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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 21 février 2012 13 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationSolidarités & famille

Marine Le Pen

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Marine Le Pen, il y a eu un accord à Bruxelles sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce ce matin, c'est une bonne nouvelle ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Donc il faudrait à vos yeux laisser la Grèce faire faillite et la sortir de l'euro ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Le peuple grec qui ne veut pas quitter l'Europe et qui ne veut pas le retour à la drachme.

  • 2:06ComplaisanteRéponse directe

    Pas toute la gauche, la gauche en France vous voulez dire.

  • 2:36ComplaisanteRéponse directe

    Bon, on demandera à la gauche de vous répondre, je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait sa position, la gauche dans son ensemble en France.

  • 3:39OuverteRéponse directe

    J'en viens à la polémique sur la viande d'Alal et les conditions d'abattage des animaux de boucherie

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Invité politiqueChiffre
    « Non, c'est une mauvaise nouvelle parce que c'est de l'argent que nous allons devoir emprunter, ça va être à peu près 30 milliards pour la France quand même, c'est une somme qui est considérable. »
  • 0:15Invité politiqueFait
    « Nous allons donc emprunter ça sur les marchés financiers pour le verser dans le puissant fond de la Grèce et pour accélérer une régression sociale épouvantable »
  • 0:47Invité politiqueChiffre
    « Ça fera 90 milliards que nous avons emprunté pour les différents plans de renflouement, Portugal, Grèce, Irlande et ça n'est que le début. »
  • 0:59Invité politiquePromesse
    « Donc je dis et je redis et je répéterai que je pense qu'au contraire il faut préparer cette sortie de l'euro avec nos partenaires européens »
  • 2:08Invité politiqueChiffre
    « Oui, que la gauche française soutienne la baisse de 25% des retraites, des indemnités de fonctionnaires »
  • 2:17Invité politiqueChiffre
    « que la gauche française soutienne le retour à 480 euros pour le SMIC et 400 euros pour le salaire minimum des moins de 25 ans »
  • 3:09Invité politiqueFait
    « Or, l'on sait pertinemment que ces plans de renflouement ont une contrepartie et que la contrepartie, c'est le terrorisme »
  • 3:50Invité politiquePromesse
    « Vous avez annoncé dimanche votre intention de lancer une procédure judiciaire pour tromperie sur la marchandise à l'encontre de plusieurs anciennes de la grande distribution de l'Ile-de-France. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « Je remarque juste que le président de la République a considéré que cette polémique n'avait pas lieu d'être. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « sur lesquelles il avait pris des engagements extrêmement clairs, qu'il n'a pas tenu la souffrance animale généralisée en violation de la loi française et européenne. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Tous, 100%, abattent les bêtes selon le rite halal. »
  • 6:07Invité politiqueChiffre
    « Selon les études que nous avons faites, à peu près 40 à 45% de la viande qui est consommée en Ile-de-France proviennent, en l'occurrence, de ces abattoirs. »
  • 6:26Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, 80% des ovins en France sont abattus selon le rite à l'âle. »
  • 6:40Invité politiqueChiffre
    « 20% des bovins. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen79 %
  • Présentateur21 %

6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Marine Le Pen, il y a eu un accord à Bruxelles sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce ce matin, c'est une bonne nouvelle ?

0:06
Marine Le Pen

Non, c'est une mauvaise nouvelle parce que c'est de l'argent que nous allons devoir emprunter, ça va être à peu près 30 milliards pour la France quand même, c'est une somme qui est considérable. Nous allons donc emprunter ça sur les marchés financiers pour le verser dans le puissant fond de la Grèce et pour accélérer une régression sociale épouvantable comme celle que la Troïka est en train d'appliquer au peuple grec. Donc quand on sait qu'on a imposé aux Français une austérité qui s'étalait à peu près je crois sur 10 milliards sur plusieurs années, on imagine ce que va faire ce trou supplémentaire dans nos finances.

0:43
Présentateur

Donc il faudrait à vos yeux laisser la Grèce faire faillite et la sortir de l'euro ?

0:47
Marine Le Pen

Ça fera 90 milliards que nous avons emprunté pour les différents plans de renflouement, Portugal, Grèce, Irlande et ça n'est que le début. Donc je dis et je redis et je répéterai que je pense qu'au contraire il faut préparer cette sortie de l'euro avec nos partenaires européens parce qu'on arrivera à un moment donné où ils jetteront la Grèce hors de l'euro avec toutes les conséquences que ça aura en termes de brutalité et de chaos sur la situation du peuple grec. Donc moi je suis solidaire du peuple grec et par conséquent je ne suis pas solidaire de la politique qui leur est appliquée par la Troïka avec la complicité de l'ensemble des dirigeants européens.

1:29
Présentateur

Le peuple grec qui ne veut pas quitter l'Europe et qui ne veut pas le retour à la drachme.

1:32
Marine Le Pen

Le problème c'est que le peuple grec, qu'est-ce que vous voulez, il est en train de se noyer et il considère que tant qu'on est là pour essayer de verser de l'argent, mais ça ne durera pas, il voit bien que la contrepartie à ces versements c'est le retour à l'âge de pierre économique. Il le sent bien, la situation des Grecs, il faut quand même en être conscient, est une situation inimaginable il y a encore quelques années en Europe. Ce n'est même pas un pays en voie de sous-développement, c'est terrifiant sur le plan social. Que la gauche d'ailleurs puisse soutenir cette régression sociale en dit long sur ce qu'est devenu la gauche française.

2:06
Présentateur

Pas toute la gauche, la gauche en France vous voulez dire.

2:08
Marine Le Pen

Oui, que la gauche française soutienne la baisse de 25% des retraites, des indemnités de fonctionnaires, que la gauche française soutienne le retour à 480 euros pour le SMIC et 400 euros pour le salaire minimum des moins de 25 ans, ça en dit long sur leur capacité à défendre notre système de protection sociale et à défendre le niveau des salaires là-bas comme ici.

2:36
Présentateur

Bon, on demandera à la gauche de vous répondre, je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait sa position, la gauche dans son ensemble en France.

2:43
Marine Le Pen

Vous devez sûrement mieux connaître la position de la gauche que moi, monsieur Cohen.

2:46
Présentateur

Ah, vous observez et vous lisez des journaux comme moi, vous écoutez les radios et les télévisions.

2:51
Marine Le Pen

D'accord, alors moi j'ai bien vu qu'ils sont d'accord avec cela et que je ne suis pas dupe des abstentions qui sont les leurs lorsqu'on vote les plans de renflouement parce que s'abstenir dans la situation dans laquelle est l'Assemblée nationale, c'est évidemment permettre le vote de ces plans de renflouement. Or, l'on sait pertinemment que ces plans de renflouement ont une contrepartie et que la contrepartie, c'est le terrorisme, parce que j'appelle ça un terrorisme social qui est imposé à la Grèce par la Troïka, à la Grèce mais pas seulement, à l'Irlande, au Portugal, à l'Espagne, à l'Italie et évidemment demain à la France.

Si les Français pensent, et je crois qu'ils sont une majorité à ne pas le penser, que l'on peut échapper à cette spirale qu'est en train de vivre la Grèce, ceux, en tout cas la minorité des Français qui pensent cela, se trompent.

3:39
Présentateur

J'en viens à la polémique sur la viande d'Alal et les conditions d'abattage des animaux de boucherie, polémique sur laquelle le président Sarkozy s'est exprimé tout à l'heure lors du visite sur le marché de Rungis. Vous avez annoncé dimanche votre intention de lancer une procédure judiciaire pour tromperie sur la marchandise à l'encontre de plusieurs anciennes de la grande distribution de l'Ile-de-France. Avez-vous engagé cette action ?

3:59
Marine Le Pen

C'est-à-dire, entre dimanche et aujourd'hui, pas encore. Nous sommes en train de préparer notre action. Et vous allez la mener ? Vous allez saisir la justice ? Bien sûr, je vais saisir la justice. Je remarque juste que le président de la République a considéré que cette polémique n'avait pas lieu d'être. Mais il ne s'agit pas d'une polémique, il s'agit d'un problème fondamental, dont il a été saisi il y a de nombreuses années, sur lesquelles il avait pris des engagements extrêmement clairs, qu'il n'a pas tenu la souffrance animale généralisée en violation de la loi française et européenne. Ça n'est pas quelque chose d'anodin.

Le fait qu'une majorité de Français soit trompée sur ce qu'ils achètent, ça n'est pas une polémique anodine.

4:44
Présentateur

Vous êtes sûr d'une majorité ? Est-ce qu'il n'aurait pas mieux valu que vous vérifiez vos chiffres ? Vous avez prétendu que l'ensemble de la viande distribuée en Ile-de-France était halal, 100%. La réalité, c'est 2%.

4:54
Marine Le Pen

Non, c'est faux. Vous dites ça, mais vous avez vous-même travaillé ce sujet ? Ou vous répétez juste ce qui vous a été dit ?

5:01
Présentateur

J'ai l'habitude de travailler, Marine Le Pen.

5:03
Marine Le Pen

Vous avez travaillé votre sujet et vous êtes arrivé à 2%.

5:05
Présentateur

Oui.

5:06
Marine Le Pen

J'aimerais bien savoir...

5:07
Présentateur

5 000 tonnes sur 220 000, ça fait 2%.

5:09
Marine Le Pen

Non, mais qui vous a dit 5 000 tonnes ?

5:11
Présentateur

5 000 tonnes, les professionnels de la viande, le ministère de l'alimentation, les services vétérimaires.

5:16
Marine Le Pen

Ah, donc vous croyez la parole du ministère ? Eh bien, moi, je vais vous dire, monsieur...

5:18
Présentateur

Je ne vais pas compter les tonnes de viande à la sortie des abattoirs.

5:20
Marine Le Pen

Eh bien, monsieur, vous auriez dû, c'est assez facile pourtant. Car il y a 4 abattoirs en Ile-de-France, dont un qui fait du porc. Celui-là, évidemment, ne nous intéresse pas, puisque, évidemment, ça n'est pas halal. Sur ces 3 abattoirs d'Ile-de-France... 4, vous avez dit ? Oui, il y en a un, c'est du porc, monsieur Cohen. Par conséquent, ce n'est pas halal. Tous, 100%, abattent les bêtes selon le rite halal. Pour quel tonnage ? Or, monsieur, si vous me dites que tous les abattoirs d'Ile-de-France produisent 2% de la consommation en Ile-de-France, je vous dis que rien qu'en le prononçant, déjà, on se rend bien compte que ça n'est juste pas possible.

5:57
Présentateur

Vous savez que les bêtes sont abattues près de leurs élevages, il n'y a pas beaucoup de pâturage en Ile-de-France.

6:00
Marine Le Pen

Mais ce n'est pas le problème, je vous dis que c'est faux. Selon les études que nous avons faites, à peu près 40 à 45% de la viande qui est consommée en Ile-de-France proviennent, en l'occurrence, de ces abattoirs. Et je vous signale tout de même que ça n'est pas une nouveauté. Que ce sujet-là fait l'objet de réflexions de la souffrance des animaux à la tromperie des consommateurs. Ça date depuis de nombreuses années. Aujourd'hui, 80% des ovins en France sont abattus selon le rite à l'âle.

6:31
Présentateur

Vous comptez les moutons dans les ovins ? Vous comptez les moutons ? Oui. Oui ? Oui. Les Français mangent peu de la viande de mouton.

6:38
Marine Le Pen

80% des ovins. 20% des bovins. Ce que je dis, c'est que moi, quand j'arrive comme consommateur dans un réseau de grandes distributions, et je ne mets pas en cause d'ailleurs, les bouchers qui, en l'occurrence, sont les victimes du laxisme du gouvernement. Je ne sais pas quelle viande j'achète. Et je trouve que c'est un véritable scandale. Or, ce que je peux vous affirmer, c'est que le Parlement européen a voté une directive pour obliger à l'étiquetage en matière de halal. Et qui a fait capoter cet étiquetage en France ? Le gouvernement français. Alors, le gouvernement dit que ça vient de changer

7:13
Présentateur

avec un décret qui a été publié en décembre dernier et qui sera effectif le 1er juillet. Ce décret, j'ai pu le vérifier, existe. Et Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, disait hier soir qu'il serait effectif pour la traçabilité, la reconnaissance de la viande à compter du 1er juillet prochain.

7:28
Marine Le Pen

Alors, monsieur, on ne peut donc pas dire d'un côté que cette polémique est dérisoire et que Marine Le Pen ment, et en même temps dire de l'autre qu'on a bien pris conscience d'un problème et que, oh là là, tout d'un coup, d'un seul, on va le régler. Moi, ce que je voudrais vous dire, monsieur Cohen...

7:41
Présentateur

C'est pas l'ampleur du problème. Donc, pardon, les chiffres que je citais tout à l'heure qui ont été donnés par plusieurs professionnels de la viande, c'est-à-dire 5 000 tonnes abattues en Ile-de-France pour 220 000 tonnes consommées par an, ces chiffres, vous les contestez ? Oui, je les conteste. Vous pensez qu'ils ne sont pas exacts ?

7:56
Marine Le Pen

Oui, je les conteste. Et d'ailleurs, ils sont contestés par toute une série de journalistes qui ont fait des papiers sur ce sujet de manière sérieuse, qui ont entendu des producteurs, qui ont entendu des éleveurs, qui ont entendu des vétérinaires. Et dans ces témoignages, ils sont très intéressants. Effectivement, des bouchers disent « Ben oui, c'est vrai, on reçoit de la viande à l'âle et on retire l'étiquette. C'est vrai, c'est une petite tromperie à l'égard des consommateurs, mais on ne peut pas faire autrement. » C'est-à-dire qu'ils sont eux-mêmes, par la suspicion que crée ce véritable scandale, victimes, encore une fois, du laxisme du gouvernement.

Cette situation n'est pas admissible, mais elle n'est pas admissible non plus en matière de souffrance. Je veux dire, le président de la République, s'il pense, encore une fois, que la souffrance animale est anodine. Moi, je dis très clairement que dans une société telle que la nôtre, le fait que l'ensemble des animaux soient égorgés à vif, sans respecter l'étourdissement préalable...

8:48
Présentateur

Non, ce n'est pas l'ensemble, madame. Ce n'est pas l'ensemble.

8:50
Marine Le Pen

En Ile-de-France, c'est le cas. En Ile-de-France, c'est le cas. 100% des bêtes abattues en Ile-de-France, à part les cochons, sont abattues, égorgées, à vif, sans étourdissement préalable. Or, ces problématiques traînent depuis des années et des années. Et encore une fois, la transparence, l'honnêteté à l'égard des Français, c'est de leur donner le choix et de ne pas leur imposer ce type d'abattage, ou en tout cas, leur donner la possibilité, comme consommateur libre, de pouvoir exercer justement cette liberté.

9:19
Présentateur

Que voulez-vous démontrer avec cette controverse ?

9:22
Marine Le Pen

M. Cohen, à chaque fois que je soulève un problème, on commence par dire que j'ai tort. Pour les prières de rue, on a dit que j'avais tort. Et puis pour finir, on a dit que j'avais raison. Pour la dénonciation que j'ai faite du système mafieux socialiste du Nord-Pas-de-Calais, j'ai été traîné dans la boue. On m'a dit que je racontais n'importe quoi. Aujourd'hui, M. Dallongeville, que j'ai contribué à faire mettre en prison, a écrit un livre qui va sortir mercredi, qui s'appelle La Mafia Rose, dans lequel il énonce de manière très précise la manière dont les socialistes trompent, trichent, volent dans le Nord-Pas-de-Calais depuis des années. Et l'on ne me dira pas, évidemment...

10:00
Présentateur

Pour la viande à l'âle, vous avez dit que c'était 100%. Si c'est 100%, et si c'est vérifié, on vous donnera raison. Moi, j'ai le chiffre de 2% pour l'instant. Et on verra si vous avez raison.

10:09
Marine Le Pen

Je vous dis que 100%, je le répéterai autant de fois qu'il est nécessaire, 100% de la viande abattue en Ile-de-France Vous avez dit distribué dimanche à l'île. Vous avez dit distribué en Ile-de-France, c'est pas pareil. Et 100% de la viande distribuée est suspecte, puisque je ne sais pas, ni vous, laquelle est à l'âle et laquelle ne l'est pas.

10:27
Présentateur

Il faut peut-être aller à Rungis, c'est ce qu'a fait Nicolas Sarkozy ce matin. Non, monsieur, c'est pas à Rungis qu'il faut aller... C'est à Rungis qu'arrive la majorité des approvisionnements de viande.

10:35
Marine Le Pen

Oui, non, mais c'est pas à Rungis qu'il faut aller... C'est au supermarché. Je sais que Nicolas Sarkozy ne doit pas aller beaucoup au supermarché, ça je m'en doute. Mais moi j'y vais. Et vous allez voir que vous ne pouvez pas le savoir, parce que ça n'est pas étiqueté. Donc 100% de la viande est suspecte dans le sens où moi, consommateur, comme tous les Français, les millions de Français, qui allons faire nos courses...

10:54
Présentateur

Mais suspecte de quoi précisément ?

10:55
Marine Le Pen

Mais suspecte d'avoir été abattu en violation de la loi française, suspecte d'avoir été abattu selon un rituel, qui est un rituel religieux, alors que moi je ne suis pas de cette religion, monsieur. Vous voyez, monsieur Cohen...

11:05
Présentateur

Je voudrais vous soumettre une citation juste... On en termine. Je voudrais soumettre cette citation... Non, non, on n'en termine pas parce que c'est très important. Non, non, mais... Attendez, vous allez répondre. Vous allez répondre. Cette citation, pardon, de quelqu'un que vous connaissez bien, qui est un de vos proches, Paul Lamoitié, premier fournisseur des boucheries halal du Nord-Pas-de-Calais, c'est un élu Front National, il siège avec vous au Conseil Régional. Que dit-il ? C'est une viande très bonne, le halal, qui respecte toutes les normes d'hygiène alimentaire. La viande halal n'a rien à voir avec la montée de l'islamisme, il ne faut pas tout mélanger.

Vous avez discuté avec Paul Lamoitié la suite sur la qualité de la viande halal et sur le fait que... Il faut peut-être mieux consommer de la bonne viande halal que de la viande nourrie aux farines animales, par exemple.

11:41
Marine Le Pen

Très bien, monsieur Cohen, mais je vous laisse la responsabilité de cette déclaration. Donc vous êtes en train de dire aux Français... Non, la déclaration... Si, si, si, si. Je vous laisse la responsabilité de cette déclaration. Je pense que ça fera très plaisir aux auditeurs de France Inter de vous entendre leur demander de consommer de la viande halal. Qu'est-ce que vous voulez démontrer avec cette controverse ? M. Cohen, vous m'avez posé une question, monsieur, donc je vais y répondre. Si vous m'y laissez le temps, sans me couper la parole toutes les trois secondes. Bon. M. Lamoitié, en l'occurrence, a un abattoir, et j'en ai discuté avec lui, de volailles. Or, quand vous dites que...

Je vous signale que pour les ovins et les bovins, les services vétérinaires ont fait des études où, justement, ils indiquent qu'il y a de grands risques dans ce type d'abattage rituel sur la qualité sanitaire de la viande parce qu'il y a des dangers de développement de bactéries avec, justement, cette méthode. Par conséquent, en ce qui concerne les ovins et les bovins, il y a, en plus de tout ce que je vous dis, un danger sanitaire qui a été explicité par des gens éminemment sérieux qui ont fait des études sur ce sujet. Ce que je veux démontrer, c'est que l'on ment aux Français. C'est qu'on vit dans une république d'opacité. C'est qu'on ne leur dit pas la vérité.

C'est que, lorsque, en revanche, un responsable politique comme moi dit la vérité, eh bien, l'ensemble de la caste lui tombe dessus plutôt que de chercher à savoir où est la vérité dans ce dossier. Le premier réflexe, c'est si Marine Le Pen le dit, c'est qu'elle a tort. Eh bien, Marine Le Pen a raison. Dans toute une série de domaines, et vous finissez toujours à un moment ou à un autre par l'admettre. Mais si je n'étais pas là pour porter ces sujets qui sont essentiels sur la place publique, à l'évidence, personne d'autre que moi ne le ferait.