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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 novembre 2024 25 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Soutenons les agriculteurs qui s'opposent au Mercosur ! - Edwige Diaz (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Nous nous sommes quittés il y a quelques mois sur ce plateau, il y a eu des engagements, 70 de mémoire. On nous dit qu'il y a entre 30 et 50% de ces engagements qui ont été tenus, mais on sent bien qu'aujourd'hui la colère, c'est pas forcément cela, c'est pas forcément les conditions économiques, mais c'est cet accord potentiel entre l'Union Européenne et 5 pays d'Amérique du Sud.

  • 0:48RelanceRéponse directe

    Alors dites-moi pourquoi oui et pourquoi non.

  • 1:44OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a dit que ce soir, il était à Buenos Aires, il partait pour le Brésil, pour le sommet du G20. Et il a dit, en l'état, la France ne signera pas ce traité. Est-ce que ça vous rassure ou est-ce que c'est insuffisant ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous surprend ? Au-delà de votre opposition que l'on connaît, évidemment.

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse de cette situation ?

  • 8:48OuverteRéponse directe

    Quels sont les pays avec qui la France peut s'allier pour empêcher la conclusion de cet accord selon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05InvitéFait
    « Oui, il peut le dire. Je les ai vus ce matin, les chiffres. »
  • 1:09InvitéFait
    « Plan fiscal pour les éleveurs, il n'est pas encore appliqué. »
  • 1:51InvitéFait
    « Je souligne son activité pour faire changer les choses, mais je ne le croirais que quand ce sera fait, signé, acté. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « Moi, je voudrais commencer par adresser tout mon soutien aux agriculteurs. »
  • 4:16Invité politiqueFait
    « Ils ont dit, vous, Rassemblement National, vous êtes notre dernier espoir. »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « On a des traités de libre-échange dont aucun agriculteur ne veut, comme le Mercosur, qui sort par la porte, qui rentre par la fenêtre. »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « Ça fait des années que les agriculteurs alertent sur le délitement de l'agriculture, sur les dangers du Mercosur. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « Donc je dénonce l'hypocrisie d'Emmanuel Macron. »
  • 6:02InvitéFait
    « Ce n'est pas un accord qui est sorti par la porte et qui est rentré par la fenêtre. »
  • 6:04InvitéFait
    « C'est la Commission européenne, et non pas l'Union européenne, qui a pour mandat de négocier cet accord depuis 1999. »
  • 7:37InvitéFait
    « Et c'est précisément à cette scission-là et à cette possible manière de faire passer l'accord que Michel Barnier s'oppose très clairement et que nous, les parlementaires français, nous opposons très clairement. »
  • 7:52InvitéFait
    « Mais il n'a pas toujours fait entendre la même voix à Bruxelles. »
  • 19:01Invité politiqueFait
    « Nous, dès lors qu'il s'agit de redonner la parole au peuple, ou dès qu'il s'agit d'avoir des débats au Parlement, nous y sommes favorables. »
  • 19:26Invité politiqueFait
    « La surtransposition des normes, ça suffit. L'écologie punitive, ça suffit. La décroissance, ça suffit. »
  • 19:36Invité politiqueFait
    « Moi, je ne voudrais pas que le gouvernement instrumentalise cette proposition pour gagner du temps. »
  • 20:36Invité politiqueFait
    « Il faut que Madame la nouvelle ministre de l'Agriculture s'active très rapidement pour faire évoluer les choses. »
  • 20:47Invité politiqueChiffre
    « Dans ma région, c'est entre 5 et 6 exploitations agricoles qui ferment par jour. »
  • 24:11Invité politiqueFait
    « Nous, au Rassemblement National, nous n'avons aucune responsabilité dans la situation subie actuellement par les agriculteurs. »
  • 24:21Invité politiqueFait
    « Nous avons été impeccables, irréprochables, que ce soit au Parlement européen, quand nous avons par exemple voté il y a quelques mois contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Chili. »
  • 24:35Invité politiqueFait
    « Nous sommes favorables à une grande loi intitulée « Mangeons français ». »

Temps de parole

  • Invité25 %
  • Présentateur21 %
  • Edwige Diaz16 %
  • Invité 213 %
  • Invité 311 %
  • Invité 410 %
  • Invité 55 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

J'accueille Sophie Lénardz, bonsoir. Vice-présidente de la Coordination Rurale, à vos côtés Bruno Millienne, bonsoir. Ancien député, porte-parole du MEDEM, face à vous Edigias, bonsoir. Bonsoir. Député Rassemblement National de la Gironde, vice-présidente du Rassemblement National, j'accueille également à distance Céline Imard. Merci de participer à nos échanges, député européen Les Républicains, céréalière du Tarn, François Pursec, sociologue spécialiste des mondes agricoles, est toujours sur le plateau. Bonsoir à tous. Je vais débuter avec vous, Madame Lénardz. Nous nous sommes quittés il y a quelques mois sur ce plateau, il y a eu des engagements, 70 de mémoire.

On nous dit qu'il y a entre 30 et 50% de ces engagements qui ont été tenus, mais on sent bien qu'aujourd'hui la colère, c'est pas forcément cela, c'est pas forcément les conditions économiques, mais c'est cet accord potentiel entre l'Union Européenne et 5 pays d'Amérique du Sud. Est-ce que j'ai raison de résumer la situation aujourd'hui à cela ?

0:46
Invité

Oui et non.

0:48
Présentateur

Alors dites-moi pourquoi oui et pourquoi non.

0:49
Invité

Non, parce que, enfin oui, parce que le Mercosur est la goutte d'eau du moment, et non parce que rien ou presque rien de tout ce que nous avons échangé ces derniers mois n'est arrivé dans nos exploitations.

1:03
Présentateur

On nous dit 30 à 50%, c'est le président de la FNC qui est venu.

1:05
Invité

Oui, il peut le dire. Je les ai vus ce matin, les chiffres. Je prends juste un exemple que j'ai vu ce matin dans un slide. Plan fiscal pour les éleveurs, il n'est pas encore appliqué. Donc moi, je peux entendre. Oui, ça a été à l'étude. Oui, il y a eu un projet. Alors d'où la faute ? Je ne sais pas d'où vient le problème. Mais en tout cas, je peux vous dire que sur les exploitations, c'est pas arrivé. D'accord. Et des tas d'autres choses.

1:32
Présentateur

Ça, c'est pour le volet promesse gouvernementale non tenue. C'était les promesses de Gabriel Attal. Sur le Mercosur, je vois votre analyse. Emmanuel Macron a dit que ce soir, il était à Buenos Aires, il partait pour le Brésil, pour le sommet du G20. Et il a dit, en l'état, la France ne signera pas ce traité. Est-ce que ça vous rassure ou est-ce que c'est insuffisant ? Et qu'est-ce que vous lui demandez au président ?

1:51
Invité

Je souligne son activité pour faire changer les choses, mais je ne le croirais que quand ce sera fait, signé, acté. Ça peut prendre du temps et c'est pas la France toute seule. Et c'est pas nouveau. Ça fait 25 ans qu'ils discutent du Mercosur. Ça fait 25 ans qu'ils disent qu'ils ne sont pas d'accord. Maintenant, une fois pour toutes, il faut aller jusqu'au bout des choses. Je sais que c'est pas facile en politique ou dans la gestion d'un pays. Mais en tout cas, au jour d'aujourd'hui, avec le monde agricole dans la situation où il est, si on ne va pas jusqu'au bout des choses, on ne repartira pas.

2:22
Présentateur

– Bruno Minienne, Edwige Diaz, et je poserai la question à Mme Imard qui nous entend. Mais rarement, en fait, j'ai vu autant d'hommes et de femmes politiques, de partis différents, voire opposés, autant d'accords sur un sujet. C'est-à-dire que cet accord Union européenne-Mercosur, on a l'impression qu'on ne sait pas pourquoi on en arrive là. On a commencé les négociations en 2019, qu'on est là aujourd'hui, que le monde a changé et qu'en gros, on n'aurait jamais dû se mettre là-dedans.

2:47
Invité

– Moi, je pensais que le Mercosur ne reviendrait jamais sur la table, pour être très honnête. – Sérieusement. – Je fais partie des députés de l'ex-majorité, pardon, qui n'ont pas voté. – Du bloc central plus seul aux affaires. – Qui n'ont pas voté l'accord sur le CETA, c'est pour vous dire. Moi, je trouve déjà complètement aberrant qu'on fasse circuler de la nourriture d'un pays à l'autre, la même nourriture qu'on produit chez nous, on va la chercher ailleurs. Alors, il n'y a même pas les mêmes normes, il n'y a pas les clauses miroirs. On marche sur la tête, ils peuvent faire tous les accords qu'ils veulent. Multilatéraux, ça ne m'embête pas.

Mais pas sur la nourriture, pas sur la santé des gens qu'on est censé nourrir.

3:23
Présentateur

– L'exception culturelle devrait avoir l'exception alimentaire, c'est ça ?

3:25
Invité

– Exactement. – On va être d'accord. – Exactement, mais depuis longtemps, je suis pour ça. Donc, le Mercosur, je ne comprends même pas. Pour moi, les pays européens étaient alignés. Je découvre, un peu comme tout le monde, que finalement, là, on a un vrai risque que ça passe, parce que la France est isolée. – Je ne comprends plus l'Europe à ce niveau-là.

3:41
Présentateur

– Madame Diaz, est-ce que vous vous êtes surpris par ce retour ? On l'a fait faire sortir par la porte, il rentre par la flette, mettre ce possible accord avec le Mercosur. Est-ce que ça vous surprend ? Au-delà de votre opposition que l'on connaît, évidemment.

3:51
Edwige Diaz

– Oui, oui, déjà, moi, je voudrais commencer par adresser tout mon soutien aux agriculteurs. Moi, je suis élue en Gironde, dans une circonscription très rurale. J'étais en circo aujourd'hui, et ils ont continué, ces agriculteurs courageux, de me témoigner, de me faire part de leurs inquiétudes. Et dimanche dernier, j'étais avec Jordan Bardella à Tonins, dans le Lot-et-Garonne. Nous étions précisément à la rencontre des agriculteurs. Et les agriculteurs ont tenu des propos très clairs. Ils ont dit, vous, Rassemblement National, vous êtes notre dernier espoir. Parce qu'en effet, depuis des années, on a des promesses qui ne sont pas tenues par les pouvoirs publics.

On a des traités de libre-échange dont aucun agriculteur ne veut, comme le Mercosur, qui sort par la porte, qui rentre par la fenêtre. Et les agriculteurs ont le sentiment légitime d'être, une nouvelle fois, trahis. Et donc, moi, je comprends leur mobilisation.

4:39
Présentateur

– Vous entendez, le dernier espoir, ce n'est pas le Rassemblement National, c'est Emmanuel Macron ou Michel Barnier qui, à un moment, pour en dire non. J'entends votre opposition très claire à cet accord, mais en l'occurrence.

4:47
Edwige Diaz

– Le problème, c'est que moi, je ne vois pas comment on va régler les problèmes avec ceux qui les ont créés. Ça fait des années que les agriculteurs alertent sur le délitement de l'agriculture, sur les dangers du Mercosur. Et là, Emmanuel Macron nous dit « je ne signerai pas l'accord », sauf que ce n'est pas la signature. Voilà, déjà en l'état, donc il faut voir ce qu'il y a derrière. Et en plus, je rappelle que ce n'est pas Emmanuel Macron qui signe ou pas l'accord, c'est l'Union européenne. Sauf que ces députés au Parlement européen, ils ont voté pas plus tard qu'il y a quelques jours, en faveur du commissaire européen qui, lui, est favorable à ce traité du Mercosur.

Donc je dénonce l'hypocrisie d'Emmanuel Macron.

5:20
Présentateur

– On reviendra d'ailleurs sur la procédure de veto, qui est la France a un droit de veto, parce que c'est un accord particulier. On reviendra d'assume, et je voudrais d'abord la première réaction de Mme Imard, députée européenne, les Républicains et céréalière du Tarn. Quelle est votre analyse de cette situation ? Presque dix mois, dix mois plus tard, on prend les mêmes et on recommence. Vélizy, Villacoublaine, la Nationale 118, il y a 120 agriculteurs, il y a 82 points de blocage un peu partout en France. On a le sentiment que même si les raisons ne sont plus tout à fait exactement les mêmes, la situation, elle n'a pas évolué.

5:49
Invité

– Pardonnez-moi, monsieur, mais il y a énormément d'inexactitudes dans ce que vos précédents invités viennent de dire.

5:55
Présentateur

– Alors corrigez-moi, corrigez-les.

5:56
Invité

– Ce n'est pas un accord qui est sorti par la porte et qui est rentré par la fenêtre. C'est la Commission européenne, et non pas l'Union européenne, qui a pour mandat de négocier cet accord depuis 1999. Donc ça fait très très longtemps qu'il est dans les placards, qu'il est dans les tiroirs, et en fait, ce sont les dernières rangs de négociations qui ont eu lieu en septembre, en octobre, et on sait que l'accord est achevé. Mais au niveau des traités européens, ce sont les États membres qui donnent mandat à la Commission, et les parlementaires européens ne se prononceront qu'entre six mois et un an après la première signature de l'accord pour avoir un vote à majorité simple.

Ensuite, il pourrait y avoir une possibilité de veto au niveau du Conseil, dont des États membres, si cet accord est un accord mixte. Donc ça veut dire que si un seul pays s'oppose, dans ce cas-là, l'accord n'est pas signé.

6:45
Présentateur

– C'est le cas, c'est ce qu'on appelle un accord mixte ? – Je vous interrogez parce que j'ai bien regardé justement à la prochaine. – On est bien d'accord, oui, pardon.

6:51
Invité

– Ce qui est en train de se passer, c'est qu'on entend dans les couloirs, et là encore, il y a quand même une opacité dans la manière dont la Commission mène et fait aboutir ses négociations, qu'en fait, elle pourrait prendre modèle sur l'accord de libre-échange qui a été signé avec le Chili. Qu'est-ce qui s'est passé avec le Chili ? C'était à peu près il y a deux ans. La Commission européenne a décidé de scinder l'accord. Ça veut dire qu'elle a scindé l'accord en deux catégories. – Et là, ils se volent le volet commercial. – Exactement.

Et la partie commerciale de l'accord, comme c'est le cas aussi avec le CETA, donc avec le Canada, dans ce cas-là, peut être mise en branle sans ratification des parlements nationaux. Et ensuite, on a tout un volet qui est dit accord-cadre avec les principes concernant les droits de l'homme, l'investissement, etc., qui lui sera soumis à ratification. Et c'est précisément à cette scission-là et à cette possible manière de faire passer l'accord que Michel Barnier s'oppose très clairement et que nous, les parlementaires français, nous opposons très clairement. Et ça, c'est nouveau.

Parce que quand Emmanuel Macron dit on s'est opposé à l'accord, on s'est opposé à l'accord, on s'oppose à l'accord, on s'engage à ne pas signer l'accord, c'est une voix qu'il fait entendre à Paris, mais il n'a pas toujours fait entendre la même voix à Bruxelles. Donc ce qui se joue aujourd'hui, en tout cas au Parlement européen en Europe, c'est vraiment le fait à ce que la Commission, il faut faire pression pour ne pas scinder l'accord. Donc ça, c'est la première des choses. Mais ce n'est pas un accord qui revient comme ça sur la table par hasard. C'est l'aboutissement d'un processus de négociation qui a été très long. Et il faut savoir que le Mercosur est poussé par beaucoup d'États.

Des personnes, des pays comme l'Allemagne, comme l'Espagne poussent énormément à la conclusion de cet accord parce qu'on a une industrie automobile en difficulté, une industrie de services en difficulté. Donc c'est vraiment un jeu de coalition. On est en train de trouver des alliés. Il faut que la France trouve des alliés à cet accord pour réunir une minorité de blocage qui doit se faire avec 4 États membres et 35,1% à minima de la population représentée par ces États membres.

8:45
Présentateur

– Alors ce qui est bien, c'est que vous devancez mes questions. Alors je vais vous poser la question différemment. Quatre pays pour avoir cette minorité de blocage. Quels sont les pays avec qui la France peut s'allier pour empêcher la conclusion de cet accord selon ? Ou est-ce qu'il y a des points communs, des points de convergence ?

8:58
Invité

– Oui, on a des pays, en tout cas ce sont des discussions qui sont faites de manière très ouverte au niveau du Parlement européen, des pays comme l'Irlande, des pays comme la Belgique, comme l'Autriche, comme la Bulgarie. Il y en a deux autres que je ne citerai pas parce que leur position n'est pas encore officielle. Mais on a des pays qui sont prêts à nous rejoindre. Maintenant ce qu'il faut acter, c'est que ces pays puissent représenter plus de 35,1% de la population européenne. Le Mercosur, c'est vraiment quelque chose qui est sur un aboutissement, mais on est très vigilants, on travaille. Je ne dis pas que la bataille est gagnée d'avance, mais elle n'est pas encore perdue.

Et nous on met toutes nos forces dans la bataille pour ne pas que cet accord aille jusqu'au bout. Après la colère agricole, puisque c'était votre question initiale, effectivement, comme l'a dit François Purseigle tout à l'heure, la signature du Mercosur, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il y a un vase. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de questions qui ont été posées il y a un an. Une des questions, d'abord c'est la question existentielle. Nous les agriculteurs ont dit, est-ce que la France veut encore de nous ? Est-ce que vous voulez simplement qu'on soit des managers du paysage ?

Est-ce que vous voulez qu'on gère les espaces, les haies, juste qu'on capte du carbone ? Ou est-ce que vous voulez encore de nous pour avoir une souveraineté alimentaire ? Et c'est ça la vraie question aujourd'hui, auxquelles les agriculteurs attendent une réponse claire. Donc symboliquement, le fait de parler du Mercosur, c'est effectivement l'allumette sur le baril de poudre. Parce que ce serait le signal qu'aujourd'hui on dit, restez bien comme manager du paysage à produire des écoservices environnementaux, mais l'alimentation telle qu'elle concerne notre cœur de gamme, la majorité, on a déjà un poulet sur deux qui vient de l'étranger et qui est consommé chez nous.

Donc la majorité de ce qui est consommé, on ouvre la porte en fait à des pays tiers. Et c'est ce double discours en fait au niveau européen que les agriculteurs ne supportent plus. On a la commission d'un côté qui négocie des accords pour importer notre alimentation, évidemment qui n'est pas produite avec les mêmes normes sanitaires et environnementales. Et de l'autre côté, la commission qui impose des règles drastiques, avec la France qui se fait un plaisir de surtransposer en permanence. Et donc avec des agriculteurs qui produisent dans les conditions les plus exigeantes du monde. Et c'est ce double discours. C'est finalement, le vase il est existentiel.

Il concerne la norme, la surtransposition, le revenu et énormément de choses. Le Mercosur est un révélateur finalement.

11:15
Présentateur

Je me permets juste de vous interrompre Madame Imar, mais je reviendrai vers vous dans un instant parce que vous le savez sans doute. Et d'ailleurs il y a Madame Lénard qui a une question pour vous, mais vous le savez sans doute sur BFM TV, priorité au terrain. On va retrouver Célia Jusfredi, donc toujours à Véliz, il y a Coublet sur la Nationale 118. Célia, à 21h pour que les téléspectateurs qui nous rejoignent, je voudrais que vous nous fassiez une petite visite guidée. Vous nous expliquez comment les agriculteurs qui sont arrivés il y a un peu plus d'une heure, une heure et demie maintenant, se sont installés pour passer cette nuit.

11:44
Invité

Alors regardez déjà, premièrement, il y a des tracteurs qui bloquent les deux voies ici de la N118. Ensuite, bien sûr, ils ont commencé à faire un feu et essayé de faire cuire aussi de la nourriture pour ce soir. Alors au programme, on a des saucisses et des merguez pour essayer de passer la nuit en toute tranquillité. Sur ma gauche ici, par contre, on a une tonnelle aussi pour passer ici cette soirée tous ensemble. L'ambiance est plutôt conviviale ici, comme vous pouvez le voir, car le but est pour le moment de ne passer qu'une seule nuit, qu'une seule nuit ici. Tous devraient partir demain aux alentours de 10-12 heures.

Alors vous le voyez, ici on s'abrite, on profite du moment, on se retrouve aussi, car c'est ça qui est important lors de ces manifestations, c'est de se retrouver, de pouvoir parler des difficultés qu'ils possèdent tous, surtout cette année où les récoltes ont été très mauvaises. Et voilà, vous pouvez le voir encore sur les images de Célia Vallée, d'autres tracteurs.

Il y en a environ une trentaine ici sur la N118, ce qui représente environ 150 agriculteurs, environ une dizaine, une vingtaine passeront la nuit ici, avant de repartir demain matin, car il me l'a expliqué, il y a encore beaucoup de travail à faire dans les champs, et ce, avant la pluie, car cette année a été très pluvieuse, ce qui pose des vraies difficultés pour laisser réaller aujourd'hui.

13:00
Présentateur

Merci beaucoup Célia, en direct de Véleziville-Lacoubet dans les Yvelines sur la N118, avec Célia Vallée. Madame Imar, je reviens vers vous, et j'ai une question de Madame Lénars, la vice-présidente de la coordination rurale qui est sur le plateau, elle avait une question à vous poser, la voici.

13:13
Invité

Bonsoir Madame, en discutant avec mon voisin, nous avons des doutes. Vous avez expliqué le mot splitting, la séparation du traité, qui ferait qu'on n'aurait plus besoin d'unanimité pour le voter, mais une majorité qualifiée. Donc au jour d'aujourd'hui, le splitting n'est pas fait, et c'est une bonne chose qu'il n'est pas fait, on est d'accord là-dessus. Alors ce que je ne comprends pas, les fameux 35%, les 4 pays, les 35%, alors que moi j'en étais restée avec ce principe d'unanimité ou de majorité qualifiée, si c'était séparé. Donc j'ai besoin de vos lumières sur... Eclairez-nous Madame Imar.

Il est possible, si la Commission veut vraiment splitter l'accord, elle peut très bien en même temps faire signer la première validation par les États membres de la signature de cet accord, en même temps mettre dans le même texte la possibilité d'un split, et dans ce cas-là, elle a besoin d'un vote à majorité qualifiée sur le split aussi. C'est une possibilité. Ce qui est difficile, en fait, dans ce que je peux vous répondre ou pas, c'est qu'aujourd'hui il y a de l'opacité dans la construction et dans la finalisation de cet accord. C'est-à-dire que même nous, les parlementaires européens, on apprend la finalisation des négociations, on apprend pas mal de choses par la presse.

Et c'est ça, c'est là où le bas blesse. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'a aucune garantie sur le fait que cet accord restera un accord mixte. Et si cet accord doit passer d'un accord mixte à un accord qui permet le splitting, ça se fait directement par un vote au Conseil. Et là, sur le fait de splitter l'accord, le vote au Conseil, il peut se faire à une majorité des deux tiers. C'est-à-dire que la décision même de splitter l'accord ne requiert pas un vote à l'unanimité des États membres. Merci beaucoup Madame Imar. C'est ce flou, en fait, sur la méthode que va utiliser la Commission qui est inquiétante.

15:00
Présentateur

Vos explications étaient très claires et ont convaincu. Merci beaucoup Madame Imar d'avoir été avec nous quelques instants ce soir, à la fois pour nous éclairer, on en avait besoin, et puis vous donnez aussi votre position. Comment vous analysez cela ? Vous spécialisez de l'agriculture française. On est en train de parler de splitting, d'Union européenne, de majorité qualifiée, de minorité de local. C'est vrai que c'est très loin de l'exploitation de Madame Imar et de l'image qu'il se fait.

15:22
Invité

Bien entendu, il y a un bon nombre d'agriculteurs qui n'y comprennent rien du tout. Je pense qu'aussi cette gronde, c'est celle d'un monde qui se voit mourir. C'est aussi, finalement, un monde qui est en train de s'effacer. Et qui ne veut pas mourir. Et qui ne veut pas mourir. Et effectivement, c'est très très présent, notamment chez ces ultras du sud de la Haute-Garonne, qui ont crié aussi leur désespoir, c'est-à-dire la volonté d'être défendus pour ce qu'ils sont. Voilà. Et on a aujourd'hui, de toute façon, une gronde qu'on ne va pas pouvoir splitter. Ça, c'est clair. C'est-à-dire qu'on va peut-être splitter un traité, je n'en sais rien, je ne suis pas un spécialiste.

Mais par contre, on a une même gronde qui ne va pas se splitter et qui repose sur trois choses. Finalement, un ras-le-bol d'un certain nombre de normes qui ne crantent pas avec les réalités du terrain. En fait, un sentiment aussi d'abandon. Abandon de l'État, des industriels, des consommateurs. Et aussi, une quête de juste rémunération. Et ça, tous les agriculteurs, quels qu'ils soient, de la Confédération Paysanne, on n'en a pas parlé, à la Coordination Rurale, en passant par la FNSA, toutes et tous partagent finalement ces mêmes situations, cette même gronde et exaspérance. Sans oublier les jeunes agriculteurs.

16:33
Présentateur

Je connais tous mes syndicats. Je connais tous mes syndicats de Gros-le-Bruns-Milienne. Après, je vais à la Médiaz et même...

16:37
Invité

Non, mais il y a quelque chose qu'on voit qui est terrible. Parce que ça a commencé ce... Enfin, pas ce déclin, mais tout ce ras-le-bol des agriculteurs. Ça a commencé déjà par l'État français. On va le dire. Quand on a nous surtransposés à une époque où on n'avait pas besoin de surtransposés, déjà notre agriculture... L'Europe demandait beaucoup et en fait, on rajoutait des couches... On rajoutait des normes supplémentaires qui nous mettaient déjà en concurrence déloyale avec les autres pays européens. Ça, c'est la première erreur. Quand vous êtes agriculteur et que vous voyez ça, au bout d'un moment, vous en avez ras-le-bol.

Moi, on discutait hors antenne tout à l'heure, notamment l'interdiction du diméthoate en France qui a été faite, je crois, trois ans avant l'Europe. Ça a suffi pour mettre par terre un bon nombre de producteurs de cerises. Je ne comprends même pas qu'on ait laissé faire ça en France. On n'arrive déjà pas à mettre au niveau européen toute l'agriculture au même niveau de normes. Donc là, en France, il faut arrêter absolument. Là, il faut prendre que le gouvernement prenne des engagements. Ça, c'était un désengagement de Gabriel Etal. Oui, oui, mais je veux bien. Les écolos vont évidemment me taper dessus, mais ça, j'en ai rien à faire.

Aujourd'hui, nos agriculteurs sont dans un business qui est déloyal vis-à-vis, déjà, de leurs collègues européens. Et on voudrait rajouter par-dessus des importations qui viennent de pays qui, alors, eux, ne respectent rien du tout, même pas les normes, les plus petites normes qui sont respectées en Europe. Donc, c'est incompréhensible pour un agriculteur. Et ça, vous l'avez rappelé, plus, effectivement, le prix payé à la tâche. Enfin, franchement, moi, j'ai aussi, j'ai trois exploitants agricoles sur ma commune. Ils se tuent à la tâche, je suis désolé de le dire. À 5h du matin, ils sont debout. Les journées n'ont pas fini.

Et puis, derrière, tout le monde le dit, je ne sais pas comment ça va se faire, mais cette simplification administrative, là, pour le coup, Mme Genevard, il va vraiment falloir y aller.

18:19
Présentateur

Si la simplification pouvait déborder les simples cadres de l'agriculture, ça ferait du bon. Oui, oui, non, mais simplification d'une manière générale.

18:25
Invité

Mais, eux, c'est vital, aujourd'hui.

18:26
Présentateur

Mme Diaz, je vous soumets une proposition qui émane de Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise. Et je crois savoir que vous êtes plutôt d'accord au Rassemblement National. national, c'est de proposer un débat, un vote, c'était le cas dans l'hémicycle, évidemment, pour que l'Assemblée nationale, pour que les députés français puissent se prononcer contre, en l'occurrence, contre cet accord Mercosur. Est-ce que c'est une initiative que vous renoulez le soutien à cette initiative qui va de nouveau faire son retour à partir de demain ou cette semaine via Aurélie Trouvé de la France Insoumise ? Est-ce que c'est quelque chose qui a votre soutien officiellement ?

19:01
Edwige Diaz

Ah oui, que les choses soient claires. Nous, dès lors qu'il s'agit de redonner la parole au peuple, ou dès qu'il s'agit d'avoir des débats au Parlement, nous y sommes favorables. La question qu'il faut se poser, c'est à quoi ça va servir ? En fait, on n'a pas besoin d'un débat. Le diagnostic, il est connu de tous. Les agriculteurs veulent vivre de leur métier. Ils en ont marre d'être confrontés à la concurrence internationale déloyale. La surtransposition des normes, ça suffit. L'écologie punitive, ça suffit. La décroissance, ça suffit. Donc en fait, est-ce qu'on a vraiment besoin d'un débat pour arriver à ces mêmes constats ?

Moi, je ne voudrais pas que le gouvernement instrumentalise cette proposition pour gagner du temps. Parce qu'en fait, c'est ce qu'il fait, le gouvernement, depuis un an, il essaye de gagner du temps. Souvenez-vous, l'année dernière, au moment du salon de l'agriculture, on se souvient qu'Emmanuel Macron avait été chahuté.

19:49
Présentateur

Et qu'il avait eu un échange dans une salle un peu à l'écart.

19:53
Edwige Diaz

Exactement, exactement. Gabriel Attal s'était rendu aussi aux côtés des agriculteurs. Il avait enfilé ses bottes et puis ils nous ont dit, on va proposer une loi d'orientation agricole. Mais moi, j'ai participé au débat de cette loi d'orientation agricole. Elle n'a rien prévu pour toutes les revendications qui étaient formulées par les agriculteurs.

20:09
Invité

Parce que tout ne passe pas par la loi, Madame Diaz, vous le savez très bien.

20:12
Edwige Diaz

Oui, mais beaucoup de choses passent par la loi. Sauf qu'en fait, là, un an après, un an après, qu'est-ce qui a avancé ? Rien du tout. Et moi, je continue à entendre des agriculteurs déplorer leur situation et nous dire, on n'en peut plus. Moi, j'en ai encore entendu ce matin sur les communes de ma circonscription. Ils me disent, ils n'en peuvent plus. Ils disent que leur pronostic vital est engagé. Et c'est une réalité. Donc c'est pour ça qu'il faut que Madame la nouvelle ministre de l'Agriculture s'active très rapidement pour faire évoluer les choses. Parce que sinon, on va perdre toute la souveraineté qui nous reste.

Et moi, vous voyez, en Nouvelle-Aquitaine, je suis dans une région très agricole. Et dans ma région, c'est entre 5 et 6 exploitations agricoles qui ferment par jour.

20:51
Présentateur

Sophie Léners, est-ce que vous arrivez à décrire, qualifier, quantifier les conséquences d'un accord comme celui-là s'il était conclu ? On sait qu'il y a la filière bovine, la filière volaille-poulet et le sucre aussi qui seraient particulièrement impactés. Mais ça veut dire quoi de façon chiffrée ? Est-ce qu'on arrive à s'en rendre compte précisément ?

21:09
Invité

Qu'est-ce que vous disent vos collègues sur le terrain ? Non, chiffrer, je ne peux pas chiffrer sur l'économie. Je n'ai pas fait le calcul. Mais un nombre d'exploitations qui fermerait,

21:17
Présentateur

par exemple, c'est quelque chose qui peut... Mais on sait déjà qu'au jour d'aujourd'hui,

21:21
Invité

avec ou sans ce Mercosur, il y a déjà 30% des agriculteurs qui sont dans une très grande difficulté.

21:26
Présentateur

Avec la question de la transmission qui est aussi extrêmement compliquée parfois.

21:29
Invité

On en a parlé de tout ça. Dans la LOA, il n'y a rien sur le revenu, il n'y a rien sur la transmission, il n'y a rien pour l'installation des jeunes. Et je voudrais revenir sur ce que monsieur a dit tout à l'heure. Non, c'est pas ça. Certes, il y a 200 000 exploitants qui vont être en l'âge de la retraite. Je voulais juste vous dire qu'on a des jeunes pour reprendre. Moi, j'ai trois enfants et nous sommes pleins d'agriculteurs à avoir des jeunes. Sauf que s'il n'y a pas de revenus et s'il y a des conditions de travail et d'exploitation comme on a là, nos enfants nous rient au nez en disant « Nous, on ne veut pas le métier que tu as fait, maman.

» Oui, et puis même un certain nombre d'agriculteurs et certaines familles d'agriculteurs ne souhaitent pas forcément que leur propre exploitation soit reprise. Parce qu'on entend dans les fermes aussi un certain nombre de parents dire à leurs enfants « Ne reprends pas, fais des études » et donc accompagnent la sortie du métier. Parce que finalement, l'installation ne débouche pas toujours sur de la création de valeurs. Et parce que finalement, il y a une vraie question qui se pose. « Veut-on encore des agriculteurs en France ? » C'est une vraie question. Vous parliez de la loi d'orientation, mais elle a été détricotée, retricotée.

On voit bien que les politiques sont dans l'embarras, ne savent pas où mener cette agriculture et ces agriculteurs. Donc je pense qu'il faut toutes et tous balayer devant nos portes respectives. Parce que finalement, on n'est plus dans les années 50 où il fallait accompagner un monde à part, ce monde des paysans, à devenir des chefs d'exploitation. Là, on a des artisans, des commerçants, des capitaines d'industrie. Et on voit bien l'embarras qui saisit toute une classe politique et des Français au moment de cette crise. Pourquoi ?

Parce qu'on est toujours dans le registre de l'émotion quand on parle d'agriculture, on fantasme cette agriculture, mais on n'arrive pas, et même certains politiques, à la penser comme elle est et à s'adresser aux chefs d'entreprise qu'ils sont. Et c'est ça le drame, finalement, qui se joue aujourd'hui dans l'agriculture française. J'aimerais répondre à votre question par rapport à ce que vous disiez sur la betterave et autres. S'il n'y avait que le Mercosur, mais des accords comme ça, il y en a plein, ce qui fait que c'est le cumul de tout ça.

Je me suis permis de retrouver des chiffres là tout à l'heure de notre dépendance, parce que le mot souveraineté, ça siffle à mes oreilles, je ne le supporte plus. C'est l'autonomie alimentaire. Aujourd'hui, il faut quand même savoir qu'on est dépendant des autres, à 89% pour le poisson, à 75% pour le blé dur, à 53% pour la viande de vin, 42% pour le poulet, 40% pour le beurre. Bon bref, je ne vais pas vous énumérer tout ça. Je ne vous dis pas si demain, pour x ou y raisons sanitaires ou géopolitiques, les frontières se ferment si on n'est pas dans le caca.

23:59
Présentateur

Madame Diaz, vous voulez réagir ?

24:01
Edwige Diaz

Oui, juste à ce que mon voisin vient de dire. Vous avez dit, en gros, qu'il fallait que les politiques balayent devant leurs portes. Moi, pardon, je ne me mets pas là-dedans. Parce que nous, au Rassemblement National, nous n'avons aucune responsabilité dans la situation subie actuellement par les agriculteurs. Nous avons été impeccables, irréprochables, que ce soit au Parlement européen, quand nous avons par exemple voté il y a quelques mois contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Chili. Nous sommes les seuls à ne pas nous soumettre à l'idéologie de la décroissance des écologistes qui veut favoriser l'écologie punitive.

Nous sommes favorables à une grande loi intitulée « Mangeons français ». Et notre programme en matière d'agriculture durant la présidentielle était parfaitement clair. Il est d'ailleurs toujours disponible sur notre site internet.

24:44
Présentateur

Et ce sera le mot de la fin. Merci à tous les cas d'avoir été sur le plateau. Merci.

24:48
Locuteur

Merci. Merci. Merci.

Soutenons les agriculteurs qui s'opposent au Mercosur ! - Edwige Diaz (BFMTV) — Edwige Diaz · Pourquijevote