Najat Vallaud-Belkacem : « François Fillon est en train de saborder son camp »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Votre réaction sur la posture de François Fillon qui reste candidat malgré sa mise en examen ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Est-ce que ce jeu est dangereux selon vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quel est le bilan sur la jeunesse du quinquennat de François Hollande ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous étiez une des seules présentes à l'investiture de Benoît Hamon, pensez-vous réconcilier les valsistes et les amonistes ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Espérez-vous ne pas revivre l'abandon des ténors du PS comme en 2007 ?
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en studio avec nous il y a Najat Valo Belkassem bonjour bonjour ministre donc de l'éducation on va vous entendre plus largement tout à l'heure dans laabcd de campagne sur le bilan du qu quinquen Holland mais pour l'instant forcément l'actualité votre réaction sur donc cette posture de de François Fillon qui reste candidat qui va être mise en examen maintenant on le sait dans l'affaire des emplois fictif présumé ça peut continuer comme ça vous pensiez qu'il allait qu'il allait peut-être mettre fin à sa campagne en tout cas il continue écoutez moi je je suis comme vous hein je réagis un peu à chaud euh j'ai le sentiment qu'il est en train de de s'aborder son camp mais ça j'allais dire c'est le problème de la droite euh mais que par ailleurs ce qui me préoccupe davantage c'est qu'il met en péril les institutions de la République parce que en appelant à la résistance en parlant de complot de quoi parle-til il parle de la justice française vous vous rendez compte tout de même quelqu'un qui est candidat à exercer la fonction suprême de notre pays dont normalement il doit se porter garant même la justice est en train de dire qu'il nous faut résister contre la justice c'est extrêmement grave et par ce terme de complot il va encore plus loin où il avait parlé de de coup d'état institutionnel donc il vise clairement la gauche au pouvoir dont vous faites partie ce jeu est dangereux selon vous mais terriblement dangereux pas simplement parce que ça fait prospérer le Front national on l'a suffisamment dit si si tout est pourri dans ce pays au fond autant voter Front national je pense que beaucoup d'électeurs pensent comme cela et et c'est un vrai problème mais en plus plus généralement la ministre de l'Éducation que je suis sait combien les théories complotistes ont déjà suffisamment court et notamment dans l'esprit des des jeunes et donc si de grands élus de grands responsables politiques eux-mêmes il donnent du crédit alors tout est complot autour de nous il n'y a plus aucune règle du jeu il n'y a plus aucune institution à laquelle on puisse se fier c'est dramatique à 12h passé de 48 minutes nous retrouvons donc la séquence interview de ce journal avec notre invité Najad valobelcassem on vous a entendu à l'instant donc sur François Fillon et l'annonce de sa mise en examen prochaine le fait qu'il poursuiveent sa campagne tout de suite c'est la séquence abécédaire de campagne avec aujourd'hui la lettre B comme bilan et c'est sopidel pont du service politique de France Culture qui vous interroge bonjour najade valobelcassem vous avez dit ce matin cette campagne ne ressemble à rien en raison des affaires en raison peut-être aussi de l'absence d'union de la gauche oui enfin cette campagne en tout cas on se rend compte qu'on est à quoi 6 semaines maintenant de du premier tour de l'élection présidentielle et la moitié des Français ne savent pas pourquoi ils vont voter pour qui ils vont voter et et le pourquoi d'ailleurs compte aussi parce que on vote pas simplement pour un homme ou pour une femme on vote aussi pour un projet pour un programme précis qui aide à y voir plus clair sur ses préférences ses affinités et aujourd'hui c'est vrai que cette campagne elle est marquée par des débats des polémiques des des affaires nen plus finir ça c'est certain mais très peu par des débats de fond de projet de société donc c'est mon regret sur le fond qui porte aujourd'hui le bilan de François Hollande est-ce que c'est benoî Hamont ou est-ce que c'est Emmanuel Macron je considère que c'est Benoît amont pour une raison simple c'est que bien sûr il a eu l'occasion y compris au sein de ce qu'on a appelé les frondeurs de se démarquer de tel ou tel aspect de la politique conduite pendant ce quinquena mais pour autant il s'inscrit dans dans la continuité de ce qui est la gauche dans l'héritage dans l'histoire de ce qui'est la gauche ce qui n'est pas le cas d'un autre candidat comme Emmanuel Macron que vous venez d'évoquer donc Benoît amont quand vous prenez son programme très concrètement sur beaucoup d'aspects on pourrait parler de l'éducation par exemple puisque je suis en charge de ce secteur vous vous rendez compte qu'on est bien dans une amplification de ce qui a été conduit pendant 5 ans il faut aller plus loin que ce qu'on a fait et il compte le faire et moi c'est ce qui me rassure sur des sujets qui me tiennent très à cœur que ce soit la lutte contre les inégalités que ce soit la force et la vigueur de nos services publi la protection du pouvoir d'achat des Français c'est des sujets que je retrouve chez benoî Amon que je ne retrouve pas ailleurs h quel est le bilan sur la jeunesse du quinquenat de Françis Holland vous savez que c'était une des grandes priorités qu'il avait qu'il avait donné euh les jeunes ont massivement voté Front national aux dernières élection oui parce que il y a un désenchantement démocratique dans notre pays je ne le ni absolument pas et je veux même bien qu'on parle de ce qu'on aurait pu faire mieux pour lutter contre ce désenchantement démocratique en même temps il faut dire aussi que ce désenchantement démocratique il vient un peu aussi de l'air du temps qui est un air de la vitesse de l'information du manque de recul et de mise en perspective de l'action politique qui fait que on retient souvent essentiellement ce qui dysfonctionne les trains qui arrive en retard mais qu'on parle très peu de ce qui fonctionne de ce qui marche je vous en donne un exemple s'agissant des jeunes oui pendant ce quinquena clairement on aura enfin réduit le chômage des jeunes on a quand même inversé cette courbe là et en particulier dans les quartiers populaires les quti prioritaire on ne le dit pas assez récemment on a parlé de la banlieue lorsque il y a eu l'affaire Tho on a dit est-ce qu'on en a fait suffisamment j'ai pas vu beaucoup de lignes sur au fait le chômage il a été réduit plus que depuis 7 ou 8 10 ans donc première chose deuxième chose regarder l'éducation à nouveau et notamment dans ces quartiers populaires on a recréé 60000 postes dans ce quinena on les a recréé surtout dans les quartiers qui en avaiit le plus besoin en contradiction total avec ce qui s'était fait sous le précédent quinena où quand 80000 postes avaient été détruits il l'avait été d'abord dans les quartiers populaires vraiment hein ne tenant aucun compte de la démographie parce que c'est là que la démographie est la plus dynamique pourtant donc il y a des choses qui se sont faites il y a des choses qui produiront leurs effets sur le long terme l'éducation en particulier il y a des choses qu'on voit déjà euh et je pense par exemple toujours pour rester sur la question des quartiers populaires à ce qu'on a fait sur le logement Emmanuel k encore ce matin en conseil des ministres nous faisait un bilan des chiffres du logement ça n'a jamais été aussi bien qu'aujourd'hui donc voilà moi je j'estime que sur la jeunesse en tout cas les perspectives sont meilleures aujourd'hui en 2017 qu'en 2012 pour revenir sur la campagne actuelle vous étiez une des seules présente à l'inistiture de Benoît amamont vous avez déjeuné hier avec Manuel Vals est-ce que vous pensez arriver à faire un lien à réconcilier les valsistes et les amonistes dans cette campagne je le souhaite de tout cœur sincèrement parce que moi au fond vous savez la raison pour laquelle j'apporte mon soutien sans État d'â à Benoît Hamont c'est que je suis très attachée à ma famille politique d'abord j'estime que nous sommes les uns et les autres ce que nous somm aujourd'hui ministres parlementaires élus locaux socialistes parce que le Parti socialiste nous a porté là avec son histoire son héritage ses militants et qu'il faut être reconnaissant de tout cela et qu'il faut poursuivre cette histoire il faut pas la brader pour des aventures hasardeuses qui ne ressemblent pour moi à rien et donc c'est la raison pour laquelle je souhaite que ma famille puisse se rassembler et pour qu'on se rassemble c'est comme dans un couple il faut que chacun fasse un pas vers l'autre donc il me semble que Benoît Amon tout de même a appelé les uns et les autres à contribuer à sa campagne qu'il a ouvert un conseil politique il vient qui veut maintenant il faut que du côté de ce qu'on appelle les socioréformistes auquels je crois appartenir et bien on fasse aussi cet effort de contribuer et d'enrichir son programme et notamment pour ceux qui le considèrent insatisfaisant sur tel ou tel point une dernière question vous espérer ne pas revivre ce qui s'est passé avec Segolen Royal en 2007 cet abandon des de beaucoup de ténors du parti oui parce que moi j'aimerais bien qu'on apprennent de nos erreurs passées en fait c'est pas compliqué en 2007 Colen Royal aurait pu l'emporter aurait pu l'emporter sincèrement il y avait un un ralebol de la politique de droite qui était àors conduite et il y avait pas véritablement de raison pour que ce soit un Nicolas Sarkozi qui l'emporte cette année-là c'est parce que nous avons été faiblebl en interne que Nicolas Sarkozi l'a emporté parce que quand c'est en interne qu'on se met à affaiblir son candidat et bien il est discrédité aux yeux des Français tout entier et donc là je ne veux pas qu'on recommette la la même erreur donc aujourd'hui j'en appelle à la responsabilité de mes camarades ne pas reconnaître les mêmes erreurs merci beaucoup Najad valobelkassem d'avoir été l'invité de la séquence interview de ce journal réalisé avec Sophie Delpont
Boris Vallaud