Gilets jaunes et entreprises
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« on pourrait même transformer l'usine en rond-point »
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« rapprocher le brut du net, c'est de la blague. Le brut c'est c'est une partie de notre salaire, vous le savez. C'est le salaire qu'on a quand on est malade, quand on est à la retraite, quand on est au chômage »
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« Ils veulent enlever les cotisations et puis on les payera autrement. En fait, on va se payer notre propre augmentation de salaire »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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et on pourrait même transformer l'usine en rond-point. On revoit le mouvement des gilets jaunes reprendre le demande d'ass comment lutte ouvrière se place dans ce mouvement là. Il y a un camarade qui a posé la question des gilets jaunes et qu'est-ce qu'on ferait s'il y avait un mouvement qui reprenait sur le mode gilet jaunes les ronds-points ? Et ben, je veux dire, on irait sur les ronds-points et on aurait sur les ronds-points en disant "Mais toi, tu bosses où ? Et toi, tu bosses où ?" Hein ?
Et puis avant d'aller sur les ronds-points, dans nos boîtes, on dirait "Attendez les gars, peut-être qu'avant d'aller sur le rond-point, on pourrait peut-être discuter entre nous et on pourrait même transformer l'usine en rond-point hein. Et on pourrait même dire que le rond-point qui est là-bas qui vienne qui viennent ici, tu comprends ? On desser de faire rentrer cette colère et cette révolte dans les entreprises parce que si on veut vraiment défendre nos intérêts, il faut qu'on qu'on vise juste si on veut des augmentations de salaires, et ben ça veut dire qu'il faut qu'on arrache une partie des profits.
Parce que si on dit "Oh, c'est l'État qui doit nous verser les salaires." Mais c'est de la blague cette histoire là. Vous savez, rapprocher le brut du net, c'est de la blague. Le brut c'est c'est une partie de notre salaire, vous le savez. C'est le salaire qu'on a quand on est malade, quand on est à la retraite, quand on est au chômage, tout ça c'est de la blague. Ils veulent enlever les cotisations et puis on les payera autrement. En fait, on va se payer notre propre augmentation de salaire. Super, on va beaucoup avancer comme ça.
Donc moi ce que j'aurais envie de dire c'est que si sur ces ronds-points il y a des travailleurs qui raisonnent comme ça, ben moi j'aurais envie de leur dire, de leur expliquer. On se gour là les gars, on est en train de viser à côté hein. C'est le chirurgien qui au lieu d'opérer la jambe gauche, opère la jambe droite hein. Si on veut viser bon, si on veut vraiment des augmentations de salaires et changer notre sort, il faut aller dans les boîtes et il faut s'affronter au patronat, au grand patronat bien sûr. Donc voilà ce que nous on ferait, prendre les ronds-points, ça ce sera en commencement dans lequel on s'inscrirait mais que le premier pas. Il faudrait faire les suivants.
Nathalie Arthaud