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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 12 juin 2020 42 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSantéSécurité

Bourdin Direct du 12 juin - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 37 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:15RelanceRéponse partielle

    Quand on voit qu'ils vont faire venir 400 polonais, on dit que le patron fait ce qu'il veut en fait.

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Le DRH de PSA Ordin assume. Pourquoi ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Quelle action inédite les policiers d'Alliance Police Nationale prévoient-ils ce matin ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Les écoles vont-elles pouvoir alléger les mesures sanitaires ?

  • 4:26ComplaisanteRéponse directe

    J'aime pas les endroits où il y a trop de restrictions. Dans les bars ou les restaurants, porter le masque pour se déplacer, je trouve pas toujours ça nécessaire.

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Félix, étudiant, explique comment il gère sa consommation d'alcool depuis la fin du confinement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38InvitéChiffre
    « 318 000 emplois intérimaires détruits en France au premier trimestre. »
  • 2:07InvitéFait
    « Agnès Pénier-Renaché, secrétaire d'État à l'économie, sera sur RMC et BFM TV à 8h30. »
  • 2:25InvitéFait
    « La colère ne retombe pas après ses annonces sur la fin de la technique dite de l'étranglement. »
  • 3:54InvitéFait
    « Emmanuel Macron réunit ce matin un conseil scientifique, puis un conseil de défense. Le chef de l'État prendra la parole ensuite dimanche à 20h. »
  • 6:38InvitéFait
    « Neuf départements en vigilance orange, Finistère et Côte d'Armor pour fortes pluies, violents orages attendus sur le Languedoc et le massif central. »
  • 6:59InvitéChiffre
    « En juillet, pour l'instant, entre 10 et 15% de taux d'occupation seulement. »
  • 10:27PrésentateurChiffre
    « Le premier trimestre 2020 a vu la destruction de 500 000 emplois dans le secteur privé en France. 40% de moins dans l'intérim. »
  • 10:50InvitéChiffre
    « En 2008, après une crise difficile, c'était moins 13%. Effectivement, cette fois-ci, c'est moins 40%. C'est du jamais vu. »
  • 11:03InvitéChiffre
    « 80% des secteurs sont touchés. »
  • 14:34InvitéChiffre
    « Pour vous donner, pour être très clair, on fait travailler 130 000 personnes. 80 000 ont perdu leur emploi en 48 heures. »
  • 21:18PrésentateurFait
    « On n'a jamais vu une baisse de l'activité économique aussi forte. La crise économique et sociale a commencé. Elle est en train de supplanter, elle a même supplanté la crise sanitaire. »
  • 21:38InvitéChiffre
    « Nous sommes rentrés dans la crise sanitaire avec de très bons fondamentaux économiques. Un chômage qui était du côté de 8%, n'avait jamais été aussi bas depuis 10 ans. »
  • 21:52InvitéFait
    « La crise sanitaire a arrêté l'économie mondiale pendant deux mois. »
  • 27:22PrésentateurChiffre
    « 500 000 emplois détruits au premier trimestre. »
  • 27:34InvitéChiffre
    « Je pense que Muriel Pénicaud a indiqué qu'on pouvait effectivement passer le cap de 10% de chômage. »
  • 29:30InvitéFait
    « Renault est au bord du gouffre. »
  • 29:52InvitéPromesse
    « On a obtenu des engagements de Renault de relocaliser, par exemple, le moteur électrique à Cléon. »
  • 30:21PrésentateurChiffre
    « 318 000 emplois détruits. Les premières victimes aujourd'hui. Les premières victimes de la crise économique, ce sont tous ceux qui sont en intérim. »
  • 30:53PrésentateurFait
    « Qu'a fait PSA ? »
  • 34:49PrésentateurFait
    « Moins de 84% dans tous les cas, Agnès Pannier-Runaché. »
  • 34:59PrésentateurFait
    « Est-il vrai quand même que l'industrie allemande repart beaucoup plus vite que l'industrie française ? »
  • 37:14PrésentateurChiffre
    « 8 milliards pour l'automobile, 15 milliards pour l'aéronautique. »
  • 37:27InvitéChiffre
    « Le fonds de solidarité, vous avez à peu près un tiers pour les commerçants artisans, et l'ensemble du fonds de solidarité est uniquement sur les TPE. »
  • 37:11PrésentateurChiffre
    « 8 milliards pour l'automobile, 15 milliards pour l'aéronautique. »
  • 37:27InvitéChiffre
    « Le fonds de solidarité, vous avez à peu près un tiers pour les commerçants artisans »
  • 37:34InvitéChiffre
    « Et ça, c'est déjà plus de 7 milliards d'euros. »
  • 37:48InvitéChiffre
    « Plus de 75% des sommes, c'est sur les TPE. »
  • 38:16InvitéChiffre
    « Ça peut être des millions de personnes qui déposent le bilan parce qu'ils ne sont pas capables de redémarrer. »
  • 38:24InvitéChiffre
    « 30% des commerçants et des artisans se demandent s'ils sont capables de passer l'année. »
  • 38:34InvitéChiffre
    « Le plan d'urgence a permis de sauver des centaines de milliers d'emplois. »
  • 39:04InvitéFait
    « Si ce gouvernement n'avait pas triplé le déploiement du très haut débit et doublé celui de la 4G, on aurait été en grande difficulté au moment du déconfinement. »
  • 39:23InvitéFait
    « C'est lancement au mois de septembre. »
  • 39:38InvitéChiffre
    « C'est à peu près sur 6 semaines. »
  • 39:40PrésentateurChiffre
    « 10 jours, entre le 20 et le 30, non ? »
  • 39:44InvitéFait
    « Attribution à l'automne, pour permettre d'avoir les premiers déploiements d'ici la fin de l'année. »
  • 40:04InvitéFait
    « La 5G, c'est une technologie mystérieuse. On ne sait pas très bien ce que ça recouvre. »
  • 40:11InvitéFait
    « L'enjeu qui est derrière, c'est justement... Il est économique, il est centralement économique. »
  • 40:25InvitéFait
    « La 5G va nous y aider parce que la 5G, elle est beaucoup moins énergitivore que la 4G, par exemple. »

Temps de parole

  • Présentateur39 %
  • Invité37 %
  • Invité 29 %
  • Invité 38 %

10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 12 juin, l'info sur RMC. Il est 8h02 et Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:11
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La colère des salariés de PSA, des employés polonais et espagnols appelés à remplacer des intérimaires français, ça se passe à l'usine d'Ordin dans le Nord. Nouvelle action forte et inédite de la police annoncée ce matin par les syndicats très remontés contre Christophe Castaner. Vers des mesures sanitaires allégées, décision très attendue par les restaurateurs. Conseil scientifique et de défense aujourd'hui, allocution d'Emmanuel Macron dans 48 heures. Bienvenue à tous sur RMC. 318 000 emplois intérimaires détruits en France au premier trimestre.

Un chiffre catastrophique qui rend la décision de PSA d'autant plus révoltante et incompréhensible pour ses salariés. Le constructeur, écoutez bien, a décidé de renforcer ses équipes de nuit de l'usine d'Ordin dans le Nord, renforcée avec des salariés venus de Pologne mais aussi d'Espagne. Les intérimaires, eux, restent au chômage partiel. Pauline Delevoye et Lionel Top ont rencontré l'un d'eux Dominique. Il était cœuré.

1:04
Auditeur

Dégoûté, oui. Énervé, oui. De la frustration et de la colère. Dominique est intérimaire depuis trois ans pour PSA. Jusqu'au 17 mars, il était affecté à l'équipe de nuit. Celle justement pour laquelle des salariés polonais ont été appelés en renfort.

1:15
Présentateur

Là, quand on voit qu'ils vont faire venir 400 polonais, on dit que le patron fait ce qu'il veut en fait. Là où je suis député, moi j'ai envoyé 650 euros à payer tous les mois. Moi, comment je fais ? En tant qu'intérimaire français, je trouve qu'on ne nous aide pas.

1:30
Auditeur

Cette nouvelle organisation chez PSA à l'échelle européenne inquiète les syndicats. Franck Théry, délégué CGT.

1:36
Invité

On voit bien qu'il y a une volonté de supprimer tous les contrats d'intérim et de faire en sorte que le travailleur de PSA devienne nomade de l'industrie automobile.

1:44
Auditeur

Les premiers travailleurs polonais arriveront mardi. Le DRH de PSA Ordin, Luc Samson, assume.

1:48
Présentateur

Beaucoup de sites industriels sont encore en sous-activité et donc nous avons beaucoup de salariés du groupe PSA en Europe qui sont encore en activité partielle. Donc la priorité, elle est de donner aux salariés du groupe dans un esprit de solidarité de l'activité.

2:02
Auditeur

Le groupe PSA rappelle que ses salariés polonais seront payés aux tarifs français comme le prévoit la réglementation.

2:07
Invité

Et Agnès Pénier-Renaché, secrétaire d'État à l'économie, sera sur RMC et BFM TV à 8h30. La confiance a été rompue. Toute la question est de savoir si Christophe Castaner va réussir à inverser la tendance. Le ministre de l'Intérieur reçoit encore aujourd'hui syndicats, syndicats des officiers et commissaires de police. La colère ne retombe pas après ses annonces sur la fin de la technique dite de l'étranglement. Ses mots aussi sur la tolérance zéro sont restés en travers de la gorge des policiers. Yvan Asioma, secrétaire nationale Ile-de-France du syndicat Alliance Police, était il y a quelques instants sur RMC et il annonce une action très forte et inédite ce matin.

2:42
Auditeur

Une action symbolique à Paris, forte, qui n'avait jamais été faite par Alliance Police Nationale. On veut faire entendre aux ministres, non pas la colère de nos collègues, parce que bien sûr ils sont en colère, mais ça va au-delà de ça. Nos collègues sont ulcérés. On ne demande pas le départ de Christophe Castaner parce que ce n'est pas l'ADN d'Alliance Police Nationale. On n'est pas des révolutionnaires. Nous ce qu'on veut c'est que notre ministre prenne ses responsabilités, que le ministre entende et revienne sur les déclarations qu'il a faites, tout simplement. On souhaite aussi la généralisation des pistolets à impulsion électrique. Pourquoi ?

Parce que c'est la seule façon aussi de pouvoir maintenir une personne violente sans avoir de contact direct.

3:19
Invité

Dans l'actualité également, soupçon de viol contre Gérald Darmanin. La justice ordonne la reprise des investigations. En novembre dernier, la Cour de cassation avait ordonné de réexaminer la validité de non-lieu dont avait bénéficié le ministre des Comptes publics. C'était en 2018. Une femme l'accuse de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance lorsqu'il était chargé de mission à l'UMP des faits qui se seraient produits il y a 11 ans. RMC 8h06. Les écoles vont-elles pouvoir alléger les mesures sanitaires ? Les restaurants vont-ils pouvoir enfin rouvrir complètement en région parisienne ? La demande est forte. La décision très attendue.

Emmanuel Macron réunit ce matin un conseil scientifique, puis un conseil de défense. Le chef de l'État prendra la parole ensuite dimanche à 20h. Vous pourrez suivre d'ailleurs son allocution sur RMC. Et peut-être qu'il annoncera à ce moment-là la réouverture totale des restaurants. En zone verte, les établissements se sont adaptés tant bien que mal aux mesures sanitaires. Reportage à Lyon de Florence Donjon. Dans ce restaurant, le gel hydroalcoolique est en bonne place et un panneau indique le port du masque obligatoire à l'intérieur. Mais dans les faits, les clients sont peu nombreux à le porter. Marc avoue à demi-mot faire moins attention.

4:26
Présentateur

J'aime pas les endroits où il y a trop de restrictions. Dans les bars ou les restaurants, porter le masque pour se déplacer. Je trouve pas toujours ça nécessaire.

4:34
Auditeur

Philippe Langlois, le propriétaire, applique les consignes, mais constate que ses clients ont besoin de revivre normalement.

4:39
Invité

Il plaît lui aussi pour plus de liberté.

4:40
Présentateur

Ça crée des freins quand même dans notre mode de travail. Et ça nous complique la vie quand même. C'est très compliqué. Sachant que la restauration est un métier très sensible sur l'hygiène. On est déjà formaté. Ce ne sont pas nos métiers qui sont plus à craindre.

4:52
Auditeur

Pour le docteur Garigou Grandchamp, ces moments de convivialité sont importants et il estime que les risques de contamination sont minimes.

4:58
Présentateur

Je pense qu'on peut effectivement assouplir le déconfinement avec des clients, notamment dans les restaurants, qui soient un peu plus disciplinés et qui acceptent de porter leur masque

5:07
Auditeur

quand ils se déplacent.

5:09
Invité

La préfecture du Rhône rappelle qu'elle effectue des contrôles et qu'en cas de non-respect des règles sanitaires, les établissements seront sanctionnés. C'est un phénomène inquiétant qui est observé aux urgences ces dernières semaines. Les responsables du SAMU de Haute-Garonne alertent sur la surconsommation d'alcool des jeunes. Certains arrivent aux urgences inconscients. À Toulouse, chaque nuit, plusieurs sont hospitalisés pour coma et il est grave. Jean-Wilfred Forkes.

5:32
Présentateur

Félix est étudiant dans une école de commerce. Les études, c'est fini. Alors les soirées, il les passe dans les bars ou chez lui à boire avec ses amis. On commence à boire et puis si on se sent bien dans la soirée, on boit, on boit et quand on voit qu'on n'en peut plus, on arrête. Ça dépend des soirées, ça dépend avec qui on est. C'est compliqué de se fixer les limites parce que l'alcool, déjà on n'a pas bu pendant deux mois, donc on ne le tient pas forcément autant qu'avant. Ça peut arriver qu'on se fasse surprendre étant donné qu'on n'a plus l'habitude de boire. Se faire surprendre et finir aux urgences, cela peut toucher aussi des ados.

D'où cette mise en garde du docteur Philippe Frontin,

6:04
Invité

directeur adjoint du SAMU à Toulouse. C'est un cri d'alarme parce que pour l'instant, on arrive à contenir cette vague. On ne parle pas d'épidémie, évidemment, mais on contient cette vague parce qu'on a potentiellement les équipes pour y aller, pour les prendre en charge de façon correcte. Mais voilà, c'est juste un cri d'alarme. Il y aura forcément, de ces quatre, un drame chez quelqu'un de jeune qu'on trouvera décédé.

6:28
Présentateur

Jusqu'à présent, les soirées arrosées concernaient les jeunes le week-end seulement, mais depuis la fin du confinement, le SAMU enregistre 4 à 5 cas en moyenne chaque soir.

6:38
Invité

Neuf départements en vigilance orange, Finistère et Côte d'Armor pour fortes pluies, violents, orages attendus sur le Languedoc et le massif central. Attention à la grêle hier après-midi. Pas de blessés, mais la panique en Corse, à Ajaccio, des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville à mi-journée. Près de 200 personnes ont dû être mises en sécurité. Les vacances d'été approchent, mais les réservations des trains sont loin de faire le plein. En juillet, pour l'instant, entre 10 et 15% de taux d'occupation seulement. Pourtant, il n'y a plus de restrictions pour les voyages. Difficile de se projeter, comme on peut le constater Juliette Pietraszewski et Mago Bécar-Granier.

Dominique n'est pas certaine de partir en vacances cet été, mais une chose est sûre, si je pars, j'éviterai le train au maximum. Pour des raisons sanitaires, plus on est loin des gens, mieux on se porte, on n'a pas peur. Maintenant, ce n'est pas forcément intelligent de faire quelque chose qu'on peut éviter.

7:28
Présentateur

Tamara, ses trois frères et soeurs et ses parents iront eux prendre l'air en Bretagne au mois de juillet, mais ils ne savent pas encore comment ils voyageront. Pour l'instant, on ne sait pas trop si on y va en voiture ou en train parce qu'on n'arrive pas trop à se projeter. On pense qu'on ne va plus se prendre quelque chose de dernière minute et donc on ne verra plus sur le coup. On sait très bien que maintenant, tout peut être annulé du jour au lendemain. De nombreux Français sont dans l'incertitude et hésitent à réserver leurs billets. Conséquence de la crise sanitaire, explique Josette Cixique, spécialiste des vacances.

7:54
Invité

Je crois que, comme de toute façon, on est dans l'expectative, on est dans l'attente, on regarde ce qui se passe, on n'est pas encore sûr du tout de ce qu'on va faire. On est sûr qu'on ne va pas être viré de son boulot. Ça montre à quel point on est très timide encore de partir. Pour l'instant, le taux d'occupation des trains en août n'est que de 6%, mais la SNCF compte sur de nombreuses réservations de dernière minute. Il trépignait depuis plusieurs jours les fans de Sony. Sony qui dévoilait hier soir sa future console, la PlayStation 5. La date de sortie n'est pas encore connue, le prix non plus. Anthony Morel, mais on sait enfin à quoi elle va ressembler.

8:29
Auditeur

Oui, c'est un rectangle blanc qui se tient à la verticale, un design très épuré, assez futuriste en fait.

8:34
Invité

La PS5, elle tranche un peu avec les générations précédentes de la PlayStation, mais c'est surtout sous le capot que la différence va se jouer par rapport à la PS4 que vous avez peut-être à la maison. Le nouveau modèle sera beaucoup plus puissant, ce qui devrait permettre de faire tourner des jeux d'un niveau de réalisme encore inédit. On a pu voir par exemple les premières images de Gran Turismo 7. C'est un jeu de course qui donne presque l'impression de jouer avec de vraies voitures à l'écran. Une autre amélioration notable, ce sont les temps de chargement qui seront drastiquement réduits. Ça, c'est un des aspects les plus frustrants quand on joue sur console.

Et puis la rétro-compatibilité, autrement dit, les jeux de la vieille PS4 continueront de fonctionner sur le nouveau modèle. Deux inconnus, vous l'avez dit, la date, même si on peut espérer l'avoir quand même avant les fêtes. Et puis le prix, ce sera un élément clé dans la bataille qui l'oppose à la future console de Microsoft, la Xbox Series X. Ce sera d'ailleurs probablement la dernière génération de console physique avant le passage aux jeux vidéo tout dématérialisé. Bah oui, les consoles de jeux, c'est une espèce en voie de disparition.

9:29
Présentateur

C'est incroyable ça. Moi, je vois les jeux vidéo à la maison. Ah bah oui. Je vois que ça fonctionne. Les jeux de Formule 1, Il y a une nouvelle Xbox alors. Une nouvelle Xbox, bien sûr, ça va être la grande concurrence. C'est le grand débat.

9:40
Invité

Bah toujours, il y a des guerres de chapelle. Il y a les pro Sony, les pro Microsoft,

9:44
Présentateur

ils ont chacun leurs arguments, ils comparent les consoles point par point, toujours. Et les jeux de Formule 1, ça fonctionne à fond. Énorme carton. Énorme carton. Bien, merci. 8h12, allez, nous allons parler de tout cela. Si vous le souhaitez, 3216, vous le connaissez, c'est notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous tous les matins. Et j'en suis vraiment, vraiment très heureux. Nous allons aborder un sujet, un sujet dont on parle beaucoup avec Christophe Catoir, qui est président France et Europe du Nord d'Adéco. Christophe Catoir, qui est avec nous, je pense. Christophe Catoir, bonjour. Oui, bonjour. Oui, merci d'être avec nous. Adéco, évidemment, Adéco, c'est l'intérim.

Le premier trimestre 2020 a vu la destruction de 500 000 emplois dans le secteur privé en France. 40% de moins dans l'intérim. Ce sont les chiffres INSEE publiés hier. L'intérim souffre terriblement, Christophe Catoir, en ce moment.

10:42
Invité

Oui, c'est une situation qui est inédite. Moi, ça fait 27 ans que je travaille dans cette industrie, dans cette entreprise. On n'avait jamais connu ça. En 2008, après une crise difficile, c'était moins 13%. Effectivement, cette fois-ci, c'est moins 40%. C'est du jamais vu.

10:58
Présentateur

C'est du jamais vu. Tous les secteurs sont touchés.

11:03
Invité

80% des secteurs sont touchés. C'est-à-dire, c'est vrai, il y a quelques exceptions. L'agroalimentaire, le e-commerce qui vont un peu mieux, par exemple. L'industrie pharmaceutique. Mais malgré tout, quand on regarde tous les métiers qui occupent les Français, aujourd'hui, ils sont concernés de manière très majoritaire. C'est à la fois l'industrie, les services et la construction. Donc, quasiment tous les secteurs d'activité.

11:23
Présentateur

Ça veut dire que les premières victimes de la crise économique qui a suivi la crise sanitaire, ce sont les intérimaires.

11:31
Invité

En fait, on va trouver effectivement les contrats courts. C'est-à-dire qu'à la fin d'un contrat, l'entreprise va se dire « Est-ce que j'ai un carnet de commande ou pas ? » Et aujourd'hui, malheureusement, l'économie s'est arrêtée complètement. Et ce qui a justifié de beaucoup d'arrêts de contrat. Donc, effectivement, les premiers concernés ont été les contrats courts.

11:47
Présentateur

Bien. On va prendre Kamel avec nous, qui est dans le Val d'Oise. Bonjour Kamel. Bonjour. Vous êtes intérimaire, Kamel ? Oui. Oui. Cariste ? Cariste, c'est ça. De profession intérimaire. Où est-ce que vous en êtes ?

12:00
Auditeur

Je suis cariste en mission depuis, on va dire, un mois avant le coronavirus. Aïe. On va dire.

12:07
Présentateur

Et nous, on n'a pas été impacté par le corona, puisqu'on faisait des bilans, des cultes pour tout ce qui est alimentaire et la base par pharmaceutique. Voilà. Vous faites partie des secteurs préservés dont parlait notre invité il y a un instant. Exact. Christophe Catois. Bon, mais l'intérim, c'est votre choix, si j'ai bien compris Kamel. Pas pour la séance, on va dire. Obligation ? Oui, voilà, pour l'obligation. Après, on cherche un travail à long terme, une embauche. Mais bon, après, c'est vrai qu'en intérim, ce n'est pas facile. Oui, ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile. Je vous dis ça parce que j'ai beaucoup d'auditeurs qui nous disent régulièrement.

Nous, on choisit l'intérim parce qu'on n'est plus libre, parce qu'on peut choisir nos périodes. C'était ça, jusqu'à maintenant. Oui, mais après, quand on cherche la stabilité, c'est autre chose. Oui, c'est autre chose. Quand on a des objectifs et des obligations, quand on a des personnes, voilà, on a des charges à côté de un pays, nous, on aimerait bien avoir une rentrée de salaire tous les mois régulier. Ben, évidemment. Intérim, on a nos coûts de pays, tout ça qui vient directement à la fin du salaire. Donc, on a nos salaires qui sont plus conséquents. Après, on va dire que ce n'est pas sur du long terme. On n'est pas en route. C'est plus fragile. C'est plus fragile.

Bien, qu'allez-vous faire ? Chez Adéco, par exemple, j'imagine que vous travaillez à des solutions pour essayer de faire face à cette crise.

13:32
Invité

Tout à fait. Je pense qu'il y a des solutions très pragmatiques, parce que je pense qu'il faut être très pragmatique en ce moment. Je vais prendre quelques exemples concrets. Par exemple, historiquement, on travaille très peu dans l'agriculture, parce qu'il y a beaucoup de main-d'œuvre qui vient de pays voisins. Cette année, les frontières étaient fermées. Et donc, pour la première fois, on a ouvert des sites avec Pôle emploi, avec les préfectures. Ça a commencé par le Gers. C'est plus de 600 personnes qui travaillent dans l'agriculture. Dans le nord de la France, on a fait travailler plus de 500 couturières.

Donc, c'était le métier qu'il avait abandonné parce qu'il n'y avait plus d'activité et qu'ils ont repris leur activité. Et puis, peut-être un message, se former. En ce moment, se former, c'est important, parce que ça reprend petit à petit. On est encore loin du compte. Mais on voit que chaque semaine, on remet à l'emploi en moyenne un millier de personnes.

14:16
Présentateur

Vous arrivez à remettre à l'emploi un millier de personnes par semaine. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous constatez une reprise, même si l'on dit que dans l'industrie, par exemple, la reprise française est beaucoup plus lente qu'en Allemagne. Vous l'avez constaté ? Vous le savez ou pas ? C'est vrai ou pas ?

14:31
Invité

Oui. Mais surtout, la France est tombée plus bas. Pour vous donner, pour être très clair, on fait travailler 130 000 personnes. 80 000 ont perdu leur emploi en 48 heures. C'est pour ça que je vous parlais de drame, parce qu'on n'a jamais connu ça. Là, aujourd'hui, sur les 80 000, 30 000, on retrouve un emploi depuis le début de la crise, sur les deux derniers mois. Et chaque semaine, en fait, on va trouver 1 000 à 2 000 personnes qui reviennent sur le marché. Donc, ce n'est pas la rapidité, la différence. C'est probablement qu'on est tombé plus bas que l'Allemagne.

14:57
Présentateur

Bien. Merci beaucoup. Merci, Christophe Catoir. Merci. Je vais revenir sur le drame de l'intérim. Je vais revenir sur ce qui s'est passé chez PSA à propos d'intérim, tout à l'heure, avec Agnès Pannier-Ruenacher, qui est secrétaire d'État à l'Industrie, et à l'Industrie, auprès du ministre de l'Économie, secrétaire d'État à l'Économie. Je vais lui poser des questions sur le sujet, mais sur bien d'autres. Vous l'imaginez, il est 8h10, il est temps à faire un peu de pub, et on se retrouve dans 2 minutes, un peu plus.

15:28
Invité

RMC. RMC, 6h-9h. Vos dans direct.

15:32
Présentateur

Bien, après cette longue page de pub, nous avons une gagnante ou un gagnant. Vous savez que depuis plusieurs jours, je vous offre 500 euros tous les mois. Ça fait 6 000 euros sur un an. C'était un grand jeu. Pour cela, aujourd'hui, il y avait une question que je vous posais. Les prénoms des membres de mon équipe sont Mathieu, Anaïs, Marie, Charles, Quentin et Géraldine. 1. Réponse 1. Ou Mario, Alison, Mégane, Sean, Quincy, Germaine. Réponse 2. C'était la réponse 1. Bien sûr, par SMS au 732-16. Nous avons eu beaucoup de gagnantes et de gagnants depuis le début de ce jeu. Et tirage au sort. Et nous avons la gagnante. Car c'est une jeune femme qui a gagné.

Et pour rencontrer cette gagnante, nous partons en Vendée. Mélanie, bonjour. Bonjour. Ça va Mélanie ? Ça va très bien. Bon, j'entends votre sourire, Mélanie. Ah, mais purée. Vous êtes à Saint-Vincent-sur-Jars.

16:32
Invité

Saint-Vincent-sur-Jars. Jolie petite commune de Vendée.

16:36
Présentateur

Exactement. Et bien, cette jolie petite commune de Vendée est heureuse ce matin. Vous êtes heureuse ce matin car vous avez gagné 6 000 euros. 500 euros tous les mois pendant un an. Merci beaucoup. Voilà, vous pourrez faire des cours. Vous pourrez faire ce que vous voulez. Avec vos 500 euros.

16:51
Auditeur

Oui, vous pourrez combler tout le monde.

16:52
Présentateur

Ben voilà, vous allez pouvoir combler tout le monde, toute la petite famille. 6 000 euros pendant un an pour un an. Vous vous rendez compte, Mélanie ?

16:59
Auditeur

Oui, ben c'est un peu, oui, c'est plus surprenant mais on va détendre.

17:04
Présentateur

C'est comme ça, vous allez vous détendre, c'est bien. Vous êtes auditrice fidèle, Mélanie ? Je vous écoute tous les matins. C'est vrai ? Vous regardez ou vous écoutez ? Avant d'aller travailler. Vous regardez ou vous écoutez, Mélanie ? Je vous écoute, enfin, je regarde, je fais un jeu et je vous écoute en même temps. Ah, ben écoutez Mélanie. Bon, ben écoutez, on vous embrasse, embrassez toute la famille, je suis très heureux pour vous. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Mélanie. Et passez une très belle journée.

17:28
Auditeur

Merci beaucoup, bonne journée à vous toutes.

17:29
Présentateur

Très, très belle journée. Qu'est-ce que vous voulez dire, Mathieu ? Comme promis, je voulais rendre hommage à l'auteur de ces questions, c'est Anne. Anne Ligler, qui a pris beaucoup de plaisir à poser des questions un peu surprenantes parfois. Avec des bêtises parfois dans les réponses. Non, non, non, ce n'était pas des bêtises, c'était un jeu. Oui, c'est ça, c'est ça, voilà. Bon, Guillaume Paul est là. Guillaume, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Le chômage partiel, je vais en parler à Agnès Pannier-Runacher, ça se confirme, le gouvernement va durcir le dispositif au 1er juillet. Oui, alors dans quelle proportion, on ne sait pas, mais ça sera moins généreux.

Alors, on sait au moins à peu près ce qui se précise, vous savez comment ça marche depuis le 1er juin, l'État et l'UNEDIC ne prennent plus en charge que 85% du chômage partiel. Le reste à charge, les 15%, c'était pour l'entreprise. Les entreprises vont devoir payer plus à partir du 1er juillet. Est-ce que ça sera 20%, est-ce que ça sera 25% ? Ça, ça fait partie de ce qui est négocié en ce moment. Et puis, l'autre changement, c'est surtout pour les salariés, parce qu'eux, depuis le début, touchaient toujours 84% de leur salaire net. Au 1er juillet, ça ne sera plus ça. Alors, ça va être combien ? Le gouvernement est arrivé avant-hier avec un document pour les partenaires sociaux.

Ils disaient, regardez comment ça marche en Allemagne. Là, c'est vrai que c'est moins généreux. C'est 60% là-bas, 60% du salaire net. 84% en France, 60% en France. On ne va pas redescendre à 60% parce que les syndicats vont dire non tout de suite. On a déjà entendu les responsables. Mais l'Allemagne démarre plus vite que nous. Oui. Redémarre plus vite que nous. Mais donc, on ne sera pas à 60, on va être au jour de 70. C'est quelque chose qui va être négocié. Et puis, précision importante, j'ai dit les salariés, ceux qui sont au SMIC, pour eux, ça ne change absolument rien. Ils touchaient déjà à 100% du SMIC avant le chômage partiel. Il n'y aura pas de dégressivité.

Il n'y aura pas de dégressivité, absolument pas. Bon. Et puis, on négocie un autre dispositif qui va monter en puissance. C'est le chômage partiel longue durée. Ça, c'est pour les industries, vous savez, qui vont beaucoup souffrir dans les prochaines années. Auto, aéronautique, tourisme. Donc là, l'idée, on l'a déjà expliqué, mais c'est quoi ? C'est que tout le monde reste dans l'entreprise. Effectivement, il y a moins d'heures travaillées dans l'entreprise. Donc, l'entreprise paye les heures qui sont travaillées. Et c'est l'État qui financera tout ou une partie, simplement, des heures qui ne sont pas travaillées.

Voilà, c'est le dispositif qui va être mis en place et qui peut durer, ça se trouve, lui, jusqu'à la fin du quinquennat. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Jusqu'en début. Bien, on va en parler avec Annie Espagnier-Runacher, notre invitée. Encore une fois, merci à vous toutes et vous tous d'être avec nous le matin. Vous êtes très nombreux, je le sais, ça me fait plaisir. Nous nous serons là lundi, évidemment, toujours avec le même plaisir. A lundi, dans un instant, sur RMC et BFM TV, Annie Espagnier-Runacher, secrétaire d'État à l'économie.

A tout de suite. Les dernières infos, Anne-Sophie, bonjour.

19:56
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Nouvelle action des policiers ce matin à Paris. La colère contre Christophe Castaner ne retombe pas. Le ministre de l'Intérieur reçoit encore des syndicats aujourd'hui. Hier, en fin de journée, des rassemblements ont eu lieu partout en France. Réunion avec le conseil scientifique, conseil de défense à l'Elysée. Dernier rendez-vous d'Emmanuel Macron avant son allocution de dimanche. Objectif, faire le point sur la crise sanitaire et le déconfinement. Les restaurateurs d'Île-de-France espèrent pouvoir rouvrir leur salle avant le 22 juin. Et puis, neuf départements, vigilance orange, le Finistère et les Côtes d'Armor pour pluie, inondation.

Pareil pour le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Haute-Loire, l'Ardèche. Attention aux orages dans l'Aveyron, le Gard et la Lauser. Il est 8h30 bientôt. Dans un instant, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

21:03
Présentateur

Agnès Pannier-Runacher, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Vous êtes secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. On n'a jamais vu une baisse de l'activité économique aussi forte. La crise économique et sociale a commencé. Elle est en train de supplanter, elle a même supplanté la crise sanitaire. Vous êtes d'accord, Agnès Pannier-Runacher ? Elle a supplanté la crise sanitaire ?

21:29
Invité

La crise économique, elle est le fruit de la crise sanitaire. Oui d'accord, mais qu'est-ce aujourd'hui ? Nous sommes rentrés dans la crise sanitaire avec de très bons fondamentaux économiques. Un chômage qui était du côté de 8%, n'avait jamais été aussi bas depuis 10 ans. Une croissance qui était le double de l'Allemagne. Et des investissements étrangers qui nous mettaient sur la première marche du bon job, y compris sur les sujets industriels, par rapport notamment à l'Allemagne. Donc maintenant, la crise sanitaire a arrêté l'économie mondiale pendant deux mois. L'économie mondiale, si c'était que l'économie de la France.

21:58
Présentateur

Oui, oui, oui, Agnès Pannier-Runacher, oui, je sais.

22:00
Invité

Mais effectivement, le sujet important sur la table, c'est la crise économique. C'est comment on fait pour limiter la casse sociale et pour relancer cette économie. Et la relancer, pas seulement au niveau de la France, parce que nous sommes dépendants des autres, pour qu'il y ait du moteur, de l'huile, plutôt de l'essence dans le moteur.

22:18
Présentateur

Alors j'ai déjà quelques idées. Le déconfinement doit être accéléré. Oui ou non ?

22:22
Invité

Plutôt oui. Je crois qu'aujourd'hui, le 11 mai, on a déconfiné. Tout le monde était un peu inquiet. Le 12 juin, on est un mois après. Les indicateurs sont au vert. On peut accélérer, mais il ne faut pas baisser la garde. Les mis, les tapis. Et les mesures les plus simples, les mesures barrières, le port du masque, lorsqu'on ne peut pas respecter la distanciation sociale, il ne faut surtout pas baisser la garde, parce que je ne voudrais pas qu'on tombe de l'autre côté du cheval. On abandonne tout, le virus repart.

22:47
Présentateur

On accélère, donc il faut accélérer le déconfinement. C'est ce que vous nous dites. Est-ce qu'il faut passer l'Île-de-France en vert ?

22:54
Invité

Ça, ça sera en fonction des indicateurs. Les choses ont l'air bien orientées. Mais si on a une méthode, il faut la suivre. Et la méthode, c'est de regarder factuellement comment le virus circule, combien de tests ont été positifs par rapport aux personnes testées récemment. Si les indicateurs sont au vert, il n'y a pas de raison de ne pas passer l'Île-de-France au vert.

23:14
Présentateur

Voilà. Il n'y a pas de raison de ne pas passer l'Île-de-France au vert.

23:17
Invité

Si les indicateurs sont au vert. Mais les indicateurs sont au vert. Et donc, on va regarder ça en Conseil de Défense. Tout à l'heure, je suis convoquée. Et on parlera de ce sujet.

23:23
Présentateur

Voilà, vous allez parler de ce sujet tout à l'heure. Et ensuite, si les indicateurs sont bons, vous passerez l'Île-de-France au vert, là, juste après.

23:30
Invité

Eh bien, on activera. Après, pourquoi on a donné cette date ?

23:33
Présentateur

Après, c'est-à-dire ce soir ou demain, quoi.

23:36
Invité

Pourquoi on donne cette date du 15 juin pour le 22 juin ? Pardon. Pourquoi on donne cette date ?

23:40
Présentateur

Le 15 juin, on m'a dit. C'est-à-dire que ça va passer au vert le 15 juin ?

23:44
Invité

Non, ce n'est pas du tout ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'on prend des positions, on prend des décisions, et on laisse une semaine aux gens pour s'organiser. Pourquoi on a donné la date du 22 juin ? Et pourquoi on prend des décisions maintenant ? C'est pour donner aux acteurs économiques le temps de s'organiser. En tout cas, vous n'ouvrez pas des cinémas comme ça.

24:02
Présentateur

Non, mais je ne parle pas des cinémas, je parle des hôtels, restaurants, des restaurants et des cafés. En zone orange aujourd'hui. En zone Île-de-France. Ces restaurateurs qui attendent impatiemment, ça aussi c'est de la relance économique, qui attendent impatiemment de pouvoir ouvrir leur salle, de pouvoir ouvrir leur restaurant. Je me mets à leur place. Que leur dites-vous quand ils voient qu'il y a des rassemblements ou des manifestations qui sont organisées ici ou là ? Autorisées. Pourquoi autorisées ? Sous le coup de l'émotion. C'est ce que disait le ministre de l'Intérieur chez moi mardi matin. Que leur dites-vous à ces restaurateurs ?

24:38
Invité

Moi, je leur dis qu'on est à leur côté. Je leur dis qu'ils ont un plan de soutien et d'accompagnement qui est sans égale dans notre pays aujourd'hui. Avec Bruno Le Maire, nous sommes à leur côté. Nous avons fait en sorte qu'ils passent cette crise avec le Fonds de Solidarité. Je rappelle que les commerçants, les artisans, ce sont les premiers bénéficiaires du Fonds de Solidarité. Mais si vous étiez restaurateur, Agnès Pannier-Runacher,

24:58
Présentateur

et que vous voyiez des rassemblements ou des manifestations autorisées, que feriez-vous ? Que diriez-vous ?

25:04
Invité

D'abord, je rappelle qu'il ne soit fait erreur de ma part, mais je ne suis pas une spécialiste de l'ordre public, la plupart des manifestations n'étaient pas autorisées. Elles ne sont pas autorisées, mais sous le coup de l'émotion,

25:14
Présentateur

elles sont acceptées, elles sont tolérées.

25:16
Invité

Ça, c'est l'application avec discernement de la loi. Ça n'a rien à voir. L'enjeu aujourd'hui qu'on a, c'est d'accompagner les restaurateurs. C'est d'inviter les Français à aller chez les restaurateurs. Moi, j'ai fait une terrasse la semaine dernière. Je peux vous dire que c'est un plaisir infini d'aller au restaurant.

25:32
Présentateur

Sauf qu'ils sont à 10 ou 15% de leur chiffre d'affaires aujourd'hui.

25:35
Invité

Oui, et c'est pour ça que nous sommes à la côté. C'est pour ça qu'ils auront le bénéfice d'un soutien jusqu'à la fin de l'année. C'est pour ça qu'ils ont le bénéfice du chômage partiel jusqu'à la fin de l'année. C'est pour ça aussi que nous ne contentons pas de les accompagner financièrement, mais nous les aidons. Nous les aidons à se transformer. Nous les aidons à mettre en place de nouvelles façons d'aller chercher du chiffre d'affaires. La livraison à domicile. Le fait de pouvoir livrer des repas depuis leur restaurant. Ça, c'est des compléments de chiffre d'affaires. C'est très concret.

Nous avons mis à disposition des plateformes numériques par rapport pour le faire à des coûts très compétitifs. Et il faut qu'on continue.

26:11
Présentateur

Alors, Agnès Pannier-Runacher, Emmanuel Macron va s'exprimer dimanche à 20h. Quand saura-t-on s'il y a accélération du déconfinement et s'il y a, par exemple, passage de l'île de France en zone verte ? Quand le saura-t-on ?

26:24
Invité

On le saura, je pense, dans les prochaines heures.

26:27
Présentateur

Ah, aujourd'hui donc.

26:28
Invité

Dans les prochaines heures.

26:29
Présentateur

Les prochaines heures, c'est aujourd'hui, Agnès Pannier-Runacher.

26:32
Invité

48, 50 heures, c'est à peu près les prochaines heures.

26:35
Présentateur

Oh là là, c'est compliqué, 48 heures, c'est dimanche matin. C'est très simple, nous avons un conseil de défense. Avant l'intervention d'Emmanuel Macron, Agnès Pannier-Runacher. Nous avons un conseil de défense aujourd'hui. Oui, ça j'ai compris.

26:47
Invité

On va prendre des décisions. On les communiquera de la manière la plus appropriée possible parce qu'il faut permettre aux professionnels de s'organiser. Et le président de la République prend la parole dimanche. C'est lui qui va annoncer cela ? Il prend la parole pour fixer le cap. Et je crois que c'est important qu'il prenne la parole. Et on va plus loin.

27:04
Présentateur

C'est lui qui va fixer ses nouvelles règles de déconfinement ?

27:07
Invité

Non, on est sur quelle est la prochaine étape de ce quatrième-là.

27:13
Présentateur

Si j'ai bien compris. Bon, je regarde les chiffres. L'urgence économique et sociale, on en parlait tout à l'heure. 500 000 emplois détruits au premier trimestre. Vous attendez à quoi pour ce deuxième trimestre ? Parce qu'il y en a d'autres derrière.

27:28
Invité

On s'attend à une augmentation du chômage. On ne va pas se mentir.

27:30
Présentateur

500 000 emplois détruits, ça prête quoi ? Un million d'emplois détruits ?

27:34
Invité

Oui, je pense que Muriel Pénicaud a indiqué qu'on pouvait effectivement passer le cap de 10% de chômage. Maintenant, je vais mettre ce chiffre en relation avec les États-Unis. Les États-Unis, c'est 40 millions. 40 millions de chômeurs.

27:47
Présentateur

Moi, j'aime pas trop qu'on regarde les autres. Regardons ce qu'on fait, nous.

27:50
Invité

Oui, mais comparons aussi. Comparons la manière dont l'État s'est impliqué et fait en sorte que, justement, les Français soient accompagnés dans cette crise. Que, justement, on ne casse pas brutalement le lien entre les salariés et leur entreprise. Et qu'on fasse en sorte qu'ils passent cette crise, pas en faisant rien, mais justement, en les formant, en transformant les entreprises, en leur permettant d'innover dans la technologie. Là où, lorsque vous êtes en crise, en règle générale, vous coupez tous les budgets de recherche, de développement, d'innovation, parce que vous devez passer le cap.

Et ce que nous faisons au travers du plan automobile, au travers du plan aéronautique, c'est précisément ça. C'est permettre aux entreprises de se projeter dans le futur et de ne pas casser leur appareil de production.

28:33
Présentateur

Alors, on parle beaucoup de l'automobile, on parle beaucoup de l'aéronautique. L'automobile, Renault, le prêt de 5 milliards d'euros garantie par l'État a été signé. Ça y est ? Tout à fait. Il a été signé ? Bien. Il n'y aura pas de licenciement sec, on est bien d'accord ?

28:46
Invité

C'est l'engagement de Jean-Dominique Sénard.

28:48
Présentateur

Bon. Un seul site fermé ?

28:51
Invité

Ça, on verra. C'est à Renault de... Ah, on verra. On verra. C'est à Renault...

28:55
Présentateur

Choisis le roi pour l'instant. Et Renault pourrait fermer d'autres sites ?

29:00
Invité

C'est à Renault de définir et d'entamer la discussion avec les organisations syndicales. Mais d'autres sites pourraient être fermés ? Ce n'est pas à nous de nous substituer au travail de Renault. Vous êtes actionnaire. Je suis actionnaire de Renault. Je regarde ce qu'il propose, mais je laisse aussi le dialogue social se mettre en place. Parce que c'est par le dialogue social qu'on va répondre aussi à cette crise. Ce n'est pas aux actionnaires de...

29:19
Présentateur

C'est par le dialogue social qu'on va décider de fermer ou pas un site.

29:22
Invité

Ou de regrouper des sites. Ou de donner un avenir à des salariés sur d'autres sites. Attention à ne pas tout mélanger. Nous savons que Renault est au bord du gouffre. Renault est au bord du gouffre. Alors on peut être dans le déni en leur interdisant de tout faire. Ou alors on regarde, avec les organisations syndicales, avec les salariés, la meilleure façon de franchir cette crise. Et nous, notre boussole, elle est très claire. Notre boussole, c'est qu'on veut plus de production en France. Et on a obtenu des engagements de Renault. De relocaliser, par exemple, le moteur électrique à Cléon. Ça, c'est très clair. Ça, c'est précis. Et ça, c'est de l'emploi en plus.

On veut un accompagnement des salariés. On veut de l'investissement. Et on veut qu'ils soient responsables de leurs sous-traitants, des PME et des entreprises de taille intermédiaire qui travaillent pour eux. Pardon, mais ça, c'est concret. Et moi, je ne vais pas faire à la place de Renault son travail. En revanche, je serai extrêmement vigilante sur la qualité du dialogue social. Et sur la façon dont ils construisent le premier leader de la voiture électrique demain.

30:19
Présentateur

Bien, l'intérim. 318 000 emplois détruits. 318 000 emplois détruits. Les premières victimes aujourd'hui. Les premières victimes de la crise économique, ce sont tous ceux qui sont en intérim. Je vais vous prendre un exemple. Tiens, chez PSA, par exemple, à Ordin, vous connaissez le site d'Ordin, près de Valenciennes. Il y a des intérimaires qui travaillaient sur ce site. Tout à fait. Et qui n'ont pas retrouvé de boulot. Vous savez ce qu'a fait PSA ? Qu'a fait PSA ? Vous ne savez pas ?

30:50
Invité

Si, je le sais.

30:51
Présentateur

Vous le savez ? Alors dites-moi. Qu'a fait PSA ?

30:53
Invité

PSA a effectivement, qui a des salariés polonais, des salariés en contrat à durée indéterminée. Et leur a proposé, alors que leur site polonais est fermé, de venir travailler sur le site d'Odin.

31:04
Présentateur

Pendant que les intérimaires sont sans boulot. Pendant que les intérimaires français sont sans boulot, les salariés polonais de PSA viennent travailler sur le site français. C'est cela ?

31:14
Invité

Les salariés polonais de PSA, ou espagnols d'ailleurs, de Saragosse, pourraient venir travailler sur le site d'Odin. Mais je vais faire une précision. De deux choses l'une.

31:24
Présentateur

Non, je ne veux pas pouvoir. Ils viennent travailler.

31:26
Invité

De deux choses l'une. Soit, c'est effectivement dans le cadre des règles du jeu, et c'est extrêmement contrôlé, les travailleurs détachés. Et ce sont les salariés de PSA. Au même titre que les salariés français. Et c'est ok. Soit, c'est une façon détournée d'utiliser du chômage partiel, et comme vous le dites très bien, de ne pas employer d'autres personnes. Et dans ce cas-là, ce n'est pas acceptable. Et Muriel Pénicaud est en train de regarder, et là aussi, nous serons vigilants.

31:51
Présentateur

Parce que PSA a reçu des aides publiques, non ?

31:54
Invité

PSA a reçu des aides publiques, mais PSA est responsable vis-à-vis de ses salariés. Qu'ils soient français, polonais, espagnols. PSA est l'employeur de milliers de personnes dans le monde. Donc, vous regardez ce qui se passe. Muriel Pénicaud est sur le sujet en ce moment.

32:08
Présentateur

Oui, vous regardez. Ça veut dire quoi, regardez ? Ça veut dire que si, si ce n'est pas conforme. Mais mettez-vous à la place des intérimaires. Mais mettez-vous à la place. Est-ce que vous pouvez vous mettre à la place de celui qui habite dans le Valenciennois, à côté d'Ordin, qui n'a pas de boulot, à cause de la crise sanitaire, qui travaillait chez PSA. On lui dit, il y a un ouvrier qui vient de Pologne, qui vient d'Espagne, et qui vient prendre ta place. Que feriez-vous ? Que feriez-vous ?

32:33
Invité

Alors moi, je vais mettre à la place aussi des salariés de PSA. Si j'étais un salarié français de PSA, si mon site était fermé, et si PSA me proposait d'aller sur un site allemand, je serais très contente.

32:43
Présentateur

Mais le site n'est pas fermé, Agnès Pannière.

32:45
Invité

En Pologne, si. Non, mais en Pologne, c'est une chose. Oui, mais c'est les salariés de PSA. Si moi, j'étais un salarié français de PSA, et si PSA prenait ses responsabilités en me faisant aller sur un autre site, je trouverais ça bien. Et s'il ne me prenait pas en charge, et s'il me licenciait, je trouverais ça pas bien. Ce qui serait inadmissible, c'est que PSA profite du chômage partiel d'un côté et fasse venir des salariés de l'autre pour essayer d'équilibrer. Ils ne respectent pas les règles du travailleur détaché. Et c'est pour cela que nous sommes en train de regarder. Et regarder pourquoi ? Pas juste pour regarder. Regarder pour arrêter si ce n'est pas conforme à la législation.

33:20
Présentateur

Depuis le 17 mars, des millions de salariés sont au chômage partiel. Des millions de salariés. Alors, vous avez réduit le chômage partiel au 1er juin, et vous allez encore le réduire au 1er juillet. On est d'accord, Agnès Pannier-Rédu.

33:36
Invité

Nous faisons une incitation pour qu'effectivement, il y ait une incitation pour les employeurs à refaire reprendre les travaux.

33:41
Présentateur

C'est-à-dire que les entreprises paieront plus ?

33:43
Invité

Elles paieront un petit peu plus.

33:45
Présentateur

Combien ?

33:46
Invité

Un petit peu plus.

33:47
Présentateur

Combien ?

33:47
Invité

De l'ordre de 10%.

33:48
Présentateur

10% de plus le 1er juillet. Et les salariés, eux, toucheront toujours 84% de leur salaire ?

33:55
Invité

Non, il y aura également une incitation pour qu'il y ait une reprise du travail.

33:59
Présentateur

Oui, pour une reprise. Pour une reprise du travail. Incitation, ça veut dire quoi ? Comme en Allemagne, 60% du salaire ?

34:05
Invité

Ce sont des paramètres qui sont en train de être réglés.

34:08
Présentateur

Comme en Allemagne ?

34:08
Invité

Avec les organisations syndicales.

34:10
Présentateur

Est-ce que c'est 60% du salaire comme en Allemagne ?

34:12
Invité

Jean-Jacques Bourdin, il y a une négociation en cours entre Muriel Pénicaud et les organisations syndicales. Et moi, je respecte le dialogue social. Et donc, de ce dialogue social sera issu les paramètres du chômage partiel. Et je crois qu'il n'y a aucun pays en Europe, aucun pays, aucun pays en Europe qui a mis en place un dispositif de chômage partiel de cette nature. Aucun pays en Europe qui fait en sorte que lorsqu'on est payé le SMIC, on a l'intégralité de son salaire. Aucun pays en Europe qui fait en sorte que lorsqu'on a jusqu'à 4,5 fois le SMIC, on ait ce filet de sécurité. Ne perdons pas de vue ce petit détail qui a toute son importance.

34:46
Présentateur

Alors, moins de 84% dans tous les cas, Agnès Pannier-Runaché. C'est sûr. Moins de 84%. Pour inciter, est-il vrai quand même que l'industrie allemande repart beaucoup plus vite que l'industrie française ? C'est vrai ou c'est faux ?

34:59
Invité

C'est parfaitement exact.

35:00
Présentateur

Pourquoi ?

35:02
Invité

Parce qu'il y a une reprise plus rapide au mois d'avril. Parce qu'il y a un arrêt qui a été aussi moins net. Parce que je dirais que...

35:10
Présentateur

Nous avons trop confiné chez nous ?

35:12
Invité

Ce n'est pas une question de confinement.

35:14
Présentateur

Alors, pourquoi ?

35:15
Invité

Rappelez-vous une chose. Les industries, nous ne sommes jamais arrêtés. Il n'y a jamais eu d'arrêt réglementaire des industries. Donc ça, c'est la résultante du dialogue social, si je puis me permettre. Je veux quand même rappeler que certains syndicats se sont opposés au redémarrage d'entreprises. Se sont opposés sans mesurer la caisse sociale qu'il pouvait y avoir derrière. qu'il y a eu des tensions entre les syndicats. Très fortes. Et moi, j'appelle effectivement les entreprises industrielles à accélérer. Nous devons accélérer, sinon nous nous serons déclassés par rapport à d'autres pays comme l'Allemagne, qui eux ont repris dans un dialogue social constructif.

35:51
Présentateur

Justement, certains disent, il faut par exemple, je prends un exemple, il faut un moratoire sur l'installation des entrepôts Amazon en France. Que dites-vous ? Que répondez-vous ?

36:00
Invité

Moi, je réponds deux choses. La première chose, c'est que lorsqu'on a des dossiers qui sont créateurs d'emplois, il faut éviter de se précipiter pour dire qu'ils ne sont pas bien. Il faut les regarder pour leur mérite propre. Si on peut prouver que de tels entrepôts détruisent de l'emploi, on peut discuter. Mais pour le moment, je n'ai pas une clarté totale sur ça, parce qu'un entrepôt, vous pouvez le mettre en France, et vous pouvez le mettre en Belgique, vous pouvez le mettre en Allemagne, vous pouvez le mettre en Italie.

36:25
Présentateur

Je vais être très claire.

36:28
Invité

J'attends lundi une note qui fasse les avantages et les inconvénients de la mise d'un entrepôt sur le territoire français. Mais les entrepôts, ce n'est pas que les entrepôts d'Amazon. Ça peut être le bon coin, ça peut être ses discounts. Donc si vous interdisez Amazon, vous interdisez tous les entrepôts, vous interdisez toute la capacité.

36:44
Présentateur

Vous êtes plutôt favorable à l'installation.

36:46
Invité

Je suis favorable à l'emploi, et je suis favorable aux salariés, et je suis favorable aussi à l'équilibre du commerce physique et du commerce digital.

36:54
Présentateur

Donc à l'installation de ces entrepôts.

36:55
Invité

Non, je suis favorable à l'emploi. Je ne suis pas dans le gimmick et l'idéologie. Je regarde les choses pragmatiquement. Ça crée de l'emploi ? Oui, non. Ça en détruit ? Oui, non. Et c'est beaucoup plus simple que d'avoir des grands slogans et puis vous avez des régions qui tombent littéralement.

37:11
Présentateur

Alors, 8 milliards, on est bien d'accord, 8 milliards pour l'automobile, 15 milliards pour l'aéronautique. Combien pour les PME, TPE ?

37:21
Invité

Aujourd'hui, je vais prendre l'exemple du fonds de solidarité, par exemple. Le fonds de solidarité, vous avez à peu près un tiers pour les commerçants artisans, et l'ensemble du fonds de solidarité est uniquement sur les TPE. Et ça, c'est déjà plus de 7 milliards d'euros. Plus de 7 milliards d'euros. Vous ajoutez à ça le chômage partiel. Vous ajoutez à ça les prêts garantis par l'État.

37:43
Présentateur

Ça existe partout.

37:43
Invité

Les prêts garantis par l'État. Oui, mais ça concerne aussi les TPE.

37:46
Présentateur

Oui, ça concerne aussi les TPE, mais les autres...

37:48
Invité

Plus de 75% des sommes, c'est sur les TPE.

37:51
Présentateur

Parce qu'on attend un effort considérable du gouvernement pour les PME et pour les TPE.

37:56
Invité

Mais c'est bien pour cela que le président de la République veut un plan sur les indépendants. Pourquoi il veut un plan sur les indépendants ? Parce que vous le dites très bien, les salariés de PSA, on les entend. Les salariés de Renault, on les entend. Quand il y a un plan social, on l'entend. Quand un indépendant dépose le bilan, on ne l'entend pas. On ne l'entend pas alors que ça peut être le premier plan social français. Ça peut être des millions de personnes qui déposent le bilan parce qu'ils ne sont pas capables de redémarrer.

Vous avez des chiffres qui sont communiqués par les fédérations qui disent que 30% des commerçants et des artisans se demandent s'ils sont capables de passer l'année. Et c'est pour cela que nous devons les accompagner. Nous devons les accompagner avec des mesures fortes. Nous l'avons fait. Le plan d'urgence a permis de sauver des centaines de milliers d'emplois. Des centaines de milliers d'emplois. Mais maintenant, il faut passer à la suite. La suite, c'est comment on accompagne ces commerçants, justement, pour être capables de résister à Amazon. C'est de la transformation numérique.

Il faut à la fois avoir le plaisir d'aller chez le petit commerçant, d'avoir cette discussion que vous n'aurez jamais avec Amazon, mais également le fait qu'ils puissent livrer à domicile, faire du clic à de collecte.

38:59
Présentateur

Il faut que le numérique fonctionne partout sur ce territoire.

39:01
Invité

Je pense qu'on a fait des gros progrès, M. Bourdin. Là encore, si ce gouvernement n'avait pas triplé le déploiement du très haut débit et doublé celui de la 4G, on aurait été en grande difficulté au moment du déconfinement.

39:12
Présentateur

Je vous parlais de la 5G, justement. Il y aura, pour l'obtention des fréquences, des enchères. Les dates ?

39:23
Invité

C'est lancement au mois de septembre.

39:25
Présentateur

Les enchères, mais quelle date ? Pendant combien de temps ?

39:28
Invité

Ensuite, vous avez un processus qui se déroule.

39:30
Présentateur

Pendant combien de temps, les enchères ? Ça va durer combien de temps ?

39:32
Invité

Ça dépend de la rapidité avec laquelle le processus est organisé, des réponses, etc. C'est à peu près sur 6 semaines.

39:38
Présentateur

10 jours, entre le 20 et le 30, non ?

39:40
Invité

Non, c'est courant septembre. Et attribution quand ? Attribution à l'automne, pour permettre d'avoir les premiers déploiements d'ici la fin de l'année. On sera exigeant ? On sera exigeant. On a un cahier des charges qui est exigeant. On a un cahier des charges qui est très exigeant sur la couverture du territoire. On a un cahier des charges qui est très exigeant sur la couverture des zones rurales. On ne refera pas les erreurs de la 4G. Et la 5G, c'est une technologie mystérieuse. On ne sait pas très bien ce que ça recouvre. Mais l'enjeu qui est derrière, c'est justement... Il est économique, il est centralement économique. Ce n'est pas pour regarder des vidéos qu'on fait de la 5G.

On est d'accord. C'est pour les industries. Et nous avons aussi un enjeu. C'est que moi, je veux diminuer l'empreinte environnementale des réseaux télécommunications. Et la 5G va nous y aider parce que la 5G, elle est beaucoup moins énergitivore que la 4G, par exemple.

40:31
Présentateur

J'ai une dernière question. La réforme des retraites, simplement reportée ou supprimée ?

40:36
Invité

Ça, il va falloir arbitrer.

40:40
Présentateur

Reportée ou supprimée ? Ce n'est pas arbitrée encore ? Vous ne savez pas ?

40:44
Invité

Je ne sais pas. Regardez-moi, vous ne savez pas. Je vous regarde dans les yeux et je ne sais pas. Vous ne savez pas si elle est reportée ou supprimée. Je vous le dis de manière très à l'aise.

40:51
Présentateur

Avant la fin du quinquennat.

40:53
Invité

Nous verrons.

40:54
Présentateur

La décision sera annoncée par Emmanuel Macron dimanche ou pas ?

40:58
Invité

Vous savez quand même que vous êtes informés. Jean-Jacques Bourdin, la prise de parole du Président de la République du 14 juin n'a pas vocation à répondre à toutes les questions qu'on se pose autour de cette table. Elle est importante à la réforme des retraites. Mais la prise de parole, elle est importante. Elle doit montrer un cap. Et c'est ça l'enjeu. Il faut donner une vision, montrer un cap, faire en sorte que les Français aient envie d'aller de l'avant. On a tous les ressorts pour pouvoir rebondir. Mais il faut vraiment qu'on se retrousse les manches. Et le mot clé, c'est solidarité.

41:27
Présentateur

Bon, reportée ou supprimée, c'est par vitrée. Merci beaucoup Agnès Pannière, une hache, d'être venue nous voir ce matin à 8h54.