout. Il y avait des chrétiens partout. Euh et et en travaillant sur quelques-uns des livres que j'ai publié il y a quelques temps, je me suis rendu compte qu'en fait le le l'homme politique, la personnalité politique la plus proche des convictions du christianisme social de tout le 20e siècle est probablement le général de Gaulle.

Bien sûr, même si lui n'a jamais été un chrétien démocrate au sens parce que en plus était son ennemi. Il était un chrétien. Mais l'enracinement chrétien social du général de Gaul est absolument évident.

Il est pas tant sous tout rapport. et au chrétiens démocrat des descentristes un petit peu mou et floume même si le MRP est est un mouvement. Ensuite, ça va être le CDS de Jean le Canu et aujourd'hui le Parti démocrate chrétien officiel, ça serait éventuellement le modèle.

Et vous vous marquez à part de c Oui, parce que parce que je pense que dans le le modem à la suite de l'UDF de François Baou a abandonné ce qui est un des piliers du christianisme social, en tout cas de la pensée sociale chrétienne, c'est-à-dire cette idée que la nation est une communauté naturelle et qu'il faut la préserver en tant que telle. Le Parti belge s'appelle le Parti chrétien social. Oui, c'est c'est euh et donc euh donc je pense que cet abandon euh par l'UDF au nom d'une d'un projet européen qui était un peu un peu un peu fantasmé, on va dire ça comme ça, euh qui devait nous protéger de tout et qui non seulement ne nous protège de rien mais qui nous met en danger tous les jours.

Euh voilà, l'UDF a renoncé à défendre la Nation Française comme communauté naturelle. Il s'agit pas d'en faire un absolu ni comment dire un objet de de enfin un instrument de haine ou de ou de violence, mais dire simplement les hommes et les femmes ont besoin de vivre dans une communauté dans laquelle ils se ressemblent. Ils parlent la même langue, ils partagent le même passé, ils envisagent le même futur.

S'appelle une nation. La fille la France fillen de l'église. Souvenez-vous du voyage de Jean-Paul I qu'il dit "N'oublie pas le serment de ta naissance.

Sois sois es-tu fidèle aux promesses de ton baptême aux promesse de ton de de ton baptême. D'ailleurs, dans le préambule, le premier préambule du traité constitutionnel qui sera finalement rejeté par les Français en 2005, il y a cette notion d'Europe judéo-chrétienne. Je crois que jusqu destin y est favorable, c'est lui.

Et finalement, il y a une coalition. Ah non, il est pas question de connoter euh l'Europe à une civilisation géogrétienne et les géograienes qui est porteuse de toutes les valeurs humaniste et progressiste que l'on peut que que l'on peut entrevoir. Bien sûr.

Oui, c'est une des grandes c'est une des fautes de Jacques Chirac puisque c'est lui qui à la fin du compte a refusé notifier le refus pourtant. Oui, je suppose. Mais il a peur de quoi ?

Je ne sais pas. Il y avait chez il y avait euh j'ai jamais très bien compris. Je pense que si effectivement cette mentionne de l'Europe avait été inscrite dans le préambule du traité constitutionnel et que c'était gravé dans le marbre aujourd'hui, je pense que nous aurions beaucoup moins de problèmes à traiter un certain nombre de questions difficiles que nous avons du mal à traiter aujourd'hui. et en particulier la question multiculturelle.

Il peut pas y avoir de multiculturalisme, il doit y avoir du respect entre les gens qui sont différents, mais il peut pas y avoir deux projet de société antagoniste ou antinomique qui prétendent d'organiser la même société. C'est pas possible, c'est soit l'un soit l'autre. Alors vous-même, vous êtes un vrai chrétien.

Pourquoi je dis que vous êtes un vrai chrétien ? Parce que si parce que vous l'êtes par conversion. Oui, c'est vrai.

Enfin, vous êtes né dans une famille chrétienne bien sûr, mais vous avez une révélation. J'allais dire un chemin d'amas de Saint-Paul, vous êtes frappé. Je ne sais pas si c'est par la grâce mais voilà c'était ça.

Vous êtes appelés, vous vous sentez interpellé. Euh et notamment il y a un site français que nous dont nous partageons l'amour qui est l'abit de Fontgombau dans le Berry avec des champs grégoriens magnifiques. Oui, absolument.

Voilà, c'est à fondombau que vous exercez cette cette conversion que vous la vivez que voilà que vous rentrez en communion avec la grande famille chrétienne. Je suis rentré dans la dans l'église par la porte de cette magnifique abassiale effectivement et et enfin voilà le bon Dieu m'a rattrapé par le col un beau jour et et j'ai compris oui par la grâce parce que c'est ça qui c'est comme ça qu'il faut le dire que euh malgré toutes les turpitudes dont j'avais été le sujet pendant mon adolescence très mouvementée euh j'étais quand même aimé du ciel euh et c'est cette voilà je sais pas pourquoi ça m'est tombé dessus je sais pas. En tout cas, je ne peux plus vivre 100 maintenant.

Et et j'ai essayé depuis maintenant l'âge de 19 ans puisque ça m'est arrivé quand j'avais 19 ans. J'ai essayé depuis de vivre de ça et d'essayer de faire partager cette cet état, cette conviction. intelligent, lucide, cultivé comme vous êtes, vous êtes persuadé qu'il y a une entité divine supérieure qui est à l'origine de la création de ce monde et qui continue à régir d'une certaine façon l'évolution de l'humanité et cet universou qui nous soutient dans l'être en tout cas dans l'existence, ça c'est certain, qui il a autorisé tout ce que question bateau, hein, il a autorisé toutes les tragédies que l'humanité il a autorisé parce qu'il a créé l'être humain libre et il il respecte la liberté humaine.

À son image. Euh et voilà, c'est le grand mystère, c'est le mystère des fois de la liberté, le mystère du mal. Mais oui, oui, je continue de croire malgré tout que quand les hommes s'oriente vers vers Dieu plutôt que vers eux-mêmes, le monde va mieux.

Donc, c'est pas le paris de Pascal, faut mieux croire comme ça. Si c'est vrai, et ben on arrivera avec un bilan comptable positif au paradis. C'est pas si mal comme dit l'autre.

Si ça fait pas de bien, ça fait pas de mal. Mais c'est un peu c'est un peu restreint. Je crois qu'il y a il y a il y a c'est pas une idée.

C'est ça que c'est ça que découvrent beaucoup de croyants. En tout cas, c'est la chance que j'ai eu, c'est que Dieu n'est pas une idée, c'est une personne. Euh les Juifs ont cette conviction là d'ailleurs dans l'Ancien Testament, Dieu est un Dieu qui leur parle.

Euh alors, il répond pas toujours quand on lui pose des questions, mais ça c'est ça c'est la liberté de Dieu lui-même. Mais en tout cas, c'est il y a un échange personnel entre les croyants et la personne de Dieu euh qui nous enrichit, qui nous soutient, qui nous console, qui nous permet d'avoir davantage de courage, davantage de force dans des moments un peu compliqués et de venir en aide plus facilement d'autres prochains. C'est surtout ça qui compte.

Nous sommes avec Jean-Frédéric Poisson. Appelez-nous au 0826 300. On peut lui poser toutes les questions, MOD aussi va lui poser des questions parce que c'est un observateur exceptionnel que nous avons aujourd'hui pour un décryptage réel et sincère de ce qui se passe en France.

À tout de suite. La France dans tous ces États. Nous sommes avec Jean-Frédéric Poisson qui est l'auteur de la voix du peuple.

Précédemment l'islam à la conquête de l'Occident, la stratégie dévoilée. Là aussi on a parlé et la et la voie du peuple. Votre engagement politique donc dans l'UMP dans la rente conventionnelle.

Vous êtes classé par Perino comme un conservateur euh avec cette connotation, on en vient d'en parler, démocrate chrétienne, chrétienne bien sûr. Euh la droite française est est malade, Jean-Frédéric Poisson ou elle où elle se elle se recherche ? C'est un peu des deux.

Euh c'est un peu des deux. le drame de le drame de la de la droite française, c'est d'avoir esquivé l'idée ou en tout cas mis un peu de côté cette idée que dans un pays organisé autour du bipartisme politique, alors ce que je disais est un peu moins vrai sur le bipartisme aujourd'hui. Oui.

Mais en tout cas, quand c'était encore vrai, le rôle de la droite, c'est d'être un parti conservateur, sinon elle ne sert à rien. C'est ce que disait c'est est-ce que c'est Maurice Druon quelqu'un qui il y a de il y a deux parties deux parties de gauche en France sont par convention l'un s'appelle la droite. Ce qu'il voulait dire déjà probablement à l'époque c'est que à chaque fois que la droite cesse d'être conservatrice elle ne sert plus à rien et et on reproche on lui reproche d'ailleurs à raison d'avoir critiqué un certain nombre de réforme que la gauche a faite quand elle était aux affaires et la droite n'est jamais revenue dessus et on peut en faire une liste elle serait malheureusement trop longue.

Donc elle a vou elle a perdu cet enracinement. La deuxième chose qu'elle a perdu, c'est une certaine forme de contact naturel euh qui était la force du gaolisme avec le peuple, avec les gens modestes, avec ceux qui ceux qui n'ont que la France pour bien commun d'une certaine manière et que le que que leur héritage culturel que comme patrimoine euh et qui était des des comment dire des forces très vives pour soutenir le les le parti gauliste et le projet général de Gaulle et puis de ses successeurs un peu de un peu de George Pompilou et puis je pense la droite s'est abîmée dans le libéralisme au fond. et et le libéralisme, il a pas de couleur, il a la couleur de l'argent comme dit un film célèbre et et en définitive elle s'est un peu abîmé là-dedans.

Alors, elle essaie de revenir mais on voit bien qu'il y a toujours dans la droite d'aujourd'hui, je parle des républicains qui qui l'incarnent, enfin qui essayent de l'incarner. En tout cas, c'est deux directions. L'une qui est très très tournée vers la social-démocratie gestionnaire, un peu de la enfin ce qu'on appelle la stabilité aujourd'hui, un mot que je ne comprends pas d'ailleurs dont je ne comprends pas l'usage par les temps qui courent.

Et puis une autre qui est plus peut-être plus conservatrice, plus désireuse de renouer avec ses origines ou avec son utilité. Et entre les deux, l'arbitrage n'est pas fait. Est-ce qu'il y a pas un dénigrement venu de l'intelligência de gauche, un dénigrement intellectuel et idéologique ?

La droite, c'est un terme qui était en France, en tout cas dans d'autres pays, ça fait partie du paysage politique naturel. La droite, c'était un terme péjoratif. On essayait de trouver des formules où le mot droite n'apparaissait pas.

Quand un policier un politicien de droite disait "Je suis de droite", je l'assume comme si c'était une honte. Euh la social-démocratie, elle est passée au libéralisme et résultat Annie d'Agou a fait 1,7 %. Donc voyez là aussi a le libéralisme n'a pas frappé que la droite cette façon de dire et ben on est dans la modernisation, faut subir les lois du marché.

La l'essence de la droite française c'est quoi ? Ce sont des valeurs bien entendu. C'est ce sont les valeurs conservatrices avec cette idée que la France doit être indépendante.

Consistent-elles ces valeurs conservatrices ? Vous vous souvenez de la conférence de presse générale de Gaulle euh la femme la mère de famille a pas envie que son mari rentre à minu envie de d'une m ça c'est l'ordre et puis bon elle veut aussi que les enfants grandiss face des études ça c'est le progrè l'ordre le progrè la droite c'est le camp de de l'ordre tout le monde pourrait le dire au fond lors des progrès mais je pense qu'il y a de manière constitutive cette idée que la France doit être souveraine et indépendante que euh on doit faire confiance à la responsabilité individuelle qu'on doit des choses simples hein et que il doit y avoir un socle de valeur inspiré du judéochristianisme alors variable selon la température extérieure et le temps qu'il fait évidemment mais un socle et et et un certain tombe d'invariance des choses qui ne changent pas au fond et ce qui est dramatique c'est que la société a beaucoup évolué c'est certain la droite n'a pas réfléchi à la manière dont il fallait faire revivre ces différentes notions et maintenant comment dire quand on évoque l'indépendance de la France au sein de l'Europe bah la droite ne le fait plus la gauche non La faille commence quand ? Est-ce que c'est Valé Rigiscardestin qui commence à introduire une ambiguïté ?

Et c'est un centriste, ce n'est pas c'est un libéral. Voilà. Ensuite, on a une droite.

Alors, on va avoir Michel Debré, Marie-France Garot, Charles Pasquis qui vont donner de l'image d'une droite comme vous dites conservatrice mais très réactionnaire donc disqualifié. Chira qui essaie de faire la mesure entre les deux et puis il a Philippe Séin qui arrive avec renouveau du gaolisme social un peu porté par François Fillon. Pourquoi l'initiative de Philippe Sé n'a pas eu et je suis sûr qu'elle est majoritaire aujourd'hui dans le pays l'X l'X ce que je veux dire ?

Bien sûr, c'est certain. C'est certain. Je partage votre avis.

Je sais pas dire de ça là. Je pense c'est une c'est une lente évolution qui s'est faite aussi sous la pression culturelle de la gauche intellectuelle qui fait peur à tout le monde encore un peu aujourd'hui. Regardez ce qui se passe dans débat budgétaire par exemple.

C'est très très étonnant. Euh la gauche a gagné le combat médiatique sur le budget. Pourquoi ?

Parce queon devrait parler Parti socialistes tout seul. Parti socialistes tout seul. D'ailleurs, vous avez raison. qui représente peu de gens aujourd'hui électoralement.

Oui. 70 députés quand même he c'est pas rien. Oui.

Par le jeu du franc républicain. Oui. Oui.

D'accord. C'est-à-dire qu'il y a des électeurs de la droite qui ont voté pour la France insoumise et des électeurs de la France insoumise qui ont voté pour des candidats LR. Tout ça pour ne pas gouverner ensemble.

Vous comprenez l'indignation du pays bien entendu. Euh mais le bon chiffre c'est pas 1,5 % de Galgo, c'est 70 députés à l'Assemblée nationale. C'est ça qu'il faut regarder.

Euh mais en fait on devrait passer notre temps à parler de la manière dont l'État devrait dépenser mieux et dépenser moins. Ah et on passe notre temps à parler de la manière dont on va pouvoir tondre les œufs pour savoir comment augmenter les recettes de l'État. C'est-à-dire qu'on a déplacé le curseur.

Le curseur. On n'est pas dans le bon débat. Il y a aucune mesure de taxation et de dite justice fiscale qui nous permettra de combler les 140 ou 150 milliards de déficit que l'État va devoir déclarer avec le budget de cette dans un pays champion du monde du prélèvement obligatoire qu'on est là pourquel mais je pense que les enfin moi je suis je suis comme beaucoup de nos compatriotes devant cette situation je suis à la fois très en colère euh assez écuré du spectacle que je vois j'ai eu l'honneur de siéger dans une assemblée nationale qui était et qui se tenait mieux quand même de manière de manière globale jusqu'à 17, c'est ça ?

Mais là là c'est là c'est là c'est alors le macronisme justement vous vous dites je suis sûr ah est-ce que ce jeune homme plein plein de talent le moard de l'économie qui dit faut casser l'éclivage l'ancien monde doit disparaître par le nouveau monde c'est un fiasco total vous je je l'ai v je je on a vu ça et vous êtes dubitatif dès le départ je me souviens alors tout le monde il va en courant en disant mais si c'est l'avenir à gauche et à droite y compris des gens que j'ai autour de moi. J'ai j'ai pas beaucoup de mérite à ça. Il se trouve que j'étais l'orateur de mon groupe pendant qu'on a débattu de la fameuse loi Macron qui arrive à l'Assemblée nationale en janvier 2015.

Oui. Nos auditeurs s'en souviennent. C'était la loi sur les bus Macron, les auto-écoles, les notaires enfin ça fait des souvenirs un peu anciens mais et on a vu on a débattu 200 heur avec lui en commission.

On en a pas raté une minute et quelquesuns d'entre nous non plus. Donc vous l'avez compris, vous l'avez connu là. Oui, parce que euh comme je dis souvent, l'Assemblée nationale, c'est comme le bateau à voile et la marche en montagne.

Vous pouvez vous planquer mais pas très longtemps. Euh il y a un moment où les choses surgissent. Voilà le masque le masque tomb le masque tombe.

Et alors comme il y a en plus avait en face de lui quelques députés d'opposition qui étaient un peu chevronés quand même qui étaient pas là pour se laisser faire. Euh on a vu un homme alors c'est vrai à la fois hypermnésique, très travailleur, sans doute insomniaque, euh très habile, séducteur comme c'est pas possible euh mais également orgueilleux, brutal, ne supportant pas la contradiction. Ça, on a vu tout ça.

Hm hm. et un projet de loi qu'il portait dans lequel il y avait, je le rappelle à nos auditeurs, mais pour ça que c'est pas une surprise pour moi, la vente des aéroports de Toulouse et de Nice aux Chinois, le démantellement des professions judiciaires et et le passage sous la tutelle de Bercy alors que c'était sur ministère de la justice, demande de l'économie française, le fait de faire rentrer des capitaux privés dans l'établissement français du sang, ce qui est quand même une marchandisation de la santé un peu inédite, des tas de mesures comme celle-là euh dont on a vu que c'était un projet dès l'origine absolument néolibéral. Ce projet là porté par un homme avec un tel tempérament ne pouvait faire que des dégâts.

Donc j'ai j'ai été évidemment surpris comme tout le monde par les gilets jaunes, par l'affaire Benala, enfin tout ce qui a émaillé le premier quinquedmanuel Macron. Faut se souvenir quand même. Il y a eu deux trois épisodes un peu un peu significatif.

Il y en a qui tombent de aujourd'hui et quand on quand on pose la question à certains de cette proche qui disent j'étais comme l'autre, j'ai été surpris mais pas étonné. Pas étonné. Euh Jean-Frédéric Poisson, nous avons Roland qui nous appelle de Saint-Étienne.

Saint-Étienne qui symbolise les gloires économiques de la France et qui a aussi qui a vécu des aires douloureuses. Roland, on vous écoute. Bon, bonjour Périco.

Et oui, vous avez raison euh à Saint-Étienne, c'est France. France et oui, Manu France. Mais c'est mais c'est aussi le symptôme des politiques de ces 50 dernières années qui a fait que Saint-Étienne, qui était le bastion économique français s'est écroulé.

Donc ça c'est malheureux à dire. Et une petite parenthèse, je sais pas si Mode Coffeer est avec nous. Oui, elle est là, elle nous écoute.

Il faut qu'elle il faut qu'elle il faut qu'elle refasse des édito si je dis ça, c'est c'est un conseil d'auditeur parce que elle est excellente dans ses C'est très gentil. Elle s'en prive pas. Il faut que je vais prendre rendez-vous avec la direction de Sud Radio juste après l'émission.

Voilà. Et si vous voulez pour témoigner, je serai là. On vous écoute Roland.

On vous on vous écoute. Ce que j'aimerais parler c'est par rapport en fait à l'Union des droites et j'entends ce que dit Jean-Fred Poisson mais j'ai pas envie de la câbler mais il est un petit peu aussi responsable de de de cette situation. Si la droite, si tous les partis de droite, il y a de ça, 20 25 ans, 30 ans, se seraient déjà accordé sur un programme économique fort, sur un sur du régalien, sur du social, on en serait on en serait pas là aujourd'hui.

Comment voulez-vous qu'aujourd'hui on ait le rassemblement national avec Jordan Bardella ? Excusez-moi, mais Jordan Bardella, il a mon âge et moi j'ai du mal à le comprendre. J'ai du mal à comprendre le programme économique le national.

Vous avez les républicains qui sont qui se dissolvent dans le macronisme et que qui se dissolvent euh dans dans l'aspect régalien du euh du rassemblement national. On a le centre droit qui est maintenant complètement à la botte du macronisme. Vous voyez que Eddard Philippe notamment d'ailleurs il y a eu un sondage hier, Eddard Philippe a perdu des pontes par rapport par rapport à avant.

Et moi ce que je ne comprends pas c'est que j'ai l'impression que mine de rien, moi je ne suis pas voilà mais les parties de gauche quand il y a des échéances importantes, quand il faut se rassembler, ils sont présents. Moi je dénonce, je dénoncer la NUPES, le nouveau populaire mais la droite à chaque échéance et là on le voit bien, on le voit bien notamment, c'est pas une échéance mais on était à une prédissolution et quand il a et quand il y a des quand il y a des sièges en jeu parce que c'est toujours un peu ce que je reproche aux républicains et à une certaine partie de droite, c'est que dès que il y a une une échéance électorale et ben il faut sauver son siège coûte que coûte. Donc on est prêt à peu à toutes les compromissions.

Moi je suis désolé. Alors là, on a compris on a compris votre on a compris votre question. Euh on marque une petite pause et Jean-Frédéric V poissons vous répond vous répond dans quelques instants.

À tout de suite. Ne restez avec nous hein, surtout. Sud la France dans tous ces États.

Nous sommes avec Jean-Frédéric Poisson et qui va répondre à la question de Roland Saint-Étienne qui disait "Jean-Frédéric Poisson, vous avez été un peu dans l'appareil de la droite, pourquoi est-ce que l'Union des droites ton rêve aujourd'hui ne s'est pas faite au moment où il était encore de faire Cheroland, je partage intégralement le l'analyse que vous avez faite. Euh il y a des témoins d'ailleurs pas très loin de moi qui savent que depuis des années et des années, je plaide pour que les gens de bonne volonté se réunissent autour d'un socle commun de programme. Alors on appelle on peut appeler ça le programme commun.

C'est un peu daté le programme commun. Ça une cin d'années quand même ou mais on voit bien ce que ça veut dire. Ça le mérite d'être très clair. 53 ans.

Euh et comment dire ce programme gauche programme quand même à gauche 53 ans. Mais il il y a aussi une plateforme législative commune RPRUDF en 92 qui est un texte qui que qui passerait pour enfin reconquête passerait pour des gauchistes aujourd'hui c'était ça. Euh l'UMP, c'est un peu plus tard, c'était déjà un peu plus centriste, un peu plus européen au mauvais sens du terme.

Supposez qu'il y en ait un bon mais non, il une plateforme UDFRPR de 92 qui 93 qui envoie 450 députés de droite à l'Assemblée nationale quand même sur 570. Tout à fait. Euh c'était un vrai programme conservateur de droite comme on les aime et qui passerait encore aujourd'hui enf aujourd'hui pour un truc insupportable pour tout le monde.

Bref, alors que c'est ce qu'il faut faudra faire. Je je j'accepte bien volontiers notre part de responsabilité là-dedans. Il est minime dans la mesure où euh nous n'avons cessé euh au parti crédémocrate chez VIA de d'essayer de travailler avec un peu tout le monde.

Nous avons passé par exemple euh des accords électoraux dans 90 communes au municipal de 2020 avec les représentants du Rassemblement national quand on considérait que le projet qu'il portait était adapté au territoire, que c'était des gens honnêtes et qu'ils avaient envie de travailler avec nous. Donc moi j'ai pas de problème. Je regarde pas la carte d'identité des gens à qui je travaille.

Je regarde l'intérêt du territoire où je Vous avez fait une tentative avec Nicolas Dupontignan, ça s bouillé avec Florence Philippo. Donc vous avez tendu la main à tout le monde. Vous avez essayé de faire du consensus sans vous mettre en plus en avant personnellement parce que on a considéré que quand les il y avait des gens qui étaient prêts à défendre des convictions que nous partagions qui étaient mieux placés que nous pour le faire et bien il fallait les soutenir plutôt que d'essayer d'y aller tout seul.

Et je j'espère que la gravité des circonstances que traverse notre pays permettra à un certain nombre de responsables politiques d'adopter la même attitude dans les temps qui viennent. Il le faudra parce que l'enjeu de 2027, il est très clair. C'est il faut mettre les néolibéraux dehors et il faut empêcher la gauche d'accéder au pouvoir.

C'est ça l'enjeu. Il y en a pas d'autres. Vous pouvez tourner le problème dans tous les sens.

Alors, je devais pas dire que tout est bon pour ça parce que la fin ne justifie pas les moyens mais enfin on on a quand même on a quand même suffisamment de choses communes. On peut parfaitement se mettre d'accord sur 5 6 7 grandes mesures à prendre pour redresser la France, pas plus que ça et on sait lesquels. Et elle serait partagée par une très grande majorité de Français et porté par une très grande majorité de gens de bonne volonté, y compris des gens qui sont à gauche mais qui aiment la France et qui ne veulent pas qu'elle se dissole dans l'Europe.

Je pense aux patriotes de Michel Onf euh aux gens de George Kmanovic ou des petits partis c'est pas préatif nous en nous aussi tous les souverainistes tous les gens qui sont un peu conservateurs. Tout ça peut se rassembler sous la même bannière. Ce qui signifie Jean Fréon, c'est qu'aujourd'hui il y a pas de candidat de votre cœur que dans le paysage politique électoral français.

Je soutiendrai celui qui est capable d'empêcher les néolibéraux de rester au pouvoir et de la gauche d'y arriver. C'est simple. Voilà.

Clair. Bah voilà. C'est simple.

C'est très clair et bah ce sera clairement pas moi parce que moi je suis pas en situation de pouvoir le faire. Donc donc c'est une position assigolienne finalement. On était on était sur ce clivage là.

En tout cas c'est clair. Il est En tout cas c'est clair. La on ne peut pas continuer de dissoudre la France dans un ensemble comment dire fédéral européen.

On ne peut pas continuer de faire actionner la domination des logiques de commerce et de marché sur la vie des Français. On ne peut pas marchandiser toutes ces choses. On peut pas emmerder les gens comme disait Pampilou euh tous les jours et en nous rajoutant une louche sur la tête à chaque fois.

On peut pas priver les gens d'oxygène à chaque fois qu'ils veulent faire quelque chose. Enfin, on peut pas faire faut arrêter de faire tout ça. Qui est prêt à ça ?

Ben, nous verrons. Mais j'espère qu'il y en a. Et pourtant, on a la très nette sensation que le peuple français euh dans son ensemble est conscient de ces enjeux, cette réalité et qu'elle ne trouve pas, j'allais dire la personne qui incarne cette synthèse dans vos dans vos défin il un il en a pas l'occasion.

Premier élément. Deuxème élément, la crise de la COVID a fait un mal terrible à l'esprit de résistance dans notre pays et nous a mis en situation d'accepter des choses qui en principe auraient dû être inacceptable et je parle des restrictions innombrables de nos libertés que nous avons avec le recul même le docteur Blashier nous disait hier que voilà avec le recul on aurait peut-être pu ne pas faire exactement comme ça je dire aujourd'hui mais bon il y avait des gens qui l'avaient pressent qui suis un lecteur attentif de Saint-Mthie j'ai appris depuis longtemps qu'il faut traiter les ouvriers de la 11e heure comme on traite ceux de la première mais il y a des conversions tard tardif qui sont un peu spectaculaires quand même qui mériteraient quelques explications. Euh voyez-vous, à la fois sur les politiques publiques, sur toutes les bêtises qu'on a raconté sur les vaccins et j'en passe et des pires.

Mais on a vécu une expérience terrible à ce moment-là parce que euh ceux qui manipulent l'opinion, il y en a dont c'est le métier hein qui nous mentent à longueur de temps, il y en a qui font ça très bien, qui sont au pouvoir aujourd'hui, ont compris qu'en fait le seuil de d'acceptation du peuple français était en fait très très élevé, très élevé. Et de mon point de vue, quand on voit l'attitude de Sébastien Lecornu, l'attitude d'Emmanuel Macron, ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée nationale autour du budget, on va voir comment ça se passe au Sénat, ça va pas être la même musique sans doute, mais ils se disent bah puisque les Français acceptent tout et n'importe quoi, on va continuer encore pendant un an et demi. Mais un an et demi à ce régime, chers périolégas, chers auditeurs, on sera dans quel état dans un an et demi si ça continue à le contarbourg est aujourd'hui assez assez inquisant.

C'est c'est quand même très très dangereux ce qui est en train de se passer. Donc je crois qu'effectivement il y a beaucoup de beaucoup de manières de permettre aux gens qui partagent cette même volonté de redresser notre pays pas seulement sur le la question économique qui est pas accessoire mais qui il y a d'autres choses à faire aussi sur le plan culturel, éducatif, les flux migratoires, la culture, enfin bon, il y a plein de choses à faire. En gros, faut repenser, il faut repenser les institutions, faut repenser la République, en faut-il une 6e ?

Enfin, vous avez des idées là-dessus en tout cas d'adaptation de la constitution et et des institutions. Je pense que nous ne vivons pas une crise de régime, nous ne vivons pas une crise politique. Nous vivons une crise du personnel politique.

C'est un peu différent. Euh les institutions, elles fonctionnent. La meilleure preuve, c'est que il y a une assemblée qui débat.

Euh quand on n' pas mis la suspension de la réforme des retraites dans le texte de loi qui arrive à l'Assemblée, on trouve le moyen par la lettre de révision de le mettre quand même. Donc ça veut dire que il y a dans la 5e République une souplesse extraordinaire qui a été d'ailleurs voulue et pensé comme ça et qu'on a su adapter au fil du temps. D'où la défiance immense des Français envers la classe politique et y compris envers les médias, enfin envers tout ce qui est institutionnel.

C'est et je je je pense que la manière dont ceux qui sont aux affaires aujourd'hui font marcher ces institutions en oubliant qu'il y a un peuple au fond parce que c'est quand même ça le sujet à croix évidemment la défiance qu'il y a. Je me souviens que pour le je crois que c'était pour 10e anniversaire des Guignoles euh Canal Plus avait publié un un un long métrage des guignols dura 1hure 1h10. J'ai revu une petite annonce il y a pas longtemps, je l'ai pas retrouvé en entier.

Euh et ça mettait en scène en fait une classe politique qui se réveillait un matin et il y avait plus personne dans les rues. Le peuple avait disparu. Je me souviens.

Le peuple avait disparu. Et alors ça durait un quart d'heure d'étonnement et ça reprenait de plus belle comme si le peuple était encore là. Avec 60 % d'abstention à certains scrutins.

On en est pas loin frè le le message était quand même assez clair. C'était prémonitoire, c'était il y a 30 ans déjà. Euh donc moi je crois beaucoup dans le fait que il faille et on doit pouvoir redonner au corps intermédiaire, aux famille, aux entreprises, au territoires, aux organisations syndicales dans lesquelles je crois beaucoup, que je soutiens beaucoup.

L'oxygène dont ils ont besoin aujourd'hui. Si on le redonne cet oxygène, le reste se fera tout seul. Alors vous êtes aussi vous êtes aussi inquiet sur des sujets de de santé.

Est-ce qu'il y a une souveraineté de la santé en France ? Le docteur Blaschier, on en parlait hier. diser, il faut faire attention à ce qu'on garde la maîtrise de notre système de santé et la façon dont le corps médical doit se comporter.

Ma vous avez une une question à à poser à Oui. Jean-Férique Poisson, vous avez écrit en mars 2025 OMS l'Overdose pour que la France s'en sorte. Faut-il en sortir ?

Alors sans spoiler, est-ce qu'il faut sortir de l'OMS ? Euh et c'est quoi l'OMS aussi peut-être pour les auditeurs qui ne savent pas ce que c'estondiation mondiale de la santé est un organisme créé dans le giron de l'ONU après la Seconde Guerre mondiale juste après avec une très belle idée qui consistait à faire en sorte que les nations mettent en commun des moyens pour aider les pays un peu moins favorisés dans lesquels la santé publique était pas en pleine forme pour des tas de raisons à se hisser à un standard acceptable pour que les gens soient mieux soignés partout dans le monde dans un élan de solidarité internationale ce qui était une très bonne idée. petit à petit, je veux pas les détails parce que l'histoire est longue, euh elle en est devenue euh elle est devenue un instrument qui est aujourd'hui malheureusement dans les mains des lobby pharmaceutiques, en particulier les fabricants de vaccin euh en tout genre à commencé par la fondation Bill Gates.

Euh et au fond, ce qui s'est passé avec la pandémie du Covid, c'est que l'OMS a voulu faire en sorte que il n'y ait une politique sanitaire uniforme dans le monde entier en cas de pandémie. Je vous passe les détails. L'intention de l'OMS, c'est de faire en sorte que d'abord en cas de pandémie puis sans doute après un peu pour la suite, les États soient privés de leur liberté d'action en terme de santé publique pour soigner les pour soigner les peuples et que ce soit l'OMS qui décide de tout.

Euh enjeu financier ou en jeu en jeu en jeu d'abord en jeu d'abord de conception de l'humanité comme une espèce de tout qui doit être uniforme. C'est ce qui extrêmement génion de marché. C'est une notion de marché.

Ça se décline dans une notion de marché et en plus euh je disais tout à l'heure que l'OMS est à la main d'un certain nombre d'intérêts privés, en particulier la la fondation Gates. La fondation Gates, c'est le plus gros pourvoyeur financier de l'Organisation mondiale de la santé. Ça chiffre à plusieurs centaines de millions d'euros de dollars par an.

Ce sont c'est une aide, c'est une subvention en fait. C'est c'est une subvention mais elle est fléchée. C'est-à-dire que il y a une différence entre les États qui contribuent à hauteur de la production de richesse d'un côté et d'un autre côté les messes et les aides privées.

C'est que les personnes privées qui soutiennent ont le droit de flécher leurs dons, c'est-à-dire peuvent dire à l'OMS je vous donne mais vous c'est pour faire ça et pas autre chose. Et je ne vous fais pas de dessin. Quand vous articulez la volonté de prendre le contrôle des politiques de santé publique en cas de pandémie, plus le fait euh de déterminer des politiques publiques et de les exiger de la part de l'OMS quand vous payez, bah si par hasard, mais par hasard vous avez des intérêts dans des fabriques de vaccin, vous comprenez très bien que si vous dites à l'OMS bah tiens, ça tombe bien, l'OMS pourrait nous dire en cas de pandémie si si ces modifications aboutissent, vous allez confiner tout le monde et vous allez vacciner tout le monde de manière obligatoire et ce sera avec tel vaccin.

La France a encore des moyens de s'émanciper de ça. Elle est pas totalement tributaire. Refuser de ratifier ce traité puisque l'OMS doit d'abord modifier ses statuts pour aboutir à la situation que que je crains et que je viens de décrire dans laquelle prendrait la main sur nos politiques de santé publique.

La France doit ratifier le projet de traité qui sortirait des instances de l'OMS. Le Parlement doit le faire et je fais partie de ceux qui militent pour que ce soit le parlement qui se saisisse de cette affaire pour examiner la ratification de ce traité. Euh et effectivement si jamais on devait se faire imposer quoi que ce soit en terme de santé publique par le MS, il faudrait quitter comme les États-Unis l'ont fait il y a d'une dizaine de mois maintenant.

Et l'Argentine de Ravier Millet il l' fait aussi puis dans la foulée. Je crois que de tr semaines après en février l'Argentine a quitté. Question c'est une question de souveraineté, c'est une question politique fondamentale.

Est-ce qu'on est encore dans une situation de souveraineté du peuple ? On reprend la conversation dans quelques instants. Jean-Dominique Foisson.

Jean-Fri Poisson et et n'hésitez pas à lui poser vos questions en direct sur Sud Radio 0826 300. À tout de suite. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.

Nous sommes avec Jean-Frédéric Poisson qui essaie de, j'allais dire de sauver la droite et même de sauver la France avec ses avec ses modestes moyens mais une conviction et une passion de déterminé. Jean-Frédéric Poisson, vous vouliez apporter une précision au niveau santé sur le rapport du médecin à son patient. sur la il y a il y a des enjeux de souveraineté bien sûr puisque si le traité de l'OMS était adopté en comme il le souhaite, nous perdrions dans les cas de graves de pandémie notre souveraineté sanitaire.

Mais il y a deux conséquences que nos auditeurs doivent avoir en tête. La première c'est la conséquence sur la relation entre nous-mêmes et notre médecin puisque si les politiques de santé publique deviennent obligatoires, je sais pas ce que devient la relation particulière entre le patient et son médecin. C'est un sujet.

Et deuxièmement, dans les le traité le projet de traité qui est souhaité par l'OMS, il y aurait l'obligation pour les nations de communiquer l'intégralité des données de santé à l'Organisation mondiale de la santé, y compris toutes nos informations et nos données personnelles. Et là euh et là on ne sait pas ce que ça devient ou alors on en a une petite idée malgré tout. Euh mais nous entrons donc dans une ère de comment dire dans laquelle euh alors que pour l'instant nous avons été élevés en tout cas moi comme vous mon cher Péricot dans cette idée que tout ce qui concerne la santé c'est secret et que ça relève d'une confidentialité euh voilà euh là euh on ne sait pas où iraient nos données personnelles qui pourraient être utilisées à des tas de fin que nous ignorons voir par l'intelligence artificielle pour pour engendrer les bien entendu les grands opurs don dont on n pas envie Jean-Frédéric Poisson nous sommes en ligne Catherine qui nous appelle de Lyon.

Bonjour Catherine. Bonjour Catherine. Oui, merci.

Bonjour de me prendre. Je suis adhérente du parti démocrate depuis Christine Bin la fondé. Donc c'est vraiment une amie qui vient vous qui vient intervenir.

Bonjour. et vous remerciez. Mais je réagis à votre réaction Jean-Frédéric quand on vous demande si c'est ce que vous pouvez faire pour la droite, je pense que vous êtes un peu trop modeste.

Vous aviez crevé l'écran quand il y avait eu les prévers de la droite. Tout le monde était stupéfait de votre poids, surtout les les plans, de votre compétence, de votre sagesse. Et moi, j'aimerais que peut-être vous n'attendiez pas simplement qu'on vous appelle et qu'on vous prenne vos services, mais que vous vous mettiez un peu plus devant parce que je pense que nous portons quelque chose qui nous transcende tous et qui sera toujours éternel.

Voilà donc voilà, merci de m'écouter. Alors Jean-Frériic Poisson, est-ce que vous sentez cet appel ? Vous avez eu l'appel de Dieu à un moment donné.

Est-ce que l'appel de la République a encore une chance de vous séduire ? C'est gentil de dire que je suis un homme de poids. C'est ce que mon épouse me dit de temps en temps.

Euh avec un sou avec un souffron de reproche. C'est rigolo ça. Mais l'ancien pilier gauche du 15 parlementaire que je suis ne rechigne pas comment dire à à à frôler le quintal.

Parfois est-ce que vous êtes prêt à repartir dans la mêlée ? Moi, je repartirai d'une manière ou d'une autre, mais il faut avoir le il faut avoir le je p je pense je comme Catherine que euh le message chrétien a quelque chose à dire dans la société d'aujourd'hui. Alors évidemment pas pour imposer quoi que ce soit à qui que ce soit, mais cette idée selon laquelle personne ne doit être laissé en dehors du chemin, selon laquelle la dignité humaine est une valeur que rien ne surpasse, que si on fait pas attention à ça, tout le reste s'écroule, qu'il faut traiter la responsabilité d'él forts à être fort et des faibles à être un peu moins faible.

Enfit tout ça, tout ça sont des choses qui sont respectées les corps intermédiaires des communautés naturell. Christ était le premier leader socialiste, nous sommes d'accord et que Saint-Paul aurait un peu atténué la la doctrine socialiste, c'est peut-être beaucoup durre. Je pense que le Seigneur lui-Même serait pas d'accord avec ça.

Enfin, je peux pas parler à sa place mais mais en tout cas le message chrétien qui est un message de de de générosité et d'attention à autrui euh une société une société de de des solidarités, une société de l'entraide. Euh ça c'est quelque chose qui à quoi je pense les Français sont sensibles et derrière, je lisais encore tout à l'heure le projet euh de la pensée sociale chrétienne, il y a cette idée qu'il faut respecter les communautés naturelles, que la la famille en est une, que la nation en est une, que euh les associations, les entreprises sont des communautés dans lesquelles euh les gens apprennent à vivre, apprennent à ils se s'épanouissent eux-mêmes, mais apprennent aussi le service collectif. Donc tout ça doit tout ça doit être restauré.

Ça a été beaucoup abîmé par les néolibéraux et Macron au premier chef et de manière la plus violente. Donc il faut en sortir. Je pense que ce message là, les français l'attendent sans doute.

Maintenant, il faut des vecteurs pour ça. Vous êtes ici à Sud Radio comme les autres médias, tenus par des quotas de temps de parole, des choses et cetera et nous ne sommes pas un grand parti politique. Donc nous n'avons pas et merci de votre invitation à nouveau pour me permettre de dire tout ça ce matin.

Euh donc on a des problèmes de visibilité. C'est vrai, nous continuerons de avec notre bâton de pèlerin d'aller essayer de porter cette parole là un peu partout et en cherchant quelqu'un qui pourra nous aider à la faire porter davantage. À vous entendre en reprend à la parole du général de Gaulle qui parle de tâche immenses au moment de de rebâtir la France et de lui retrouver ses ses heures de gloire.

Jean-Frédérique Poisson, vous avez été taclé pendant la campagne des les la présidentielle américaine de 2016. Vous avez dit la proximité d'illary clinton avec le lobionniste aujourd'hui quand on entend la gauche française parler des juifs et d'Israël mais ce que vous avez raconté c'est des c'est c'est des bilves à l'arriur c'est insignifiant vous avez été vous avez été sévèrement je veux pas dire lych mais enfin malmené et aujourd'hui le discours de la gauche je dis pas l'extrême droite le discours de la France insoumise sur les juifs de France et sur Israël est quand même disproportionné par rapport à ce qu'on vous a reproché c'est 1000 fois pire j'ai j'ai j'ai c'était la seule fois de ma vie où j'ai fait 4 jours de machine à laver ça je m'en souviens Je peux dire euh j'ai eu j'ai eu tort dans cette affaire. J'ai pas compris.

Il y avait pas de mauvaise intention de ma part. Enfin, tous ceux qui me connaissent le savent bien. Euh si j'avais évidemment que non.

Si j'avais dit enfin quand on est chrétien, c'est pas facile quand même. Si j'avais dit groupe de pression proélien, j'aurais jamais eu de problème. J'ai accolé de motulation.

J'ai accolé de mot et heureusement et heureusement qu'il y a des groupes de pression proiens aux États-Unis. Imaginez qu'il y en ait pas. Oui oui, c'est je je en même temps on peut considérer que c'est aussi ce qui a aggravé la situation au proche-rient.

Le poids du c'est c'est ça de ce lobby sur la politique américaine est toujours avéré. personne ne le conteste. Alors, c'est un sujet c'est un sujet compliqué et après les communautés qui sont en danger et prouvent le moyen de se défendre et de s'organiser.

On peut on peut pas leur en faire le reproche. Mais c'est vrai que par rapport à ce qui se dit aujourd'hui euh et par par rapport à l'ambiance dans laquelle ce sujet israélo-palestinien est traité, ce que j'ai dit c'était c'était vraiment puis c'est un fait. Enfin, je veux dire, si vous si vous ce que j'avais dit à vos confrères de France info chez lesquels j'étais passé le lundi matin, si vous tapez euh ça ça uneist lobby sur votre barre de recherche en anglais Google, vous avez des des milliers de pages.

Donc évidemment qu'il y en a des gens qui défendent l'idée que Israël ne peut pas être le seul peuple de la terre à pas avoir le droit à un état et un territoire. Évidemment que oui. Sû et pour autant il faut qu' il faut accepter il faut accepter l'idée d'un état palestinien sans ça il y aura pas de solution dans dans des frontières garanties.

C'est pareil pour les Palestiniens. Les Palestiniens peuvent pas non plus être le seul peuple de la terre à pas avoir droit à un état et un territoire. Je crois que c'était la poli la position en général de la diplomatie française depuis depuis toujours cohérente et voilà, elle est remise en cause depuis quelques quelques mois, quelques semaines à cause par rapport à la manière dont ces sujets étaient traités.

Il y a quelques décennies, la situation a quand même beaucoup changé parce que euh auparavant dans les années 50, il y avait déjà des affrontements. Il y en avait bien avant d'ailleurs la création de l'état d'Israël. Enfin, tout ça tout ça est très très ancien.

Ça commence avec euh avec la prise de de Jérusalem par le califomar. On est en 640 quand même. Ça c'est c'est une vieille affaire, hein.

C'est c'est pas ça date pas d'hier. Euh donc euh maintenant le phénomène nouveau qui est apparu, c'est les sort visible et puissant euh de l'islam conquérant, y compris dans cette région. C'est-à-dire le fait que auparavant, il y avait des tensions déjà entre dans entre les peuples dans cette région du monde, mais euh on avait pas encore enfin les premiers attentats, c'est septembre noir Munique 72, c'est les premiers détournements d'avion de ligne par les commandau palestiniens.

Tout ça commence à C'est c'est le sujet de votre de votre livre l'islam à la conquête de l'Occident, la stratégie dévoilée. Jean-Frédéric Poisson, je vous propose de revenir. C'est un sujet d'actualité profond qui voilà qui crée beaucoup de climage et qui beaucoup de tension et beaucoup d'inquiétude.

Je voilà je vous invite à revenir en parler. On vous contactera et ça sera toujours avec plaisir qu'on vous recevra. Merci d'avoir été là avec nous aujourd'hui et voilà et bon courage et bonne foi surtout.

Je crois que vous n'en manquez pas pour aider notre pays à sortir de ce de ce merdier. Ah.