Les mille et une vies d’Amanda Lear - C à Vous l’intégrale - 05/11/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec Patrick, Lorrain et Louis, en cuisine, avec Julien. - L.Amar: Avec J.Sebbag, qui nous fait des patates? - J.Sebbag: Ca, c'est pour demain!
Je prends de l'avance. Vous me donnez pas mal de boulot...
Ce soir, c'est pâtes aux champignons et à la crème. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas entendu persiffler Patrick en disant que c'était un lancement à la Babeth?
Je suis soutenue, dans cette émission...
Merci. N'hésitez pas à me rendre hommage. Elle est mannequin, chanteuse, comédienne, peintre, drôle et bavarde.
Aujourd'hui, elle est culte tant elle a affirmé une féminité qui ne s'excuse pas. Muse de S.Dali mais aussi de B.Jones, des Rolling Stones, ou encore de D.Bowie, une femme qui inspire les hommes, les aime mais les quitte.
Toute l'histoire d'une femme. "Je pars toujours avant la fin". - Amour, que reste-t-il de nous?
Chaque jour, vous en souvenez-vous? Amour, si le monde tient debout...
C'est pour des baisers dans le cou. - A.-E.Lemoine: "Looking Back" est le 23e album d'A.Lear, comme un bilan musical de sa vie amoureuse.
Elle est ce soir notre invitée. Bonsoir, chère Amanda! - A.Lear: Bonsoir! - A.-E.Lemoine: C'est là.
Ne faites pas semblant de découvrir. On vous l'a déjà expliqué. - A.Lear: Il y a tellement longtemps que je ne suis pas revenue... - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous recevoir pour ce 23e album.
Ce chiffre vous étonne vous-même. - A.Lear: Dès mon 2e album, tout le monde m'a dit que je n'en ferais pas un autre...
C'était de la musique disco. Finalement, on en a sorti 22, que vous n'avez pas achetés... - A.-E.Lemoine: Ce que tout le monde a acheté, c'est quelque chose qui a été utilisé par les plus hautes marques de couture. - A.Lear: Les publicités, ça sort dans le monde entier.
C'est sorti en Amérique du Sud, au Japon, partout. Les gens vont sur Shazam et ils se demandent ce que c'est, A.Lear.
Ils voient et après, ils téléchargent sur Spotify. - L.Sénéchal: Et ça vous fait des royalties! - A.-E.Lemoine: Et ça vous a rappelée au bon souvenir des maisons de disques. - P.Cohen: Une très belle nouvelle vie pour un beau titre.
C'est une belle chanson. - A.Lear: Vous avez raison, c'est une nouvelle vie.
Ca fait des années que je voulais chanter. "Pourquoi tu ne chantes pas en français?", me demandait-on.
Le disco, c'est forcément en anglais. J'avais cette frustration. Je me suis demandé quand je ferais des chansons à texte. - A.-E.Lemoine: On peut arrêter le titre...
Ca, c'est du disco. Là, vous ne vouliez plus de disco. - A.Lear: Pour faire plaisir aux fans, qui avaient envie de bouger un petit peu, on a demandé à C.Cox, qui a fait Lady Gaga, Madonna, et il a remixé l'un de mes titres que j'ai écrit.
Sinon, la plupart, ce sont des auteurs français, P.Lapointe, par exemple, qui ont écrit des chansons à texte. J'aime les mots, les jolis mots d'amour. - A.-E.Lemoine: Ce sont des chansons qui vous font regarder dans le rétro. - A.Lear: Je regarde un peu en arrière et je fais un peu un bilan sentimental de toutes ces rencontres amoureuses qu'il y a eu dans ma vie.
Il n'y en a pas eu tellement, ne faites pas cette tête... - A.-E.Lemoine: Vous plaisantez?
Peut-être moins que Madonna, mais plus que Lady Di! - A.Lear: Ce n'était pas toujours le bonheur total.
Il y a eu des amours ratées, qui n'ont pas fonctionné. Il y en a qui ne sont pas venus, qui m'ont posé un lapin...
C'est un peu tout ça, le thème de ces chansons, des rencontres comme ça, dans la nuit...
On rencontre quelqu'un dans la nuit, c'est un soir et on ne sait pas s'il y aura un lendemain. - A.-E.Lemoine: Votre vie est riche de rencontres, toutes plus folles les unes que les autres. - A.Lear: C'était avant, ça! - A.-E.Lemoine: Je suis sûre que ça continue!
Un mot sur B.Jones, des Rolling Stones. Ca n'a pas duré très longtemps non plus.
Juste assez pour entrer dans l'histoire de la musique avec ce titre des Rolling Stones, "Miss Amanda Jones". Vous dites que ce n'est pas forcément flatteur. - A.Lear: Si vous écoutez les paroles...
Il se moque un peu de moi, quoi. - A.-E.Lemoine: Il parle de vous comme une dépensière.
Vous avez croisé les Rolling Stones, les Beatles, J.Hendrix, A.Warhol, T.Turner...
Ca donne le tournis. Ca vous fait chanter que vous êtes une survivante. - A.Lear: On me dit que je suis une icône.
Pour moi, une icône, c'est quelque chose de religieux. On est figé devant, on s'agenouille devant. Je n'aime pas ce côté immobile.
Je ne suis pas une icône, mais une survivante, voilà ce que j'aime dire. Toutes mes copines ont disparu, comme M.Faithfull.
Moi, je suis une survivante. C'est pour ça que j'ai écrit cette chanson qui s'appelle "Sixties Survivor". - A.-E.Lemoine: Les hommes qui vous poursuivent, parfois même après la mort.
C'est le cas de E.Presley? C'est vrai, cette histoire?
Il vous a fait passer un message de l'au-delà? - A.Lear: Une histoire invraisemblable!
Ne le faites pas, ce n'est pas bien! On a un truc avec des lettres et vous avez le verre qui se balade. Je regarde toujours sous la table s'il n'y a pas quelqu'un.
Le verre, c'était E.Presley. Soi-disant, il voulait me parler.
D'accord, Elvis... "Qu'avez-vous à dire à Amanda?" J'y ai cru modérément.
Comme j'aimais beaucoup E.Presley, ça m'a fait plaisir! - L.Amar: Dans cet album, il n'y a pas de disco à proprement parler, Mais il y a quand même une chanson pour danser, "When I Was Your Favorite Singer" ...
Il y a tout! Il y a le t-shirt à paillettes, la chanson à tonalité disco...
Mais vous l'avez écrite! - A.Lear: Elle résume un petit peu nos carrières d'artistes.
Il arrive un moment où le rideau tombe, où la lumière s'éteint, et là, c'est fini. Je dis: "Rappelez-vous qu'à une époque, c'était moi, votre chanteuse préférée." Il y a beaucoup d'artistes à qui ça manque.
Moi, je ne crois pas que ça me manquera quand ce sera terminé. Mais il y a beaucoup d'artistes qui le vivent très mal. - A.-E.Lemoine: Vous avez regretté qu'on vous enferme dans cette image disco? - A.Lear: On me dit qu'il ne faut pas cracher dans la soupe.
J'ai vendu beaucoup d'albums disco. Tout le monde faisait du disco. Ca marchait bien.
Au départ, je voulais être une chanteuse de rock'n'roll. Ce qui me plaisait, c'était le blouson noir. On m'a dit: "Laisse tomber, ce n'est pas ça qu'on veut.
Nous, on veut du disco." J'ai fait 5 albums disco et après, j'ai dit: "Maintenant, je fais du rock'n'roll." "Non, on ne va pas changer, maintenant!" Je n'ai jamais réussi à faire ce que je voulais vraiment.
Maintenant, je me suis dit que je voulais écrire des chansons d'amour. Curieusement, le disco n'est pas mort. Quand vous imaginez que le disco est né en 78 avec "La Fièvre du samedi soir"...
Ca ne s'appelle plus disco, mais "dance". - A.-E.Lemoine: Vous dites que Beyoncé est votre héritière. - A.Lear: Pas spécialement elle, mais toutes ces jeunes chanteuses qui font de la dance, K.Minogue, JLo, Rihanna...
Elles ont pris le relais de G.Jones, D.Summer et moi.
On a projeté une image glamour. Maintenant, elles ont des ventilateurs pour les extensions... - A.-E.Lemoine: "Looking Back", très joli album.
On va en parler dans un instant, de cette pochette. - P.Cohen: C'est aussi en lien avec cet album, mais sa cover.
C'est un pas de côté de votre regard. Amanda, ce regard, c'est l'une de vos signatures depuis votre début. Janvier 67, vous êtes ce qu'on appelle une cover girl, une mannequin qui sait jouer avec l'objectif. - A.Lear: C'est moche...
Il me dit: "Fixe l'objectif. Tout de suite, ça se voit si vous fixez l'objectif et si vous vous concentrez dessus." Je fixe l'objectif, et je dois si possible ne pas loucher.
Je louche toujours, quand je regarde...
Quand l'appareil photographie, il faut que la fille mette absolument tout le paquet, que le regard soit parfait, tout. La réussite d'une cover girl tient à une seconde. - P.Cohen: Une seconde, c'est tout.
Votre regard sait capter l'objectif, mais aussi l'attention des autres regards. En 73, le groupe Roxy Music et son chanteur vous choisissent pour la cover de leur album. Magnifique pochette.
Vous regardez le sol, mais nos yeux vous regardent. En découvrant cette pochette, D.Bowie, fasciné, fait tout pour vous rencontrer.
Vous devenez sa muse tout comme vous avez été celle de S.Dali quelques années auparavant. Il était fasciné par votre beauté.
Il vous a peinte à plusieurs reprises. Vous voici En 70 pour ce collage de la Vénus de Botticelli, et le regard est encore vers nous, vers le spectateur. Un regard mélancolique.
Vous voici à nouveau, en 82, et cette fois, votre regard est vide. Votre tête est éclatée. Il paraît que vous n'aimiez pas particulièrement le travail de Dali.
Vous lui préfériez Picasso. Quand vous rencontrez Dali, c'est en tant que peintre que vous vous présentez à lui. La peinture est votre première passion, bien avant la chanson et le cinéma.
Vous présentez d'ailleurs Dali comme votre "collègue", à l'époque. Il est piqué au vif. "Il n'y a pas de femmes peintres, les femmes n'ont pas de talent." Le sexisme de l'époque...
La preuve par l'image que vous êtes peintre. Voici ce portrait de Dali que vous avez signé. Voici à présent celui de D.Bowie.
Tous deux nous regardent dans les yeux, avec le regard vairon de D.Bowie. Vous avez d'ailleurs exposé au printemps à Milan.
Le nom de votre expo, c'était encore... "Dans l'oeil d'Amanda Lear".
On revient toujours aux yeux et au regard. - A.Lear: J'ai toujours aimé peindre. - P.Cohen: Vous nous présentez ce soir ce nouvel album, "Looking Back", toujours une histoire de regard.
Un autoportrait signé de vos mains. - A.Lear: Quand on sort un album, on met toujours la photo bien retouchée, un truc qui ne ressemble pas du tout.
Je me suis dit que j'allais faire un autoportrait. Comme je parle de mes amours passées, c'est un autoportrait d'avant. - P.Cohen: Mais c'est merveilleux! - A.Lear: C'est la fille du port.
Il y a les marins, les bateaux. Ce sont ces rencontres que l'on fait la nuit. - A.-E.Lemoine: Entre chien et loup. - P.Cohen: J'ai un dernier regard à vous montrer, l'affiche du documentaire "Enigma", diffusé sur HBO, qui retrace votre vie.
Un regard énigmatique et magnétique. Vous avez conscience depuis toujours de la force de votre regard? - A.Lear: Récemment, j'ai vu mon ophtalmo, figurez-vous.
Il m'a dit qu'il y avait un début de cataracte. Ca m'a beaucoup chiffonnée. Ca me terrorise absolument. - A.-E.Lemoine: C'est la première opération en France, paraît-il. - A.Lear: On me dit que ce n'est rien, que tu ne sens rien et que tu ressors en voyant en technicolor.
Mais il va falloir y passer. Peut-être que j'aurai un cocard sur l'oeil. - L.Sénéchal: Vous préféreriez qu'on se souvienne de vos chansons ou de vos tableaux, si vous aviez une préférence? - A.Lear: Je n'ai pas l'intention de passer à l'histoire de l'art, de la peinture.
Je ne finirai pas dans les musées. Pour moi, c'est une passion, mais aussi une thérapie. Ce n'est pas seulement pour vendre mes tableaux.
Peindre, ça m'aide. Toutes mes copines se droguent, tricotent... - A.-E.Lemoine: De la drogue au tricot... - A.Lear: Moi, c'est la peinture.
Vous sortez tout ce que vous avez en vous, vos frustrations, votre rage. C'est très important, la peinture. Je ne peux pas vivre non plus sans musique. - A.-E.Lemoine: J'ai 2 questions rapides.
Vous disiez à Dali que vous n'aimiez pas sa peinture? - A.Lear: Oui.
Il me disait: "De toute façon, vous ne comprenez rien." Je reconnais que Dali était un grand peintre, mais ça me faisait un peu peur. Sa peinture est un peu terrifiante.
Il y a des sauterelles, des yeux écarquillés...
Et puis, c'était son obsession à lui. Ca ne me touche pas. - A.-E.Lemoine: Il vous a donné le conseil de ne jamais finir un tableau.
Vous ne l'avez pas écouté. - A.Lear: Oui.
La seule fois où il m'a regardée peindre, il m'a dit: "N'allez pas plus loin." Je n'avais pas fini. Il m'a dit de ne jamais finir un tableau.
Sinon, on va voir que c'est une merde. - A.-E.Lemoine: Vous avez assumé d'aller au bout. - P.Cohen: Tant que ce n'est pas fini, il y a de l'espoir. - A.Lear: Si vous le laissez à moitié, les gens diront: "Quel dommage qu'elle ne l'ait pas fini!" - A.-E.Lemoine: Vous ne deviez pas dire de bêtises. - A.Lear: Je ne dis pas de bêtises, je parle de mon art. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, E.Semoun.
La fiction quotidienne de "C à vous" nous emmène dans les coulisses. - Alors que le feu était rouge...
C'est fou. Aujourd'hui, les gens n'ont plus...
Hein? - Elle me fout un malaise à ne jamais finir ses phrases. Tu n'as pas remarqué? - Je vois ce que tu veux dire, mais ça ne me dérange pas.
Je la trouve hyper cool. - Moi, j'attends, comme un con. Je ne veux pas faire de l'interrupting. - De? - C'est le fait de couper la parole aux femmes. - Dis "couper la parole aux femmes".
Il n'y a pas besoin d'inventer un mot anglais à chaque fois que vous faites de la merde. Après, si elle te met un suspense toutes les 30 secondes, tu peux y aller. Moi, je n'ai pas besoin.
La communication est fluide et on est complémentaires. Mais toi, n'hésite pas. - C'était mardi.
Je reste comme ça. Comme si... - Comme si elle ne t'avait pas entendu, évidemment.
Tu t'es sentie complètement conne. Il y a de quoi! Je comprends. - Bureau, 3e étage, orga de la semaine pro, urgent... - OK.
Toujours pas fan de faire des phrases... - Dis, ça ne va pas... - Prendre la journée?
C'est sûr que non. - Tout se passe bien? - Pas du tout.
Elle n'arrête pas de me couper la parole. La prochaine fois, ce serait bien d'avoir une autre maquilleuse. En revanche, le coiffeur, impeccable.
Il ne dit pas un mot, il m'écoute. Ca lui donne un air mystérieux. J'adore. - A.-E.Lemoine: Elie, pour vous, c'est un artiste complet.
Depuis ses débuts il y a 35 ans, en passant par ses "Petites Annonces", devenues absolument géniales, il est devenu culte avec ses succès au cinéma dans la saga "Ducobu". Il est de retour sur scène après 6 ans. Un 8e spectacle, une galerie de nouveaux personnages, mais aussi du stand-up. - E.Semoun: Très pratique, cette expression, "je rigole".
Ca permet de dire plein de saloperies. "Mais non, monsieur Sarkozy, vous êtes président, vous n'irez jamais en prison. Je rigole!" "C'est un petit cancer.
Je rigole!" "Qu'est-ce que tu as grossi! On dirait une baleine.
Je rigole!" Dans la vie, on ne peut pas dire ce que l'on pense. Sinon, madame, on parlerait ensemble de ce sous-pull.
Je rigole! - A.-E.Lemoine: E.Semoun est en tournée avec "Cactus", et on le reçoit. - E.Semoun: Bonsoir!
Ca va? - A.-E.Lemoine: Une fan, Amanda. - A.Lear: Très fan. - A.-E.Lemoine: Il sent bon? - A.Lear: Oui, ça sent très bon. - A.-E.Lemoine: Et vous ne dites pas "je rigole" après.
Elle est sincère. 8e spectacle. Pour la 1re fois, il y a 20 minutes de stand-up au début du spectacle.
Ce n'était pas rien de vous lancer. - E.Semoun: Non.
J'ai tellement l'habitude d'être dans des personnages. Ca me protège. J'adore ça.
C'est vrai que j'ai fait pas mal de comedy clubs pour roder ce stand-up. Je m'y suis habitué, amusé. J'y prends du plaisir.
Pour la 1re fois, je regarde les gens dans les yeux et je leur parle. Avant, ça me faisait peur. - A.-E.Lemoine: Eux aussi vous regardent dans les yeux. - E.Semoun: Oui.
Ca me fait peur. Souvent, je regarde l'horizon. Je vois la sortie de secours.
Ca me rassure. Je suis agréablement surpris. C'est quand même un grand plaisir de rentrer dans la peau des personnages. - A.-E.Lemoine: On va parler de ces nouveaux personnages. 20 minutes de stand-up, c'est l'occasion de faire un petit état des lieux de l'humour en France.
Vous constatez que ça a pas mal changé, depuis vos débuts avec Dieudonné, dont il est question sur scène. A l'époque, on pouvait vraiment se moquer de tout? - E.Semoun: Bien sûr.
Maintenant, le seul espace de liberté, c'est la scène. Je ne peux plus dire les conneries que l'on disait avant ni sur les réseaux sociaux...
On peut moins déconner qu'avant. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il reste, maintenant? - E.Semoun: Le 2d degré n'existe plus vraiment. - A.Lear: La moindre chose que l'on dit est déformée, exagérée. - E.Semoun: C'est vrai.
On a peut-être l'air de vieux cons à dire ça. L'époque a changé. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il reste? - E.Semoun: Il reste l'humour, il ne faut pas exagérer...
Quand les gens viennent me voir, ils savent que je vais prendre des sujets tabous. C'est un rire libérateur. Les gens peuvent encore rire de choses terribles. - A.-E.Lemoine: Des tas de gens vous expliquent de quoi on a le droit de rire et de quoi on n'a pas le droit de rire. - E.Semoun: C'est insupportable.
Ca me rend dingue. Dans le spectacle, je dis que la seule communauté dont on peut se moquer, c'est les pédophiles, parce qu'il n'y a pas d'association de défense des pédophiles, à part l'Eglise, peut-être...
Là aussi, je vais avoir des problèmes. - A.-E.Lemoine: Votre 1er sketch avec Dieudonné, Cohen et Bokassa, vous le rejouez sur scène dans "Cactus".
Avec lui, c'était possible de se moquer de tout. Pourquoi? - E.Semoun: On avait une affiche où j'étais déguisé en SS et Dieudo en Ku Klux Klan.
On se serrait la main, on faisait un grand sourire. Ca faisait rire tout le monde. Les gens savaient que c'était du 2d degré.
Maintenant, c'est terrible... - A.Lear: On le prendrait au 1er degré. - E.Semoun: Il y a des associations, des communautés, des gens qui se choquent pour plein de choses.
Ca m'exaspère, mais c'est comme ça. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'à l'époque, vous ne saviez même pas que vous étiez juif et que Dieudonné ne savait même pas qu'il était noir. - E.Semoun: Exactement.
On s'en foutait. On s'en servait. C'était des différences qui nous servaient pour se moquer de nous.
On pratiquait l'autodérision. Maintenant, c'est plus compliqué. On est dans une forme de communautarisme assez insupportable.
Ce spectacle est libérateur pour moi et pour les gens. - A.-E.Lemoine: 20 minutes de stand-up avant le vrai spectacle, avec une 1re partie originale. - E.Semoun: Je le dis, tant pis.
C'est moi-même qui fais ma 1re partie. Je suis complètement schyzo. ...schizo.
Je me mets dans la peau d'un gars qui s'appelle Jean-Abdoul et qui fait du stand-up. Ca me permet de me moquer des gens qui font du stand-up et qui utilisent tous les classiques du stand-up, qui demandent s'il y a des couples dans la salle, qui se foutent de la gueule des gens du 1er rang, qui font applaudir les gens, qui font un peu de démagogie...
Ca aussi, c'est du 2d degré. - L.Amar: Il y a du stand-up.
On est notamment ravis de revoir Kevina, qui a bien grandi. Elle rigolait très fort et n'était intéressée par rien d'autre que les garçons. Elle est devenue adulte, mais elle n'a pas tant changé que ça. - Je suis rentrée, chaton.
Regarde, finalement, j'ai pris des Louboutin. J'ai choisi le motif orange fluo panthère. Les noires, ça faisait trop pute.
Par contre, j'ai failli bloquer ta carte. Tu m'avais dit que le code, c'était la Deuxième Guerre mondiale. Je ne savais même pas qu'il y en avait deux. - A.Lear: Elle n'a pas changé. - L.Amar: Elle vous manquait?
Plus à vous qu'à nous? - E.Semoun: Je n'aime pas trop me répéter, mais je me suis dit que ce serait marrant de la faire revivre.
C'était un personnage culte pour plein de gens. Quand j'en reparle sur scène en disant que je veux la faire revivre, les gens applaudissent et sont hyper contents. C'est comme si j'étais un chanteur et que je refaisais un tube. - A.Lear: Ces personnages libidineux dans "Les Petites Annonces" qui cherchaient des blondes à forte poitrine... - E.Semoun: On peut se poser la question.
Est-ce que je pourrais refaire un sketch comme ça? Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: En tout cas, on aime les revoir.
On va les revoir dans un instant. Vous dites qu'on vous confond parfois avec E.Kakou. - E.Semoun: Je crois qu'il y a un extrait. - A.-E.Lemoine: Non. - E.Semoun: Je me mets en scène dans un supermarché.
Une dame me reconnaît, mais elle ne sait pas qui je suis. Elle me prend pour E.Kakou.
La seule différence entre lui et moi, c'est que moi, je suis vivant. - P.Cohen: Il y a aussi un fils qui emmène son père visiter un Ehpad.
Vous dites qu'il y a 2 moments difficiles dans la vie d'un homme, celui où tu déposes ton fils à la crèche et celui où tu déposes ton père à l'Ehpad. Vous avez vécu les deux. Votre père, décédé en 2020, était atteint de la maladie d'Alzheimer.
Dans votre documentaire, on voyait ce moment où vous vous prépariez à l'entrée. - E.Semoun: Un Ehpad, c'est un établissement où des gens sont atteints d'Alzheimer, à différents stades. - Il y a toujours quelqu'un pour s'occuper de toi. - E.Semoun: Je crois que tu souffres de ça.
Tu as l'impression d'être seul et que personne ne s'occupe de toi, alors que c'est faux. Mais à l'Ehpad, il y aura vraiment des gens... - J'ai besoin d'une présence. - E.Semoun: Exactement.
Dans un Ehpad, c'est le cas. - P.Cohen: Vous en avez fait un sketch. - E.Semoun: Comme quoi, on peut rire de tout. - P.Cohen: Ca vous fait du bien de rire de cette période? - E.Semoun: Oui.
Au début, je leur dis ça, qu'il y a des moments durs où on doit déposer son fils à la crèche et son père à l'Egpad. ...à l'Ehpad.
Ca rit jaune. Dès que je commence, je dis: "Papa, on a trouvé un Ehpad. Ca s'appelle Mon Beau Sapin." Forcément, ça fait rire tout le monde.
Ca détend l'atmosphère. L'Ehpad, c'est une horreur. Heureusement que ça existe, mais comme je le décris dans le sketch, c'est moche.
Je fais entendre la voix de mon père à la fin du sketch. - A.Lear: Il faut rire de ce qui nous fait peur. - E.Semoun: Oui.
C'est indispensable. - P.Cohen: Vous avez un projet sur Alzheimer? - E.Semoun: Oui.
J'écris un film là-dessus. J'espère que ça va se monter. Ce sera plus dur que quand on monte un film comme "Ducobu".
C'est plus facile et plus populaire. Là, c'est un sujet plus délicat. Je veux y arriver.
J'ai des choses à dire là-dessus. - A.-E.Lemoine: Très beau documentaire, "Mon vieux". - L.Amar: "Cactus" est votre 8e spectacle. - Je m'appelle Toufik.
Je suis actuellement en stage... - Je me regarde dans la glace.
J'avais une sacrée tête de bourricot. C'est normal, j'avais mis mes mules à l'envers. - Au moins, avec les filles comme toi, on est sûrs de ne pas perdre de temps.
Et puis, on est sûrs de ne pas se les faire piquer. - L.Amar: 30 ans que vous êtes sur scène.
Est-ce que c'est à chaque fois comme la première? - E.Semoun: Ca me fait peur.
Je suis complètement flippé. Dans les coulisses, j'ai le trac. C'est dingue!
Ca ne partira jamais. On me dit que c'est bien, que c'est bon signe. - A.-E.Lemoine: C'est le trac paralysant? - E.Semoun: Non, je tourne en rond, je vais aux toilettes 50 fois avant.
Le trac, ça compresse la vessie. Ce n'est pas un truc de vieux. - A.-E.Lemoine: C'est prouvé scientifiquement? - E.Semoun: Tout à fait! - A.Lear: Avant d'entrer en scène, on a mal au ventre.
On se précipite. Mais une fois qu'on est sur scène, c'est fini. On n'a plus mal aux dents...
C'est comme si on entrait dans une autre dimension. - E.Semoun: C'est une épreuve. - A.-E.Lemoine: Le 23 novembre, vous serez à Lille.
Imaginez, les Lillois, qu'E.Semoun sera comme un dingue à tourner en rond et à aller aux toilettes, mais qu'une fois sur scène, ce sera formidable. Le 8 février à Lyon... - E.Semoun: Vendredi à Bruxelles et à Mons samedi. - A.-E.Lemoine: C'est une énorme tournée. - A.Lear: J'adore ça.
On découvre des restaurants... - E.Semoun: La voiture, la solitude... - A.-E.Lemoine: Tout tenter! - A.Lear: Quand tu es seul avec ton plateau télé dans la chambre d'hôtel, c'est sûr...
Mais moi, je visite les cathédrales. - E.Semoun: Très bien. - A.-E.Lemoine: Du 20 janvier au 25 février, à L'Européen, à Paris, les mardis et mercredis.
Restez avec nous. Tout de suite, Le Bonus. Un invité qui cherche l'amour... - L.Sénéchal: Vous êtes comme tout le monde, vous avez cherché l'amour.
Parfois, vous l'avez trouvé. Elie, vous évoquez dans le spectacle la différence d'âge entre votre compagne et vous. Vous dites que ce qui vous fait le plus peur en cas de home-jacking, c'est... - E.Semoun: Il faudrait que je fasse le sketch.
Je parle des angoisses et de cette société qui est devenue hyper violente et hyper anxiogène. On vit dans une société de fou. Je parle de mes angoisses de home-jacking, en effet... - L.Sénéchal: Vous êtes heureux en amour, tout le contraire d'un personnage dont on parlait tout à l'heure, le galérien ultime, qui était prêt à tout pour trouver l'amour, y compris à se faire passer pour un golden boy américain. - Le golden boy américain est de passage dans l'Hexagone.
Je propose mes services comme recruteur de mannequins. Il parle mal en anglais. Rires. - L.Sénéchal: Il est mythique, ce personnage.
A.Lear, vous avez aussi cherché l'amour. Parfois, vous l'avez consommé. "Maintenant, la boutique est fermée." Je ne vous crois pas.
Vous ajoutez: "Il y a une nouvelle génération qui est plutôt gérontophile." - A.Lear: Je parle des fois de rencontres...
Il y a une très jolie chanson qui s'appelle "Rendez-vous". C'est un lapin. Je l'attends et il ne vient pas. - A.-E.Lemoine: A chaque fois, vous avez rendez-vous avec un lapin... - E.Semoun: Ce n'est plus de la gérontophilie. - A.Lear: Au bout d'un moment, je m'en vais.
Je pars toujours avant la fin. Il n'est pas venu, tant pis pour lui. Il ne faut pas s'accrocher...
Je ne cours pas après les garçons. - L.Sénéchal: Il y a une catégorie d'hommes qui ne vous attirent pas, les politiques.
Vous le disiez sur le divan d'H.Chapier en 1987. - A.Lear: Quand on a envie de coucher avec un homme politique, on a surtout envie de coucher avec le pouvoir.
Ces femmes qui ont épousé des présidents de la République, J.Kennedy, par exemple, ce qui les fascine, c'est l'idée de cette position de force. Ce n'est pas uniquement le fait qu'il est sexy quand il se déshabille le soir. - Est-ce qu'il est sexy parce qu'il est président de quelque chose?
C'est ça qui m'intéresse. Ca vous est arrivé? - A.Lear: Le pouvoir ne m'a jamais attirée. - L.Sénéchal: Sagan vous avait donné un conseil? - A.Lear: Quand Mitterrand allait me rencontrer, oui.
Il voulait me connaître. J'ai appelé F.Sagan et je lui ai demandé. "Ne t'inquiète pas, ça va très bien se passer." A la fin, elle a ajouté: "Mets une culotte propre, on ne sait jamais." - E.Semoun: Super conseil! - L.Sénéchal: Vous dites que vous auriez fermé les yeux... - A.Lear: A la sortie, il ne s'est rien passé.
Il y a des journalistes qui m'ont demandé pourquoi le président de la République avait voulu me voir. Je leur ai dit que ça ne les regardait pas. "Il vous a proposé un poste de ministre de la Culture?" "Ca ne vous regarde pas." "S'il vous avait proposé la chose, qu'auriez-vous fait?" "Vous fermez les yeux, vous pensez à la République..." - E.Semoun: De quoi vous avez parlé, alors? - A.Lear: De van Gogh, de peinture, de musique. - L.Sénéchal: Vous avez dressé vous-même le portrait de l'homme idéal.
Apparemment, vous les aimez musclés. - A.Lear: Moi?
L'homme idéal a un profil toujours un petit peu Cocteau, pas trop intellectuel. C'est les pectoraux, pas un Wonderbra. Vous avez, ça? - J'en ai plein! - A.Lear: Ce n'est pas la peine qu'il se rase.
Les femmes aiment bien les poils...
Je n'ai pas la place pour faire le reste... - On a fait exprès de s'arrêter là! - A.Lear: Le reste est, de toute façon, souvent une mauvaise surprise. - L.Sénéchal: J'ai le candidat idéal à vous présenter.
C'est une montagne de muscles. 90 kg. - A.Lear: Je préfère un homme qui fasse bien la cuisine. - L.Sénéchal: Il prend soin de son corps.
C'est un coach sportif. Il a une ferme dans les Landes. Ce jeune homme va représenter la France au concours de Mister Universe 2025 à Los Angeles.
Il s'appelle A.Jacquier. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Jacquier.
Merci de votre présence à quelques semaines du concours qui va se dérouler en Californie. - A.Lear: Jolie photo... - A.-E.Lemoine: A partir du 15 décembre prochain.
Le drapeau français ne va pas à tout le monde...
Vous n'aviez pas du tout l'intention de vous présenter à ce concours. Vous avez été contacté par un chasseur de têtes, un chasseur de Mister Universe? - A.Jacquier: C'est une histoire un peu particulière.
J'avais un compte Instagram, comme tout le monde, avec la famille et les anciens de l'école. J'ai perdu mon travail, à l'époque. Ma compagne, avec qui on a acheté une maison il y a un an et demi, qui avait des bêtes, voulait habiter à la campagne.
On a décidé d'acheter dans la campagne. "Lance ton activité sur les réseaux sociaux, toi qui veux être coach sportif", me disait-elle. Elle me disait de me servir de cet outil.
Elle m'a longtemps tanné pour que je me lance là-dedans. Je n'y connais absolument rien, en réseaux. Un jour, j'ai fini par poster une vidéo.
Elle m'a considérablement aidé. Au bout de 3 semaines, j'ai pris l'équivalent de 40 000 abonnés. - E.Semoun: A l'époque, tu étais gaulé comme ça? - A.-E.Lemoine: C'est du boulot! - E.Semoun: Oui, ça va... - A.Lear: Je ne comprends pas la différence avec Mister France. - A.Jacquier: C'est 2 organisations différentes. - A.-E.Lemoine: Il y a surtout des concurrents internationaux.
Vous représentez la France, avec des concurrents que vous allez affronter à partir du 15 décembre. Les voici. Vous allez devoir vous confronter à eux.
Il y a toute une série d'épreuves? - A.Jacquier: Ce sont des épreuves qui sont tenues relativement secrètes, même pour les participants.
Il y aura sûrement du défilé en maillot, en tenue business... - P.Cohen: Avec le drapeau comme ça? - A.Jacquier: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Il faudra faire preuve d'éloquence, aussi? - A.Jacquier: Il faudra s'exprimer en anglais.
J'ai la chance de parler couramment anglais. - A.-E.Lemoine: Ah bon? - A.Jacquier: Plus ou moins...
Rires. - L.Sénéchal: Vous êtes en cours intensif d'anglais? - A.Jacquier: Non, mais je le pratique régulièrement. - A.-E.Lemoine: 100 000 dollars, c'est ça? - A.Jacquier: L'équivalent de 100 000 dollars et de contrats de mannequinat à Los Angeles. - A.-E.Lemoine: Ca vous intéresse?
Vous pourriez abandonner votre exploitation agricole et votre quotidien de coach sportif et devenir mannequin à Los Angeles? - A.Jacquier: Il y a 2 choses dans ce que vous dites.
Je rebondis sur l'exploitation agricole. Il y a une bêtise qui a été dite dans plusieurs médias. Ils ont dû trouver sexy de dire que j'étais agriculteur.
Ce n'est pas le cas. J'ai eu des médias que j'ai reçus sous mon toit, qui m'ont dit: "On peut dire que vous êtes agriculteur dans notre article?" Fermier, c'est pareil. - P.Cohen: Vous, vous habitez une ferme. - A.Jacquier: Oui, je la rénove avec ma compagne.
C'est un métier que je respecte éminemment, agriculteur. Il est hors de question que je récolte des mérites que je n'ai pas. - A.-E.Lemoine: Vous avez l'air presque agacé. - A.Jacquier: J'ai oublié votre 2e question. - A.-E.Lemoine: Moi aussi! - L.Sénéchal: Vous êtes prêt à tout lâcher? - A.Jacquier: Encore faut-il gagner...
En ce qui concerne les 100 000 dollars, ça me permettrait de considérablement avancer dans la rénovation de la maison. Pour ce qui est de partir à l'étranger, les Etats-Unis, je n'y ai jamais mis les pieds. C'est magnifique.
S'il faut y aller ponctuellement, pourquoi pas. Mais pour la vie, non. - A.-E.Lemoine: Quand vous avez posté vos premières vidéos, en tant que coach sportif, il y a beaucoup de vos abonnés qui ont cru que vous étiez un candidat de "L'amour est dans le pré".
Certaines étaient candidates au mariage. - A.Jacquier: Au départ, je souhaitais proposer du contenu sportif.
Je me suis dit que sur les réseaux, il y a beaucoup de contenu sportif qui est proposé, avec des gens très calés en génie biomécanique et qui ont la mécanique des réseaux. Moi, ce n'était pas mon cas. Je ne savais pas me servir d'une caméra.
Ma compagne a eu l'excellente idée de me dire: "Sers-toi de nos animaux. Mets-les en avant." - A.-E.Lemoine: D'où la confusion! - A.Lear: J'ai été élu Miss t-shirt mouillé au Cap d'Agde... - A.-E.Lemoine: C'est vrai, en plus! - A.Lear: Ca ne m'a rien rapporté du tout. - L.Amar: Vous n'êtes pas encore le candidat de la France à Mister Universe et vous ne postulez pas encore aux 100 000 dollars, E.Semoun.
Mais il vous arrive d'être coach sportif à vos heures perdues. - E.Semoun: Elle est liftée, celle-là.
Je suis toujours sur le coup. On prend la balle comme ça et on la met dans le filet. Il y a un très mauvais geste que vient de faire Pierre, là.
Il vient de taper sur la balle. Il a fait un piqué-boulé. En matière de tennis, ça ne se fait pas du tout. - L.Amar: Vous êtes pointu.
Avez-vous un conseil à donner? - E.Semoun: Aucun...
Tu parles très bien! Moi et le sport...
Je n'ai pas besoin de faire du sport. - A.Jacquier: Vous pourriez venir manger à la ferme.
On pourrait faire un peu de sport. - A.Lear: C'est dans quel coin?
Rires. - A.-E.Lemoine: Il y a une tentative d'incruste d'Amanda!
Alexandre, vous représentez la France à Mister Universe. Voulez-vous bien leur rappeler que notre pays, c'est bien sûr celui de la baguette, de "La Marseillaise", mais aussi celui des "Petites Annonces", qui font partie du patrimoine culturel français? - E.Semoun: Je suis d'accord. - Bonjour, c'est Micheline, ou Miqueline, comme disent ceux qui éprouvent le désir de me houspiller.
C'est plus "origuinal"... - Rodriguez!
Père et fils. Nous sommes techniciens du cinéma depuis plus de 150 ans. - Salut!
C'est Kevina. -Salut, c'est Julie. - On est trop fans de Jenifer.
On la trouve trop mignonne et trop sympa. En plus, elle s'appelle comme ma petite soeur. - Rodriguez! - A.-E.Lemoine: Dès que j'ai un petit coup de cafard, je regarde "Les Petites Annonces" ou "Le Bêtisier". - E.Semoun: Il est fantastique. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table autour de ces pâtes à la crème de champignons sauvages, girolles, cèpes, pleurotes, persil ciselé, chapelure et parmesan.
C'est préparé par J.Sebbag, notre chef. Ca va recommencer, "Les Petites Annonces"? - E.Semoun: F.Dubosc est très occupé et moi aussi.
On a parlé. On se demande si ce n'est pas une connerie de refaire un truc aussi culte. Ca risque d'être en dessous de ce qu'on a fait.
Ceci dit, on est encore inspirés. En ce moment, il y a tellement d'inspiration...
Il y a tellement de choses à trouver, de personnages fous, de communautés qui revendiquent tellement de choses. On peut encore inventer plein de maladies...
Pourquoi pas! C'est compliqué. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Depuis le 28 août, vous êtes pour la 2e fois père d'un petit garçon.
Une naissance que vous avez partagée avec cette photo que vous avez postée sur Instagram. Depuis, vous partagez beaucoup de moments sur vos réseaux. - E.Semoun: C'est un cadeau inattendu. - P.Cohen: On a fait un petit montage.
Le bébé pleure. ... - E.Semoun: Je voulais vous remercier pour tous les messages adorables que vous m'avez laissés en rapport avec la naissance de ce petit monsieur.
Merci beaucoup. Les messages un peu méchants m'ont beaucoup fait rire. - P.Cohen: Donc il y a des malveillants? - E.Semoun: Toujours.
Sur les réseaux? Non, jamais, absolument pas... - P.Cohen: Je ne sais pas, je n'y suis pas. - E.Semoun: C'était sur mon âge. - A.-E.Lemoine: Parce que c'est un crime de devenir père à plus de 60 ans?
A plus de 50? C'est ce qu'on vous reproche. - E.Semoun: Je ne sais pas quoi dire à ces gens-là.
C'est un cadeau de la vie. J'espère que je vais le connaître 2 ou 3 ans encore...
Je vais voir ce que la vie me réserve. En tout cas, c'est tellement beau! C'est dingue. - A.-E.Lemoine: Amanda, les enfants? - A.Lear: Je n'ai pas la fibre maternelle.
J'adore les enfants des autres. Ils sont mignons comme tout. J'ai choisi un métier très égoïste.
On est des monstres, nous, les artisans du spectacle. J'avais le choix entre faire une carrière, être tout le temps sur scène en tournée, et être à la maison. Mais pour moi, être une maman, c'est être à la maison, l'attendre à l'école, l'aider à faire ses devoirs...
Si j'avais vu ma maman à la télé en train de se tortiller avec des danseurs, j'aurais eu honte. Pour moi, ce n'est pas ça, une maman. Ce n'est pas une bonne femme avec des faux cils que je vois à la télé.
Donc j'ai choisi ma carrière. - A.-E.Lemoine: Lorrain, "Ducobu"? - L.Sénéchal: Non.
Je ne parle pas de "Ducobu". Je parle d'Elie, qui est très actif sur les réseaux sociaux. Vous êtes émerveillé par tout, y compris un renard qui passe dans votre jardin. - E.Semoun: J'ai fait une belle rencontre.
Je suis venu passer quelques jours en Corse. Et sur qui je tombe? Sur un petit renard qui est venu manger les croquettes pour les chats. - L.Sénéchal: C'est poétique.
Et sur Instagram, c'est différent. Pour le coup, c'est le sale gosse qui sommeille en vous qui se réveille. - L.Sénéchal: Les caméras cachées sont revenues à la mode. - E.Semoun: J'adore ça.
J'ai une passion pour J.-Y.Lafesse.
Je lui arrive à la cheville. Quand je m'ennuie, que je vais dans les magasins et que je suis avec une copine ou un copain qui a un iPhone, je fais des conneries comme ça. J'adore ça. - A.-E.Lemoine: On va venir vous applaudir sur scène dans "Cactus". - E.Semoun: Vous avez intérêt. - A.-E.Lemoine: On reparlera de "Ducobu", qui sortira en octobre 2026. - E.Semoun: Le thème, c'est Halloween.
Ce sera dans un an. - A.-E.Lemoine: Oui.
Ca vient de passer. C'est trop tard pour cette année. Merci à tous les 3.
Bon courage, Alexandre. Achetez le nouvel album d'Amanda. - A.Lear: "Looking Back". - A.-E.Lemoine: Avant la chronique de Bertrand, un petit passage par "La Grande Librairie". - A.Trapenard: Comment ça va? - A.-E.Lemoine: Super. - A.Trapenard: Tant mieux.
Vous allez regarder "La Grande Librairie" ce soir. On a un programme du tonnerre sur ce que nous transmettent nos parents, nos grands-parents, nos anciens. Ce soir, J.-C.Grangé, L.de Récondo...
J'espère que ça vous plaira. "La Grande Librairie", c'est juste après "C à vous". - A.-E.Lemoine: Juste après Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir! - E.Semoun: Tu as l'air un peu crispé. - B.Chameroy: J'ai fait 2 ou 3 développés-couchés juste avant l'émission.
J'ai mangé le plat de Julien, et me voilà. Je suis prêt à me présenter à Mister Universe. Je suis engoncé dans mes vêtements.
C'est mon corps. - E.Semoun: Amanda vient de me dire: "Il a grossi, non?" - B.Chameroy: A la une de ce mercredi, la marque pas écolo et pas éthique de fast fashion Shein fait son entrée au BHV, à Paris.
Le patron du grand magasin, F.Merlin, l'enfumeur, était l'invité d'A.de Malherbe ce matin.
Heureusement que le BHV dispose d'un rayon sport. Aujourd'hui, c'était promo sur les rameurs... - Depuis l'annonce de ce partenariat avec Shein et le BHV...
On fait le...
On est devenus le...
Les médias se sont tous...
Vent debout contre nous... - B.Chameroy: A l'exception du RN, toutes les classes politiques sont vent debout contre cette entrée du loup dans la bergerie.
Ca ne m'étonne pas tant que ça. Ils sont très in en termes de mode, exemple aujourd'hui au Sénat. On a eu un accident sur la veste blanche, le retour de Frère Tuck...
Notre préférée, c'est F.Gatel, qui a la meilleure styliste. Elle sortait de festival.
Elle est revenue direct avec le poncho. Au milieu des discussions sur la décentralisation, une love story? Elle est née entre sénateurs, sous nos yeux ébahis. - La parole est à mon collègue aveyronnais. - Envisagez-vous de maintenir le remboursement intégral des cures thermales? - Une réponse à cette excellente question? - B.Chameroy: Ils sont trop mignons.
Pendant ce temps, C.Parmentier-Lecocq et le sénateur P.Allizard se faisaient chier.
Appelons un chat un chat. Ils ont sorti les cartes pour jouer au kem's. C'est un jeu de cartes où il faut faire un signal quand le partenaire doit réagir.
J'ai connu plus discret. - Pour atteindre cet objectif et résoudre les difficultés que vous soulevez...
Elle se racle la gorge. - B.Chameroy: "Kem's, Pascal!" Contre-kem's. "C'est un début de décès, au temps pour moi." Un petit verre d'eau, mon P.Houilliez.
Je tiens à saluer la plume incisive du sénateur, impressionnant sur les allitérations en "co". - La fin du fameux cofinancement... - B.Chameroy: Qu'est-ce qu'il se passe dans 15 jours au lieu de manger des pâtes?
C'est la COP30, que j'aime appeler la Copacabana. La ville amazonienne a réquisitionné des bateaux et des love hotels. Selon mes recherches, E.Macron découvrira son bain à remous avec miroir au plafond, sa chaise du Brésil et sa barre de pole dance.
Bonne COP30. C'est un vrai hôtel dans lequel ils vont dormir. Et si la délégation française y prend goût, à son retour à Paris, elle pourra faire un crochet en Poitou-Charentes. - Un ébéniste s'est reconverti dans la fabrication de sextoys en bois qui font le bonheur de la clientèle française et internationale. - B.Chameroy: J'ai envie d'en savoir un peu plus. - Le geste est précis.
Chaque courbe est minutieusement sculptée. - Je vais la rendre douce, soyeuse et attirante. Je fignole un objet pour qu'il soit fini et agréable. - Seul 1 Français sur 4 possède un sextoy. - B.Chameroy: 1, 2, 3...
C'est qui, du coup? - E.Semoun: Il y a des échardes, non? - B.Chameroy: Monsieur est un artisan du plaisir.
Il n'y a pas d'échardes. Qui est le Français ici qui possède un sextoy? Branlette, toujours, Pendant ce temps, sur CNews.
Pas de sextoys en bois. Mais c'était un gros papotage entre copinous. - Beaucoup de personnes envoient des messages.
Ils me disent: "Il est incroyable de passer 4 heures 30 comme ça avec 1800 personnes, de faire des photos. Vous êtes lessivé, mais vous souriez encore." Comment vous faites pour tenir?
C'est épuisant. Rires. - B.Chameroy: Une interview sans concession, avec des questions où il y a des échardes.
Ca pique. - Qu'est-ce qu'il y a dans votre gobelet? De l'eau ou du café? - De l'eau.
Avec beaucoup d'élégance, vous en ramenez un. Nous sommes à l'antenne, c'est un peu tard... - On est dans l'IA. - C'est du whisky? - Non, c'est de l'eau. - On n'a pas commencé l'interview.
C'est un mot d'accueil. - B.Chameroy: Une imitation d'E.Presley...
Je n'ai jamais vu quelqu'un prendre autant de temps à manger un plat de pâtes. - L.Sénéchal: C'est parce que je t'écoute. - Le 1er sujet... ... - B.Chameroy: Pour ce conseil municipal, le maire avait tout prévu.
Il voulait prendre le temps de répondre aux questions de ses conseillers. - Les questions peuvent durer une heure, s'il y en a. Je constate que ce n'est pas le cas. - B.Chameroy: C'est toujours une heure d'économisée.
L'ex-ministre de la Transition écologique est un peu nostalgique de ses séances à l'Assemblée. - Dans ces conditions, la séance est suspendue...
Non, la séance est terminée. Ce mot "suspension"... - B.Chameroy: De beaux souvenirs. - C'est réservé pour d'autres enceintes. - B.Chameroy: On ne traite pas les mêmes sujets qu'à l'Assemblée. - L'édition 2025 du cross...
Une cession d'une balayeuse réutilisable...
Nous arrivons à des accidents de train...
Des demandes de subventions pour la médiathèque. Le bilan 2024 de la DSP concernant Le Chabada. - B.Chameroy: Le fameux Chabada, comme on l'appelle dans le milieu.
N.Monfort était l'invité. Il était venu parler aux étudiants. - Je ne connaissais personne.
Je n'ai pas tout vu, mais ça, je l'ai vu. Il ne faut pas toucher à ça. Ca ne me plaît pas.
Il ne fallait pas y toucher. Je suis passé de la proximité à l'éloignement. - A.-E.Lemoine: De quoi il parle? - B.Chameroy: Je ne sais pas. - Elle est pas mal, cette phrase!
Je m'en rends compte. - B.Chameroy: Il avait bien préparé sa conférence, avec des petites phrases bien senties sur la notion du temps qui passe. - Ce que je suis en train de vous dire paraît très loin.
En même temps, c'est assez proche. Le temps passe, et même assez vite. - A.Lear: Quel philosophe! - B.Chameroy: On connaît Nelson pour son professionnalisme et son niveau d'anglais remarquable.
Il a une autre qualité: la modestie. The "modesty"...
C'est lui qui le dit. - Vous commencez à percevoir mon caractère. Je suis quelqu'un de très humble. - B.Chameroy: C'est bien de le préciser.
On pourrait en douter... - On m'a dit: "C'est formidable, tu parles anglais, espagnol." Je ne pense pas qu'on soit très nombreux en France à avoir fait 16 JO.
J'ai accompagné 14 victoires de R.Nadal à Roland-Garros. Si je l'appelle, il me répond.
Je ne l'appelle pas tous les jours. Il y a eu tellement de théâtres qui ont fait le plein. Je suis quelqu'un de très humble. - B.Chameroy: On vient de le voir.
Une heure d'entretien qui aurait pu tenir en 30 minutes. Il a fait de l'auto-replay. - L'escrime par équipe...
Tout s'arrête. Je me répète...
J'ajoute...
Encore une fois, je me répète...
C'est le jour et la nuit, le jour et la nuit... - B.Chameroy: Nelson, Nelson, qui a tout tenté pour ne pas être jeune, jusqu'à se vanter de l'être. - Je suis très jeune dans ma façon d'appréhender les choses. - B.Chameroy: Un jeune boomer, alors. - Les réseaux sociaux, que j'appelle parfois les "fléaux sociaux"...
J.-L.Aubert, L.Bertignac, ça vous dit quelque chose?
Je sais que vous écoutez Jul et Booba. On est passés de "Aimer à perdre la raison" de Ferrat à "J'irai te violer sur le Vieux-Port" de Jul. J'ai dû rater un étage.
Xavier Bertrand