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interviewFrançois Ruffin· 27 mai 2025 4 min

Bayrou demande des "efforts aux Français" ? Qu'il montre l'exemple !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

dit debout de la Somme. François Rupin Rufa pardon vous êtes non et non ce soir. Vous dites non non et non ce soir à la TVA sociale.

Écoutez d'abord quand monsieur Berérou il demande au Français de faire des efforts, il faut que nos dirigeants et monsieur Berou lui-même montre l'exemple parce que moi des Français qui font des efforts, je renvoie tous les jours. Vous savez c'est une mère de famille qui travaille à l'hôpital et qui met pas sa fille à la cantine du lycée parce que ça lui coûte 3,80 €. Ce sont des éboueurs qui ont le 5 du mois tout a été prélevés par les factures et qui sont déjà en train de se rationner parce que c'est des AG qui payent à la banque.

C'est des années maintenant où on a eu des salaires pendant 2 ans qui ont été inférieurs à l'inflation et donc qui ont en vérité ont diminué. C'est de années de plus pour la retraite. Tout ça, ce sont des efforts que font les Français.

Et en en face, on a monsieur Berérou qui fait les allers-retours entre sa maison et Matignon en Falcon. Ça doit maintenant être non, il faut qu'il montre l'exemple mais les dîners mais là c'est le symbole François Baou, on cherche François Ruffin, je vais y arriver, on cherche 40 milliards. Je suis d'accord mais si on veut que ça soit accepté par les Français, on peut pas avoir des dîners à l'Élysée à 400000 €.

Et euh ensuite, il y a la question de pour qui ça va être juste parce que pendant les dernières années, on a eu la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, on a eu la flat taxe, on a eu l'exic taxe. Là, c'est on a eu la multiplication par 4 des exonérations de cotisation fiscale, ce qui produit, vous le savez, une explosion des 500 fortunes françaises qui sont passées de 5 % du PIB il y a 30 ans, à 20 % à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, à aujourd'hui plus de 45 %. Donc, vous dites que c'est là qu'il faut aller chercher l'argent.

Je dis que si jamais on montre pas l'exemple venant d'en haut, ça peut pas être accepté en bas. Vous savez là, j'ai un papier, c'est nouveau record de banquiers. Voilà, la France a un record de banquiers millionnaire en ce moment.

On voit des gigas dividendes, on voit des hyperprits, ben évidemment c'est 300 milliards d'euros de surépargne ces dernières années. Donc évidemment, il y a une mane qu'il faut aller chercher de ce côté-là parce que sinon ça sera inacceptable pour tous les Français qui déjà en fait se rationnent et se serrent à la ceinture sur le principe François Ruffin de d'organiser un référendum pour inclure les Français pour que les Français se sentent concernés. C'était les termes ce matin de François Bairou et qu'on s'attaque réellement à ce problème de déficit public.

Est-ce que sur le principe du référendum là vous dites oui. Moi je vous dis ce que je veux. Je veux des états généraux de la fiscalité.

Je considère qu'on est comme en 1788 quand le roi Louis XV avait mené la guerre d'indépendance aux États-Unis contre notre ennemi héréditaire l'Angleterre qu'il avait creusé le déficit public comme jamais et qui cherchait à lever un nouvel impôt. Il avait réuni les trois ordres dans des États généraux. Je pense qu'on est dans la même situation de blocage aujourd'hui du pays qui fait que quand on touche à l'impôt sur les sociétés, on voit une levée de bouclier du côté de Bernard Arnaud et d'autres.

Quand on touche au retraités, on voit une levée de bouclier et donc il nous faut aujourd'hui une grande remise à plat de la fiscalité. Ça peut pas se faire par des petits bouts et pour ça il nous faut des États généraux où tous les intérêts seraient présents. Moi ça me dérange pas qu'il y ait un siège à l'intérieur pour Bernard Anna qui ait des sièges pour les entrepreneurs, qui en est évidemment pour les retraités qui en est pour les artisans et qu'on ait une grande remise à plat de la fiscalité dans notre pays puisque vous le savez le capital dans notre pays est taxé 50 % de moins que le travail.

Alors ce que propose François, ce ne sont pas des états généraux mais précisément elle dit il faut que tout le monde fasse un effort. Tout le monde mais tout le monde. Mais je vous dis, il y a aujourd'hui des Français qui en fait sont la tête sous l'eau.

Est-ce qu'ils vont devoir faire un effort quand on a depuis maintenant 7 à 8 ans qu'on a Emmanuel Macron àé, on en a qui se gavent. Je vous le dis, c'est un un je lis les échos moi et dans les échos, il y a que de la joie. C'est des confettis euh c'est euh les couches de champagne tous les jours parce que regardez année après année, on nous dit qu'il y a eu des records de dividende, on nous dit qu'il y a eu des records de profit et ça sable le cherpagne à tout va.

Donc il peut pas y avoir une France à deux vitesses et quand il s'agit de reprélever de l'impôt parce qu'il faut prélever de l'impôt, il faut le faire en proportion de ce qui a été encaissé ces dernières années. Merci beaucoup. Et et si jamais ça pose problème, je j'entends que ça fasse pas l'unanimité sur votre plateau, je devine les débats qui s'en suivront.

Mais vous savez, je vous le redis, convoquons des États généraux où tous les intérés seront représentés et on retrouvera le sens de l'intérêt général. M.

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