Santé mentale, cause nationale mais sur le terrain les moyens manquent - Sébastien Saint-Pasteur
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le 29 janvier dernier, le corps de Tia, 16 ans, jeune Pessaquaise a été retrouvé sans vie. Pendant 17 jours, sa famille a vécu dans l'incertitude. À Pessac, sur ma circonscription, nous avons tous mesuré l'épaisseur de cette angoisse.
Une famille, une ville, un établissement scolaire, le lycée pape Clément, des milliers d'habitants d'adolescentss, tout suspendus à l'issue d'un dénouement heureux. Malheureusement, 17 jours après sa disparition, c'est la découverte d'un son corps suite à un suicide selon toute vraie semblance. Face à un tel drame, il n'y a pas de mot.
J'adresse mes pensées à sa famille à ses proches. Mais ce drame n'est malheureusement pas isolé. Il s'inscrit dans une tendance extrêmement préoccupante.
Chez les femmes de moins de 25 ans, la part des décès du au suicide a doublé en moins de 10 ans. La hausse concerne aussi les gestes d'automutilation et les hospitalisations. Les jeunes filles de 15 à 17 ans sont malheureusement parmi les plus fragiles.
Ce constat est connu. Il fait partie de ceux qui ont conduit à faire de la santé mentale une grande cause nationale. Pourtant, nous ne sommes pas à la hauteur.
Cette grande cause peut paraître purement déclarative. Les avancées restent trop limitées, trop lentes et les moyens insuffisants. Et dans les établissements scolaires, les équipes sont souvent en première ligne, sans réponse suffisamment structurée, sans coordination suffisante et parfois sans solution face à une jeunesse en souffrance.
On a de la peine à voir les déclinaisons sur le terrain des assises de la santé scolaire, par exemple. Pourtant, il est urgent d'agir bien plus fort, d'investir massivement dans la prévention. Madame la ministre, je ne vous demande pas de nous énumérer la longue liste des annonces qui ont été faites dans le cadre des plans de psychiatrie ou des assistes de la santé scolaire, mais de nous parler résultats, progrès, objectifs, méthodes.
Nous n'avons même plus de délégué interministériel à la santé mentale depuis près d'un mois et depuis 18 mois, comment contredire ce qui ne voi dans cette grande cause nationale qu'une grande qu'une grande causerie. Je vous remercie. 4 ans maintenant, une augmentation des dépenses d'assurance maladie pour euh la psychiatrie qui est passée de 9 milliards en 2020 à 13 milliards en 2025.
Le nombre de psychologues sur le terrain a doublé. Le nombre de psychologues conventionnés euh qui réalisent mon soutien de psy, le dispositif qui permet à chacun de pouvoir être remboursé de séances de psychologue et passer de 4000 psychologues en 2024 à 6700 en 2025. Le nombre de psychiatres a augmenté de 7 % ces 10 dernières années.
Concernant les euh centres médicaux psychologiques adultes, vous savez que ces deux dernières années, il y a eu 18 millions de plus d'engagés, ce qui fait 300 professionnels de plus sur le territoire. Les CMP pédiatriques, 38 millions d'engagés ces trois dernières années avec 633 professionnels supplémentairirees. Malgré tout ça, la situation reste difficile et il reste des situations et je tiens à porter mon soutien à la famille dont vous avez pu exposer le cas dans la question.
Sébastien Saint-Pasteur