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Discours / meetingEmmanuel Macron (sur YouTube)· 24 avril 2020 6 minAutoproduitFond programmatiqueSantéEurope & international

La communauté internationale unie pour vaincre le COVID-19

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  • 0:10E. MacronFait
    « la communauté internationale, réunie sous l'égide des Nations unies et de son agence, qu'est l'Organisation mondiale de la santé, avec l'ensemble des acteurs de la santé mondiale, les organisations régionales, la société civile, décident d'agir concrètement et d'unir ses forces dans un partenariat inédit pour plus d'efficacité. »
  • 0:30E. MacronFait
    « On a, au fond, 4 piliers pour réussir. Le 1er pilier, c'est notre efficacité collective pour soutenir les systèmes de soins. »
  • 1:00E. MacronFait
    « Si on veut gagner contre ce virus, on doit soutenir tous les systèmes, et en particulier les systèmes primaires de soins pour lutter contre toutes les pandémies et en particulier le Covid-19. »
  • 1:30E. MacronFait
    « l'inégalité entre nos pays se construit dès ce moment-là dans l'inégalité entre nos systèmes de soins. »
  • 2:00E. MacronFait
    « Le 2e pilier de notre initiative, ce sont les tests, le diagnostic. »
  • 2:30E. MacronFait
    « Il faut qu'on le rende accessible dans tous les pays du monde, y compris les pays qui sont les plus fragiles, y compris les pays les plus vulnérables. »
  • 3:00E. MacronFait
    « Le 3e sujet, ce sera l'accès aux traitements. »
  • 3:30E. MacronFait
    « Il faut que ces traitements, nous puissions investir pour les accélérer et les développer, mais aussi en permettre l'accès le plus large partout dans le monde. »
  • 4:00E. MacronFait
    « Le 4e axe, c'est, évidemment, celui des vaccins. »
  • 4:30E. MacronFait
    « en décidant d'investir, et il y a toute l'expertise du CEPI, des grandes pharmas derrière ce sujet, mais en investissant sur plusieurs solutions, plusieurs familles, d'écraser l'échelle de temps »
  • 5:30E. MacronFait
    « Plus on se mobilisera, plus on sera uni, plus on arrivera à mettre tout l'argent public et privé mobilisable, mieux on y arrivera. »
  • 6:00E. MacronFait
    « Nous allons maintenant continuer à mobiliser tous les pays du G7, du G20 pour qu'ils se mettent derrière cette initiative. »
  • 7:00E. MacronFait
    « On a un rendez-vous le 4 mai prochain autour de l'Union européenne, autour, maintenant, de ce plan d'action très clair, où tout le monde est uni, lever l'argent. »

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-E. Macron : Aujourd'hui, la communauté internationale, réunie sous l'égide des Nations unies et de son agence, qu'est l'Organisation mondiale de la santé, avec l'ensemble des acteurs de la santé mondiale, les organisations régionales, la société civile, décident d'agir concrètement et d'unir ses forces dans un partenariat inédit pour plus d'efficacité. Et, vous l'avez dit, avoir autour de la table à la fois l'Organisation mondiale de la santé, qui en assurera la coordination, mais CEPI, Gavi, le Fonds mondial, Unitaid, Wellcome Trust, la Banque mondiale, la Fondation Bill et Melinda Gates, les acteurs du secteur privé pharmaceutique, les chefs d'Etat et de gouvernement ici rassemblés est inédit.

Et je veux insister juste sur quelques points qui sont structurants pour cette initiative et gagner contre cette pandémie. On a, au fond, 4 piliers pour réussir. Le 1er pilier, c'est notre efficacité collective pour soutenir les systèmes de soins.

Je vois mon ami Cyril Ramaphosa autour de cette visioconférence. On a eu l'occasion d'échanger compte tenu de son rôle et son leadership dans le cadre de l'Union africaine. Si on veut gagner contre ce virus, on doit soutenir tous les systèmes, et en particulier les systèmes primaires de soins pour lutter contre toutes les pandémies et en particulier le Covid-19.

Et tout ce qu'on fera contre le Covid-19 ne pourra être efficace si on n'a pas cet appui, ce soutien, c'est le rôle de l'OMS, de beaucoup aussi des fonds sectoriels que j'ai cités, parce que l'inégalité entre nos pays se construit dès ce moment-là dans l'inégalité entre nos systèmes de soins. Et donc, je pense que cette initiative en ce qu'elle permettra d'aider les pays les plus vulnérables pour, justement, renforcer leurs systèmes de soins, permettre d'aller soigner y compris les communautés les plus vulnérables parfois avec les personnels humanitaires, mais aussi de renforcer le système hospitalier et le système de soins est indispensable. Le 2e pilier de notre initiative, ce sont les tests, le diagnostic.

L'OMS l'a dit depuis plusieurs semaines, on a tous ce défi dans nos pays qui est évidemment de développer les systèmes de tests. Il faut qu'on le rende accessible dans tous les pays du monde, y compris les pays qui sont les plus fragiles, y compris les pays les plus vulnérables. Et donc, sur ce sujet-là, c'est un défi aussi que cette initiative va permettre de porter.

Et il y a un grand savoir-faire de plusieurs fonds verticaux qui sont mobilisés avec nous dans leur accès, justement, à la société civile, à plusieurs communautés aux communautés les plus vulnérables qui est indispensable. Le 3e sujet, ce sera l'accès aux traitements. Beaucoup de nos chercheurs, de notre personnel soignant sont en train de coopérer.

Nous le faisons en Europe, et c'est vrai, partout dans le monde pour avoir des traitements. Traitements cliniques, des essais multiples, que nous sommes en train d'essayer de développer pour lutter contre l'action du virus, pour lutter contre les réactions inflammatoires pour permettre de mieux résister au moment où les situations arrivent aux urgences. Il faut que, ces traitements, nous puissions investir pour les accélérer et les développer, mais aussi en permettre l'accès le plus large partout dans le monde.

Et, ça, c'est un élément essentiel que cette initiative permettra, justement, de rendre possible. Et puis, le 4e axe, c'est, évidemment, celui des vaccins. Il suscite beaucoup d'attentes.

Et je crois que, ce que nous sommes en train de faire, c'est aussi de permettre d'écraser à la fois le temps et l'espace, c'est-à-dire qu'en décidant d'investir, et il y a toute l'expertise du CEPI, des grandes pharmas derrière ce sujet, mais en investissant sur plusieurs solutions, plusieurs familles, d'écraser l'échelle de temps en disant : "On commence "à aller beaucoup plus vite parce qu'on met plus d'argent, "parce qu'on investit sur différentes familles. "On commence à manufacturer plus vite pour avoir un accès "aux solutions qui marcheront plus rapidement, "mais aussi, on écrase l'espace parce qu'il est inexplicable "et inexcusable, face à un tel vaccin, "de dire : 'C'est dans le pays où ce sera inventé, "'c'est dans le pays où la pharma aura investi que ce vaccin pourra être accessible.'" Il faut qu'au moment où on arrive à gagner ce combat, le plus rapidement possible partout le vaccin soit accessible, à toutes les populations.

Et donc, je crois que l'initiative qui est ainsi conduite par nous tous, c'est celle qui permettra de rendre accessible dans toutes les géographies, dans tous les pays, y compris les plus vulnérables, ce vaccin, parce que c'est aussi ce qui nous permettra de retrouver le plus vite possible une vie normale. Les scientifiques sont ceux qui nous diront beaucoup mieux que moi la bonne échelle de temps. On a envie de bousculer toutes les frontières.

On sait que c'est très dur de le faire avant 12, 18 mois, on m'avait dit au début. Certains m'ont dit : "Maintenant, peut-être d'ici la fin de l'année, on y arrivera." Je veux croire aux solutions les plus volontaristes.

Plus on se mobilisera, plus on sera uni, plus on arrivera à mettre tout l'argent public et privé mobilisable, mieux on y arrivera. Nous allons maintenant continuer à mobiliser tous les pays du G7, du G20 pour qu'ils se mettent derrière cette initiative. J'espère qu'on arrivera à réconcilier, si je puis dire, auprès de cette initiative commune et la Chine, et les Etats-Unis d'Amérique, parce que c'est, au fond, de dire : "La lutte contre le Covid-19, c'est un bien commun de l'humanité", et aucune division, au fond, n'a lieu pour gagner cette bataille.

Et, ce que je voudrais, enfin, retenir, c'est 2 choses. On a un rendez-vous le 4 mai prochain autour de l'Union européenne, autour, maintenant, de ce plan d'action très clair, où tout le monde est uni, lever l'argent. Et je voudrais que, cette méthode, on arrive collectivement à la garder en tête pour les autres pandémies, pour beaucoup d'autres luttes qu'on a à mener.

Ce qu'on est en train de faire maintenant, il faut le réussir, montrer au monde que c'est possible quand on se met tous ensemble et qu'on unit nos forces. Et je rêve qu'ensuite, on arrive à avoir une telle énergie, une telle unité aussi vite pour lutter encore plus efficacement contre la tuberculose, le paludisme, le VIH et aussi beaucoup d'autres pandémies, qui, peut-être, ont touché beaucoup plus que d'autres les pays les plus vulnérables, mais qui justifient d'aller encore plus fort, plus loin tous ensemble. Donc, merci, docteur Tedros, de nous réunir.

Merci au rôle que joue l'OMS. Et merci à tous les fonds, les pays, les acteurs, aussi, fondations et acteurs du secteur privé, d'être là aujourd'hui pour qu'on réussisse cette bataille contre le Covid-19, mais aussi cette percée que nous sommes en train de faire collectivement.