Guerre au Moyen-Orient : l'escalade s'intensifie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va regarder les principaux extraits de l'allocution d'Emmanuel Macron, résumé par Gaspard Bunel. -"Changement de cap pour le Charles de Gaulle. Direction la Méditerranée.
Lors de son allocution hier soir, Emmanuel Macron a rendossé son costume de chef des armées face à une situation dans le golfe qu'il juge de plus en plus instable. J'ai donné ordre que le porte avion Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégate fassent route vers la Méditerranée. Envoi d'avions rafales et activation de systèmes de défense anti-aérienne, l'objectif est donné, renforcer notre présence au Moyen-Orient alors que deux bases militaires françaises ont été touchées par des attaques iraniennes ces derniers jours.
Le président en a également profité pour clarifier son positionnement sur les bombardements israélo-américains. Les Etats-Unis d'Amérique et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires. Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas à prouver.
Il reste que l'histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple et aucun ne sera regretté. Mais l'Elysée garde un œil sur le risque d'escalade notamment au Liban. Après avoir été frappé par le Hezbollah, Israël a répliqué et a accentué les bombardements sur Beyrouth depuis plusieurs jours.
Israël serait en train de décider une opération terrestre. Ce serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique. Le Hezbollah doit impérativement cesser toute frappe et j'appelle Israël à respecter le territoire libanais et son intégrité. « Autre inquiétude d'Emmanuel Macron, les ressortissants français présents dans la douzaine de pays concernés par le conflit.
Le premier vol pour évacuer les citoyens les plus vulnérables est arrivé dans la nuit à Paris. Et on va revenir sur cette allocution, sur la situation au Moyen-Orient. Avec vous, Françoise Degoy, bonjour.
Merci beaucoup d'être là, éditorialiste politique. Et bonjour, Général Dominique Trinquant. Merci également d'être avec nous.
Vous êtes ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. Général, l'annonce d'hier soir, c'était Emmanuel Macron qui a dit qu'il avait donné l'ordre au Charles de Gaulle de rejoindre la Méditerranée. Est-ce que vous en savez plus ? – Alors, en fait, le déploiement se fait en deux temps.
Dans un premier temps, il y a une frégate Languedoc qui est allée au large de Chypre. Et ça, c'est immédiatement avec des rafales qui ont été envoyées vers les Émirats arabes unis pour doubler la capacité de défense anti aériennes et des armements anti-aériens qui n'ont pas été précisés. Le groupe aéronaval était en manœuvre du côté des pays scandinaves et donc a reçu l'ordre de rejoindre une zone d'opération.
On parle de l'exercice à l opération. Et ils pourraient être là dans moins d'une semaine, dans la Méditerranée, pour assurer la défense sud de l'Europe. Je rappelle que Chypre fait partie de l'Union européenne et que Chypre a a reçu déjà un drone, et donc il s'agit de montrer la solidarité que nous avons avec un pays avec lequel nous avons un accord.
Une frégate, vous l'avez rappelé, envoyée sur place, le Charles de Gaulle qui fait route vers la Méditerranée, des rafales également, c et ce qu'a précisé hier le chef de l'État, est-ce qu'on peut dire que militairement la France est engagée dans ce conflit de facto ? – Alors de façon défensive, il faut bien préciser que dans cette opération, il y a les attaques sur l'Iran qui sont menées par Israël et par les Etats-Unis. Pour la France, il s'agit de défendre ses alliés.
Nous avons des accords avec le Qatar, le Koweït, l'Arabie saoudite et une base en Jordanie. Donc on remplit notre rôle. On ne signe pas des traités pour se faire plaisir.
Donc on participe à la défense de ces pays et de nos bases, puisqu'on a une base à Abu Dhabi et une autre en Jordanie. On participe à ces bases-là. Donc ça, c'est autour du Et puis les Européens, je parlais de Chypre tout à l'heure, c'est important parce qu'on voit que soit par le Hezbollah, parce que ce n'est pas très clair le drone qui est arrivé à Chypre, soit par le Hezbollah donc au Liban, soit par l'Iran directement, un pays européen a été touché. – Françoise ? – Oui, moi je suis assez frappée d'ailleurs de la réussite et de la concordance et de l'unanimité ce matin de l'intervention d'Emmanuel Macron.
Alors c'est vrai qu'il nous a habitués, Emmanuel Macron, sur le plan international, en réalité à être de plus en plus saillant au fil des années. Je pense à l'Ukraine, je pense également au combat contre Donald Trump sur le Groenland. Mais hier, je l'ai trouvé particulièrement sobre, pédagogique et avec des buts très, comment dirais-je, très concrets.
Ce qui est difficile dans ce genre de situation, c'est quels sont les buts de guerre. Et on va bientôt voir, à mon avis, que les buts de guerre israël et américains seront divergés alors on sait très bien que les israéliens le plus important pour eux c'est la balistique parce que c'est une question de de survie existentielle pour les américains c'est probablement autre chose le nucléaire mais autre chose donc nous j'ai trouvé Emmanuel Macron extrêmement clair sur les objectifs c'est à dire que envoyer le Charles de Gaulle je parle sous contrôle de Dominique Trinquant du général mais envoyer le Charles de Gaulle n'est pas qu'un symbole c'est à dire que vous envoyez vous montrer la puissance la puissance de la France et j'ai noté la différence d'ailleurs entre le Emmanuel Macron de samedi soir un peu dépité un peu amer qui dit on n'a pas été prévenu et le Emmanuel Macron d d'hier où d'un seul coup la France montre sa puissance en étant partie prenante avec des objectifs clairs la défense de nos compatriotes je crois qu'il y a 400 000 français qui vivent dans la région le respect des traités que l'on signe la défense économique très importante avec le détroit d'Ormouz je crois qu'il y a 3000 bateaux qui sont bloqués et évidemment 20 % du trafic mondial donc je l 'ai trouvé extrêmement clair mais avec l'idée que l'idée que l Et je précise que le droit international a été bafoué, ça ne peut pas continuer. Mais l'Iran est responsable de la situation, donc sur un fil en équilibre et surtout la puissance dans ce moment.
C'est une puissance pacifique, défensive, mais vous avez bien noté ce qu'a dit le chef de l'État et le général Trinquant l'a noté aussi. Si évidemment le Charles de Gaulle était attaqué, il y aurait bien sûr une riposte française. – – Allez-y général Trinquant, juste quels sont nos moyens sur place et quels sont les moyens dont dispose la France ? – Non alors à partir de ça je continue sur ce qui vient d'être dit, le discours du chef de l'État arrière, résulte de plusieurs réunions de défense dans lesquelles on dit quels sont nos moyens sur place, que pouvons-nous faire, qu'avons-nous comme moyen.
Et donc c'est – C'est l'articulation de tout ça qui se fait et on le voit dans ces réunions. Après, chaque fois, le chef de l'État est intervenu en introduction, pas en conclusion. Et là, l'intervention d'hier, en fait, c'est la conclusion des réunions.
Et donc, sur place, on a une base importante qui est à Abu Dhabi. Il faut souligner que ça a été une nouveauté, cette base, à l'époque du président Sarkozy, autant que je me souvienne. Puisqu'avant, On avait des bases en Afrique, mais pas au Moyen-Orient.
Donc cette base-là, elle est interarmée. On a un bataillon interarmé, le 5e régiment de Curassier. On bénéficie du port émirien.
Ça, ce n'est pas une base française, mais on en bénéficie. Et des avions également. Donc ça, c'est important.
Il faut souligner qu'en plus de ça, nous avons une frégate qui est déjà dans le Golfe, qui était prévue avant. Ensuite, on n'a pas très loin à Djibouti, où il y a une base française. Et le président en parlait.
Vous avez deux des trois, Hormuz et Babel-Mandel. Sur Babel-Mandel, il y a une opération européenne dans laquelle il y a un bateau français. Et là, l'Union européenne est en train de vouloir renforcer par un bateau grec et un bateau italien cette protection dans le détroit de Babel-Mandel qui mène à Suez.
La clé, bien sûr, c'est Hormuz puisque là, les Iraniens qui font beaucoup de com disent on contrôle tout. Pas très sûr. Faudra vérifier.
Mais là, c'est le cœur du sujet américain. Donc le président parle d'une coalition possible sur ce sujet Mais là, j'avoue qu'on est un petit peu dans la main du Saint-Louis le commun d'Américains, parce qu'ils ont tellement de moyens et ils contrôlent tellement ça qu'on va leur dire, écoutez, si vous voulez, ça avait déjà été fait à partir d'Abu Dhabi. Il y a déjà Il a deux ans.
Et donc là, on va dire écoutez, si vous avez besoin de moyens, on a des moyens. Comment est-ce qu'on peut contribuer ? Parce que ceux des Trois-Lormeus, ça ne concerne pas que les Européens.
Les Américains, pardon. Ça concerne beaucoup les les Européens, les Chinois très intéressés qui ont un bateau espion dans la région, qui disent au rien, qui observent beaucoup et qui eux sont en contact directement avec les Pazarans qui laissent passer les bateaux chinois. Et ça concerne aussi l'Iran qui exporte via ce détroit.
Est-ce qu'ils vont pouvoir continuer à le bloquer sans se saboter eux-mêmes ? Oui, je disais, ils font passer les bateaux chinois. Parce qu'il faut rappeler que l'Iran est sous embargo.
Donc qui est-ce qui achète le pétrole ou l'Iran, les chinois ? Non, je suis d'accord. Après, vous savez, ça sur le papier, ça paraît assez lissé.
On a quand même un point noir, nous, dans notre histoire et dans notre amitié et nos liens éternels. C'est vraiment le Liban. Ce que j'ai apprécié hier dans l'intervention d'Emmanuel Macron, je le dis et pourtant, ce n'est pas mon candidat, jamais de la vie, mais j'ai vraiment apprécié la mise en garde à Israël parce que moi, je comprends tout à fait la question existentielle d'Israël sur la balistique, je comprends tout à fait, vraiment, profondément.
La question d'Israël sur le Hezbollah, le Hezbollah qui continue depuis le sud-Liban à bombarder des positions...
à bombarder des positions...
à bombarder l'État d'Israël, mais la réalité c'est qu'on ne peut pas utiliser un moment de chaos, si vous voulez, pour essayer de faire le ménage de façon excessive. Et là ce qui se passe au Liban ne peut pas laisser indifférent la France et Emmanuel Macron hier avait une posture qui n'était pas belliciste, mais il avait une posture extrêmement ferme, je l'ai trouvé moi, sur Israël en disant attention à l'offensive armée, attention de ne pas aller trop loin avec notamment l'offensive armée. Et Général, je vous redonne la parole, mais on va juste voir ce qui s'est passé ces dernières heures avec des frappes en Iran, des frappes au Liban.
C'est résumé par Fadali Yellas. Une nouvelle série de frappes a touché le Liban. L'armée israélienne visait le et de 58 064 représentant 12 539 familles.
Israël justifie ses attaques en affirmant vouloir cibler un commandant iranien en charge du Liban. Aujourd'hui des avions de chasse ont attaqué Daoud Ali Zadeh en responsable de la force Khodz et commandant de leur force libanaise. En riposte, l'Iran attaqué par drone le consulat des Etats-Unis à Dubaï.
Dans la soirée, le président américain a une nouvelle fois a défendu son intervention en Iran et s'est félicité du soutien allemand en recevant à la Maison-Blanche le chancelier Friedrich Merz. Il est évident que cela nuit à nos économies. C'est vrai pour les prix du pétrole et c'est vrai aussi pour les prix du gaz.
C'est pourquoi nous espérons tous que cette guerre prendra fin dès que possible et nous espérons que les armées israéliennes et américaines font ce qu'il faut pour y mettre un terme." En quatre jours de guerre, les Etats-Unis ont frappé plus de 2000 cibles en le train quand on voit, on est loin de la désescalade à laquelle appelle Emmanuel Macron, qui appelle également à des négociations diplomatiques. Est-ce qu'elles peuvent avoir lieu rapidement dans ce contexte Alors, vous permettrez de revenir sur l'affaire du Liban où j'ai commandé un bataillon et que je connais bien.
Et le gouvernement libanais a été très clair. Maintenant, il veut le désarmement pendant longtemps. Vous savez, application de la résolution 1701 de 2006, qui n'avait jamais été appliqué, désarmement du Hezbollah.
Maintenant, il y est. Il y est. Sauf que les Israéliens ne font absolument pas confiance.
Et ils disent, nous, on va le faire parce que le gouvernement libanais ne le veut pas. Et donc, je crois que le président, cette amitié franco-libanaise très vieille, 1920, est importante. Et donc, il joue en disant aux Israéliens, n'allez pas trop loin, ce n'est pas votre rôle.
Il y a une résolution, elle doit être appliquée. Le gouvernement libanais doit faire ce qu'il a à faire. Ça, c'est le premier point.
Sur les négociations, c'est compliqué après. Parce que, si vous voulez, il y a eu des négociations pendant des semaines entre l'Iran et les Etats-Unis. Peut-être que les négociateurs américains, Wilcoff et Kushner, n'étaient pas les bons parce qu'ils n'y connaissaient rien sur le nucléaire.
Les Iraniens, ça fait 30 ans qu qui négociaient là-dessus, donc ils connaissaient bien le sujet. Mais ça n'a pas bougé d'un guiota. Et je crois qu'on oublie quand même le mythe du martyr en Iran.
Si vous voulez, le gouvernement des Mollah, il dit « frappez-nous, c'est pas grave, on va monter au ciel et puis il y en aura d'autres qui prendront ». Ils se sont très bien organisés pour la suite. Ce n'est pas un commandement vertical, c'est un commandement en mosaïque.
D'ailleurs vous l'avez vu, les premières frappes tout de suite après le début de l'opération, ça s'est déclenché partout, de façon décentralisée. Et là ils sont en train de prévoir le remplaçant du guide suprême mais il y a déjà un remplaçant du remplaçant et un remplaçant du remplaçant. Et donc les Américains disent attention le candidat va être une cible pour décourager mais eux disent nous on continue.
Il faut qu'ils montrent que tout va bien du côté du gouvernement iranien même si c'est une catastrophe ce qui est intéressant c'est qu'on voit bien alors bon moi je ne suis pas experte militaire mais on voit bien la stratégie du car vous connaissez bien la région oui très très bien on voit bien la stratégie du carpet bombing qui consiste en réalité à on pilonne, on pilonne, on pilonne, on cible les dignitaires, on essaie d'en neutraliser, parce que c'est le joli mot qui est employé pour dire de les tuer. On essaie d'en neutraliser le maximum, en réalité, pour casser finalement toute la structure politique, théocratique et militaire et que l'Iran mette un genou à terre. Le problème étant que nous parlons de l'Iran.
Et le problème c'est que l'Iran n'est pas, et l'Iran est un peuple d'abord qui a une soif totale de sa souveraineté, et que même si les Iraniens haïssent le régime des Mollahs, et le régime des Mollahs détestent ce régime, en réalité ne sont pas plus d'accord pour qu'il y ait une ingérence extérieure, en tout cas pas dans l'ensemble. Ce qui est en train d'arriver c'est qu'on risque à mon avis un déclenchement même à l'intérieur de guerres civiles et là où je pense qu'il y a une faute qui est commise, c'est-à-dire hier, par exemple, comme, on parle pas assez de comme, comme pour le chiisme, c'est l'équivalent, est-ce que je peux le dire, du Vatican, on va dire, peut-être pour le...
Oui. C'est vrai que tous les dignitaires se sont réunis hier à comme pour désigner le nouveau guide suprême. Et pendant le dépouillement, c'est leur conclave à eux, d'une certaine manière, finalement l'immeuble a été bombardé.
Il y a quelque chose là dans la symbolique, vous savez, on a tendance toujours à expliquer que les sunnites se détestent avec les chiites, mais c'est bien plus complexe que ça. Je pense que pour rejoindre ce que disait Dominique Trinquant, ce qui s'est passé hier à Combe par exemple est de nature à enflammer en fait aussi tout l'imaginaire arabo-musulman et de nature à gérer aussi, à générer une forme de solidarité même si pendant des années les sunnites et les chiites se sont fait la guerre. Donc c'est très subtil, c'est-à-dire que la stratégie du gros sabot, du pilonnage etc. finalement déclenche des choses qui nous échappent complètement avec notre esprit occidental.
C'est ce que je veux dire, moi je ne vais pas pleurer pour Raménez, je suis tout à fait ravi que Raménez soit neutraliser. Mais on a trop vu le tyran neutraliser au bout de 24 heures, ça m'a fait penser au statut de Saddam Hussein qui sont désingués en 2003 dans les premiers jours de l'intervention en Irak et la suite qui est en cauchemar écoutez je pense que le gouvernement des mollas la commune grave erreur en tapant indifféremment sur tous les pays du golfe au souvenir que les pays pensaient pas que c'est volontaire alors En général, moi j'ai envie d'avoir votre avis. Vous ne pensez pas que c'est au contraire volontaire pour faire monter les enjeux ? – Mais justement, mais c'est une erreur stratégique.
Parce qu'avant, ces gouvernements essayaient de limiter les opérations, demander aux Américains de ne pas intervenir, clairement. D'ailleurs, ça a été décalé à cause de ça. Et en frappant sur tous les États du Golfe, ils ont obtenu l'effet inverse.
C'est-à-dire que le Conseil de coopération du Golfe s'est réuni et maintenant c'est l'Iran qui est fautif. Et ils sont tous contre l Alors qu'il y avait des accords, même entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Aujourd'hui, ils accusent tous l'Iran.
Et donc je crois que c'est un effet boomerang de cette opération parce qu'ils pensaient que vous vouliez pas l'opération parce que vous aviez peur du cataclysme, le cataclysme est là. Au lieu de dire les Américains arrêtés, tous les pays du Golfe disent les Iraniens arrêtés. Et donc je crois qu'il y a un effet boomerang, important et au fur et à mesure, avec les mesures, y compris les mesures françaises pour défendre Abu Dhabi, le Qatar, etc., il se rend compte qu'en fait ils sont du bon côté et que les Iraniens qui décident de frapper inconsidérément partout, eh bien, sont du mauvais côté.
Ils sont isolés aujourd'hui ? Moi, je pense que les Iraniens sont très isolés. D'abord parce que les pays du Golfe viennent en parler.
La Russie n'en peut mais. Au passage, on n'en parle plus du tout. Mais il y a des offensives ukrainiennes en ce moment.
Je le rappelle au passage. Les seuls qui regardent ça, c'est la Chine. Et la Chine, ils sont en train de se dire deux choses.
Un, le stock américain, où en est-il ? Est-ce qu'il sera capable pour une deuxième opération ? Le Pentagone avait prévenu le président américain, avait dit attention, si on mène une grosse opération là, on va avoir des limites pour une autre opération ailleurs.
Donc, les Chinois regardent ça. Ensuite, ils ont un bateau espion dans la région qui écoute tout, qui regarde tout et qui analyse, intelligence artificielle, tous les systèmes américains. Moi, j'ai été frappé du fait que dès le début de l'opération, des images de satellites chinois ont été publiées montrant les bases américaines.
Et ça, c'est du ciblage pour les Iraniens. Donc, les Iraniens, ils ont deux intérêts en Iran. Le Le pétrole, je le disais, l'embargo, ils achètent le pétrole.
Et la route de la soie a un hub très important en Iran qui permet de contrôler le détroit d'Hormuz. Donc eux, ils ont un intérêt là-dedans, ils ne veulent pas trop Il ne faut pas paraître, mais sous le boisseau, à mon avis, ils sont en train de regarder et de tirer un certain nombre de leçons pour l'avenir. Le chinois, puissance d'équilibre, c'est la grande tradition diplomatique de la Chine.
Vraiment, l'empire du milieu, on n'est jamais dans l'excès de la surexcitation. J'entends tout ce que vous dites, ça me paraît tout à fait. Connaissant l'intelligence quand même des Iraniens et leur intelligence stratégique, c'est-à-dire que ce n'est pas les perdants… Enfin, je veux dire, les Iraniens ont une une grande, comment dirais-je, expérience en réalité de la stratégie.
Je ne vais pas expliquer qu'ils ont inventé le jeu d'échecs mais quand même je vais le dire. Et donc ça me paraît tellement grossier qu'ils aient pu commettre une faute comme comme ça, en tapant sur leurs voisins, que je ne peux pas imaginer qu'il n'y a pas...
Alors c'est possible. Moi, je pense qu'on n'est pas à l'abri de cela. Moi, mon idée, j'entends quelques experts qui disent, en réalité, ils font cela pour se donner des leviers, pour dire regardez on continue à taper parce qu'on a le stock d'armes suffisant pour la négociation à venir.
Vous pensez que c'est ça ? Je pense qu'ils ont commis une erreur stratégique là Et le martyr, c'est pas grave. On va mettre le binz dans la région avec l'espoir peut-être que les pays du Golfe reviendraient sur leur première option.
Pas de guerre dans la région, pas de chance. Ils ont fait le choix inverse. Merci beaucoup.
Merci pour votre éclairage. Général Trincon, Françoise Debois, merci d'avoir été avec nous.
Emmanuel Macron