Sur les pénuries d'électricité à venir et le prétexte de la guerre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-elle due à la guerre en Ukraine, d'ailleurs, cette crise énergétique, ou aux choix de nos gouvernants, en Europe, et plus singulièrement en France, également ?
- 0:30RelanceRéponse directe
Un mensonge ?
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C'est-à-dire, François-Xavier Bellamy qu'en ce moment, quand il est dit que tout cela est dû à la guerre en Ukraine, que c'est le prix finalement que nous devons payer pour la démocratie, pour nos valeurs, vous dites c'est un mensonge, c'est le mot que vous avez utilisé ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Mais François-Xavier Bellamy : et aujourd'hui ? Parce que l'urgence, là, vous parlez de planification à long terme ?
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Oui mais vous au pouvoir aujourd'hui, vous aux manettes, qu'auriez vous fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François-Xavier BellamyFait
« Tout cela n'est pas dû, n'est pas lié, à la guerre en Ukraine ? »
- 2:00François-Xavier BellamyFait
« Elles sont arrivées plus vite que prévu, pas à cause de la guerre en Ukraine, à cause de l'état très dégradé de notre parc nucléaire aujourd'hui, à cause de la fermeture de la centrale de Fessenheim. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« La centrale de Fessenheim, au moment où la décision de sa fermeture est confirmée par Emmanuel Macron, était en état de fonctionner et qu'il aurait pu la maintenir. »
- 4:00François-Xavier BellamyFait
« Depuis des années, nous fermons des capacités pilotables sans en ouvrir d'autres. »
- 5:00François-Xavier BellamyPromesse
« Il faut prendre en urgence des mesures pour éviter l'envolée des prix de l'énergie. »
- 6:00François-Xavier BellamyFait
« Le sujet n'est pas la réforme du marché, même du marché européen. Le sujet, c'est la production énergétique. »
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- Est-elle due à la guerre en Ukraine, d'ailleurs, cette crise énergétique, ou aux choix de nos gouvernants, en Europe, et plus singulièrement en France, également ? - En France en particulier. Et là, il y a évidemment une responsabilité immense de nos gouvernants, et en particulier d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs.
Quand Emmanuel Macron cherche à nous faire croire que, au fond, les coupures d'électricité qui peut être se dessinent pour cet hiver, l'explosion des factures d'énergie, en particulier pour les entreprises aujourd'hui qui ne sont pas protégés par le bouclier tarifaire ; Quand Emmanuel Macron cherche à nous faire croire que c'est le prix de nos valeurs, et que c'est à cause de la guerre, c'est évidemment un gigantesque mensonge. - Un mensonge ? - Oui, c'est un mensonge.
Tout cela n'est pas dû, n'est pas lié, à la guerre en Ukraine ? - Je peux vous en donner une preuve très simple, c'est qu'il y a deux ans, au Parlement européen, j'étais intervenu, mais je n'étais pas le seul, je ne veux pas m'en donner le mérite, mais j'étais intervenu pour dire que nous allions connaître sur le sol européen et en France en particulier, des coupures d'électricité et que nous allions connaître des pénuries. Elles sont arrivées plus vite que prévu, pas à cause de la guerre en Ukraine, à cause de l'état très dégradé de notre parc nucléaire aujourd'hui, à cause de la fermeture de la centrale de Fessenheim.
Et moi, je pense en particulier à tous les, à tous les ouvriers, à tous les techniciens, aux ingénieurs de Fessenheim qui sont des gens qui travaillent avec un souci incroyable d'exigence et d'intégrité et qui doivent être écœurés aujourd'hui, alors que la France va rentrer dans une période de grande tension sur le plan de son alimentation électrique, ils doivent être écœurés d'entendre le président de la République qui se défausse de sa responsabilité. C'est lui, et lui seul... - C'est-à-dire, François-Xavier Bellamy qu'en ce moment, quand il est dit que tout cela est dû à la guerre en Ukraine, que c'est le prix finalement que nous devons payer pour la démocratie, pour nos valeurs, vousv vous dites c'est un mensonge, c'est le mot que vous avez utilisé ? - Oui, c'est un mensonge.
Bien sûr, évidemment, la guerre crée une tension sur l'approvisionnement énergétique de l'Union européenne, c'est une certitude, c'est un fait. Mais d'abord, cette guerre, elle devait être anticipée comme faisant partie des événements qu'il faut toujours avoir en tête. Quand la France a construit depuis maintenant plus de dix ans sa stratégie énergétique en ne donnant aucune marge à son système énergétique.
C'est-à-dire qu'au fond, notre système, il fonctionne sans avoir aucune marge de sécurité. Eh bien c'était irresponsable de se projeter dans un monde où on n'aurait jamais à faire face à des événements de cette nature. Et deuxièmement, encore une fois, je le redis, si nous allons manquer d'électricité cet hiver, ce n'est pas du tout à cause de la situation en Ukraine.
Si nous allons manquer d'électricité, c'est parce que le président de la République, depuis maintenant des années... - Oui François-Xavier Bellamy, d'accord.
Mais quand on regarde dans le rétroviseur, vous pointez du doigt Emmanuel Macron, mais j'ai en tête François Mitterrand qui a fermé la centrale de Plogoff, Lionel Jospin qui a fermé Superphénix, François Hollande qui a entamé la fermeture de Fessenheim. Emmanuel Macron Il a ce projet, mais il faut, il faut les fonds. Mais ça, c'est très important.
Quand Emmanuel Macron dit sur Fessenheim "qu'on ne vienne pas me chercher ", je crois que c'est très très grave, parce qu'en réalité c'est sa responsabilité. Tous ceux qui suivent ce sujet vous diront, et c'est une certitude absolue que la centrale de Fessenheim, au moment où la décision de sa fermeture est confirmée par Emmanuel Macron, était en état de fonctionner et qu'il aurait pu la maintenir. Donc je dis seulement qu'il aurait dû assumer le choix qu'il a fait et l'assumer très tranquillement, en assumant même, pourquoi pas, de s'être trompé.
La politique se grandirait à reconnaître parfois ses erreurs. Et par ailleurs, fermer des centrales, ça n'est pas du tout un problème. Évidemment, il faut fermer des centrales, on ne peut pas les prolonger indéfiniment ; à condition, à condition de s'inscrire justement dans une vraie planification de la reconstitution des capacités perdues.
Depuis des années, nous fermons des capacités pilotables sans en ouvrir d'autres. - Mais François-Xavier Bellamy : et aujourd'hui ? Parce que l'urgence, là, vous parlez de planification à long terme ?
L'Union européenne, la Commission européenne plus précisément, veut plafonner le cours du gaz. Elle veut aussi un mécanisme pour plafonner les revenus des producteurs d'électricité. Mais ils ne sont pas d'accord sur la faisabilité.
Le principe est OK, mais pas la faisabilité. - Il faut prendre en urgence des mesures pour éviter l'envolée des prix de l'énergie. Je le redis : aujourd'hui vous avez des entreprises, moi, j'entends de partout.
J'étais dans le Beaujolais il y a quelques jours, pour la fin des vendanges. J'entends des agriculteurs, des arboriculteurs, j'entends des entreprises, des petites entreprises industrielles qui sont face à l'explosion de leurs factures d'énergie. Et qui vont faire faillite, qui vont mettre la clé sous la porte si on ne fait rien.
Donc il faut agir, évidemment, dans l'urgence. Mais sur le moyen et le long terme, la chose la plus importante, ça n'est pas de prendre des mesures de marché. - Oui mais vous au pouvoir aujourd'hui, vous aux manettes, qu'auriez vous fait ? - Il faut, bien sûr, effectivement, prendre des mesures pour plafonner les prix de l'énergie, pour empêcher leur envolée, et pour empêcher aussi la spéculation qui accompagne la crise que nous connaissons aujourd'hui.
Mais sur le long terme, on aurait tort de se concentrer sur la question du marché. Le sujet n'est pas la réforme du marché, même du marché européen. Le sujet, c'est la production énergétique.
Si vous régulez le marché, vous pouvez décider ce que vous voulez. Vous pouvez décider de fixer des prix arbitrairement. Mais si vous n'avez pas assez de production, eh bien vous n'empêcherez pas la réalité des tensions qui vont exister cet hiver, mais qui vont durer, aussi, pendant les années qui viennent.
A moins que nous ne prenions des mesures urgentes pour relancer notre capacité de production d'énergie.
François-Xavier Bellamy