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interviewBackseat· 20 mars 2026 170 min

BACKSEAT S05E16 - avec Chloé Ridel et Claire Lejeune

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ça se dégrade quand même la qualité du caccom parce que on en a évoqué des sujets don dont on parle en fait la veille en conférence de rédaction. Donc moi je voudrais qu'on se concentre un petit peu en attendant sur la droite. Ah !

Ah ! Ah ! Les élections municipales peuvent être annonciatrices éventuellement de choses, mais en fait on ne le voit qu'après.

Moi, je pense que ça n'était pas une erreur de dénoncer euh des propos inacceptables qu'on pu être tenu par Jean-Luc Mélenchon au moment où il les a tenu. Nous, on pense que c'est pas Boloré qui va vous aider à vous y retrouver là-dedans. On a besoin d'une émission indépendante.

C'est de plus en plus difficile de trouver des partenaires pour financer Backit. Si vous pensez qu'elle a sa place dans le paysage médiatique sur internet, soutenez Baxit, participez à son financement. Bonsoir à toutes et à tous.

Bienvenue sur Bax. Bonsoir. Bonsoir le public.

Merci les copains. Merci d'être là. Ça fait toujours plaisir de vous accueillir au studio.

Bienvenue à vous qui nous regardez en direct sur Twitch. Bonsoir le chat. Tu es avec nous sur le plateau.

Bonjour aussi à celles et ceux qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast. Bienvenue dans cette très belle émission euh que je ne fais pas tout seul puisque je suis entouré d'excellents chroniqueurs et chroniqueuses. Un tonner d'applaudissement pour Antoine Bristiel.

Salut Jean. Salut Antoine. Antoine tu es docteur en sciences politiques.

Tu es directeur de l'observatoire de l'opinion de la fondation Jean Jores. C'est exactement ça. Ça fait longtemps qu'on t'a pas vu sur Max.

Ça fait longtemps. Ça fait plaisir quand mêmeour. Merci d'être avec nous ce soir.

Tu es par ailleurs l'auteur d'un nouveau livre qui s'appelle Les entrepreneurs de la peur aux éditions euh JC la Tess. Ah, c'est beau comme ça. Oh le poteau tu as vu classe hein.

On a fait un petit truc et tout. Euh il raconte quoi ? C'est quoi ?

C'est un roman ? C'est quoi ? C'est comment ça se passe ?

Non, c'est pas un roman. C'est euh une enquête sur le la peur dans la société française. Quand tu te rends compte que c'est une émotion qui est hyper structurante et qui est ressentie par un nom assez impressionnant de français et que tu as des clivages en fonction du type de peur que tu ressens et que derrière ça a des effets assez énormes à la fois sur la modification des comportements individuels, sur les comportements politiques, sur la polarisation de la société.

Donc c'est un un appel aussi à la la responsabilité de la part des des hommes politiques, des hommes et des femmes politiques de pas toujours jouer sur cette émotion parce que ça a des effets bien pire que ce qu'ils peuvent anticiper. Trop bien. Les entrepreneurs de la peur aux éditions JC lat foncé lisez-le, mangez-en, c'est bon pour la santé.

Quel prix ? Il y a que non, je sais pas. 22 non 19 19 pas cher à tout bours offrez-le à vos proches bien sûr.

Nous sommes également sur ce plateau avec Émilien Warviolent que d'autres Émilien tu es docteur en sciences politiques, spécialiste de la droite. Tu es post-doctorant au centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales. Bien vu.

Merci à tous. Bienvenue. Ça va ?

Ouais. Ouais. Tu étais avec moi dimanche dernier où nous avons découvert ensemble euh nous sommes restés pantois devant les résultats du premier tour.

J'étais bougebé toute la semaine. Ah c'est incroyable. Et ben, on va en parler.

Tu as eu le temps d'analyser depuis. Ça fait des afftes. Euh oui, tout à fait.

Bah écoute, analyser ce qui a analysé mais de toute façon la surprise des élections voilà nous cueillera toujours donc on attend le second tour. On va en parler dans cette émission. Et enfin, nous sommes avec Rachel Garaval Carcel.

Bonsoir. Bonsoir à toutes et tous. Ma chère Rachelle, tu es journaliste politique, autrice de la newsletter Bloc et parti.

Si vous voulez suivre la politique, abonnez-vous à la newsletter Bloc et parti. Merci bien. Ça roule, ça roule, ça roule.

Toi, tu es à fond toi ? À fond, complètement à fond. Des semaines que je ne suis que dans tes tableurs Excel.

J'avoue, heureusement, j'adore ça, mais j'avoue que j'attends les vacances avec une certaine impatience. Les élections municipales, c'est sport. C'est sport.

Ouais. Avoir une idée de évidemment pas 35000 communes mais allez peut-être plusieurs dizaines de communes à être capable d'en parler, c'est pas évident. Et je suis donc très content de t'avoir avec nous ce soir ma chère Rachelle sur ce plateau.

Moi je pense que mais non c'est parce que tu es fabuleuse et attendez la la fameuse soirée de sur la chaîne de gens sur les intercommunales effectivement. Oui, c'est vrai. Il y aura une soirée spéciale avec bien sûr.

Euh, on va commencer cette émission en douceur avec les cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Alors, les cartes blanches, mes chers chroniqueurs et chroniqueuses, qui a envie de parler d'un sujet en particulier ?

On commence avec toi Émilien. Oui, tout à fait. Merci mon cher Jean.

Pour aujourd'hui, la la production m'avait demandé de de chroniquer un ouvrage assez confidentiel d'un auteur plutôt méconnu qui s'appelle les entrepreneurs de la peur d'Antoine Bristiel. Bon, il se trouve que j'ai malheureusement dû renoncer à cette mission. Bon, devant le l'immensité de la contribution intellectuelle que proposait cette somme.

Bon, c'est le genre de livre qu'on lit qu'une fois par des signes. Évidemment, un travail solide p sur un sondage de 1000 enquêtés quand même qui a demandé à peu près 10 ans de recherche et d'écriture à son auteur dans un Mais tu l'as fait finalement. Tout à fait. dans un style enlevé mais puissant qui n'est pas sans rappeler l'inconnu de la scène de Guillaume Musseau convoquant les les plus grandes figures intellectuel de de notre temps comme Jérôme Forquet ou Christophe Guiloui avec un titre et un sujet parfaitement originaux hein qui contraste avec la la grande modestie de l'auteur qui se cite que cinq fois dans tout bon j'ai moins souhaité vous parler de du rôle de la peur dans les élections en reste dans le sujet la peur c'est une émotion que nombre de candidats essaient de susciter chez les électeurs, notamment la peur de l'extrême droite ou de l'extrême gauche, particulièrement utilisé par les mères sortants pour représenter une potentielle victoire de leurs adversaires comme une catastrophe.

La peur, c'est une émotion conservatrice avant tout défensive qui pousse à distinguer les simples adversaires avec qui on peut discuter des ennemis qu'il faut tenir à tout prix éloigné du du pouvoir. Et comme le rappelle bien Antoine Bristiel dans son livre, elle a différencié de la colère qui alimente le vote de rupture pour les parties antisystème. Et si la peur pousse aussi à aller dans les urnes, c'est avant tout par défaut pour les candidats qui et et partis qui sont déjà en place.

Bon, la peur c'est une émotion forte avec un vocabulaire moral du danger, de la stigmatisation, voir de la contagion. On parle de honte, d'infamie, d'indignité, respect euh de la peste, de la lèpre et cetera qui fonctionne par association he que ce soit pour assimil des ennemis à des figures repoussoires du passé ou de ou de l'étranger, Trump, une Solini, j'en passe, Staline et cetera ou pour disqualifier des adversaires trop proches de la menace, voir qu'il ne la condamne pas assez. Et en fait la chaîne de mise en accusation, elle peut être vraiment extrêmement longue et extrêmement étirée.

La peur, ça peut être une émotion assez saine en démocratie. C'est la preuve que elle sait aussi défendre ses principes et son histoire. Euh mais c'est pas une émotion autosuffisante parce qu'elle suffit pas en fait elle-même à conjurer la menace.

Et si on n pas en fait de projet alternatif pour un un futur meilleur, la peur c'est qu'une stratégie palliative pour qui finit par en fait épuiser les soutiens et radicaliser les opposants et qui peut même en fait les pousser jusqu'à sa au bout de sa logique appeler à des actions plus autoritaires vo même illibérales. Et comme le rappelle le politiste spécialiste du racisme et du et du populisme Aurélien Mondon, elle nous empêche de nous interroger sur les défauts et manquements de nos propres dirigeants en place et à nous penser vertueux puisque l'autre ne l'est pas. Et donc c'est un appel aussi à non seulement la responsabilité puisque apparemment la guerre c'est mal et la paix c'est bien mais aussi voilà à un débat public un petit peu plus centré sur les propositions que sur les anathèmes.

Voilà. Merci beaucoup Émilien pour cette carte blanche. Moi aussi j'ai le droit de rêver.

Là, tu as loi là. J'espère que les candidats ont entendu. Il leur reste 48h à peu près, même pas 24 heures he en réalité de de de campagne et acheter le livre.

Il y a une villa en construction. Antoine, est-ce que tu as envie de nous dire un truc ? Oui, déjà merci Émilien pour cette recension de très grande qualité.

Je saurais faire la même chose avec toi le jour où ton livre sortira. Je sais pas si c'est un compliment ou une critique, mais c'est pas sif agressif de ouf. Je n'écris pas avec chat GPT.

Donc ça c'était une critique. Ça c'était une critique là. Oui.

Là là on sait. Euh moi je voudrais parler de la sécurité. Ah ah sachant que bien évidemment je condamne les violences.

Euh non parce que alors je préviens mais c'est un peu le cas. C'est c'est une étude que j'avais faite pour l'Institut Terram justement avant les municipales sur les enjeux qui préoccupaient le plus les Français et les enjeux qui étaient prioritaires pour eux dans le prochain mandat et ceux en gros sur quoi ils allaient voter. Et là dans cette étude et comme d' à peu près toutes les autres qui sortaient sur ce sujet-là, bah la sécurité ça'arrivait assez nettement devant mais même enfin 15 20 points derrière tous les autres sujets de développement économique local, d'environnement et cetera.

Et ça alors on pourrait évidemment revenir sur pourquoi on a la sécurité qui est aussi haute et évidemment toute la construction médiatique qui peut y avoir derrière aussi le positionnement des partis politiques là-dessus mais n'étant pas dans rhinocéros, on va pas le faire à ce moment-là. Euh l'idée, c'est plutôt de comprendre qu'est-ce qu'il y a derrière cette notion de sécurité parce que je pense que pour tout le monde quand on parle de sécurité, on entend uniquement sécurité policière, lutte contre la délinquence, lutte contre les incivilités. On arme tous les policiers, on tire à vue en gros.

On s'appelle Eric Suotti. Après, je bon euh mais en fait quand on demande justement euh ceux qui sont préoccupés par la sécurité, ce qu'ils entendent par cette notion-là, il y a cette notion de sécurité policière, mais il y a aussi une notion à l'échelon à l'échelon local hein, de sécurité routière, de sécurité économique et sociale, de sécurité environnementale, de sécurité des infrastructures et en fait c'est beaucoup plus large que la simple notion de sécurité policière. Donc je pense que c'est il y a aussi tout un tout un travail médiatique à mon avis à faire sur cette sur cette questionlà et quand quand oui le fait de vivre en sécurité c'est essentiel mais c'est pas seulement le fait de lutter contre les incivilités.

Il y a vraiment une notion qui est qui est assez large et qui appelle à mon avis à à avoir une réflexion un petit peu plus en profondeur sur sur ce sujet-là. Évidemment c'est une réflexion en profondeur. Émilien se chargera de l'avir pour en être capable.

Merci beaucoup Antoine pour cette carte blanche. Merci à toi. Ça fait du bien des voix de droite dans cette émission qui nous rappelle l'importance de la sécurité.

C'est vrai. Absolument. Euh les amis, on va parler des municipales mais avant il va quand même falloir qu'on se coltine un moment très important.

C'est parti pour le quiz à la con. C'est le meille C'est le meilleur moment cette émission. C'est le meilleur moment.

Les gens les gens viennent pour ça je pars après pas nous écouter des blatérer des trucs sur les municipales. On vient pour le quiz à la con. Alors première question de ce quiz à la con.

Laadislas Vergne candidat LR aux élections législatives de 2024 à Chartre a attaqué son adversaire Ern. Qu'est-ce qu'il a fait ? Si vous connaissez la réponse, je vous demande de ne pas la crier dans le micro.

Vous laissez galérer vos petits camarades. Je connais la réponse. Voilà donc tu dis rien.

J'ajoute qu'il a été en tête au municipal à qu'est-ce qu'il a fait donc pour attaquer son adversaire Eren ? Est-ce qu'il a rendu visite à une entreprise qui fabrique des bottes made in France parce que le bruit des bottes ne doit pas être abandonné au RM ? Ah si si, je connais la réponse.

Je dirai rien. Je dirai rien. Je connais la réponse.

Attention. Est-ce que B il a sauté en parachute pour voir ce que ça fait d'être parachuté ? Est-ce qu'il euh s'est mise en scène au côté des travailleurs d'une station d'épuration pour contrer la vague brune ?

Où est-ce qu'il a fait un selfie avec une brebie en écrivant "Nos brebis ne sont pas galeuses ell ?" Oh là les fameuses brebis de Chartre. Alors du coup il y en a deux qui connaissent la réponse.

C'est ça que j'ai compris. Ah terrible. Du coup, il reste Antoine à galérer.

Moi, je la connais pas mais je sais que le sa en parachute, ça a concerné au moins deux euh personnalités politiques. Je sais pas si c'est le fameux euh candidat LR aux législatives à Chartre, mais je vais dire ça, je veux dire le saut en parachute. Le son en parachute, tu vas dire réponse B.

Le chat, vous en dites quoi dans le chat ? Dites-moi un petit peu quelles sont vos réflexions sur le sujet. Euh ça ça se dégrade quand même la qualité du coup parce que on en a évoqué des sujets don dont on parle en fait la veille en conférence de rédaction.

Donc c'est donc maintenant moi je savais pas en fait mais c'est juste hier on en a parlé et c'est là où j'ai dit ah oui en fait Domine Cré pareil original 2015 oui oui c'est ça c'est ça tu le sais en fait donc c'est pour donc pas Rachel qui était qui était voilà Rachel a du mérite nous parce qu'en fait on on a juste assisté la médiocrité de la production tension leuration du il y a même pas d'ailleurs de sujet à ce couser la con en fait il y a pas de thème. Alors, on embrasse très très fort la production de l'émission Bax pour laquelle on a énormément de respect et on est reconnaissant pour le travail qu'il fournissent, notamment le fait de pondre un quiz à la con chaque semaine. Ouais.

Ouais, c'est dur en plus hein. Ils sont bien payés pour ça. C'est euh d'ailleurs faites des dons participer ensembleit, on en a besoin pour des cous à la con de meilleure qualité.

Ouais. Euh mais il est très très bien ce c à la con. Le chat a voté.

Réponse D. Figurez-vous. Le chat a voté les brebis en écrivant "Nos brebis ne sont pas galeuses." Ouais, bien sûr.

Et bien, la bonne réponse, on va la découvrir ensemble en vidéo. J'ai sauté aujourd'hui en parachute pour dénoncer le parachutage parisien d'une candidate erenne dans ma conscription. Je voulais voir ce que ça faisait être parachuté. nos candidats ont du talent mais je me demande s'il y a pas genre un/art de son budget de campagne qui est passé un gars à la cour la cour la CNCCFP qui regarde qui dit "Ah ouais non ça ça pas je pense".

C'est vrai. Est-ce qu'on est-ce qu'on est au prix du marché appel d'offre pour ce soit en parachute ? Effectivement euh voilà bravo les candidats.

C'est vrai que le coup des brebis c'était pas mal. J'aime bien ou c'est grou pour une seule brebie quoi. Tu vois, sachez que c'est pas le seul candidat à avoir sauté en parachute pour les besoins de sa campagne.

Le candidat au municipal de Saint-Leu à la Réunion qui s'appelle Bruno Domen l'a aussi fait pour annoncer sa candidature. C'est plus sympa de sauter la réunion finalement. Voilà.

Moi, je propose que ça devienne une coutume. Voilà, vous sautez en parachute pour déclarer votre candidature à une élection. Ça éliminera peut-être quelques candidats comme ça.

Voilà, c'est plus vite fait. C'est vrai. Euh voilà donc quelques images de ce deuxième saut en parachute, en tout cas celui de la Réunion de Bruno Domen euh vous avez donc compris que ce soir le thème foire pardon le thème c'est politique et moyen de locomotion.

Ouais ouais vous allez comprendre c'est très sérieux. Attention c'est comme question qui sont pour un champion au bout de 40 ans en fait ça stagne un peu mais bon ta gueule. Deuxème question euh à qui est ce skate ?

Oh h voilà, vous avez l'image. Maintenant, vous devez deviner qui est sur le skate. Est-ce que c'est Sébastien de Logu ?

Ah, est-ce que c'est Xavier Bertrand ? Est-ce que c'est Emmanuel Grégoire ? Ou est-ce que c'est Boris Valallot ?

Il a pas l'air d'y être pour longtemps quand même sur le skate hein, vu la position des pieds. H, tu sais pas de Je sais pas. Je trouve que tu juges très vite.

On a fait du skate. On peut revoir la la photo. On peut remettre la photo pour faire une analyse des molets.

Rachel connait parent bien les jambes en fait des des politiques. On dirait qu'il a un baguille en plus. Oui, c'est vrai.

OK. Oui. OK.

On reconnaît le on connait. Ouais. je je sais pas moi vu le morphotype euh je j'éliminerai quand même peut-être Sébastien Logu qui est beaucoup plus grand.

Ah oui oui ou les mains d'une personne âgée mais à part bon les trois autres sont pas non plus ultra gé non non pas tant que ça c'est les les mains de bûcheron un peu les politiques tu sais donc ça ça use forcément qu'est-ce que vous en pensez alors moi j'ai j'ai je sais pas pourquoi ça me dit quelque chose Bertrand ça ça me dit une histoire de je sais pas je reconnais pas ses mains spécialement je suis assez connaisseur mais mais ça me dit ouais ça me dit trop rien ça te dit trop rien Mais en même temps, ouais non je sais pas Bertrand il me il il me dit je sais pas alors Boris Vallo pourquoi quoi parce que Grégoire bon je passe à campagne fait un place à République tout ça avec des jeunes truc qui fux mais Boris Valot ça pourquoi je après la question c'est Bertrand pourquoi aussi hein c'est envie de dire Grégoire aussi toi tu as envie de dire Emmanuel Grégoire Bertran moi je dis donc Emmanuel Grégoire euh pour Rachel ouais je vais dire Emmanuel Grégoire aussi Emmanuel Grégoire aussi réponse C bah Bertrand hein Xavier Bertrand réponse B le chat a voté Boris Valallot et c'est bien les seuls à voter Boris Valallot. Ça c'est ça c'est méchant. Il fait réir.

Oh il a il a du enfin du mérite je sais pas mais euh la bonne réponse en vidéo évidemment. Allez non ça c'est la photo, c'est pas la vidéo. Voilà la vidéo.

Ah oui attends il y a un flot. Il y a un flot. Ah ouais quand même.

Il y a quelque chose. Il y a quelque chose. Attention hein.

Il y a un début. Ouais ouais, il y a un début il y a Voilà exactement. Et c'était donc lors de l'inauguration du skate park de Cuderie dans le nord en 2020 comme l'explique cette conseillère régionale des Haut-de France sur X.

Euh et je suis sûr que c'est Xavier Bertrand qui a attiré tous ces jeunes au skate park. C'est sûr. Tout à fait.

Qu était avec lui d'ailleurs qui venait et c'est devenu le skate park des Col Kids depuis ce jour-là. Oui. Des des Colks.

Tu as tous les gars du conseil régional qui sont là en train de faire leur vieux sket. Exactement. 3è question de ce quiz à la con.

Quel candidat au sort très incertain avant le second tour des élections municipales a choisi le vélo pour tenter de séduire quelques électeurs, quelques derniers électeurs ? Je connais un fameux cycliste. Est-ce que c'est Jeanne Barzeguian, maire sortante de Strasbourg ?

Est-ce que c'est Christian Estros, maire sortant de Nice ? Est-ce que c'est Rachid Adati qu'on ne présente plus ? Ou est-ce que c'est Pierre Urmique, maire sortant de Bordeaux ?

Et là, spontanément, j'ai envie de dire Christian Estr parce queon l'a vu quand même faire beaucoup de choses cette semaine pour tenter de r ce qu'il faut hein. On peut pas lui accoucher de pas ici. Non, on peut pas non, on sent vraiment qu'il met toutes ses dernières forces dans la bataille.

Il a peut-être un petit intérêt dedans. Voilà, personnel, il y a une forme de noblesse à se battre jusqu'au bout. Absolument.

Je suis tout à fait. Est-ce qu'on savait si il y a des diamants sur le vélo ? Sinon, ça ça élimine Dati directement.

Euh non, je pense que Barsegan et Urm qui doivent quand même faire semblant de de pédaler régulièrement. Bah, ils sont obligés, ils sont écolos. Voilà, c'est ça.

Je demande si Urmic était pas plus mis en scène au début de son mandat en venant à vélo au conseil municipal. Ils l'ont tous fait. Oui.

Non mais attends, non, c'était Giscard qui est arrivé à pied à l'Élysée. Oh le dernier, il en est reparti pardon. Autant pour moi.

Reparti à pied. Encore plus classe le panache. Non mais Estros, ça me semble bien.

Non, c'était Christian Tobira qui s'était barré. et les mot des chaînes de télé qu'il a suiv dans Paris c'était exaler sur son petit vélo, il y avait les motards et tout c incroyable à mon rythme et il y avait donc les gardes du corps qui étaient sur les vélos à côté d'elle quoi c'était c'était quelque chose la France très belle image. Bon allez vos réponses.

Dites-moi ce que vous en pensez pour moi. Christian Estros pour Rachel pareil. Christian Estros aussi pour dire là on atteint le niveau de gravité assez exceptionnel c'est que moi j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai posté une vidéo promotionnelle de Christian pas moi Christian Estrosy par une chaîne de vélo ce tout à l'heure sur Blue Sky donc c'est que vraiment la la profen à [ __ ] donc je dirais Christian Estros je disais aussi Christian Est qui parurs un fierfit cycliste hein mais de toute façon toi si tu cites pas un candidat LR toutes les 2 minutes c'est à un moment donné on cita meilleur aussi hein et le chat a également voté Christian Estros bravo le chat d'avoir voté Christian Le chat la réponse en vidéo, regardez.

Ah, c'est celui-là. Bah oui, é voilà, c'est lui. Il est beau.

C'est la beauté, c'est qu'en fait il monte tout Nice. Donc, il est essoufflé en permanence. Et alors, c'est c'est une interview qui a été publiée il y a quelques heures par le média direct Azur.

Le titre, c'est Christian Estros se confie en exclusivité mère, père et grand-père de Nice face à sa réélection. J'ai pas très bien compris le titre en fait il parle de sa famille de séries parce faut bien comprendre que c'est une longue interview à vélo mais en fait il est tout essoufflé à la finille cette deuxème tour de campagne à oui l'acte aujourd'hui si est sorti pour manger des oursins sur le vieux port donc pourquoi pas quoi c'est un petit peu plus classique cela dit c'est plus classique mais c'est meilleur alors 4e question de ce à la conè Après une étude de 2024 de la fondation Jean Jorès ou là là avec la massif quelqu'un qui a perdre son poste là. C'était la fondation Jean Jorès avec la massif.

Pascu. En France, quelle est l'insulte la plus utilisée par les automobilistes ? H c'est politique ça.

Est-ce que c'est connard ? [ __ ] ? Ah est-ce que c'est abruti ?

Abruti ? Est-ce que c'est idiot ? Idiote.

Oh non ! Ou est-ce que c'est socialiste ? Exceptionnel.

Et Émilien, je te laisse commenter l'études. Émilien, tu commentes les études de la fondation Jean Jorès ? Je Oui oui, surtout quand elles sont signées par certaines personnes.

Euh mais c'est Je sûr en plus ça doit doit y avoir une fascinante étude cartographique à faire sur est-ce qu'on insulte plus de de Kong, tu vois, dans le sud ou est-ce que parce que bon, pour tout te dire, expérience parisienne des connards et ben ça sera assez facilement. Voilà. Oui, de même que le doigt, je ne vous le ferai pas, mais un petit doigt tu vois au piéton, au cyclistes, automobilistes, c'est un bon jour finalement.

C'est un bon jour. C'est une manière de s'adresser aux autres. Ça paraît presque trop facile le connard.

Ben oui, en même temps, c'est l'objet d'une question c'est abuti. Il y a quelque chose d'un peu mignonné, un connard. Ouais mais ouais mais j'aime bien que Rachel essaie de jouer le méta game du quiz à la tu verras toujours dans la mé il y a pas beaucoup d'avenir à ça pour essayer avant toi OK j'en prends bonne not après la truc vrai c'est est-ce que les gens ont déclaré connard à la à la massif dans le sondage pour la F LJ quoi est-ce qu'ils ont osé dire qu'il disaient connards bah la fondation Jean Joris c'est sérieux quand même.

Ils ont quand même pas répondu. Ça perd l'hypopète juste pour euh faire ou v tu vois ou coprole. Voilà, c'est c'était un sondage à mon avis hein, je ne suis pas responsable de cette chose mais ça été euh quelque chose fait en ligne où tu avais juste à cocher tu avais une proposition une liste et tu bien sérieux, il y a pas eu d'entretien avec des connards si c'était effectivement des connards ou pas et quelques socialistes qu'on a interrogé.

Je vais te dire, je pense même que peut-être le connard sort que le connard chez les femmes. Ouais. do plus moins insulté par après au volant tout sort l'impression quand même même voilà même le petit déguli quand tu es à l'arrière bon en tout cas voilà c'est mon commentaire non en tout cas voilà il y a beaucoup de témoignages dans le chat évidemment de vos expériences de vos habitudes est-ce qu'on a dit autant de gros mots en fait sur le plateau non jamais jamais jamais mais là vous savez c'est le cous à la con c'est c'est un peu absurde ça aucun sens cous à la con porte le nom du c'est vrai c'est grossier un peu féministe quelque part ça pourrait pas passer à la télé he non c'est pas possible c'est vrai on ne dit pas de grossièreté La télé, je l'ai vu sur W9.

Euh, je je dirais connard hein. Toi, tu dirais réponse A. Connard.

Je dirais connard. Mais comme Émilien, toi, tu dirais connard aussi. Rachel pour aller pour créer la densus, je vais dire abruti.

Abruti. Réponse B pour Rachel. Le chat a voté socialist.

Le chat a voté quoi ? Est-ce que le chat a voté socialist ? Il a voté Connard, je crois.

Je crois qu'il a voté Conard. Ouais, réponse A pour le chat également. La bonne réponse mesdames et messieurs, c'était bien Connard.

Absolument. Oui, oui, oui, oui. Tout à fait.

Effectivement, jouer le méta game pas du tout payche marche pas du tout. Euh et qu'est-ce que je voulais dire ? Voici voilà, non mais quand même, on est des gens sérieux, voici les résultats de cette étude.

Voilà, c'est important. Je voulais vous montrer on remercie bien sûr la massif et la fondation Jean Jorè abruti pas loin. Je suis étonné pas mal.

Ah, évidemment le fameux [ __ ] Le fameux [ __ ] [ __ ] bouffon [ __ ] fils de [ __ ] Bâtard, tocar [ __ ] et je ne dirai pas le dernier mot pour éviter de se faire ban. Oui, c'est vrai. Par ailleurs, tuas une chaîne Twitch et on nous regarde dessus.

Ouais. Ouais. Non, c'est c'est bon.

Voilà, là on a outrepassé les règles du chat hein. Là, voilà, on a fait preuve de mensuétude. Donc maintenant, tout rentre dans le rang avec la 5e question de ce quiz à la con.

À qui quelle est la planche ? Lequel de ces politiques n'a jamais été vu avec la planche associée ? Quand quoi ?

Est-ce que c'est Michel Eddouard Leclerc avec son K surf ? Est-ce que c'est Olivier Verrand avec sa planche de surf ? Est-ce que c'est de Logu avec sa planche à repasser ?

Ou est-ce que c'est Jordan Bardella avec sa planche à voile ? Parmi ces quatre, il y en a un qui n'existe pas. Les trois autres ont bien et bien eu lieu.

Qui hyper crédible ? Ouais. Qu'est-ce qui te paraît crédible ?

Les quatre. Les quatre. Ben oui, Verron avec faut faut bien travailler les pecs.

Donc ça c'est vrai ça. Qu'est-ce qu'il est beau ! Et puis tu fait Jordan là quand on le prend en short surf en photo en short sur closer là avec ses copains tu as un petit coup de planche à voile après tois pour se montrer tu pens qu'il a fait de la c'est casse gueule quand même de faire de la planche à voile devant des photographes parce que je sais pas c'est je sais pas j' jamais fait donc la question c'est pourquoi est-ce que de logus sortirait sa planche à passer là comme ça en un poste réseaux sociaux un peu à la con ouais wesh ouais et la c'est ça la méta du la est là.

Petite question un peu technique pour pour la régie. Est-ce que c'est genre des plans génériques ou c'est vraiment c'est leur planche quoi ? Genre de Logus et sa planche à repasser ?

Non, c'est ce sont des plans génériques. On a planche. JPEG.

C'est pas les bras qui ressemblent de près au refch. C'est pas là. Euh je sais pas.

Et pourquoi est-ce que Édouard Lecler il faire du du K surf comme ça ? Alors on a mis Michel Eddouard Lecler comme politique parce que bon voilà. Oui, c'est vrai que maintenant les sondages candidats à la présidentielle, on sait jamais.

Je j'allais te dire, moi je pense que la la production essayie de nous avoir avec le le surfavant parce que comme l'a dit Antoine, il y a un bel homme derrière qui aime bien enlever une chemise pour montrer un voilà un petit pec pour un vaccin et je dis ah on va voir la situation logique et en fait non et en fait parce que Verrand il est dou il est de ça non d'izer donc qu'est-ce qu'il fait [ __ ] du surf danser quoi oui après il est pas il est pas enfermé ener il a le droit de sortir de et puis et puis il y a des lacs en iser sur lesquels on fait du bateau peut-être de la la planche à voil Oui d'accord. Mais du priori que Ver son petit bateau motorisé pourquoi pas. Mais le le surf, ouais, je sais pas, je sais pas.

Mais il a le droit. C'est vrai qu'il a le droit. Tu es sur le contreintuitif donc verrons.

Je suis contreintuitif. Tout à fait. Ouais.

OK. Vos réponses. Moi je vais jouer la méta en disant Michel Édouard Leclerc.

Michel Édouard Leclerc avec son attirail de kite surf. Ça n'a aucun sens. Donc les trois autres sont vrais.

Pourquoi ? Commile. C'est deux log.

Ah non, pardon, il faut trouver le faux. Il faut trouver le faux. Il y en a trois qui sont vrais.

Il y en a un qui est faux. Tout à fait, hein. Euh moi je moi je je pense je pense Verran, tu vois.

Je sais pas. Et pourquoi est-ce qu'on aurait photographi ? Parce que Verrand, j'ai des souvenirs d'un d'un photo des de photos volées de vacances à la mer.

Euh ouais mais je le vois tu sais quoi ? Je pense que c'est quelqu'un qui est plus militaire. Et attends, il avait raconté, il avait été interviewé par c'était Gasparg, je crois, où il avait raconté comment il avait été nommé ministre alors qu'il était en train de faire un trek en montagne.

Tard le soir, un couché de soleil, il reçoit un coup de téléphone de l'Élysée, il lui annonce qu'il est nommé. Enfin bref, il remplacement de d'Agè Busin. Ouais.

Oui. Bon moment en plus pour être un peu en vos réponses. Alors toi tu mains, je vais être vant.

Ouais. Olivier Olivier Verand la planche de dire Bardella. Bardella.

Réponse D. Antoine et Michel Édouard Leclerc, réponse A pour Rachel. Le chat a voté, réponse D.

Et ben, on va regarder ensemble les bonnes réponses, comme ça vous déduirez la la ah enfin les bonnes réponses, les trucs qui ont vraiment existé. Bon bah déjà ça c'est fait. Aller voir Leclerc nous montre ses meilleures vagues en Ker.

C'est pas lui. Tu sais que ça ser marrant qu'il ait payé quelqu'un pour faire son blanc. Oh oui de Logus s'était sûr.

C'est vrai qu'il est bien. C'est un gars qui est bien repassé. Il repasse ses chemises.

C'est vrai ça, c'est chiant. En plus, voilà, il a repassé sa coiffure aussi. Pardon, j'ai pas le droit.

Oh merde. Et Olivier. Oh merde, j'avais pas pensé à la story inst.

Évidemment, Olivier Verrant en surf avant et après il a quoi ? Il a enlevé la tenue, c'est il s'est cassé la gueule. Bon ben, j'ai perdu.

Et à la fin de ce cous à la con, nous avons un execho entre Antoine et Émilien. comme d'habitude. Allez, on va parler de l'actu de la semaine.

C'est parti pour l'actu de la semaine. Mesdames et messieurs, nous sommes en pleine entre deux tours des élections municipales. Les bureaux de vote resteront fermés ce dimanche dans 94 % des communes françaises.

Et pour cause, dans ces communes là, et ben c'est bon, c'est plié. Voilà, il a suffi de d'un seul tour. Les maires ont été élus dès le premier tour.

Il y avait une ou deux listes dans les deux cas. On ne fait qu'un seul tour. On va donc analyser ensemble ce que nous apprend ce premier tour et on va regarder de plus près ce qui s'annonce dans les communes où tout va se jouer au second tour ce dimanche.

Si je vous demande à chacun, dites-moi un petit peu quels sont les grands enseignements que vous retenez de ce premier tour des municipales ? La question est volontairement vaste. On aura le temps de revenir dessus, rassurez-vous.

Revenir dessus. on le temps euh toujours difficile de d'analyser un premier tour en les municipales parce que ça va un peu dans tous les sens et puis tout dépendant tellement des fusions, des retraits, tout ça c'est quand même plus facile à la fin quand il y a un gagnant, un perdant quand même plus facile à analyser mais je trouve que assez globalement on a plutôt un bloc de gauche et au minimum qui s'effrite voir qui qui est un petit peu en difficulté. OK. un bloc de droite et du centre qui je trouve coagule bien et plutôt solide, pas forcément en forte augmentation mais suffisamment fort pour faire face à une gauche qui est elle divisée.

Euh une extrême droite peut-être pas aussi forte qu'on l'attendait et peut-être même moi je trouve que dans les grandes villes, c'est-à-dire là où il avait n'avait pas vraiment de chance de l'emporter, peut-être un vente utile de du vote des électeurs et électrices d'extrême droite sur sur C info à Paris par exemple. Non, je pensais plutôt euh à des candidats de droite et du centre pour voter utile. Et euh je veux dire que c'est des électeurs qui auront tendance à voter extrême droite sur les élections nationales mais qui au niveau local se rabattent sur le maire sortant ou pour se débarrasser d'un maire de gauche dans une dans une grande ville.

Par l'impression qu'il y a un petit peu de ça à Nant, à Bordeaux, même à Lyon aussi. Euh donc voilà, je dirais ça exception des trois premières villes de France où là pour le coupul c'est un peu différent. En fait, un truc très paradoxal, c'est que la gauche va très bien dans les trois premières villees de France, mais elle peut tout à fait les perdre la semaine, enfin dimanche.

Dimanche là, ouais. Alors que ailleurs, c'est quand même plus difficile pour la gauche. Mais s'il y a division dans le con d'en face, elle peut aussi se faufiler et gagner quelques villes.

Mais voilà, voilà à peu près de manière assez prudente ce que je retiens de ce produit. OK. Les autres, vous en pensez quoi ?

Je dirais qu'il y a un mélange en fait entre un un début effectivement de petite nationalisation du scrutin parce que mine de rien, on a vu quand même émerger euh des votes LFI ou RN qui en fait était assez ridicule en 2020 et qui ont monté. Alors parfois ils ont beaucoup progressé et on l'a vu par exemple pour LFI à Toulouse, à Lille et cetera. Parfois ils ont juste modestement progressé mais effectivement on aurait pas imaginé par exemple dans une municipale un candidat ou une candidate d'extrême droite à 10 % à Paris.

Je rappelle que c'était vraiment quelque chose comme 140 en 2020. Donc c'était c'était mais c'était une exception cela dit en 2020. Voilà.

Alors parce qu'il y avait plus une mobilisation qui était pas qui qui était pas terrible mais effectivement les niveaux se se convergent un petit peu national mais ça reste encore très timide. Il y a une prime au sortant qui reste toujours très forte. Ouais.

Évidemment, dans les grandes villes, c'est pas du on n'est pas élu à 60 % euh mais quand même il y a énormément de villes moyennes où les gens sont réélu assez triomphalement ou quasiment dès le premier tour. Même dans on voit les arrondissements à Paris, Lyon, Marseille, il y aura sans doute alors à Marseille c'est différent qui quand la droite sont effondré mais essentiellement des reconductions. Donc je trouve que les lois de la politique municipale ont pas totalement disparu, qu'il y a une bonne solidité.

C'est un scrutin qui effectivement a des endroits où il y a eu vraiment un match en fait a pu remobiliser les gens même si bon bah la leçon globale c'est quand même que l'abstention a baissé. Donc c'est vrai que je je pense que c'est un un quelque chose qui a pu intéresser les gens où les gens puissent dire y compris parfois des candidats pour lesquels je votais au présiden législative. Moi, j'ai peut-être voté pour eux cette fois-ci encore au niveau local parce que on en parlera après mais un travail d'implantation aussi de parties plus challenge mais c'est vrai que les les grandes lois me semblent globalement respecté.

On a voilà un RN qui est très faible dans les grandes villes. On a des sortants qui sont très largement réélus voilà y compris dans des villes qui voilà sont pas forcément favorables. Je pense à Eddard Philippe qui a fait quand même des plutôt bons scores dans sa OAF qui est quand même une ville de gauche essentiellement.

Donc ouais, moi je dirais que ça il y a il y a un début de bouger mais on est quand même encore sur une vie politique nationale et locale qui qui est pas encore tout à fait superposé. Antoine euh alors je suis d'accord avec la fin de ta prise de parole qui est différente du coup du début de ta prise de parole parce que je pense qu'en effet tu as une tu as pas une nationalisation du scrutin quand tu regardes le score d'être nuancé je sais pas si tu vas-y quand tu regardes le le score que peut faire le LR et le PS qui est quand même absolument rien à voir avec des élections nationales où ils se font rétamés alors que là il quand ils réussissent quand même à faire des scores tout à fait honnêtes dans pas mal de dans pas mal de grandes villes. H un autre point que je trouve assez intéressant, c'est la porosité que tu peux avoir entre les entre les électorats LR et les électorats du Rassemblement national.

Tu vois que dans certaines villes, tu prends l'exemple de Nice où là c'est LR qui s'est fait siphonner par le Rassemblement national et tu vois dans d'autres ville, par exemple Nant où LR fait un très bon score et le RN fait un bien plus mauvais score que d'habitude. Donc tu as vraiment une porosité qui qui est de plus en plus claire au niveau électoral entre le entre LR et le et le Rassemblement national. Un autre point qui est à mon avis assez caractéristique de ces de ces élections, c'est le côté complètement abracabrantesque de la stratégie du Parti socialiste.

Pourquoi ? parce que il pondde 2 jours avant le premier tour un enfin un communiqué dans leur bureau national qui est quand même l'instance phare du parti socialiste ou je sais pas à combien ils s'y mettent pour faire ce ce à beaucoup à mon avis d'ailleurs c'est enfin c'est assez dicté par une des une partie plus à droite du parti socialiste. Compromis c'est tout à fait c'est une synthèse socialiste à l'ancienne.

C'est bête méchant. Mais en tous en tous les cas, tu arrives avec ça, non jamais d'alliance avec la France insoumise et tu te retrouves dans quasiment sacré paquet de grandes villes en France à avoir des deals qui sont faits entre le Parti socialiste et LFI. Donc en terme d'illisibilité, je trouve que c'est pas enfin et je trouve que les ces élections là en fait c'est compliqué de chercher des lecture nationale parce que tu es vraiment des spécificités locales que ça va pas être la même chose en fonction des petites communes qui n'ont pas de couleur politique mais est-ce que tu veux tu as pas un vote Rassemblement national caché que tu verras au moment des sénatoriales notamment.

Par contre, analyser la stratégie des partis politiques, je trouve ça limite plus intéressant que de vraiment seulement regarder le le les fluctuations du corps électoral. Et en l'occurrence, le Parti socialiste, je suis pas certain qu'il marque vraiment un point sur cette séquence là. Rachel, tu as parlé d'une gauche affaiblie.

Je trouve ça intéressant parce que le Parti socialiste et souvent avec ses alliés communistes et écologistes revendique quand même d'être en tête dans beaucoup de grandes villes notamment. Euh et les insoumis de leur côté revendiquent une percée. Ils utilisent le mot percé.

Qu'est-ce qu'on pense ? Qu'est-ce que tu en penses ? Euh effectivement pour la France insoumise, il y a des coups d'éclat majeurs euh qui pouvaient être euh anticipés mais pas tous.

Genre gagner Saint-Denis, je rappelle qu'ils sont en alliance avec le Parti communiste, ça n'est pas neutre à Saint-Denis, ils sont pas tout seuls. Gagner Saint-Denis, ça paraissait tout à fait possible mais dès le premier tour avec 18 points d'avance sur le sortant socialiste, ça c'est une vraie surprise. Être à ce niveau-là à Lille, ça c'est une vraie surprise.

Être devant le PS à Toulouse, c'est plutôt une surprise. Donc il y a quand même une série de Limoge, même si un sondage l'évoquait, c'est c'est un très bon résultat. H ils sont avec les écologistes àog ou euh mais sorti de quelques coups d'éclat qui sont majeurs et je veux pas du tout les les parce que c'est pas rien pour un parti de arriver à Roubé à faire presque 47 % c'est énorme.

Il a beau de députés David Guotro tous les députés insoumis ont pas eu ce succès là dimanche dernier. Je trouve que derrière il y a quand même beaucoup de trous d'air et bien sûr que bien sûr qu'il progresse énormément par rapport à 2020 mais en 2020 ils étaient quasiment pas là. Euh mais si on compare par rapport aux élections européennes, ils font des scores qui sont franchement moyennaasses quoi.

Je bien souvent même avec des députés très bien implantés comme Farida Amrani à Éveri. Ça pouvait être c'est parfois le paradoxe. C'està-dire que les députés très bien implantés ne font pas des très bons scores à la France insoumise alors que d'autres députés par ailleurs très bien implantés réalisent des des coups d'éclat.

Sachant que là les bons résultats que j'ai listé la la France insoumise ils ont raison. Ils ont pas joué de le faire. Dire voilà c'est la la validation de notre stratégie nationale mais la vérité c'est que quand on regarde les campagnes qui ont fonctionné à la France insoumise c'est des campagnes ultra local de députés je veux pas dire modérés parce que je je c'est c'est pas de temps ça mais qui sont pas toujours ultra mainstream à la France insoumise en vérité.

De l'autre côté, vous avez la gauche. Le reste de la gauche non mélanchoniste, PS écolo communiste qui était très souvent effectivement allié dès le premier tour qui effectivement, mais c'était attendu, arrive le plus souvent en tête de la gauche, à l'exception de Toulouse. Euh et encore une fois, je le redis à Limoge, c'est pas la même dispositif que les écolos étaient avec les insoumis.

Euh et en fait ce qui est arrivé c'est que ils sont en tête mais de beaucoup moins qu'attendus. Je pense à Nant, je pense à Renn. Je pense à Brest, je pense à Clermont qui sont des villes socialistes depuis des décennies des des villes où ils sont extrêmement bien implanté.

Ils sont beaucoup moins en tête que prévu. C'est des villes où ils pouvaient se dire sur le papier avant l'élection gagner sans la France insoumise c'est raisonnablement possible. Et en fait le soir du premier tour c'était vraiment mais alors pas du tout possible.

Euh et donc c'est ça en fait, c'est la question du ratio et euh le le la gauche non mélancholiste a été mis en difficulté par LFI alors même que LFI ne réalise pas un score forcément dingo. Il y en a des mais il suffit de faire plus de 10 % mais il suffit de faire plus de 10 % et de pas avoir suffisamment d'avance pour gagner sans eux pour bah être obligé de faire alliance avec eux sinon vous perdez tout simplement la ville. Je veux dire François Cuyandre et et Bianquille, j'ai plus son nom à à Clermontferrand.

Olivier Bianqui qui soit deè derrière la droite, ça c'est énorme surprise. Donc il y a eu un coup de bambou sur la tête du Parti socialiste qui certes est devant et c'est son jeu de dire qu'il est devant, qu'il domine. Il aurait été vraiment catastrophique qu'il ne le soit pas. il aurait été vraiment catastrophique qu'il ne soit pas mais il est entre guillemets pas assez devant surtout dans ces grandes villes dont on a beaucoup dit qu'elles étaient le dernier bastion de la gauche et où en fait bah elle est euh un peu en difficulté.

Du côté du RN, le RN jouait gros pour ces élections municipales parce qu'il s'agissait de réussir la fameuse implantation locale notamment là où ils sont puissants nationalement dans dans les scrutins nationaux en tout cas c'estàdire dans le sud et dans le nord pour pour le dire à gros trait. Bon, ça a marché, ça a pas marché. Moi, je je dirais effectivement ça a marché.

Évidemment, je suis d'accord avec Antoine quand il sur le l'effondrement du RNA Nant, ils ont quand même perdu 0,19 % c'est assez assez colossal mais je trouve c'est notable quand même qu'ils en terme de Oui oui oui oui effectivement euh mais bah après il y a un petit effet d'entraînement mais bon effectivement des grosses gros changement politiques quand même. Ils ont réussi à alors d'abord ils ont réussi à gagner des villes euh je pense notamment il y a un papier libération sur la l'espèce de ceinture bleu marine quand ça se crée autour de la ville de Lance. Ils ont raté lance de peu.

Euh donc le député Bruno Clav qui était qui était candidat, mais ils ont eu plein de petites villes en fait autour et c'est intéressant parce que normalement c'est pas des cibles en fait prioritaires, des toutes petites villes alors qu'on préfère avoir des grosses prises dans le dans le dans le Var dans les Altes maritimes, ils ont quand même réussi à avoir des succès. On pense notamment à Brian Masson qui a emporté qui a emporté Cagne surmer quand même 50000 habitants. À Marseille, je trouve quand même que c'est assez notable.

En fait, c'est intéressant, c'est que le RN dans les grandes villes est à la rama, sauf dans le bassin méditerranéen. Nice, Marseille Nim, maintenant Nî, Perpignan même bon Béier, c'est un peu particulier, il manque plus que il manque plus que Montpellier. Effectivement, ils ont réussi.

Alors, c'est sûr que euh c'est aussi des candidats qui sont investis euh qui mis sur le fait qu'ils ont été élus localement depuis même parfois plusieurs années pour en fait s' du 22 notamment pour s'installer dans les esprits et se montrer comme étant pas juste la personne qui passe mais qui a vraiment envie de conquire les votes des électeurs. Après, c'est vrai que ça reste une géographie qui est extrêmement marquée quoi. C'est le pas de Calais dans le nord un petit peu laine.

Alors le sud dans un parfois de très largement jusqu'à Avignon et cetera. C'est vrai que sinon ça reste assez assez limité. Alors c'est un grand succès pour eux parce que là on ils avaient quoi une quinzaine de villes à peu près auparavant ils en auront quand même plus.

Donc ça ferait ça fait des notables, ça fait des gens pour amener des temps et cetera. Sachant que c'est un parti qui va dire souvent quand on est enquête sur des des zones à forte à fort voterine on a des récits d'opposants qui nous expliquent bah le fameux garage qu'aloué un gars du RN genre il y a 6 mois pour avoir son adresseux dire c'estimplanter mais pour un parti qui squat le second tour de l'élection présidentielle depuis longtemps et pour un parti qui est promis à plus 35 % dès le premier tour en 2027 c'est pas c'est pas folichon d'autant que à de ce que j'ai compris le RN n'a pas beaucoup d'amis sous-entendu euh je m'attendais Pour être honnête avec vous, je m'attendais à ce que le RN nous noue des alliances localement avec des barons locaux de LR qui voulaient garder leur siège et finalement non. En fait assez peu.

Oui, parce qu'en fait tu as d'autres intérêts. Je pense par exemple à Marseille l'intérêt de garder la métropole. Si on commence à faire alliance avec le RN, on crée aussi bah des inimitiés au centre de la part de nos électeurs et de nos alliés.

Et puis surtout en fait bah LR est souvent suffisamment devant pour ne pas en avoir besoin. Oui. C'est pas précisément l'inverse du Parti social. est vraiment derrière en fait.

Du coup, il y a même plus d'intérêt parce qu'en fait, ils sont souvent pas qualifiés. Donc, c'est intéressant. C'est intéressant ce que tu dis.

Ça veut dire que soyons réalistes et soyons lucides. Si le RN s'était qualifié à plus de 10 % dans beaucoup de dans beaucoup de villes, ils auraient été obligés de le faire. L qualifié dans un certain nombre de villes mais mais LR est pas forcément suffi assez faible pour en avoir et puis et puis faut quand même dire aussi que depuis notamment 2007 et Sarkozy, en fait, la géographie du vote LR a beaucoup migré sur celle du RN. dansouest de laance en fait qui ont disparu auit de force plutôt modéré notamment modè qui sont très macronistes aujourd'hui et aujourd'hui bah c'est revenu dans l'eance et cetera et sauf que bah ils sont fait bouffer totalement par le RN ce qui fait qu'on il y a des zones modérées où ils peuvent encore espérer des choses.

On pense au résultat malgré tout pas mauvais à Nant et cetera Paris dans les très grandes villes et puis bah il y a deux endroits où ils ont disparu. Enfin, je je pas parler tout le temps de Marseille, mais il y a des il y a des aspirations, des siphonages incroyables qui ont été faits où y compris dans des fièves historiques de la droite où en gros il y a plus que le RN et la gauche, enfin je pense qu'il y a 10 ans n'aurait pas du tout estimé ça. Donc je veux pas évidemment par rapport au national le RN des endroits où c'est c'est ridicule hein et où il peut se faire se faire voler la vedette par de la droite ou reconquête pourquement.

Mais c'est vrai que je pense que dans leur perspective à eux de conquête locale, bon bah c'est c'est pas trop mal. Je sens vi en personne mais bon je pense qu'ils sont plutôt contents quoi. Comment ils vont les macronistes ?

Je Ah les macronistes de l'autre côté du plateau. V non comment ils vont ? Bon, ça a jamais été vraiment ça les macronistes au niveau local, les élections locales de Alors le macronisme est un mouvement relativement récent quand même, mais bon, ça a jamais vraiment réussi à percer et là toujours pas, j'ai l'impression.

Non, mais regardez dimanche, il est quand même désormais assez probable qu'il gagne Bordeaux. Ouais. Euh c'est quand même pas tout à fait neutre, c'est la 5e ou 6e ville du pays.

Ils vont gagner Ansy, une ville plus petite, mais ils vont peut-être garder le Havre. Ils vont garder le Havre, c'est une certitude. Mais attention, le Havre c'est Horizon.

Euh Bordeaux Bordeaux pour le coup c'est une vraie ça serait une vraie conquête quoi. Horizon, c'est un maire qui a changé d'étiquette parce qu'en plus Bordeaux, il y avait beaucoup de LR avant et Jupé donc qui va et en fait ils ont le candidat le à Bordeaux est mort malheureusement il y a quelques il y a quelques temps Nicolas Floriant et donc bah c'est l'autre qui en fait était bah qui s'était rallié à lui en 2020 Thomas Caznav qui du coup est chef du socle commun mais Renaissance n'a jamais eu de volonté d'implantation locale particulière enfin le quand ils ont toujours été lucides he quand tu dis le le bloc Macronis c'est quand même le le nom l'indique bien c'est quand lié à la personne d'Emmanuel Macron. C'est un parti qui s'est structuré autour de lui, qui a toujours eu pour but de le faire gagner à la présidentielle et si possible de lui faire une majorité à l'Assemblée nationale.

Mais au départ, il y a eu aucune enfin il y avait aucune volonté d'implantation locale. Il servait juste des baronies qui pouvaient avoir de soutien. Voilà, c'est ça.

Mais mais de soutien précédent qui venait, mais il y a jamais une stratégie poussée de dire on on al on parachute pas dans le sens du quiz à la con, mais en tout cas on on investit un candidat, on essaie de de structurer quelque chose localement. En fait, Renaissance c'est LFI lors de la enfin avant avant cette élection là avec une stratégie qui a toujours été hyper nationale et pas de volonté d'implantation locale particulière. OK.

Mais en fait ce qui marque c'est que c'était déjà la même stratégie en 2020. En 2020 déjà c une stratégie de se coller à un maire sortant. Alors à l'époque il était soit de droite soit socialiste.

Aujourd'hui, il est exclusivement euh de droite, on va pas se mentir. Euh mais euh mais c'est au fond la même stratégie. Et et ben au fond, ben effectivement ça fonctionne pas.

On parle de Bordeaux, mais il y a des députés macronises qui sont pris des gros gadins sur des listes renaissance purjes. Je pense à Mess par exemple, il y en a d'autres. On peut pas considérer que le résultat de Pierre Bournael est un bon résultat pour les Macronistes Paris.

Euh voilà. Et je dirais même et je dirais même à Lyon. À Lyon le score de Jean-Michel Holas qui qui doit additionner la droite et le centre qui sont quand même puissants à Lyon.

Mais là c'est à peine plus d'un tiers des mois. Tu penses que c'est pas il y a pas oui enfin c'est pas un effet de j'aurais dû rester autour d'un terrain de foot et pas me mettre à la politique. Alors il y a un peu ça doute.

Il y a aussi eu un effet sondage où tout le monde a vu Jean-Michel Holas stratosphériquement haut pendant toute la campagne et tout le monde se disait ou là là ou là là. La fin légère remontée de Grégory Dous et à la fin il a ouvert la bouche et puis voilà. Non, je je suis méchant en disant ça, mais en tout cas, il y a peut-être aussi eu un effet de une des campagnes les plus ratées de des années récentes de l'histoire des campagnes raté.

Oui. Quand ton musel, ton candidat en fait pour que pour qu'il parle pas parce qu'il conneries quand il parle. Alors même alors même et je suis allé deux fois à Lyon pendant la campagne municipale alors qu'il est ultra populaire.

Il est ultra populaire, tout le monde le connaît et personne le veut comme mère. Non, c'est pas vrai. Il y a un tiers quand même qui le veulent comme mère.

C'est pas la même chose de gérer un club de foot et de gérer. Moi, il y avait il y avait un point sur lequel ça m'intéressait d' discuter avec vous, c'est est-ce que finalement pour le cas de la gauche, est-ce que les unions larges de premier tour donc lesfi n'était pas dedans mais en tout cas le les autres parties avaient essayé de de seir, est-ce que ça marche tant que ça ? C'est une bonne question.

Il y a des endroits où ça a marché et d'autres non. J'ai du mal là à Et sur la base de quoi tu dis que ça a marché ou que ça a pas marché ? En fait, c'est calculer par rapport à la dernière fois par exemple à à Renn l'addition des listes socialistes et écologistes la dernière fois c'était plus de 50 %.

Là, elle est fait 36 % je crois. Natalie apparé. Non, mais c'est peut-être qu'ils ont sauvé les meubles que s'ils y étaient allés divisés, ça aurait été la berisina.

C'est évidemment pour ça qu'ils y sont allés unis. En voyant, c'est aussi une réponse à la stratégie de la France insoumise d'autonomie. Si ils y étaient allés diviser, il y avait un monde comme à Lille où en fait la France insoumise pouvait être en tête de la gauche et ça c'était le truc vraiment qui voulait éviter.

Il y a quand même aussi une réaction à ça. Ouais, c'est vrai. C'est vrai.

C'est vrai. Qu'est-ce qu'on pense du taux de participation ? 57,1 % c'est le deuxè plus faible de l'histoire de la 5e République après 2020.

Ça sur le taux de participation, tu vois que tu as en effet une éion du taux de participation de depuis depuis 1980. Alors, tu as eu c'est ça c'est sur une très longue durée quand même. Ça chute, ça chute.

C'est là quand même que tu te rends compte que tu as tu as d'un côté ce un taux de participation qui reste élevé pour la présidentielle mais qui a comme tendance à chuter pour toutes les autres élections. Alors tu un peu le cas des des élections européennes qui sont différentes parce que une évolution des circonscriptions et le fait que c'est plus nationalisé à l'heure actuelle mais néanmoins, tu es sur une tendance lourde de baisse de la participation électorale. Ceci étant dit, tu vois quand même que tu as une différence de participation entre les communes de petites taille et les communes d'une grande taille.

Historiquement, les communes de petites taille votent plus que les communes de grande taille. D'accord. Néanmoins, l'abstention est un phénomène urbain.

L'abstention est davantage dans les grandes villes que dans les coines rurales. Néanmoins, avec l'évolution des lois électorales, notamment l'interdiction, enfin le fait que le panachage a été n'est plus autorisé, tu vois que c'est pas la même dynamique que tu as eu entre 2014 et 2026. Donc on enlève 2020 parce que c'était le cas particulier, les masques, le Covid, tout ça.

Covid en fait, tu as eu entre 2014 et 2020 suisse, je reprends mes notes, un recul de 11 points de la participation dans les communes de moins de 1000 habitants. OK. Alors qu'au contraire, tu as une augmentation de la participation de 1,1 points dans les communes de plus de 100000 habitants.

Donc d'accord. Là, peut-être dans ces dans ces grandes communes où tu avais peut-être davantage d'enjeux hm là, tu as une petite augmentation de la participation alors qu'une baisse là où effectivement finalement ça servait pour pas mal de communes à rien d'aller voter parce que tu avais qu'une seule liste ou euh ce genre de choses. Alors ça, sachant qu'il y a un driver important de la participation, c'est l'âge.

Et c'est pas l'âge juste l'âge seul, c'est aussi la génération et le fait est que les une raison pour lesquelle les villes en fait sont plus abstance-unies, c'est que il y a plus de jeunes plus y compris, on parle de jeunes, on parle même pas forcément oui d'étudiants. En fait, il y a une vraie différence entre des générations très anciennes typiquement al on parle même d'avant-guerre maintenant qui en fait ont un rapport au vote qui est très différent pour reprendre le terme de Vincent Tibéri qu'on ne peut ignorer décidément et qui donc en fait vont voter quoi qu'il arrive parce que on doit voter un bon citoyen ça vote et les gens qui viennent après pour qui bon en fait on vote si ça nous intéresse, s'ils ont convaincu si ça vaut le coup mais il y a pas d'automatisme et il se trouve que bon ben il y a les les les petites les petites communes sont euh voilà sont on a surreprésenté les personnes âgées personnes âgées là où euh enfin ne sont plus en mesure de voter soit parce que physiquement peut y aller soit parce que il y a il y a plus de personnes âgées à voilà finito euh et mes respects et euh et donc ça explique aussi que bah en fait dans ces communes là aussi on va avoir un alignement au fur et à mesure parce que bah la la et on parle de générations qui deviennent très anciennes donc à un moment donné même des gens de 65 ans aujourd'h ne sont plus dans des rapports à la politique comme il y avait auparavant pour pour leurs parents. Donc ça ça devient c'est pour c'est ce qui explique qu'on a cette augmentation tendantielle qui peut être contré comme je disais s'il y a un enjeu et je pense que dans les grandes villes, on a vu quand même je un peu plus de de polarisation que bon alors je parle même pas 2020, il y a eu le Covid mais mais qu'auparavant parce que la compétition s'ouvre aussi un peu plus.

Je pense qu'on est plus seulement dans le gauche droite habituel comme auparavant, mais c'est vrai que quand il y a plus quand il y a pas de choix ou qu'on a que une ou deux listes, ben bon bah, il y a moins d'intérêt à voter. Donc ce qui fait que les règles qui avaient lieu auparavant pour les villes s'appliquent aussi désormais aux campagnes quoi. OK.

OK. Intéressant. Dernière question pour vous.

Qu'est-ce que est-ce que selon vous ces municipales sont un bon indicateur pour 2027 ou est-ce qu'il faut y aller avec des grosses pincettes ? Je pense que c'est faut y aller quand même avec des grosses pincettes parce que là on est en train d'analyser en globalement les villes de plus de 100000 habitants ça représente 18 % de des électeurs français. Donc bon, tu as quand même tout ce qui se passe dans les dans les petites communes, dans les villages où dans où où là tu as tu as pas exactement les mêmes les mêmes réalités et on les prend pas en compte dans l'analyse.

Néanmoins, je pense que ça c'est plutôt le cadrage médiatique que tu vas avoir sur les résultats de ces élections qui va être assez déterminant. Et là notamment dans les jours qui ont suivi le premier tour le fait de dire on peut pas faire enfin la gauche ne peut pas faire sans la France insoumise mine de rien c'était un peu enfin voilà c'était à peu près le le commentaire qui a été fait. Ça ça a quand même une influence sur le sur le sur le débat et aussi quand tu analyses la stratégie des partis politiques à gauche notamment et euh ce qu' ce que je disais tout à l'heure, la la stratégie du PS où tu comprends pas parce que ça change du matin au soir et en fonction des spécificités et cetera, c'est compliqué à pouvoir tenir une ligne comme ça.

Donc à mon avis, ça va plus jouer sur ce sur ce cadrage là, sur cette analyse de ce qu'on fait les partis politiques que vraiment de dire "Oui, on voit telle formation qui a un peu augmenté, qui a un peu baissé et cetera." Ça, j'y crois pas trop. Rachel, euh je suis tout à fait d'accord avec ce qui est dit.

J'y ajouterai que euh en fait les les élections municipales peuvent être annonciatrices éventuellement de choses, mais en fait on ne le voit qu'après d'une certaine manière. Hm. On peut euh dire que la grande victoire de la gauche au municipal de 77 a en partie préparé l'alternance en 1981 parce que ben en fait, tu fais monter des cadres dans des territoires où tu n'existais pas forcément et ben 3 ans après ça fait des chocs à pic quoi à l'Assemblée nationale si tu veux.

Ouais. Ouais. Euh et c'est pour ça qu'à mon avis lors de cette élection, c'était très important pour la gauche qui est quand même dans ses bases eaux en terme de mairie historiquement de réussir à gagner à nouveau des petites préfectures, des sous-préfectures où elle a un peu disparu.

A priori, on va pas vers là. Tu as comparé avec les années 70-80, pour moi, il y a quand même un changement dans la dans dans l'époque qu'on est en train de vivre, c'est l'émergence de de phénomènes politiques calibré pour l'élection présidentielle qui peuvent embarquer et l'Élysée et une majorité à l'Assemblée nationale de manière assez spectaculaire et de mouvements qui sont très incarnés et qui sont assez peu ancrés localement et c'est le cas à la fois de la France insoumise de de la République en marche et aussi du RN dans une mesure un peu différente parce que c'est un partie qui est un peu mieux structuré pour pour plein de raisons. Euh donc c'est c'est aussi la raison pour laquelle moi je prends toujours des pincettes quand je regarde les municipales.

J'ai dit ça peu hein. Je Ouais ouais ouais. Non, je suis d'accord avec toi.

Je suis d'accord avec toi. On va avoir l'occasion dans la deuxième partie de cette émission de parler spécifiquement enfin on peut on peut continuer à en parler mais de parler spécifiquement des questions des alliances à gauche puisqu'on aura sur ce plateau deux invités politiques Chloé Ridel et Claire Leun qui sont respectivement député européenne socialistes et députées insoumises et par ailleurs qui sont d'anciennes chroniqueuses de backsit. Et donc voilà, on a plein de questions à leur poser.

Vous vous doutez bien pour essayer de comprendre un petit peu comment se positionne chacun des parties. Moi, je voudrais qu'on se concentre un petit peu en attendant sur la droite. Ah !

Ah ! Plaisir la droite. Voilà.

Comment elle se porte la droite après ce premier tour ? D'abord, la droite va toujours bien. Ah bah oui, c'est une c'est une règle.

La droite va toujours bien. Comme on le disait un petit peu au début, bah ça ça dépend vraiment de est-ce qu'on est dans une ces zones de force du RN ou pas. Euh si on est dans une zone du force du RN, il y a une a quand même une absorption hein qui est assez importante.

Marseille, Nice aussi, colossal. Je rappelle qu'à Nice, on était vers un peu plus de 20 % à peu près de de votre RN en 2020. Euh et al ça peut varier, c'est quand même une des terres historiques du du RN, mais bon, au municipal c'était pas énorme.

Et là, on est passé à 43 % je crois pour pour Éricti. Alors, il y a des on parlera peut-être après de voilà des des conditions qui qui rendent ça possible. En revanche, au-delà de ça, bon ben on a une droite qui quand même survit.

Alors, d'abord, il y a des reconductions assez importantes dans plein d'endroit. Anger dans haut scène, c'est festival. Il a pas été réélu au Non, il a pas été réélu mais le score est est encourageant je pense à 49 50 quelque chose comme ça.

Il y a quand même deux mies de droits d'arrondissement de droite qui sont repassés dès le premier tour parce qu'en fait les la division centre droite est finie par rapport à 2020. Donc c'est c'est reparti. Donc globalement en fait évidemment que ça va pas, il y a pas de miracle hein, ils vont pas s'il reprennent déjà Paris et Bordeaux, c'est déjà exceptionnel.

Mais oui, il y a une continuité de toute façon, il y a une réalité qui est que bah au niveau national le socle communement 30 % peut-être même moi en ce moment. Euh donc oui, qui continue, qui se maintienne, voir même qui qui menace la gauche et qui for enf j'ai l'impression dire que forcer la gauche à fusionner, c'est presque ce qu'ils ont réussi de mieux, enfin réussi de mieux. et on verra si du coup ça voilà mais quelque part voilà à Clermont euh à euh Brest et cetera, voilà parce que parce que euh à un moment donné du coup le PS n n'est plus leur seul allié.

Alors évidemment eux sont une fusion de ce qui rend aussi le résultat compliqué c'est que c'est toujours quasiment une fusion de LR, Renaissance modem, horizon et cetera. Donc on peut pas dire que c'est leur seul mérite. Bon après la droite ça a toujours été très composite au niveau local.

Donc je dirais que il il serrent les dents, il s'accrochent et euh bon bah il y a des finalement je pense qu' ils peuvent se contenter. L cesse de répéter que ils sont à ils ont 5 ils sont peut-être dans 57 % des villes de plus de 9000 habitants quelque chose comme ça. Évidemment, on trouve le chiffre pour nous arranger mais euh voilà donc je pense que il leur fallait continuer à avoir des villes, il leur fallait continuer à avoir des bons scores localement.

On peut s'arranger avec les résultats qui sont actuellement. Il y a pas de d'énormes branlé pour me permettre un terme qui ne devrait pas être ici. Euh et donc oui, ça c'est pépère quoi.

De toute façon, il sentent bien que le le gros de de la bagarre va se situer voilà entre la gauche et le RN parfois. Psychodrame typiquement de droite Nice. Comment ça se fait que Bruno Rotaillot ne soutient pas Christian Estros face à Eric Sioti ?

Ça, j'avoue que ça m'échappe. C'est quand même bizarre parce que Bruno Rota refuse de soutenir mais la commission nationale de je sais pas quoi des républicains d'investiture lui accorde son investiture donc le soutien. C'est quand même bizarre.

Pourquoi Bruno Ray qu'est-ce qu'il a ? Il a un problème avec euh enfin oui il a un problème avec Christian Estros pour être précis. Christian Estros c'est un homme des Républicains qui a rejoint Emmanuel Macron qui qui a fait alliance qui a fait qui est allé vers Horizon et cetera.

Je sais pas c'est c'est ça le ce qui est marrant c'est que il pourrait lui en vouloir d'être parti chez Horizon mais a priori il a au moins autant de raison d'en vouloir à Xoti se barrer un peu avec la caisse quoi. Donc donc honnêtement je connais assez offert après il offert le parti quelque part du coup c'est pas tout à fait faux mais ouais non non c'est assez assez étonnant. J'ai honnêtement un petit peu de mal à comprendre mais je connais moins bien la droite que toi mais voilà gentil mais d'abord il y a une une composante personnelle faut savoir aussi au-delà de personnel stratégique parce qu'en fait Estros est un de ceux qui bon dans le camp de la droite perçu pas comme parti mais comme famille politique mais le plus en difficulté en fait enfin conteste le plus la stratégie rotaillo c'est d'une droite extrêmement dure qui va tout chercher des voies dans le au là il se trouve que pour sauver sa peau, il en a même fait appel à la gauche à demander à la liste éco Colo qui était s'est qualifié 3e de bien vouloir se désister a fait peu aux électeurs de gauche a sorti même le soutien de conseiller écolo d'opposition de la majorité enfin de de l'opposition sortante.

Donc vraiment à tout donné pour le frond républicain. Le problème c'est que Brona en ce moment le front républicain n'est plus tellement d'actualité. On est même sur même quelque part un front entier LFI qui préférerait c'est un front républicain en faveur d'horizon pas d'un candidat socialiste écolo ou Pierre insoumis quoi.

Ah mais ce qui ce qui rend ça d'autant plus bizarre sachant que bon sa prise de parole donc sur BFM était assez vase en fait il pouvait même pas prendre position vraiment parce que c'est pas lui qui est le président de la la commission d'investiture c'est c'est Barnier et donc il se contentait de dire qu'il était pas content de la campagne. Puis quand il a vu que tout le monde gueulait, il a dit "Oui, non mais en fait je ne retire pas le soutien." C'est souvent ça Bruno Rillo, il dit un truc et puis voit que tout le monde gueule fait "Ah ben en fait ou c'est aussi un peu le voilà le cas de la droite radicale ou de la droite qui est un peu intéressée pas par des alliances mais au moins par un discours très radical.

On tente puis on voit est-ce que ça passe. Et là bon, il se trouve que à un moment donné les gens républicains, ils trouvent que quand même Estros c'est un peu un des sachant qu'ils ont des LR dans la majorité donc on on non on fait le bac, il y a le baclash et bon bah pas pas de chance pour Bruno. Il y a plusieurs euh poids lourds de la droite Édouard Philippe, Gérard Larch et Manuel Macron lui-même he qui ont fait pression sur Bournael pour qu'il fusionne avec Rashidati.

Pourquoi ? Je pense que le point c'est que Édouard Philippe ne voulait surtout pas qu'on puisse lui reprocher d'avoir fait gagner la mairie de Paris à la gauche. À la gauche en vue de la présidentielle de 2027.

C'était le seul point qui comptait et que donc la vache coup de billard. Pour éviter ça, il valait mieux que Bournael s à Dat sachant que Bournael n'avait pas du tout envie de salir. Ah non non.

Benah il s'est même pas mis sur la liste de fusionnés. et et je pense que tu as fait pas mal de membres même de la liste de Bournael qui son il y a très peu de membres de la liste de Bournael sur la liste d'activité mais il y a Marlen pas quand même. Et et quel et quel membre tu en as beaucoup qui se sentent plus proches d'Emmanuel Grégoire dans leur positionnement.

Si tu regardes un Clément Bone par exemple et est plus proche en terme de positionnement d'Emmanuel Grégoire qui ne l'aidera est un peu seul peut-être. Ouais. Je suis absolument d'accord avec ce que tu viens de dire.

J'ajoute quand même que pas facile de pas fusionner quand tu as quand même une occasion, je dirais pas unique mais enfin qui est pas arrivé depuis longtemps de faire basculer Paris. De faire basculer Paris. Ouais.

Tu es quand même aussi dans la position enfin il y a moyen de de le couvrir de goudron et de plumes là si ah bah là c'estàd que là l'alignement de planète pour la victoire de la droite à Paris il est fabuleux. Sarfo se retire, Bournael fusionne euh un alignement planète qui était pas du tout évident dimanche soir hein quand même hein parce que moi je m'attendais pas du tout à voir le total gauche au-dessus de 50 % à Paris hein. C'est vraiment une petite surprise.

Donc il avait de quoi justifier de pas y aller parce que les conditions de victoire elles sont pas toutes réunies mais malgré tout c'est vraiment difficile de pas le faire. Donc moi, j'ai toujours pensé, j'aurais pu me tromper mais j'ai toujours pensé qu'il y aurait une forme soit de fusion, soit de retrait pour pas c'est de fait est-ce que et on le voit bien quand même lors de ces élections, il ne faut pas croire les politiques quand il parlent du deuxème tour avant le premier tour. Jamais, il ne faut pas les croire.

Je vous l'ai dit, hein, je vous l'ai dit et répéter. Je voulais répéter plein de fois et effectivement parce que et et c'est pas parce qu'il mente, c'est parce que la situation euh le samedi est radicalement différente de celle le dimanche à 20h le soir du premier tour. quand même un problème, tu vois, parce que d'un point de vue après, on va pas être défiance dans les institutions de monter de l'abstention et cetera, mais quand tu martelles une ligne que enfin dure comme que tu c'est nous on bouge pas, pas d'alliance ceci cela et le lendemain de l'élection alfin j'entends je comprends pourquoi ils le font d'un point de vue personnel mais derrière l'effet sur les l'effet sur les électeurs de se dire "Mais c'est le même Gugus qui il y a de jours me disait jamais d'union qui est là et en train de signer un papier pour être sûr de pouvoir aller à la soupe.

Franchement, je suis je suis absolument d'accord avec toi, mais je remarque que euh comment dire euh quand vous avez un candidat qui est très clair par imager Bournael à un moment donné Bournael il était à 141 dans les dans les sondages qui est énorme. Et puis il a dit clairement pas de fusion avec Rashid Dalati et là c'est le gadin. Il s'est cassé la gueule à partir de là en fait.

Donc du coup, il y a eu du vote utile quoi. Il y a il y a eu du vote utile de de gens qui veulent l'alternance. Et c'est pour ça que je suis aussi un tout petit peu dubitatif sur il y a quand même beaucoup de gens qui sont plus proches de Grégoire que de Dati chez Bournael.

Je crois quand même que chez Bournael les gens ils ont voté pour l'alternance et sinon ils auraient voté Grégoire. Alors pas la même plus compliqué que ça mais pas la même alternance que Rashid Adati. Certes, mais l'alternance alors les reports de voix, ils sont h ils sont jamais parfaits.

Et en plus la fusion, elle se fait mal. il est pas sur la liste, il y a même pas de fusion dans tous les arrondissements he c'est le bordel. Donc euh pas dans le 12e qui a été gagnable éventuellement.

Exactement. Exactement. Euh et donc elle se fait mal donc ça va être les reports vont être mauvais mais ça reste une liste de qui a tiré des modérés sans doute des gens qui ont voté à une époque de la Noé ou Hidalgo qui peut-être vont retourner à la maison mais ça reste quand même une judiste qui voulait l'alternance à Paris. et ce qui est tout à fait noble quoi.

Mais tu vois, mais je suis d'accord avec toi, mais tu es pas obligé de le dire dans le casadre de Bourel et comme dans le cas de plein d'autres qui ont qui ont dit avant le premier tour jamais de la vie on fera d'union que ce soit à droite ou que ce soit à gauche. Ils sont pas obligés de le dire en fait. On verra après le résultat du premier tour là c'est les enfin je me concentre là-dessus plutôt que d'affirmer, de marteler quelque chose qu'ils sont pas capables de tenir le lendemain parce qu'en fait ils ont pas fait le score qu'ils espéraient.

C'est pas la même configuration en fait. Enfin, c'est quand même assez étonnant de ne pas s'en rendre compte avant. Ah bah c'est sûr qu'il y a beaucoup d'élus qui sont un peu délulin.

Je dire c'est quand même assez frappant. Ils sont choc bar même. Ils sont choc bar mais je pense que juste pour continuer 2 secondes sur le cas de Paris ça appelle je pense à une réflexion sur quel est le positionnement d'horizon.

Enfin est-ce que c'est un parti est-ce que c'est Oui. Tu vois est-ce que c'est quelle est la différence entre Horizon et Aler ? Est-ce que c'est un parti de droite ?

Est-ce que c'est un parti de centre droit ? Quel est son lien avec les autres parties ? Et si on avait un spécialiste de la droite sur ce plateau peut-être qui pourrait nous Ah Émilien.

Oui oui bah de droite he je l'ai dit moi j'ai pourquoi ça demande pas une chronique entière j'ai quand même été très surprise à Paris j'ai été au meeting de de Pierrive Bournael Oh la chance cétait sympa il y a de la musique il y avait beaucoup de musiqu cool euh dans cirque d'hiver oui oui magnifique ils ont tous circ avec de ancien premier ministres là voilà exactement et en fait moi j'ai été très marqué d'entendre Pierrive Bournael avoir un discours ultra macroniste et macroniste 2016-27 heure la transformation, le dépassement, l'énergie très très en même temps très dépassement et c'était drôle parce que il y avait beaucoup d'invités au premier rang, des députés, des anciens députés, des collaborateurs de longue date euh qui étaiit mais qui avaient l'air heureux d'être là, fondamentalement heureux d'être là et tu as l'impression ils ont retrouvé leur leur première jeunesse avec ce discours qui au fond leur plaît, qui leur a fait venir vers Emmanuel Macron et qui a quand même bien dérivé depuis. C'est quand même marquant que même les macronistes ne sont capables de tenir ce discours-là qu'à Paris qui vote à 20 points plus à gauche que le reste du pays quoi. Et des d'ailleurs la sociologie de Bourna quand tu regardes la la géographie ressemblait un peu à celle de Macron en 2017.

En 2017 parce qu'après évidemment votre Macron après de droite. Donc effectivement il y a cette espèce de bourgeoisie ou de cadre actif assez aisés qui veulent effectivement se progressise par ailleurs du la la de la bordure enfin du milieu de de Paris. qui effectivement se sont retrouvés mais bon ils ont plus le choix donc donc je sais pas est-ce qu'ils vont ils vont ils vont tomber c'est vrai que du coup la géographi fait que ça pourrait être un petit peu un peu partagé pas par égal mais donc tu as bien un sujet sur quel est l'électorat de Horizon ou pas je me souviens bien Horizon Horizon au moment de sa fondation Édouard Philippe en faisait des caisses aussi sur les élus locaux il voulait un parti de cadre de cadres locaux bien implantés il avait fait tout un programme pour inviter des maires le parti des maires pour que les maires AD et cetera.

Qu'est-ce qui lancera après ce après ces municipales ? Bah, on comptera les points. On verra aussi augmenter le nombre de maires d'horizon et surtout à quoi ça sert pour une présidentielle d'avoir des maires à part avoir 500 signatures.

Je vois pas éventuellement avoir quand même des relais locaux. Le problème c'est que c'est pas les mèes suffisent pas. Il faut il faut des mau pour il pourrait espérer.

Oui, bien sûr. C'est sur les réseaux sociaux va se passer la campagne ils sont dans les campagnes. Mais c'est pas c'est pas là-dessus.

C'est juste en terme de de positionnement d'image et de stratégie que tu mets en avant. C'est il va jouer là-dessus. Il va jouer sur l'implantation locale.

Le gars qui a déjà tenu la barre pendant pendant la période du Covid. Je sais plus comment il disait mais dans au moment de il disait nous on a le calme des vieilles troupes donc sur surpression sur cet aspect sur cet aspect là et l'implantation locale c'est hyper important pour justement se différencier de Macron dont il a quand même été premier ministre pour dire Macron déconnecté pas de lien avec le la population moi j'ai cette implantation locale. J'espère qu'on le recevra sur backsit Édouard Philippe euh parce que ça fait partie des questions que j'ai envie de lui poser cet ancrage là et l'identité politique.

C'est un vrai paris'init. Ah c'est un paris de ouf. Ouais.

Oui, je t'inviterai évidemment. Tu m' Ah euh non, c'est bon, on on garde ses réflexions en suspend évidemment. Euh parlons un petit peu aussi des villes écolo.

Rappelez-vous 2020 aussi la capacité qu'on eu les écolos à divine surprise avoir des grandes villes, des villes importantes. Bon, comment ils se défendent ? Comment ça se passe dans leur ville les écolos ?

C'est la Berzina ou pas ? C'est difficile au minimum mais euh l'option Bina est pas totalement encore à exclure après le 2e tour. OK.

Euh il y a des villes, il y a Besonon qui paraît déjà perdu. Je ne vois pas comment Pierre Urmique à Bordeaux peut se remettre du désistement de Philippe de Certine, même si d'autres me disent ça peut être un peu plus serré, mais sociologie incertaine. J'arrive j'arrive pas à à y croire.

Le total gauche est mauvais à Bordeaux. tour euh Strasbourg, la configuration qui me paraissait complètement morte pour Jean Barségan est peut-être pas si horrible que ça. Mais alors alors j'allais te poser la question what the fuck Strasbourg.

Strasbour en général hein. D'ailleurs d'une manière générale, qu'est-ce que c'est que cette ville ? Bon, d'abord, c'est une ville où voilà effectivement Jeanne Barséan s'est fait élireir contre les socialistes la dernière fois qui tenait la ville, même si les socialistes étaient pas mal parti chez les macronistes.

Le candidat macroniste était un ancien cadre socialiste. L'ancien maire socialiste soutenait le macroniste. Donc c'est un peu mal né à gauche.

Là vous avez aussi un phas bourgeois qui est disons pas le plus à gauche du Parti socialiste. Je pense qu'on peut utiliser ce terme. On peut utiliser ce terme-là avec beaucoup de d'ironie disons.

Euh ce qui fait qu'il y a vraiment un antagonisme entre les écolos et les socialistes à Strasbourg. Euh donc du coup hors de question évidemment de fusionner avec Jean Barségan qui elle-même fait un mauvais très mauvais score pour une mère sortante quand même il faut le dire moins de 20 %. Euh et donc elle est carrément allée chercher une fusion avec Horizon parce que ben en fait Catherine Trotman, l'ancienne maire, vous rendez compte Catherine Trotman a été élu maire de Strasbourg la première fois, je n'étais pas né.

Incroyable. Donc c'est assez fou. Noir et blanc et euh et comment euh parce que en fait elle n'a pas tant d'avance que ça contrairement à ce que les sondages disaient.

Elle a le candidat de droite qui est juste derrière elle alors qu'on pensait que l'électorat centriste, c'est un peu ce qui s'est passé. aller voter utile en votant Trotman pour s'éviter Barsé Guamb en fait moins que prévu. Donc elle se retrouve obligé d'aller obligée en tout cas c'est comme ça qu'elle l'a perçu d'aller fusionner avec Horizon qui a fait une petite liste à 6 ou 7 % pour se prémunir soit d'une poussée de la droite soit de la fusion entre Bars Genan lescolo et le candidat insoumis qui a fait 12 %.

Mais d'ailleurs, c'est intéressant ce qui s'est passé au PS parce que suite à ça, donc suite à cette alliance entre Trotman du PS et Horizon, il Olivier Fort qui a dit voilà elle respecte pas les règles, on s'est mis hors du hors du PS et après tu as Menucci qui qui a dit "Ah mais en fait non, c'est il y a pas eu de bureau qui s'est réuni. Donc en fait elle a toujours l'investiture du Parti socialiste." C'est magique.

Et ça c'est la synthèse socialiste. C'est quand même extraordinaire. Non, c'est fou.

On voulait parler des écolos, on se retrouve à parler des socialistes encore une fois. Mais sur les écolos, peut-être un point. Euh alors tu tu as évidemment les configurations local qui joue ce qui s'est passé dans le dans la précédente dans le précédent mandat.

Mais est-ce que les écolopes avaient pas aussi le fait d'avoir un d'avoir à force d'avoir voulu ménager la cheèvre chou entre LFI LPS vouloir être le trait d'union à vouloir être à deux endroits à la fois il se retrouve finalement bah un peu près dans une position qui est assez compliquée. Alors il y a ça. Ceci étant, on peut rétorquer qu'à l'inverse là, on est en pleine semaine de fusion entre le PS et LFI.

Hm et c'est un peu les écolos qui se retrouvent au milieu de cette stratégie en disant on disait le début entre le PS et LFI aussi des têtes de liste écolo qui fusionnent avec Ouais les échos sont de un peu de toutes les fusions effectivement de toutes les fusions en fait c'est c'est c'est un peu le c'est un peu la stratégie écolo donc là moi pour moi ils vivent leur meilleure semaine les écos mais en tout cas dans ces résultats de premier tour non c'est c'est vite dit c'est vite dit dans l'idée en tout cas il se il se trouve que contextuellement toute la gauche est en train de bon bah de faire des alliances un peu partout oui mais si tu veux sachant que les écolos de toute manière vont être ce trait d'union avec les autres autant voter directement soit pour LFI pour le PS sachant que les écolos se ralliront à l'un des deux dans dans perspective de second tour ou OK je pense que ça c'est ce qui s'est passé à Lille par exemple pour le c'était l'un des rares cas où socialiste insoumis et écolo avait une liste différente. Les écolos avaient failli gagner l'île la dernière fois contre les socialistes. C'était joué à une poignée de voie dans le dernier bureau vot chacun.

Oui. Euh et là Stéphan Bali qui était le même candidat se retrouve à 17 % alors que vous avez le maire sortant qui n'est plus Martin Ari et Arnaudland à 26 et LFI à 23. Donc il y a un vrai un vrai échec là-dessus.

Il y a aussi quand même des endroits où ça s'est bien passé pour les écolos. À Tour par exemple, ça s'est bien passé. Euh je pense aussi Ah bah évidemment il faut parler quand même de Lyon.

Ouais, on a parlé de Jean-Michel Holas tout à l'heure. Voilà, peut-être sans doute que la poussée de doué est moins impressionnante que l'effondrement de Holas, mais ça fait partie de ces villes où le total gauche, lui, il progresse quand même par rapport à 2020. Euh même si même si même si la le la bonne surprise de voir Doucer Vir en tête a complètement exclipsé que les écolos sont en train de perdre leur plus grosse collectivité, c'est-à-dire la métropole de Lyon qui est très importante.

Euh là en plus il y a pour le coup il y a pas de fusion, ils ont pas réussi à s'entendre donc ils sont à peu près sûr de perdre. Euh donc voilà, plutôt plutôt contraster moins, ça peut être la cata. Ils peuvent sauver les meubles.

On pense aussi à Grenoble. Grenoble si c'était pas une ville écolo, on l'aurait mis dans la même catégorie que Nentrinou Clermont. C'est c'est un très mauvais score au premier tour devancé par Alain Carignon, l'ancien maire qui est l'un des rares élus dans ce pays à avoir fait de la prison pour et il en est revenu plus fort.

Et il en est revenu plus fort. Mais c'est c'est assez extr il y a quand même une petite humiliation de se retrouver juste derrière Alain Carignon pour pour Laurence Ruffin. Mais quelle mère !

Euh on était à Bordeaux il y a 10 jours avec Backit. C'est assez chaud à Bordeaux pour pour Pierre Urmic, non ? Ah c'est c'est pas avoir de mots définitifs, mais euh ça pue.

Si Philippe de Sertin qui a fait un score étonnamment haut à 20 % pour un candidat hors partie, un peu le bairou de de Bordeaux quoi, euh là ça paraît très très si vraiment il arrive à gagner. Est-ce que la dernière fois il a réussi à gagner alors qu'il y avait eu fusion à droite macroniste qui au dernier moment juste avant la la limite des fusions, il avait réussi à gagner. Moi, j'ai habité longtemps à Bordeaux.

Est-ce que je suis convaincu que les les gens qui avaient choisi de soutenir les macronistes contre la droite sortante à Bordeaux, c'est des gens qui en 2017 quand ils s'étaient engagés en politique, ils s'étaient pas engagés pour sauver la maison Jupée, quoi. Et donc bah ça a donné un boost à Urmic alors qu'il avait contre lui une liste LFI NPA menée par Philippe Foutou. Là, il est le sortant.

J'ai du mal à croire qu'il réussissent la même performance. Alors, on est en plein entre deux tours des élections municipales. Il y en a peut-être certaines et certains d'entre vous pour qui c'est les premières élections municipales.

On va essayer de faire de la pédagogie euh et on va essayer de vous expliquer des des des mots notamment que vous entendez en ce moment quand on parle de fusion par exemple, de quoi on parle ? C'est la possibilité pour deux listes de candidats différents de fusionner. Mais selon quelle modalité ?

Comment ça se passe ? Alors euh si vous faites moins de 5 % municipal, vous êtes éliminé. Vous pouvez rien faire.

Vous pouvez pas aller au deuxème tour, vous pouvez pas fusionner. Si vous faites plus de 10 %, vous pouvez aller au second tour. Si vous faites entre 5 et 10 %, vous pouvez fusionner avec une liste qui va au second tour.

Fusionner, ça veut dire quoi ? Et ben, ça veut dire mélanger les candidats, si je puis dire, selon les mondalités que les candidats décident entre eux. Évidemment, le plus juste entre guillemets, c'est de faire quelque chose d'à peu près proportionnel.

Ça ne l'est pas toujours parce que aussi il faut négocier en 48 he pu négoci c'est horrible he les négociation de parfois entre les listes c'est vraiment lui c'est hors de question je veux pas en entendre parler sur ma liste et tout et du coup on négocie on marche ça fait échouer des fusions et ça fait échouer des fusions. Parfois c'est c'est casus bell, c'est pas possible et cetera. Voilà, c'est ça une fusion.

Comme ça qu'on fait les plateaux à back d'ailleurs. C'est comme ça qu'on fait plateau à backit. Moi je voilà, moi je veux jamais d'Émilien mais pourtant on me le rajoute à chaque fois.

Je suis obligé de d'accepter de temps en temps. Euh c'est quoi une fusion technique ? Je pense que la différence que tu as entre fusion technique et fusion technique, ça veut rien dire de c'est c'est utilisé par les candidats qui fusionne donc comme ce que ce que tu as expliqué mais qui veulent quand même pas trop dire qu'il fusionnent parce qu'ils ont dit 3 jours avant qu'ils voulaient pas fusionner et donc ils disent c'est une fusion technique donc il y a pas d'accord de programmatique parce que la fusion normalement tu es tu rédiges une sorte de de programme d'union entre les deux listes et tu t'accordes quand même sur ce que tu vas faire fusion technique tu dis juste en gros on mélange les candidats mais derrière on fera tous les deux séparés on sera pas dans la même majorité dans la même majorité et on s'accorde pas sur sur un programme.

Donc c'est un peu ce qu'on qu'on pourrait l'union honteuse quoi. C'est c'est un peu l'union honteuse. C'est ça.

C'est un peu c'est un peu paradoxal. C'està-dire que en gros il y a une grosse liste et une petite liste. La grosse liste accepte de fusionner avec la petite en sachant très bien que la petite n'a aucune intention de faire partie de la majorité.

Une fois qu'elle sera élu au conseil municipal, elle ira si de son côté et elle cassera les couilles. Mais c'est elle sera dans l'opposition. Voilà, c'est comme ça.

Mais pourtant, ils ont été sur la même liste. C'est paradoxal. Tu dis, on vous explique des termes, c'est peut-être vos premières élections municipales, mais pardon, moi c'est les premières élections municipales où j'entends parler de fusion technique.

Oui, c'était un peu inventé par semavoir un peu entendu parfois euh au régional des fois où la gauche avait dû se retirer pour le Front républicain parler éventuellement fusion technique qui n'avait jamais lieu. Oui. Pour dire s'il vous plaît, donnez-nous de droit siège qu'on soit là.

Voilà. Mais là, c'est quand même un phénomène extrêmement nouveau d'habitude d'une fusion. Alors rien au-delà des règles de dél fait que vous pouvez pas inventer des candidats qui étaient pas les candidats au premier tour évidemment il y a pas il y a rien qui régit les fusions.

Vous dites pas vous êtes obligé de mélanger les programmes. Ça existe pas. Vous faites ce que vous voulez sur le fond.

Euh je précise quand même que dans le cas d'une fusion dite technique les deux listes qui fusionnent il voi un intérêt. Il y en a pas un qui gagne un qui perd. C'est celui qui a accepté fusionner avec ses futurs opposants.

Bah il est bien content parce qu'il va quand même réussir à gagner l'élection. Voilà. Et lui va être ma ce qu'il faut quand même dire c'est que c'est aussi quand même une manière d'atténuer l'effet du mode de scrutin qui est un scrutin, on parle de proportionnel mais c'est un scrutin majoritaire.

Celui qui gagne c'est le premier. Si euh dimanche Rachid Adati obtient 45 %, Grégoire 44 % et Shikiro Skir donc 11 % et ben elle n'a pas la majorité absolue d'ivois Rachidati mais elle a la majorité absolue au conseil de de Paris. Donc l'important pas c'est d'arriver premier.

Alors vous avez peut-être entendu parler de désistement. Indésistement comme son nom l'indique, c'est assez simple. C'est le fait de ne pas maintenir sa candidature, de laisser tomber, d'arrêter là sa campagne et le jour du vote, il n'y aura pas les bulletins sur la table.

C'est terminé. Vous vous euh vous vous désistez. Vous pouvez vous désister avant le premier tour si vous voulez.

Il suffit juste de pas déposer de liste. C'est aussi simple que ça. Et si par contre vous êtes qualifié au second tour et que finalement vous décidez de jeter l'éponge pour quelques raisons que ce soit, notamment des raisons politiques, et ben vous vous désistez.

Mais j'ai entendu dire qu'il est possible de se maintenir au second tour mais de quand même pas mettre les bulletins. Qu'est-ce que c'est que cet embrouille ? Cet espèce de de désistement de Schrodinger là.

Demandz à Émilien, c'est le spécialiste des embrouilles, il est mais alors j'écoute pas ce qu'il dit. Euh il se trouve que la donc il y a des gens qui ont des postes de leur liste et qui se trouve parce qu'en fait une liste euh euh peut être annulé s'il y a la majorité des membres d'une liste qui acceptent en fait de supprimer des tirer la liste en préfecture. Mais bon si à mardi 18h tu as déposé ta liste et que tu te dis après hop en j'ai pas tellement envie d'y aller quoi, j'ai fait une merde en fait j'ai peur d'extrême droite je sais pas quoi.

Et ben tu ne peux plus te retirer. Mais il se trouve que la responsabilité d'impression et de de délivrer les bulletins est à la charge des candidat. Donc tu dois les envoyer je crois la veille.

Alors si c'est à Nice, tu mets un petit imperméable dessus mais voilà. Et et donc si tu ne livres pas de bulletin, la mairie n'a rien à mettre sur le bureau de vote. Alors ça n'empêche pas des gens d'imprimer leur bulletin chez eux.

Il y en a peut-être qui le font des candidats qui font ça. Il y a des élections, il y a des gens qui ont quelques dizaines de voix parce que il y a des gens qui disent "Oh non, j'ai vraiment envie de voter pour eux." Alors que ils ont dit "Ne votez pas pour moi." Mais ils ont quand même sont quand même déterminés.

C'est vraiment une communauté engagée. Voilà, c'est ils sont engagés même la commu. C'est beau ce que vous faites.

Voilà. Mais donc et de facto bah ce qui se passe alors il y a je sans doute beaucoup de désillusions une fois que tu arrives dans dans le bureau de vote mais de facto si on ne peut pas alors c'est vrai que je demande comment est-ce que les gens choisissent du coup ils doivent un peu paniquer mais effectivement il y a pas de bulletin tu peux pas leer dans l'urne et donc c'est desistement de facto c'est c'est un peu bâtard mais oui pour un second tour qui a lieu dimanche vous avez jusqu'au mardi d'avant 18h pour déposer votre liste au second tour et si vous la déposez vous avez encore quelques jours pour réfléchir jusqu'à samedi pour déposer les bulletins. Alors par contre, je crois pas qu'on puisse envahir le dépôt de bulletin pour retirer ces bulletins qu'on a déjà mis ou les brûler.

Ça, je pense que c'est pas possible. Ça pourrait donner des anecdotes lunaire. Le candidat qui crame ses propres bulletins, votez pas pour moi.

Mais cela dit, pour juste là-dessus, c'est effectivement quelque chose de rare malgré tout. Mais oui, pas du tout. C'est pas comme la fusion technique, une nouveauté de cette année quoi.

C'est c'est quelque chose d'assez régulier. Je pense notamment au aux élections législatives, il y a des décennies où le où le en fait le le seuil pour accéder était pas du tout à 12,5 % des inscrits, mais le 2è tour était quasiment un enfin le premier tour était une sorte de galot d'essai et quasiment tout le monde pouvait se maintenir au second. Euh et ben en fait vous avez des gens qui souvent quand on voit les les archives, il y a plein de gens qui ont deux trois voix en fait ça veut dire qu'ils sont retirés après la date même en 2024 il y a eu quelques cas où en fait ils ont pas fait le fran républicain.

Ils se sont fait démonter par leur état major. Ils ont dit bon en fait votez pas pour moi, on dépose pas les bulletins, je j'ai c'était une blague et tout. Et donc il ce casl Ah il y en a aussi qui se font taper sur les doigts.

OK. Mais c'est ça que c'est ça que j'aime beaucoup avec le droit électoral c'est que tu tu il suffit de changer un paramètre et tu peux changer le visage d'une élection entière. Juste un seuil par exemple, effectivement peut tout changer.

Une anecdote, moi on m'a raconté, vous savez que vous pouvez y avoir des candidats étrangers euh de l'Union européenne aux élections euh municipales, sauf qu'il faut euh le signifier sur le bulletin mais voilà, il est euh j'allais dire Norvégien, mais évidemment ça tombe pas bien, il est finisé. Euh et euh si vous ne le mentionnez pas, votre bulletin est nul est nul. Ah !

Et on m'a raconté l'histoire d'une commune où euh quelqu'un d'un peu malin n'a rien dit au moment euh du euh du dépôt des bulletins de son adversaire et le soir du vote a dit euh bon ben, je vais mettre une petite observation sur le procès verbal. Les bulletins sont nuls là parce que candidat il a pas dit qu'il était il a perdu l'élection zéro voix. Donc dénoncer un étranger finalement tradition.

Voilà les les élections municipales c'est 34000 élections différentes et c'est 99 % du contentieux électoral en France. Mais à chaque fois je dire les tribunaux sont c'est normal, je dis voilà ça se passe mal dans des villes, dans des petits villages et cetera. Il faut bon heureusement la 80 68 % des communes n'avait qu'une seule liste donc il y a peut pas il a pas de contentieux.

Oh on peut toujours pas mesestimer. Euh bref, je vous rappelle que le second tour des élections aura lieu ce dimanche. Et avant de continuer cette émission, je tiens à vous rappeler mesdames et messieurs que cette émission elle est rendue possible grâce à vous, grâce à votre soutien.

On a besoin euh de votre aide. Pour continuer à faire backsite toute cette année, il va se passer des choses incroyables dans ces aprèsmipales. Dites-vous qu'entre aujourd'hui et la fin de la saison backse, donc jusqu'à jusqu'à l'été, euh et ben je pense hein que ça va bouger politiquement au niveau national, au niveau des présidentiels.

À mon avis, ça va commencer à bouger, sortir du bois. Il va y avoir la question de la primaire à gauche. Est-ce qu'elle aura lieu pas lieu et cetera ?

Il va y avoir des déclarations de candidature, ça va commencer à à s'agiter. Ça a déjà commencé à s'agiter. Donc voilà, rendez-vous sur la plateforme Ulul pour soutenir l'émission Baxed.

Vous pouvez faire un don même de 1 € 2 €. Si toutes les personnes qui nous regardent filaient 1 € ou 2 € alors on aurait de quoi financer cette émission pour toute la saison. Donc n'hésitez pas à nous soutenir les amis.

Et pour continuer cette émission, je vous propose qu'on retrouve une chronique qu'on aime toutes et tous. C'est parti pour l'eduito. Bonsoir à tous.

Bonsoir Edou. Comment vas-tu ? Mieux que le monde.

Mieux que le monde. Tu veux nous en parler ? Oui, je suis d'un pays, mon pays d'enfance euh la Martinique de l'autre côté de l'Atlantique, le pays de Franz Fanon d'imé Céser et aussi d'Edouard Glissant qui fut un grand ami, un poète, un philosophe, l'homme de la créolisation du monde de l'idée qu'il n'y a pas d'identité à racine unique, qu'il n'y a que des identités en relation.

Un homme qui avait l'idée que l'imaginaire qui pouvait nous préserver des catastrophes est un imaginaire de la précaution, un imaginaire de la sensibilité, un imaginaire où notre espèce qui s'est appelée homo sapience prend conscience qu'elle est aussi homémince que elle est une toute petite part et néanmoins immensément destructrice, immensément ravageuse par sa puissance. par son délire de puissance. Eddouard Glisson nous donnait un conseil.

Agis en ton lieu et pense avec le monde. Toutes et tous, nous discutons actuellement des municipales du commun, de la commune, cela a même donné le nom communisme. Agir en notre lieu au plus près, là où nous vivons, là où nous habitons, là où nous travaillons.

Mais il disait, je répète, agis en ton lieu, mais pense avec le monde. Et Dieu sait si le monde est actuellement un peu absent de ce que nous nous disons, de la parole publique, de la parole médiatique. Alors le monde, je voudrais vous en parler en parlant d'une seule histoire pour commencer, celle d'un garçon, d'un garçon qui n'est pas très vieux, il a 11 ans.

J'ai ouvert la portière de la voiture et appelé à l'aide en criant "Ma famille a été tuée Un soldat s'est avancé et m'a tiré par les cheveux. Il m'a jeté au sol en criant à ses collègues : "Nous avons tué des chiens !" Puis il s'est agenouillé sur moi et a commencé à me frapper.

Il a aussi voulu frapper mon petit frère Mustapha. Je me suis interposé de toute ma force. Les soldats m'ont ensuite mis dans une jeep.

Ils m'ont fouillé et m'ont demandé qui était avec moi dans la voiture. J'ai répondu : "Mon père, ma mère, mes frères. Ils m'ont traité de menteur.

C'est l'histoire de Raled. Raled qui revenait de Naplouse avec toute sa famille pour acheter des vêtements pour la grande fête du Ramadan qui va se terminer là. Et puis la police des gardes frontières israéliennes, celle qui avait déjà frappé des gens qui se rendaient deux Palestiniens qui voulaient se rendre, les avait tué tout simplement, les avait exécuté, a tué toute cette famille.

C'est une histoire parmi d'autres qui est en train de se passer à bride lâché comme un torrent de sang d'enfer et nous ne serons pas épargnés parce que ça se passe au loin. C'est ce qui se passe évidemment au Liban où dans le délire du grand Israël, les dirigeants d'Israël ont décidé de prendre possession du sud Liban et d'en chasser leur population, de d'obliger des gens sous une heure à quitter leur domicile et à ne plus jamais y revenir. Déjà 1000 morts au moins et 2500 blessés.

Et parmi ces morts, des secouristes qui sont tués, des gens qui vont pour aider sauver des gens qui sont blessés et qui sont tués. Nous l'avons aussi documenté sur Mediapart. un bain de sang comme si l'ordre nouveau au Moyen-Orient reposait sur cette logique d'une puissance sans limite d'une armée la plus puissante du monde aidée par l'autre armée la plus puissante du monde les États-Unis d'Amérique et une offensive tous azimut qui viole tout principe toute règle des exécutions extrajudiciaires de dirigeants quel qu'il soit on peut ne pas les trouver sympathique et absolument condamner la répression qu'ils font de leur propre peuple.

Mais il ne revient pas à d'autres pays de décider qu'ils doivent mourir, sinon à créer d'autres résistances, d'autres ressentiments, d'autres violences infinies. En Iran, il y a cette image de cette école de petite fille avec toutes ces petites tombes. Un tomah, ça dit bien ce que ça veut dire cette logique de puissance. le tomah contre les Indiens, contre les autres, la frontière, on repousse les autres et on les détruit et on fait une erreur sur l'ordinateur et c'est une école des petites filles qui sont mortes.

Et de la même manière dans le sud Liban, Israël pour retrouver le cadavre, la dépouille d'un soldat mort il y a 30 ans, a tué plusieurs dizaines de civils de civils libanais. On neonore pas les morts en massacrant des vivants. On ne libère pas des peuples et des femmes femmes vie liberté en Iran en tuant des petites filles.

C'est ça que nous avons sous les yeux comme un, je le redis comme un train d'enfer parce que dans le même moment sur notre propre continent, l'allié de Trump renforcé par le cours du pétrole avec toutes les conséquences de cette catastrophe, monsieur Poutine s'en donne à cœur joie et n'a aucun frein pour continuer sa guerre, sa guerre contre l'autodétermination d'un peuple, le peuple ukrainien. Je vous dis tout ça avec gravité comme souvent, mais au fond pour nous poser une question et on peut peut-être le faire avec ironie, où est la France dans tout ça ? Un porte-avion va s'appeler la France libre.

Jusqu'en 2036, il va remplacer le Charles de Gaulle, la France libre. Il suffit pas de mettre ce nom sur un porte-avion. C'était la France qui disait non où tout le monde était bienvenu pour dire non pour dire non à l'imposture à l'affaissement de la majorité des élites politiques, économiques, intellectuelles, médiatiques qui avaiit accepté le fait accompli de la collaboration, ce péténnisme qui est de retour.

Il ne suffit pas de mettre bientôt Mark Block, ce grand historien, grand résistant, martyre de la résistance, qui savait qu'il n'y a d'histoire qu'au présent et que le passé est une alerte sur le présent par rapport aux irresponsables qui font la courte échelle. Au pire, il ne suffit pas de le mettre au panthéon comme ce sera le cas en juin pour être lucide. Alors, où est la France sous cette présidence qui a déjà 9 ans ?

Où est la France qui ne prend pas conscience qu'elle doit dire non et que les États-Unis d'Amérique ne sont évidemment ni un allié ni un partenaire avec Trump mais un adversaire et qu'il faut rompre et qu'il faut se dresser ? Où est la France qui se dressait comme en 2003 au moment de la guerre en Irak depuis un vieux continent et un petit pays pour dire non à la puissance ? Où est la France quand on a un président qui est en pleine campagne municipale dit qu'il faut mettre en garde contre les extrêmes ?

Les extrêmes ? Ah bon ? l'anti-fascisme et le fascisme, c'est la même chose.

Ceux qui tiennent ce discours et bien sont ceux qui évidemment font la courte échelle au fascisme. L'antifascisme et le fascisme, ce n'est pas la même chose quels que soient les débats qu'il peut y avoir dans le camp antifasciste d'égooliste au communiste dans le passé et aujourd'hui évidemment dans toute la diversité du camp démocrate. Où est la France quand une candidate du soutenue par le parti présidentiel à Marseille reprend le slogan du maréchal pétin travail famille patrie et que personne ne se dresse du côté de ce camp présidentiel pour dire que c'est une honte et une abomination c'était la devise qui devait remplacer liberté égalité et fraternité sous péteint où est la France quand une ministre de l'égalité entre les hommes et les femmes notre idéal l'égalité l'émancipation sans distinction d'origine, de condition, d'apparence, de croyance, de sexe, de gens.

Et bien quand cette ministre diabolise ses adversaires en les traitant d'antifrance, le terme créé par le laboratoire de l'extrême droite européenne et française puisqu'il était français, c'était l'action française, le laboratoire de l'antisémitisme moderne. Où est la France quand on soutient des candidates qui ont rendez-vous avec la justice pour des affaires de corruption ? Je pense évidemment à Rachida Dati à la mairie de Paris.

Où est la France quand la vertu est piétinée ? Cette vertu que dans la douleur de 1940 et qui va l'amener à un âge déraisonnable à prendre contact avec des jeunes de 22 ans lui avait passé la cinquantaine pour aller résister résister réellement jusqu'à mourir fusillé après avoir été torturé. Et il disait, rappelant une évidence, une phrase de Montesquieux, dans un état populaire, nous dirions démocratique, il faut un ressort qui est la vertu, la probité.

Et c'est évidemment un thème qui est aujourd'hui piétiné. Où est la France pour terminer ? celle de l'affaire Drfus, celle qui a su se dresser grâce aux libertaires qui ont une petite minorité qui ont secoué les indifférents, les préjugés de racisme, d'antisémitisme qui ont accompagné le complot de l'étatmajor contre un officier.

Ce mensonge qui a mis 4 ans à être dénoncé de manière forte par Émile Zola. C'était une affaire de presse mais 4 ans et ils étaient très peu à se dresser comme ils étaient très peu dans la France libre ou dans la résistance des premiers jours. Alors c'est la France de Pegy, ce Drfusard, ce Drfusard qui n'hésitait pas à mener le combat physique contre les ligues antisémites.

Ce Drefusard qui était un socialiste libertaire, un chrétien indoccile, un patriote internationaliste. Voici ce que nous disait Peggy et qu'il faut que nous gardions car c'est notre héritage. Ce sont les moments où quel que soi nos fautes, nos crimes, la France a parlé au monde au monde entier.

Et nous, que disions-nous ? Nous disions une seule injustice, un seul crime, une seule illégalité, surtout si elle est officiellement enregistré, confirmé, une seule injure à l'humanité, une seule injure à la justice et au droit, surtout si elle est universellement, légalement, nationalement, commodément acceptée. Un seul crime rond et suffit à rompre tout le pacte social, tout le contrat social.

Une seule forfaiture, un seul déshonneur suffit à perdre d'honneur, à déshonorer tout un peuple. C'est un point de gangraine qui corromp tout le corps. Où est la France, mes amis ?

Merci beaucoup Edou Penel pour cet Edito. Merci cher Edoui. On va essayer de la retrouver cette France.

Enfin, on va faire ce qu'on peut euh à notre échelle. En tout cas, chers amis, nous allons marquer une pause dans cette émission. Dans la deuxième partie de cette émission, nous recevrons non pas une mais deux invités politiques.

Claire Le jeune et Chloé Ridel du Parti socialiste et de la France insoumise pour continuer la discussion qu'on avait sur le bilan à tiré de ce premier tour des élections municipales et pour se projeter dans le second tour de dimanche et dans la suite éventuellement. C'est parti pour la pause. À tout de suite.

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Bax. Bonsoir le public.

Bonsoir les copains. Merci d'être là. Merci chers amis et bienvenue dans cette deuxième partie de l'émission Backat.

Nous allons recevoir nos invités politiques. Mais avant la chronique que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour l'avis d'Adè.

Salut. Salut Adelle. Salut.

Salut. Tout le monde va bien ? Ça va et toi ?

Ouais. Écoute, ça va super. Ça va super.

La guerre est en train de devenir totale au Moyen-Orient et tout le monde s'en fout. Écoute, l'Iran a attaqué les raffineries d'Arabie Saoudite là. Ah ouais !

Et taper l'Arabie Saoudite dans le pétrole, ça secoue le pays de vraiment dans son patrimoine national, dans sa fondation, tu vois. C'est c'est un séisme. C'est je sais pas, c'est comme si chez nous, il y avait un mitou Patrick Bruel, tu vois.

Allez ! Waouh ! Rapporte-moi d'argent.

Je sais pas pourquoi on a démarré comme ça, mais bref, c'est la guerre. C'est la guerre. Mais il y a une autre guerre beaucoup plus intéressante qui fait rage, enfin pas plus intéressante mais plus intéressante pour nous ce soir qui fait rage surtout le territoire français.

C'est les municipal. Euh j'ai un peu de mal avec la communication et le commentaire autour des élections enfin sauf Jean et Backit évidemment. Bien sû sûr bien sûr.

Mais déjà dimanche soir, tu sais en suivant les résultats, j'ai eu du mal à comprendre la la tendance générale parce qu'à 20h, Clémence Getté poste un un poste qui publie les résultats impressionnants de LFI partout en France. Et puis après, il y a le Parti socialiste qui nous lance sa fierté d'avoir 343 élu au premier tour. Je me dis à la gauche, ça se passe bien et tout.

Puis après, il y a le RN qui balance mais attends mais on a l'air content, plein de mairies gagné, tu vois. Elle est triomphante, marine et tout. Et après j'ai les LR qui balancent en toute modestie, on est le premier parti de France.

Oui, ben oui, mais oui, vous ne voulez pas le croire. Donc tout le monde a gagné. Oui, ça va trop loin Montessori, ça va trop loin.

Non mais attendez, qui n'a rien publié ? Ah le parti présidentiel. Bah oui, Renaissance, ils étaient nettement plus humbles eux.

Ils ont rien pas revendiqué de de victoire puisqu'ils n'en ont aucune. Euh mais euh ils ont quand même publié ça, une un petit même de Gabriel Atal qui dit "Renaissance ne fera aucune alliance ni avec les filles ni avec le RN". D'accord.

OK. Bah ça devrait pas être trop dur vu que vous êtes pas sollicité. Je veux dire, tu sais Gabriel c'est le mec sur Tinder qui refuse les plans d'un soir mais il a zéro match quoi.

C'est depuis dimanche aussi, il a fallu développer très vite un nouveau vocabulaire. Vous en avez parlé un petit peu mais moi c'est la première fois que j'avais entendu parler des machins Kangulaires là. Tu vois, j'ai d'abord au début en plus j'ai cru que c'était une sorte de place de parking.

Tu sais, je me suis garée dans une quinqueangulaire ou alors une pratique cheloue sexuelle. Tu vois sur tu nous rejoins dimanche ? On a une grosse septangulaire à Saint-Jean de Vas.

C'est vraiment là où il une grosseangulaire. Absolument. C'est là où on peut aller pour dimanche.

Il a l'air vraiment intéressé hein. Ah si on peut voilà. Alors il y a aussi eu les désistements, les ralliments, les simples fusions techniques.

Pourquoi technique ? Je veux dire c'est pour pas dire "Ah bah non, nous on fait une fusion programmatique." Non non non, nous fait pas ça.

Non, on fait pas une fusion programmatique. Non non, nous on fait une fusion parfaitement opportuniste, complètement cynique. Voilà.

C'est ça. Ouais. Ouais.

Non, arrêtez les gens. Nous, on veut savoir qui est dans l'équipe à qui c'est ça ? Ouais, c'est dans l'équipe à qui ?

Dans l'équipe de qui ? Quoi ? L'équipe de qui ?

Ah non non non. On dit on dit dans l'équipe à qui parce qu'on dit aussi comme ça. Trouvé dans votre vie personnelle.

C'est pas vous que je critique, c'est [ __ ] à vous, je le fais. Non, mais vous pouvez pas parler comme ça monsieur le maire. Et oui, vous enculez à vous.

Absolument. Je pense que c'était très important quand même. Mais oui, le maire d'Arcachon nous donne un cours de langue occitane.

Euh sur cette histoire de fusion, les gens disent que c'est que c'est pas clair alors que moi, je trouve que c'est limpide. Le principe, c'est que le PS ne veut absolument pas d'alliance avec Lfi. Ah, sauf quand c'est nécessaire pour gagner.

Mais attention, c'est une règle qui ne s'applique pas à Paris où le PS est contre LFI et espère battre la droite en récupérant les voix des électeurs de droite de Bournael. Mais c'est une technique qui marche pas à Strasbourg parce que si tu fais comme Catherine Trottman, la candidate PS et que tu t'alles au candidat Horizon pour vaincre une autre candidate PS et que bah elle-même elle s'est alliée à LFI et ça c'est interdit et ben Olivier Fort lui il t'exclut du PS c'est ça parce que tu es pas censé aller à droite c'est logique. H bah oui.

Moi je vous propose une simplification. Est-ce que le plus simple serait pas qu'Olivier Fortémore qu'il a lui-même passé tout l'hiver dernier à faire des accords avec la droite dans le cadre du budget et qu'il procède donc en conséquence à son autoexclusion ? Ouais.

Ouais. Ouais. C'est une suggestion.

Moi, je veux juste je vous propose juste une simplification. Euh parfois quand il y a pas fusion, il y a désistement comme à Marseille. Et d'ailleurs, Mélenchon a salué le sang froid de de Logu après son retrait. déjà l'utilisons l'utilisation de l'expression sans froid qui prend une tonalité particulière en référence à Mélenchon et de Logu.

Non mais je veux dire c'est pas les premiers que j'invite à une méditation bain de gong quoi. Voilà c'est ça que j'essaie de dire. Et puis d'où Mélenchon félicite de Logu pour son désistement ?

C'est une vraie question parce que fait tout le monde sait que c'est Jean-Luc qui l'a décidé. De toute façon, ce désistement, c'est moi, c'est comme si ma mère me disait "Je salue ton choix d'avoir pris Latin en 4e quoi." C'est donc pareil de l'autre côté où Édouard Philippe a incité, Bournael a fusionné avec Daty mais pour Bournaboy ça'en était trop.

Il a dit "Merde à sa famille, il s'est cassé sans rien cap sur l'indépendance dans son camar de saisonnier." Il y avait un petit peu il y avait un peu de ça dans son interview complètement. Moi, je l'ai vraiment vécu comme ça.

Et puis si ça se trouve, on le retrouve dans 10 ans. Il a une école de surf yoga avec un jardin en permaculture, on sait pas. Ou alors ou alors peut-être il sera lancé dans la crypto, il vendra des solutions business à des influenceurs à Dubaï.

Tu es désormais libre de choisir ton chemin, Pierriif. Euh mais c'est vrai que cette séquence du départ de Bournael, l'homme qui ne transige pas avec ses valeurs, je sais pas, ça lui a fait un petit côté hérodramatique. Il pourrait être un program, il pourrait être un protagoniste de Los Republicanos.

Précédemment dans Los Republicanos, cette semaine, la Startup Nation France est partout en ébolithion du nord au sud, des bulletins et des trahisones, des désistements et des fusionnes. À Nice où l'extrême droita devance la droita et où le nom de la ville s'inscrit désormais avec de S. Un duel fratricide oppose Christiano Estrosizo à Rikisotito, la tête de port contre la tête d'œuf.

Estroizizo est mis à mal par son ancien protégé Ricky, son Brutus ou comme dirait la journaliste Natalia Santa Creekka, son bénito. Mais le duel n'est pas finito. Alors qui sortira vivant de ce combat de casque à pointe ?

On le saura dimanche. Enfin zone tag comme on dit désormais à Nice. On est polyglotte dans l'os républicainos.

Non loin de là, à Cann, David Lisnar, la sort pressade et la rivière garde la tête de son fief avec 80 % des voix. Touché par la grâce des dios. Non, élu par l' retraitados.

Dans la capitale, la Rachidita Dati affronta Elmanuelo Gregorio héritier de son ancien rivale à Nidalgo, lui-même dépassé sur sa gauch par Linsumista Sopia Shikira la la milie du mélanchon. Je vais avoir des problèmes qu'il attend en obcada pour lui décocher son désormais famosau sourire Kabilo de son côté la Rachidita bénéficiera-t-elle du départ de Bournazelito ? Petit anche parti trop tôt et de celui de Sarah Knafo qui lui ses voix fachaud.

Gagnera-t-elle la batailla des Paris ? Et si oui, aura-t-elle le temps d'agir avant que la Rusticia s'occupe de son cas ? Et elle risque de faire comme son mentor, Nico Sarcoba.

Un tour au mitard. Pendant ce temps, à l'ombre des Volcanos, un homme continue de fabriquer sa dynastie. Baptiste Vokier, le fil de Lorenzo, le douigneau des dînés chéraux de la montagna rejoint à 22 ans le conseil municipal du puit en velet.

H Lorenzo respire une bouche voquée de plus nourrie par l'argent publicau. Pas très loin à Lyon capitale des Gaules et des quen Juan Miguel Holas pleure dans son vestiaire du Groupama Stadium. Tous les médias l'annonçaient Victorioso du match aller et finalement Juan Miguel s'est fait stopper par Gregorio Douché.

L'écolo a garé le boost devant la mairie et cette fois Ran Miguel ne pourra pas chouiner dans pour l'arbitrage contre l'arbitrage pardon pour l'ancien président TD l'OL ça doit faire très mal au coulo de se faire une remontada par les verts oh pour les petits pain de foot Hlas gagnera-t-il sans coéquipier pour lui faire la passe D Ricky Benito Siotito raflera-t-il Nissa Labella et enfin quand Baptiste Voquet fera-t-il son premier détournamiento des fondo, vous le saurez en regardant la suite de Los Republicanos. Bon alors mon dieu gens les invité de ce soir quoi. Ah ouais Claire le jeune, Chloé Ridel, je vous les présente pas, vous les connaissez déjà.

Moi je suis si ému de les retrouver. On les a connu toutes petites et puis et puis maintenant elles sont élues de la nation quoi. Elles vont s'asseoir de ce côté.

Mais quelle fierté, elles en ont fait du chemin. Ça grandit vite un chroniqueur. C'est ouais.

Enfin elle quoi. Enfin moi je suis toujours là saison 5 et toujours pas de proposition de rejoindre la moindre liste. He c'est vraiment après peut-être que je représente le peuple français autrement hein.

Puis bon on n'est pas tous obligés de mettre sa tête sur une affiche électorale hein. Ça va on peut aussi la mettre sur une affiche de spectacle. C'était la transition pour faire ma promo.

C'est très bien. Voilà. J'en profite pour faire mes petites annonces.

Tous les vendredis soirs 21h à la nouvelle scène, il y a un petit bar devant lesquais. Donc même avec le beau temps, venez. Euh ce samedi, je suis à Saint-Étienne, le 1er avril à Lille et le weekend de la Pente-côte à Toulouse.

Faites passer autour de vous. Je vous retrouve bientôt. Des bisous.

Merci beaucoup Adem pour cet amus d'Adem. C'est une c'est une promo subtile à la Bristiel. Tu as vu ?

C'est on dirait Antoine Bristiel. Ouais, c'est incroyable. C'est très bien fait.

Acheter son c'est des villes clés pour les municipales hein. Ouais, ce sont des villes clés où jouent évidemment Adelle. Bien sûr, mesdames et messieurs, sans plus tarder, je vous propose qu'on accueille sur ce plateau nos deux invités politiques.

Chloé Ridel éclair le jeune. Salut, installez-vous. Merci d'être avec nous.

Merci beaucoup Chloé Ridel, tu es eurodéputé socialiste et par ailleurs tu es candidate aux élections municipales à NIM. Euh Claire, de ton côté, Claire le jeune, tu es député la France insoumise de la 7e circonscription de l'Esson et vous êtes toutes deux d'anciennes chroniqueuses de backsit. Vous êtes à la maison, vous connaissez l'émission évidemment.

Euh très content de vous retrouver de ce côté-là de la table. Euh on voudrait parler un petit peu de vous avant de rentrer dans le vif du sujet des municipales qui est un peu l'objet de l'interview croisée qu'on voudrait faire. racontez-nous un petit peu, vous avez été élu ensemble enfin ensemble non au on va y revenir, on va y revenir mais voilà non au même moment dans ce mouvement de 2024, celui des élections législatives pour toi Claire et juste avant les européennes pour toi Chloé.

Comment se passent vos mandats ? Ça fait bientôt 2 ans. Dites-nous un peu clair comment ça se passe à l'assemblée ?

Euh comment bien dans le micro par contre ? Ouais. Oui, il faut que je me reprenne mes marques.

Tu connais ? Euh bah c'est forcément un mandat particulier vu le contexte politique dans lequel on est. Donc c'est beaucoup beaucoup de travail, beaucoup de combativité.

Euh mais en gros, moi j'ai fait un petit peu ma place en commission des finances. J'ai bataillé et sur le budget euh voilà pendant 3 4 mois. Ouais.

Ouis. On a suivi ça. On a suivi ça.

Donc c'était du boulot. Après, c'est euh c'est un travail qui est de tous les instants, y compris parce que il y a le travail que on voit à l'assemblée. Euh mais derrière un rôle très important de du député, c'est bien sûr le travail en circonscription.

Et en fait, on est dans un contexte où vu que tous les services publics prennent l'eau, vu que les préfectures dysfonctionnent, en fait le député devient un sorte de relais de dernier recours du service public et du coup on a des sollicitations sur du sur le logement social, sur de l'accès au logement, sur les renouvellements de titres de séjour et voilà tout ça. On essaie de jouer le plus possible ce rôle-là aussi euh qui est pleinement notre rôle aussi mais bon qui est qui devrait être le rôle de l'État. Voilà.

Donc on vient un peu palier aussi à plein de défaillances de l'État qu'on voit naître en fait dans les textes qu'on étudia à l'Assemblée. Voilà, donc il y a un peu un côté ramasser l'océan à la petite cuillère parfois mais on sait que pourquoi on est là nous l'extrême droite on la voit en face de nous quotidiennement. On on voit les cadres du RN, on voit les cadres du DR, on voit leur discours, on voit aussi la manière dont ils essayent de lisser leur image et on voit on les voit au quotidien être véritablement qui qu'ils sont, c'est-à-dire des dangers pour la République et et pour toute notre société.

Donc on s'accroche et plus que jamais le mandat fait sens et les idées qu'on défend les idées sur lesquelles on a été élu dans le cadre du nouveau Front populaire font sens doivent être défendu. Après toute la question du moment et on va en parler longuement, c'est la configuration stratégique et les positions politiques qui permettent à la fois de faire face à l'extrême droite le plus solidement possible et de faire gagner nos idées et de faire de transformer de changer la vie quoi. Voilà, on va en parler évidemment de ces de ces de ces choix stratégiques et de ces débats, y compris ceux qui sont internes à la gauche.

Chloé, de ton côté, député européenne dans un moment particulier de l'histoire européenne. Absolument. Et je voudrais juste dire que c'est vrai qu'on a été élu quasiment en même temps avec Claire et je me souviens avoir été élu député européenne le soir de la dissolution ou de l'Assemblée nationale et et avoir été soutenir clair lors d'un super meeting qu'elle avait fait euh dans sa circonscription.

Euh donc voilà, ça nous ramène à quelques temps déjà et au Parlement européen euh euh tu as raison, c'est un contexte qui est très difficile parce qu'historiquement le Parlement européen c'était une institution progressiste un peu à l'avant-garde euh de la construction européenne et aujourd'hui c'est le laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite. Et donc nous et Lut de gauche devons résister chaque jour à ce que cette fusion, cette nouvelle majorité qui existe au Parlement européen amène de régressions environnementales sur plan social, des politiques migratoires inhumaines et un alignement complet sur l'international réactionnaire et sur la politique de Trump. Et donc ça bah ça affaibli l'Europe.

Donc c'est un mandat au Parlement européen de résistance. Parfois, on arrive à enfoncer des coins, euh à sauver ce qui peut l'être, voire même à obtenir euh des progrès euh sur le plan social, démocratique, mais on arrive à le faire quand on divise le groupe de droite. C'est possible, c'est difficile mais voilà, on lâche pas.

Antoine. Alors déjà, c'est un plaisir de vous avoir toutes les deux en plateau ici. Moi la question qui que je voulais vous poser, c'était une question que je voulais poser d'ailleurs depuis pas mal de temps, c'est avant d'avoir été élu député, enfin vous aviez un toutes les deux une posture intellectuelle très avec un regard critique sur ce qui pouvait se passer avec une une liberté aussi que ce soit de d'analyse et de d'opinion dans votre dans votre appréhension de ce qu'il pouvait avoir dans la société, que ce soit dans un travail de recherche, que ce soit dans les engagements, dans les singang que vous pouviez que vous pouviez avoir, comment ça se passe le passage à vraiment un engagement politique dans un parti avec une discipline partisane ?

Est-ce que est-ce que vous êtes toujours à l'aise avec ce que vous dites ? Est-ce que enfin voilà comment ça comment ça change et comment ça change votre perception de la situation et votre façon de vous de vous exprimer. Clair ?

Ouais. Bah, c'est sûr qu'il y a des choses qui changent dans le sens où quand on appartient à un collectif politique, il y a il y a des il y a des choses qui change évidemment, mais après moi, le regard critique et les outils d'analyse et de mise en perspective que le monde universitaire et que ma ma formation de chercheuse m'ont apporté, j'ai plutôt l'impression que ça me donne des er supplémentaires pour comprendre ce qui se passe autour de moi. par exemple lorsqu'on a des discours néolibéraux qui qui se mettent en place à l'assemblée et que en fait les protagonistes de ces propos les présentent comme étant des choses qui sont de la enfin qui sont évidentes et comme s'il y avait pas d'alternative et cetera.

Ben nous, moi j'ai euh on a la mise en perspective critique de dire bah le néolibéralisme c'est un courant politique qui a des racines historiques bien précise euh qui euh a une jeunèse et une évolution bien précise. Et on sait aussi les porosités que cette idéologie là a aujourd'hui avec les les courants d'extrême droite. Donc j'ai plutôt l'impression d'une forme de continuité dans la manière dont ces choses-là peuvent me servir aujourd'hui.

Et par ailleurs, il se trouve qu'à la France insoumise, on essaie de travailler le plus possible aussi avec le monde de la recherche, notamment par l'Institut de la Boessie. Et du coup, moi je donne encore des formations notamment sur Marx dans ce cadre là. Donc j'ai pas l'impression d'une coupure en mode il y avait un moment où j'avais la liberté de m'exprimer et puis tout d'un coup j'ai plus la liberté de m'exprimer.

C'est pas du tout ça. Et puis si je suis là et si je je j'occupe ce mandat et que j'appartiens à ce parti politique-là, c'est que ça correspondait à des choses que j'ai pendant longtemps défendu euh avant d'être élu. Donc j'ai pas l'impression de d'une rupture ou d'une discontinuité avec qui j'étais avant, ni avec mes modalités d'expression euh entre avant et et maintenant.

Voilà. Ben merci pour ta question, je la trouve intéressante. Moi, j'ai été nommé porte-parole par le Parti socialiste alors que je n'avais jamais auparavant appartenu à ce collectif partisan et que j'avais ma propre parole dans le débat public.

Euh et donc c'était un choix courageux qu'ils ont fait et ils ont jamais restreint ma parole. Le socialiste est un parti démocratique, certains diront trop. Oui, la discipline de parti, elle est donc je n'ai pas été euh je ne me suis pas sentie il y a aucun moment euh restreinte dans ma liberté de parole, mais comme le dit Claque, c'est un collectif militant et ça ça se respecte.

Euh donc il faut en tenir compte, on n'est plus juste tout tout seul. On parle plus en son nom propre en fait hein. On représente des militants et ça ça se respecte.

Euh et puis ensuite je voulais dire quelque chose mais j'ai oublié. Tu peux parler dans ton micro plus proche ? Tu peux rapprocher ton micro de toi ?

Non mais poursuis, je ça va me revenir. Euh non mais euh écoutez, c'est c'était une première passe juste de question parce qu'on voulait prendre de vos nouvelles, mais la raison pour laquelle on voulait vous recevoir toutes les deux ce soir, c'est pour avoir votre regard sur bah les élections, les les dernières élections qu'on a eu depuis vos deux élections à vous, c'est-à-dire les élections municipales. Quelle est votre lecture à chacune de ce premier tour si tentez que vous ayez une lecture ? parce qu'on a passé tout le début de la première partie de l'émission à expliquer que c'est compliqué d'avoir une lecture de de ces municipales.

Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Clair ? Euh bon, nous on est euh plutôt très satisfait de ce qui s'est passé euh dimanche, c'est-à-dire que c'est la première fois que la France insoumise investit euh vraiment euh cette cette élection et l'investi non seulement en présentant donc dans 500 euh dans 500 villes, il y avait des listes insoumises.

On était parfois dès le premier tour dans des coalitions. Voilà, dans ma circonscription, on a soutenu par exemple un candidat écologiste à sa Vissurge. Enfin bon, ce genre de configuration existe aussi, mais on l'a aussi investi, j'allais dire intellectuellement et politiquement.

C'est-à-dire que euh le communalisme donc la doctrine à partir de laquelle on s'est positionné sur ces municipales, le fait d'avoir une vraie théorie et pratique politique des communs, de d'utiliser l'échelon municipal pour justement affronter l'état néolibéral et s'opposer aux politiques nationales qui peuvent être menées aussi à avoir une politique de protection des effets austéritaires et du coup précarisants du néolibéralisme. Tout ça c'est des choses dont voilà nos candidates, nos candidats, ils sont partis à la rencontre des habitants avec armé de tout ça, d'un programme de mesure et d'une vision politique qui a la spécificité d'articuler les échelons. C'est-à-dire que on estime qu'il y a une cohérence à avoir entre les choses qu'on dit et qu'on vote et qu'on fait à l'échelon national et ce qu'on dit pour l'échelon local.

Et donc on nous a beaucoup reproché de nationaliser le scrutin. En fait ce qu'on a simplement dit c'est que en tant qu'élu on lorsqu'on s'adresse à nos concitoyens concitoyens, on se doit d'avoir une cohérence entre les choses qu'on établit et qu'on dit au niveau national et ce qu'on dit et ce qu'on fait au niveau local. Donc nous on est content parce que dimanche bah on a gagné on a gagné Saint Hyper Perfit.

On est en passe de gagner plusieurs autres grandes villes, on regarde Toulouse bien sûr et que on a multiplié, il me semble que c'est par 11 le notre part, notre pourcentage par rapport aux élections dernières municipales et que voilà, il y a plein de là, puisque beaucoup d'élections se sont soldées au premier tour, voilà, il y a beaucoup d'élections qui se font déjà au premier tour, on a déjà un nombre multiplié de conseillers municipaux, donc des élus insoumis qui vont pouvoir siéger dans des conseils municipaux et jouer leur rôle voilà de de défenseur des intérêts populaire et ça on en est extrêmement fier et heureux. Après, bien sûr, on reste très très mobilisé pour ce second tour qui est euh qui est particulier, voilà, et où il y a beaucoup de choses qui se jouent. Euh et donc on attend, on est en campagne et euh je pense qu'on aura l'occasion de de parler de ce second tour euh plus précisément Chloé.

Euh benah, il y a plusieurs choses à dire déjà à droite. On voit à l'occasion de ces élections municipales de plus en plus de fusion entre le Rassemblement national et les Républicains. Un vote utile de droite aussi qui se fait au profit du Rassemblement national.

Moi, je l'observe très directement dans ma ville de Nî où le le RN Julien Sanchez a commencé à vider les voies de droite dès le premier tour. Donc ça ça se met en place. C'est pas quelque chose de nouveau, mais c'est quelque chose qui est confirmé dans le cadre de ces élections municipales et donc ça nous oblige d'autant plus à gauche à regarder les choses lucidement.

Moi ce que j'observe à gauche d'abord c'est la réussite et peut-être que Claire ne sera pas d'accord avec moi mais la réussite des listes de gauche unies qui totalisent 5 millions de voix à travers le pays quand LFI en totalise un peu plus de 1 million. Donc c'est un rapport de 1/ 5 et c'est important de le dire. Il y a des électeurs ADFI qui se sont reportés sur des listes d'union de la gauche, y compris quand elles étaient menées par le Parti socialiste ou des écologistes ou des communistes.

Donc ça valide pour moi dans le cadre de ces municipales euh une stratégie qui consistait à construire des rassemblements de gauche le plus large possible sur des programmes clairs, ambitieux. Euh au Parti socialiste, on a fait élire et réélire plus de 704 Mires dès le premier tour. Euh et donc euh on est en tête dans plus de 80 villes de plus de 30000 habitants.

Donc je crois que c'est c'est une validation en tout cas euh la stratégie qu'on a qu'on a poursuivi. Maintenant dans le cadre de ce de ce second tour et ce sera important que tous les électeurs de gauche se mobilisent dimanche, la gauche peut avoir de très très grandes réussites dans ces élections municipales. Je pense qu'il faut qu'on soit plus positif dans notre discours parce que à gauche, on passe beaucoup de temps à se taper les uns sur les autres.

Mais la vérité, c'est que dimanche soir, il y aura beaucoup de villes qui vont rester à gauche ou qui vont basculer à gauche et ça doit augurer d'une bonne dynamique en vue des élections non présidentielles de 2026. Rachel, ce qui marxe d'entre de tours, c'est évidemment les fusions à gauche. Vous euh avec votre liberté de parole au sein du Parti socialiste.

C'est quoi votre regard sur ces fusions ? Fallait les faire ? C'est une erreur ?

Est-ce que c'était une erreur de d'être trop sévère avec la France insoumise avant pour du coup se retrouver à faire des des ententes ? Quel est votre avis là-dessus ? Alors, sur c'était une erreur d'être trop sévère avec la Franceoumise ?

Moi, je pense que ça n'était pas une erreur de dénoncer euh des propos inacceptables qu'on pu être tenu par Jean-Luc Mélenchon au moment où il les a tenu. Euh je crois que c'est une question de droiture dans le combat antiracisme qui est le nôtre. Ceci étant dit, sur les fusions, les élections municipales, c'est 36000 élections.

Il y a 36000 communes en France. Vous pouvez pas avoir une vision depuis Paris qui s'applique à tout. Donc moi, je soutiens mais sans aucun problème les fusions qui se sont faites par exemple à Toulouse euh qui se sont faites à Limoge, qui se sont faites à Nant euh qui se sont faites à Clermontferrand, à Brest, parfois derrière un socialiste, parfois derrière un insoumis.

Euh mais je soutiens aussi la position qui est celle d'Emmanuel Grégoire ou de Benoît Paillant à Paris et à Marseille parce que la situation est complètement différente. Moi, j'entends l'inquiétude, je suis pas à Paris en ce moment, je suis beaucoup à Nî pour faire campagne, mais l'inquiétude de beaucoup de Parisiennes et Parisiens sur Paris va basculer à droite dimanche prochain. et j'ai confiance qu'Emmanuel va réussir mais je prends au sérieux cette inquiétude-là et je veux leur dire qu'une fusion des listes entre Emmanuel Grégoire et Sopia Chikirou aurait conduit pour sûr à la défaite de la gauche à Paris parce que ça aurait ça aurait été totalement incohérent.

Vous avez une candidate Sopia Chikirou qui est entrée en campagne contre le Parti socialiste et contre Emmanuel Grégoire qui avait derrière lui la gauche unique qui a mené campagne entièrement contre lui et donc c'est incohérent au second tour de dire on va fusionner il y a une forme de malhonnêteté et par ailleurs et par ailleurs et par ailleurs. Je suis désolé mais ça ne s'additionne pas comme ça les scores. C'est vrai.

Euh et donc euh Emmanuel Grégoire aurait perdu plus de voix en faisant cette fusion avec madame Chikirou euh que euh dans la voix qu'il a choisi. Et donc moi, j'ai confiance dans les électeurs euh de gauche pour qu'ils se mobilisent massivement euh dimanche et qu'ils aillent voter. Mais euh Emmanuel Grégoire, on va faire réagir clair.

Qu'est-ce que tu en penses clair toi des alliances avec le PS ? Il fallait le faire, pas le faire. Déjà, je pense que la un premier point de désaccord, c'est qu'il y a pas une situation où il y a eu des listes LFI autonomes partout et des liste d'union de la gauche partout.

C'est absolument faux. Il y a eu des listes d'unions avec Non, même pas même pas. Il y a eu des configurations où il y a eu des unions.

Nous, on a soutenu par exemple un communiste, un écologiste dans ma circonscription là où le PS n'a pas soutenu le communiste en question alors que toute la gauche était autour de la table. Voilà. Donc il y a une pluralité de situations et nous on a démarré euh ces ces municipales en ayant des discussions avec les partenaires du Nouveau Front populaire et là où il y avait point des points d'accord programmatique, politique, stratégique, on s'est mis dans des configurations d'union. là où ça n'était pas possible, on est effectivement parti tout seul, notamment parce qu'on entrait dans un champ politique qui est où les écologistes, les communistes et le Parti socialiste avaient l'habitude de traiter entre eux, de faire des listes entre eux, d'avoir une liste de listes de gauche et cetera.

Et nous, on arrive, on dit "Bon, euh on est un parti euh très fort à gauche dans le paysage national." Bon, ça nous paraît normal d'être représenté à l'échelon local. Donc, on a envie de faire de d'être représenté sur ces municipales.

Donc, je pense que ça c'est un premier point de désaccord. Après, je voudrais quand même souligner que à mon sens, ça n'est pas possible pour la direction du Parti socialiste de faire un communiqué où euh le propos est de dire en somme que la France insoumise est un parti antisémite et une semaine plus tard de revenir avec des accords sur et de dire que tout ça est cohérent. En fait, moi je voudrais aussi signifier que la période qu'on a vécu qui a été extrêmement violente pour les élus et les militants de la France insoumise qui vivent ces accusations alors que c'est des militants alors que dans notre mouvement il y a des militants antiracistes, il y a des gens dont le cœur le moteur de l'engagement c'est la lutte contre les discriminations et la lutte contre tous les racismes. encha et il y a il y a alors ça c'est une cabale médiatique voilà qui qui pose problème en tant que tel et moi j'ai extrêmement bien sûr mal vécu le fait que le parti socialiste à la fois au moment où on était sous le feu des critiques et où certains allaient jusqu'à demander notre notre dissolution hein très clairement au moment de la mort de Quentin de il y a eu cette absence de solidarité du Parti socialiste.

Donc aujourd'hui nous malgré malgré ça notre position avant le premier tour ça a été de dire au second tour nous on fait la différence on fait la différence entre un désaccord stratégique et politique qui est existant qui est profond à gauche entre le Parti socialiste et la France insoumise on fait la différence entre ça et l'extrême droite qui est en face et la droite extrémisée qui est en face donc on propose partout où c'est possible de faire un front antifasciste et de faire soit des fusions programmatiques là où c'est possible soit des fusions techniques. là où on voit que le l'accord programmatique n'est pas possible, ce qui par ailleurs permet de respecter les électeurs parce que par exemple ce qui se ce qui va se passer à Marseille c'est que les électeurs de la France insoumise ne vont pas du tout être représentés au conseil municipal puisqueil y a une un désistement de la liste. Donc aujourd'hui, moi la ligne du Parti socialiste, je pense que personne ne la comprend.

Voilà. Euh personne ne la comprend parce que vous dites une chose à Paris, vous dites l'autre à Toulouse. Moi, j'étais en faveur à ce que de ce qu'on réussisse à faire des fusions techniquatiques partout.

Donc moi, j'espère voilà que les listes qui qu'on va mener euh ce dimanche et que la gauche présente, unie ou pas uni, vont faire des bons scores et vont surtout qu'on va éviter des situations qui pourraient être catastrophiques. Et je suis pas tellement d'accord avec ton argument sur Paris et sur le fait que la fusion dans le cas de Paris aurait aurait servi la droite. Ça ça j'y crois pas du tout.

On l'a vu au moment du Nouveau Front populaire à quel point une dynamique d'union permet de multiplier les scores. Les reports de voix sont pas automatique, ça je suis d'accord avec cette candidate. Et ben enfin moi je veux bien mais il y a elle a un score, elle est légitime à être au second tour et par ailleurs, moi vraiment je commence à en avoir vraiment marre de ces arguments.

Moi Emmanuel Gourgard, je l'ai entendu. Ces arguments pour pas faire la fusion, c'est une question de style, de personnalité. Enfin, je veux dire, une campagne politique, c'est dur.

Un petit peu plus d'argument que ça, même si on peut les contester. Bon, oui, mais Emmanuel Gréboard avait décidé bien avant que la campagne démarre qu'il n'allait pas faire diffusion avec nous. Donc, à un moment, l'argument de "Ah, c'est parce que la campagne, elle a été violente et cetera." On a des déclarations d'Emmanuel Grégoire préalable à la campagne, donc préalable à ce qui qualifie de d'attaque violente et cetera.

Donc ça n'est pas vrai. C'est une stratégie du PS. euh qui veut prouver qu'il peut faire sans la France insoumise.

Et moi, j'ai peur que ça nous coûte Paris. J'ai peur que ça nous coûte Paris. Et si ça nous coûte Paris dimanche, ce ser je suis désolé mais on aura des responsabilités très grandes.

L'iresponsabilité qui est celle de Sopia Chikirou qui fait 11 % alors que Emmanuel Grégoire et la gauche un sont à 37 % qui refusent de se retirer alors que la fusion n'est pas possible. La f n'est pas possible quand on a pas quand on quand on a passé la campagne à faire campagne contre le candidat avec lequel on veut maintenant fusionner quand on est aussi une candidate qui en mai va avoir un procès pour escroquerie aggravé c'est pas ça c'est pas avec ça que la gauche en face on procè n'est pas il faut une il faut de l'honnêteté pour les pour les électeurs et et donc Emmanuel F clair tout à l'heure tu parlais alors je peux mettre en tant qu'ancienne camarade de thèse. C'est vrai.

Euh qui est en pause d'ailleurs, j'ai vu la question, elle est en pose. Oui, elle est en pause ta thèse. Voilà, vous arrêtez de poser la question maintenant.

Grosse pause, j'ai l'impression. Voilà. Mais mais ça ça se respecte.

Peut-être plus utile ailleurs que quand mais tu parlais voilà. Ouais. Euh tu je le sais.

Tu par tu parlais tout à l'heure de droite extrémisé. Ma question qui se pose donc pour toutes les deux euh c'est quoi la frontière justement entre cette droite extrémisée cette droite respectable qui justifie du coup qu'on se désiste ou qu'on fusionne et cetera. Euh je prendson il y a l'exemple évidemment de Marseille.

Bon là c'est du RN clair et net. Euh à Nice l'argument de la conat écologiste pour bon qui refus la fusion par ailleurs avec la liste LFI mais pour ne pas exister c'était que Estros n'est pas très loin de si qui n'est pas d'une pas tout à fait faux. Mais voilà, la question se pose de est-ce que il y aurait dû avoir desistements et à Paris voilà c'est une LR mais qui a des affaires qui a reçu le soutien de Sarah Knafo.

La question c'est voilà où est-ce qu'on qu'est-ce comment est-ce qu'on détermine entre euh Oui. Donc comment est-ce qu'on détermine en fait et pareil de Bardé la Le Pen donc comment est-ce qu'on détermine je sais que c'est compliqué moi-même travaillant dessus et je n'ai pas de réponse mais comment est-ce qu'on distingue la droite qui reste encore potable et de la droite où voilà c'est pareil que du RN quoi. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Bon, moi je pense que 2027 va clarifier énormément de choses et que effectivement à LR en ce moment euh il y a une partie des du des députés, des élus LR euh qui sont en train de de virer de bord dans leurs propos, dans leur position, mais c'est également vrai de certains macronistes hein sur quand on voit leur position sur des textes sur l'immigration ou autres, on a déjà ce glissement qui est qui est clairement en train de se faire. Voilà. Après, nous on a toujours lors par exemple lorsqu'il y a eu les désistements au moment de de du second tour des législatives, on a fait ce front républicain et quelque part on le reconnaît encore malgré le fait que certains essayent de faire exister un espèce de front républicain inversé qui viendrait isoler la la France insoumise.

Donc nous on combat ça de toutes nos forces bien sûr les ressources les plus vivaces, les ressources les plus solides dans notre pays pour faire ce froid antifâile, elles sont bien sûr du côté de la gauche et des partenaires ex-partenaires du nouveau Front populaire. Euh mais euh on fait encore ce distingo entre l'extrême droite UDR RN et le reste. Voilà, même si la droite extrémisée, elle existe. elle existe et que quelque part le désistement de de Sarah Knafo à Paris est aussi un indicateur de ce qui est en train de se passer et de ce qui est en train de des mutations en cours dans la droite parisienne et le score de Sarah Knafo et le signe quand même d'une radicalisation d'une certaine bourgeoisie parisienne qui fait partie des classes dominantes qui occupe des postes de pouvoir et d'influence et ça pour moi c'est un signal extrêmement grave parce que Knafo Faut c'est c'est même pas le RN, c'est c'est le parti de Zemour, c'est reconquête qui est encore plus radical et encore enfin je c'est difficile à dire plus raciste que le RN parce que je sais pas s'il y a une hiérarchie à faire entre racistes mais quand même ils sont allés sur des positions, ils ont essayé d'occuper cette position à l'extrême extrême droite.

Voilà. Donc on a toute une partie quand même de la bourgeoisie des classes dominantes qui adhèrent à ça aujourd'hui un petit peu les discussions qu'on a et la nature des discussions qu'on a entre nous à gauche parce que ce qu'on a en face c'est ça. Voilà.

Et nous, c'est aussi pour ça que très tôt on a proposé ce franc antifascisme qu'on a proposé les unions et les fusions partout où c'était possible parce que on fait bien ce distingo entre le grand période qu'on a en face de nous et des désaccords voilà qui existent he vous le voyez ce soir entre Chloé et moi mais qui doivent pas nous faire oublier les combats qu'on a en commun et que 2027 nous prépare sur le combat contre l'extrême droite. Chloé tout à l'heure tu as parlé du du Parlement européen comme un laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite. Comment toi tu fais la différence aujourd'hui entre la droite fréquentable et et l'extrême droite ?

Mais en tout cas, j'observe que la droite ne fait plus le front républicain contre l'extrême droite et souvent maintenant se mè à faire un front contre la gauche antiélenchon. Donc moi j'ai pas de j'ai pas de sujet. Ta question en gros c'est qu'est-ce qui fait que on peut s'unir à gauche face à la droite selon qu'elle est plus ou moins extrémisée ?

Moi j'ai une position très claire. Quand on peut faire basculer la ville à gauche ou quand on peut battre la droite, on s'unit. Mais pour que cette union, elle marche, encore une fois, il faut que ce soit fait sur des bases cohérentes.

Cohérentes. Et à Paris et à Marseille, ces bases-là n'étaient pas réunies. Voilà, je le dis.

Et donc dans ces conditions, c'est le retrait de la liste la moins bien placée qui doit prévaloir. Moi, des candidats qui font plus de 10 % et qui se retirent, j'en croise partout. Sont des anonymes dans mon département du Gare où il y a des risques renes au second tour, partout.

J'ai un candidat BL Al qui a fait plus de 10 % dont c'est la première campagne qui se retire alors que c'est toute sa vie son engagement municipal. Il est pas député comme madame Chikirou ou conseiller conseiller régional. Il il a il avait ce siège de conseil municipal.

Il se retire il fait le choix de se retirer pour faire battre le RN. Donc c'est cette responsabilité là qu'on est en qu'on est en le droit d'attendre quand on se dit vraiment antifasciste et antiraciste. Rachel.

Oui, je je reviens quand même sur la question des unions. Il y a on a parlé de ce fameux communiqué, je crois 10 jours ou de semaines avant le premier tour des municipales qui était très hypocrite puisqueen fait il y avait toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient refuser la fusion et toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient infiner fusionner. Est-ce que c'est tenable pour le parti socialiste de se va et entre de souffler le chaud et le froid de l'Union de la gauche ?

On a l'impression que depuis le 2022, c'est quand même un peu tous les 2 ans. Euh 2022, 2024, 2026, même si c'est plus chaotique cette année que encore une encore plus que les deux précédentes fois. Est-ce que c'est tenable pour le Parti socialiste ?

Très sincèrement, dans ces élections municipales, la stratégie nationale du Parti socialiste, c'était de faire des accords. Il y a eu accord national avec les écologistes et avec les communistes. Qui est contre l'Union de la gauche ? très sincèrement, c'est la France encore une fois qui a choisi une stratégie solidaire.

Moi, je crois en l'Union de la gauche, mais encore une fois, il faut que pour qu'elle soit possible et pour qu'elle puisse être en mesure de battre l'extrême droite, elle se fasse sur un programme ambitieux, réaliste, clair sur le plan des valeurs. Mais il me semble que c'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire. C'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire quand on pense que Mélenchon qui est un homme de culture et qui sait ce qu'il fait quand il joue avec des non-juifs sur une scène, sur une tribune, on ne va pas se taire quand il fait ça.

On doit le dénoncer et c'est pas euh euh ça ne fait pas de nous des gens qui euh qui font partie de la cabale médiatique comme tu le décris. Enfin, à ce moment-là, on doit se taire. Non, on ne va pas se taire.

Et donc nous ce qu'on attend en tout cas moi comme militante de gauche ce que j'attends c'est qu'on mette fin à ces gauches irréconciliables et qu'on mette de côté les irréconciliables à gauche et qu'on réconcilie ceux qui veulent bien se réconcilier arrête avec la gauche je dis pas que la France insoumise ne participe pas à créer ses gauches avec vousz bien mais des deux côtés ça il participe. Moi je je je le reconnais mais tout à fait volontiers et ce que je vous dis c'est que ça je crois que c'est une stratégie perdante pour 2027. Vérer Hollande.

Waouh ! Je pense que la nouvelle génération doit prendre le pouvoir. Oui.

C'est pas en couple ça fait longtemps que je dis bien que tu répond à ça. Euh bref, on le recevra quand même dans backsite à nouveau parce qu'on a plein de questions à lui poser avec Ule. avec Usu bien sûr.

Ça c'est ça c'est Non mais on continue cette discussion. Émilien, tu avais une question non ou pas d'ailleurs ? Oui sur la la ben Antoine parlait tout à l'heure de la question de la la cohérence finalement la lisibilité de de des stratégies par socialistes effectivement qu'il y a des des positions sur les accords nationaux mais puis on voit après que après chaque chaque liste fait son choix.

Est-ce que finalement on va dire quelle est aujourd'hui la capacité ? Alors je dirais du PS mais en fait je je me pose aussi un peu la question sur LFI euh d'avoir cette enprise, je pense que personne n'a envie d'avoir un parti dominateur sur ces sur ces listes locales mais capacitaire en fait à avoir à donner en fait une impulsion commune qui justement permettent la lisibilité aussi de la stratégie. Alors effectivement, il y a des parties plus anciens, plus pluriels que d'autres.

Mais voilà, la question du coup quand on est un parti très très diverse comme le PS, c'est qu'est-ce qu'on peut encore imposer comme stratégie nationale et ne pas se retrouver en fait à bah dépendant de ce de ce que chacun décide au niveau local et qui fait que les électeurs après se disent "Mais bon, c'est c'est le PS qui est-ce qu'il veut quoi ?" Donc est-ce que aujourd'hui le PS visite de ses candidats locaux, c'est quoi ses son rapport ? Est-ce qu'il y a de la conviction ?

Est-ce que les élus nationaux, par que vous êtes porte-parole, vont après discuter avec les élus locaux sur les fusions, comment ça se passe ? Clair alors euh sur Oui oui oui. Sur la question de la cohérence et la lisibilité du Parti socialiste, je peux faire des commentaires après suis pas j'y suis pas.

Donc non, moi je trouve que c'est un moment effectivement de où il y a beaucoup de de bougé politique et notamment une des leçons de ce scrutin, c'est que une stratégie qui a été mise en œuvre de manière massive, de manière très violente de diabolisation de la France insoumise, c'est juste ça ne ça ne marche pas. D'ailleurs, c'était un peu c'était intéressant le lundi après les scootins d'entendre sur les plateaux, mais on comprend pas. Ah, il y a une incohérence entre eux, tout ce qui s'est passé ces dernières semaines et les votes, les gens votent quand même pour la France insoumise.

Et oui, il y a il y a une il y a un phénomène médiatico-politique de bashing antiélf et les gens ne sont pas dupes. En fait, les gens ne sont pas dus parce qu'ils voient bien qu'on représente pas nous tout seul, mais on représente une partie de la force qui peut s'opposer à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite et qui se raccroche à ça et qui voit qui sont pas non plus mélang ceux qui font le plus de polémique au niveau c'est pareil. Enfin, moi je pense qu'il faut arrêter arrêter il faut arrêter de de différencier en fait il y a il y a pas il y a pas une France insoumise non mélanchonniste en fait il y a pas Mélenchon et le reste il y a pas Sopia Chikiro et le reste.

Et je trouve que vraiment cette façon d'individualiser et de psychologiser et de rapporter pas l'impression que les bons résultats ils sont plutôt sur les campagnes hyperlocales de candidats ? Je vois en fait je je vous entendais dire cet argument de dire en fait vous avez dit alors c'est pas les plus proches de Mélenchon pas dit ça parce que je je dis pas qu'ils se sont modérés ils sont pas forcément ultra mainstream dans la manière dont ils sont fait François Picmal c'est un collègue comme un autre on a une solidarité au collectif qui est la même. Je vois pas vraiment de différence dans les profils.

Si vous entendez si vous entendez le nouveau maire de de Saint-Ni aujourd'hui, il rapporte tout de suite à la question de la présidentielle. C'est un très bon exemple. Je trouve qu'il parle pas du tout comme Mathilde Panot ou Manuel Bompard.

On sent qu'il a été au Parti communiste avant. Si on peut sortir de ces trucs de les manières de parler et cetera. Je suis désolée mais c'est pas à la hauteur du moment.

Moi j'ai une manière de parler. Sopia Chikirou a une manière de parler. Franchement, si on perd la présidentielle 202 parce qu'il y en a qui parlent trop fort à gauche, franchement on on se on se sentira bien présidenti à ça.

Et c'est pour ça que je trouve ça dramatique à Paris parce que les programmes il y aurait pu avoir des points de convergence même, on aurait pu demander une fusion technique, c'était possible. La question de demander un retrait sur les municipales, ça n'a jamais existé à gauche. Tout simplement euh simplement demandé par Mélenchon, il y a une vidéo qui circule ce soir qui montre que Jean-Luc Mélenchon disait que c'était complètement moral de repriser les retrait des listes les moins bien placé sur des élections comme dans des villes comme Paris, Marseille, Lyon, c'est des immenses villes où en fait vous avez une partie de l'électorat qui doit être représentée. des électeurs qui votent la France insoumise au national puis au municipal qui représente parfois 10 12 13 15% campagnes différentes mais alors non je suis pas d'accord avec ça non plus on fait des campagnes politiques voilà on a peut-être des manières on a peut-être des manières différentes de les faire mais c'est des campagnes politiques.

Quand on se présente, on c'est pour gagner. Il se trouve que Sikir très mauvais qu'elle peut plus gagner. Là pour le coup, c'était une critique du bilan des sortants, c'est-à-dire des des socialistes.

Elle a aussi porté des coups à la droite et à l'extrême droite bien évidemment, mais tout ça ne disparaît pas. Mais on devrait être responsable, je pense lors d'un second tour. On a effectivement la la droite en face.

Ouais. Chloé, le le le Parti socialiste met avant comme tu l'as fait tout à l'heure son relatif bon score aux élections municipales et j'ai l'impression d'en entendre certains des responsables se projeter vers 2027 en disant que c'est encourageant et que ça va vers quelque part. Mais les élections locales n'ont jamais donné une indication claire des élections présidentielles suivantes.

Voir même parfois on a vu l'inverse, enfin c'est pas qu'on a vu l'inverse mais 2020 PS s'est plutôt bien débrouillé. 2022 ça a été la Bésina. H euh qu'est-ce que tu en penses ?

Non, il faut être prudent. Tu as raison. Il faut être prudent dans l'analyse qu'on fait mais quand même il y a des faits politiques à travers une élection municipale qui peuvent être extrapolés.

Ça veut pas dire que ça va faire l'élection présidentielle derrière. Mais quand même, je maintiens euh quand la gauche s'unit euh ça fonctionne autour encore une fois d'un programme quand elle n'excommunie pas à tout va quand elle ne fait pas d'erreur d'exuner par exemple. Oui quand même.

Bah oui. Non mais communication ça marche pour des dérapages antisémites. Oui.

Alors là pour le coup je veux bien excommunier. Non mais je suis désolée. Moi je je ne vais pas euh dévier de cette intégrité-là.

Euh je trouve que ce qu'il a fait est grave et qu'il fallait le dire. Et quand tu dis on parle fort et cetera, moi je peux être d'accord avec Claire pour dire la manière de parler c'est pas le sujet la manière de parler. Euh par contre quand euh j'entends Sopia Shikiro expliquer que les journalistes certains sont des nazis à petit pied, oui, cette manière de parler me dérange et c'est ça en connais encore une fois sur tous ces problèm à quel point beaucoup de français ne comprennent pas ça et que dans le combat contre l'extrême droite qui est premier, ça nous desserre.

Mais je pense qu'il faut tous qu'on soit conscient qu'on est dans un moment où euh moi je le vis en tant que élu insoumise hein, euh le moindre tweet, la moindre prise de parole, tout d'un coup ça peut devenir un tourbillon médiatico-politique parce que l'extrême droite s'en empare, ça se retrouve sur CS, ça se retrouve sur BFM et cetera. exemple sur cette histoire de comparaison entre les journalistes et euh les nazis. Euh sur ce point-là, elle était dans un moment où elle parlait d'une partie de la sphère médiatique euh donc euh côté extrême droite qui sont où elle disait elle pointait le fait que certains journalistes sont devenus des militants de l'extrême droite.

C'est dans ce cadre-là et de cette partie spécifique là du monde médiatique qu'elle parlait. De cela a été sorti l'extrait qui s'est retrouvé dans les sphères des réseaux sociaux de l'extrême droite, ça s'est retrouvé sur C News, ça s'est retrouvé sur BFM. Et moi, je suis je suis je suis vraiment désolée de voir que ça se retrouve maintenant dans ta bouche et que ça devient un argument pour Je suis désolé encore une fois parce que c'est incohérent avec le fait que tu te poses en unionniste ce soir.

Ça redevient un des arguments que vous utilisez pour fracturer la gauche et rendre impossible des unions là où ce soit ou où cette semaine on les a demandé partout. Mélt lui-même c'est excusé, c'est que lui-même reconnaît que c'était pas ouf. Alors sur le alors c'était deux choses différentes du Ah, tu parlais pas de la même chose, pardon.

Voilà, on parlait de d'un moment d'une prise de parole de Sopia Shikirou avec une comparaison des journalistes. Effectivement sur la prononciation, il s'est excusé très rapidement. Voilà.

Et d'ailleurs, enfin, il l'a fait en se rendant compte de l'effet que ça pouvait avoir. C'est une prise de parole où il a écorché plusieurs noms d'affilé. et euh et parce que effectivement dans le cas de Raphael Gusman, ça peut avoir des une interprétation et des effets qu'on ne souhaite pas du tout du tout véhiculer.

Donc et vous vous m'accorderez que c'est suffisamment rare de voir Jean-Luc Mélenchon, il faut et quand il le fait, il faut le prendre au sérieux. Voilà. Et et moi encore une fois sur la le sur le communiqué du Parti socialiste, pour moi c'est une faute très grave parce que cette ou case vous la mettez sur tout le parti.

Je suis désolée, vous pouvez pas dissocier l'un et l'autre. Et c'était un moment où le feu était extrêmement nourri euh contre la France insoumise. Moi, il y a des positions, il y a des positions de certains militants élus même du Parti socialiste.

Euh enfin, je sais pas, il y a Oui, mais on dit pas plus jamais avec le Parti socialiste. Oui, mais dans la réalité dans la réalité vous scandez même université d'été, tout le monde était SPS, c'est pas quelque chose qu'on a fait au soir. dans les moments qui comp dans les moments de vérité et dans les moments historiqu responsabilités qu'est-ce qu'on fait ?

On les prend. Voilà. Et moi ce que je vois c'est que dans les moments importants comme cela, on est en capacité malgré tout ce qui s'est passé entre nos deux formations politiques et j'ai été sur le budget donc les affrontements program enfin de position politique avec le le PS, il y en a il y en a eu il y en a eu pas mal.

Malgré ça, on est en capacité de faire la différence et de voir des situations où c'est important de se mettre ensemble parce qu'il y a la droite et l'extrême droite ensemble. Et en face et je vois que le Parti socialiste aujourd'hui n'est pas je pense assez uni en interne pour être en capacité d'avoir une ligne claire sur ce point-là. Individuellement, j'ai pas de j'ai pas de doute sur le fait que tu sois clair sur ces sujets-là. toi, d'autres d'autres euh élus du Parti socialiste.

Par contre, moi ce que j'arrive pas à lire, ce que je ne comprends pas aujourd'hui, c'est la position nationale du Parti socialiste. Je ne personne trois. Trois trois.

Oui oui mais ça je suis il va falloir une clarification vite avant 202 parce qu'on peut pas se projeter enfin nous c'est euh on va mais je pense que ça va être compliqué de projeter une victoire de la gauche en 2027 si vous avez pas cette un minimum de clarté sur cette prév justement enfin si on se projette sur 2027 quels enseignements vous tirez de ces municipales en terme de relation entre les partis de gauche donc est-ce qu'au final excellente Non non mais mais est-ce qu'au final ça veut ça veut dire que même si bon on s'aime pas trop, on n pas on n'est pas trop d'accord pour gagner faudra bien s'unir. Bah oui, on le ça c'est depuis 2022. Non non mais j'ai l'impression que c'est devenu la la m on se fout sur la tronche jusqu'au moment où les moments de vérité dont tu parlais où on se réunit.

Euh tu veux commencer ? Moi je je l'ai dit tout à l'heure et plus tôt hein. Je pense que la seule façon de pouvoir faire gagner la gauche dans ce pays, c'est qu'elle arrive à mettre de côté les irréconciliables et il y en a et il y en a et Mélenchon en fait partie et qu'elle se réunissent.

Il y en a d'autres de l'autre côté du spect et il y en a aussi de l'autre côté du spectre. C'est fait. Et donc que nous mettions de côté les irréconciles, ceux qui ne veulent pas se réconcilier et que nous nous réinitions autour d'un programme clair, ambitieux dans la transformation sociale, écologique, démocratique que nous voulons pour ce pays où chacun devrait pouvoir vivre libre quelle que soit sa condition, quelle que soit sa naissance.

Ça n'est pas le cas aujourd'hui. La liberté quelque chose qui est de plus en plus le privilège des plus riches et des plus et des plus puissants. Donc se réunir autour d'un programme et puis ensuite désigner quelqu'un pour le porter à l'élection présidentielle.

Mais ça ça doit se faire dans le cadre d'un processus maîtrisé clair et pas dans une tambouille de logo de semaines avant l'élection parce que ça ça ne crée pas de dynamique de campagne et les électeurs n'y croient pas. Voilà. que ce qu'on voit là et qu'on avait vu déjà en 2022 et 2024, c'est que le moment de vérité à gauche, c'est toujours le pied du mur.

Le pied du mur de se retrouver à 30 députés en 2022, le pied du mur de voir Bardella à Matin en 2024, le pied du mur de perdre des villes qu'on pensait pas perdre, qu'on déte des décennies et finalement, il faut fusionner alors qu'on pensait pas fusionner. Au fond, le même schéma se reproduit à chaque fois et rien et d'aucun côté de la gauche semble enrayer cette coup euh la stratégie qui est celle issue du dernier congrès du Parti socialiste auquel j'ai participé autour d'Olivier Fort, c'est intéressant parce que justement on l'impression proposion la tenue d'une primaire à gauche et d'un processus pour y parvenir. Donc on n'est pas dans une logique où on arriverait comme vous dites au pied du mur de semaines avant pour se décider.

Donc maintenant, il y a ça qui est sur la table, cette proposition là qui est sur la table. Mais effectivement, on observe que des des deux côtés du spectre de l'irréconciabilité, euh ça ça ça tourne le dos à cette proposition qui à mon sens est la seule qui puisse permettre que la gauche se présente rassemblée et forte face à l'extrême droite en 2020. Tu en penses quoi ?

Ouais. Bah alors, tu as commencé avec les questions programmatiques. Donc moi, je vais commencer par là également.

Il y a un programme, il y a un programme d'union de la gauche. Ça ça existe dans ce pays. Euh c'est le programme du Nouveau Front populaire.

Il a permis de mettre la gauche au plus haut qu'elle n'a été depuis un moment à l'Assemblée nationale. C'est un programme de transformation, c'est un programme sérieux autour duquel des députés socialistes, des députés écologistes, des députés communistes, des députés insoumis ont pu se rassembler. et moi, c'est celui sur lequel je suis encore aujourd'hui euh engagée.

Donc la question, elle n'est pas programmatique. Euh enfin, elle l'est pas et elle est en même temps dans la mesure où ce qui se joue aujourd'hui dans les tensions euh qu'il y a au sein du PS et les divergences euh qu'on entend même dans ta bouche ce soir puisque tu assumes de dire que François Hollande n'est pas l'avenir du Parti socialiste. Voilà, je suis contente de t'entendre le dire parce que moi j'étais vraiment assez moi enfin 2012 je passais mon bac.

Moi, toute ma formation politique, tout mon engagement politique, c'est pour faire en sorte de remettre la gauche debout après la catastrophe qui a été le hollandisme pour notre pays quand même. Et la France insoumise, on peut on peut l'attaquer comme on veut, mais elle a quand même fait ce travail là de refaire en sorte que la gauche, elle pèse sur un programme de rupture, un programme de transformation et euh que les gens se remettent un petit peu à croire à la gauche. Donc moi mon combat c'est pour que cette gauche là, cette gauche de transformation, cette gauche qui ne cède pas, elle soit à nouveau en capacité de l'emporter et de changer la vie des gens.

Voilà. Et après, les conditions stratégiques et politiques, c'est elles qui sont les variables d'ajustement. Mais le l'important, c'est ce fond là.

Voilà. Et si la gauche, elle lâche et qu'elle dévie vers un espèce de hollandisme bis, ça ne sera jamais acceptable pour nous. Et ça, je voudrais le dire assez solennellement.

C'est faux de dire qu'aujourd'hui on voudrait je sais pas quoi détruire le PS, je sais pas trop quoi. Mais par contre il y a un Non mais je je suis par contre on ne laissera jamais se réinstaller dans notre pays une gauche qu'on a déjà vu à l'œuvre et qu'on a déjà vu perdre perdre le pays et perdre la confiance de de tous les Françaises et les Français lors du quinquena Hollande. Oui, cette ligne là, on la combattra et on la combattra parce que c'est le fondement de notre engagement de réussir à mettre cette gauche debout.

Et la grande victoire du Nouveau Front populaire, c'était à la fois l'Union. L'union pas que entre partis mais l'union avec des mouvements de la société civile, avec des acteurs, des luttes et cetera. C'est ça qui a fait la puissance et la dynamique du nombre populaire.

Et certes, ça a été quelque chose qui a été négocié rapidement et cetera. Il n'empêche que c'était quelque chose d'extrêmement puissant politiquement. Donc ça ça s'exclu pas.

ça s'exclut pas et donc il y avait cette condition de l'union mais il y avait aussi la conditionque. Voilà. Donc nous en vue de 2027 effectivement on a vu toute la période du budget passé et moi non je comprends pas non plus quelle est la position programmatique du PS aujourd'hui puisque on a eu donc nous on partait sur la base du Nouveau Front Populaire, on a fait on était donc opposé au budget sur cette base là.

On a vu un contrebudget du Parti socialiste qui était une version moins-disante du programme du nouveau Front Populaire et on a vu euh une non censure du PS sur un budget où il n'y avait zéro euh mesures issues de ce contreprojet du PS. Donc je ne sais pas aujourd'hui quelle est la position programmatique économique budgétaire du PS. Du coup c'est très compliqué de savoir si quoi que ce soit est possible en 2027.

Moi, j'ai plutôt tendance à conclure à cette heure que non et que si c'est pour faire une primaire et ce sera une soupe de logo. Malheureusement, je vois pas comment ça en sera autrement. Tout ça peut bouger d'ici à 2027 mais ça demande une clarification interne au PS que je vois mal arriver pour le moment vu la situation.

Mais alors justement par les programmes vous, il me semble que l'une des grandes forces malgré tout de la France insoumise à gauche, c'est que si là maintenant quelqu'un se demande tiens quelle est la position de la France insoumise ? Je sais pas sur l'agriculture, ils vont sur le site de la France insoumise, il y a les positions de la France insoumise sur l'agriculture. Pour le Parti socialiste, c'est pas possible et c'est même souvent sur l'écriture si c'est possible en l'occurrence, mais je comprends votre argument.

Ouaisouais. Vous êtes responsable de l'écriture du programme pour l'année prochaine. Quand est-ce qu'on va voir enfin arriver quelque chose ?

Il y a eu des fuites dans la presse mais je crois qu'ils ne sont pas forcément le le la version définitive. Euh qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que ça va être un programme plutôt de centre gauche de gauche de gauche radical ?

Euh vers quel sens ça va ? Ça va être un programme de gauche, un programme socialiste. Il va être dévoilé au printemps parce qu'il va être voté par nos militants d'abord et ça met du temps parce que j'ai voulu comme chargé de la refondation du projet du Parti socialiste que justement on prenne le temps de mettre en cohérence toutes les idées et tout le travail qui est accompli au sein de notre parti mais qui ne se retrouvait pas dans un document unique et mis en cohérence aussi avec un récit politique.

Et donc on a mené ce processus de refondation sur un an à travers d'abord un Tour de France d'écoute des Françaises et des Français puis ensuite une série d'auditions avec la société civile des chercheurs, des scientifiques, des syndicats puis aussi une participation militante et de nos élus. Et donc on a mis tout ça en commun et maintenant le processus démocratique au sein du PS va bientôt commencer avec un droit d'amendement pour nos militants et un vote militant au printemps. Mais moi, le programme que que j'ai à cœur de proposer, c'est un programme qui soit radical sur le plan des ambitions de transformation économique, sociale, écologique, démocratique, qui soit en même temps proe européen, qui n'est pas les droits humains à géométrie variables, euh qui soit intransigent aussi vis-à-vis de la violence en politique Et je pense queon peut construire une offre de gauche claire sur l'ensemble de ces points.

Voilà. Et ce que tu disais Claire tout à l'heure sur le budget, tu disais le Parti socialiste est arrivé à la rentrée avec des propositions budgétaires qui étaient moins disantes que le programme du NFP. Mais pardon, en fait, on démarrait une négociation où il n'y avait pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc on arrive avec des propositions budgétaires qui sont susceptibles de passer et d'être discuté dans un contexte où tu n'as pas de majorité de dire et d'arriver comme tu le fais en disant c'est le NFP ou rien.

À la fin, ça n'amène rien pour les gens. Euh et ça, je crois aussi que il faut qu'on se le dise à gauche. On est là pas pour se faire plaisir à à la tribune et faire des concours de pureté.

On est là pour obtenir des choses concrètes pour celles et ceux pour qui on se bat. Et donc moi, je n'ai pas honte que euh au Parti socialistes on fasse des propositions euh d'entrée qui s'adapte en fait à euh une un parlement qui est celui qui a été souhaité par les Françaises. J'ai quand même une interrogation parce que pour avoir travaillé sur les primaires à droite, le problème des primaires c'est que donc le parti fait met un an 2 ans à faire des propositions.

Soit c'est assez complet. Après, c'est ambitieux ou pas ? Est-ce que voilà, faut à quel point est-ce qu'on peut être audacieux quand on n pas les les les élus derrière qui nous appuient ?

Et après il y a une primaire et bon bah chacun a son programme. On oublie en fait largement le programme du parti. Et alors le PS avait un peu réussi à cadrer ça en 2012 parce que bah c'est la primaire du PS mais si vous voulez voilà et du PRG trop bien.

Et si vous voulez élargir euh ce qui veut dire qu'il y aura d'autres gens que le PS qui ont d'autres programmes et du coup est-ce que le programme sera retrait dans un genre de programme de la primaire ou est-ce que les gens seront libres de se positionner par programme du PS ? Et du coup, ce sera quoi le le devenir enfin parce que le programme il peut-être très bien, j'en sais rien. Euh j'ai pas vu encore être voté mais euh c'est que voilà, ça va être quoi en terme d'obligation pour les gens de suivre vraiment le programme ?

Mais ce que ce refondation qu'on qu'on mène, euh ce qu'on va présenter, c'est le projet du Parti socialiste et c'est quelque chose qui va au-delà de la seule élection présidentielle de 2027. C'est le programme socle attaché qui sera attaché à notre parti comme l'avenir en commun et le programme socle attaché à la France insoumise. Et ça n'empêche pas ensuite pour l'élection présidentielle de 2027 de verser nos nos propositions et notre programme dans un pot commun et qu'il soit discuté avec des partenaires qu'on aurait pour l'élection présidentielle de 2027.

Je crois que ce sont deux objets différents. Tu peux Oui. Euh bon, juste pour rebondir sur ce que tu disais par rapport au contrebudget, d'une part, il y avait une question de accepter ou non ce le cas de ce débat budgétaire avec un gouvernement qui était de fait pas légitime parce que encore issu du macronisme, ça c'est un premier point sur lesquels il y a eu un désaccord entre nous.

Par ailleurs sur ce contrebudget, je l'ai dit, il y a aucune mesure qui a été retenue dans le budget voté. Finalement, c'est un budget avec 30 milliards de coupes, des postes 2000 postes d'enseignants en moins où on a l'article 30 euh qui a été passé par décret euh qui double parfois le droit de timbre quand on renouvelle un titre de séjour. Grando, c'est une taxe sur les gens qui vont juste renouveler leur titre de séjour, qui sont déjà dans des galères, qui sont parmi les plus précaires de de notre pays.

Moi, je veux bien entendre socialiste qui a fait passer la loi pour le je veux bien entendre les discours de il faut être constructif parce que il y a pas de majorité à l'assemblée, je ne sais pas trop quoi mais il y a un moment, il y a aussi une responsabilité, il y a une responsabilité de ce qu'on produit comme conséquence quand on décide de pas censurer un gouvernement et de pas censurer et de laisser passer précisément. C'est quoi la conséquence ? Qu'est-ce qui aurait changé après ?

Ça aurait été un budget encore pire et du coup une dissolution, il en il en serait sorti quoi ? C'est c'est de mieux pour les gens. Oui.

Oui. Bah la clé de se cantonner à des principes. Si on n'est pas d'accord avec un budget et si on n'est pas d'accord avec un gouvernement, on vote la censure et la je veux dire on devrait jamais on devrait jamais avoir peur d'une élection ou peur d'un d'un scrutin.

Je pense que c'est pas un bon moment ça c'est peur des conséquences que ça a sur la vie des gens. Mais bon. Oui.

Bah après sur la question initiale qui était sur la dimension programmatique effectivement en fait on partait d'un moment juillet 2024 on avait en commun ce socle programmatique du Nouveau Front populaire. Maintenant on repart dans une situation où en fait bon le Parti socialiste va avoir un programme. Après moi il y a une chose qui je comprends pas très bien comment il peut y avoir un accord.

Vous pouvez vous mettre tous d'accord sur un programme lorsque vous avez des personnes qui encore au sein du Parti socialiste continuent de soutenir madame Trotman à Strasbourg qui fait alliance avec avec les Macronistes. Enfin, je veux dire, il y a une telle pluralité et une telle dissonance au sein du Parti socialiste que la faisabilité de vous mettre d'accord sur un programme me paraît compliqué. Rajouter à cela si ça se doit se fondre encore dans une primaire où on remet au pot commun.

Bon après c'est du coup c'est quoi votre votre proposition ? Il y a pas de pot commun, il y a pas de discussion. Enfin, tu vois, c'est quand même moi je l'ai dit dès le départ Chloé, j'ai été élu sur un programme qui nous était commun.

Voilà. Et un moment y compris lorsqu'on a fait campagne pour la présidentielle 202, bah je vois pas pourquoi on aurait besoin d'un autre socle programmatique que celui sur lequel on s'est mis d'accord. FI a mis à jour son propre socle programmatique récemment.

On le dit, on le dit de manière répétée que on est là pour défendre le programme du nouveau Front populaire qui commission de rénovation du programme du NF. Oui. Oui.

Mais ça ça va être dans l'affiliation du programme du Nouveau Front populaire et demain tous les partenaires du nouveau Front Populaire dirait "On revient au programme, on revient sur les ambitions stratégiques et politiques qui étaient celles du Nouveau Front populaire." Bah écoutez le 2027 aurait une autre il y aurait une autre configuration pour 2027 celle qu'on voit aujourd'hui. On aura l'occasion évidemment d'en reparler sur backsite de 2027.

On arrive déjà à la fin de notre échange. Merci beaucoup Chloé Ridel et Clair le jeune d'être venu sur le plateau de back. Merci toutes les deux.

Euh exceptionnellement, vous allez pas quitter le plateau, vous allez faire la conclusion avec nous. Ça me va très bien évidemment. Je l'ai tellement fait de foi avec vous.

Donc voilà les copains, merci du fond du cœur chers amis chroniqueurs et chroniqueuses euh pour toute cette émission. Merci évidemment à Elouis également, Adelle également bien sûr. Où est-ce qu'on vous retrouve sur les internets ou en librairie ?

Ah oui en librairie. Quand même comme Émilien l'a très bien chroniqué, j'ai sorti un livre, il faut soutenir tout ça. Comment il s'appelle ton livre ?

Il s'appelle les entrepreneurs de la peur. Les entrepreneurs de la peur à retrouver chez les meilleurs libraires. Euh en ligne.

Émilia, on te retrouve où ? Sur Blue Sky ici. Précisément à cette place là.

Précisément là. De toute façon, je bougerai pas je pense la prochaine fois. Vous me vous me rangez en dessous et ça vous me ressortez après dans un an comme Antoine.

Remets dans le stock. Et ben écoute très bien. Euh merci beaucoup Rachel, on te retrouve avec ta newsletter bloc et parti.

Abonnez-vous. Édition spéciale le lundi matin après avoir après une nuit blanche sur le deuxème tour des municipales et puis dimanche en le 29 mars, on fait une post soirée électorale des municipales avec l'ami Mathieu Ganard sur ma chaîne Twit. Toujours.

Toujours lui hein. Ouais. Toujours cette moustache.

Euh Claire, on te retrouve sur tes réseaux sociaux évidemment. Clair le jeune. Oui oui oui et on se retrouve dimanche pour voter vraiment.

Oui on se retrouve dimanche dans les plus le message. Voter pour qui voulez. Vous avez bien compris que c'était l'union en ce moment.

Enfin bre euh non mais bref. OK. Oui tu as raison.

Appeler les gens à voter c'est important. Vous soyez à part si vous avez un premier tour qui a déjà élu le maire ce qui est le cas dans beaucoup de communes. Il faut voter.

Voilà carrément. Tu as bien raison. On te retrouve à partir de la semaine prochaine pour la reprise des travaux à l'Assemblée nationale.

Oui tout à fait. Ta prochaine question au gouvernement. Tu sais quand c'est euh non par contre on a la niche du modem jeudi prochain et moi je fa proposer des dingeries spécialité c'est je prends tous les gros textes un peu techniques voilà enfin voilà c'est et du coup j'ai un texte sur la le contrôle des de l'agencification et des opérateurs de l'état ça c'est bien mais c'est super intéressant suivez la niche modè et ce que vous dire c'est que vous êtes responsable pour votre groupe sur un texte du modèle c'est ça oui Voilà.

Ouais. Pour la Ils ont proposé une loi pour augmenter la répartition du pognon des gars femmes envers les créateurs de contenu sur internet. Voilà, je trouve ça plutôt pas mal.

Très pas mal. Je dis ouais mod qu'on vote pour. Je sais pas sûr qu'elle sera jamais à l'ordre du jour.

T'inquiète. On verra bien. Chloé, où est-ce qu'on te retrouve ?

Sur tes réseaux sociaux aussi. Chloé Ridel site internet du parl du Parlement européen pour suivre tes ou Ouais. J'ai même un site internet mon nom où il y a il y a des récapitulatifs de tout ce que je fais de tous les combats au Parlement européen et puis comme clair dans les bureaux de vote dimanche et je dis ça sur le plateau de backsite parce que pour j'étais j'étais déléguée dans un bureau de vote dimanche dernier et j'ai vu très très peu de jeunes très sincèrement euh enfin même pas 1 % du total quoi.

Donc vous faites pas voler l'élection et allez voter. Allez voter les jeunes. Euh quant à moi, je vous retrouve dimanche soir en direct sur ma chaîne Twitch pour vous proposer évidemment une soirée électorale pour suivre les résultats.

Compte tenu du fait que c'est des résultats dans les grandes villes, en tout cas pour beaucoup, on va faire ça de 18h à 23h en direct sur ma chaîne. Je serai accompagné d'Ad et de Sacha. Et voilà, donc rendez-vous dimanche soir.

Pas moi. C'était Goulting à la technique, c'était Equal à la production, c'était le public, c'était les chroniqueurs. Merci à toutes et à tous la fin de cette émission.