Polémique autour d'Amélie Oudéa-Castéra, vote de confiance... Le "8h30 franceinfo" de Jérôme Guedj
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Bonjour Jérôme Gatch, à peine nommée, la ministre de l'éducation nationale, Amélie Oudea-Castera, assume de mettre ses enfants dans le privé en raison, dit-elle, de la frustration devant, je cite encore, le paquet d'heures pas remplacées lors des absences de professeurs. Est-ce que vous comprenez ces arguments ?
Vous voyez la situation absolument lunaire dans laquelle on est. Ce n'est pas le problème personnel de la nouvelle ministre de l'éducation nationale et des Jeux olympiques et du sport. C'est l'argument qu'elle est amenée à déployer sous les yeux de l'ancien ministre de l'éducation nationale, Gabriel Attal, devenu Premier ministre, qui avait fait, rappelez-vous, au moment du budget voté, de la question du remplacement des profs. Il restait 5 mois en poste.
L'alpha et l'oméga, oui, mais il avait, comme ses prédécesseurs, Papendiaï ou Jean-Michel Blanquer, dit que l'éducation nationale était une priorité absolue et que cette question spécifique du remplacement des profs allait être, je dirais, la mère de toutes les batailles. Et vous avez donc cet argument, je crois que c'est le terme de frustration, qui a été utilisé et qui est proprement lunaire parce qu'il illustre le décalage gigantesque dans le rapport à l'éducation nationale. C'est aussi une forme de séparatisme social qui est aussi consacré.
J'ai les moyens de pouvoir mettre mes enfants dans l'enseignement privé et je me résigne à la pauvreté organisée parce que le porte-parole de l'APEP tout à l'heure vous disait que c'est aussi une question de moyens, même si ce n'est pas qu'une question de moyens. Mais nous sommes là face à un gouvernement qui, depuis 7 ans, a beaucoup communiqué sur les questions d'éducation. Mais sur ce seul enjeu du remplacement des profs, la rentrée 2023, la promesse de Gabriel Attal qui était d'avoir des profs remplacés, des remplacements de profs et un prof devant chaque classe n'a pas été tenue. Je crois que les syndicats d'enseignement nous disent que c'est en creux.
Mais elle ne dit pas tout haut, ce que beaucoup de parents pensent tout bas, tout simplement.
Oui, mais c'est terrible qu'elles le disent avec cette forme de résignation, d'acceptation. Moi, je préférais que la ministre dise l'enjeu de l'éducation nationale, il est crucial. Ce séparatisme social, nous devons le combattre. Vous savez que dans l'enseignement privé, il y a une surreprésentation des catégories favorisées. C'est 40% des enfants issus de milieux sociaux favorisés qui sont dans l'enseignement privé. C'est deux fois plus que la moyenne nationale. Et ça, ça renvoie à un sujet qui est probablement la mère de toutes les batailles sur ces questions-là.
C'est l'enjeu de la mixité sociale parce que derrière cette fuite, vers le privé, c'est aussi cette idée qu'on va chercher un entre-soi, des enjeux d'endogamie plus grands que dans l'école publique. Et donc, une des solutions, c'est, vous posiez la question tout à l'heure, c'est notamment que l'enseignement privé participe à la mixité sociale. Vous savez qu'aujourd'hui, les établissements privés ne sont pas soumis à la carte scolaire et ne participent pas à cet enjeu de mixité sociale. C'est d'ailleurs un chantier que Najat Vallaud-Belkacem avait commencé.
Dans les écoles privées ? Il faudrait des quotas dans les écoles privées ?
Non, il faudrait tout simplement que les écoles privées participent à la carte scolaire et soient eux-mêmes soumis à cet enjeu de mixité sociale qui doit être au cœur. L'éducation nationale, c'est celle de la formation et de l'émancipation des jeunes. Et ça ne peut pas être uniquement l'idée de se retrouver dans un entre-soi social avec des catégories uniquement les plus favorisées.
Vous avez mis vous-même vos enfants dans le privé ?
Moi, mon fils passe son bac dans le lycée public cette année.
Et il n'était pas dans le privé plus jeune ?
Il est passé un petit peu dans le privé plus jeune.
Vous aussi, vous avez expérimenté le privé. Oui, pour différentes raisons. On connaît le nouveau gouvernement depuis jeudi soir. Vous êtes dit quoi en découvrant la liste des nouveaux ministres ? Ça y est, la France est dirigée par la droite ?
Assurément. C'est un gouvernement qui aurait pu être un gouvernement Sarkozy. On retrouve l'ancienne porte-parole de la primaire de Nicolas Sarkozy, Catherine Vautrin, dont on avait failli, je crois, hériter comme première ministre à la place d'Elisabeth Borne. On a là la fin de l'illusion du macronisme, si tant est qu'elle puisse encore subsister depuis 2022.
C'est la fin en même temps du dépassement ?
C'est assurément la fin de cette fumisterie. Alors en 2017, que des gens sincèrement aient pu penser qu'il se passait quelque chose et que c'était le renouveau, on était beaucoup à ne pas croire à cette illusion à ce moment-là.
Mais depuis 2017, quand vous avez un gouvernement, d'ailleurs ça fait le lien avec les priorités, quand la priorité budgétaire dès 2017-2018, c'est de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, d'assécher le budget de l'État de 4 ou 5 milliards d'euros et donc de ne pas disposer de moyens pour plutôt revaloriser les salaires des enseignants et donc avoir de l'attractivité, y compris dans les écoles publiques et donc ne pas souffrir des difficultés de postes non pourvus. Il y a des choix politiques très clairs dans le partage des richesses qui n'ont pas été faits à ce moment-là. C'était le cas dès 2017 et puis le feu d'artifice, c'est au lendemain de 2022.
Quand vous avez un gouvernement dans la même année qui fait la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, conditionne le bénéfice du RSA à des heures d'activité, continue à mettre à mal l'hôpital public, laisse les EHPAD et tout le secteur du grand âge dans une difficulté comme on en a rarement vu et on termine par la loi immigration, c'est-à-dire à la fois sur les sujets sociaux et puis sur des sujets d'humanisme, sur des sujets sociétaux, donne tous les gages à la droite, voire à l'extrême droite sur la question de l'immigration, alors la promesse du « en même temps ».
Mais Gabriel Attal, comme disait Agathe, il vient de la gauche, il a été au Parti Socialiste comme vous, ça veut dire qu'il n'aurait plus rien de gauche parce que si on fait les comptes, il y a effectivement 8 sur 14 qui sont passés par l'UMP et la Sarkozy, mais ça veut dire que dans le Louvre, vous en avez quand même 6 qui viennent d'autres horizons.
– Mais attendez, avec toute la sympathie personnelle que je peux avoir pour Gabriel Attal, il faut qu'on torde le coup une bonne fois pour toutes à cette entourloupe qui consisterait à dire que la nomination de Gabriel Attal serait un signal envoyé à la gauche. Gabriel Attal a fait le choix en 2017 de rejoindre l'aventure autour d'Emmanuel Macron et il a assumé toutes celles des décisions que je viens de vous mentionner. Et donc on ne peut pas se revendiquer de l'héritage de la gauche quand on fait la réforme des retraites et qu'on lève un impôt supplémentaire sur la vie de 2 ans sur l'ensemble de nos concitoyens.
On ne peut pas se revendiquer de l'héritage de la gauche quand on fait la réforme de l'assurance chômage, quand on décide la politique fiscale qui consiste à appauvrir l'État et à priver les services publics essentiels, ceux de la santé, ceux de l'hôpital, ceux de l'accompagnement des personnes âgées ou des personnes en situation de fragilité. On ne peut pas se revendiquer de l'héritage de la gauche quand on a une politique aussi vide en matière de logement qui est le sujet de préoccupation premier de nos concitoyens. On est en cœur de l'hiver.
On a, que ce soit en termes de logement social, en termes d'hébergement d'urgence, tous les acteurs du secteur qui continuent à pousser des cris d'alarme.
Mais donc, Gérard Gatti, si on vous écoute, vous voterez la motion de censure que déposeront les Insoumis si jamais Gabriel Attal ne se soumettait pas à un vote de confiance à l'Assemblée ?
Alors d'abord, sur ce point-là, vous avez raison d'attirer l'attention. Vous voyez, je suis parlementaire, nous sommes samedi, le Premier ministre a été nommé dans le courant de la semaine et je ne sais toujours pas à quel moment ce Premier ministre va faire un discours de politique générale. Et voyez-vous, dans le fonctionnement démocratique, quand on nous a raconté, c'est beaucoup de storytelling, mais malheureusement la politique, ce n'est pas une série Netflix, c'est le vrai quotidien des gens, quel est le sens de ce remaniement ? Pourquoi ce remaniement a été fait ? Quel est le changement d'orientation ? Quel est le changement de braquet ?
Donc normalement, c'est un discours de politique générale. Et on doit le faire devant le Parlement, qui est l'expression souveraine de la volonté populaire. Et au moment où je vous parle, on nous dit peut-être que lundi, il y a un discours de politique générale, peut-être qu'il sera repoussé à la semaine d'après. Et là, je vois se reproduire ce qui a été la faillite, l'échec premier d'Elisabeth Borne. Dans un contexte de majorité relative, on n'a pas la présentation d'un discours de politique générale. Il faut qu'on passe à la suite, juste sur la censure des insoumis, la motion de censure, vous l'avez votée ou pas ?
Évidemment, s'il y a un discours de politique générale et qu'il est soumis au vote de confiance, eh bien nous votons contre. Et s'ils n'ont pas le courage, s'ils n'ont pas le courage de soumettre à ce vote de confiance, nous déposerons, ou en tout cas nous soutiendrons, ce que nous appelons une motion de défiance. C'est le seul moyen pour les parlementaires de s'exprimer. Et je vous assure que la démocratie, elle a été pas mal abîmée dans l'année qui s'est écoulée à coup de 49-3. Si c'est pour continuer pareil, tout ça ne sert à rien.
Et vous vous exprimerez encore pendant quelques minutes, juste après le fil info de Diane Ferschit à 8h41. À Taïwan, élection présidentielle en cours dans un contexte de tension. Avec la Chine, le réseau social chinois Weibo, l'équivalent du réseau social X, bloque un mot-clé lié au scrutin. Le mot-clé élection à Taïwan, l'un des sujets pourtant les plus discutés en ligne. La ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudea-Castera, justifie le choix de l'école privée pour ses enfants en critiquant l'école publique. Elle a évoqué sa frustration devant les heures de cours non remplacées lors des absences de professeurs. Le principal problème actuellement, c'est bien le manque d'enseignants.
Réagit sur France Info, la PEP, la principale fédération de parents d'élèves, dans le public. Maintenant que la ministre a dit ça, souligne la PEP, elle a intérêt à changer les choses. Une enquête ouverte après plusieurs plaintes déposées dans l'affaire des huîtres contaminées du bassin d'Arcachon. Elles ont provoqué des intoxications alimentaires massives. Pendant les fêtes, la première de ces plaintes a été déposée par une association de défense des eaux du bassin d'Arcachon contre le syndicat intercommunal qui gère le réseau d'eau. Le coup d'envoi de la Cannes, la Coupe d'Afrique des Nations de football. Ce soir, la compétition se déroule en Côte d'Ivoire.
Les Ivoiriens qui affrontent la Guinée-Bissau. Le coup d'envoi à 21h. France Info.
Le 8.30 France Info. Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot.
Toujours avec Jérôme Guedge, député socialiste de l'Essonne. Ce nouveau gouvernement qui penche à droite, vous y voyez une opportunité pour les Européennes, l'occasion de rallier les orphelins du en même temps ?
La bonne nouvelle quand même, parce que moi j'ai un tempérament optimiste, c'est que ça réhabilite le clivage gauche-droite. Moi je pense que la démocratie française, le fonctionnement de nos institutions, doit sortir de ce grand confusionnisme que justement le macronisme avait introduit, le pseudo en même temps. Et dès l'instant où le clivage gauche-droite est réhabilité, alors la gauche dans sa diversité et le parti socialiste en son sein, avec ses partenaires, a une singularité à faire entendre. C'est vrai que le prochain rendez-vous politique, ce sont les élections européennes.
Sur des sujets, parce que vous voyez, on avait entendu la nomination de Gabriel Attal, elle est faite pour contrer Jordan Bardella. Il y a quelque chose d'un petit peu dérisoire à faire du casting gouvernemental en ayant présent à l'esprit, non pas la direction du gouvernement de la France, il y a la guerre en Ukraine, il y a la crise de l'inflation, il y a les difficultés que je mentionnais sur l'accès aux soins, c'est ça les vrais sujets de préoccupation.
D'ailleurs, est-ce que c'est contre Bardella ou est-ce que finalement, ce n'est pas plutôt contre Raphaël Glucksmann qui serait une partie de rappelé à une partie de la gauche qu'il y a effectivement une partie de la gauche en Macronie ?
Mais vous savez, moi j'entends parler de l'aile gauche de la Macronie, c'est un peu un oxymore. En tous les cas, depuis 2022, continuer à penser qu'on peut être de gauche et soutenir l'action d'Emmanuel Macron. Donc s'il y a encore des égarés ou de gens qui mesurent aujourd'hui face au bras d'honneur un peu, qui est leur effet. Parce que voir vraiment l'héritage de Nicolas Sarkozy, l'ombre tutélaire de celui-ci dans la formation de ce gouvernement, ça doit, je pense, être difficile à digérer pour beaucoup de gens qui, en effet, ont pu avoir une croyance dans l'ancrage ou une partie de la présence...
Et donc vous les appelez à se rallier à vous pour les Européens ?
En tous les cas, vous disiez que ce serait un signal contre Raphaël Glucksmann. Ça veut donc dire qu'on a là cette gauche que moi j'appelle de mes voeux, c'est-à-dire une gauche qui est à la fois combative et rassurante, c'est-à-dire qui a une capacité de s'atteler notamment sur la question européenne, qui sont des sujets de préoccupation qui ont des conséquences sur le quotidien de nos concitoyens. Il ne peut pas y avoir de transition écologique si on ne la construit pas avec le soutien de l'Union européenne.
Il ne peut pas y avoir de lutte contre le dumping social et fiscal et donc le soutien à notre industrie, à la souveraineté économique du pays si on n'arrive pas à le construire à l'échelle européenne. Et c'est cette ligne de crête qu'avec Raphaël Glucksmann et qu'avec l'ensemble des socialistes qui participeront à cette ligne, à cette liste, nous allons défendre. Mais je vous disais, faire un gouvernement avec ses arrières-pensées de politique aérie, c'est quand même un peu méprisant pour une certaine conception de la politique.
La nomination de Rachida Dati, dont la seule motivation est de faire un bon coup dans la perspective des élections municipales de Paris, au mépris de la politique culturelle dont je ne crois pas que c'est le sujet de préoccupation au premier de Rachida Dati. Enfin, tout ça, c'est de la petite tambouille qui vraiment agace. Et c'est un doux euphémisme. En ce moment, c'est les cérémonies des voeux pour tous les élus. Hier, j'étais à Vissou, dans une des villes de ma circonscription. Je peux vous assurer que les gens étaient un peu abasourdis par le décalage entre cette impression, je vous parlais de...
On feuilletonne la politique, on fait de la communication gouvernementale, on fait du storytelling, comme disent les communicants, mais ça ne fait qu'accroître le décalage avec les préoccupations qui sont celles de... Hier, on m'a parlé de l'installation d'un médecin dans cette ville qui n'en avait plus depuis des années. C'est ça, les vrais sujets de préoccupation. Or, le législateur ou le gouvernement, c'est des sujets, malheureusement, qu'il a délaissés depuis des années.
Autre sujet de préoccupation, Jérôme Gage, l'immigration, une manifestation contre la loi qui vient d'être votée, aura lieu demain à l'appel des syndicats, d'associations de partis, une autre le dimanche 21, vous y serez ?
Évidemment. Et pourquoi ?
Parce qu'elle a été votée, la loi.
Oui, mais attendez. Ce qui s'est passé fin décembre, c'est mon président de groupe, Boris Vallaud, qui l'a joliment écrit dans un texte publié par la Fondation Jean Jaurès, c'est un point de bascule du quinquennat parce que, vous savez, moi, j'ai voté pour Emmanuel Macron pour empêcher Marine Le Pen de devenir présidente de la République. Et donc, me retrouver 18 mois après avec le cœur du programme du Rassemblement national dans une loi présentée par ce gouvernement, c'est proprement insupportable.
Entendre les lieutenants de Marine Le Pen ou elle-même dire que c'est une victoire idéologique en déroulant le tapis rouge aux thématiques de l'extrême droite et en plus, dans une inefficacité pour répondre aux enjeux des politiques migratoires. Il faut répondre aux enjeux des politiques migratoires, mais pas dans cette logique de stigmatisation, d'inefficacité des politiques publiques. Mais qu'est-ce que vous ferez si le Conseil constitutionnel...
Et en remettant en cause, je termine sur ce point, vous alliez parler du Conseil constitutionnel, ils commettent là une erreur terrible, ce gouvernement, parce que le Conseil constitutionnel, je le souhaite, on a rédigé un recours très costaud, notamment sur ces questions de préférence nationale. Décision le 25 janvier. Décision le 25 janvier.
Les allocations qui se sont versées après une durée de présence plus longue pour les étrangers.
Mais on parle des étrangers en situation régulière. On parle par exemple des médecins étrangers qui font tourner les services d'urgence dans nos hôpitaux. On parle de tous ces salariés du secteur de la logistique, du secteur de l'aide à domicile, de l'accompagnement des populations vulnérables. Et donc pour ces salariés qui cotisent à la sécurité sociale, on va leur dire, désormais, il faut que vous ayez au moins 30 mois d'activité professionnelle pour pouvoir bénéficier des allocations familiales ou de la prestation d'accueil du jeune enfant pour faire garder votre enfant en crèche. Vous vous rendez compte que donc là, c'est proprement le principe de préférence nationale.
Et donc le Conseil constitutionnel, je l'espère, va censurer cette disposition. Mais à ce moment-là, on va avoir un autre problème. Parce qu'on va donner le point à tous ceux à droite et à l'extrême droite qui considèrent que donc le problème, c'est la constitution. Et donc je vous donne mon pari aujourd'hui que si le Conseil constitutionnel censure, alors toute l'année qui suit va tourner autour du débat. Il faut réformer la constitution pour notamment introduire des quotas migratoires, permettre de déroger aux traités internationaux qui protègent le droit à la vie familiale normale. Et donc on va là aussi alimenter le programme du Rassemblement national.
C'est donc une faute, c'est pour ça que c'est un vrai point de bascule. Et c'est pour ça que la gauche dans sa diversité, la gauche sociale, la gauche associative, la gauche politique, la gauche syndicale, elle peut aussi se rassembler sur un sujet comme celui-ci. Ça fait partie du renouveau, de cette gauche laïque, universaliste, républicaine, attachée aux questions sociales, attachée aux questions écologiques. C'est exactement ce qu'on est en train de faire au Parti socialiste, avec Olivier Faure, et avec l'ensemble de ceux qui considèrent qu'on a un rôle éminent à jouer dans cette reconstruction de la gauche dans la perspective de 2027.
Et il y aura donc des manifestations contre la loi immigration, notamment demain et la semaine prochaine. Merci beaucoup, Jérôme Gage. Merci.
Jérôme Guedj