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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 décembre 2016 7 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & international

L’économiste Anne-Laure Delatte : "La politique monétaire ne peut pas tout"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre invité est économiste spécialiste de l'Europe et de l'euro. La BCE va continuer ses rachats de dette jusqu'à fin 2017. Pourquoi ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi la BCE maintient-elle cette politique malgré les montants élevés ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Cette politique a-t-elle eu des effets sur les économies de la zone euro ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques de cette politique monétaire prolongée ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Comment le contexte international, notamment avec Trump, influence-t-il la BCE ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Anne-Laure DelatteFait
    « elle va continuer au moins jusqu'à la fin de l'année prochaine »
  • 2:30Anne-Laure DelatteChiffre
    « la zone euro est à 1,7% de croissance »
  • 3:30Anne-Laure DelatteChiffre
    « on a 1,3 pour cent de croissance maintenant »
  • 5:00Anne-Laure DelatteFait
    « il faut repenser à d'autres outils en plus de la politique monétaire »
  • 8:30Anne-Laure DelatteChiffre
    « l'euro a déjà perdu 40% en deux trois ans »
  • 9:00Anne-Laure DelatteChiffre
    « il faut 1,06 dollar pour un euro »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

jean leymarie votre invité est économiste spécialiste de l'europe et de l'euro pour soir à l'heure de lattes vous travaillez au cpie le centre de recherche sur l'économie mondiale depuis des mois la banque centrale européenne essaie de soutenir l'économie de la zone euro elle le fait notamment en rachetant des dizaines de milliards de dette publique et privée est bien la nouvelle du jour c'est qu'elle va continuer au moins jusqu'à la fin de l'année prochaine l'annoncé tout à l'heure que cherche-t-elle alors en fait elle continue en effet elle devait s'arrêter en mars prochain et elle a décidé de continuer pendant six mois avec un petit peu moins en mettant un petit peu moins de munitions sur la table mais c'est quasiment la même chose c'est quand même des montants monstrueux 5 milliards par mois elle donc en fait toi ça me garde euros par mois elle va prêter de l'argent on en est on appelle ça acheter de la dette mais en fait en réalité elle va prêter de l'argent aux états européens et aux entreprises européennes encore jusqu'à la fin 2017 pour 60 milliards par mois d'euros pourquoi fait-elle cela on est toujours dans une situation préoccupante un d'un point de vue économique en particulier la banque centrale en europe n'a qu'un objectif c'est la stabilité des prix et avoir un taux d'inflation autour de 2% pourquoi il faut avoir de l'inflation c'est parce que l'inflation ça veut dire de l'activité en réalité quand vous avez zéro pour cent ou 1 % ça veut dire qu'il n'ya pas demande dans dans l'économie aujourd'hui on est à 1 % donc on est loin de l'objectif il faut continuer à soutenir l'économie pour atteindre cet objectif de 2% est ce que cette politique de la banque centrale européenne a marché ces derniers mois ce qu'elle a eu des effets sur les économies des pays de la zone alors d'un point de vue d'un bon d'un certain d'un certain côté oui elle a eu un effet dans le sens où aujourd'hui la zone euro est à 1 7% de croissance c'est faible c'est faible parce qu on est en rattrapage donc on devrait avoir en réalité un taux plus importants mais on a quand même eu en effet un petit peu sur l'investissement un peu sur les prêts des entreprises en france on à 1,3 pour cent de croissance maintenant la politique monétaire ne peut pas tout et on n'a que ça aujourd'hui en europe puisque on est contraint par les règles européennes sur nos politiques budgétaires et on n'a pas de politique industrie elle en réalité donc si on veut relancer la croissance si on veut relancer les investissements et atteindre cet objectif de moins de chômage plus d'inflation plus d'activité il faut repenser à d'autres outils en plus de la politique monétaire qui seraient de la relance budgétaire ou une vraie politique industrielle pour relancer les investissements et vous vous plaidez pour cela mais ça veut dire 1 lors de la 2e l'année prochaine encore tout va reposer ou beaucoup va reposer sur la politique monétaire de la banque centrale européenne oui a priori on est dans un policy mix européen c'est que ça veut dire policiers mexicains solis mx en fait c'est simplement que vous avez différents instruments dans la politique économique et nous en europe on se concentre sur la politique monétaire donc mario draghi qu'on appelle dans les milieux super mario nous a sauvés en fait en 2012 le président de la banque centrale européenne perdant c'est le président de la banque centrale européenne il nous a sauvés de la crise en 2012 depuis y met des milliards sur la table pour maintenir la zone euro à flot maintenant il ya des risques à ça quels sont les risques est ce que cette politique là si elle continue peut-être dangereuse alors il ya moi je vois deux risques le premier c'est une absence de munitions si une nouvelle crise arrive et d'où elles peuvent d'où peut venir une nouvelle crise elle peut venir en interne à l'intérieur de la zone euro des banques italiennes on a une vraie fragilité sur les banques italiennes en ce moment et on l'a vu ces derniers jours en voilà si henin on a des banques qui sont fragiles et qui potentiellement peuvent faire faillite donc il va falloir encore soutenir ses banques on a besoin de munitions or qu'est ce qu'on fait on met déjà 60 milliards sur la table donc le bazooka il est plein là aujourd'hui deuxième risque c'est que ça en fait on va avoir une modification on va voir un changement radical de la politique américaine et du contexte international avec l'arrivée du nouveau président donald trump c'est à dire qu'est-ce que ça va changer pour nous en fait parce qu'on sait que donald trump il a notamment un grand programme d'investissement dans les infrastructures alors il va relancer l'économie il a annoncé des choses qui ne sont pas toujours très cohérent et puis on va voir ce qui fait puisqu'on entend des discours différent d'un jour à l'eau alors c'est très difficile on est dans d'abord on est dans un contexte d'incertitude radical donc on ne sait pas exactement ce qu'il va faire on sait même pas du tout ce qu'il va faire mais a priori ce qu'on comprend puisque c'est un président populiste il va appliquer une politique populiste qui consiste en la politique d'infrastructures pour les routes malheureusement pas pour les femmes et pas pour les recherches en développement mais en tout cas ça va marcher ils vont construire des choses qui vont faire que ça va relancer l'économie et qu'est ce qui va se passer soit la semaine prochaine soit au début de l'année prochaine la banque centrale américaine la fed va probablement elle augmentait cette hausse est à dire faire l' inverse de ce que nous on a fait aujourd'hui donc on va être dans une situation des couples et par rapport aux états unis on va dans une situation complètement différente or aujourd'hui il est très difficile de maintenir une politique monétaire qui est en radicale opposition avec pourquoi pas la mairie ça voudrait dire que d'un côté côté fait côté états unis on remonte les taux alors qu'on l'ait maintien historiquement bas en europe alors historiquement elle est en est à 0 pour le taux directeur de la banque centrale européenne on n'a jamais aussi bientôt négatif pour les dépôts même tout à fait on n'a jamais été aussi en quoi est-ce que c'est un problème qui est un décalage entre l'europe et les états unis alors concrètement les états unis ne vont pas augmenter de façon trop brusque mais ils ont augmenté progressivement concrètement l'euro va se dévaluer et c'est déjà le cas en fait il va avoir une dépréciation de notre monnaie à nous donc ça a déjà perdu et l'euro a déjà perdu 40% en deux trois ans là on est quasiment à la parité c'est à dire que il faut 1,06 dollar pour un euro donc on va avoir un une dépréciation de notre monnaie et un changement macro qui va être vraiment difficile à soutenir beaucoup d'incertitudes beaucoup de questions anne laure de lattre merci merci rectrice adjointe du cpie le centre de recherche sur l'économie mondiale invitée de l'interview rico