Vote de confiance : "Il n’y a pas de doute, François Bayrou va tomber", cingle Marine Tondelier
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On a écouté avec on a essayé d'écouter avec beaucoup d'attention le premier ministre. Je vous avoue que on a eu du mal à approcher un message fort et que de toute manière depuis le journal télé d'hier soir, on est vraiment je pense passé à autre chose. Nous pour ce qui nous concerne, on n plus à ressasser le passé.
Moi toutes les questions sur vous allez le voir à quelle heure ? Lundi et cetera. Nous lundi, on sera en train de préparer l'avenir.
C'est-à-dire qu'est-ce qu'on fait le 8 septembre quand monsieur Bairou sera tombé ? Parce qu'il va tomber le 8 septembre. Il y a pas de suspense là-dessus.
Et donc les quelques jours 11 maintenant qui nous séparent de la chute de ce gouvernement doivent être utilisé à travailler la suite très simplement. Il nous a dit tout à l'heure qu'il les encore et ben on lui souhaite bon courage. Voilà.
C'est quoi la suite ? Bah écoutez les choses sont simples. On nous parle des fois de dissolution.
Je précise quand même que c'est pas l'Assemblée nationale qui est légitime, c'est ce gouvernement. L'Assemblée nationale, elle a 1 an. L'élection a eu lieu.
Alors certes, Emmanuel Macron qui avait décidé de cette élection n'a pas suivi le résultat sorti des urnes, mais voilà, s'il faut s'ils veulent faire une solution, nous on est prêt. On ne craint rien. On on est prêt politiquement, on est prêt logistiquement parce que c'est aussi beaucoup de logistique une élection.
On ne craint pas ça mais on voit pas trop ce que ça changerait. Là, ce dont la France a besoin, c'est d'un budget et donc d'un gouvernement. Donc le 8 septembre, François Bairou et son gouvernement vont tomber et ensuite la balle est dans le camp d'Emmanuel Macron.
Les choses sont très claires. Le macronisme s'est terminé, ça ne fonctionne plus. La France est exaspérée.
J'ai lu l'article du Figaro, je sais pas si le Figaro est là, qui décrit un peu l'ambiance ici. Et et franchement, je je vous le dis, les phrases que je lis des chefs d'entreprise, j'aurais pu les écrire moi-même. L'exaspération, le ralbol des pots des pots là de des pneons de crémaillère à Matignon, sauf que la différence, c'est que nous, on n'est pas invité.
Le fait que après la dissolution pendant 3 mois, les carnets de commande, l'investissement, tout a été gelé. Et c'est comme ça dans tous les domaines. J'en discuté avec les députés écolos qui sont là.
L'Assemblée nationale a mis 6 mois à se réinstaller toutes les commissions être élues. Enfin, on perd un temps fou et en plus ça coûte beaucoup d'argent pour ces personnes qui nous expliquent que leur principales préoccupations et la dette c'est pas très cohérent. Donc ça c'est quelque chose qu'on partage et donc les choses sont simples.
Si les macronistes ça n'est plus possible, il y a évidemment le Rassemblement national qui veut se présenter en grand sauveur et puis il y a nous. Et donc nous, notre responsabilité c'est de préparer l'alternative y compris vis-à-vis des chaînes d'entreprise. Je le dis, il y a eu dans les années 30 en France un grand message qui était plutôt Hitler que le Front populaire.
C'était un slogan qu'on entendait beaucoup dire que par exemple la semaine de 40h ça faisait peur. Il y a des mesures sociales qui faisaient peur. Et donc il y a une tentation, c'est ce que Johann Chapouto raconte dans son livre qui s'appelle les irresponsables de certaines élites économiques, journalistiques à se dire bon quelque part l'extrême droit ça leur faisait moins peur que la gauche et c'était leur droit.
Mais on sait où ça nous a mené. Et donc nous, notre rôle aujourd'hui, c'est pas juste de dire bah c'est votre problème, soutenez-nous à tout prix. C'est aussi d'être à la hauteur de ça parce que ce chemin finalement est le seul possible qu'il soit le seul chemin responsable.
Et donc on va évidemment parler de la dette budgétaire tout à l'heure dans le débat. On va aussi parler de la dette sociale parce que je suis désolé, il faut qu'on ait tous confiance conscience du fait que le pacte social dans ce pays est en train de se rompre et le milieu des affaires, si ce pacte social se rond, n'ira pas très très loin. Comment on fait dans un pays pour expliquer aux gens que les 500 plus riches de ce pays ont vu leur fortune doubler entre 2017 et 2023 et que dans le même temps, on est arrivé au plus fort taux de pauvreté dans le pays depuis 30 ans, 9,3 millions de pauvres avec des gens au SMIC et et en dessous qui pour 42 % se privent d'un repas quotidien pour des raisons financières.
C'est inexplicable. Comment vous expliquez que tout impôt taxe confondu, c'est c'estàd les impôts sur revenus, la TVA, tout, un français moyen paye en moyenne 50 % quand les plus riches, les 1800 plus riches qui ont plus de 100 millions de patrimoines payent 27 %. C'est inexplicable.
Donc il y a sur le plan social à recoudre et puis sur le plan environnemental que vous soyez écolo ou pas forcé de constater que les questions environnementales et économiques aujourd'hui sont liés. Un point 1 % un degré pardon 1 degré de de réchauffement climatique au niveau mondial c'est 12 % de PIB en moins. 25 % jusque 25 % du bénéfice des entreprises aujourd'hui est menacé par les questions climatiques.
C'est ça la réalité. Et donc je pense d'ailleurs que dans le milieu économique, les gens ont bien mieux compris la crise environnementale que ceux qui nous dirigent. J'étais il y a quelques semaines au cercle des économies à ex en Provence, donc c'est le plus grand rassemblement de chef d'entreprise d'Europe.
C'était le jour où Bruno Retaillot sortait sa magnifique tribune pour dire qu'il fallait arrêter les éoliennes en France. Et bien figurez-vous que les chefs d'entreprise venaient me voir moi pour dire madame Tourier, comment on fait ? Ils sont devenus fous, ça marche sur la tête, c'est pas possible.
Les emplois liés aux économies des enfin les emplois liés aux aux énergies renouvelables, c'est 100 millions d'emplois dans ce pays. On peut pas voilà du coup dire allez c'est fini. Quand les chefs d'entreprise vous disent on manque de prévisibilité mais nous c'est pareil 100000 emplois pas 100000 il y a que 25 millions on allait résoudre le chômage mais pour toute l'Europe désolé c'est le soleil je ne suis venant du pas de calé vraiment pas habitué euh donc juste pour vous dire que on a besoin de prévisibilité euh les chefs d'entreprise le disent beaucoup mais nous aussi je vais terminer par un point sur les ZFE le gouvernement a décidé de faire des feux a demandé aux collectivités de se préparer vous savez que c'était pour certaines villes qui dépassaient les normes donc plutôt des grandes villes c'était beaucoup de villes écologistes les maires écologistes ont fait le travail contre vents et maré expliquait ce que le gouvernement n'expliquait pas trouvé des mesures pour que ce soit juste.
Là, le gouvernement avait pas spécialement prévu que ce soit juste jusqu'à ce que le gouvernement, la seule aide qui proposait la prime à la conversion, il la supprime voilà en fin d'année surprise, les MES se retrouvai avec ça sur les bras et maintenant leur dit "Bon, finalement les feux, on arrête." Comment voulez-vous qu'on fasse de la politique sérieusement ou des affaires sérieusement dans un monde comme ça qui évolue autant ? Donc nous, on veut offrir aussi de la stabilité, de la prévisibilité à ce pays.
Je sens que vous avez une question. parce que le chef d'entreprise il déplore beaucoup la déconnexion ce qu'il appelle la déconnexion des politiques. Vous savez qu'en en faisant tomber François dans 10 jours, vous risquez entraîner les oppositions hein une crise sans précédent.
C'est un petit peu facile de mettre la charge de la responsabilité sur nous. Nous nous sommes responsables depuis le début. Depuis le début, on l'a toujours été.
Vous savez sur les écologistes, on a le mérite de la cohérence et de la constance. On fait ce qu'on dit, on dit ce qu'on fait dans les vies d'écologistes. On démontre qu'on peut améliorer le quotidien des gens en protégeant leur lonemain et en travaillant avec les milieux économiste.
On le fait. C'est compliqué quand vous avez un président de la République qui annonce une dissolution que Pascal pro apprend quand même avant son premier ministre Gabriel Atal qui du coup déclenche cette élection en posant une question très claire au français. Oui ou non voulez-vous un changement de cap politique ?
Qui perd cette élection qui pendant 2 mois décide de ne nommer personne en disant je ne peux pas nommer de premier ministre c'est les Jeux Olympiques. Ah bon ? Bah, fallait pas faire de dissolution alors parce que les Jeux Olympiques étaient pour le coup très prévu.
Qui finit par nommer quelqu'un de son propre camp en marchant sur sur sur le résultat des élections et qui et qui et qui nous explique contreevant qu'il a pas le choix, qu'il a pas le choix, que c'est comme ça. C'est pas ça la démocratie. Et je vais vous dire si ça se passait dans n'importe quel pays d'Europe, on serait vu depuis la France draper de notre vertu en train de sulcérer en disant "Ce pays est en train de démocratiquement de partir en vrille." Mais ça se passe dans notre pays ici et maintenant.
Et le pays est une cocoque minute et je veux bien que ce soit de notre faute à la fin. C'est un petit peu facile de le présenter comme ça. Nous, on a des solutions.
Voilà. Plutôt que d'être reçu à Matignon lundi puisque vous dites que le sort de François Paou est scellé, est-ce que vous demandez d'être reçu à l'Élysée plutôt ? Alors, j'ai envoyé un petit message à à monsieur Macron qui ne m'a pas répondu.
Il va être occupé à chercher une solution mondiale. Mais ce qui est sûr, c'est que nous, on a du travail lundi. On va comme tous les jours depuis le enfin déjà depuis longtemps mais à forceurie depuis la conférence de presse de monsieur Bairou.
On prépare la suite. On prépare la suite. Notre plan de sortie de crise qui sera révélé avant le le 8 septembre du coup et puis euh voilà ce qu'on doit faire dans les différentes hypothèses qui se présenteront après la chute du gouvernement Bairou.
C'est ça notre travail. Je veux dire, on veut bien c'est pour lui faire plaisir aller le voir une heure mais ça va servir à quoi ? Moi, j'ai déjà fait de deux rendez-vous avec lui et puis avec Cyrel Châelin pour l'Assemblée nationale et Guillaume Gontard pour le Sénat.
Le premier rendez-vous, il rentrait en jet privé de peau euh et quand on lui a posé des questions normales, enfin quand vous recevez les écologistes, les questions sont assez prévisibles. Vous allez faire quoi pour l'écologie qui s'est mis à taper sur sa table en disant qu'il faisait des pistes cyclables à peau ? Bon, on a dit bah très bien, monsieur le maire de peau, mais par rapport euh au premier ministre que nous avons en face de nous et j'ai fait des réseaux de chaleur.
Bon, très bien. Deuxième rendez-vous pour parler de la proportionnelle à l'époque, nous sommes allés parler de la proportionnelle en lui disant gentiment que puisque c'était en pleine crise sur la loi du plomb, on sortirait pas de son bureau tant qu'on aurait pas parlé de la loi du plomb. Et là, il nous a expliqué les yeux dans les yeux qu'on avait rien compris, que l'assetétamride c'était pas du tout mauvais pour la santé, qu'il avait des étrudes scientifiques qui le démontraient.
Et quand ayant travailler dans la qualité de l'air, je dis "J'espère monsieur que vous ne parlez pas d'étude du ministère de l'agriculture." Non non. Et là il ouvre son parfur.
Il y avait un énorme logo comme ça du ministère de l'agriculture. Non non mais j'en ai d'autres. Il tournait toutes ses pages de tous ses parffes, il y avait logos de ministère pas tout.
Et donc c'est pas sérieux. Enfin je dis moi je peux pas parler avec quelqu'un qui m'explique que les études sanitaires sont par le ministère de l'agriculture ou alors le ministère de la santé va faire des études sur l'élevage aussi. Enfin, c'est n'importe quoi.
Et donc vraiment, enfin, on y allait parce qu'on est respectueux des institutions et que je je pense que le la pire chose dans la République, c'est quand il y a de l'incommunicabilité, qu'on est plus capable de se parler. J'ai beaucoup plaidé dans mon parti pour qu'on aille toujours à ses rendez-vous mais aller voir un premier ministre qui ne le sera plus 5 jours après, franchement, moi je suis pour les les économies d'énergie. Je suis écologiste et donc dans l'efficacité énergétique, notre énergie est mieux dépensée pour la France à travailler notre plan. [Musique]
François Bayrou