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Conférence de presseClaude Gruffat· 8 juin 2023 119 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSantéAgriculture & alimentationTravail & emploi

Pesticides & Santé au travail : Conférence présentée par Claude Gruffat (Verts/ALE)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 20 %Défensif 41 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre perspective sur la numérisation pour réduire l'usage des pesticides ?

  • 11:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on a le droit d'attendre 15 à 20 ans pour agir sur la neurotoxicité ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Comment rendre la numérisation accessible aux petits agriculteurs ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quelle est l'exposition des familles des agriculteurs aux pesticides ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Comment accélérer l'adoption de la proposition pour une protection rapide ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les autorités réglementaires n'impliquent-elles pas plus de chercheurs indépendants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00Stéphane DorelFait
    « les EPI sont utilisés sont recommandés ne sont pas efficaces »
  • 35:00Enrico SomagliaFait
    « moins de pesticides veulent dire se traduisent dans un moindre risque pour la santé en agriculture »
  • 40:00Joseph LechnerChiffre
    « le bio est en train de perdre au niveau de la banque 30% »
  • 0:10Claude GruffatFait
    « 4 n'est pas une mise à jour de quelque chose d'autre c'est le premier document d'orientation européen avant il y avait plus plusieurs documents le document du Royaume-Uni de l'Allemagne européenne qui n'a jamais été finalisé puisqu'il n'y a pas eu d'accord sur les critères de sélection donc on a essayé donc de définir un premier modèle d'exposition en Europe »
  • 1:00Claude GruffatFait
    « on a besoin de regardez les données de les analyser il y a quand même un travail de contrôle important sur ce que l'on fait quel que soit l'origine des données il y a toujours un examen de père il y a toujours une transparence »
  • 4:00Claude GruffatFait
    « il faut augmenter également le niveau de formation et on pourrait supporter les États membres dans ce cadre pour ce qui est de la formation des travailleurs parce que l'utilisation des EPI doit faire l'objet d'une formation »
  • 6:00Intervenant non identifiéFait
    « les PPE qui sont utilisés par les agriculteurs ne les protègent pas suffisamment »
  • 8:00Intervenant non identifiéFait
    « la loi existe déjà et la réglementation va tout simplement mettre en œuvre ce que la directive préconise »
  • 12:00Intervenant non identifiéFait
    « il y a des études qui montrent que ces pesticides peuvent voler très loin et il y a des expositions pour les familles »
  • 19:00Stéphane AurelFait
    « pourquoi est-il si compliqué pour les autorités réglementaires d'impliquer des chercheurs indépendants plutôt que l'industrie parce que toutes les études sont sponsorisées par l'industrie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

donc je propose qu'on perde pas de temps au début qu'on démarre parce que c'est vrai qu'on a un ordre du jour assez dense donc pour mieux qu'on démarre à l'heure pour pouvoir le tenir dans les meilleures conditions merci à tous d'être là merci à nous intervenants d'avoir répondu à cette à cette invitation pour cette séquence d'une heure et demie de travail autour d'un sujet qui nous préoccupe sur la protection par rapport dans le cadre de l'utilisation des pesticides donc moi je suis Claude grufin je suis député européen écologiste chez les Verts AELE ici au Parlement européen et je suis rapporteur sur le rapport sur le rapport sur les pesticides dont qui est intitulé usage du rap des pesticides c'est un terminologie qui fait un peu sourire quand on est écologiste mais c'est la terminologie qui a été retenue par la commission pour le titre de ce rapport donc ce règlement n'est pas liés à la santé au travail pour les agriculteurs et les agriculteurs tristes mais ils vissent à diminuer l'utilisation des pesticides de 50% un peu conformément à la stratégie du Green Deal et au volley agricole du Green Deal qui était forme tout fort qui disait que on se donnait pour objectif de diminuer de 50 % des pesticides d'ici à 2030 donc là c'est le c'est le rapport qui mettrait en œuvre le projet de rapport qui mettrait en œuvre cet objectif européen donc là on va rentrer par la porte santé au travail en fait pour se concentrer sur la controverse autour des équipements des protections individuelles acronymes les EPI donc pour travailler sujet on a deux panels ce matin le premier panel qui se penche donc sur le constat et le deuxième panel qui est représenté par les représentants des institutions européennes et qui va nous intervenir autour de des commentaires de ce premier panel sur le premier constat donc dans le premier panel on a Christian Jouault qui est agriculteur et militant au sein du collectif des victimes des pesticides de l'Ouest et qui est donc basé en Bretagne en France ensuite je vous passe la parole dès que j'ai fini mon introduction donc c'est vous qui allez démarrer le premier panel après on a Alain Garigou qui est professeur et chercheur en ergonomie à l'Université de Bordeaux il est l'un des chercheurs impliqués dans l'étude qui a été menée qui est peste expo là on va rentrer dans le le détail de ce que vous avez mis en évidence et en valeur et dernière intervenant de ce premier panel Stéphane Dorel qui est journaliste pour le monde et qui a publié elle une enquête l'année dernière sur les EPI donc sur ces équipements de protection individuel le deuxième panel il est composé de Enrico sur maglia qui est secrétaire général adjoint de la Fédération européenne des syndicats de l'alimentation et de l'agriculture et du tourisme un long acronyme les pâtes et s'exprime en ligne et il devra quitter la conférence à ses taux donc privilégier le dans vos questions si vous en avez parce que il pourra pas rester très longtemps ensuite on a Joseph Lechner qui est président du géopacopa qui est à mes côtés qui donc interviendra au titre de des employeurs sur ce sujet ensuite on a Zinta ponex qui est analyste des politiques de la Commission européenne et qui était en viendra elle aussi en ligne et quatrième intervenant Manuela tirama Tiramani pardon qui est représentant de lève ça et qui interviendra aussi et on a également en ligne une représentante de la Commission santé qui pourra répondre aux questions sur la législation en cours sur la révision de ce règlement sur s'il y a des questions sur règlement sûr éventuellement merci à elle d'être avec nous aussi ce matin donc et on finira évidemment par un débat parce que c'est un petit peu le but du jeu qu'on essaiera de tenir dans le temps restant qui j'espère sera d'au moins 20 minutes pour le premier panel vous avez 10 minutes chacun pour pour vous exprimer essayez de tenir dans ce temps là et pour le deuxième palais ça sera 8 minutes chacun vous êtes plus nombreux et si on tient au timing j'essayerai d'éveiller on pourra arriver à un débat à la fin voilà merci donc je donne la parole à Christian Jouault pour pour démarrer à vous allez-y bonjour tout le monde alors dans quoi je m'appelle Christian Jouault j'ai été paysan en Bretagne depuis des années 70 et j'ai utilisé des pesticides pendant pendant un peu plus de la moitié de ma carrière alors j'ai commencé à être au contact des pesticides très jeunes puisque au départ de ma jeunesse j'étais je savais déjà long souvent dans les champs quand l'appareil passait on traversait la partie qui venait des traités et on laissait le passage on fera montrer le passage au monsieur qui faisait le traitement ensuite à 14-15 ans j'ai mon papa s'est équipé donc j'ai commencé à utiliser moi-même les premiers PV sans sans oublier à l'époque d'accord alors sans sans EPI à l'époque bien sûr sans équipement de protection individuel la première fois que j'ai été en contact avec des EPI c'est quand on a je sais pas qui est-ce qui interdisait les produits à l'époque mais quand la goji a été interdit il aurait été né deux ans pour les pour les stocks et là ils nous ont transmis ils nous ont ils ont accompagné les les produits et de combinaison qui était à mon avis enfin c'était cette espèce de truc blanc qui avec une capuche et puis un masque élégant et là j'ai commencé à me dire que sans doute ces produits ils étaient dangereux enfin il y a une première prise de conscience parce que avant pour moi les les pesticides c'était un produit qui était dangereux si éventuellement je buvais mais j'avais jamais imaginé que des aérosols que que le vent que j'avais dans le dos quand je traitait c'est vrai que j'ai fait quelques fois même sans cabine torse nu sur le tracteur à l'époque on était jeune il faisait beau profiter un peu de la vie et puis et les temps passés enfin je me suis installé à mon compte et j'ai commencé à utiliser des des EPI à mon propre compte avec un les détracteurs avec les premières cabines qui étaient d'ailleurs des cabines à tout vent et qui s'en sont encore aucune protection individuelle de donc jusqu'à l'âge de 40 ans j'ai enfin les premiers les premiers c'est en 2005 et donc c'est à 40 ans les premiers pays ont été ont été obligatoire à partir de ce moment-là mais enfin on a eu toute une grande période là où malheureusement on a utilisé ces produits sans aucune protection et donc le bilan de tout ça c'est que c'est que ben moi je suis chez un taux IP de 70% j'ai un cancer qui est un récidive en ce moment à cause de l'utilisation des pesticides je suis reconnu aux maladies professionnelles par la MSA et puis ce que je voulais dire aussi c'est que je vais être très bref parce qu'à chaque fois ça met mieux mais mon épouse qui travaillait j'essayais pendant au départ de sa jeunesse chez ses parents qui suivait le pulvérisateur avec une lance et qui a également souffert dans la foule dans notre client et nous a quitté après après cette période là enfin c'était les débuts on a commencé à se protéger un peu plus on a eu des tracteurs avec des cabines mais qui était un peu plus mais qui était pas équipé de charbon actif qui était simplement ventilé de façon un peu plus du sage mais qui nous protégeait quand même pas les pesticides quoi la véritable apparition des des EPI c'est c'est dans les années 2000 on a commencé à ce moment-là à se protéger mais j'ai toujours trouvé ça avec le recul je trouvais pas ça très très intéressant parce que en fait on était dehors on remplissait les cuves on avait des combinaisons des gants et puis on était au contact de ces fameux pesticides on rentrait dans le cabas dans la réalité avec la combinaison qui était imbibée enfin qui était imbibé c'est beaucoup dire mais qui était au contact de ces pesticides et puis élégant c'était un peu compliqué les enlever enfin on finissait par mettre les mains sur pour les enlever on avait on était toujours on est toujours d'ailleurs parce que je vois pas comment maintenant ils peuvent très faire ils étaient il y a pas très longtemps qui concerne les métal sodium et en fait le monsieur est en train de nous expliquer qu'à chaque fois qu'il montait dans son tracteur et qui descendait il mettait une combinaison et il s'équipait complètement impossible parce que c'est ça passerait trop de temps et puis en plus c'est les réalisable quoi donc j'ai fait des petites [Musique] j'ai rencontré il y a pas très longtemps aussi des paysagistes qui utilisent pas mal ces pesticides et puis ils m'ont expliqué que en fait on ne séparait pas dans le camion les vêtements qu'ils avaient utilisés pendant leur travail du du de leur personne ils étaient sur les sièges arrières et donc souvent il se trouvait avec des vomissements avec des des maux de tête et j'ai rencontré les des gens aux collectif aussi qui me disaient la même chose c'est-à-dire que on n'avait pas expliqué à ce moment à ce moment-là aux gens qu'il fallait qu'il fallait bien séparer ses vêtements là de donc ces vêtements se retrouvaient dans les buanderies ou des choses comme ça les enfants étaient là et ça a émanaient des pesticides enfin c'était absolument c'était dangereux il aurait fallu avoir des des combinaisons qui soient complètement qui ne servent qu'à ça et qu'une fois je pense là il y a pas mal de gens qui sont dans cette situation là et qui qui sont qui viennent au collectif et qui demandent de déjà puisque malheureusement on a on a quand même 120 personnes qui sont reconnues aux maladies professionnelles suite au contact des pesticides des 80 qui sont pour le moment en reconnaissance malgré les EPI puisqu'il y a des gens qui ont 40 ans maintenant et qui sont dans qui sont dans cette situation on a eu quatre qui ne sont pas au tableau des maladies professionnelles mais que la MSA a reconnu quand même en tant que maladie professionnelle sur des gens qui sont relativement jeunes qui sont même très jeunes qui entend enfin Christophe je pense il avait à peine 40 ans même et c'est enfin visiblement il y a pas d'autres raisons que que les pesticides pour les avoir rendus pour les avoir du malade et quand vous donnez ces chiffres des gens que vous recevez ça veut dire que vous constatez une augmentation des gens qui arrivent et qui viennent voir le collectif ou oui oui alors surtout depuis qu'on a réussi à faire reconnaître les cancers de la prostate comme maladie professionnelle c'était on l'a on a énormément de monde les les chiffres de la cosmap je crois c'était 4% de la population acquise qui sont au contact des pesticides à l'intérieur de la cosmap enfin l'intérieur de la MSA il y a 4 % des gens qui travaillent parce que la MSA il n'y a pas que des agriculteurs il y a aussi des gens qui sont créé l'école qui sont dans les coopératives qui sont enfin dans pas mal d'organismes et donc les 4% qui sont au contact des pesticides représentent 40% des cancers de la de la prostate et en général ces cancers ce sont des cancers extrêmement agressifs des Gly zone neuves des Gly zone 7 c'est des gens c'est des cancers de la prostate qui enfin moi je suis dans le cas d'un cancer de la prostate qui qui est extrêmement agressif qui peut pas être opéré et la seule solution c'est c'est la radiothérapie et hormonothérapie et là d'ailleurs je suis un cancer qui revient tout le temps et qu'on peut pas faire alors la MSA pour ceux qui connaissent pas c'est la sécurité sociale de l'agriculture en France ça fait mutualité sociale agricole voilà après j'ai parlé un peu aussi j'ai noté un peu des choses sur le certificat j'ai un peu peur que ce certificat il serre plutôt alors les gens c'est quelque chose qui est fait très rapidement qui qui le certificat pour les gens qui savent pas c'est l'agrément que les gens obtiennent pour pouvoir utiliser des pesticides pour conduire des tracteurs et utiliser des pesticides c'est une formation qui se passe sur une journée et demie et qui donne le droit après de d'utiliser des pesticides et les recommandations que j'ai vu dans le dans le certificat me paraissent pas réalisable c'est-à-dire que les gens qui qui sont au travail ne peuvent pas comment arriver à tenir les les choses qu'on leur demande c'est trop compliqué enfin quand on est à pulvériser on peut pas tout le temps se changer de vêtements on peut pas tout le temps à chaque fois qu'il faut remplir le pulvé il faut il faudrait avoir un et puis après il y a les pardon et après il faudrait avoir enfin des appareils qui soient équipés qui permettent d'accéder à ces produits sans qu'on ait besoin de descendre c'est absolument c'est quasiment impossible les gens qui qui utilisent des pesticides pour moi même malgré les EPI sont en grand danger parce que parce que d'abord maintenant on a été démontré qu'il y a des molécules qui passent au travers des des plastiques qui passent au travers des combinaisons et qui qui donc quand on est dans une cabine en général il fait même si on ventil il fait assez chaud donc si on a beaucoup de vêtements on transpire si en plus on garde les fameuses de pays on a on a très chaud et on transpire et on a les ports qui sont ouverts les les pesticides qui sont utilisés je vous disais sont très performants traversa et puis on est dans un dans un bain de ces saloperies quoi ici moi je considère que c'est la seule solution c'est d'arrêter les pesticides puisque visiblement aux collectif on a toujours des gens on a même maintenant on a des gens jeunes qui ont commencé à utiliser ces pesticides il y a des gens qui sont même très jeunes puisque des paysagistes je disais qu'ils sont des ouverts et qui sont déjà malades à des gens qu'on voit 25 ans qui ont été très très en contact avec des pulvés ados des choses comme ça et moi j'étais je suis passé en bio en 95 96 et j'ai la certitude qu'on peut produire en autonomie des de la nourriture saine et sans et sans pesticides en utilisant les méthodes de très bien merci pour ce témoignage douloureux témoignage d'un utilisateur des pesticides en agriculture en tant qu'agriculteur alors maintenant du champ au laboratoire monsieur garrigo qu'est-ce qu'on a observé dans le laboratoire sur cette question c'est à vous merci beaucoup pour l'invitation donc je vais faire une présentation en français mais mes slides sont en anglais alors du champ laboratoire nous notre laboratoire c'est le champ donc on reste très ancré et ça va être vraiment un manque d'attaque que je vais vous proposer donc moi je fais partie de l'équipe de d'Isabelle Baldy au sein de l'université de Bordeaux et donc nous avons depuis plus de 20 ans mener des études en chant sur l'exposition des travailleurs agricoles aux pesticides j'y reviendrai un peu plus dans le détail alors vérifie juste voilà alors juste pour remettre dans le contexte en France depuis une dizaine d'années il y a eu trois rapports donc rédigé par des chercheurs publics qui ont attesté des risques et des atteintes à la santé concernant l'usage des pesticides avec en particulier les les risques en termes de maladies neurodégénératives en particulier Parkinson certains types de cancer bien entendu les myélomes dont on a parlé je rentrerai pas dans le détail donc ça ce sont des choses qui sont qui sont à tester et je voudrais positionner la question des équipements de protection contre l'exposition aux pesticides dans ce contexte là puisque c'est un enjeu majeur en terme de santé et c'est aussi une responsabilité qui pèse sur les employeurs ces dernières années où on voit donc des travailleurs participer effectivement de la tête aux pieds et la difficulté avec les équipements de protection individuelle c'est qu'il y a une croyance de se dire que là ils sont ils sont équipés donc ils sont protégés et ce que je vous propose de discuter c'est que c'est plus complexe que cela et c'est pas parce qu'on est protégé qu'on porte des équipements de protection individuelle qu'on est totalement protégés et protégé dans la durée j'y reviendrai par par la suite alors je le disais les équipements de protection individuelle ils ont un statut spécifique en matière de prévention et il est dans le règlement et la directive européenne de 89 les équipements de protection individuels sont considérés comme la dernière ligne de défense dans les stratégies de de prévention puisque la première est de supprimer le danger à la source la deuxième c'est de passer par des équipements de protection collectifs et le troisième niveau c'est de porter les équipements individuels et donc cette question là d'un point de vue juridique elle présente un certain nombre d'enjeux on y reviendra peut-être dans la discussion alors si je rentre maintenant sur ce que je voudrais essayer de discuter c'est le rôle de ces équipements de protection individuelle dans l'autorisation et la mise sur le marché des pesticides puisque en fait c'est un c'est une pierre angulaire de l'autorisation de la mise sur le marché puisque à partir du moment où les modèles toxicologiques font apparaître qu'il y a un risque pour la santé et bien ces équipements de protection individuel ne peuvent être ces pesticides ne peuvent être mis sur le marché que si il existe un équipement de protection censé les protéger il faut savoir que jusqu'à 2011 dans tous les cas en France dans les autorisations de mise sur le marché ce qui apparaissait c'était porter les équipements de protection adaptés sans qu'il soit défini et sans qu'il soit démontré qu'ils existaient donc ça c'est un point de vue historique c'est intéressant de le mettre en place et ce que je voudrais discuter dans cette présentation courte c'est un une question de recherche qui est vraiment importante et où une diversité de collègues dans les collègues de l'efta travaillent sur ce sujet là c'est comment on peut modéliser l'exposition aux pesticides et c'est un exercice je dirais scientifique et à la fois passionnant et à la fois difficile alors dans la logique de l'autorisation de la mise sur le marché des des pesticides il y a un mode des modèles un qui existe qui exige quand rentreraient pas dans dans le détail mais dans ces modèles il est prévu et voilà donc un tableau issu d'un document de lève ça il est prévu que ces équipements de protection et de fait une efficacité je dirais à 90 ou 95% en termes de réduction du passage des pesticides alors je voudrais juste poser que dans ces modèles théoriques vous voyez qu'on admet quand même qu'il y a un passage possible de l'ordre de 10 à 5 % et donc il n'y a pas je dirais dans les modèles déjà dès le départ et c'est très juste le fait que ces équipements de protection vont protéger à 100% ça c'est un premier point et donc ce travail de modélisation il est important dans dans l'autorisation de la mise sur le marché et il y a des enjeux à je dirais à enrichir forcément ces modèles au fur et à mesure que les connaissances se produisent et c'est dans cette optique là que je je porte la discussion alors maintenant ce que je voudrais pointer c'est que dans la discussion sur sur les modèles il y a deux approches qui font intégrer il y a une approche qui est portée en tous les cas par les acteurs industriels qui proposent la mise sur le marché des pesticides on va être sur des études qu'on qualifie de contrôler c'est-à-dire que ces acteurs vont intervenir à un moment donné défini dans le traitement d'une culture avec un matériel imposé avec des équipements de protection imposés neuf qui sont changés avec des process des procédures à suivre avec je dirais des techniques spécifiques qui sont imposées et donc effectivement dans ce contexte de modélisation et ça a une utilité quand on est dans une étude contrôlée on va avoir des résultats qui seront meilleurs je dirais que ce qu'on peut retrouver dans la vraie vie mais sauf que ce n'est pas la vraie vie et donc nous on en recherche elle s'inscrivent je dirais dans la partie basse de diaporama dans des recherches qu'on qualifie de non contrôlées c'est-à-dire que nous n'imposons pas une manière de faire particulière un équipement de protection et si les gens ne se protègent pas en ne va pas imposer un équipement de protection on part de la réalité des gens avec les difficultés à droite pour accéder sur le haut d'un pulvérisateur je dirais porter pour vérifier le niveau de remplissage dans une cuve de puis de réalisateur tractée on part de la vraie vie telle qu'elle est rencontrée telle qu'on l'utilise dans l'ergonomie on a 7 minutes pour info c'est bon pour moi et donc à partir de là nous nos études ont essayé de mesurer l'exposition qu'on pouvait retrouver sur la peau des agriculteurs puisqu'il faut savoir que 90% du passage des pesticides dans le corps se fait par par la peau donc cette étude des tissus de 72 jours de travail de terrain quand je vous disais que notre laboratoire c'est le terrain nous on a les pieds dans les bottes et les bottes je dirais dans dans le terrain et vous voyez que ce qui a été étonnant dans cette étude c'est qu'on a comparé donc on posait des patchs sur la peau pour mesurer la le dépôt des pesticides sur sur la peau que ce soit des gens qui ne portaient pas d'équipement de protection et donc là le coach le patch était à l'air ou sous les vêtements de protection si ils l'ont portez et cette étude en conditions non contrôlée c'est bien ce que je souligne elle montre que globalement pendant la préparation en médiane il y avait à peu près le même niveau de contamination que pendant l'application ceux qui portaient des équipements de protection était plus contaminés quasiment un facteur de 2 que ceux qui n'en portaient pas et pendant le nettoyage vous voyez on est quasiment dans un rapport de 3 pourquoi parce que ces équipements-là ne sont pas changés tous les jours ils sont pas forcément nettoyés et il y a de fait des produits qui vont passer au travers des vêtements par par et donc un enjeu majeur qu'il faut discuter c'est de ce phénomène de permet à Sion qui est un passage au niveau intra moléculaire des composants du pesticide au travers du matériau de la combinaison et là on est sur une réaction chimique spécifique et donc je voudrais conclure en disant qu'il n'existe pas de d'équipement de protection générique qui protégerait de tous les pesticides parce que c'est à chaque fois une relation je dirais dual donc vous voyez que dans la discussion c'est pas parce qu'on porte un équipement de protection qu'on est forcément protégé de fait et c'est protection mais dans la durée ça finit par passer et dès qu'on est dans les pratiques réelles et Monsieur Jouault leur racontaient de manière très claire et bien on voit que ce niveau de protection il est pas il est pas suffisant je voudrais juste terminer sur la dernière diapo pour proposer le fait que globalement l'efficacité est surestimé dans les modèles par rapport à ce qu'on voit sur le terrain et l'autre point que je voudrais pointer je voudrais discuter c'est qu'on a affaire à des modifications des molécules au jour d'aujourd'hui avec la présence en particulier de matériaux à l'état nanométrique et le fait de pouvoir utiliser ces nouveaux formulations que ce soit des nano vecteurs ou des nano je dirais pesticides ça augmente le passage au travers des des équipements de protection voilà ce que je voulais vous présenter rapidement merci beaucoup d'avoir dit autant si peu de temps c'est vrai que 10 minutes ça vient de passer sur sur en fait le leur qu'on a en fait sur la question de la protection et de toutes les conséquences que ça peut poser du coup j'en reviens à vous Stéphane Aurel du coup vous avez mené une large enquête sur cette question là en tant que journaliste vous l'avez communiqué l'année dernière je crois et du coup la parole est à vous pour revenir un peu sur ce que vous avez pu observer merci en anglais je vais parler en anglais donc je vais présenter aujourd'hui le résultat d'une enquête transfrontalière il y a eu cette partenaires au niveau européen et la plupart des informations que l'on a trouvé n'était pas nouvelle parce que c'était en ligne avec les études des scientifiques qui avaient été faites par le passé on a pu obtenir cette situation les EPI sont utilisés sont recommandés ne sont pas efficaces une sociologue Jean-Noël Joseph a étudié ce sujet et il a dit que l'utilisation sur des pesticides c'est de la fiction c'est exactement ce que Alain gario a dit il y a une différence entre le modèle industriel et l'exposition effective sur le champ aux pesticides je vais me concentrer sur l'histoire de la co-construction de normes de la part de l'industrie avec les autorités réglementaires de l'Europe toute entière afin de définir les normes qui sont acceptées et qui sont mises en œuvre aujourd'hui au cœur de cette notion il y a le niveau acceptable d'exposition professionnelle donc combien de pesticides peut être supporté par un opérateur et je vous invite à penser ce que ça veut dire acceptable et qui décide ce qui acceptable et pour qui c'est une notion assez vague qui devrait être discuté au niveau de la société et non pas au niveau des cercles d'experts et toutes les notions qui sont utilisées aujourd'hui ont été décidées au cours des années 90 ces notions font partie de l'approche de la mentalité actuelle à l'égard de des pesticides on parle de conditions d'utilisation normale de bonnes pratiques agricoles et comment l'industrie explique comment utiliser les participes de son utilisés par de manière normale et appropriée c'est la faute aux agriculteurs et cette co-construction se base sur des données qui ne sont pas publiques qui sont un secret d'affaires des données qui n'ont jamais été discutées et qui n'ont jamais été contrôlés par des chercheurs indépendants une place today well best guideline je ne m'occupe pas de maternité donc je peux pas m'attarder sur le détail mais ce qui est étonnant c'est le fait que il n'y a pas de test spécifique sur les et peuti pour chaque pesticides de spécifique tout est calculé sur la base de modèles sous la base de modèles qui se base sur des études qui ont été conçues par l'industrie et Monsieur Garrigou l'a dit il ne s'agit pas de représentation de la vie réelle des agriculteurs la première fois où on a parlé de ce problème on a lancé l'alerte c'était en 2007 et c'était en France mais il a fallu du temps afin que quelque chose se passe et ça a publié son avis en 2010 et puis en 2013 le BFA donc c'est l'Institut allemand d'évaluation des risques a créé un groupe de travail visant à vélo P le travail qui serait la base de la mise à jour des orientations et ça le problème de ce groupe c'est le fait que une fois de plus il y a cette co-construction des normes où il y a des représentants des autorités réglementaires mais il y a aussi des représentants de l'association de protection de culture au niveau européen et au niveau allemand et on a même pas les noms en fait des représentants de l'industrie il faut regarder la publication scientifique pour comprendre qui a effectivement participé à ces études et on se rend compte qu'il s'agit de représentants des industries donc il n'y a pas de transparence qui sont les personnes et qui sont impliquées par exemple là il y avait des personnes de baffes basses qui étaient impliquées donc ce rapport de BFA pardon a été utilisé pour mettre à jour l'orientation de ça en 2014 je n'ai pas dit que la vie précédente de 2010 de FSA c'était à l'époque où et ça n'était pas à même de bien gérer les conflits d'intérêt et des experts qui faisaient partie du groupe de Lefa avait des conflits d'intérêt comme par exemple Anne Alix du secteur public et du secteur privé aller-retour et et là on travaille aussi pour deux chemical donc cette orientation cette ligne d'électricité de ça 2014 il a été mise à jour quelques années après il y a toujours les mêmes épaches échappatoire qui sont utilisés par les scientifiques pas de jugement de ma part je présente tout simplement ce que la communauté pense de ces orientations de ces lignes directrices une fois de plus cette guide dans cette base sur des données non pas publiées et toutes les études sur les expositions des scientifiques indépendants n'ont pas été pris en considération dans la bibliographie et il n'y a pas beaucoup de données concernent il n'y a pas de données pardon concernant des situations routines de routine notamment pour ce qui est de la du nettoyage par exemple des serres où il y a quand même une exposition importante en outre on pense toujours que les gants et les combinaisons protègent contre tout donc il y a 80 95% d'exposition qui est protégé quand même et puis on parle toujours de pratique que de laboratoire de bonnes pratiques de laboratoire qui sont toujours là et puis le tout dernier point de cette co-construction c'est la norme ISO on connaît ISO par exemple votre brosse à dents électrique est couverte par une norme ISO mais c'est une organisation privée il n'y a pas de représentat de représentants des gouvernements qui sont présents là les membres des groupes qui travaillent sur des questions très techniques et chez ISO sont des membres privés qui payent pour être là donc il y a quand même un préjugé important une partialité importante et le groupe sur les EPI qu'est-ce qu'il a fait il a émis une norme qui dit que ce type de vêtements en coton et en polyester en France on dit bleu de travail c'est donc la combinaison que les agriculteurs utilisent plus un répulsif voilà c'est ça le standard c'est ça la norme c'est ça l'équipement le plus efficace pour les agriculteurs donc on a vu des combinaisons en plastique et là c'est la norme internationale pour se protéger contre les pesticides je suis sûr que vous aurez pas mal de choses à dire à cet égard en tout cas là epiation du bleu de travail c'est une expression de Jean-Noël Josel que j'ai évoqué tout à l'heure qui avait parlé de fiction et voilà c'est la norme aujourd'hui et c'est la norme qui a été émise aussi pour les gants et ça c'est ma toute dernière slide pour montrer les conséquences de cette queue construction qui ne sont pas au bénéfice de des agriculteurs mais c'est énorme sont et c'est les équipements de protection sont au bénéfice de l'industrie donc toutes ces maladies ont été reconnues en tant que conséquence à l'exposition professionnelle aux pesticides notamment la maladie de Parkinson là vous voyez Bernard Blanquart que j'ai connu dans le cadre de cette enquête qui a toujours porté de le pays notamment dans les serres et voilà à 55 ans il a développé une maladie de Parkinson et sa vie a été complètement détruite après cela merci cette présentation de vos enquêtes et merci à vous à tous les trois en fait Christian Jouault Alain Garigou et vous Stéphane Dorel pour le constat vous poser qui interpelle évidemment énormément autant les citoyens citoyennes que les utilisateurs que nous politique qui sommes quand même en charge de apporter des réponses à un constat aussi douloureux et aussi compliqué et inattendu quelque part parce que quand même dans la conscient globale voilà si on est protégés donc on pense qu'on est vraiment protégé et en réalité on le l'est pas donc le constat est très important du coup on passe à la deuxième table ronde pour voir ce que vous en dites est-ce que vous en pensez par rapport à par rapport à ce constat difficile donc vous avez il y a une Enrico somaglia qui va commencer qui est secrétaire général adjoint de la Fédération européenne des des syndicats de l'alimentaire d'alimentation de l'agriculture et du tourisme et du coup vous vu de votre syndicat sur sur ces sur ces constats vous en dites quoi et comment aborder une meilleure protection par rapport à ses par rapport à cette à l'utilisation des pesticides et vous vous intervenez en ligne donc je sais pas si elle est connecté oui on va voir arriver bonjour vous pouvez bien super merci je vais parler en anglais moi aussi et j'étais à vous sur fort merci beaucoup de m'avoir invité c'est une invitation importante qui est très importante pour notre syndicat les fins il est très important de là d'être là pour exprimer notre point de vue et nous représentons les syndicats dans le secteur de l'agriculture de l'alimentaire et du tourisme et nous représentons un bon nombre d'organisations en Europe je vais commencer en remerciant les intervenants qui m'ont précédé parce qu'ils ont vraiment offert une image très claire de la réalité ils ont brossé un tableau clair de la réalité de des expositions c'est une réalité triste malheureusement et il est important de profiter de toutes les opportunités qui nous sont offertes de pour nous préoccuper des préoccupations des travailleurs de l'agriculture et de tout ce qui utilise sont exposés aux pesticides et nous avons maintenant une grande opportunité qui nous est offerte par la réglementation estuaire sur l'utilisation durable des pesticides donc il y a beaucoup de d'interventions d'instrumentalisation sur ce qui se passe sans tenir compte des répercussions pour arrêter toutes les avancées possibles sur les dossiers non seulement mais aussi sociaux il faut continuer à parler de la vérité et la vérité et ce qu'on a entendu depuis monsieur jour Monsieur garrigo Madame Aurel dans quelques mots sur la réglementation suaire bon dans le secteur agricole les syndicats vont accueillir très favorablement les objectifs de cette réglementation parce que moins de pesticides veulent dire se traduisent dans un moindre risque pour la santé en agriculture nous sommes convaincus que la meilleure solution serait d'éliminer tout court l'utilisation des pesticides à cause de toutes les raisons qui ont été données déjà et même lorsqu'il est très difficile de enfin il est très difficile de prévenir les risques même en utilisant des EPI en même temps il faut être réaliste il faut trouver une manière d'aller de l'avant autrement et je trouve que la réglementation assure elle va dans le bon sens et il faut se donner à côté de cela des objectifs de réduction conclus et ambitieux en même temps dans le texte il y a aussi donc des difficultés qui nous disent par exemple que les travailleurs de l'agriculture ne sont pas pris en compte à Bruxelles et dans le texte tout d'abord je trouve un manque de clarté par rapport aux obligations au SH à une amende d'associations entre le cadre de sécurité au travail et au niveau européen et la nouvelle réglementation la SOS pour vous porter un exemple le texte parle d'utilisateur professionnel et impose en même temps des obligations assez utilisateurs sans considérés pour autant que nous avons de travailleurs des travailleurs de l'agriculture qui sont souvent qui sont souvent des employés des salariés et les agriculteurs qui sont les employeurs et on impose pas le même type d'obligations aux deux et là donc et c'est sûr cela que la le règlement doit s'améliorer il faut mieux clarifier ce lien entre les mesures Osh sur les oblig ations des patrons et donc c'est donc et les réglementations y compris sur la formation est-ce que l'employeur doit payer le coût de la formation c'est pas certainement pas le salarié qui doit s'en charger mais dans ce secteur il faut tenir compte du fait qu'il y a 10 millions de travailleurs en agriculture dans plusieurs sont nomades et immigrés vous pouvez imaginer que pour ces travailleurs-là la situation est encore plus compliquée parce que des fois elle se trouve dans des situations très difficiles ils n'ont pas le droit de parler des violations de leurs droits sans subir en subir les conséquences donc il faut mieux s'aligner avec les normes osa chez les et deuxièmement il faut assurer qu'il y ait une reconnaissance claire des maladies professionnelles associées à l'utilisation de pesticides et c'était suaire en est une opportunité si l'on veut avoir un documentation officiel sur le type de pesticides utilisés pendant le travail par exemple il faut s'aligner avec par exemple la réglementation sur l'amiante dans le bâtiment des fois les la question donc ayant très à la santé la sécurité prennent des années des décennies même pour être reconnu par le gouvernement donc alors pendant si pendant l'activité il devient obligatoire de s'occuper donc de ces aspects liés à la à la santé donc il est possible imaginer que les travailleurs agricoles qui donc à un moment donné se frappé par des maladies de la sorte puisse donc se voir reconnaître tout leur droit donc il faut avoir toutes les maladies reconnues pas que le Parkinson est dans en France et en Italie c'est des maladies reconnues mais ailleurs c'est très difficile il y a plusieurs pays où il y a pas de reconnaissance et moi encore compensation pour ce type de maladie professionnelle le dernier point c'est la transition juste pour nous c'est un concept clair qui donc comporte aussi l'acceptation sociale de ces noms nouveaux objectifs en environnementaux il faut essentiellement mettre la pression pour que cette transition se fasse et montrer à tout ce qui s'opposent à ces objectifs environnementaux qui a pas d'alternative cela se traduit dans une série de mesures tout d'abord il faut réaliser des évaluations d'impact y compris sociaux alors c'est quelque chose qui a souvent été utilisé dans des donc pour des raisons un peu douteuses si vous voulez ce terme d'évaluation mais il est essentiel d'emmener pour voir quel serait donc l'impact de l'émulation des pesticides sur les postes sur les emplois sur l'économie de certaines régions et nous sommes persuadés et qui ont modifiant la manière dont fonctionne l'agriculture et il y aura plus d'emplois même et pas MOI mais c'est toute une série d'évaluations qu'il faut mener sinon on peut parler de tout sans arriver à trouver un chemin commun pour aller de l'avant et donc il y a beaucoup de personnes qui s'opposent et qui donc utilise mal donc ces notions une bonne gouvernance de cette transition doit faire participer toutes les parties sociales les syndicats les patrons le patronat et au niveau européen et national et local et ensuite il nous faut des ressources parce que si on change la manière dont on fonctionne l'agriculture il faudra des ressources qui doivent découler de la PAC de la PAC et cela comporte aussi des ambitions environnementales encore plus fortes associées à des conditionnalités sociales qui doivent être intégrées dans la PAC et ses conditionnalités doivent tenir compte aussi du besoin de respecter les droits de travailleurs à la santé la sécurité y compris donc [Musique] Directive Cadre à laquelle a fait référence monsieur Garrigou et puis pour tout pour faire tout cela il faut d'une conditionnalité sociale fait augmenter les inspections et avoir des sanctions qui soient à même de décourager donc les les comportements irresponsables et il faut privilégier ceux comme les syndicats les patrons qui donc font tout dans l'intérêt des travailleurs en agriculture en respectant leurs droits la conditionnalité sociale est un principe très important qui n'est pas critiquement correct mais encore assez une manière de donc de relever la barre dans le secteur agricole donc et puis vous avez une convention de l'OIT 184 qui n'a été ratifié car un nombre moindre détail la commission 7 est un membre leur ratifié et c'est une honte il faut que la Commission encourage tous les pays à la ratifier parce que ça aussi serait une avancée importante pour les travailleurs en agriculture donc nous avons cette réglementation au total qui est la sor qui et il faut faire tout ce qu'on peut pour améliorer le texte donc efat offre ton son soutien le monde des syndicats son soutien au Parlement pour se faire merci pour le regard que vous portez sur le besoin de protection vous accentuez dans ce sens là ça tombe bien juste après vous il y a Joseph Lechner qui est président du géopacopa qui donc représente les employeurs alors du coup vous comme quel regard vous portez pour aller dans le sens de la protection des utilisateurs agriculteurs d'un côté mais aussi côté employeur c'est à dire qu'ils ont une responsabilité pour la santé des opérateurs qui travaillent pour eux du coup comment vous répondez à toutes ces interpellations et on constats qui sont posées à vous merci merci monsieur gruffin bonjour à toutes et à tous je voudrais d'abord me présenter à la fois vous l'avez dit président du géopard une structure qui regroupe 22 associations nationales d'employeur agricole en Europe et nous sommes actifs au niveau de du bolet social en Europe depuis 30 ans nous sommes également l'association patronale européenne du secteur qui est reconnu par l'Union européenne et donc groupe de travail du copain COGECA et nous avons en charge que l'aspect social je voudrais aussi dire par ma présentation que je suis exploitant agricole producteur de houblon je 65 ans que je suis utilisateur de produits phyto sanitaire parce que le mot pesticides à la base c'est toujours un mot qui fait peur et qui mais que le respect qu'on a à boire par rapport au risque chimiques et effectivement une préoccupation et étant producteur quelque part nous avons à répondre aussi à des problématiques de maladies que ce soit sur la protection des plantes et donc notamment le mildiou l'oidium les pucerons les acariens les charançons et donc nous avons une obligation tant qu'entreprise à la fois dégager un revenu pour assurer la pérennité des entreprises mais également la transmission et tout le reste donc j'ai entendu des notions aussi de Bio vous signalez quand même que actuellement suite aux difficultés que nous pouvons connaître les uns et les autres que le bio est en train de perdre au niveau de la banque 30 %. là pourquoi je le dis parce que quelque part je remets aussi sur la responsabilité sociétale sur le comportement d'achat alors tout au long de notre longue histoire la protection physique des travailleurs leur santé mentale et leur bien-être général ont toujours été une priorité clé pour nos membres en ce sens nous travaillons activement car c'est l'un des axes permanents de tous les programmes de travail de notre comité de dialogue social européen en ce sens il est essentiel de garantir la continuité du dialogue social à tous les niveaux moi je regrette de dire que nous sommes actuellement préoccupés par les intentions apparente de la Commission européenne de renoncer à l'organisation effective des comités dialogues sociales sectoriel nous sommes convaincus que dans des domaines tels que la protection des travailleurs un dialogue social entre les partenaires sociaux et plus qu'essentiels et régulièrement avec les fades nous nous retrouvons régulièrement ce qu'on peut appeler régulièrement il y a quatre réunions au niveau de l'année ce qui est à mon sens trop peu et donc nous plaidons en permanence pour le renforcement des capacités des partenaires sociaux à tous les niveaux du secteur nous recevons des rapports périodiques de nos membres sur le terrain indiquant qu'il est parfois difficile pour les travailleurs de suivre certaines procédures et que certains équipements peuvent être inconfortables en ce sens nous en tant qu'employeur nous assumons l'entière responsabilité de fournir l'équipement de formation et de protection il y a la foi les notions de formation on a parlé avant de certificat en France il y a une réglementation qui est en place qui nous demande de nous mettre quelque part sans sans pouvoir montrer cette cette formation vous n'avez pas le droit ni transporter des produits phytosanitaires ni de les utiliser ni de les quelque part de de pouvoir en assumer la l'utilisation mais nous comprenons que la responsabilité ultime de les utiliser un combo travailleur lui-même néanmoins nous nous engageons à continuer à travailler pour développer de nouveaux outils et équipements qui peuvent être plus faciles à utiliser par les travailleurs j'aimerais également aborder certaines des observations que nos collègues qui sont intervenus avant on fête à travers leur présentation et donc nous ouvrons avant tout pour le plus grand intérêt du secteur pour ça pérennité parce que si l'on discuterons aujourd'hui c'est bien pour mettre en place demain et donc il faut aussi que nous puissions développer le secteur on a de temps en temps des au niveau des marchés on retire des produits et nous en tant qu'utilisateur la première des choses c'est de travailler moi je suis en agriculture raisonnée c'est à dire on observe on traite uniquement quand il faut et c'est la meilleure des protections par rapport aux EPI et tout le reste d'autant plus que les produits sont très chers et donc si on peut s'en passer évidemment nous le faisons alors dans cette optique nous tenons à souligner l'importance de projeter une image réaliste on a parlé avant de vraie vie moi je suis un acteur de la vraie vie je ne comment dire j'ai été en laitier jusque dans les années 90 j'étais producteur de tabac jusque dans les années 90 on a fait une reconversion et je suis actuellement producteur de houblon que je ne connaissais pas du tout avant et donc à chaque fois il faut quelque part apprendre et puis on a une responsabilité trop souvent nous rencontrons une image obsolète mais la vie elle se construit ce que j'ai pu faire en 1980 quand j'ai repris l'entreprise familiale n'est pas la même que celle que j'ai que j'ai aujourd'hui et vous-même dans cette salle nous avons tous des évolutions qui font que nous sommes dans un monde qui avance et donc elle est aussi de temps en temps biaisé parce que c'est c'est dans l'air du temps et donc il y a des notions environnementales qui sont qui sont une préoccupation sociétale ce qu'on respecte et qui ne me pose pas de problème par contre je nous sommes préoccupés par le fait que cette image archaïque et déformée soit basée sur des préjugés et donc une méconnaissance générale de la réalité du secteur l'Europe possède l'une des agricultures les plus avancées technologiquement et socialement au monde c'est un secteur clé pour garder notre union forte unie et indépendante et n'oublions pas il a été essentiel pour que tout le continent traverse la pandémie donc secteur essentiel d'accord je voudrais nous inviter à contribuer à établir une perspective constructive et à promouvoir le secteur commune opportunité sociale et donc trois exemples pour guillaumement nous avons lancé l'outil d'auto-évaluation des risques en ligne pour l'agriculture Oia au niveau européen en ligne a été développé avec l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail et au chat et donc contient des chapitres spécifiques nos membres mettent en place les campagnes formation et de sensibilisation comme celle que j'ai ici avec moi notamment espagnol et puis également en France je suis membre de la fenesta et avec la définition nous avons toute lancé une série de de web-série de de partenariat puisqu'en France en gros ne travaillons tous les acteurs travaillent ensemble voilà je m'en arrête là et dans la discussion évidemment on pourra revenir sur le sujet merci beaucoup merci beaucoup du coup vous vous intervenants précédents très différents j'espère que vous aurez beaucoup de questions moi j'en aurai en tout cas du coup je passe que la parole après à Zinta Potnies qui est analyse des politiques de la Commission européenne et qui intervient en ligne également donc du coup vous votre regard sur ce qui vient de se dire par le premier panel c'est à vous merci bonjour bonjour pour avoir invité la DG M les travailleurs notamment dans l'agriculture doivent être protégés cette thune préoccupation de l'Union européenne et je vais m'occuper de deux types de législation il y a législation concernant le marché intérieur et il y a un collègue de DG santé qui pourra répondre à des questions dans le cadre de ma présentation je vais m'occuper de la santé de la sécurité au travail et de la législation correspondante prochaine diapo donc ma présentation divisée en deux parties première partie je vais m'occuper de la législation de l'Union européenne en matière de sécurité et santé et au travail et puis je vais parler des outils de bonnes pratiques et des informations qui supportent la mise en oeuvre la législation est bonne et uniquement si elle est mise en oeuvre de manière efficace autrement ce n'est que une lettre morte ici vous voyez le cadre réglementaire concernant en SH on a notamment la Directive Cadre portant sur l'amélioration de la sécurité de la santé des travailleurs il y a les principes généraux identification des risques et des obligations des employeurs les employeurs doivent identifier tous risques et qui pourraient causer des problèmes de santé au travailleur il ne s'agit pas uniquement de pesticides et de substances chimiques mais d'autres risques par exemple concernant la santé sociale une fois c'est risqué identifier la première étape c'est l'élimination si c'est possible de ces risques si ce n'est pas possible l'employeur doit mettre en oeuvre une évaluation des risques et des mesures de prévention pour réduire ses risques puis pour mettre en oeuvre ces mesures de prévention l'employeur doit faire toute une série de contrôle tout d'abord il faut de mesures de production collective par exemple des solutions techniques si ce solution ne marche pas ou c'est solution ne marchent pas complètement l'employeur peut prévoir aussi de mesures de protection personnelle l'employeur en outre doit fournir des informations pratiques au travailleur l'employeur doit impliquer les travailleurs dans le cadre de l'évaluation de risque afin de décider quelle mesure adopter et puis là les directives européennes prévoient des prescriptions minimales et les États membres peuvent adopter de mesures plus rigoureuses pour protéger les travailleurs ici vous voyez d'autres législations au-delà de la directive cadre il y en a une vingtaine qui concernent la santé et la sécurité au travail je vais évoquer les législations les plus importantes pour ce qui est des pesticides notamment la prévention l'exposition des pesticides la directive sur les agences chimiques sur les substances qu'on sénogènes mythènes et reprotoxiques la directive serait travailleuse enceinte et je ne travailleur là on va parler notamment des agences chimiques et de agences qu'on s'est régènes mutagène et substances chimiques protoxiquer et les directives correspondantes il y a des prescriptions minimales qui s'appliquent à toutes les substances chimiques au travail qui doivent être éliminés ou bien si cela n'est pas possible l'exposition doit être limitée ou réduite et en outre il y a aussi des dispositions pour des substances spécifiques il s'agit de valeurs limites qui peuvent être contraignantes soit optionnelle et il y a notamment des indicateurs après une renconc considération concernant la peau par exemple ou bien des substances chimiques pourraient causer des problèmes à la sensibilité de la peau ou des poumons sur la base de ces directives l'employeur doit identifier les agences les agents pardon chimiques dangereux si il y en a l'employeur doit évaluer tout risque pour les travailleurs en outre les employeurs doivent adopter toutes mesures nécessaires pour éliminer par substitution par des agents qui ne sont pas dangereux ou qui sont moins dangereux ou bien les employeurs doivent mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour réduire l'exposition des travailleurs il faut réduire notamment l'exposition à la source par exemple en utilisant des équipements spécifiques comme des drones par exemple ou des robots si cela n'est pas possible il faut prendre des mesures organisationnelles par exemple réduire le nombre de travailleurs qui peut être exposés aux pesticides ou bien l'utilisation de EPI pour exclure le risque les employeurs doivent informer les travailleurs concernant les résultats de l'évaluation de risque pour leur dire quel type de risque existe en outre l'employeur doit fournir une formation aux employeurs afin que les des bonnes pratiques puissent être adoptés pour réduire le risque en outre il faut prévoir également des dispositions en matière de surveillance de la santé des travailleurs s'il y a des exposition à des agents cancérigènes mutagène ou protoxiques donc dans ce cas il faut définir une surveillance pour 40 ans ou bien cinq ans en fonction du type d'agent et puis pour ce qui est des PI et la directive correspondante il faut dire que pour l'exposition au pesticides il y a différents voies d'exposition par la peau par le système respiratoire et par ingestion c'est pour cela que il faut utiliser des EPI appropriés sur la base de la directive tous ces équipements doivent être appropriés contenu du risque et il en a entendu les autres intervenants et cela n'est pas toujours le cas en outre il y a aussi un règlement sur les équipements de protection personnelle qui définit les autorisations de mise sur le marché et les critères pour le label CE et ce règlement est important pour être sur que de bons équipements de protection personnelle soit effectivement commercialisé j'ai compris qu'il s'agit d'une question très importante donc il serait utile de d'en parler au service de la commission des Gets par exemple qui s'occupe de cette responsable de cette directive les EPI doivent être en ligne avec les conditions réelles au travail ils doivent tenir compte des exigences ergonomiques et de l'état de santé d'une travailleur un autre et les épi doivent s'adapter à la morphologie de l'utilisateur ces équipements doivent être gratuits c'est l'employeur qui doit prendre en charge les coûts et en outre il faut assurer que ces équipements sont soit en bon état de fonctionnement on a entendu les autres intervenants c'est ça le problème les EPI sont bien portés mais ils ne sont pas en bon fonction de en bon état pardon de fonctionnement et ne sont pas nettoyés en outre l'employeur doit fournir de l'information et de la formation pour expliquer quelles sont les risques contre lequel et ces équipements protègent et comment il faut les porter juste pour évoquer quelques exemples sur les informations disponibles et sur les bonnes pratiques et les outils de bonne pratique je comprends que je plus de temps c'est ça merci il y a des il y a c'est cet outil aura qui a déjà été évoqué cet outil était préparé en coopération avec les partenaires sociaux il s'agit d'une rotation non contraignante concernant les bonnes pratiques agricoles et en outre il y a eu aussi des compagnes au niveau européen notamment l'interdiction sur des substances dangereuses où il y a de ressources de bonnes pratiques intéressantes et aussi où l'outil un outil électronique pour assurer l'évaluation des risques pour les substances dangereuses et en outre il y a aussi des articles wiki Osh il s'agit d'articles qui donnent des informations très précises sur les pesticides et les mesures dans la planche suivante vous voyez le lien pour ces informations pour obtenir justement plus d'informations merci pour ce point donc vous vous mettez les angles saillants sur les conditions de la protection et on en arrive enfin à Manuela Tiramani qui représente de l'effet ça on parle de vous depuis le début ici puisque on met l'accent fort sur la conditionnalité de la mise sur le marché des pesticides à la réalité de la protection des utilisateurs donc du coup je vous laisse réagir par rapport à ça vous avez sans doute beaucoup de choses à me dire merci merci beaucoup pour cette invitation juste quelques mots concernant et ça est-ce que l'on fait nous sommes responsables de l'évaluation des risques de substances chimiques qui entre dans la chaîne alimentaire et en outre pour ce qui a des pesticides et des produits phytosanitaires ont valu les risques pour les opérateurs qui utilisent ces produits et qui sont exposés aux pesticides nous résultats sont utilisés par les gestionnaires de risques pour décider si on peut utiliser une séance ou pas nous on autorit en autorise pas de substance notre rôle c'est un rôle scientifique et évaluation des risques ceci dit particularités cet événement est très important et très intéressant à mon sens en effet je suis un médecin je m'occupe de maladies professionnelles et je dois dire que il est très important de parler de la réalité de la vie et notamment je tiens à remercier Monsieur Jouault pour son témoignage je l'ai apprécié vous avez partagé des parties sensibles de votre vie c'est douloureux je me rends compte je vous remercie historiquement les agriculteurs ont toujours été considérer de manière différente par rapport aux travailleurs industriels parce qu'il y a cette idée un peu des travailleurs qui travaillent justement dans la en plein air dans la nature et cela ne pas vrai c'est une vision qui ne correspond pas à la réalité et aux années 70 vous avez dit que vous avez commencé à travailler et bien évidemment la mentalité a changé a changé complètement au fil des années et c'est juste parce que l'utilisation de substances chimiques a toujours considérer important pour les travailleurs de l'industrie mais n'ont pas tellement pour les travailleurs de l'agriculture donc je suis contente que maintenant on parle de ces sujets je dois dire que au fil des 40 dernières années on a fait beaucoup de évaluation des risques les résultats ont été une réduction importante de l'utilisation de substances chimiques quand je commençais à travailler dans ce domaine avant EPSA il y avait beaucoup de substances chimiques qui étaient disponibles 1800 maintenant c'est 350 en Europe donc je dois dire que l'objectif du pacte vert que l'on partage au Grèce mais bien évidemment il y a du pain sur la planche à mon sens que l'on a fait pour comprendre les facteurs de santé sont de plus en plus importants il y a 15 ans 20 il y a 20 ans on ne parlait pas de la toxicité environnementale maintenant on a travaillé beaucoup avec les universités justement pour essayer de comprendre ce qui se passe notamment avec Parkinson maladie de Parkinson on vient de lancer un projet un projet important 3 4 5 millions sur justement les maladies neurodégénératives donc il y a beaucoup de choses qui se passent pour ce qui est de l'exposition non alimentaire en effet on s'occupe des consommateurs de consommateurs non s'occuper également d'exposition non alimentaire l'orientation de sa de 2014 n'est pas une mise à jour de quelque chose d'autre c'est le premier document d'orientation européen avant il y avait plus plusieurs documents le document du Royaume-Uni de l'Allemagne européenne qui n'a jamais été finalisé puisqu'il n'y a pas eu d'accord sur les critères de sélection donc on a essayé donc de définir un premier modèle d'exposition en Europe est-ce que ce modèle est parfait non on est conscient et on l'a dit dans le document d'orientation il y a des gaps il y a des lacunes à combler on a invité des experts afin qu'ils puissent nous fournir des données il s'agit d'un travail en cours je dirais et puis bien évidemment on a besoin de regardez les données de les analyser il y a quand même un travail de contrôle important sur ce que l'on fait quel que soit l'origine des données il y a toujours un examen de père il y a toujours une transparence je suis d'accord et ça a changé beaucoup en ce qui concerne la transparence maintenant il y a une règlementation bien précise mais vous pouvez toujours demander à Alexa de regarder les données de donner on vous les donne cette activité de contrôle est toujours possible il y a toujours des consultations publiques et il s'agit d'un outil à utiliser donc la demande de donner collectif il s'agit d'un travail collectif on peut pas tout faire tout seul et il faut bien évidemment améliorer la façon d'interagir avec les universités les autorités des États membres en effet la mise en oeuvre de l'utilisation des EPI revient aux États-Unis pardon vous êtes un membre et ce sont les États membres qui mettent en œuvre justement l'utilisation des équipements de protection personnelle je suis italienne et si vous êtes en Sicile aujourd'hui et vous portez une combinaison complète avec un masque tout est-ce que ça faisable parce que c'est possible et chaque État membre chaque autorité nationale et chaque gestionnaire de risque doit considérer ces éléments la faisabilité je parlais de l'Italie de satisfaction c'est pas possible parce qu'il fait trop chaud la situation différente en Suède et donc il y a différentes conditions on peut pas parler du niveau européen parce que chaque État membre doit remplir sa fonction voire ce rôle il faut augmenter également le niveau de formation et on pourrait supporter les États membres dans ce cadre pour ce qui est de la formation des travailleurs parce que l'utilisation des EPI doit faire l'objet d'une formation tous les intervenants lundi faut pas tout simplement porter un équipement de protection personnelle et on est protégé on peut être sûr qu'on n'est pas contaminé non bien évidemment il faut être formé pour utiliser ces équipements et les travailleurs doivent être conscients de comment il faut les utiliser et qu'il a le rôle des EPI une autre révision va être entamée du document d'orientation sur l'exposition la prochaine étape et la suivante se concentrer sur les nouvelles données [Musique] gérer les données donc il y a un groupe d'État membre avec lesquels on travaille et l'activité va durer quatre ans il y aura plusieurs étapes c'est un million les fonds à disposition et je pense que c'est une bonne opportunité pour interagir interagir Isabelle professeur Garigou on va inviter des invités des experts il y a toujours un travail en cours mais probablement on pourra trouver des façons d'interagir et pour se comprendre mutuellement pour comprendre ce que vous produisez et nous ce que l'on fait on s'est rendu compte avec la neurotoxicité environnementale on ne se comprenait pas mutuellement donc il n'y avait pas d'utilisation des connaissances des uns et des autres donc j'espère qu'on pourra améliorer notre coopération je vous donne la parole merci infiniment intervenants donc pour tout ce qui a été dit jusque là moi j'espère personnellement en tant qu'élu ici que tout ce qui a été dit servira dans la réflexion de règlement sur en cours et j'espère que ça sera largement entendu il y en a tellement besoin je veux pas commenter plus je passe la parole aux autres éditeur à tous ceux qui ont écouté tant ici que en ligne ce qui a été dit s'ils ont des questions à poser et ça démarre rapidement et c'est bien on perd pas tant attendre merci beaucoup à vous même si je suis français à awuspeak english for everyone exprimer en français je suis Charles Dufour et je travaille à donc une entité hollandaise qui s'occupe sur l'agriculture d'agriculture d'égalité entre les gens et plein d'autres volets et je vous remercie de cette opportunité de nous avoir offert ces témoignages si émouvant et c'est intéressant c'est passionnant alors sans aucun doute nous sommes en train de rentrer dans un processus de numérisation avec plein d'initiatives à travers des développements visibles y compris à travers les réglementations mais on peut aider l'agriculture et grâce à la numérisation le grand problème c'est les pesticides on en parle ici il y a beaucoup d'innovations qui nous permettent de faire face à ce problème c'est des opportunités d'autre part c'est aussi des risques mais quel est votre perspective c'est une question pour tout le monde quel est votre perspective sur la numérisation et je remercie la personne qui a parlé comment est-ce qu'il serait possible de rendre possible au petit tout comme aux grandes surfaces la numérisation et comment tu as mis un dialogue sur ce sujet parce que il faut en discuter de plus en plus avec les parties prenantes comment rendre la numérisation plus accessible plus abordable pour l'agriculture je prends plusieurs questions comme ça on pourra enchaîner sur les réponses après d'autres questions ici dans la salle où en ligne ici j'ai oublié de demander tout à l'heure mais je travaillais pour le pesticide network merci beaucoup d'avoir organisé cette conférence et d'avoir à parler de santé associé à l'exposition au pesticides parce que ça pose un problème très très grave nous avons entendu dire qu'il y a des pesticides à prouver qui malgré tout peuvent être toxiques et nous avons entendu dire que les PPE qui sont utilisés par les agriculteurs ne les protègent pas suffisamment nous avons aussi entendu dire que le document d'orientation qui est en cours de rédaction donc à plusieurs lacunes qui ne peut pas assurer la sécurité des travailleurs au vu de tout cela est ce qu'on a le droit d'attendre 15 à 20 ans avant de développer d'autres moyens pour faire face à la neurotoxicité ou ou est-ce qu'il faudrait être plutôt proactif et commencer à donc et examiner les pesticides et commencer à éliminer les plus dangereux donc la loi existe déjà et la réglementation va tout simplement mettre en œuvre ce que la directive préconise et peut-être serait-il intéressant de forcer les États membres adopter ces mesures donc on va continuer à parler de la réglementation de l'utilisation des pesticides et on va à terme voir certains pesticides donc si exclu de la possibilité d'usage qui seront bannis mais faut-il agir plus rapidement qui d'entre vous voudriez répondre et puis la deuxième c'est vite pas 20 ans pour aller répondre à la législation du coup ça me permet peut-être de solliciter la personne de la commission des gestes qui est en ligne qui peut peut-être éventuellement répondre à cette question là et je vous laisse poser la troisième question merci que je trouvais tout toutes les présentations très intéressantes et je trouvais que là présentation de Monsieur Joël a été vraiment très émouvante et l'action est urgente et faut réduire les pesticides d'ores et déjà donc j'ai entendu dire qu'ils sont utilisés que lorsqu'ils sont nécessaires mais des études d'impact ont démontré le contraire parce que la directive existe déjà et il est clair que elle n'a pas été mise en œuvre complètement un autre commentaire possible est que donc on a entendu parler de l'impact sur la santé des agriculteurs qui exposent sont au cœur de toutes les expositions peut-être qu'il serait aussi important de parler de l'exposition aussi des familles des agriculteurs et des tiers et parce que c'est la santé aussi des familles qui est en cause il y a des études qui montrent que ces pesticides peuvent voler très loin et il y a des expositions pour les familles par exemple sous forme de donc de [Musique] d'absorption à travers la peau ou bien respirant et donc c'est aussi un sujet abordé et les zones poumon qui sont importantes sont très très importantes à notre sens elles sont prévues il y a aussi beaucoup de préoccupations autour de la propriété publique et privée en général même en dehors des régions sensibles il y a les agriculteurs leurs familles et d'autres personnes aussi qui passent la plupart de leur temps chez eux qui sont nés à moi exposés donc le problème se pose sur sur la première question sur la technique en mettant dans le paysage un aspect moi qui me tient à coeur c'est le coup parce que plus la course a technique monte plus les coûts montent et du coup plus on a la course aux aides et plus on est aussi à la course il y a de moins en moins de gens qui peuvent acheter les matières premières alimentaires sur cette planète merci alors de manière courte langue d'attaque aujourd'hui a été de discuter des équipements de protection et des déterminants de l'exposition il y a un problème majeur au jour d'aujourd'hui qui est que la technique et la technologie est un des déterminants de l'exposition la manière dont les pulvéris pulvérisateurs les équipements sont conçus au jour d'aujourd'hui c'est un majeur c'est un problème majeur c'est un déterminant majeur de de l'exposition et sur la question des nouvelles technologies on a mené des études en particulier sur les activités de semences le problème des nouvelles technologies c'est qu'elles ne prennent pas en compte de la conception la réalité du travail la complexité du travail et il y a de nombreuses pannes de nombreux incidents qui laissent les agriculteurs en grande difficulté et l'accompagnement de la technologie et la fiabilité de cette technologie elle présente les intérêts au jour d'aujourd'hui ce qu'on voit sur le terrain c'est qu'il y a un enjeu à travailler en amont avec les concepteurs de cette technologie là parce qu'il y a des scénarios d'usage qui n'imaginent pas et donc il y a un problème majeur là de dans la conception de la technique que ça soit les pulvérisateurs que ce soit les tracteurs les systèmes de commande qui permet d'interagir entre les deux ce sont des concepteurs différents qui se parlent pas toujours avec des de gros problèmes techniques et technologiques et cette question là est on peut agir dessus et en agissant dessus on peut réduire les expositions mais il y a un chantier énorme toujours un sujet c'est des questions de fond qu'on compose moi je voudrais à la fois je l'ai déjà dit me ramener à nos contradictions et vous l'avez aussi souligné à un moment donné c'est le consommateur aussi qui pèse dans la décision finale il y a et Madame tyrannie l'a dit aussi c'est un travail collectif si on n'a pas travaillé collectivement vous pourrez demander les choses que vous voulez sauf qu'on va quelque part aller dans nos dans la complication de tes différentes priorités et donc il y a énormément d'initiatives qui sont prises actuellement en France nous avons le contrat de solutions pour cela c'est à dire pas de comment dire de si on a pas de solution il faut qu'on ait quelque chose en place et donc la numérisation peut être une solution nous avons actuellement des des machines qui se déplacent toutes seules pour quelque part désherbé mécaniquement ce qui est très bien sauf qu'il y a une notion tout pour protéger les les différentes personnes nous avons des solutions les intent les zones non traitées autour des villages que nous préconisons malheureusement nous nous heurtons aussi aux côtés politique qui lui voire idéologique ça peut ça peut être comment dire d'augmenter les distances sachez qu'en Alsace moi je viens d'Alsace les villages c'est sur 5 km quoi nous avons également les les fermes Delphi c'est-à-dire des fermes expérimentales qui travaillent sur des processus nouveaux qui s'engagent volontairement sur des recherches de référence pour se passer ou d'avoir des alternatives nous avons les trichogrammes c'est à dire des des parasites à des larves quelque part qui nous permettent de ne pas utiliser de produits la confusion sexuelle c'est à dire dans les vignes donc je pense que le mot qui doit être important c'est qu'il faut qu'on travaille ensemble autant les aspirations des uns et des autres peuvent être normaux autant il faut aussi respecter l'entreprise parce que nous on ne pourra pas changer du jour au lendemain et on l'a vu avec les betteraves sucrières une réduction de 30% minimum des enveloppements en France suite au retrait des des produits neoniques c'est compliqué on va dire mais voilà c'est c'est des impacts immédiats je voudrais juste relever en tant qu'utilisateur moi je constate par exemple sur le houblon nous avons des pulvérons et nous n'avons pas possibilité de mettre les produits phytosanitaires dans un emplacement dédié et donc nous il faut qu'on se place sur une estrade et ça ce n'est pas normal ça il faut qu'il y ait une évolution européenne qui oblige quelque part parce que vous pouvez avoir le produit de protection sauf que vous êtes alors qu'on peut avoir une solution je voudrais aussi dire par rapport au drone pour les vignes parce que les vignes chez nous c'est souvent en pente escarpée on a interdit le bol d'hélicoptère ce qui peut se comprendre sauf que maintenant on oblige à traiter dans les pentes alors que c'est une hérésie là on met on remet au contact des gens directement avec ces pentueux c'est dangereux etc donc il y a des expérimentations avec des drones effectivement qui sont qui ont lieu et là vous plaidez pour augmenter les vignes en bio alors du coup est-ce que la la personne de la DG santé est en ligne est-ce qu'elle peut intervenir pour répondre à la deuxième question je sais pas si elle est connectée et puis après je demanderai peut-être un Stéphane voulait intervenir aussi sur cette deuxième question je ne suis pas la personne de la DGT santé mais je peux commenter du point de vue de efat et des syndicats notamment pour ce qui a de la numérisation je vais être clair en tant que syndicat on n'est pas contre le développement technologique c'est la seule façon pour être concurrentiel sur le marché et pour préserver les emplois mais la numérisation n'est pas la solution il faut être clair non pas uniquement pour ce que Monsieur Garrigou a dit parce qu'il a toujours de préoccupations concernant la façon dont les nouvelles technologies sont utilisées mais aussi parce que à l'avenir il faut réduire les pesticides il faut les limiter il faut les éliminer complètement il faut investir dans la recherche d'alternatives il y a déjà des alternatives mais il faut investir afin qu'il soit utilisé il faut aider les agriculteurs à utiliser ces alternatives et il faut la transition juste on peut pas changer du jour au lendemain il faut aussi l'acceptation sociale et cela est fait par un processus qui implique le patronage les syndicats il faut des ressources il faut un changement c'est ce que la Commission ne fait pas tout dernier poids tout ce que la DGM a dit c'est bien mais la réalité est différente toutes ces règles toutes ces législations ne sont pas respectées moins 20% des bénéficiaires de la Pâque font l'objet d'inspection du travail n'a pas d'inspection du travail sur le sur le terrain si la priorité c'est protéger les travailleurs je veux comprendre pourquoi toutes les références OSS Osh dans le règlement SUV sont dans le préambule pourquoi parle-t-on de usagers professionnels lorsqu'il y a des travailleurs des salariés et les obligations sont différentes donc il faut ce lien entre SUV et Osh et ce lien manque la personne de lève ça je sais pas si elle se connecte autrement de la commission pardon c'est ça qui est en ligne ok elle arrive OK alors tout d'abord quelle était la question déjà donc tout d'abord pour ce qui est le lien avec la santé et la sécurité au travail on a fait une évaluation dans le cadre de l'arbre préparation de la proposition et on volait assurer que la sécurité et la santé au travail soit assuré c'est pour cela que les dispositions concernant la formation ont été renforcés comme quoi les usagers professionnels puissent être formé et puis savoir un certificat et il faut que les épuis soient utilisés uniquement suite à la formation de même pour ce qui est des produits phytosanitaires pour ce qui est du lien avec la sécurité la santé au travail et la législation correspondante ou la analyser il s'agit d'un élément très important bien évidemment les travailleurs doivent avoir accès aux documents on a renforcé le mesure concernant l'empoisonnement aigu et donc il y a des détails spécifiques concernant les informations à chercher liées à l'empoisement aigu et on s'occupe justement de sécurité de santé au travail et les tiers peuvent tomber malade et doivent et donc doivent pouvoir accéder à certains documents et il y aura aussi un registre électronique qui va inclure alors des informations sur tous les pesticides utilisés et les tiers peuvent accéder à ces informations et dans le cadre de cette législation au SH il y aura aussi du suivi et de la surveillance et qui permet qui permet 2 identifier les risques liés à l'exposition et les causes de certaines maladies et il y a l'article 14 la législation sur les substances qu'on se rejènes et mutagènes qui oblige une surveillance de la santé des travailleurs qui prévoit pardon une surveillance de la santé des travailleurs et d'autres informations doivent être fournies concernant le substances dangereuses donc je dirais que le cadre juridique et augmenter assez complexe en outre il y a un support les travailleurs j'ai évoqué l'importance de la formation et la protection renforcée en outre il y a aussi l'inspection qui est prévu pour les équipements de protection et on s'est rendu compte que les informations disponibles dans les États membres ne sont pas suffisantes des informations concernant les équipements de protection personnelle qui ont été surveillés il faut absolument des inspections et cela est fondamental pour protéger la sécurité des travailleurs et pour ce qui est de l'usage professionnel je dois dire que la définition d'usage professionnel au sens de la proposition et tout ce qui utilise des pesticides dans le cadre de leur activité traditionnelle professionnelle c'est une définition assez large cela concerne et l'employeur et le salarié en effet il faut que les deux aient des informations complètes concernant l'utilisation de spécifices pesticides et beaucoup des temps membre ont des prescriptions spécifiques concernant la formation distributeur consultant et usagers professionnels je voulais qui était dans la question dire que j'entends tout ce que vous dites et je comprends bien je le vois mais sur la question de l'urgence comment on va plus vite parce que et on l'a vu avec le premier intervenant la la la la la la la maladie sur le nombre de personnes contaminées augmente rapidement et comment vous voyez faire accélérer les choses pour que tout ce que vous préconisez ce que vous soulignez et à juste titre aille vite maintenant donc c'est l'urgence concernant l'adoption de la redoute de la proposition dans quel sens urgence on protectrice efficace rapidement maintenant parce qu'on voit que jusque là les choses sont prennent du temps c'est long et l'efficacité n'est pas avérée puisque puisque le premier panel à largement souligné ce qui se passe donc comment on peut accélérer comment on peut aller plus vite ah mais là dépend des collégisateurs bien évidemment la Commission a déjà dit que cette proposition doit être adoptée le plus tôt possible on l'a dit il y a le besoin urgent de réduire l'utilisation des pesticides et le risque d'exposition pesticides le plus dangereux et c'est pour cela qu'on a défini des objectifs dans la proposition pour atteindre cet objectif et lorsque la législation sera adoptée ces objectifs pourront être atteint il est un disposition important concernant les cas de empoisonnement aigu et il y aura aussi un registre électronique en outre il y a un autre suivi qui peut être assuré pour trouver le lien entre les risques et les maladies il y a aussi tout ce qui a très à la formation et bien évidemment cette législation ne couvre pas tout mais on veut bien évidemment réduire l'utilisation des pesticides et j'espère que la législation pourra être adoptée le plus tôt possible vous pouvez éventuellement porter la réponse à la troisième question madame et je sais pas si c'est vous qui pouvez être la plus je partage cette approche il y a une urgence quand même et il peut y avoir une exposition pour les résidents et les tiers j'ai dit tout à l'heure que on a déjà commencé à collecter toutes les données disponibles on a commencé il y a 10 ans et en outre on a déjà comblé des lacunes pour ce qui est de la disponibilité de donner et de la recharge là on vient de commencer une autre phase on coopération avec un groupe d'État membre pour réviser les données disponibles afin de mieux les comprendre enfin de mieux comprendre l'exposition des résidents et des tiers bien évidemment on me dit depuis pas mal de temps qu'on a besoin de plus de données à cet égard je dirais que le processus a commencé les choses bougent assez rapidement et j'espère qu'on pourra avoir un chiffrage plus percutant et plus intéressant c'est justement ce qui nous intéresse j'espère avoir répondu à la question Stéphane Aurel vous vouliez réagir aussi ou est-ce que les deux personnes de panne ont dit donc je veux parler en anglais donc beaucoup de questions ont été soulevées donc pourquoi est-il si compliqué pour les autorités réglementaires d'impliquer des chercheurs indépendants plutôt que l'industrie parce que toutes les études sont sponsorisées par l'industrie il n'y a pas d'implication de chercheurs indépendants et là on est sûr que la situation serait complètement différente si le processus réglementaire se baser sur des données publiques et des études indépendantes et de même pour ce qui est des groupes d'experts et qui sont les membres de ces groupes je suis journaliste donc j'ai une question plutôt pour vous madame Tiramani parce que en fait vous avez un Beckham de recherche et vous avez dit que vous voulez inviter monsieur gargou pour une audition comme expert vous avez invité également Isabelle Baldi dans le cadre de cette audition d'experts l'idée c'est d'écouter quelqu'un qui a une connaissance du domaine sans conflit d'intérêt par exemple un lien avec l'industrie et c'est l'une des raisons pour laquelle il y a ces auditions d'experts donc ma question est la suivante vous avez des industriels et qui produisent des pesticides qui font partie de ces groupes mais ils sont pas des experts et donc comment est-elle la situation la conférence applique a pris plus de 20 minutes de retard les interprètes s'excusent de devoir terminer le service à des heures 55 Garigou mais c'était pour dire on va commencer à en parler ce qui ne veut pas dire que donc on peut pas être nombreux mais laissons tomber un peu le cas spécifiques l'idée d'experts d'écouter les experts n'a rien à voir avec l'idée d'avoir quelqu'un dans notre métier qui pourrait avoir un conflit d'intérêt mais qu'on peut écouter pour et donc on évite le problème de du conflit d'intérêt non c'est quelqu'un qui a écrit un article et on veut dans le cadre de notre comité donc l'idée c'est de l'écouter parce qu'il aura des choses à nous dire deuxièmement dans les groupes de travail qui ont développé les orientations en 2014 et même plus tard il n'y a pas de représentant de donc des producteurs des groupes de travail se compose notamment enfin le dernier est composé des tas membres donc l'idée dont à laquelle vous avez fait référence donc je faisais références au groupe BFR dont le travail fait la base du travail de désorientation FSA donc bon les interprètes s'excuse de devoir arrêter le service de traduction au revoir qui était prévu donc nous quittez maintenant mais merci infiniment pour déjà l'étape que vous avez merci on va devoir arrêter là parce que leur arrive vous vouliez juste une seconde allez-y Christian jour dans un monde idéal je pense que où il n'y aurait pas besoin d'épices ce serait l'agriculture bio parce que maintenant j'aimerais savoir c'est ce que coûte l'agriculture conventionnelle derrière en nettoyage des eaux en moins par exemple j'ai un j'ai 70% de taux des pays et donc j'ai besoin de soins en environnement enfin en biodiversité l'agriculture conventionnelle coûte très cher et derrière et elle par contre l'agriculture bio n'aurait pas tous ces inconvénients là on va pas toutes ces externalités négatives et ses coups rien que l'eau c'est 50 milliards par an en France c'est je suis plus 300 et quelques qu'en Europe rien que l'eau la pollution de l'air c'est pire et avec l'arrivée des pesticides à à filtrer dans l'eau avec le cas du S métola chlore qui est sorti il y a pas longtemps le coût du traitement de l'eau en France va passer de 280 euros par habitant actuellement à entre 5 et 600 rapidement puisque la recherche des pesticides c'est très lourd en termes de nettoyage de l'eau donc il y a les pesticides il y a les métabolites aussi et je ne parlais que de deux sujets il y en a beaucoup de mais comme c'est pas le prénom du jour on va pas ré-ouvrir vous avez raison de souligner que au-delà de du coup souffrance pour la santé qu'on abordait ce matin il y a tout le coup économique qui est à mettre derrière merci beaucoup pour les gens pour vos témoignages à vous avec le courage que vous avez en tant que de militer pour cette souffrance silencieuse dans le monde de l'agriculture dont on parle peu mais qui est grave et qui est important de d'accompagner donc merci à vous de donner la main à tous ceux qui en ont besoin dans ce dans ce cadre là merci à tous nos autres intervenants pour vos apports et vos contributions là ce matin à cette réflexion qui nous on a eu beaucoup de plaisir à la préparer parce que c'est un sujet qui est important plaisir entre guillemets parce que c'est un sujet qui est quand même assez grave en tout cas beaucoup d'intérêt à préparer cette réflexion et cet échange j'espère qu'ils nourrira les dossiers d'actualité pour ce qui est restauration de la nature faire rater puisque le Parlement a voté contre donc là maintenant on va pas aller plus loin mais pour ce qui est de la loi sur j'espère qu'on ira plus loin et que ce qui était dit ce matin sera un peu entendu et que ce sera utile dans ces débats voilà et on doit quitter la salle mais on peut continuer en dehors de la salle à échanger si certains veulent le faire et merci à tous les participants [Applaudissements]

Pesticides & Santé au travail : Conférence présentée par Claude Gruffat (Verts/ALE) — Claude Gruffat · Pourquijevote