Florence Hérouin-Léautey, députée PS de Seine-Maritime, appelle les "hommes à venir se rassembler devant les tribunaux"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Après l'affaire Liana, pensez-vous qu'il y a urgence à une loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes ?
- 1:49RelanceRéponse partielle
Sébastien Lecornu a annoncé un décret sur la motivation des classements sans suite des plaintes concernant les crimes sexuels sur mineurs. Il a raison ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Vous visez les hommes là, Florence, et non les hautsais ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Quelles sont les priorités qui se dégagent du rapport parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses ?
- 5:08OuverteRéponse partielle
Vous avez été élue à la ville de Rouen en charge des écoles. 9 plaintes ont été déposées pour des violences sexuelles ou des viols visant des agents de la crèche Pierre de Lune et de l'école à Maudet-Brouette. Est-ce que vous aviez eu connaissance de signalements lorsque vous étiez adjointe ?
- 6:18FerméeÉludée
Vous avez eu vent de signalements sur des agressions entre enfants à la crèche Pierre de Lune ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Invité politiqueChiffre
« 160 000 enfants par an sont victimes d'agressions sexuelles. »
- 1:34Invité politiqueChiffre
« 100 000 femmes par an sont victimes de viols. »
- 2:07Invité politiqueChiffre
« 70% des victimes d'inceste reproduisent les agressions sexuelles. »
- 3:29Invité politiqueChiffre
« Dans 94% des cas, ce sont des hommes. »
Temps de parole
- Florence Herouin-Léautey76 %
- Présentateur19 %
- Présentateur 25 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Normandie, premier sur l'actu locale en Normandie, ici matin. 7h45, manifestée tous les lundis soir devant les tribunaux de France. C'est l'appel d'associations féministes et de défense des enfants pour demander une loi intégrale contre les violences sexuelles et un budget adapté après la mort de Liana le 4 juin dans le Gers. Marianne, notre invitée ce matin est la députée socialiste de la première circonscription de la Seine-Maritime. Bonjour, Florence-Héron à Laoté. Bonjour.
Après l'affaire Liana, pensez-vous qu'il y a urgence, qu'il faut une loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes faites aux enfants et aux femmes de façon urgente comme celle déposée par une députée de votre groupe en décembre dernier co-signée par un groupe transpartisan d'une centaine de députés ?
Mais il y a urgence aujourd'hui comme il y avait urgence hier. Et il faut vraiment que le gouvernement prenne la mesure de la situation dans laquelle nous sommes et comprenne, entendre la société civile, les femmes, les parents qui manifestent partout en France, qui remanifesteront ce soir pour dire que ça suffit en fait. On n'en peut plus. Ce n'est plus possible d'avoir conscience qu'il y a des pédocriminels qui sont laissés en liberté suite à des plaintes et des signalements réalisés par des mineurs, par leurs parents, qu'aucun acte d'enquête n'est réalisé, que c'est classé sans suite et qu'on s'en lave les mains. Eh bien non, on ne s'en lave pas les mains, c'est l'avenir de nos enfants.
160 000 enfants par an sont victimes d'agressions sexuelles. 100 000 femmes par an sont victimes de viols. Il y a un processus de reproduction qui est à l'œuvre. L'affaire Barrella nous montre que... Du nom du principal suspect. Du nom du principal suspect, on a là affaire à une famille incestueuse.
Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a dit qu'il allait prendre un décret sur la nécessité de motiver les classements sans suite des plaintes concernant les crimes sexuels sur les mineurs. Il a raison ?
Non mais très bien. Mais une mesure suffira-t-elle à enrayer ce processus que je viens de décrire ? 70% des victimes d'inceste reproduisent les agressions sexuelles. Donc c'est un grand coup de pied dans la formilière qu'il faut mettre. Il faut intervenir en prévention, en formation, en sanction, en procédure judiciaire et ensuite en réparation. Et c'est à tous les étages qu'il faut intervenir. C'est le sens de cette proposition de loi que j'avais travaillée avec Céline Thiebaud-Martinez qui est effectivement la chef de file sur ce texte qui intervient dans toutes les sphères où s'opèrent les agressions sexuelles. Sinon, on n'y arrivera pas. On n'y arrivera pas.
Et moi j'engage ce soir devant les tribunaux les hommes, les hommes bien, ceux qui aiment leurs enfants, qui protègent leurs enfants, qui respectent leurs épouses, leurs compagnes à être avec nous devant les tribunaux. Ce n'est pas possible qu'en 2026, pour défendre les droits des enfants, nous n'ayons que 20% en moyenne d'hommes présents dans ces rassemblements.
Vous visez les hommes là, Florence, et en moins les hautsais ?
Je dis que nous ne gagnerons pas toutes seules et que ce n'est pas une lutte. Si elle est féministe et enfantiste, cette lutte, elle ne peut pas appartenir qu'aux femmes. Moi j'ai été très touchée par l'appel de Thomas Pesquet, il y a trois semaines je crois, à l'issue de la grande librairie, qui a fait un appel très juste, une adresse aux hommes. Et bien sûr que ce n'est pas tous les hommes qui agressent. Mais dans 94% des cas, ce sont des hommes. Mais ce ne sont pas tous les hommes. Il y a bien d'hommes bien et nous voudrions les voir à nos côtés être aussi combattifs que nous pour défendre les droits des enfants.
Florence et moi, Léoté, vous êtes membre de la commission d'enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, commises contre les enfants. Le rapport est en cours d'écriture, il doit être rendu en juillet. Quelles sont les priorités qui se dégagent ? Un parquet national dédié, par exemple ?
Un parquet national dédié, par exemple, mais ça veut dire des agents qui sont formés à toutes les étapes des procédures. Aujourd'hui, moi je vous rappelle que seulement 1% de nos policiers et gendarmes sont formés à cette fameuse procédure niche qui permet dans les salles Mélanie ou les UAPS de recueillir la parole de l'enfant sans la polluer pour qu'elle ait une valeur probante. Donc on a des gros gros efforts à faire et cette loi intégrale elle a le mérite. Alors il y a la loi intégrale dans laquelle on retrouvera beaucoup des préconisations qui seront dans le rapport de la commission d'enquête inceste. Il faut aussi qu'on garantisse un certain nombre d'actes dans un délai imparti.
Il faut que l'enfant soit mis en protection dans le respect de la présomption d'innocence mais que son intérêt supérieur prime et qu'il soit mis en protection. Que les parents protecteurs n'aient pas à entamer une deuxième bataille pour se justifier eux et que leur enfant ne leur soit pas arraché voire reconfié aux parents signalés comme étant agresseurs il y a énormément de sujets à aborder et puis il y a toute cette question de la prévention. Il faut que les enfants sachent à qui ils peuvent parler. Il faut que les adultes qui évoluent autour d'eux soient formés à recueillir à entendre et à comprendre ce que l'enfant relate.
Florence Erwin-Léauté vous avez été élue à la ville de Rouen en charge des écoles 9 plaintes ont été déposées pour des violences sexuelles ou des viols visant des agents de la crèche Pierre de Lune et de l'école à Maudet-Brouette est-ce que vous aviez eu connaissance vous de signalement lorsque vous étiez adjointe ?
Moi j'avais eu principalement à gérer des signalements d'agression entre enfants que l'on avait pris en charge et puis on avait eu effectivement des signalements qui avaient conduit à des suspensions le temps que l'enquête et que le parquet nous disent ce qu'il en était voilà donc à chaque fois et c'est le cas à Sotville mais rendez-vous compte 160 000 enfants par an ça ne peut qu'émerger c'est-à-dire que ce débat ce sujet qui est présent dans les débats médiatiques et dans le débat public depuis ces dernières semaines ne peut qu'inciter et tant mieux des familles des parents des enfants à révéler à dire et à être entendus parce que les enfants on le dit ils ont toujours parlé mais ils n'ont pas toujours été entendus et donc aujourd'hui il faut que les collectivités les associations qui organisent des choses avec les enfants le conservatoire les écoles de musique soient prêts à entendre et à réagir
et donc à suspendre pour avoir cette précision vous avez eu vent vous de signalement sur des agressions entre enfants à la crèche Pierre de Lune non
c'est pas ce que je vous ai dit vous m'avez vous m'avez renvoyé à mon mandat d'adjoint sur le précédent mandat je vous dis que dans le précédent mandat nous avons eu à gérer effectivement avec l'éducation nationale ce type de situation bien sûr donc entre enfants c'est bien ce que vous avez dit entre enfants et de signalement d'adultes sur des enfants pour lesquels nous avons à chaque fois suspendu conduit une enquête interne et puis attendu les conclusions du parquet voilà merci beaucoup il faut que chacun soit prêt à les recevoir et soit prêt à agir pour protéger l'enfant et mettre en place les dispositifs qui s'imposent
et là-dessus une enquête est ouverte par le parquet d'Euron merci beaucoup Florence Serron la haute députée socialiste de la Seine-Maritime d'avoir accepté notre invitation bonne journée à vous
merci à vous
merci à vous
Florence Herouin-Léautey