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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 22 septembre 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiNumériqueEnvironnement & énergie

Bridgestone, 5G, "tenue républicaine" à l'école, Airbus... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une réunion pour rien ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Vous le savez depuis quand ?

  • 2:21RelanceRéponse partielle

    Pourquoi on n'a pas agi avant puisque vous étiez au courant de la situation de l'entreprise ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'État va mettre de l'argent sur la table ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Moi, ce que je ferais, c'est de demander à cette entreprise de rembourser immédiatement l'intégralité des sommes qu'ils ont touchées.

  • 4:25RelanceRéponse directe

    Vous leur avez dit hier aux dirigeants de rembourser l'argent qu'ils ont perçu, l'argent public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59InvitéFait
    « Ils ne sont pas capables de produire des pneus dans cette usine dans les conditions actuelles du marché du pneu en Europe, c'est-à-dire 5 millions de surcapacité pour eux. »
  • 1:30InvitéFait
    « Mais c'est un sujet que nous suivons depuis plusieurs années. »
  • 2:55InvitéPromesse
    « Nous pressons Bridgestone de nous donner des orientations stratégiques pour qu'on puisse travailler avec eux à donner l'avenir à cette usine. »
  • 3:48InvitéChiffre
    « C'est ce gouvernement qui a recréé de l'emploi industriel depuis trois ans. »
  • 3:53InvitéFait
    « Ça n'était pas arrivé entre 2000 et 2016. »
  • 4:42InvitéChiffre
    « Au niveau où sont rémunérés les salariés de Bridgestone, 3300 euros en moyenne, d'avoir un niveau de charge sociale qui est seulement de 10% plus cher que les Allemands. »
  • 5:30InvitéChiffre
    « Un salarié du privé sur deux a bénéficié du chômage partiel pendant la période du confinement. »
  • 8:32InvitéChiffre
    « Airbus, c'est 50% de pertes de son carnet de commandes. »
  • 9:08InvitéChiffre
    « 15 000 suppressions de postes, dont un tiers en France. »
  • 9:12InvitéChiffre
    « Nous avons déjà diminué la facture, entre guillemets, de 1 500 postes en France. »
  • 10:08InvitéFait
    « Une entreprise qui perd 50% de son carnet de commandes, et pas juste dans les trois mois qui viennent, mais probablement dans les deux ou trois ans qui viennent. »
  • 12:33InvitéChiffre
    « On a 28 000 études, 28 000 études qui montrent qu'il n'y a pas d'impact sur la santé dans le monde entier. »
  • 17:46InvitéChiffre
    « En 20 ans, la France a diminué ses émissions de carbone de 20%. Elle a augmenté son empreinte carbone de 11%. »
  • 19:21InvitéChiffre
    « On a découvert que les fraudes au chômage partiel dépassaient les 200 millions d'euros, 225 millions. »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Invité 214 %
  • Invité 38 %
  • Présentateur5 %

11,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Invité

René Renaché, vous étiez hier à Béthune dans le Pas-de-Calais pour tenter de sauver l'usine Bridgestone et ses 850 emplois. A peine la réunion était-elle terminée, que la direction du groupe faisait savoir qu'elle ne reviendrait pas sur sa décision de la fermer. Est-ce que c'est une réunion pour rien ? Ce n'est pas une réunion pour rien parce qu'en réunion nous avons acté que nous allions revoir et réouvrir les scénarios et vous avez pu constater que Bridgestone a corrigé sa communication depuis. C'était un nouveau communiqué qui a été envoyé ? Oui, ils ont changé leur communiqué. Ah pardon, ça m'avait échappé. Il n'est plus question de fermer l'usine ?

Ils disent qu'ils sont prêts à réouvrir des scénarios alternatifs pour remettre de l'activité dans l'usine. Donc ça c'est très clairement établi, ce qui n'empêche pas qu'ils ont une conviction sur le fait qu'ils ne sont pas capables de produire des pneus dans cette usine dans les conditions actuelles du marché du pneu en Europe, c'est-à-dire 5 millions de surcapacité pour eux et que tout l'enjeu de la décision que nous avons prise hier ensemble avec les élus locaux, avec Bridgestone, c'est de contre-expertiser leur propre analyse, de la contre-expertiser à l'aune des aides éventuelles que nous pourrions apporter pour investir dans l'usine.

Ce qu'il faut savoir dans ce dossier, c'est que nous ne découvrons pas que l'usine était en difficulté. Vous le savez depuis quand ? Mais c'est un sujet que nous suivons depuis plusieurs années. Vous savez que l'année dernière, il y a eu un accord de performance et de compétitivité qui n'a pas pu être adopté et qui justement a été fondé sur ce problème de compétitivité, qui était un diagnostic partagé, que ce soit par les salariés ou par la direction. Ce qui n'est pas partagé, c'est la solution. C'est combien on investit, comment on investit et sur quels produits on investit.

Et c'est très exactement ce sujet que nous remontons sur la table pour dire quel est l'avenir de cette usine dont tout le monde sait les élus, les salariés et la direction qu'elle est en perte de vitesse et comment lui donner un avenir. Et nous avons mandaté un expert Accenture pour regarder les données de Bridgestone et regarder quelles sont les options possibles pour cette usine.

2:21
Présentateur

Agnès Pannier-Runachier, pourquoi on n'a pas agi avant puisque vous étiez au courant de la situation de l'entreprise ? Mais nous avons agi avant. Pourquoi il n'y a pas eu une sonnette d'alarme avant ?

2:28
Invité

Moi ça fait plus de deux ans que tous les deux mois, trois mois, je leur demande quel est le plan, quel est le plan, quel est le plan. Et pas de réponse, pas de réponse, pas de réponse ? On réfléchit, on réfléchit, on réfléchit. Et donc cette situation qui a quand même permis aux salariés de continuer à travailler dans l'usine, soyons très clairs, vous avez 863 salariés qui continuent à travailler dans l'usine et nous nous pressons Bridgestone de nous donner des orientations stratégiques pour qu'on puisse travailler avec eux à donner l'avenir à cette usine. Ils arrivent aujourd'hui au terme de leur conclusion. Nous pensons que cette conclusion n'est probablement pas la meilleure.

En tout cas, on veut la contre-expertiser. Et surtout, ce qui nous importe, c'est d'avoir de l'emploi industriel à Béthune pour ces salariés-là. Est-ce que l'État va mettre de l'argent sur la table ? L'important, c'est déjà d'avoir un projet industriel avant de mettre de l'argent sur la table. Le sujet, c'est qu'on a une usine en perte de vitesse. Je vous donne un exemple. À 20 minutes de là, nous accompagnons une nouvelle usine de batterie électrique, 2400 emplois nouveaux. La première pierre de l'usine est posée l'année prochaine. Vous dites aux gens qui font des pneus aujourd'hui, allez-vous reconvertir pour faire de la batterie électrique ? Non, je ne dis pas ça.

Je dis qu'on est capable de créer de l'emploi industriel en France et que l'État accompagnera systématiquement tous les développements porteurs dans l'emploi industriel comme nous le faisons depuis trois ans maintenant. C'est ce gouvernement qui a recréé de l'emploi industriel depuis trois ans. Ça n'était pas arrivé entre 2000 et 2016. Je tiens à le redire, c'est important. Sur ce dossier Bridgestone, écoutez ce que disait hier Marine Le Pen chez nos confrères de BFM.

4:02
Auditeur

Moi, ce que je ferais, c'est de demander à cette entreprise de rembourser immédiatement l'intégralité des sommes qu'ils ont touchées. Parce qu'on ne peut pas admettre qu'on continue, parce qu'on continue. Dans le plan de relance, on continue à donner des milliards à des entreprises sans aucune sollicitation de contrepartie en termes de maintien ou de création de l'emploi. Il faut arrêter avec ça.

4:25
Présentateur

Vous leur avez dit hier aux dirigeants de rembourser l'argent qu'ils ont perçu, l'argent public. Mais qu'elles aident ? Le CICE, par exemple, en 2018.

4:33
Invité

Le CICE, ça s'applique à 2017. Et c'est une baisse de charge sociale qui permet, au niveau où sont rémunérés les salariés de Bridgestone, 3300 euros en moyenne, d'avoir un niveau de charge sociale qui est seulement de 10% plus cher que les Allemands. Donc en fait, ce n'est pas une aide ?

4:53
Présentateur

Entre les aides de l'État, des régions, des collectivités territoriales, Bridgestone a perçu 4,3 millions d'aides publiques.

5:01
Invité

Alors moi, je ne peux pas vous parler des aides des collectivités territoriales. Je crois qu'elles sont conditionnées. Je serais très surprise du contraire. S'agissant des aides de l'État, vous mentionnez le CICE, nous avons supprimé le CICE et c'est une aide qui se rapporte à 2017. On est transformé en baisse des charges pérennes. Oui, baisse des charges pérennes qui nous met au-dessus de tous les autres pays d'Europe, mais un peu moins au-dessus que ça ne l'était avant. Par contre, le chômage partiel que nous avons payé, c'est du chômage partiel qui est conditionné pour les salariés et qui ont permis de maintenir l'emploi.

Je rappelle qu'un salarié du privé sur deux a bénéficié du chômage partiel pendant la période du confinement. Il y en a eu chez Bridgestone. Et je crois que c'est très important de le retirer. Bien sûr qu'il y en a eu. L'usine s'est arrêtée le 16 mars, elle a repris le 12 mai. Et les gens dans l'usine, et je peux vous dire, j'en ai discuté avec les salariés, souhaitaient être mis à l'abri pendant cette période-là. Et nous l'avons fait, et nous l'avons fait en confiance, en conscience, et on l'assume totalement.

Cette direction, Anne Espagne-Ruynaché, qui de votre propre aveu vous a en quelque sorte mené en bateau pendant des années, puisque vous nous avez dit, on l'a alerté plusieurs fois, on n'a pas eu de nouvelles. Elle ne nous a pas mené en bateau. Vous lui faites confiance aujourd'hui pour négocier ? Elle n'a pas voulu remettre un dossier. C'est la même direction. Vous lui faites confiance aujourd'hui pour négocier l'avenir du site ? Je crois que le propos ne se pose pas là. Moi, je suis là. Un peu quand même. Non, mais ce n'est pas une question de conscience, c'est une question de résultat. Je n'ai pas à avoir confiance ou pas confiance à la direction. C'est une question de résultat.

Aujourd'hui, nous avons obtenu vendredi un accord de méthode en deux jours. Cet accord de méthode, il reprend toutes les demandes des organisations syndicales. Très simplement. Moi, je ne suis pas dans l'invective. Je ne suis pas dans les solutions toutes faites. Ce type de dossiers, ils prennent du temps. Ils sont extrêmement difficiles. Et pourtant, je peux vous dire que sur d'autres dossiers, comme ARC, 5000 emplois, comme Ascoval, où on nous avait dit, vous ne trouverez jamais de solution, nous en avons trouvé. Alors, oui, ça va être difficile. Oui, c'est une bataille. Non, je ne suis pas mariée avec Bridgestone.

Mais mon boulot, ma responsabilité, c'est d'essayer de trouver un avenir aux salariés du site et le plus durable possible. Agnès Pannier-Runacher, ministre de l'Industrie, avec nous jusqu'à 9h sur France Info. Il est 8h40. Le fil Info, Mélanie Delonnet. Cette enquête sur des soupçons de dopage, à peine le Tour de France terminé, des produits de santé, dont des médicaments découverts, et deux personnes placées en garde à vue, un médecin et un kiné de l'entourage du leader de l'équipe Arcos Arkea-Samsink, le Colombien Nero Quintana. L'arrestation de deux personnes dans l'enquête sur l'enlèvement et le viol d'une fillette.

Dimanche, près de Poitiers, l'enfant de 9 ans, qui était parti acheter du pain dans le village, avait été rapidement retrouvée et prise en charge à l'hôpital. Les partenaires sociaux se retrouvent aujourd'hui pour une nouvelle réunion autour du télétravail. La balle est dans le camp du patronat, disent les syndicats, qui réclament une renégociation des règles au niveau interprofessionnel face au débordement constaté depuis le confinement. Des manettes qui s'emballent, qui tombent en panne rapidement. L'UFC Que Choisir dépose plainte contre Nintendo pour obsolescence programmée. Des manettes de la console Switch, l'association a récolté plus de 5000 témoignages de joueurs.

France Info Le 830 France Info, Salia Brachia, Marc Fauvel. Agnès Pannier-Runacher, on apprend ce matin que le groupe Airbus, qui a bénéficié d'argent public sous forme du prêt garanti par l'Etat, pourrait avoir recours à des licenciements secs. Est-ce que c'est normal ? Je veux rappeler la situation d'Airbus, là encore. Airbus, c'est 50% de pertes de son carnet de commandes.

8:36
Locuteur

50%.

8:36
Invité

C'est juste gigantesque. À une entreprise, il faut quand même qu'elle ait un carnet de commandes, il faut qu'elle ait des clients. C'est la base du métier. Après, on peut tourner autour du sujet, mais c'est le point essentiel. Donc, effectivement, ils ont annoncé un plan social de réduction d'emploi en juin, et ils sont en train de le mener. Moi, j'en appelle à la responsabilité.

8:59
Présentateur

C'était des plans de départ volontaire, à la base. C'était des plans de départ volontaire, et là, maintenant, ça va être des licenciements secs. C'était un plan de réduction d'emploi.

9:07
Invité

Et la négociation est en train de se mener. 15 000 suppressions de postes, dont un tiers en France. 15 000 suppressions de postes, 5 000 en France. Nous avons déjà diminué la facture, entre guillemets, de 1 500 postes en France. 1 500. Pour vous donner un équivalent, Boeing, c'est deux fois plus. C'est à peu près la même entreprise. C'est deux fois plus de suppression d'emplois. Donc, ce que nous faisons, c'est que nous réduisons l'impact d'une crise économique qui est la crise la plus importante de ce siècle. Enfin, même en 100 ans, c'est ça qu'il faut quand même avoir en tête. Donc, vous ne reviendrez pas sur ce principe de non-conditionnalité des aides.

L'argent donné par l'État, mais sans condition aucune. Petite précision, les PGE sont conditionnés. Là, c'est un prêt, il faudra les rembourser, évidemment. D'abord, un c'est un prêt, il faut le rembourser. Donc, ce n'est pas une aide, ce n'est pas une subvention. Il n'y a pas de condition dans le contrat. Il y a des conditions dans les contrats. Je le rappelle aussi, il y a évidemment des conditions dans les contrats. Il y a notamment des conditions de décarbonation. C'est quand même important de l'avoir en tête. Pas sur l'emploi, en tout cas.

Et sur l'emploi, en revanche, lorsqu'il s'agit d'une entreprise qui perd 50% de son carnet de commandes, et pas juste dans les trois mois qui viennent, mais probablement dans les deux ou trois ans qui viennent, à un moment, il faut être réaliste. Soit on paye du chômage partiel pendant des années, soit on paye le rebond professionnel de ces gens. Et je peux vous assurer que nous sommes avec Airbus dans des discussions très exigeantes, très serrées, justement pour minimiser le nombre d'emplois de suppression sèche. Et notre objectif, et c'est ce que nous avait dit Guillaume Faury, qu'il ferait son possible pour avoir un maximum de départs volontaires et zéro licenciement sec.

Donc moi, je reste sur cette ligneuse-là et je l'interpelle pour qu'effectivement, on aille dans cette direction-là.

10:50
Présentateur

Agnès Pannier-Runacher, les enchères pour l'attribution de la 5G doivent s'ouvrir dans une semaine. C'est un passage en force, ce que vous allez faire là ?

10:59
Invité

Ah pas du tout, ça fait deux ans qu'on le prépare, ça fait deux ans qu'on en parle, ça fait deux ans que nous avons fait des rapports sur l'impact sanitaire de la 5G, sur l'impact environnemental que nous avons réunis.

11:16
Présentateur

Vous avez lu, comme nous, la tribune d'une soixantaine d'élus, de personnalités de gauche, qui demandent un moratoire. Donc c'est non-moratoire ?

11:24
Invité

C'est-à-dire que, moi, je prends bonne note de ce réveil tardif, mais il y a eu des débats à l'Assemblée nationale. Que nous sont-ils manifestés ? Il y a eu des consultations publiques depuis plusieurs mois. Il y a eu une convention citoyenne qui a réclamé un moratoire, et dont Emmanuel Macron nous a dit qu'il allait reprendre l'intégralité des mesures, à part les trois qu'il avait exclues. Relisez la convention citoyenne. Elle ne dit pas moratoire ? Elle dit moratoire le temps d'avoir une analyse de l'impact environnemental. Et l'analyse, on ne l'a pas, puisque l'ANSES n'a pas rendu ses conclusions. L'ANSES a rendu son premier niveau de conclusion, l'IGAS a rendu ses conclusions.

L'ANSES doit rendre son rapport final en mars prochain. Oui. L'ouverture des fréquences, c'est dans une semaine. Non, l'ouverture des fréquences, c'est pas... L'attribution, pardon. Vous voyez la façon dont on gonfle les choses. En réalité, les premières fréquences, elles vont être déployées au moment où l'ANSES rendra son deuxième rapport. L'ANSES rend un rapport par an, depuis 20 ans. C'est les ondes dans lesquelles vous baignez, et nous baignons depuis des années. C'est les ondes de la télévision avant qu'elle passe sur la TNT. C'est exactement la fréquence des boucles de radio. Et donc, nous avons... Pardon, je vous arrête.

On a 28 000 études, 28 000 études qui montrent qu'il n'y a pas d'impact sur la santé dans le monde entier. La question de Salia est justifiée. Si le rapport de l'ANSES en mars prochain nous dit non, finalement, c'est pas bon, on rend l'argent des fréquences. Mais c'est pas le sujet. On annule l'attribution et l'argent qui aura été versé à l'État. Le rapport de l'ANSES, il revient chaque année. Il est fait chaque année en mars. Il est rendu chaque année en mars et depuis 15 ans. Et il fait le point sur les nouvelles informations.

Donc, à ce stade, ce qu'on sait, sur la base de 28 000 études, sur la base d'un déploiement dans 22 pays, dont des pays qui ont à cœur la santé de leurs concitoyens, les pays scandinaves, le Japon, pour prendre ces exemples qui sont cités souvent comme des modèles, c'est qu'il n'y a pas d'impact sur la santé des ondes. C'est ce qu'ils écrivent. Moi, je ne suis pas médecin. Je lis ces 28 000 études. Il n'y a pas que la santé qui est des tracteurs, il y a également la consommation, l'augmentation de la consommation d'énergie. Sur l'environnement, c'est une très bonne question, puisque nous, nous avons un plan d'action pour réduire l'impact des réseaux numériques sur l'environnement.

C'est-à-dire que l'engagement que j'avais pris quand j'étais en charge de ce sujet, et je vais passer le témoin à Cédric O, mais bien sûr, il continue, c'était que nos émissions de CO2 en 2025 soient au même niveau que 2020. Et comment on fait ça ? En fait, chaque technologie améliore et plus frugale d'un point de vue énergétique. Donc, vous avez une diminution à chaque vague. Sauf que parfois, les usages changent. Quand ça va plus vite, on peut être tenté de télécharger davantage. Vous avez complètement raison.

Et à chaque changement de génération, la quantité de data échangée augmente, et c'est la balance entre les deux, quantité que multiplie moindre consommation énergétique, qui vous donne l'empreinte énergétique. Et nous, nous sommes confiants sur notre capacité en changeant un certain nombre de technologies, parce que vous avez encore le cuivre qui est extrêmement consommateur, par exemple, de CO2, d'arriver en 2025 à une empreinte des réseaux qui soient équivalentes à 2020. Il y a le sujet de l'usage et le sujet de ce petit appareil qui, lui, est particulièrement consommateur.

Le petit appareil, je précise, pour les auditeurs de France Info, c'est un téléphone, un smartphone que vous avez posé devant vous. Il est éteint, évidemment. Évidemment. Ce petit appareil-là, c'est la question de l'obsolescence qu'il va falloir travailler.

14:49
Présentateur

Les Français vont devoir renouveler leur téléphone portable pour qu'ils puissent avoir accès à la 5G. Donc là aussi, ça aussi, ça compte. Bien sûr, ça compte.

14:58
Invité

Mais la 5G, c'est avant tout une technologie qui va changer les choses dans le monde industriel. Et là, on ne change pas son téléphone portable, on crée de l'emploi. Ça n'a pas grand-chose à voir. En revanche, le vrai combat qu'ils font mener, c'est celui de l'obsolescence programmée. C'est ce gouvernement qui a, je le rappelle, fait la première amende à l'encontre d'Apple. Pas sur un sujet d'obsolescence programmée, d'un pur point de vue juridique, mais qui n'en était pas très éloigné.

Il y a une autre proposition de la Convention citoyenne pour le climat, Agnès Pannier-Runacher, qui serait de taxer les compagnies aériennes avec une éco-taxe qui serait d'un montant allant de 30 euros pour les vols les plus courts jusqu'à 400 euros pour la classe affaires. Est-ce que vous devez être favorable ? Moi, je m'inscris complètement dans la position exprimée par Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, des finances et de la relance. Aujourd'hui, une telle taxe mettrait par terre toute l'aviation française sans corriger le problème au niveau européen. Est-ce que vous allez me dire qu'on a mal lu les conclusions de la Convention citoyenne sur le climat sur ce point ?

Ou est-ce que vous nous dites très clairement que cette mesure-là, elle fait partie de celles qui désormais sont exclues par le gouvernement ? Non, cette mesure-là, cette mesure-là... À moins qu'on ait mal lu encore les résultats de la Commission, ce qui est une autre hypothèse. Ce n'est pas le sujet. Cette mesure-là, nous, notre conviction, c'est qu'il faut porter ses combats au niveau européen. Il faut porter ses combats au niveau européen. Quand on dit ça, généralement, c'est qu'on ne va pas le faire tout de suite. Ah, ça, ce n'est pas vrai. Je prends le plastique. En 18 mois, on a sorti une directive plastique. Ça n'était jamais arrivé.

Mais alors, pourquoi avoir dit oui à la Convention citoyenne ? Ils n'ont pas fait grand-chose quand ils étaient en fonction. Et le plastique et un certain nombre d'autres avancées majeures en matière environnementale a été fait par ce gouvernement au niveau national et au niveau européen.

16:41
Présentateur

Agnès Pannier-Renacher, pourquoi avoir dit oui à la Convention citoyenne ? Le président a dit oui, je vais tenir mes promesses. Et là, depuis tout à l'heure, vous nous dites l'inverse sur deux sujets différents.

16:50
Invité

Peut-être aussi qu'il y a beaucoup de propositions sur lesquelles on est parfaitement d'accord. Et je rappelle que la Convention citoyenne, ce sont des propositions qui font ensuite l'objet d'une discussion sur lesquelles on peut proposer des alternatives. C'est-à-dire dire, attendez, sur le trafic aérien, oui, vous avez raison, c'est polluant. Mais nous, on vous fait une contre-proposition. Ça s'appelle le débat public. Et je pense que c'est très bien venu sur ces sujets-là. C'est un oui sous condition ? Non, c'est un oui d'efficacité. C'est, prenons les sujets... Oui, mais plus tard. Non, pas plus tard.

Parce que c'est maintenant, il y a un projet qui est de loi, qui est en cours de préparation, sur lequel travaille Barbara Pompili. Simplement de dire, vous avez tel objectif, vous nous faites telle proposition, nous avons une contre-proposition pour atteindre votre objectif, sans perdre de l'emploi, et sans être les seuls en Europe à le faire, avec d'autres qui vont continuer à polluer. Je pense que c'est la bonne démarche. Je vous donne un chiffre, si vous le permettez. En 20 ans, la France a diminué ses émissions de carbone de 20%. Elle a augmenté son empreinte carbone de 11%. Pourquoi ? Parce qu'elle a diminué la part de ce qu'elle fabriquait en France.

Elle a augmenté les exportations de pays qui sont beaucoup plus émetteurs de carbone. Est-ce que ça, c'est gagnant-gagnant ? Je ne le crois pas. L'enjeu aujourd'hui, c'est de faire mieux en France, plutôt que de faire venir et d'être ouvert à la concurrence de produits qui sont moins disants environnementalement. La suite de cet entretien dans une minute avec vous, Agnès Pannier-Runacher. D'abord le fil 1 fois 8h51, Mélanie Delaunay. Elle raconte sur France Info qu'elle a eu 10 minutes pour préparer un sac et quitter son domicile.

La directrice des ressources humaines de Charlie Hebdo, Marika Brett, a été exfiltrée de chez elle à cause de menaces de mort, jugée sérieuse en plein procès des attentats de janvier 2015. Les réserves de sang au plus bas depuis 10 ans, situation extrêmement inquiétante, alerte le président de l'établissement français du sang. Il appelle à données d'urgence. Les besoins sont actuellement supérieurs au prélèvement. Une enquête préliminaire ouverte pour des soupçons de dopage dans le cyclisme. Elle vise une petite partie des coureurs de l'équipe Arkea-Samsic et plus précisément trois coureurs colombiens, dont Nero Quintana.

Léo passe devant Raphaël dans les prénoms les plus donnés aux petits garçons en France. Et c'est toujours Gabriel qui a le plus de succès, selon l'INSEE. Chez les petites filles n'est l'an dernier. Emma, Jade et Louise ont la cote, mais sont un peu moins donnés. France Info. Le 830 France Info. Salia Brachia, Marc Fauvel. Agnès Pannier-Runacher, sur les 50 000 contrôles effectués suite aux mesures décidées par le gouvernement, on a découvert que les fraudes au chômage partiel dépassaient les 200 millions d'euros, 225 millions. C'est le chiffre définitif ? Non, les contrôles vont se poursuivre. Il y a eu d'autres contrôles depuis ?

Les contrôles vont se poursuivre et par construction, des contrôles ramènent de nouvelles informations. Ça vous a surpris ce montant ? Non, parce que c'est très faible par rapport au montant qui a été distribué, qui est de plus d'une dizaine de milliards d'euros. Mais on est seulement sur 50 000 entreprises ? Oui, mais on est sur des contrôles qui est ciblés. C'est-à-dire qu'un contrôleur, c'est quelqu'un qui est expérimenté et qui va plutôt aller regarder là où il y a des indices de fraude possibles. Donc en règle générale, un contrôle ramène plus que si vous le faisiez complètement au hasard.

Moi, ce que je remarque, c'est qu'il y a une majorité d'entreprises dans les contrôles que nous avons faits qui respectent la loi. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que les entreprises qui ne respectent pas la loi, c'est absolument révoltant. Révoltant parce qu'on est dans un moment, je l'ai déjà dit, de crise qui est particulièrement marquée. On a tendance à l'oublier puisqu'on est dans le cours des choses. Mais la baisse du PIB que nous allons avoir, de la richesse de notre pays cette année, c'est de l'ordre de 10%. 10%, ça ne s'est jamais vu depuis que l'Institut national de la statistique existe. Donc il y a une responsabilité à avoir dans les entreprises.

Les entreprises, celles qui fonctionnent, elles doivent jouer le jeu. C'est insupportable qu'elles ne jouent pas. Alors les 225 millions d'euros, vous les avez récupérés ? On en a récupéré pour le moment une moitié et on continue à émettre les avis pour pouvoir récupérer le reste. Avec des intérêts ? Vous avez effectivement tout un système lorsque vous êtes contrôlé avec des intérêts qui sont définis légalement, de retard, etc. Donc de ce point de vue-là, c'est assez bien fait en France. Un mot sur votre collègue de bureau, voisin à Bercy, Bruno Le Maire, qui a été diagnostiqué positif au Covid. Comment va-t-il ?

Écoutez, il va bien, un petit peu fatigué quand même, mais il continue à être très investi puisqu'il n'a remis en cause aucune de ses réunions hier. Il les fait en visio ou au téléphone. J'étais en réunion avec lui, notamment sur les dossiers de restructuration hier. Vous avez pris des mesures particulières pour éviter que Bercy ne se transforme en cluster ? On a pris les mesures qu'on prend lorsqu'on a un Covid+. C'est-à-dire qu'on a tracé les cas contacts, on a isolé les cas contacts. Il compte 7 jours. Vous n'êtes qu'à contact ? Non, je ne le suis pas. De Bruno Le Maire ? Je ne le suis pas qu'à contact. J'ai été qu'à contact il y a 3 semaines.

On ne peut pas être qu'à contact de tout le monde non plus. Lors d'un déplacement. Mais là, je n'étais pas qu'à contact. Je ne l'avais pas vu depuis le début de la semaine. Donc effectivement, je l'ai appris avec un peu de... J'étais vraiment embêtée pour lui parce que c'est très désagréable. Mais on a pris toutes les mesures nécessaires.

21:57
Présentateur

Agnès Pannier-Runacher, Jean-Michel Blanquer exige une tenue républicaine à l'école. C'est quoi une tenue républicaine ?

22:05
Invité

Alors moi, je fais partie de ces gens qui ont un attachement à l'école très important et qui estiment que quand on va à l'école, il faut une tenue qui montre que ce n'est pas comme quand on va chez les copains ou pas comme quand on va en soirée. Alors on pourrait dire une tenue sobre, descente. Après, ça peut être un jean et un t-shirt qui est l'uniforme des adolescents aujourd'hui. Mais c'est juste de se dire que ce n'est ni troué, ni sale, ni revendicatif d'une manière ou d'une autre. Parce qu'on est dans un lieu de...

22:36
Présentateur

C'est les t-shirts où on voit les nombrils. Vous qui avez des ados, est-ce que vous leur dites à vos filles, par exemple, pas de crop-top ? J'en ai qu'une de filles.

22:46
Invité

Je me suis passé le film de l'année dernière et je crains bien qu'elle soit allée à l'école avec un crop-top. Donc elle a désobéi à la consigne de Jean-Michel Blanquer qui n'était pas encore formulée à l'époque. Je ne crois pas que Jean-Michel Blanquer ait fait très exactement une liste des vêtements qu'on peut porter ou pas porter. Franchement, il faut faire preuve de calme sur ce sujet-là, enfin de bon sens. Moi, ce qui me gêne, le vrai truc qui me gêne là-dedans, c'est le fait que la consigne porte plus sur les filles que sur les garçons. Parce que ça, c'est totalement décalé. C'est-à-dire que la tenue descente, ça vaut pour tout le monde.

On sait très bien ce que c'est une tenue descente. C'est-à-dire, quand on va voir Tante Robert, en règle générale, on ne s'habille pas de la même façon que quand on va aller fêter ses 16 ans avec ses copains. On le sait tous. Et de se dire qu'on s'habille plus que quand on va voir Tante Robert quand on va à l'école, que quand on va faire la fête avec ses copains, me paraît de bon sens. Et pourtant, vous nous dites que même votre fille, l'an dernier, en a sans doute porté. Mais je pense que son crop top était très élégant et très bien. Pour aller au lycée ou au collège ? Non, elle a 18 ans, ma fille. Donc au lycée ? Elle était au lycée, elle était même déjà en université.

Comme quoi, ce n'est pas aussi évident que ça de leur expliquer. Elle n'est pas du tout d'accord avec moi, évidemment. Mais au final, elle porte ce qu'elle veut. Elle a 18 ans, donc elle est majeure. Donc effectivement, elle porte ce qu'elle veut aujourd'hui. L'an dernier, elle en avait 17. Et l'année dernière, elle en avait 17. Et effectivement, quand elle allait à l'école, en l'occurrence, elle était à l'université l'année dernière déjà, mais elle avait quand même une attitude respectueuse des institutions. Au sens où elle ne s'habillait pas du tout de la même manière, je peux vous dire, pour aller en soirée et pour aller à l'école.

Vous les entendez, ces jeunes filles, qui disent que ce n'est pas notre façon d'habiller qu'il faut changer, mais c'est le regard qu'on porte sur nous ? Mais bien sûr que je les entends. C'est ce que je viens de vous dire. C'est-à-dire, ce qui est désagréable, c'est qu'ensuite, on juge les personnes sur la façon dont elles sont habillées. Après, attention à se dire aussi que certaines personnes sont victimes de projections sociales. C'est-à-dire que lorsque vous êtes dans la course aux mini-shorts et aux mini-crop-top, vous êtes aussi sous une pression sociale.

C'est la même pression sociale qui joue pour vous effacer en vous habillant un peu trop long et en cachant tout ce qui dépasse, que la pression sociale qui vous pousse à vous habiller au plus court et au plus visible, avec le plus d'impact. Le principe de l'école, c'est au fond de se dire que les gens valent par leur esprit et ce qu'ils apportent et leur humanité, et pas par ce qu'ils portent sur leur dos. Et je pense que c'est une approche qui me paraît très raisonnable. Et j'accepte d'être un peu vieux con sur ce sujet-là. Merci à vous. Agnès Pannir, une hachée ministre de l'Industrie, est favorable à la tenue républicaine pour les garçons et les filles de ce pays. Sobre. Merci à vous.

Et pour les garçons. Et pour les garçons, on l'avait compris. Merci, très bonne journée à vous. Merci.