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interviewJordan Bardella· 7 février 2026 47 min

Jordan Bardella sur BFMTV : « Nos maires généraliseront l'armement des polices municipales »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jordan Bardella. Bonjour et merci infiniment d'avoir accepté cet entretien exceptionnel sur VFN TV. Nous sommes ici à Hagd dans les RAOS à l'occasion de l'un de vos premiers déplacements pour cette campagne des municipales pour soutenir vos candidats évidemment.

On va revenir sur l'enjeu de ce scrutin dans 5 semaines. L'enjeu pour votre partie, vos objectifs aussi mais cette interview intervient et est exceptionnelle à ce titre dans cette semaine très particulière pour votre partie. Les réquisitions dans le procès des assistants parlementaires du du RN ont été connues cette semaine.

Les réquisitions à l'encontre aussi de Marine Le Pen. Elle s'attendait à de la sévérité. Elles ont été sévères ces réquisitions et on verra avec vous évidemment les conséquences pour ell mais pour vous aussi précisément.

Mais d'abord, j'ai envie de démarrer cet entretien avec une question d'actualité. Jack Lang, le patron de l'Institut du monde arabe, ses liens présumés avec ce milliardaire Jeffrey Epstein aujourd'hui aujourd'hui décédé. Il est convoqué demain par le ministère des affaires étrangères.

Demain, dimanche, on a aussi après que le parquet national financier avait ouvert une enquête. Est-ce que vous comprendriez Jordan Bardella que demain soir à l'issue de ce rendez-vous au ministère des affaires étrangères, il soit toujours en poste ? Madame, je n'ai jamais compris euh la complaisance du système politique et du système médiatique à l'égard de Jack Lang qui il y a de cela quelques années a signé avec d'autres intellectuels de gauche après cette période 68 ardes une tribune dans laquelle il appelait à dépénaliser les rapports sexuels avec les enfants.

Tous ces gens se sont avant les années tous ces gens se sont racheté une virginité qu'ils ont en réalité dissimulé au travers de lien avec le monde politico-médiatique, au travers d'une proximité avec le président de la République Emmanuel Macron qui a fait le choix de renommer monsieur Lang à la tête de l'institut du monde arabe. Et la réalité c'est que Jack Lang a fréquenté Jeffrey Epstein après la condamnation en 2008 de cet individu pour détournement de mineurs et pour des faits qui étaient extrêmement graves puisqu'ils impliquaient des prostituées mineures notamment à l'époque. Donc moi je suis stupéfit expliqué en disant qu'il n'était au courant de rien, qu'il ne savait rien de ces accusations.

Je suis stupéfait de le voir aujourd'hui se pavaner sur tous les plateaux de télévision dans une défense qui est plus que bancale. et l'honneur et la dignité. La gravité du sujet impose non seulement de sa part le silence, mais surtout qu'il s'en aille et qu'il présente sa démission de l'Institut du monde arabe.

Sa fille a eu un petit peu plus, je dirais, de dignité, je mets des guillemets en se retirant de ses fonctions. Jack Lang devrait faire de même. La question lui a été posée cette semaine, il a dit non.

Est-ce que le gouvernement, le président de la République doit le forcer à le faire ? La question est la suivante : comment est-ce que le président de la République a-t-il pu euh réitérer, réaffirmer sa confiance à Jack Lang euh compte tenu euh du parcours qui a été le sien euh des engagements qui ont été le sien plus jeune ? On a le droit de changer d'avis, mais je crois que sur un sujet aussi grave que celui-ci qui concerne la protection des mineurs, l'honneur aurait dû pousser le président de la République non seulement à ne pas le nommer à la tête de l'institut du monde arabe, à reprolonger sa fonction, mais devrait dans le temps que nous connaissons le pousser à à quitter ses fonctions.

La protection des mineurs est un enjeu fondamental. C'est un enjeu de civilisation qui concerne tout le monde, qui ne concerne pas la droite, qui ne concerne pas la gauche, qui concerne l'ensemble du peuple français et l'ensemble de la classe politique. Et il est vrai qu'il y a eu des liens ambigus pendant de très nombreuses années entre cette mouvance qui a eu une mensuétude à l'égard des actes pédophiles, à l'égard des relations sexuelles avec les mineurs.

Une mouvance, vous évoquez ? Oui, il y a une mouvance. Il y a eu euh après 1968 un mouvement intellectuel euh situé bien souvent à gauche, hein.

On se rappelle de des propos de monsieur Con Bendit, de monsieur Lang, de monsieur Maznef il y a très longtemps, mais ce sont des gens qui ont continué d'être couverts par le Parti socialiste, par Emmanuel Macron ensuite et et les Français ont été extrêmement choqués. Mais entre-temps, il a été ministre de la culture, il a été une éminence euh politique, mais aujourd'hui, il doit le partir. Je précise quechéance l'institut de du monde arabe est une fondation de droit privée pilotée par 21 pays arabes et la France.

Euh s'ils ne peuvent pas et s'il ne veut pas démissionner, quelle doit être la conséquence ? Mais il il faut qu'il démissionne. La question n'est pas est-ce qu'il le souhaite ou non ?

Je pense que la descence, la dignité et l'honneur impose qu'il s'en aille et impose qu'il démissionne. Les Français n'ont aucune forme de tolérance à l'égard de ce petit type d'acte. Et encore une fois, la justice par l'intermédiaire du parquet national financier, a ouvert une enquête.

Mais les liens aujourd'hui avérés par l'intermédiaire de ces mails notamment et revendiqués par des images et par Jack Lang lui-même avec ce prédateur avec ce prédateur sexuel est extrêmement grave, me semble-t-il. Passons à ce sujet qui nous occupe aussi aujourd'hui les élections municipales. Nous sommes à 5 semaines du premier tour 15 mars prochain.

On vous a vu beaucoup en dédicace ces dernières semaines sur le terrain donc pour la la signature de votre dernier livre. Vous avez fait je crois un déplacement pour soutenir la candidate de Strasbourg mais finalement c'est votre premier déplacement ici dans le sud qui n'a sans doute rien ne doit rien au hasard. Le sud est une région où vous faites des scores relativement élevés à chaque fois.

Est-ce que c'est pas un peu tard pour démarrer en campagne ? Moi, je ne suis pas candidat aux élections municipales, mais j'assume dans ces 6 semaines qui nous séparent maintenant du premier tour ma responsabilité de de chef de parti. J'ai effectué, vous le rappelez, des déplacements dans le cadre de la campagne des élections municipales.

On est aujourd'hui à Agagdle où je suis allé soutenir notre candidat qui a des chances certaines de remporter la municipalité et nous pouvons permettre aux Français d'entamer l'alternance dont le pays a besoin dès le 15 mars prochain. Et donc moi, j'appelle évidemment les Français à se déplacer. Les maires Rassemblement national seront des maires qui refuseront toute augmentation de la fiscalité.

Il n'y aura pas 1 € d'augmentation de la fiscalité dans les communes qui seront dirigées par des maires rassemblement national. Ça c'est l'engagement que tous prennent. C'est d'abord l'engagement que tous prennent.

C'est l'engagement que moi je prends comme chef de parti et nous mènerons évidemment une action résolue et prioritaire contre l'insécurité. Les maires Rassemblement national seront des maires qui euh euh augmenteront de manière significative les moyens alloués notamment aux polices municipales. Et vous savez que nous nous battons notamment pour généraliser au niveau national l'armement de toutes les polices municipales pour augmenter les pouvoirs judiciaires des polices municipales.

Il y a un texte qui va être qui est en ce moment discuté au Sénat. Nous soutenons évidemment de ce point de vue là, vous avez aussi le soutien d'un Laurent Nunè ministre de l'intérieur qui qui va dans de ce sens. La sécurité, je dirais a bien pendant très longtemps été aujourd'hui un un un précaré, un thème sur lequel nous avons pendant de très nombreuses années tiré la sonnette d'alarme, notamment sur les conséquences du laxisme judiciaire, sur cette idéologie antipolis qui s'est installée dans les esprits notamment à gauche et à l'extrême gauche.

Mais aujourd'hui, la sécurité est la première des libertés. C'est une nécessité dans le pays et il y a plus un seul endroit aujourd'hui où nos compatriotes, qu'ils aient le cœur à droite ou qu'ils aient le cœur à gauche, sont épargnés par l'insécurité. Et si demain euh je suis à la tête du du gouvernement et si demain euh les Français nous accordent leur confiance dans le cadre des municipalités mais aussi au niveau national, nous ferons du rétablissement de l'ordre et de la sécurité notre première mission.

Mais vous en faites un test, vous avez je crois présenté environ 650 listes dans 650 communes. Selon un dernier décomte qui n'est pas complètement précis mais à date il y a visiblement une quinzaine de maires en France ou apparenté. Les élections il y a 6 ans ont constitué une petite désillusion quand même pour le parti.

Vous étiez aussi très haut dans les sondages mais finalement une seule ville conquise de plus de 100000 habitants. Est-ce que là vous vous fixez des objectifs ? Est-ce que vous avez un nombre de communes que vous aimeriez ravir ou finalement c'est prendre un peu de risque parce que peut-être le 22 mars vous n'auriez pas conquist ces communes ?

Mais quand on fait de la politique, on prend on prend des risques parce qu'on va au contact de nos compatriotes, on assume des convictions, on assume un engagement et moi, je veux rendre hommage à à l'ensemble des des Français qui vont porter les couleurs de leur parti politique. D'abord évidemment euh à au candidats du Rassemblement national, mais à tous les Français qui s'engagent dans le cadre de ces élections municipales. Vous savez, il y a 6 ans, en réalité, la campagne des élections municipales avait été un peu volée par la crise sanitaire et le contexte COVID avait en réalité entraîner une très faible participation à ces dernières élections municipales.

Mais il y a beaucoup de Français qui s'attendaient à voter dans le cadre d'une hypothétique dissolution de l'Assemblée nationale. Ils n'ont pas pu le faire parce que les partis politiques qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans, droite gauche, parti macroniste confondu, ont décidé de se rassembler pour priver d'une opportunité démocratique de s'exprimer sur l'avenir du pays. Ils ont privé le pays de stabilité majorité.

Vous faites ce comparatif finalement, on finalement parler du grand soir en 2024, il n'en a rien été. Vous avez plus que doublé vos députés mais vous n'avez pas obtenu une majorité. Je souhaite naturellement que les Français puissent utiliser ces élections municipales pour exprimer leur contestation à l'égard de la politique d'Emmanuel Macron et surtout à préparer l'alternance dans moins de 12 mois.

Madame, il faut que les Français aient conscience de cela, nous serons en campagne pour les élections présidentielles, pour les élections législatives. L'alternance est possible. L'espérance est aujourd'hui dans tous les esprits et moi je viens dire aux Français que le travail, il commence dès le 15 mars au premier tour.

Il y aura effectivement 650 candidats Rassemblement national soutenu par le Rassemblement national et nos alliés de l'UDR d'Éric Siotti. Et donc moi, j'appelle l'ensemble des Français, y compris d'ailleurs les électeurs de droite déçus par le parti des républicains à venir travailler à nos côtés dans le cadre de ces élections. Quand on vous entend Jordan Bardella, vous en faites un test, vous en faites un enjeu véritablement national en vue 2027.

C'est ça aussi un scrutin majeur. Euh vous savez, en moins de en moins de 15 mois, il y aura des élections municipales, consulaire, sénatorial, présidentielle et législatives. Ce que vivent les Français, c'est la conséquence de choix politiques.

Et moi, je viens leur dire que dès le 15 mars prochain, leur quotidien, il peut changer. Sur le niveau de fiscalité qu'il payent, sur la sécurité qui est assurée ou qui n'est plus assurée partout autour d'eux dans leur commune. Les villesenes seront également des villes qui seront, je dirais, très attractives pour l'économie locale.

Et et vous savez que il y a beaucoup de Moi, j'ai entendu des grands chefs d'entreprise français indiquer qu'ils ne souhaitait plus installer des entreprises ou des usines dans les mairies dirigées par la gauche ou par les écologistes compte tenu du politique. Et bien en tout cas, moi je dis à nos entrepreneurs, à nos artisans, à nos commerçants, les villes Rassemblement national doivent être des villes rayonnantes, elles seront des villes attractives et vous êtes évidemment les les bienvenus pour innover, entreprendre, pour vous installer. Il y a bon vivre.

On est ici à quelques dizaines de kilomètres d'une des plus grandes villes dirigées par le Rassemblement national Perpignan avec Louis Aliot. L'an dernier, la délinquence a encore baissé de 10 % grâce à l'action résolue de Louis, de ses équipes et d'une police municipale renforcée dans ses moyens et dans ses prérogative. Une question, si on se projette, j'anticipe peut-être le on fera du cas par cas, mais l'entre de tour, euh quel sera quelles seront vos stratégies ?

Si par exemple certains de vos candidats sont en position de se maintenir mais par leur maintien, je précise se maintenir, il faut avoir 10 % des voix au moins pourrait par exemple faire élire un maire de gauche, un maire insoumis. Pourrait-il se retirer ? Et est-ce que vous envisagez aussi des alliances encore une fois locales avec les républicains, avec Reconquête quand il se présentent ?

Est-ce que ça fait partie aujourd'hui de vos discussions ? Nous n'excluons rien par principe et je fais la même réponse à votre première question comme à votre 2uxem question. Euh l'essentiel aujourd'hui est que euh les Français accordent et que les patriotes accordent aux listes du Rassemblement national et de ses alliés la dynamique la plus forte possible au premier tour.

S'agissant du second tour, nous ferons évidemment du cas par cas parce qu'en réalité, il y a pas une élection municipale et il y a euh des milliers d'élections municipales dans les 36000 communes euh françaises. Et donc nous analyserons les choses au cas par cas. Maintenant, moi je ne suis pas fermé à ce qu'il y ait des discussions sur de potentielles listes d'union ou listes de rassemblement au second tour si par exemple il y a un danger de voir euh le l'extrême gauche euh s'emparer d'un certain nombre de municipalités.

Quit à se retirer et vous pourriez aussi mettre en danger des candidats les républicains qui pour le coup sont très implantés sur le plan local jusqu'à vous retirer, jusqu'à créer des alliances. Là aussi ça peut faire partie de cette stratégie et donc je vais plus loin évidemment cette question de l'Alliance des droite sur lequel vous êtes beaucoup plus allant que Marine Le Pen. Ça c'est une réalité.

Sur les municipales par définition je ne peux pas vous répondre parce que cela dépendra du contexte local. Euh cela dépendra de la volonté de nos candidats et de la stratégie que nous mettrons en place euh commune euh par commune. Donc il il est pour moi très difficile de vous répondre euh par principe et et nous analyserons évidemment au soir du premier tour avec euh notre direction de campagne avec l'ensemble de nos candidats, la stratégie qui sera celle du second tour.

Comprenez bien que nous partons aux élections pour gagner et moi, j'appelle évidemment les Français à nous donner le plus de force possible dès le premier tour pour faire rentrer dans les conseils municipaux soit des exécutifs Rassemblement national, soit évidemment des groupes d'opposition Rassemblement national dans des communes où nous serions peut-être moins favoris, je dirais, au Oui, mais ce sont des deals que par principe vous n'excluez pas. Au au lendemain, le 16 mars prochain, vous prendrez la carte et vous direz peut-être que on devra en passer par là. politique, il ne faut jamais rien exclure.

Hm. Mais vous serez aussi comptable d'une ouverture et de quelque chose que Marine Le Pen est peut-être moins en accord, sur lequel elle est moins en accord. Non, d'abord nous travaillons en étroite coopération avec Marine et nous prendrons évidemment nos nos décisions ensemble au cas par cas avec la direction du rassemblement national et nous regarderons qui au cas par cas est partisan d'une discussion sur la sécurité sur le rétablissement des comptes publics sur la défense de la laïcité de notre tradition de notre identité dans les communes et en fonction évidemment des circonstances nous tendrons la main à de potentiels alliés qui pourraient eux aussi d'ailleurs être dans une démarche d'union et de rassemblement.

Vous savez, moi je je fais pas de la politique uniquement pour mon parti politique. Je considère que pour gagner les élections, il faut le dépassement, il faut l'union, il faut le rassemblement le plus large possible. Et donc, je souhaite que dans les mois qui nous séparent désormais à la fois des élections municipales et d'élections nationales comme la présidentielle, nous soyons en mesure d'être une plateforme de rassemblement qui tendra la main à l'ensemble des patriotes qui veulent rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, qui veulent rompre avec le déclin, le déclassement du pays, le désordre qui règne aujourd'hui dans notre société.

Et moi, je suis évidemment compte tenu des responsabilités qui sont aujourd'hui les ntres. Nous sommes aujourd'hui donnés en tête à la fois d'élections présidentielles et d'élections législatives. Donc notre rôle, il est historique et nous devons évidemment naturellement rassembler et tendre la main.

En parlant des patriotes, vous êtes surpris sur le la percée de Sarah Knafo à Paris euh dans les sondages. Elle est donnée devant votre candidat Thierry Mariani. Qu'est-ce qu'elle vous inspire ?

Est-ce qu'elle elle apparaît comme une sérieuse candidate, ça c'est un fait, mais concurrente peut-être ? Non, je crois pas qu'elle soit une concurrente. D'abord, ce que vous indiquez est un sondage et je me permets de vous rappeler que à Paris, lors des élections présidentielles, Éric Zemour était devant le rassemblement national.

Je je le déplore parce que j'aurais préféré évidemment que nous arrivions en tête y compris dans la ville capitale, mais les équilibres qu'on regarde aujourd'hui à Paris sont des équilibres extrêmement classique par rapport à ce qu'on a pu voir lors de l'élection présidentielle. Les sondages sont des sondages. Je vous rappelle que pendant la présidentielle Éric Zemour était donné devant Marine Le Pen et qu'il a fini à 7 %.

Donc c'est à la fin de la course que l'on fait les comptes. Maintenant Sarah Knafo doit dire si oui ou non elle compte s'er avec les macronistes parce que moi je vois de sa part la tentation de ouvrir ses bras au Macroniste. Je l'ai entendu appeler une alliance avec Pierrive Bournael qui est le candidat d'Emmanuel Macron dans ses élections municipales.

Or je pense que le changement que ce soit dans la capitale ou partout en France ne pourra pas se faire avec les gens qui ont échoué. Et je pense qu'il ne fait jamais bon dans les temps que nous connaissons de vouloir plaire au système à tout prix. J'aimerais vous interroger Jordan Bardella aussi sur les propos quand vous vous avez annoncé vos listes, votre stratégie, vous disiez, le parti disait "Notre objectif n'est pas de faire le plus de listes possible mais de choisir la qualité plutôt que la quantité." Absolument.

Euh la qualité parfois se discute. J'en où je veux en venir. Il y a encore quelques candidats problématiques quand même.

Vous avez désinvesti le le candidat RN de la ville de Carpentra. Euh vous avez pris des décisions après des posts sur les réseaux sociaux ouvertement homophobes, ouvertement raciste. Je l'ai fait parce que je n'ai aucune forme de tolérance avec ce type d'attitude et ce type de propos.

Mais quand même comme si vous n'avez rien appris des élections législatives de 2024, ça vous a été reproché ? Vous avez pris là aussi des décisions. Vous avez parlé de de brebis galeuse.

Nos confrères de libération ont fait une liste non exhaustive mais de candidats très problématiques. Pourquoi ne pas avoir plus tiré les conclusions de de ce qui s'était passé il y a un an et demi ? euh que celui qui n'a jamais pêché me jette la première pierre. et et je suis toujours extrêmement euh j'accueille toujours le le rôle d'inspecteur des travaux finis euh qu'and un certain nombre de de d'éminentes observateurs avec toujours un sourire un petit peu nartes observateurs qui vous ont permis de désinvestircie de contribuer à la montée en gamme et à l'exigence du niveau du débat démocratique français dans une organisation humaine madame. et je vais vous faire la même réponse que j'ai déjà eu l'occasion de vous faire il y a quelques mois lorsque nous parlions des précédentes élections législatives.

Lorsque dans une organisation eux-mine, vous accueillez euh l'espace d'une campagne électorale 25000 à 30000 candidats, il est possible euh au Rassemblement national dans un autre parti politique comme dans toute autre organisation humaine, qu'il y ait sur quelques doigts de la main des personnalités qui tentent de se greffer à ce mouvement et qui ont une attitude, des propos ou des positions politiques qui ne répondent pas aux positions de la direction du mouvement, des députés ou à la ligne politique qui est celle du Rassemblement national. Ma main n'a jamais tremblé et merci de de rappeler que en l'occurrence s'agissant du cas de Carpentra, à partir du moment où j'ai eu connaissance des propos qui ont été tenus par ce candidat il y a quelques années sur son compte Twitter, j'ai dans le quart d'heure la responsabilité non seulement de le désinvestir mais de l'exclure du Rassemblement national en tout cas de solliciter la commission des conflits. Mais j'aimerais que ce travail candidat pourrai être exclus aussi ou désinvestis dans les prochains jours. que ce travail, la règle a toujours été la même.

Euh moi, j'appelle l'ensemble des patriotes, l'ensemble des Français qui souhaitent s'engager dans la vie politique euh à le faire avec une certaine forme d'exigence et les candidats du Rassemblement national et nous avons encore une fois été très exigeant et eux-mêmes le sont avec leur propre colistiers de le faire toujours avec le respect de la ligne politique du mouvement. Lorsque certains s'en sont éloignés, j'ai toujours pris mes responsabilités mais j'aimerais que les autres mouvements politiques aient cette même exigence. Or, je note que la dureté des règles avec laquelle nous pratiquons nous euh la politique ne soit pas exigée avec les avec mes concurrents politiques.

Je vois que à gauche d'ù cette observation de Sébastien Chenu ? Je vois qu'à gauche on onattire pas plus de dingues que dans d'autres parties. C'est c'est pas c'est pas que des dingues.

C'est pas que des dingues, c'est parfois des propos qui sont bien sous le coup de la loi. Madame à BFM TV ou dans de les rédactions, vous avez eu vous avez eu l'occasion de travailler. Il n'y a jamais eu des personnalités des salariés, des employés qui ont eu des propos, des attitudes ou des comportements qui ne correspondent correspondaient pas aux valeurs de l'entreprise.

Et bien comme dans toute organisation humaine, quand il y a des personnalités qui effectivement ne répondent pas aux critères qui sont les nôtres, et bien nous agissons. Ma main n'a jamais tremblé et elle ne tremblera pas. Le Rassemblement national n'a pas varié non plus dans ses valeurs.

Vous voyez, nous défendons tous les Français, quel qu'il soi quel que soit leur origine, quel que soit leur couleur de peau, quelle que soit leur confession et le Rassemblement national sera toujours un bouclier contre toute forme de discrimination. J'aimerais en venir à la situation politique. Sébastien Lecnu a réussi dans la douleur à faire adopter finalement son budget six motions de censure dont trois déposés par le RN.

Vous disiez notamment quand ce n'était pas Sébastien Lecnu mais un certain Michel Barnier qui était aux affaires que vous aviez le droit de vie ou de mort sur le gouvernement. C'est plus du tout le cas. Madame, monsieur le cornu n'a pas fait passer ce budget dans la douleur.

Il l'a fait passer avec un coût considérable pour le portefeuille des Français parce que ce budget qui a été, je pas dire voté, mais qui est en tout cas été imposé au pays par le biais du 493 l'a été contre les intérêts économiques de la nation et contre l'intérêt budgétaire du pays. C'est un budget qui accroit la dépense publique de 30 milliards d'euros supplémentaires qui augmentent les prélèvements obligatoires et qui augmentent notamment les impôts sur les entreprises françaises à l'heure où on nous parle matin, midi et soir de la nécessité de l'autonomie stratégique de réindustrialiser. Certains de vos opposants disent que le RN a voulu faire voter je crois 34 milliards d'impôts supplémentaires.

Mais ça n'est pas vrai. le Rassemblement national et le seul mouvement politique qui proposait non seulement de baisser les dépenses de l'État mais également de baisser la fiscalité et nous avons notamment proposer un contrebudget. Donc ma boussole en matière économique, c'est l'intérêt national.

C'est l'intérêt des classes populaires et des classes moyennes dont le pouvoir d'achat est toujours plus douloureux et qui sont toujours plus étranglés lorsqu'ils doivent mettre de l'essence dans leur voiture, payer leurs factures d'électricité, faire le plein de course ou de nos entreprises qui doivent aujourd'hui remettre le pays sur le chemin de la production et sur le chemin de la croissance. Or, quand on vote une surtaxe d'impôts sur les sociétés, quand on vote une augmentation de la flat taxe pour les petits épargnants, et bien on fait le choix non pas de la croissance mais de la décroissance. Et donc le choix qui a été fait par monsieur le cornu, c'est de vendre l'économie française au Parti socialiste et à Cubi et tout cela nous coûte beaucoup d'argent.

Donc nous remettrons le pays sur le chemin de la raison budgétaire et je considère que en matière économique, le macronisme aura été le socialisme empire. Est-ce que vous considérez que Sébastien Lecnu est parti pour rester ? jusqu'en 2027, est-ce que finalement vous avez fait le deuil de ce que vous réclamiez à longueur d'interview de prise de parole d'une nouvelle dissolution ?

Est-ce que l'État chronologiquement on est en février 2026, ça n'arrivera plus et vous cesser de le réclamer. Il il faut jamais dire jamais en politique, mais l'hypothèse de la dissolution naturellement s'éloigne. Et elle s'éloigne parce que les Républicains, le Parti socialiste ont fait le choix d'être les béquilles d'Emmanuel Macron et de permettre au Macronistes, monsieur le Cornu en tête, de poursuivre leur politique de décroissance, d'hyperfiscalité. d'impuissance contre l'insécurité et contre l'immigration.

Ils ont fait le choix main dans la main, non pas seulement de s'allier, mais je dirais de de se je dirais de se donner. C'est-à-dire autant les le Parti socialiste s'est fait madame le Parti socialiste s'est fait acheter par monsieur le Cornu mais les républicains de monsieur Rotaillot eux se sont donner puisqu'ils ont voté pour le projet de loi de finance de la sécurité sociale qui prévoyait notamment l'augmentation de la CSJ et l'augmentation de la flat taxe pour les petits épargnants. Est-ce que c'est une politique de droite en matière économie ?

Je crois que monsieur Retaillot a perdu toute forme de crédibilité et c'est bien dommage et c'est la raison pour laquelle moi je veux tendre la main aussi au-dessus des Républicain en leur disant "Venez avec nous, venez travailler à nos côtés, nous vous tendons la main et je crois que sur un certain nombre de sujets notamment sur la nécessité de de décréter la paix fiscale dans le pays, de remettre la nation sur le chemin de l'autorité et de l'ordre, et bien nous partageons l'essentiel et nous devons travailler ensemble." Vous pointez les républicains juste retour en arrière finalement vous les pointez du doigt sur leur manque de cohérence finalement mais vous n'excluez pas quand même de travailler avec eux sur le plan local. Ça ça peut faire partie quand même.

Même si vous dénoncez leur stratégie politique sur le plan local c'est pas impossible. Bon moi je ferai jamais la stratégie du pire pour le pays. Ni celle du chaos ni celle du désordre.

Et il y a aujourd'hui une déconnexion très claire entre les cadres des Républicains, entre monsieur Retaillot et la base à la fois des sympathisants, des militants, des électeurs LR de tout ce peuple de droite qui pendant de nombreuses années a cru à la fois en Nicolas en Nicolas Sarkozy puis en François Fillon. Et il y a aujourd'hui beaucoup d'électeurs du Rassemblement national qui viennent euh de cette famille politique, pas que parce que je crois qu'on est aujourd'ui une force de rassemblement très large, une force de dépassement qui doit euh parler à tous les Français qu'ils aient eu pendant longtemps le cœur à droite ou le cœur à gauche. Nous sommes cette force de dépassement mais forcé de constater qu'il y a un décalage aujourd'hui inoui entre monsieur Retaillot qui a été le ministre de l'intérieur d'Emmanuel Macron qui s'est assis pendant de nombreux mois dans un conseil des ministres entre Elizabeth Born et Emmanuel Val, c'est-à-dire entre des socialistes et il n'y a jamais eu autant d'immigration en France aujourd'hui.

Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France que sous le ministère de monsieur Rotaillot à la place Bovau. Donc je veux dire cette déconnexion entre la tête des républicains et et le peuple de droite est avéré depuis très longtemps et moi je n'ai qu'une seule boussole, c'est l'intérêt du pays et la nécessité de nous rassembler en vue des prochaines élections présidentielles et des élections législatives. Jordan Bardelà, avant d'en d'en venir à à la suite à Marine Le Pen, à votre avenir aussi, juste une très courte question quant à cette image publiée sur les réseaux sociaux de Donald Trump hier qui a suscité l'indignation euh une vidéo montrant Barack et Michel Obama en singe.

La vidéo a été retirée. Donald Trump s'est défendu vendredi de tout racisme et quand même quand vous avez vu ça, vous vous êtes dit quoi ? Vous le croyez ?

La ficelle est grosse, non ? Quand même ? Euh je je n'ai pas vraiment d'humour à l'égard de ce type de de ce type de provocation.

Euh et je crois que ça participe à mettre le débat public et le débat politique euh dans le canivau. Je n'aime pas les outrances. Je pense que la politique exige une forme de dignité, une forme de hauteur.

Ce que n'a pas Donald Trump dans ce cas-là, ce que n'a pas en ce moment Donald Trump, c'est au peuple américain de porter un jugement sur le président Trump. Moi, je ne fais pas de moral avec des dirigeants étrangers. Euh le président Trump, encore une fois, est engagé dans la défense exclusive euh des intérêts des États-Unis d'Amérique.

Et j'aimerais qu'on prenne conscience que le monde qui vient est un monde de plus en plus violent, un monde de plus en plus brutal et que euh dans cet encerclement aujourd'hui entre euh des nations à l'est comme à l'ouest et évidemment que les États-Unis portent cette idée-là, qu'ils s'éloignent de la conception nationale pour une vision impériale de leurs intérêts économiques et géopolitiques que l'on prenne conscience que on ne peut pas faire que de la morale. Nous devons créer les conditions du réarmement économique, stratégique et politique à la fois des nations européennes, mais d'abord et avant tout de la France. Parce que moi je ne veux pas que les États-Unis d'Amérique, que la Russie de Vladimir Poutine ou que la Chine soi les nations qui écrivent demain et après-demain l'avenir du peuple français et l'avenir des Européens.

Nous sommes une grande nation. Nous avons toujours contribué dans le concert des nations à la voie des non alignés. La France doit disent et qui pointe le fait que vous oscilez avec Donald Trump entre une forme d'inspiration, les propos sur les vents de liberté, vous êtes revenu et vous avez effectivement temporisé en disant qu'il fallait être très vigilant mais c'est vrai que c'est un personnage via même s'il se défend, la vidéo a été retirée, il s'est défendu, c'est un employé, ce n'est pas lui qui pose question dans ces méthodes.

Mais l'enjeu n'est pas de savoir si ces méthodes posent question. Euh j'ai dit précisément, mot pour mot, ce qui allait arriver lorsque le président Trump a été élu et je prends à témoin les interventions que j'ai fait devant le Parlement européen le lendemain de son élection comme le lendemain de son investiture en indiquant que si la politique de Trump revêtait une dimension nationale et qu'il se concentrait exclusivement sur la défense des intérêts des États-Unis d'Amérique, alors cela revtirait une mauvaise politique et serait une mauvaise chose pour la France et pour l'Europe. J'avais appelé à la suspension du Green Deal et à ce cette avalanche de normes qui s'ase sur les entreprises et sur l'industrie française et européenne en indiquant que nous devions recréer les conditions de la souveraineté, de l'autonomie, de la croissance, de l'indépendance nationale.

J'ai dit tout cela et donc il se passe précisément ce que nous avions dit. Mais je dis aussi une chose très simple, c'est que dans le monde qui est en train de s'installer autour de nous, le langage qu'il faut parler, c'est celui du patriotisme, c'est celui de la souveraineté, c'est celui de la défense de l'intérêt national. D'abord et dans ce monde qui est en train de se mettre en place, nous sommes par définition les mieux à même de défendre les intérêts de la force.

Vous ne dites pas celui de la force ? Si je le dis, celui de la force bien sûr. Vous savez l'écueil de la France et de l'Europe qui a aussi été l'écueil d'Emmanuel Macron a été de vouloir s'habiller en enfant de cœur dans un monde où tous les grands dirigeants politiques sont habillés en tris.

Les grands dirigeants politiques de ce monde, c'est vrai avec Trump, c'est vrai avec Poutine, c'est vrai avec le président chinois, mais c'est aussi vrai avec Erdogan, ne comprennent et n'entendent que le rapport de force. à partir du moment vous laissez je dis qu'il faut parler le langage aussi parfois de la force lorsque les intérêts sont menacés et donc nous devons notamment en matière diplomatique en matière de défense retrouver les moyens de notre autonomie porter les forts de défense progressivement à 3 % 3,5 % du PIB d'ici à 2035 ce sont les objectifs et la feuille de route qui a été fixée par l'OTAN. Nous devons déverrouiller les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance pour faire en sorte queon ne dépende plus de l'étranger.

Et voyez bien que l'Europe aujourd'hui est encerclé à l'ouest par une vassalisation technologique à l'égard des États-Unis, à l'est par une vassalisation industrielle à l'égard de la Chine par des pressions migratoires de plus en plus fortes au sud. Et moi, mon ambition, c'est de refaire de la France une grande puissance qui soit capable de parler demain et après-demain d'égal à égal avec les grandes nations de ce monde. Refaire de la France une grande puissance, mais dans quel rôle ?

Comment et à quel niveau à l'Élysée à Matignon ? Cette semaine, les avocats généraux ont requis. C'était c'était mardi dans le procès en appel des assistants parlementaires.

À ce moment de l'entretien, il n'est pas ici le lieu de refaire le procès de ce qu'il s'est dit. Mais les réquisitions notamment à l'encontre de Marine Le Pen ont été sévères. Elle le pressentait.

Elle l'avait confié à certains confrères, certains journalistes. Vous êtes, je crois, au siège du parti mardi à 18h30 quand vous apprenez ces réquisitions. 5 ans d'inéligibilité, 4 ans de prison d'ent ferme aménageable sous bracelet électronique. question un peu personnelle quand vous apprenez ces réquisitions qui ne valent pas jugement encore une fois soyons très prudent mais est-ce que vous vous dites je fais un pas de plus vers 2027 moi Jordane Bardella, moi le plan B si elle ne peut pas y aller non je me dis d'abord qu'il n'y a pas de surprise dans ces réquisitions ce sont des récusations des réquisitions pardon de l'accusation et donc le procès n'est pas terminé et le temps qui nous sépare de ce samedi soir à mercredi est le temps où précisément nos avocats vont plaider notre probité, notre intégrité et notre totale bonne foi.

Donc je ne me dis pas on fait un pas de plus, je me dis le combat judiciaire, il fait partie du combat politique. Mais vous savez ça par cœur, Jordan Bardella. Les réquisitions en première instance ont été très largement suivies.

Encore une fois, l'appel est un autre procès, mais quand même, elles l'ont été. Mais vous me permettrez de ne pas m'exprimer compte tenu du fait que euh nos avocats sont au moment où je vous parle en train d'assurer euh notre notre défense et de rappeler qu'on parle ici d'un désaccord administratif sur la façon dont travaillent des assistants au Parlement euh européen. terme des accords administratifs qui qui était utilisé vous étiez sur notre antenne lundi matin utilisé dans la plédoirie de l'avocat des partis civiles maître Maisonneuve qui dit en gros non ce n'est pas un désaccord administratif certes il n'y a pas d'enrichissement personnel mais il y a du détournement de fonds public ça c'est la réalité du dossier entre maison neu et l'avocat du parlement européen il est bien naturel qu'il prenne la défense de son client désaccord administratif madame nous oppose depuis maintenant près de 20 ans au Parlement européen.

Il n'y a dans cette affaire ni d'emploi fictif, ni d'enrichissement personnel. Ce qui est en train de se jouer au moment où nous nous parlons est décisif pour l'avenir du pays et pour l'avenir de la démocratie française. Parce que une peine d'inéligibilité de 5 ans empêcherait Marine Le Pen qui est aujourd'hui donné au second tour de l'élection présidentielle potentiellement gagnante qui a été candidate à trois reprises à la mère des élections qui est l'élection présidentielle de pouvoir se présenter.

Donc c'est une épreuve, c'est une épreuve qui est difficile mais je la mène au côté de Marine Le Pen. Je lui ai toujours été loyal, je lui serai toujours d'une totale loyauté. Et vous savez que nous avons décidé ensemble de constituer un ticket à Marine, la course à l'Élysée, à moi la préparation du rôle de chef de gouvernement à Maton.

Et je le dis, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, nous serons présents sur la ligne de départ de ce premier tour de l'élection présidentielle, même si tout est fait pour nous empêcher. Et nous partons évidemment dans cette élection avec l'ambition de la gagner et d'offrir au français l'alternance. Vous dites très régulièrement que vous l'avez en ligne, vous la voyez forcément.

Certains la décrivent et même elle se dit parfois un peu résigné. Est-ce que c'est ce que vous ressentez ? Non.

Non, j'ai c'est beaucoup de déférence et vous le savez beaucoup de d'admirations pour Marine à qui je dois la place que j'ai aujourd'hui à la fois dans la vie politique mais aussi celle que la voix que je porte devant vous. Et Marine n'a jamais été résignée. Marine Le Pen est une battante.

Elle est d'une solidité à toute épreuve qui a souvent étonné, y compris les observateurs et ses adversaires politiques. Et donc, elle se bat avec l'énergie, la détermination, la conviction que cela suppose et moi, je me tiens naturellement à ses côtés dans cette dans cette bataille. Pas résigner, il y a pas un peu de méthode coué quand même Jordane Bardella ?

J'entends que vous souhaitez que ce soit votre candidate, mais quand même, elle dit "Si les réquisitions sont suivies, je serai empêché, je ne pourrais pas y aller." C'est un fait. C'est un fait.

Et donc de fait parce que gouverner c'est aussi prévoir. Vous l'avez dit plusieurs fois en parlant de vos opposants, peut-être qu'il n'avait pas assez prévu. Vous vous prévoyez la suite.

Est-ce que vous vous tenez prêt à être le candidat du rassemblement national en 2027 ? La dessence m'impose de ne pas répondre à cette question madame parce que nous sommes précisément dans une phase où nous faisons valoir devant la cour d'appel de Paris notre innocence, l'innocence de Marine et l'innocence du Rassemblement national. Donc je ne me mets pas dans cette perspective parce que je me mets dans la perspective où Marine pourra forte de de l'innocence qui lui sera rendue par cette décision de justice pourra porter nos couleurs lors de l'élection présidentielle.

Donc je n'entrerai pas dans ce jeu et je comprends bien que d'ici à la décision, au verdict final, tout sera fait pour essayer de m'arracher un un bon mot ou un mauvais mot selon le point de vue se place. Vous avez naturellement essayé mais je commence à avoir l'expérience du jeu médiatique et donc je ne vous ferai pas ce plaisir. Euh est-ce que il y a pas une forme de mais à coule pas forcément prononcé verbalisé mais dans l'attitude de vous mais aussi des députés du Rassemblement national quant à la critique de la justice ?

Je vous est revenu quand même en boomerang notamment à l'occasion de ces réquisitions. Les avocats généraux ont dénoncé, je cite, une stratégie de délégitimation de la justice. Les prévenus, disent-il, ont conduit à installer un climat délétaire dont les magistrats font aujourd'hui les frais.

Certains députés ont parlé de tentative d'assassinat. Vous avez parlé de tyrannie des jues. Est-ce qu'impossible candidat à la présidentielle peut dire cela ?

D'abord, je me garderai bien de de toute forme de polémique au moment où le procès est en cours et vous noterez une forme euh de comment dire de sobriété de ma part depuis le début de ce procès précisément pour ne pas Mais sobriété, pardonnez-moi, vous n'aviez pas eu en premier je vous répondre je vais vous répondre pour ne pas externaliser le débat qui est aujourd'hui en cours devant la cour d'appel sur le terrain médiatique ou sur le terrain politique. Donc je me suis abstraint depuis le début de ce procès à une forme de sobriété et de respect des procédures qui sont aujourd'hui en cours. Vous parlez de boomerang mais le boomerang, il est d'abord revenu devant la cour de première instance, devant le tribunal parce que lorsque le parquet général requière une peine d'inéliggibilité sans exécution provisoire à la différence de la première instance jusqu'à allant jusqu'à préciser que le trouble à l'ordre public viendrait précisément de l'empêchement d'une candidate donnée au second tour de l'élection présidentielle d'assumer ses responsabilités et d'assumer ce rôle démocratique qui est aujourd'hui conféré par les Français en tout cas dans les sondages et qui l'a été à trois reprises lors de l'élection présidentielle.

Ça veut bien dire que ces outils juridiques qui ont été utilisés contre Marine et encore une fois j'ai une liberté de parole que on n peut-être pas quand on est concerné par la procédure était évidemment une décision politique. Donc j'assume mes propos mais compte tenu du fait que la procédure est en cours, je m'abtiens et et vous le comprendrez à une sobriété dans la formulation les critiques qui peuvent s'exprimer sur sur la justice. Mais une sobriété que vous n'avez pas eu il y a un an parce que le procès était terminé.

Et encore une fois madame Non, je suis désolé. Il y a une pétition une pétition a été lancée après les rétis. Je maintiens ma position.

Ouais. Euh l'exécution provisoire ne se justifier pas. Une exécution provisoire est là pour empêcher un risque de récidive.

Marine Le Pen n'est plus députée européenne. Marine Le Pen n'est plus présidente du parti. Marine Le Pen n'est plus présidente du groupe au Parlement européen, soit par un risque de trouble à l'ordre public.

Or, la position que nous avions prise était précisément d'indiquer que le trouble à le ruc viendrait de l'impossibilité de Marine Le Pen de concourir à l'élection suprême. Et je vous rappelle que cette exécution provisoire a été motivée dans le document de première instance par le fait que Marine Le Pen pourrait se retrouver en capacité d'être élu présidente de la République. Donc il faut faire du droit, pas de la politique et je suis extrêmement attaché à l'état de droit et à ce et cette exécution provisoire n'est plus requise en appel par les avocats par les avocats généraux.

La décision sera connue au mois de au mois de juin prochain. Une candidature donc que vous espérez toujours conditionné au fait donc que cette peine d'inéligibilité soit ramené à à 2 ans au moins. Il était si question de peine de prison 4 ans dont un ferme aménageable sous bracelet électronique.

Est-ce que la le portre d'un bracelet est un motif d'empêchement pour Marine Le Pen parce que à ceux qui nous écoutent un bracelet électronique ça vous oblige à des horaires de présence chez vous le weekend. Est-ce que c'est possible de faire campagne sous bracelet électronique ? De fait, ça rend les choses beaucoup plus compliquées et Marine Le Pen l'a dit, elle s'est exprimée et elle se bat, elle se bat pour prouver sa probité, son intégrité totale dans cette affaire et elle prendra sa décision et et nous en discuterons à l'issue du verdict.

Encore une fois, ce ne sont que des réquisitions qui viennent de la part de l'accusation et il est bien normal qu'elle mettent par définition en accusation le le Rassemblement national, même si évidemment nous contestons tout cela. J'entends votre grande prudence, j'entends votre loyauté à Marine Le Pen à qui vous devez tout. Mais est-ce que vous êtes finalement avec les les mois et les années si interchangeable que cela ?

Quand on voit le dernier sondage plutôt très flatteur pour vous Audoxa pour le Figaro, 69 % des sympathisants du RN de votre parti estime que vous seriez un meilleur candidat. Vous êtes plus populaire que Marine Le Pen pour 57 % des interrogés, vous êtes capable d'exister politiquement sans Marine Le Pen. Est-ce que finalement si on tire un fil, le nom Le Pen peut dans cette élection présidentielle être un moins être un handicap ?

Mais madame, je ne rentrerai pas dans ce type de de de commentaires à la fois sur les sondages que que vous mentionnez qui sont flatteurs pour le Rassemblement national parce que flatteur pour vous. Pourquoi ne pas je vous sens gêné quand ? Parce que non, pas du tout.

Je suis pas gêné mais je j'accueille la dynamique qui nous porte collectivement parce que la dynamique elle nous porte collectivement avec d'abord beaucoup d'humilité surtout une injonction à la responsabilité. Euh nous ne sommes pas des artistes, nous ne sommes pas des chanteurs, nous ne sommes pas des acteurs. Et donc euh la popularité et du moins la confiance des Français euh envers des dirigeants politiques euh nous conduit à un devoir impérieux euh qui est celui de porter les espoirs des millions de Français qui attendent aujourd'hui l'alternance et qui attendent aujourd'hui un changement de de politique.

Madame, regardez l'État de la France aujourd'hui. Regardez l'état dans lequel Emmanuel Macron a mis notre pays depuis 10 ans. Nous étions une grande puissance agricole.

Euh nos agriculteurs sont aujourd'hui en train de de crever sous le poids des normes, sous le poids de la concurrence déloyale. Depuis 50 ans, nous étions autosuffisants en matière alimentaire. Nous sommes aujourd'hui dépendants de nos importations.

Nous étions une grande nation automobile. Nous avons ces 10 dernières années, sous le poids des décisions d'Emmanuel Macron et de la Commission européenne perdu 40000 emplois dans la filière automobile industriel alors que ça a toujours été un joyau de l'industrie française et européenne. Regardez l'insécurité qui est en train de s'installer partout sur notre territoire.

Il y a quelques heures, des une bande d'assassins ont jeté une grenade à Grenoble dans un institut de beauté. On est en train de s'habituer, au pire, on est en train de s'habituer euh à euh la multiplication sur notre sur notre territoire des bandes criminel. Donc nous serons demain euh au pouvoir, j'en suis convaincu, et nous aurons une responsabilité éminente.

Si c'est pas nous qui le faisons, alors personne ne le fera à notre place. Le temps presse et je crains que dans 5 ans ou dans 10 ans, il soit trop tard. Donc comprenez bien que notre responsabilité avec Marine, c'est non seulement de rester uni, c'est de travailler main dans la main.

Nous ferons campagne ensemble jusqu'au verdict de l'appel et après le verdict de l'appel et jusqu'au premier tour et jusqu'au second tour de la présidentielle, nous ferons campagne ensemble. Mais de vous organiser aussi encore une fois euh certains vont vous euh j'imagine que vous l'anticipez euh parler de votre âge, de votre inexpérience à des mandats locaux, à des mandats nationaux. Vous n'avez jamais été ministre.

Vous êtes prêt à finalement répondre à ce type de critique là ? Mais je suis prêt et je me prépare à exercer des responsabilités. Euh je n'ai aucune leçon, aucune à recevoir euh de gens qui ont fait 1200 milliards d'euros de dettes en presque deux quinquena.

Je n'ai aucune leçon à recevoir madame de gens qui ont aujourd'hui éteint la voix de la France sur la scène européenne et sur la scène internationale. Je n'ai aucune leçon à recevoir de la part de gens qui ont laissé l'insécurité, la violence et l'islamisme s'installer et prendre le pouvoir dans d'innombrables quartiers de France. Donc je suis jeune, c'est vrai, je n'y pourrai rien.

Je rassure mes détracteurs, c'est un défaut qui passe très vite et je fais en réalité à à 30 ans ou 31 ans l'année prochaine ce qu'on fait normalement dans la vie. euh à 50 ou 55 ans. Et donc, je n'ai pas le sentiment d'avoir 30 ans dans ma tête.

Et cette jeunesse me confère aussi une forme de liberté. Euh, elle me confère d'abord une énergie et pour redresser le pays demain et pour conduire l'action d'un gouvernement, il faudra une énergie, une conviction, une détermination très forte. J'ai cette énergie et j'ai cette détermination et il faudra naturellement une liberté.

Je ne dois rien à personne si ce n'est aux Français qui m'ont accordé leur confiance et à Marine qui m'a accordé son amitié. Mais je suis totalement libre. Je n'ai personne à recer dans des agences gouvernementales.

Je n'ai euh aucun cadeau à faire à des gens de la haute administration qui meuraient conféré une forme de bienveillance. Je suis totalement libre. Je mène un combat pour la France et pour les Français.

Et pour eux, je me battrai jusqu'au bout et jusqu'à mon dernier souffle. Vous prendrez votre décision, j'imagine, de concert au mois de juin prochain. Ça vous nous le confirmez une fois que le jugement sera rendu.

Il a été question de l'hypothèse de la cassation ultime recour mais ce sera trop tard. Euh on saura donc qui de vous ou de Marine Le Pen sera candidat du Rassemblement national pour la présidentielle. Ce sont les circonstances qui feront euh euh le ou la candidate à l'élection présidentielle pour notre mouvement.

Bien sûr et ce sont évidemment les circonstances judiciaires. Si elle est empêchée, quel sera son rôle ? Que fera Marine Le Pen ?

Elle a dit à des confrères, hors de question de reprendre les rennes, en tout cas pas pas tout de suite du parti, j'entends. Quel sera son rôle ? Si on se place dans cette hypothèse dans laquelle vous comprendrez euh je n'ai jamais souhaité me placer, dans laquelle je ne me placerai pas dans les prochaines semaines euh par respect encore une fois pour euh euh les temps euh difficiles que nous vivons et que nous affrontons ensemble, mais Marine sera là quoi qu'il arrive et je serai là quoi qu'il arrive et nous serons côte à côte main dans la main mais le ne tient plus ne tiendrait plus parce qu'elle ne souhaite pas être votre premier ministre ce serait un un ticket qui qui un ticket qui conserverait sa son son lien, son efficacité auprès des Français et et dans cette aventure politique, je le crois, peut-être d'une autre façon, mais en tout cas, je ne me place pas moment où je parle en cette hypothèse.

Vous n'êtes jamais pris d'une forme de vertige quand vous pensez à la suite. Si je vous dis oui, ça risque de vous inquiéter et si je vous dis non, ça risque aussi de vous inquiéter. Donc la vérité est peut-être à mi-chemin, vous savez, je ne sous-estime pas la complexité du temps présent, l'incertitude géopolitique, les difficultés qui se posent sur la scène nationale.

Quand on est jeune, on a peut-être un peu moins peur des obstacles parce que on veut aller peut-être plus vite avec encore plus d'énergie, avec encore plus de force et croyez-moi, le redressement du pays va nécessiter un don de soi et et une énergie entière et et je pense avoir en tout cas cet état d'esprit et et ce caractère. Peut-être un mot sur Marion Maréchal qui a fait son retour, ce livre Si tu te sens Le Pen, elle qui elle vait enlever le Pen de son nom sur la scène publique. Elle revient dans le giron de la famille du parti.

Elle pourrait avoir un rôle prochainement à vos côtés ? Oui, en tout cas elle a elle a un rôle évidemment naturel au moment où où on se parle. Elle a apporté un soutien à la coalition que nous avions constitué lors des dernières élections législatives et et elle a fait le choix.

CL plusieurs années de tension quand même c'était pas Oui. Bah vous savez la politique la politique euh d'abord c'est pas c'est jamais une autoroute, ça n'est jamais un long fleuve tranquille mais la situation du pays et l'intérêt national exige le rassemblement de toutes les bonnes volontés. Moi je souhaite constituer ce rassemblement.

Marion a toujours été d'ailleurs y compris à l'époque où elle était au Front National dans cette volonté d'union et de et de rassemblement. Euh je me réjouis évidemment qu'elle euh qu'elle puisse aussi euh par ses par ses mots, par les déclarations qu'elle a eu récemment euh contribuer à son niveau avec sa sensibilité, ses convictions euh à son à son rassemblement. Moi, vous savez, je veux rassembler tous les amoureux de la France euh quel qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, dans l'intérêt des Français, dans l'intérêt euh du pays.

Je suis euh en train de lire son livre, je n'ai pas encore eu l'occasion de de le finir, mais j'étais à la soirée de de lancement de de son livre et je lui souhaite bonne mère dans cette aventure littéraire. Merci. Merci beaucoup Jordan Bard d'avoir été notre invité ce soir sur BFM TV et donc rendez-vous au mois de juin prochain, un mois qui s'annonce crucial pour votre partie de savoir qui de Marine Le Pen ou vous serez donc le candidat à la présidentielle.

Merci beaucoup. Merci à vous.