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interviewBackseat· 22 janvier 2022 53 min

ANNE HIDALGO : L'INVITÉE POLITIQUE - Backseat #20

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

retour sur le plateau de backseat bonsoir à toutes et à tous bienvenue de retour sur le plateau de backseat votre émission politique préférée sur twitch comme chaque semaine nous avons le plaisir de recevoir une personnalité politique de premier plan cette semaine nous avons le plaisir de recevoir la mère de Paris candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle Anne Hidalgo bonsoir annidalgo comment allez-vous bonsoir super très bien merci d'avoir accepté notre invitation merci beaucoup petit disclaimer pour commencer cette interview je précise a plein qu' savent déjà mais je l'ai déjà dit j'ai travaillé pour Madame hiidalgo pour ses équipes pour la majorité municipale de la Ville de Paris il y a 10 ans j'ai commencé il y a 10 ans j'ai fait votre campagne en 2014 et après je suis parti ça fait un bout de temps maintenant mais je suis parti vers V voilà petit disclaimer ça ne change absolument rien au reste de l'interview donc voilà merci d'avoir accepté notre invitation encore une fois vous êtes en pleine campagne présidentielle comment ça se passe comment allez-vous moi je vais bien d'abord parce que j'ai le sentiment d'être utile voilà d'être utile de porter des idées euh dans un moment qui est pas qui est pas simple hein parce que quand on regarde les idées qui sont mises en avant sur les chaînes d'info en continu on a un peu le sentiment que notre pays se perd sur des questions d'identité des choses très crispées souvent très violentes mais moi je vais bien parce que je suis voilà dans mes convictions dans les valeurs et et que c'est ce qui me plaît ce que j'aime faire essayer de convaincre même si c'est dur aujourd'hui alors c'est c'est c'est on va parler du contexte hein vous vous en doutez j'ai d'abord une question pour commencer vous venez devant nous en tant que quoi candidate à l'élection présidentielle candidate à la primaire populaire vous êtes qui ce soir non c'est très clair je suis candidate à l'élection présidentielle vous n'êtes plus candidate à une primaire populaire non j'étais vraiment je je sais je vois la situation et et j'ai dit au mois de décembre que il fallait qu'on se ressaisisse au moins que ceux qui à gauche veulent gouverner ensemble tente quelque chose ce quelque chose que je voulais tenter c'était quoi c'était une primaire c'est-à-dire devant les électeurs devant les citoyens venir expliquer parler de nos propositions pour moi évidemment il fallait qu'il y ait jado dans cette primaire parce que c'est quand même autour de ça et il a dit non j'ai insisté lourdement hein je je je le concède vous lui avez parlé vous l'avez eu au téléphone je l'ai eu bien sûr au téléphone parce que Monot il est pas arrivé je crois et et à quoi la blague téléphone ah d'accord moi je l'ai eu aussi AR décécé bien sûr bien sûr mais en tous les cas pour pour cette primaire ok j'ai vu qu'il n'en voulait pas j'ai dit à un moment donné bah tant qu'à faire au moins des bâtons essayons de reprendre euh à la télé là où les gens aujourd'hui regardent un peu ce qui se passe de reprendre les thèmes aussi de la gauche parce que du coup voilà les thèmes de la gauche avaient disparu l'écologie aussi h et donc j'ai proposé des débats ça a été refusé d'tact hein je prends tout ça je suis quelqu'un de pragmatique et et de réaliste donc aujourd'hui j'ai tourné la page et euh et voilà je parce j' a dit non Jean-Luc Mélenchon a dit non également ARN monbourg a raccroché et Christiane tobira elle pour le coup a dit oui elle est ven votre appel a fait émerger une nouvelle candidature finalement alors que c'éit un app préparait je crois qu'elle se préparait oui c'est un échec qu'on nit pas pu faire une primaire vraiment je pense d'ailleurs que si Yannick jado avait été candidat finalement ça aurait entraîné vraiment un million de personnes qui seraient venu et et qui aurait pu départager d'ailleurs j'avais dit je prends le risque hein bien sûr que je voulais gagner que je pensais que j'allais gagner mais si j'avais perdu je prenais évidemment aussi le risque de soutenir quelqu'un mais pour moi c'était aussi une façon de commencer à montrer ce que ce qu'on pouvait préfigurer à gauche et avec les verrs euh d'une composition politique française bon ça n'a pas été possible ok voilà je et de toute façon j'ai continué à travailler y compris pendant toute cette période j'ai des propositions un programme une équipe et évidemment que pour moi la page est tourné l vous aviez lorsque début décembre vous avez fait cette proposition d'une primaire de la gauche et que finalement elle a été refusée par par les candidats que vous venez de citer vous aviez fait un discours autour de la notion de responsabilité de l'importance de se ranger derrière une ou un candidat commun moi j'ai une question qui va peut-être vous de créer une dynamique CR une dynamique absolument oui de créer une dynamique commune en tout cas mot commun je pense est important n'estce pas je vais peut-être être un peu un peu un peu frontal dans la dans la question mais est-ce que finalement aller au bout de cette démarche n'aurait pas été faire acte finalement du fait que votre candidature n'est pas exactement ce que vous espériez peut-être au début ne prend pas on va pas mentir hein vous vous avez un peu du mal à décoller vous avez un peu du mal à décoller ça c'est une réalité est-ce que finalement cet acte de responsabilité r dont vous parliez n'aurait pas été d'aller directement derrière un candidat et en l'occurrence Yannick jade non bien sûr que non d'abord parce que je ne crois pas qu'on crée une dynamique de cette façon-là deuxièmement parce qu'on peut pas dire que les autres campagnes soient très dynamiques aussi et parce que moi je propose une approche dans laquelle bien sûr l'écologie pour moi elle est centrale et d'ailleurs j'ai pas de beaucoup de preuv à apporter puisque c'est ce que j'ai fait notamment en tant que maire de Paris mais pour moi aujourd'hui l'écologie on y arrivera on réussira la transition écologique qu'on doit absolument faire si on en fait aussi une question sociale aujourd'hui on fait peser sur qui sur les plus pauvres sur les classes moyennes sur les jeunes tout le poids de la transformation de notre système et et ça marche pas parce que qu'est-ce qui se passe ce sont eux qui payent par des taxes par euh de vie ben pas tant que ça c'estàd non non non par exemple il y a des sujets sur lesquels bien sûr beaucoup de sujets sur lesquels je suis en accord avec eux par exemple sur sur la question sociale et la place qu'elle occupe je vous prends un exemple celui du logement moi je suis convaincu que dans notre pays on ne peut pas fermer les yeux sur le fait qu'il y a des millions de personnes qui sont dans du mallogement qui ont des logements trop petits des logements insalubres qui n'ont pas du tout de logement et que le logement est beaucoup trop cher et pour ça il y a pas 36000 solutions il faut construire du logement et sur cette question de la construction du logement on on on n'est pas d'accord ils ne sont pas d'acord il y a un sujet très réel à Paris il y a des endroits où on narrive pas y compris évidemment je je veux pas créer des conditions où on oppose le par exemple le logement et les espaces verts il y a des endroits où on peut faire une répartition et équitable de des terrains pour faire et des jardins et du logement mais on a des terrains on en a un dans le 11e arrondissement qui est bloqué et il s'agissait de faire quoi même je je vais vous dire hein la proposition que j'avais faite sur un terrain de 5000 m² j'avais dit mais prenons 1000 m² pour y construire du logement pour les personnes vraiment SDF et pouvoir faire de l'hébergement à cet endroit-là plus une crèche laissons 4000 m² pour un un jardin et la réponse a été non il y a quand même un sujet là où moi je ne peux pas accepter qu'on oppose le social et l'écologie et donc il y a des différences des différences fortes mais qui sont pas des différences qui empêchent que l'on puisse gouverner ensemble au contraire mais je crois qu'aujourd'hui la question écologique elle est d'abord sociale mais un de vos arguments par rapport à vos concurrents à gauche c'est de dire que le Parti socialiste est historiquement le parti de de gouvernement voilà ceux qui assument les responsabilités non j'utilise pas cet argument vous dites un petit peu hisor Hisi tout deême qui gverjà mettant leslus loau voilà mais bon cette place là de que vous revendiquez aussi il y a eu l'appel à l'époque de Hollande à l'époque avec Laurent geoffrein qui disait que c'était quand même le rôle du Parti socialiste parce que finalement on gagne toujours au centre au final il y a un petit peu de ça et bah on on développera après si vous voulez ouais je vais vous dire oui mais là où j'allais c'est que si le Parti socialiste fait un score là de 4 % 3 % et cetera c'est quoi son destin derrière parce que ça peut être d' ce là vous savez c'est un peu aussi par rapport à la question d'avant aujourd'hui la campagne bien sûr qu'elle démarre mais elle a pas vraiment démarré aujourd'hui non non non non elle a pas vraiment démarré aujourd'hui les Françaises les françaisendeuel Macron se déclare pour dire qu'elle a commencé la campag en fait aujourd'hui beaucoup de nos concitoyens sont encore avec cette idée de voilà ils sont il y a la crise covid ils sont quand ils nous parlent ils nous parlent de quoi ils nous parlent des questions de santé ils nous parlent des problèmes d'école de leurs enfants ils gère une galère absolue notamment pour ceux qui ont des enfants qui doivent faire du télétravail ou essayer quand même d'aller sur leur lieu de travail et que les écoles sont fermées ou alors que c'est quand même un gros chaos dans la gestion de l'école avec ce covid il nous parle de quoi d'autre il nous parle du prix de l'essence pour on est à Paris on a moins de voiture c'est clair et on a des transports en commun mais partout ailleurs où les gens sont obligés de prendre leur voiture ils nous disent au prix de l'essence actuelle on va plus pouvoir aller bosser et on va plus pouvoir s'en sortir c'est de ça dont il nous parle donc la campagne vous savez depuis plusieurs mois ce que j'essaie de faire c'est d'organiser de rassembler d'une situation à partir d'une situation qui est très difficile hein je veux pas vous mentir c'est sûr que ces C dernières années le Parti socialiste a explosé il y a beaucoup de choses qui se sont effondré même si on a gagné des élections locales he qui sont vraiment là Bernard cas par exemple dit que le Parti socialiste n'était pas prêt pour cette campagne oui c'est vrai que en soi il était pas prêt et que mon rôle et ce que j'ai endossé et je l'accepte c'est de dire en fait nos idées nos valeurs elles sont fortes elles sont importantes elles ne sont pas elles ne peuvent pas se dissoudre complètement dans d'autres offres politiques parce que les autres offres politiques que je respecte sont pas des offres politiques qui placent au même endroit cet équilibre que je porte sur les questions économiques sociales écologiquul la démocratie sur les besoins de la population vous savez moi je viens d'un milieu populaire d'un milieu bah oui mais je vais vous le dire et et je pense je suis convaincu que les grandes réformes ce qui améliore la vie des gens ce sont les grandes réformes les lois les lois sociales les lois environnementales ouais mais sauf que pour voter des lois il faut en ACC mais oui je sais bien mais il y a le le chercheur Vincent Tibé qui a fait qui a fait un un indice qui permettait de mesurer la demande de redistribution et on le voit il a fait ça a été fait aux États-Unis il l'a fait pour la France pour voir que il y avait en effet un pic à la fin des années 70 qui arrive même au milieu enfin qui montre que à un moment il y a mit Teran qui arrive et qui résout un petit peu ça les gens sont en demande de de grosse demande de de redistribution sociale on voit que cette demande là était en fait aussi très très forte au moment de Hollande h et que quand Hollande finalement n répond pas il y a cette déception là derrière que qui est que les gens n'ont pas juste voté Hollande pour une alternance parce que ils en avaient marre de Sarkozi non il y avait un moment où il y avait besoin d'un d'un bon coup de barre à gauche qui a pas été mis à ce moment-là il est toujours pas temps de le mettre ce coup de barre à gauche qui supposerait des alliances oui des alliances peut-être plus ambiici suppose d'abord un programme avant les alliances et mon programme franchement il il est de gauche dans le programme qui est le mien et que je présente et d'ailleurs dans dans ce program pr qui est soutenu aussi par pas que des socialistes j'ai aussi des gens qui viennent d'autres d'abord du mouvement associatif du mouvement syndical des personnalités comme jean- jusel qui viennent également soutenir c'est pas rien moi ça me fait pas sil est là et s'il me soutient moi et pas les autres c'est qu'il considère que justement oui mais lui il considère que justement la question de l'écologie pour laquelle il se bat elle est d'abord sociale et n'y arrivera pas en la faisant reposer sur les plus fragiles donc ce programmelà que je porte aujourd'hui c'est un programme dans lequel il y a à la fois cette idée de redistribution il y a aussi cette idée très très par toutes les mesures hein que je propose notamment sur remettre le paquet sur des grands services publics qui se sont quand même effondrés je pense à l'école je pense à l'hôpital remettre aussi la question de la création de valeur du travail dans notre société pas au sens productiviste et de ce sens qui est finalement extrêmement prédateur pour la planète et pour l'humain mais dans un sens qui est au contraire cette nouvelle valeur qu'on doit créer avec les énergies renouvelables avec une société dans laquelle on considère que la croissance ne peut pas se calculer comme elle se calculait avant elle soit se calculer aussi en fonction d'indicateur de bien-être elle doit se calculer aussi par rapport à ce que l'on offre comme perspective à la jeunesse dans notre pays donc le programme que je propose il comporte tout cela mais juste si vous permettez pourquoi c'est c'est pas une offre politique centrale c'est pas ça mais si on veut gouverner il faut arriver à rassembler le pays vous pouvez pas rassembler en partant d'une extrême même si c'est c'est fait franan quelque part non il était pas sur comm avec le communiste oui bien s contre des g par qui eu voul plutôt gouverner CRE non mais non mais non mais non euh mais non euh François mitteran il a il a porter une offre politique qui était une offre politique de gauche voulant aller au gouvernement euh il a porté cette idée de programme commun il a réussi d'ailleurs et l'arrivée de la gauche s'est faite de cette façon là il a porté des grandes réformes qu'il y ait eu des déceptions à l'époque de miterran ensuite et y compris au moment entre 2012 et et 2017 avec François Hollande je je ne le ni pas- vous êtesère de franolland mais je suis l'héritière d'une grande famille politique qui a apporté toutes ces grandes réformes et y compris il y a des choses notamment du quinina Hollande qui évidemment sont extrêmement puissante aussi je pense par exemple à l'accord de Paris sur le climat au moment où on prend ce sujetl tout le monde nous dit vous allez vous planter il y aura pas d'accord à Paris sur le climat parce que c'est pas possible d'arriver à un accord international et qu'est-ce qui se fait à ce moment-là on met le paquet on met le paquet sur la diplomatie climatique française et on réussit quand même cet accord qui aujourd'hui interational vous faites un drit d'inventaire quand même vous l'avez fait vous vous êtes prêt à revenir vous l'avez dit aujourd'hui dans la presse vous êtes prêt à revenir sur la loi al comerie par exemple ah bah je l'ai d'ailleurs contesté cette loi au moment où elle a été prise donc moi vous saz suis c'est clair et carré hein je dis les choses telles que je les pense mais je n'ai pas envie qu'on se perde là maintenant dans des droits d'inventaire le sujet c'est le bilan de d'Emmanuel Macron qui est en cause c'est comment on peut à partir de ce bilan de ce qu'on a appris aussi de nos échecs de ces déceptions mais aussi de ce qu'on a réussi comment on peut proposer quelque chose qui permette à la France de s'en sortir et de sortir de ce chaos et du chaos annoncé parce que 5 an de plus avec Macron bonjour les dégâts hein sachard moi j'aimerais revenir sur les propos de Bernard casneu qui était assez en forme et assez sévère et qui disait que les socialistes n'étaient pas préparés et en fait qu'est-ce que vous avez fait pendant 5 ans sur le plan des idées vraiment à part vous placer dans l'opposition systématique alors je je peux vous dire les socialistes en général et tous les socialistes en général moi pendant 5 ans ce que j'ai fait c'est que j'ai essayé à l'échelle de Paris de montrer qu'il y a il y avait une possibilité d'aller vers un mieux vivre y compris dans une ville comme la nôtre d'engager une transition écologique majeur dans une ville historique hein dans une ville très patrimoniale où c'est pas évident hein de sortir du modèle tout voiture et cetera qu'on a connu et de montrer aussi dans une ville qu'on caricature souvent comme la ville où il y aurait des très riches et des très pauvres ce qui est pas vrai sociologiquement on est dans une ville où l'essentiel de la population 7% des Parisiens son éligibles au log social voilà 70% des Parisiens sont éligibles au logement social c'estàd ils ont des revenus plutôt de classe moyenne et de catégorie populaire et donc de montrer que y compris dans une ville comme celle-là on pouvait avoir une politique du logement extrêmement dynamique faire l'alliance ah bah si euh la politique de logement social d'ailleurs c'est Yan brossa un élu communiste à mes côtés depuis 2014 qui m'accompagne sur cette politique là elle fait quand même je dirais pas des émules mais en tous les cas elle est reconnue comme étant une politique extrêmement volontariste où euh nous sommes en train d'arriver à 25 % bientôt de logement social à Paris alors qu'on était à 12 et demi ou 13 % il y a 20 ans donc non on est vraiment sur quelque chose de très on n pas réglé toute la question du logement hein ça c'est si je voilà je vous vois il y a encore du boulot mais donc voilà ce qu'on a prouvé euh qu'on pouvait être une équipe de gauche euh vraiment revendiqué qu'on éétait pas obligé non plus de céder au moment où on s'est retrouvé confronté à l'arrivée de beaucoup de réfugiés en en 2015 qu'on pouvait être aussi une ville qui ne se repliait pas sur elle-même qui tendait la main qui mettait en place vraiment un accueil et un accompagnement de ses réfugiés ville de Paris ville de Paris idéal non plus enfin faut quand même être honnête par parce que les efforts n'auraient pas pu être encore plus important alors je sais que c'est une responsabilité aussi de l'État mais c'est surtout d'Abou bien sûr mais il n dem pas moins que si l'état n'intervient pas peut-être auriez pu vous aller encore plus loin ah bah l'état non seulement depuis Emmanuel Macron n'est pas intervenu mais il a essayé de nous mettre des bâtons dans les roue et on a quand même avancé on a quand même je dirais tenu vraiment et on me disait du côté de l'État c'est un sujet sur lequel l'opinion publique est très réfractaire donc on refuse d'aller vers cet accueil et on m'a accusé de faire un appel d'air à Paris on m'a accusé d'être celle qui faisait venir les réfugiés donc voilà là-dessus franchement donc moi je je ce qu'on a fait pendant 5 ans voilà moi j'ai agi j'ai agi tout Simp vous êtes à la tête d'uneunion de la gauche vous l'avez rappelé pourquoi est-ce que ce qui est possible au niveau local ne serait pas possible au niveau national comment ça se fait que ça n'arrive pas à fonctionner vous avez fait alliance au au régional au second tour ça a fonctionné et à l'époque sou sur mon plateau je reçoais des candidats qui me disaient que tout se passe bien on s'entend super bien les insoumis les socialistes les écolos tous ensemble on s'adore c'est génial comment ça se fait que c'est impossible niveau national c'est quoi c'est un problème de leadership c'est un problème d'ego c'est un problème de le peuple de gauche n'est pas pr de programme oui mais mais comment ça se fait que depuis 5 ans ça pas avancé c'est ça que depuis 5 ans ce qui a vraiment manqué hein je je suis d'accord avec vous moi j'ai pas investi le Parti socialiste C 5 dernières années je me suis concentré sur Paris et sur la réélection aussi parisienne mais euh ce qui s'est passé ces C dernières années je pense dans toutes les formations de gauche ça a été de se dire on on verra on a le temps la gauche est émettée on verra ce qui se passe et de se dire aussi finalement à défaut de pouvoir gagner le sujet c'est qui va avoir le leadership à gauche hein je crois que c'est un peu ça moi j'ai participé à à une réunion c'était au mois de mars ou avril dernic jado les tout le monde oui que yanck jado d'ailleurs avait avait initié on s'était appelé je lui avais dit écoute moi je veux bien venir mais je voudrais quand même qu'on puisse avoir préalablement une réunion entre nous parce que je pense qu'il y a quelque chose dans le rapport écolo il y a quelque chose là de de proximité de cohér sociologiquement c'est le même vote c'est c'est les mêmes groupes sociaux qui vont V 2017 m cand c'est de la porosité bon et euh et je lui avais dit voyons-nous d'abord avant ce qu'on a fait d'ailleurs on s'est vu avec lui avec Olivier fort avec Julien Baillou et Laurence Toubiana qui euh une grande dame aussi hein qui a été euh très active dans l'accord de Paris qui avait dit ben moi je veux bien être celle qui par le contenu parce que on croit beaucoup aux idées va peut-être essayer de rassembler go s'était dit voilà cette première réunion qu'on avait eu était intéressante importante et qu'on allait en faire d'autres et puis après on s'est retrouvé dans cette grande réunion où il y avait tout le monde et dans cette grande réunion où il y avait tout le monde la France insoumise c'était Éric coqurel qui la représentait a dit mais comment il y a des gens qui se voient entre eux et puis là on se voit ici comment ça c'est pas possible c'est où toutous en surtout s'était déjà senti exclu d'un certain nombre d'alliance régional avant oui mais qu'il nous avait aussi expliquer que de toute façon eux ils avaient un candidat à un programme et que la seule chose à faire c'était soit de se ranger derrière soit de retourner chacun dans nos appartements et et et la réunion a tourné court d'ailleurs je me souviens du du désarrois oui en grande parti ils ont pas tout à fait tort ils sont toujours en tête des intentions de vote des gens de gauche ils sont en position de force pour dire on peut discuter sur notre programme ce sera la base de discusion mais vous vous croyez que la la base de la démocratie c'est la démocratie d'opinion politique il ait il a fait un score quand même enfin beaucoup plus important que celui des socialistes en 2017ou élections locales aprè si on est sur une élection présidentielle peut-être faut-il aussi regarder der aussi pas que parce que entre-temps il se passe des choses entre-temps il y a eu aussi des élections locales dans les élections locales le rapport de même corps électoral non plus mais vous nen savez pas tout à fait enfin j'en sais rien moi je je vous affirmer quelque chose que je n'affirmer pas du tout les taux d'abstention sont quand même ont été considérables aux élections régionales hors s planté aux élections régionales aux élections locales aussi et sans doute que le taux d'abstention risque d'être très très fort à l'élection présidenti a pas a pas non plus investit énormément ces scrutins intermédiaires par mais nous on investit tous les scrutins et qu'est-ce qui se passe sur les scrutins locaux le PS il fait quoi il fait en moyenne 15 % ça des scru loc donc comment vous mesurez le rapport de force en tenant compte de toutes é dire que les gens vous croient incapable de gouverner à l'échelle de l'État je n'en sais rien mais pourquoi pourquoi affirmer des choses comme ça question je ne crois pas je crois que les gens se disent ils sont divisés ils n'ont pas été capables de s'entendre il s'est passé 5 ans et il n'y a pas eu quelque chose de solide et de construit que ça bien sûr ils nous en veulent une grande partie si des gens nous en veulent et je je ne peux que voilà le reconnaître et en même temps moi ce que je leur dis regardez on a réussi à faire des choses à s'entendre à créer ses coalitions moi je dirige une coalition comme celle à Paris depuis mais pas que il y a plein non mais il y a plein de villes en France des grandes villes des plus petites villes des régions où ces coalitions existent et je me dis la question que vous posiez comment on fait pour passer du niveau local au niveau national je pense que c'est le moment où on peut essayer de montrer que on peut faire ce passage là parce que vous le disiez tout à l'heure il y a des sujets au niveau local qui peuvent bloqué vous parliez par exemple c'est vrai des socialistes et des écolos à Paris sur le logement ça il y a eu des points d'achopppement y y a-t-il des sujets au niveau national qui sont indépassables sur lesquels les gauches d' réconciliiaable théorisé par Vals bah il a raison il y a des trucs sur lesquels on y arrivrivera jamais le nucléaire la laïcité l'Europe par ex République sur sur le nucléaire je pense qu'il n'y a rien d'irréconciliableord si ceux qui mais c'est pas à gauche à gauche personne ne dit il faut faire du nucléaire la seule énergiebour l'a ditous il pas dit comme ça Rousell oui Rousell oui le PC historiquement mais le PC a été d'accord pour se mettre dans des coalitions où il y avait aussi la sortie nucléaire à TER oui et en tous les cas où le le fait de miser aussi sur le renouvelable est quelque chose d'important moi ma position làdessus donc c'est pas indépassable on peut y arriver on peut sere d'accord je pense que bien sûr qu'on peut se mettre d'accord d'abord parce que parce que il y a des choses qu'il faut aussi sur lesquelles il faut se donner le temps par exemple sur le nucléaire moi je prône une sortie du nucléaire que j'estime être une énergie de transition enfin en tout les cas qui nous permettent bien sûr de passer le cap mais qu'il faut mettre le paquet tout de suite pour aller vers 100 % de renouvelable parce que si on ne le fait pas et si on construit une nouvelles centrales même des petites centrales comme le prop pose Emmanuel Macron on va détourner les moyens financiers des investissements dont on a besoin sur le renouvelable et ça ne marchera pas et on ira jamais vers les 100 % de renouvelables donc ça c'est c'est des sujets qui sont tout à fait je dirais sur lesquels il y a plus que des discussions possibles sur la 6e république 6e république vous sembliez ne pas défendre cette idée ah non moi je défend pas l'idée de la 6e République pour plus en plus d'abstens il y a un climat politique qui est particulièrement vicié aujourd'hui il a une commission d'enquête là sur par exemple sur les médias et cetera soci voilà il y a David à souine dedans et vous voyez bien que tout tout ça ça produit en plus avec ces institutions présidentialistes voilà ça ça produit quand même un climat qui est très étonnant qui ça se résout pas forcément dans une 6è rép cl alors moi je je pars du principe qu'il a trois grandes crises là sur lesquelles trois urgences sur lesquelles il faut agir la crise d'abord sociale la crise écologique et bien sûr la crise démocratique je pars du même constat bien sûr que la façon dont aujourd'hui il y a cette séparation ce manque de confiance entre les élites et le peuple le fait qu' faut alors je pense qu'il faut d'abord parce que je suis quelqu'un de pragmatique j'ai pas envie qu'on rentre dans un quinquena en se disant et en affrontant enfin en voyant toute la population française s'affronter sur le numéro de la République hein 5e ou 6e elle est pas cons l'idée he il y a plein de gens qui sont attachés à la 5e République pas la 6e république voilà mais je vais y revenir comme je suis aussi quelqu'un de pragmatique je ne veux pas de cet affrontement là moi j'ai envie un qu'on résolve la crise sociale la crise écologique et la crise démocratique et donc qu'on avance comment pas en s'inffrontant là-dessus mais en bougeant il y a des choses qu'on peut bouger tout de suite qui nécessite pas du tout de changement de Constitution qui sont tout simplement la pratique du pouvoir dans la 5e République Emmanuel Macron est l'exemple même d'un président qui a interprété au bout la 5e République dans une logique de verticalité qui a confirmé cette monarchie cette monarchie républicaine oui les textes le permettent mais il peut y avoir une interprétation et une pratique différente je pratiqueraai totalement différemment comment d' mais on doit compter sur la vertu des des gouvernants là attendez je je ne fais pas que cela mais je vous dis comment de façon pragmatique je veux avancer rapidement rapidement pour faire justement bouger notre démocratie pour qu'elle soit plus ouverte et beaucoup moins verticale d'abord un président qui préside qui ne s'occupe pas de tous les détails qui va pas vous expliquer comment vous allez mettre votre masque dans la rue à quelle heure vous allez vous faire tester à quelle heure vous allez prendre votre température pour être un peu caricaturale mais on en est quand même venu à ça un président qui infantilise le peuple qui infantilise les Français qui décide de tout tout le temps et tout seul le pire étant dans cette crise sanitaire le fait qu'il décide avec un conseil de défense sanitaire où tout est secret défense pour ne pas pouvoir être ensuite interpellé ou même contesté y compris par les voies de droit sur les décisions qui leur est prises ça ça n'est pas possible un Premier ministre qui soit vraiment celui qui anime le gouvernement et un parlement qui est plus de pouvoir il y a des choses qu'on peut faire immédiatement sans changer les textes mais après il faut changer aussi les textes et sur les changements de texte plusieurs choses d'abord je suis tout à fait d'accord c'était pas mon orientation de départ sur l'idée que dans cette crise démocratique il faut que le peuple ait aussi un pouvoir direct et donc oui je suis d'accord avec le RIC le référendum d'initiative citoyenne je suis totalement d'accord avec cette idée d'une une intervention possible du peuple dans le processus des choses comme la convention citoyenne pour le climat mais plus que ça un vrai pouvoir de référendum et d'ailleurs pour accompagner et permettre cela je propose d'ailleurs que ce soit au sein du Conseil économique social et environnemental qu'on transformerait en chambre de la société civile que puisse se créer cela d'ailleurs j'abaisse vous savez qu'il existe aujourd'hui ce qu'on appelle le référendum d'initiative par parlementaire qui qui est partagé et qui est à 4 millions de personnes moi je propose qu'on abaisse tous ces seuils à un million de personnes pour pouvoir le faire et qu'il y ait ce vrai pouvoir là Emmanuel Macron l'avait proposé ça aussi moi il l'a pas fait oui il y a beaucoup de choses qu'il n'a pas fait et on a bien vu pourquoi ensuite je pense qu'il faut aussi donner plus de pouvoir au Parlement et que le Parlement soit vraiment le lieu où se définissent les lois mais que les citoyens aient aussi un pouvoir d'amendement c'està-dire qu'il puissent intervenir un droit de regard non c'est plus qu'un droit de regard c'est un pouvoir d'amendement c'est-à-dire on est en train de discuter un texte à l'Assemblée des amendements citoyens qui pourront être portés à partir de quoi à partir de d'abord le ce fameux Conseil économique et social que je transforme mais aussi dans chaque département des lieux qui soient des lieux permettant justement de faire ses consultations citoyennes de faire ses participation citoyenne pour permettre au peuple à la population citoyen d'intervenir directement dans le processus législatif jusque là de tout ce que vous nous proposez comme comme idée de institutionnelle c'est c'est c'est très proche de ce que proposent beaucoup de gens dans ce qu'ils appellent la 6e République c'est c'est quoi c'est juste une question de nomanclature c'est je le nom en fait c'est que si vous rentrez dans l'idée que le quinena débute par une assemblée citoyenne une convention citoyenne une constituante vous allez passer tout le quinquena d'abord à vous affronter parce que même si un président de fa au Chili ça passe bien prfère des affrontements comme ça que d'affrontermeite pas envie de payer pendant un mandat je crois qu'il pourrait être courageux pour la je trouve pas ce choix courageux d'abord je ne suis pas d'accord avec ce choix de 6e république je pense que la République elle contient aussi des éléments d'une stabilité sur laquelle je pense qu'il faut continuer à avancer qu'une grande partie des Français sont attachés aussi à cela et je les entends et par ailleurs je pense que la 6e République nous et le processus de cette constituante nous conduirait vers quelque chose qui ferait que on se détournerait de des autres urgences et que par ailleurs on ne règlerait pas même en 5 ans les des questions justement d'une démocratie plus ouverte plus continue comme peut le dire par exemple un Dominique Rousseau qui est un des un des inspirateurs que avec qui je discute beaucoup de cette démocratie continue donc je ne suis pas d'accord avec ce choix-là à la fois pour des raisons très pratiques et puis aussi pour des raisons fondamentales je pense que on on doit pouvoir en tous les cas dans les proposition de réforme que je fais je fais aussi par exemple une proposition de réforme qui consisterait à remettre le scrutin des législatives avant le scrutin euh de la présidentielle pour revenir aussi à un régime plus parlementaire hein dans lequel le Parlement aurait beaucoup plus de pouvoir vous proposez une proportionnelle également ou une 12oui je propose aussi une proportionnelle c'està-dire en gros je propose un système comme le système allemand où vous savez que quand vous votez vous votez en fait vous cochez deux cases la case de votre député c'est-à-dire la personne que vous allez lire directement et puis vous votez aussi pour un parti politique et ce qui permet de rééquilibrer qui est plutôt un système très intelligent donc je propose d'aller vers ce système d'intégration de la proportionnelle puisque vous parliez justement de législative j'avais envie d'en discuter ce soir avec vous euh il y a des des discussions qui sont en cours entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les ver non pas pour l'inant alors les journalistes du Monde menteage parce qu' y tout un article assez intéressant qui dit par ailleurs que alors peut-être que vous allez nous donner des précisions à cet égard que vraisemblablement les ver ne souhaitent pas d'alliance ou en tout cas répartition des circonscriptions pour le vote enfin pour législative tant que vous ne vous effacez pas en fait d'abord il y a pas de discussion sur les législatifs c'est normal que les chefs de partis se parlent et que les équipes évidemment enfin on est quand même des femmes et des hommes responsable je cite quand même parce que ça me semble important aussi pour que tout le monde comprenne un peu l'origine de cette discussion que nous sommes en train d'avoir le le papier du monde d'hier cite ce qu'aurait dit vraisemblablement Julien Bayou si Anne hiidalgo va au bout il n'y aura pas d'accord législative donc vous êtes en train de me dire qu'il n'y a pas de discussion mais non il y a pas de discussion aujourd'hui et ça a été acté de façon très claire nous sommes en train d'investir tous nos candidats au législatif à Paris on l'a déjà à fait et c'est en train de se faire partout en France et après la présidentielle il y aura des discussions mais aujourd'hui il n'y a pas de discussions sur les législatives il y a bien sûr des échanges et c'est normal entre les formations politiques et heureusement qu'il y en a mais non il n'y a pas de d'ailleurs ça a été démenti très très rapidement par notamment la direction du Parti socialiste vous continuez à échanger avec les autres candidats de la gauche vous vous appelez vous les avez au téléphone pas tous les jours hein disons-le on échange à certains moments vous savez quand on est engagé comme ça dans une campagne électorale importante comme celle de de la présidentielle il y a des moments où on s'appelle où on se parle on se dit qu'on est d'accord pas d'accord et puis après on est chacun dans nos couloirs donc on est quand même beaucoup chacun dans nos couloirs même si évidemment moi je n'ai jamais ni théorisé ni intériorisé cette idée des gauches irréconciliables je pense que cette idée-là elle est mortifère parce que le principe même pour la gauche c'est qu'elle ne peut pas arriver au pouvoir elle ne peut pas gouverner s'il n'y a pas à un moment donné des coalitions alors il y a un truc sur les gauches irréconciliables c'est vous aviez fait une déclaration je crois que c'était au point euh qui avait ensuite titré vous l'aviez pas dit exactement comme ça mais enfin tout de même je ne ferai pas campagne sur le wokisme en ça vous reprenez un terme qui pour le coup est utilisé à l'extrême droite à la droite Jean-Michel Blanquer vient d'organiser un magnifique colloc semainnière la contre leisme c'est un danger ça nous menace vraiment leisme ça fait partie maintenant de l'identité du Parti socialiste que de considérer que les luttes d'émancipation plutôt porté par les jeunes générations peut-être un conflit de génération là-dedans sont un danger pour la République le cadre républicain et cetera vous avez ça fait partie maintenant de l'identité du psmancipation d'AB vous vous avez très bien fait de le dire je voilà ce n'est pas comme ça que j'ai dit les choses et que ensuite la titraille vous savez ce que mais j'ai V V RET ou je sais pas quoi C assumé un c'est très bien mais en tous les cas moi je suis profondément d'abord républicaine je défends l'universalisme républicain dans cet universalisme républicain il y a quoi il y a recherche d'égalité pas de différence je suis pour le droit à l'égalité à la différence et je considère que les théories qui sont des théor Croz vraiment ce que vous dites sur là-dessus que les gens sont en demande de différence et non pas d'égalité non non mais je suis pas en train de vous dire ça écoutez ce que je suis en train de vous dire je suis en train de vous dire je me définis moi je suis pas en train de définir les autres je me définis comme non non pas du tout jamais en creux vous savez je suis très sur le plan intellectuel je pense qu'il faut beaucoup d'honnêteté et puis de de sérieux les mots qu'on prononce ne peuvent pas être en creux les mots que je prononce c'est que je suis pour l'égalité républicaine je suis pour l'universalisme républicain je ne suis pas pour le droit euh à la différence je suis pour qu'on aille tous vers l'égalité je constate quoi qu'aujourd'hui la promesse d'égalité républicaine elle n'est pas respectée elle n'est pas remplie par la République et donc je suis d'accord pour dire qu'il faut aller voir et par exemple le la méthode intersectionnelle qui cherche à voir et à faire les croisement et comment se conjuguent les différentes discriminations pour moi c'est une méthode des sciences sociales c'est une méthode très mais c'est pas une doctrine politique l'intersectionnalité c'est pas une doctrine politique moi ma doctrine politique c'est celle de d'une république je pense que si on affaiblit les valeurs républicaines si on affaiblit ce cadre républicain alors il y a plus grand-chose qui nous permet de vivre ensemble mais pour ne pas l'affaiblir je je termine euh je je ne considère pas qu'il suffirait d'être dans l'incantation des valeurs républicaines pour que ça marche il faut être dans la traduction concrète de ces valeurs républicaines dans chacun des domaines des politiques les politiques éducatives les politiques justement de lutte contre toutes ces discriminations en raison des origines du sexe de l'orientation sexu vous ai entendu dire ça sur sur méia part parce que je trouvais déjà une position plus fine qu'avant sur évol pourquoi enfin comment comment vous dans ces nouvelles Lutes il y a la lutte contre les violences policières qui a pris beaucoup d'empleur avec le mouvement il avit le mouvement la mort de George Floyd George Floyd black BL matter et ca il y a eu le mouvement évidemment Mitou et vous avez plutôt envoyé des signaux où les les militants de ces milieux-là se souviennent plutôt que vous avez fait applaudir Didier l'allemand se souviennent plutôt que vous aviez soutenu Christophe Girard un petit peu longtemps non mais c'est ce que c'est ce dont on souvient dans ces milieuxl aussi oui mais vous faites beaucoup d'amalgam et je pense qu'il faut mais non mais non mais non faut de l'honnêteté intellectuelle quand on pose des sujets comme ça sur la table vous pouvez pas dire les choses comme ça moi je g certains pas tous voyez les gens les gens d'cord quand même avité dans lesministe moi je suis pour l'État de droit vous savez je suis profondément attaché à l'idée que pour que cette égalité républicaine pour que cet universalisme républicain qui va dont l'idéal et l'égalité des droits mais aussi les libertés bien sûr il faut qu'il y ait un état de droit que cet État de droit il faut qu'on l'accepte bien sûr l'État de droit il est pas imposé de droits divin il dépend des forces politiques qui font bouger ce droit pour donner par exemple des droits aux minorités qui ne sont pas reconnus et et je suis vraiment vraim viment du côté de la défense et de la promotion des droits de ces minorités pas pour que ce soit des minorités avec des droits spécifiques mais pour qu'elle soit dans l'égalité républicaine et par exemple quand on s'est battu et ça c'est un acquis du quinquena évidemment de François Hollande quand on s'est battu pour le mariage pour tous on s'est battu pour que tous les enfants de la République quel que soit leur orientation sexuelle puissent se marier s'ils le souhaitaent c'est au nom de les égalité des droits que sont portés ces ces différents combats et c'est ça la façon dont moi je m'inscris dans la défense de ces droits et de ses libertés et il faut qu'il y ait un état de droit ce n'est pas à moi de décider de qui est coupable ou qui n'est pas coupable bien sûr qu'il faut intégrer j'ai toujours soutenu d'ailleurs la libération de la parole du mouvement Mitou je l'ai toujours soutenu toujours soutenu parce que je pense que cette libération de la parole elle a été un plus c'est vrai que dans ma génération de féministe la féministe que je suis nous n'étions pas exactement encore à ce moment-là parce que nous étions encore en train de nous battre pour essayer d'avoir le droit ne serait-ce que de faire reconnaître qu'il y avait des discrimination impressionnante entre les filles et les garçons mais ce mouvement par exemple de libération de la parole je le soutiens et je pense qu'il a été très libérateur pour notre pays et notamment pour les f donc vous avez envoyé un signal qui était complètement contradictoire en soutenant votre adjoint au moment où il a été mis en cause mais non mais mis en cause par qui par la presse je considère que la mise en cause par la presse pour moi elle est pas suffisante à partir du moment où quelqu'un est mis en cause par la justice on passe à autre choseation de la parole que vous soutenez ce m et pourant je suis désolé l'État de droit c'est de reconnaître que il y a aussi des droits à ceux qui sont attaqué et vous savez on est dans un pays où on peut s'en orgueillir que même le pire des salots est droit à une défense voyez ce que je veux dire on est dans un pays qui contrairement par exemple aux États-Unis par rapport aux États-Unis dans lequel il y a un procè cont en pas sans savoir la féministe que vous êtes précisément que les viols sont très très peu condamnés en France que depuis 10 ans ils sont de moins en moins condamnés que finalement la parole des victimes est souvent remise en cause donc je suis désolé mais je sens qu'il y a un tout petit peu de manque de pas du pas du tout à partir du moment et vous savez que maintenant lorsqu'il y a par exemple des faits des témoins ou des personnes qui se disent victimes y compris dans des temps passés victime qu'est-ce qui se passe ouverture d'une information judiciaire c'est-à-dire la justice s'en saisit systématiquement le par à condition que la plainte est pu être déposée et pu être prise aujourd'hui la jurisprudence d'ailleurs euh récente hein du du parquet de Paris et du parquet des parquets sur ce sujet-là c'est que à partir du moment où il y a une mise en cause qui arrive par la presse souvent mais que cette mise en cause même s'il n'y a pas de plainte déposé par une victime il y a ouverture d'une information judiciaire parce que cette ouverture d'information judiciaire permet de faire venir éventuellement la parole d'autres victimes et ça c'est très bien et je soutiens cela mais quand on demande à quelqu'un de condamner c'est-à-dire de dire un tel va être exclu d'une équipe parce que à un moment un moment donné il y a une mise en cause mais qu'il n'y a pas encore d'actes posés pour ouvrir une information judiciaire ou saisir la justice on est dans un cas différent et sur l'adjoint auquel vous faites référence à partir du moment où le parquet a ouvert l'enquête à fait sur l'information judiciaire et bien à partir de ce moment-là je lui ai effectivement demandé de quitter ses fonctions c'est pour ça que je vous dis pour moi c'est très important d'être dans un état de droit niveau et moi n'avons le droit d'accuser quelqu'un moi je suis extrêmement évidemment soucieuse que la parole des victimes soit respecté et soit porté et que la justice parce que c'est à elle d'en décider puisse faire son travail sereinement parce que je pense que la justice doit travailler sereinement et évidemment que je me réjouis que la justice aujourd'hui considère la parole des victimes potentielles comme une parole qui euh l'oblige à regarder ce qui se passe et ça c'est une grande avancée qu'on doit notamment à Mitou mais moi je ne suis pas du tout ni juge ni procureur pour décider avant même que la justice nit ouvert une information de la condamnation de telle ou telle personne on approche de la fin de cette interview j'avais une dernière question pour vous à nidelgo vous avez euh fait une proposition choc ces derniers jours 5000 € versé à tous les jeunes sans condition à l'âge de 18 ans pour le permettre d'atteindre l'autonomie c'est quelque chose qui viendrait en complément du RSA jeune qui était déjà déposé par défendu par le socialiste ou ça remplace non non c'est en plus c'est mais c'est quoi cette idée un versement sur le compte en banque de tous les jeunes en fait voilà c'est à 18 ans permettre à chaque jeune de pouvoir avoir ce capital de 5000 € pour pouvoir porter un projet ça peut être je veux partir à l'étranger pour apprendre une langue pour avoir une expérience je veux monter un projet associatif ou un projet qui me tient à cœur personnel et je ne peux pas le faire parce que j'ai pas les moyens ou parce que que mes parents n'ont pas les moyens ou parce que je veux pas leur demander il faut demander somême faut faire une demande de projet pour avoir les 100 € non c'est automatique aoma vous trouvez où cet argent et ben je le trouve dans une réorientation de sommes qui aujourd'hui par exemple sont dépensées pour aider ceux qui gagnent beaucoup d'argent en gagner un peu plus par exemple conditionnalité des aides aux entreprises je le trouve dans le rétablissement d'un impôt sur la grande fortune je le retrouve aussi dans un un trava plus soutenu pour Esser de diminuer le niveau de la FRA fiscale et de l'évasion fiscale en France je le trouve dans des nouvelles mesures y compris dans la création de valeur de notre économie voilà je je l' chiffrai pour évidemment arriver avec un projet sérieux mais pour moi c'est très important parce que je veux juste finir là-dessus mais je trouve que notre société elle est vraiment très violente avec sa jeunesse trs violente on a cette histoire le symbole là de parcours sup ce truc là un algorithme qui décide de vos vies qui vous orientent vers des choix qui sont pas les vôtres qui vous plongent dans une espèce de tresse de stress terrible je propose de supprimer parcours sup d'avoir un accompagnement de permettre aux jeunes on a le droit de tâtonner on n'est pas obligé de savoir à 18 ans ce qu'on va faire de sa vie et donc de pouvoir aller vers du service civique vers des formations vers vers vers ce que pourra permettre par exemple cette ce capital de 5000 € qui peut vous permettre d'enclencher un projet auquel vous tenzère parce que justement je vous ai entendu dire on revient sur parcours sup on arrête parcours sup mais parcours sup c'est ce qui nous fait ce qui fait les que les que les gamins sont dirigés après par un algorithme et cetera mais le vrai problème aussi de la fac c'est qu'il y en a pas assezc on en construit on en construit combien 5û qui a de plus en plus d'étudi bien sûr parce que en fait par CP ça sert à quoi ça sert juste à gérer une pénurie de placeass à l'université qui n'ont pas voulu euh augmenter oui on en construit et d'ailleurs ce que je dis dans mon programme c'est que il faut qu'on se fixe un objectif de 60 % d'une classe d'âge qui aille vers l'enseignement supérieur donc ça veut dire prof ça veut dire oui et et qu'on puisse ouvrir aussi d'ailleurs hein à l'université mixité de métier qu'on généralise les formations en alternance qui permettent aussi ce rapport au monde du travail je veux pas opposer les savoirs théoriques et les savoirs concrets les savoirs de l'expérience donc bien sûr qu'il faut beaucoup plus de place à l'université ça fait partie aussi des choses que plus plus de 80 % d'abstention chez les jeunes aux élections régionales vous craignez une forte abstention des jeunes à cette élection présidentielle ouis je craint une abstention d'abord de la population dans son ensemble parce que vous savez ce qui est en train de se pass passé là avec cette entre guillemets démocratie j'appelle plus ça vraiment comme ça sondagière avec ce qu'on essaie de vous faire croire c'est-à-dire une élection qui est jouée d'avance avant même que on a sifflé le départ puisque aujourd'hui ceux qui seront sur la ligne de départ on les connaît pas encore hein parce que par on s'en doute un peu mais pas mais il y a pas encore les 500 signatures pour chacun donc on essaie de nous faire croire que tout ça est joué d'avance que c'est même pas la peine de vous déplacer on dépolitise on dépolitise notre pays alors qu'on est un pays politique un pays qui aime la politique dont la déception est encore plus grande dans un pays comme le nôtre qui aime tant la politique un rejet des partis je pense qu'il y a c'est vrai que les parti vous avez raison il faut vraim il faut vraiment que ça bouge oui c'est 5 années de ce point de V je suis d'accord avec ce qu'a pu dire Bernard casenu et beaucoup d'autres ces 5 années ont été un peu des années perdues par rapport à une recomposition qu'on aurait pu faire hein pour donner le goût de la politique on a essayé d'ailleurs à l'échelle locale de faire ça quand on fait de la participation citoyenne quand on fait euh voilà nous on a j'ai j'ai on a créé là j'ai j'ai réuni cette semaine aussi un conseil citoyen tiré au sort bref on aurait pu euh à l'échelle nationale les différentes formations de gauche euh progressistes essayz d'avancer ça n'a pas été possible bon le choc de 2017 était sans doute trop brutal hein je pense que c'était une voilà un choc tel euh et puis temp pour' oui puis qu'une partie des Français se sont dit en 2017 il y a peut-être autre chose qui peut se passer en fait c'est autre chose ça a été encore plus de délitement encore plus de conflit encore plus de violence sociale et de désenchantement donc voilà on en est là c'est comme ça on prend cette situation et on essaie d'apporter des solutions moi c'est ce que j'essaie modestement de faire merci anniealgo d'avoir accepté notre invitation merci à vous d'être venu je vous laisse quitter le plateau on va se retrouver tout de suite après une très courte page de de pause pour conclure cette émission à tout de suite bonne nuit

ANNE HIDALGO : L'INVITÉE POLITIQUE - Backseat #20 — Anne Hidalgo · Pourquijevote