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Interviewyoutube.com· 12 octobre 2026 61 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprises

Sortie de l'euro : les mensonges du scénario catastrophe - Bruno Lemaire dans Politique & Eco

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Bonjour monsieur. Bonjour Bruno Lemaire. Vous êtes économiste... on va en parler dans quelques instants.

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Le rendement de l'obligation française à 10 ans est à 4,9 %. Que se passera-t-il le jour où financer la dette deviendra trop coûteux ?

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'euro peut permettre une inflation en France sans inflation en Allemagne ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Quel est le taux à partir duquel le financement de la dette deviendra impossible ?

  • 6:36OuverteRéponse directe

    Le chômage a augmenté de 0 % au 2e trimestre. Comment corriger cette dégradation ?

  • 8:03OuverteRéponse directe

    Comment réduire le nombre de fonctionnaires improductifs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00non_speechFait
    « Il faut vraiment une réforme très importante, sortir de l'euro mais avec une banque centrale qui a pleine souveraineté et les banques sont des agents de dépôts et pas des créateurs de monnaie. »
  • 3:41non_speechChiffre
    « On prévoit cette année, je crois rien que pour les intérêts de la dette, un remboursement de près de 80 milliards d'euros. »
  • 11:40non_speechChiffre
    « Actuellement, le déficit est de 5,5 % du PIB et la dette est de 119 % du PIB. »
  • 32:04non_speechChiffre
    « La France était à la 3e place des puissances exportatrices en 1995, elle est aujourd'hui à la 7e place. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Encore une fois, j'insiste beaucoup sur le fait que le 100 % monnaie, c'estd que la monnaie créée par la banque centrale et c'est a que ça qu'il faut faire. Sinon, tout le reste on papayonnera et puis effectivement il y aura les mêmes erreurs qu'ailleurs. Il faut vraiment une réforme très importante, sortir de l'euro mais avec une banque centrale qui a pleine souveraineté et les banques sont des agents de dépôts et pas des créateurs de monnaie. Ça c'est fondamental. Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de politique et écho avec au programme cette semaine une question celle-ci.

Et si le problème de la France était aussi monétaire depuis la création de l'euro, la France a vu sa compétitivité se dégradé, sa dette explosée, son industrie reculée. Pour certains économistes, ces difficultés ne sont pas indépendantes du fonctionnement même de la monnaie unique. Mais sortir de l'euro serait-il réellement une solution ? Dépréciation du nouveau franc, inflation, fuite des capitaux, dettes publiques. Quels seraient les risques et surtout les gain possible d'un tel bouleversement ? C'est le débat que nous allons avoir avec Bruno Lemire. C'est notre invité aujourd'hui. Bonjour monsieur. Bonjour Bruno Lemire. Vous êtes économiste.

Vous êtes également ancien doyen associé d'HC, ancien responsable recherche et développement chez IBM Conseil. Vous avez été le conseiller économique de Marine Le Pen. C'était il y a quelques années entre 2011 et 2014. à l'époque où le Rassemblement national s'appelait le Front National, à l'époque où Marine Le Pen souhaitait sortir de l'Union européenne et de l'euro, on va en parler dans quelques instants, vous avez publié cet ouvrage, quelle monnaie pour la France ? Ça va être l'objet de cet entretien. Mais tout de suite, passons au journal de l'Écho.

2:12
Non speech

[musique]

2:17
Locuteur

Alors, le chiffre du journal de l'Écho, c'est le rendement le taux de rendement de l'obligation française à 10 ans qui est à maintenant 4,9 %. Que se passera-t-il le jour où financer et renouveler la dette deviendra trop coûteux, voire impossible. Bruno le maire. Alors, il y a deux choses 90 % ça veut dire que les gens qui veulent souscrire à ces OAT, il leur faut vraiment beaucoup de rendement pour qu'ils y croient encore. Donc, il y a déjà une un risque sur est-ce qu'on va pouvoir continuer à alimenter la dette. Mais le deuxième point dont je voudrais parler maintenant, c'est le risque des des dettes, des anciennes dettes qui vont arriver à échérance.

En il y a 7 8 ans, les dettes étaient à 0 %. Dans 2 ans, il va falloir les rembourser, ce qu'on ne peut pas faire, donc prendre de nouvelles dettes. Ces nouvelles dettes seront, ça passera de 0 % à 4 % ou 5 %. les simplement le remboursement des dettes va exploser. Donc c'est intenable. On prévoit cette année, je crois rien que pour les intérêts de la dette, un remboursement de près de 80 milliards d'euros. C'est ça. Ça c'est uniquement les nouvelles enfin les dettes qui ont été euh faites à 0 % 1 %. Mais les dettes qui vont arriver qui sont maintenant à 4 ou 5 % sur 10 ans, on va devoir payer du 5 %. Et pour moi, il y a plusieurs solutions.

Première chose, c'est que il va falloir [grognement] pas sans doute pas faire un défaut sur la dette, mais s'arranger pour que les dettes soient moins coûteuses. La seule solution qu'on a déjà vu, c'est l'inflation. Donc, je pense que pour diminuer un peu le poids de ces dettes, il va falloir que le les prix augmentent. Et là, on revient à l'euro. Le prix de quoi ? Est-ce que l'euro peut est-ce que les prix peuvent monter en France sans monter en Allemagne ? Est-ce que l'inflation est une inflation de l'Union européenne ou l'inflation d'un pays ? Ça pose un énorme problème. On en reparlera lors de la souveraineté monétaire.

Mais pour aller aller vite, les dettes sont lié à la fois au déficit public et aussi [raclement de gorge] au déficit commercial parce que la la France s'apauvrit non seulement monétairement mais aussi industriellement, commercialement. Donc la monnaie est très importante mais parce que c'est une il faudrait une souveraineté monétaire et aussi sans doute une souveraineté commercial. Certains disent qu'on peut sortir de l'euro sans sortir de l'Union européenne. J'y crois pas. Je pense que les deux problèmes sont liés. Alors on arrive presque avec un taux de rendement à 5 % à partir de quel taux le financement de la dette deviendra impossible exactement. Certains disent 6 7 % c'est terminé.

Alors, c'est le craque obligat. Alors sûrement [raclement de gorge] sûrement 7 % mais un détail près, moi j'ai calculé en venant ici que en fait si avec un taux d'inflation de 7 % les dettes sont en leur valeur réelle diminue en 10 ans. Donc si effectivement le taux de d'intérêt était à 7 % et si un taux d'inflation de 7 % ça passe. Si on maintient l'inflation basse et si les taux augmentent, ça va être dramatique. D'autant plus encore une fois que les anciennes dettes arrivent à maturité et on parle de je pense que l'État doit émettre 350 milliards de de dettes cette année dont pour le combler le déficit mais aussi pour rembourser les anciennes dettes.

Alors le chômage c'est l'information [raclement de gorge] du journal de l'écho a augmenté de 0 %. Au 2e trimestre, il est à 8,3 %. Est-ce que cette dégradation peut se corriger dans les mois qui viennent l'année prochaine ? Bruno le maire ? Non, en dehors d'artifice euh qui serait de transformer euh les allocataires en en travailleur, je vois pas comment on peut résoudre le problème de l'emploi aussi vite, sauf si on relance effectivement l'industrie. Et pour relancer l'industrie, il faudrait que l'énergie diminue parce que la plupart des modèles économiques repose sur une énergie pas chère. L'énergie est en devenue chère. la l'industrie est en est en chute libre.

Donc il faudrait vraiment beaucoup de correction pour que on puisse sortir de de ce chômage. Alors certains disent que il suffirait de effectivement si [grognement] on supprimait le déficit public, si on le mettait euh si on le rendait constitutionnel impossible, c'est si le déficit devait être à zéro, voter à zéro, ça serait bien mais ça va ça peut pas se faire en 5 minutes. Hm. Donc il y a effectivement un possibilité de de freiner les dépenses, mais pour cela, il faudrait transformer les fonctionnaires non productifs en fonctionnaires productifs. Je m'explique.

les fonctionnaires qui les policiers sont productifs, les professeurs sont productifs, ceux qui vérifient les les normes ou ceux qui travaille au ministère de l'agriculture pour voir si les agriculteurs font bien leur boulot, là moi je les appelle des improductifs ou bien simplement des contrôleurs et il y en a d'autres aussi à qui sont là pour répartir. Or avant de répartir, il faut produire le un certain nombre de fonctionnaires ne produisent pas sinon des normes, sinon des contrôles. Et donc je pense que si on baisse les nombres de fonctionnaires, on sait quels sont les fonctionnaires qu'il faut remettre dans d'autres secteurs d'activité où ils seront plus productifs.

La déclaration du journal de l'Écho, c'est celle d'Angel Hubide. Il est responsable de la recherche économique chez Citadel. Citadel Sélin, un des plus grands hedge funds américains. Il déclare que la France n'a plus aucune marge d'erreur face au marché alors que l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis 17 mois. Quelle menace la situation fait-elle peser sur la zone euro ? Alors vous avez raison de commencer parler des marchés. Les marchés financiers, c'est ce qui nous coûte le plus cher. C'est que on a calculé que en 2014, si on avait emprunté l'argent à taux zéro, comment pouvait le faire si on passait directement par la Banque de France ?

Par la Banque de France, au lieu de 1900 milliards de dettes, on aurait eu 400 milliards au maximum. Donc vous voulez dire que la dette, c'est principalement des intérêts qu'on a à rembourser sur elle. Tout à fait.

Mais euh bon, à la limite, je ne suis pas pour que la dette soit gratuite, mais on avait imaginé en 73 qu'il fallait corriger les excès de financement de l'État et euh en disant bah comme ça va coûter quelque chose, l'État par l'agence France Trésor va demander de l'argent, se régulera elle-même, va envoyer des OAT, enfin des des obligations du trésor, va les vendre sur les march marchés financiers et les marchés financiers s'ils sont pas comptants demanderont des des taux plus importants et on imaginait que ça obligerait l'État être raisonnable. Or l'État n'a jamais été raisonnable puisque les le déficit public a augmenté depuis 1974. Le budget n'a jamais été aléquilibré.

Donc en fait cette loi de 1973 estonduite dans le dans le traité de Lisbonne article 123 enfin vous vérifiez mais je crois que c'est ça l'article 123 interdit à l'État de se financer directement auprès de la Banque de France donc l'État par l'agence trésor se finance auprès des marchés financiers qui eux sont libres de de fixer les taux et Après, ça peut revenir en dette à la Banque de France. Ce qui fait dans ce cas-là que la Banque de France prête de l'argent à 2 % pour les réserves bancaires à des des banques qui elles sont rémunérées à 4 %.

ce qui est très rentable pour les banques, ce qui est très rentable pour les marchés financiers et ce qui appauvrit nous appuvron on paye des intérêts plus importants sur les dettes. Alors ça avait été fait dans l'optique que la France serait raisonnable et pour qu'elle soit raisonnable on avait dit le traité de Mastrich était 60 % de la dette ne pouvait pas représenter plus que 60 % de du PIB et le déficit pouvait pas dépasser 3 %. Actuellement, le déficit est de 5,5 % du PIB et la dette est de 119 % du PIB. Donc, on a lancé une loi qui ne sert à rien, qui en plus appauvrit plus encore la France. Donc la France alors que faire ?

Et ben il faut changer totalement le processus de création monétaire. Je pense qu'on va en reparler. Exactement. et peut-être évoquer ce qu'avait proposé le candidat Jean-Luc Mélenchon il y a quelques semaines à savoir de supprimer la dette française, la dette publique détenue par la Banque de France. Alors, est-ce que vous avez une réaction sur cette proposition Bruno ? Alors, c'est une réaction, on peut imaginer que les dettes publiques soient rachetées directement par la Banque de France, sauf que c'est interdit pour le M. Donc pour ça, il faudrait sortir de l'Union européenne et sortir de l'euro. Hm.

Donc dire qu'on peut euh transmettre les dettes, la partie des dettes, c'est les 43 % de dettes à la Banque de France, c'est impossible juridiquement. C'est impossible également, c'est impossible si on ne sort pas du traité des traités européens, c'est impossible si on ne fait pas si on n pas la main sur la souveraineté monétaire. Quand Mélenchon ne parle pas de ça, ça a aucun sens. Sinon, effectivement, on pourrait imaginer, supposons que la que la loi que le traité il fonctionne pas, rien n'empêche effectivement les dettes qui sont qui sont des bas des bas de tech dett comme on dit, les mettre au bilan de la Banque de France et ça peut effectivement fonctionner.

Mais ce que dit Mélenchon, tel que c'est dit, n'a pas de sens dans le cadre de l'Union européenne. Alors, la situation des finances publiques françaises et les tensions qui pèsent sur la zone euro pose une question encore plus fondamentale. Le cadre monétaire actuel, celui de l'euro, est-il encore adapté à notre économie ? C'est précisément la question que vous posez dans votre ouvrage, quelle monnaie pour la France, c'est l'heure de l'entretien. Alors Bruno Lemè, votre ouvrage passionnant, très complet sur la question de la sortie de la France de la zone euro sur le système bancaire et financier européen tel qu'il est construit depuis les années 70.

vous dites qu'il a organisé une captation croissante de la richesse par la sphère financière au détriment de l'économie productive. Alors, comment cette captation se manifeste-t-elle ? S'organise-t-elle ? Écoutez là, je vais rendre hommage à un économiste qui travaillait avec Aselino. C'est le premier à avoir vraiment montré ce qui se passait au juste Vincent Brousseau que l'on avait reçu ici avec Olivier Pichon. Voilà ce qui montrent la qualité de vos interlocuteurs. [souffle coupé] Alors en fait je je vais repartir d'un schéma très simple. Euh prenons un la BNP, prenons le crédit agricole.

Lorsqu'il y a un client BNP qui envoie des chèqus au crédit agricole au bout d'un chaque mois ou chaque jour, ça dépend, il y a compensation. Si euh comme le disait Kines, si une banque ne marche pas au même rythme que l'autre, il va y avoir des problèmes et les réserves bancaires à la Banque de France vont s'ajuster. Si le crédit agricole a trop euh dépensé, enfin les clients de crédit Agricole ont trop dépensé ou moins que les BNP, les réserves bancaires à la à la Banque de France vont diminuer pour l'une des banques et vont augmenter pour l'autre.

Et bien bon, ça c'est connu mais ce qui est moins connu, c'est le système donc la B de France et la chambre de compensation effective mais pour pour la zone euros, c'est presque pareil. C'est la BCE qui est la chambre de compensation virtuelle. C'est-àdire que en fait lorsqu'il y a des déficits euh de la des milieux financiers français, enfin des des banques françaises, il se retrouvent ses déficits sous un nom qu'on appelle des dettes target 2. Et euh en fait la Banque centrale européenne équilibre virtuellement par exemple l'Allemagne a 1200 milliards de d'actifs.

la France, on a 400 milliards de de dettes et tant que la [raclement de gorge] banque la banque centrale et la banque allemande tolèrent ça, bon mais on comprend que si les différences augmentent encore, il va y avoir une tension telle que les Allemands n'accepteront pas de continuer à à financer finalement les Français. Le problème se pose aussi pour les l'Italie et pour l'Espagne, sauf que l'Italie et l'Espagne ont fait des progrès depuis 3 4 ans. Ils sont en meilleure position alors que au contraire la France continue à s'effondrer. Donc ça c'est le le premier point. Alors que que faire ? C'est pas le seul problème sur les marchés financiers, c'est aussi ce qu'on appelle le spread.

C'estàd qu'en fait pour le moment normalement dans une zone optimale le quel que soit le l'État envoie de demande de l'argent, ça devrait être le même taux ou quasiment le même taux. très longtemps, ça a été il y avait une différence peut-être de de 0 05 % 0 entre différents États, les le taux euh que auquel emprunt les différents états de l'Union européenne aujourd'hui entre l'Allemagne et la France, il se creuse oui, il il atteint 1 % c'estàd [raclement de gorge] que ça passe de 3 6 ou 3 7 % pour l'Allemagne à 49 pour pour la France.

Donc on voit bien que les marchés financiers commencent à dire on a c'est mieux pour nous d'acheter de des obligations allemandes que des obligations françaises parce qu'elles sont plus sûres. Donc on accepte de payer moins hein. Je vais payer euh 3 % pour pour vous vendre des obligations de 1000 alors que pour pour la France c'est moins sûr qu'elle qu'elle rembourse. Donc le taux augmente. Si ce spread continue à augmenter [grognement] et si la balance target continue à augmenter ou ne se stabilise pas, les marchés financiers vont effectivement considérer que la France est en état de sa station de paiement.

Bon, ça se fera pas comme j'explique je crois quelque part, ça se fera pas comme pour la Grèce, mais il y aura sûrement des gens, des financiers qui vont essayer de sortir de ces dettes plus rapidement éventuellement en les vendant sur un marché et parce que de plus en plus les dettes, si elles sont considérées comme impayables, il va se passer quelque chose. Est-ce que la France a a a fait défaut 5 7 7 ans cette fois dans son passé ? Là, c'est peut-être ça va peut-être arriver, personne n'en parle mais elle peut faire défaut sur sur ses paiements.

Alors, on entend beaucoup de personnes dans les médias mainstream, des observateurs économiques nous dire que une sortie de l'euro serait impossible pour tout un tas de raisons d'ailleurs que l'on va évoquer. Qu'est-ce que vous leur répondez au global ? Alors, les objections sont sérieuses. C'est vrai qu'il va y avoir un choc, mais euh estimer le l'impact de ce choc est très très compliqué. On aura notre souveraineté monétaire va être va nous coûter de l'argent.

On peut imaginer que euh les financiers nous prêteront moins d'argent, mais vu le taux actuel, oui, euh ça m'étonnerait que il ça n'intéresse pas les financiers, que la France soit faillite, il vaut mieux une France en moins mauvaise santé. Donc je pense pas que les taux d'intérêt, il se tirerait une balle dans le pied quoi. Oui, je pense que les taux d'intérêt ne changeraient pas à ce moment-là. En revanche, il y aurait sans doute effectivement une inflation, hein, mais je vous ai dit l'inflation à la limite, c'est pas ce qui est le plus coûteux pour la France. Bon, ça va être pénible pour les pour les les Français, mais on a déjà eu des inflations en 14 15 %.

Donc, une inflation, on peut imaginer qu'il y aura une inflation. Mais le problème pour les dettes actuelles, je crois que c'est Sapire qui avait fait une étude, il y a guère que 3 % des des dettes françaises qui vont être impactées parce que elles sont pas soumises à un règlement qui s'appelle quel l'ex monétaire ou quelque chose comme ça. Oui, il a l'ex monétaillé. Donc en fait le surquoi de dette, on peut l'estimer à 15 20 milliards. H mais ces 15 20 milliards, si le taux ne change pas, c'est c'est plutôt une bonne chose puisque le avantages pour moi de d'avoir une souveraineté monétaire sont plus importants. Pourquoi ? C'est l'État qui fixerait de façon claire la monnaie.

Et c'est là qu'on revient au 100 % monnaie. Il faut que la la ça soit la France, disons la Banque de France qui émette la monnaie. Que et non plus les banques commerciales comme c'est le cas aujourd'hui. C'est plus banque commerciale. Et en plus il faut que ça soit il faut que la monnaie, dites-vous, redevienne un service public. Un service public, non pas un service privé. Tout à fait. Voilà, la monnaie est un bien public en fait. Mais évidemment, il y a toujours des des ça permettre à la Banque de France de faire n'importe quoi.

Donc le principe c'est dire bon euh la France va avoir besoin un taux de croissance de 2 % va avoir une inflation de 2 % et bien on va mettre chaque année on va augmenter la masse moteur de 4 % ni plus ni moins. Mais ce 4 % sera décidé par le Parlement ne changera pas au cours d'un an. Donc la stabilité va compter beaucoup plus que que le reste en fait. Savoir quel est l'argent dont va disposer, quel est le taux de volatilité, bah il y aura pas de volatilité puisque ça ils auraient toujours la même masse monétaire. Je crois que c'est ça qui est très très important. Euh je pense que dire qu'on sort de l'euro sans dire quel va être le rôle de la banque centrale serait une erreur.

On va y venir justement avec vous Bruno Lemer sur le rôle qu'aura la Banque de France. Bon, je voudrais vous entendre également dans un instant sur les objectifs d'une sortie de la France de l'euro, mais l'euro comme le pensait Vincent Brousseau qui était membre de laABCE d'ailleurs, il estimait que l'euro était condamné. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Je vous ai dit tout à l'heure que j'avais parié avec Sapire que ça que en 1900, il pensait que l'euro allait exposer en 1900 en 2015, ça s'est pas fait.

Donc l'euro est condamné mais encore une minute monsieur le bourreau, peut-être que ça peut durer encore 5 6 ans mais vu la pression qui a actuellement sur les marchés financiers, les marchés financiers n'ont plus intérêt à financer la France. Ils ont intérêt eux à financer les États l'Allemagne. Donc pourquoi l'Allemagne pourquoi la France aurait envie de de rester là ? Tant qu'elle peut acheter [grognement] vendre sa dette à des taux sympathiques, ça va. Mais sinon ça peut pas continuer. Donc je pense moi que même pour les les dettes actuelles, ça serait une bonne chose de sortir de l'euro.

Alors le vrai avantage de l'euro mais au moment Alors dites-nous oui les objectifs d'une sortie de l'euro ? Alors, les objectifs du sortie de l'euro, c'est reprendre la main, donc sur uné monétaire, enlever le pouvoir bancaire au aux banques commerciales. Donc, les banques commerciales ser uniquement des banques de dépôt, hein. Elles ne pourraient prêter que que c que ce qu'elles ont. Les banques ne pourraient pas investir sur à la place de leur clients s'ils veulent investir et peuvent mais pas en utilisant leur compte client pour prendre des actions ou des obligations. Séparation des banques de dépôts et de banques de financement. Séparation des banques de dépôt et banques de financement.

Alors que Nicolas Sarkozi d'ailleurs avait promis à l'époque où il était président mais comme par hasard il y a renoncé. Oui, vous évoquez aussi le solde commercial équilibré et une compétitivité retrouvée. Alors ça c'est aussi un de mes dadas. Ça fait partie de mes la char de la vanne. Je pense que aucun aucun aucune aucune aucun développement macroéconomique ne peut se faire sur des uniquement des différences qui perdurbent. Par exemple, depuis 2005, la France a un déficit commercial permanent et a même maintenant un déficit de de en compte courant. Donc, on peut pas continuer là-dessus. Alors, comment faire ?

On va peut-être parler de des talons monétaires tout à l'heure, mais l'idée c'est d'avoir un l'idée c'est d'avoir un mécanisme qui demande aux pays trop exportateurs comme l'Allemagne de restreindre leur exportation ou d'augmenter leurs importations. Donc d'une certaine façon, avant ça se faisait automatiquement avec le les taux de change puisque quand vous étiez en déficit commercial, vous baissiez votre monnaie et ça ça régulait les les les échanges. Ça ne se fait pas. Ça peut pas se faire avec un un système comme ça. Donc l'idée c'est de de d'avoir un traité disant bah si vous achetez trop, vous serez pénalisé. Si vous importez trop, on va vous aider. Ça c'est la première chose.

Charte de la vanne, c'est ce que la charte de la vanne disait. C'est ce que vous appelez vous le libre échange intelligent. Alors le libre échange intelligent, le libre échange intelligent c'est aussi des des idées qui ont été tirées librement de Maurice Alléy. Le premier première chose, c'est d'avoir des droits des droits importés. Euh Waren Buffet avait lancé cette idée pour pour l'importantation exportation. L'idée c'est tant que les euh entreprises qui exportent euh reçoivent des droits importés et qu'ils peuvent et si elles importent elles-mêmes peuvent vendre ses droits importés.

Donc ça permet aux entreprises d'être entreprises exportatrices d'être limité dans leurs exportation et de l'importation de de permettre de rééquilibrer l'importation exportation. Ça c'est le premier point. Le deuxème point issu aussi de bon c'est un peu technique mais enfin le deuxième point c'est la la fameuse TVA à récupérer c'estàd que le les importateurs ne soient ne puissent pas récupérer leur TVA pour l'instant bon vous avez une TVA 20 % l'importateur récupère ça.

Euh l'idée c'est de dire ben en fonction des différents euh secteurs euh les importations sont si elles sont trop importantes dans un certain secteur, au lieu de récupérer 20 %, ils vont récupérer 10 %, ils vont récupérer 0 % voire même des TVA euh négatives. Là encore, j'en avais parlé à Capeco, ça a pas eu beaucoup de succès, mais je crois que il faut des procédés pour rééquilibrer. Ouais. Et ça ne peut pas être macroéconomique, ça peut pas être l'État qui dit il faut que il y a un processus libéral, c'est pour ça que je parle de protectionnisme intelligent ou libéral qui permet aux gens de dire "Bon, j'ai pas intérêt à exporter trop. J'ai et donc je suis canalisé comme ça." Oui.

Alors, [raclement de gorge][toux] c'est ce que vous expliquez bien dans votre ouvrage, Bruno Lemer, c'est que l'euro tel qu'il a été créé ne fonctionne pas pour la France. Le prix Nobel Joseph Stiglitz avait d'ailleurs lui-même reconnu que que l'euro avait été une erreur. Mais certains vous diront que l'euro protège la France aujourd'hui. Sans lui, l'État devrait s'endetter sur les marchés financiers à des taux bien plus supérieurs à se pratiquer aujourd'hui. Alors ça pouvait être vrai il y a 10 ans comme on l'a dit actuellement. Maintenant qu'on arrive à 5 %. Actuellement je pense que de quoi l'euro nous protège-t-il ? L'euro nous protège peu de de cela, hein.

Euh peut-être que l'exemple le le mieux, c'est de prendre ce qui se passe au Danemark et en Suède, des pays membres de l'Union européenne mais qui n'ont pas euh l'euro. Comment euh ces pays se financent-ils sur les marchés à quel taux ? Alors bon, alors là, vous me tendez un piège parce que le fait que l'euro nous aide, ça aide les mauvais. Ça ça n'aide pas les bons. L'Allemagne en profite et et la France l'Allemagne en profite parce que l'euro est bas et la France en profite parce qu'elle n'est pas obligée d'avoir une économie florissante. Le Danemark et la Suède ont de bonnes économies.

Donc à la limite, elle rentrerait dans dans l'euro, elle nous apporterait presque plus mais la France actuellement dans l'euro. Et j'ai souvent comparé cela à une course de de chevaux. Vous avez 11 ou 12 chevaux qui courent en même temps, mais certaines certains sont on leur mette un poids énorme dessus pour pas qu'ils aillent trop vite et les autres on leur met un poids léger et tant que les économies seront aussi différentes, ça peut pas fonctionner. Initialement, l'euro peut-être fonctionner aurait peut-être fonctionné sur les six pays qui ont fondé le Beneluxe et France, Italie, Allemagne a pu fonctionner.

Là avec 12 pays, 15 pays, 17 pays beaucoup trop différents, ça ne peut pas fonctionner. Alors votre argument qui est dire la France peut emprunter moins cher, c'était vrai, ça allait plus. Ouais.

Donc c'est un argument qui fait que qui tombe à l'eau qui tombe à l'eau depuis quelques quelques le seul argument qui reste vrai mais qui me semble un petit peu peut-être que d'ailleurs si la France n'était pas rentrée dans l'euros gouvernement successifs ne se seraient pas endettés autant et peut-être que les taux n'auraient pas fini par monter autant aussi ça je peux pas le dire parce que oui c'est de la fiction mais non c'est pas ça mais initialement la loi de 73 avait sauté parce que on craignait que la France s'en Ouais.

On avait supprimer la loi de 73 en disant bah vous voyez maintenant c'est plus vous qui allez être responsable, c'est marché financiers mais les marchés financiers du moment qu'il gagnent de l'argent il s'en fiche. Faut que vous soyez un peu ou tant que vous tant que vous pouvez rendre ça ça ne met aucune pression sur l'État. Ça mettrait une pression sur l'État si effectivement les dettes lui coûtaient cher ou et si euh ont respecté le fait que au-dessus de 60 % du PIB euh la France serait sanctionnée. Ça n'est pas le cas. N'a jamais été sanctionné.

Donc en fait, on leur a on a mis un un poids financier en disant vous allez être raisonnable mais en fait ni les marchés financiers ni les banques ont été raisonnables et l'État apparemment se fiche un peu du bien commun, préfère distribuer de l'argent, ça lui coûte moins cher et c'est pour ça qu'on a maintenant 3600 milliards de dettes. Quel meilleur exemple pourriez-vous donner aujourd'hui, Bruno Lemer, pour nous expliquer que l'euro ne fonctionne pas pour la France ? Vous me posez une colle. Vous l'expliquez dans votre livre. La France était à la 3e place des puissances exportatrices en 1995. Elle est aujourd'hui à la 7e place. Oui, mais même encore plus bas sans doute.

Mais disons corrélation n'est pas cause, ça Oui. Est-ce que l'euro est responsable ? L'euro n'est pas responsable. C'est ce que je veux vous dire. le il y a eu l'euro, l'entrée de la Chine dans l'OMC euh et le depuis euh 10 ans l'explosion des dépenses énergétiques alors qu'on avait un parc euh un parc nucléaire extraordinaire, on l'a un peu euh massacré. Hm. Donc donc l'euro n'est pas la seule cause sinon effectivement l'euro n'est pas la seule cause de la mes formes actuelles de de la France. Les critiques également d'une sortie de l'euro, certains pointent une explosion de la dette publique. Vous l'expliquiez un petit peu.

Est-ce que vous pouvez revenir justement sur ce fait qu'il n'y aurait pas d'explosion D'après la l'ex monétaire défendu par enfin étudié par Sapire, il y a guère que sur les l'ensemble des dettes françaises, il y a que 3 % des dettes qui seraient impacté par une dévaluation parce que c'est ça le problème, c'est on va sans doute évaluer de de 10 à 20 % mais ça va pas augmenter la dette de 20 %, ça va augmenter 20 % 2 de 3 % ça doit ça doit se calculer, ça doit faire 0,6 %. Hm. 0,6 % de des dettes actuelles. 0,6 % des dettes. Bon ben euh actuellement, on a un spray de 1,1 1,2 avec l'Allemagne.

Je suis persuadé que sortir de l'euro, ça n'augmenterait pas le le le spread, ça renchérait peut-être les dettes actuelles de 0,6 %. Mais ça nous permettrait de pouvoir enfin reprendre la main à la fois sur la monnaie et aussi sur le commerce parce que euh le les marchés euh dont j'ai parlé là le les droits importés, je ne suis pas sûr que l'Union européenne accepte ça actuellement. C'est vraiment des mesures nationales, hein. Tout ce qui permet de favoriser un pays à l'intérieur de l'Union européenne est impossible. Alors que si euh la France n'était plus dans l' européenne, elle pourrait le faire. Donc longtemps, j'ai pensé qu'on pouvait éventuellement se contenter de sortir de de l'euro.

Je crois qu'il faut aussi sortir de l'Union européenne. J'en ai pas parlé dans dans ce livre, mais c'est c'est sous-jacent. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure sur les dettes de la libération des dettes de de Mélenchon. Euh c'est une idée discutable mais infaisable si on reste dans l'Union européenne et si on on ne sort pas de l'euro et si on ne rend pas la la main à la banque centrale française. Une autre objection relative à une sortie de la France de l'euro, c'est la fuite des capitaux. Est-ce qu'il y aurait des mesures susceptibles de contrôler cette fuite, de l'empêcher ?

C'est un là c'est un problème délicat parce que il est hors de question le protectionnisme dont je parle c'est de protéger vis-à-vis de l'extérieur une libérale en intérieur. Si une entreprise pense qu'il est rentable pour elle d'aller à l'extérieur, c'est difficile de empêcher. Euh on peut éventuellement faire en sorte que ces ces brevets, ces usines soient reprises au niveau local. Mais je ne suis pas peut-être pour quelques mois pour un blocage des capitaux. Je pense que les capitaux doivent pouvoir circuler mais pas au pas au détriment de des intérêts français. Donc vous me posez une question délicate. [grognement] Est-ce qu'il faudra faire un blocus financier ? Je ne pense pas.

Je pense que si effectivement la France montre qu'elle peut se redresser et regardons de personnes très opposées enfin différente Charles Gave ou Sarah Knafou pensant que avec 160 milliards de de dépenses de moins, la France retrouverait son attractivité. Et donc les dans un pays qui fonctionne, les capitaux n'auraient plus envie de partir. Actuellement 160 milliards, c'est à peu près ce que représentent ces fameuses et les organismes divers deadministration. C'est vous qui dites. C'est vous qui le dites. Moi, j'ai j'ai rien dit à ce sujet, hein. Mais bon, j'en ai parlé tout à l'heure.

Il y a des il y a des fonctionnaires qui se contentent de de surveiller de surveiller même des des surveillants. Il y a un rôle essentiel pour certains fonctionnaires, d'autres c'est simplement ça alorudit la pyramide administrative. Ça alourdit la pyramide [grognement] mfeuille administratif. On parle bien donc de rupture monétaire dans ce projet de sortie de la France de l'euro. Est-ce qu'il y a dans l'histoire des scénarios semblables sur lesquels on pourrait s'appuyer [raclement de gorge] ? Y a-t-il eu des cataclysmes monétaires par le passé à cause d'une rupture ? Alors dans au 20e siècle, il y a eu des cas qui se sont bien produits. Il y a la Coslovaquie s'est coupé en deux.

Il y a d'autres pays qui avaient une monnaie unique et qui se sont séparés sans problème particulier. Un cas un peu plus bizarre, c'est l'Argentine qui a est sortie de à un moment donné de l'OP dollar. [grognement] Pendant 5 6 ans ça a bien marché et puis pour des raisons que je juge politique parce que je pense que les États-Unis auraient pas tellement envie que l'Argentine sorte de sa sphère. Il y a ça a été ensuite la catastrophe. Mais il y a des exemples où une une entité monétaire s'est scindé en en plusieurs morceaux et n'a pas eu de soucis particulier. Il y a eu par exemple l'exemple de l'Union latine qui au 19e siècle représentait la France, l'Italie, l'Espagne et la Grèce.

Donc il y a eu cet exemple, il y a pas eu de catastropheuscule. Je pense moi que les catastrophes viennent les catastrophes viennent lorsque euh les États qui étaient euh sous euh perfusion du jour au lendemain se retrouve en train de de devoir euh survivre tout seul. Donc je pense moi que sortir de l'euro sans avoir peut-être fait l'économie que j'ai dit tout à l'heure, peut-être que l'euro, sortir de l'euro, c'est ce que pense Sarah Gnafo, il a peut-être tort mais d'après moi, Sarnafo veut sortir de l'euro mais elle le dit pas mais elle pense qu'il faut d'abord épurer les comptes. Elle a peut-être raison, elle a peut-être tort, je sais pas.

Moi, je pense que de toute façon les il faut sortir de l'euro et qu'il faudra que les les dettes ne vont pas augmenter parce que si l'État si la France est en bon état, les marchés financiers redonneront de l'argent. Les marchés financiers font pas de politique. Euh les USA si parce qu'ils ont pas peut-être pas envie qu'on sorte de leur ser d'influence mais on n'est pas dans la ser de l'art donc il s'en fiche un peu.

Pour l'Argentine, c'était différent mais je pense moi qu'il faut sortir de de l'euro et que ça n'aura pas un coût énorme sur les sur les dettes qui sont déjà, je vous ai dit tout à l'heure, ces dettes actuelles, si on les laisse courir maintenant dans 5 ans, elles seront pas à 100 100 milliards, elles seront à 150 milliards. Le le la charge rembourser la charge de la dette sera de 150 milliards, ce qui est ça sera deux fois le budget de l'éducation nationale. C'est c'est pas possible ça. Alors, le retour à l'étalon. beaucoup de nos invités à politique et écho en parlent voir le souhaitent. Pourquoi ce n'est pas une orientation que vous privilégiez ?

Alors, le seul avantage de l'étalon or, c'est que euh en principe, il est pas trop manipulable, [grognement] mais l'inconvénient, c'est qu'il ne correspond à aucune réalité économique. Moi je pense que dire par exemple que la France va augmenter sa masse monétaire de 3 % chaque année est beaucoup plus raisonnable que de dire on va en fonction de de la du prix de l'or, on va être plus ou moins riche. Ça pour moi ça ça a pas de sens. L'intérêt des talons or, c'est qu'il a bien fonctionné pendant 50 ans, même plus, mais que à l'époque, il y avait une puissance dominante, c'était l'Angleterre puis après les États-Unis jusqu'en 1914.

Et euh mais l'étalon or en lui-même n'avait pas de justification économique dans un des marchés qui évoluent tellement que finalement à la limite le meilleur étalon serait un étalon basé sur les les terres rares ou sur les matières premières ou sur les miner sachant que même ça c'est serait mauvais puisque les ter rares on va en découvrir de nouvelles. certaines technologies vont donc en fait un étalon actuel extrêmement compliqué. Moi je prendrai volontiers, c'est un peu ce que disait je crois Kins prendrait un une vingtaine de monnaie et avec compléter avec la la charte de la Havane ce panier de monnaie ne changerait pas trop. C'est un peu ce que la FMI a voulu faire à un moment donné.

Donc je suis quand avec les DTS, voilà. [grognement] Mais ces DTS, il faut pas que ça soit sous la main uniquement des États-Unis ou de la Chine. Ouais. Alors, vous parlez de l'endettement de l'État dans votre ouvrage, Bruno Lemire, vous dites que justement quand l'État s'endettete auprès des marchés financiers, l'essentiel de la monnaie prêtée n'est pas de l'épargne recyclée qui préexiste mais que c'est de la monnaie créée à partir de rien par les banques centrales. Alors, expliquez-nous ça c'est peut-être une question, une réponse qui intéressera Jean Goichman qui je l'espère nous regarde et dont on relait ces papiers qui sont sur Braise info.

Alors, je suis parti de de ça parce que une économie en macroéconomie, on dit souvent épargne égal investissement. C'est vrai comptablement, mais en fait l'épargne la plupart du temps c'est la fausse épargne. C'est l'épargne qui a été créée justement par la création bancaire sur je vais revenir et certains investissements sont des investissements sans intérêt des investissements qui ne qui ne n'améliorent pas la production française. Mais je vais revenir simplement sur la création monétaire en prenons le chiffre actuel. Le bilan de la Banque de France représente 1500 milliards actuels. Le bilan de la BNP, le bilan de la crédit agricole sont supérieurs.

Je crois qu'ils sont ils tournent autour de 1800 milliards. Ils sont supérieurs. Et au lorsque la banque je vais prendre le crédit agricole, il m'aime pas trop le crédit agricole. Je vais leur demander un un emprunt. Monsieur Bruno le maire, vous paraissz très sérieux, je vous donne sur votre comptez 1 million mais vous avez une créance en face vous me vous avez vous devrez ce million. La la monnaie bancaire a augmenté d'un million par un simple jet d'écriture. Alors le crécole pourquoi il va accepter ça ? Les banques créent de l'argent. Les banques créent de l'argent bancaire. C'est crée pas la monnaie crée pas des billets. Il crée pas la monnaie dite monnaie centrale.

Il crée des zéros sur votre compte. Il crée des zéros sur mon compte qui font partie de ce qu'on appelle M1 ou M2 ou M3. M1, c'est ce que vous avez sur le compte le compte d' vu M2 M3 c'est autre chose. Bon, mais euh pourquoi la la banque le crédit peut faire ça ? Parce que elle pense à avoir raison que le maire va la rendre. Ça peut être simplement parce que je vais payer 5 % d'annuité et puis je rembourserai le million au bout de 20 ans. Ce million qui vaudra moins d'ailleurs avec l'inflation. À la limite si vous croyez que l'inflation va être de 5 % intérêt à vous à vous endetter à moins de 5 %. Donc une partie donc de la monnaie bancaire la monnaie est créée par les banques.

Euh des chiffres, je vais pas vous inonder chiffres mais pendant le Covid la il y a une création de monnaie de monnaie central énorme. Il y a eu, je crois euh 800 milliards de de création monétaire centrale. la création monétaire bancaire est restée à son niveau actuel. Si vous regardez le compte à vue, le compte à vue, c'est à peu près 1800 milliards et la monnaie centrale est redescendue. Donc une partie de la disons entre le entre deux et trois fois la monnaie actuelle et émis par les les uniquement les banques. Une grande partie de la monnaie qui circule, peut-être même 80 % de la monnaie qui circule a été créée par des banques.

Donc vous nous expliquez bien que quand un État s'endettete auprès des marchés financiers, donc auprès des banques, euh l'État rend service aux banques. Tout à fait. Donc est-ce qu'il n'y a pas derrière là un espèce de pacte de corruption ? Quelqu'un en parlait, il est mort d'ailleurs depuis entre les États et les banques au détriment de des populations. C'est ce que certains appellent l'esclavage pour dette ce que d'autres appellent aussi la dette illégitime. Alors, [raclement de gorge] la dette n'est pas illégitime mais que ça soit les créanciers qui soient qui profitent de ça, c'est vrai.

[grognement] Je dirais que c'est une dette qui pourrait être beaucoup moins forte si les marchés financiers et les banques ne se sucré pas si vous me passez l'expression à ce pointl et encore une fois c'est parti d'une bonne idée peut-être en 74 on voulait empêcher l'état de trop consommer hein en fait il a dépensé parce que en fait on a mis une bouteille de whisky entre les mains d'un alcoolique. C'est à peu près ça. Les normes n'ont pas été respectées.

Donc les marchés financiers eux à la limite ils s'enrichissent et puis si ça va pas il y a une petite banque qui va sauter ou bien la Grèce qui va être en cessation de paiement, on va lui piquer son PIB et elle est maintenant en très mauvaise situation. Donc les marchés financiers s'en sortent toujours ou alors il faut vraiment des comme pour le Gold Goldman Sax, il fallait vraiment qu'il a fait des bêtises et il fallait faire un exemple. Mais oui, vous ce que vous avez raison de dire, les marchés financiers et les banques s'enrichissent et l'État le permet.

Je ne sais pas s'il y a corruption, mais disons que ça c'est on peut le penser vu [grognement] euh l'état de l'endettement de la France. Alors, vous [raclement de gorge] parliez de banques qui peuvent sauter justement, parlons-en, ça sera la dernière question de cette émission. Le passif des plus grandes banques françaises représente plusieurs fois notre PIB national, n'est-ce pas ? L'État avait renfloué ses banques en s'endettant. C'était le cas lors de la crise des subprimes. Imaginons qu'une telle situation se reproduise, un tel renflouement ne serait plus aujourd'hui possible vu l'état de la dette française.

Donc quelle garantie on a aujourd'hui pour que pour empêcher que l'épargne des Français qu'on commence à en parler serve à renflouer ces banques ? Bah à la place de l'État, si j'étais un un très très méchant euh président, ce que je ne suis pas, je dirais ben écoutez, votre épargne vous la pique. Mais vous imaginez la déflagration que c'est c'est la c'est la c'est la guerre civile dans l'instant, non ? Donc il suffit de dire on va prendre l'argent riche. Ouais. Donc écoutez, vous avez combien à votre compte courant ? 5000 balles, 10000 balles, 20000 balles, 30000 balles ? On va vous laisser pour le moment mais on va prendre tout ce qui dépasse quelque chose.

100000 aujourd'hui c'est c'est le cas de la directive BRRD. Oui. Mais qui d'abord ils vont prendre combien ? Quel pourcentage ils vont prendre ? Ils vont tout prendre, ils vont prendre un petit peu et puis quand on sera d'accord, ils augmenteront, ils augmenteront, ils augmenteront. Donc je pense que si j'étais à la fois une crapule et intelligence qui peut arriver, je dirais ben c'est pas grand-chose, on vous prend epsilon et puis on augmentera après. Une fois que le principe est lancé, je pense que il y a on a connu ça avec la CSG. Oui. Voilà. Voilà. Exactement. Exactement. Donc il y a de quoi être très inquiet.

Bon alors peut-être autre inquiétude et pour réellement terminer cette émission, c'est le projet du de Rau numérique que vous évoquez en fin d'ouvrage le maire vous parlez de surveillance financière là. Oui. Alors là je suis pas spécialiste mais je j'ai entendu pas mal de spécialistes disant que c'était en fait un droit donné à la surveillance. Bon, on prend l'exemple de la Chine. Je suis pas sûr qu'on ira jusqu'à la Chine, bien que mais ce qui est sûr, c'est qu'un billet est anonyme. Vous ne pourrez plus faire aucun achat de façon anonyme. Vousz bah vous az peut-être que vous avez envie de d'acheter une belle montre sans qu'on vous dise nous ça vient nous vient d'argent.

Alors initialement c'était une voiture très polluante ou [rires] avec diesel. Initialement, c'était fait pour lutter contre euh le terrorisme, le blanchissement d'argent. Ouais, ils ont bien d'autres façons de de faire. S'ils veulent s'en [raclement de gorge] sortir, ils font autrement. Non, je pense moi que c'est une très mauvaise idée parce que même si euh j'en ai parlé tout à l'heure, la banque centrale ne fabrique pas beaucoup de billets finalement. fabrique je crois c'est 300 milliards sur le la monnaie actuelle qui circule c'est 2000 M1 ça doit être 2000 milliards donc 300 milliards dessus c'est pas énorme mais ça existe donc les banques ne peuvent pas faire n'importe quoi.

Et encore une fois, j'insiste beaucoup sur le fait que le 100 % monnaie, c'estd que la monnaie créée par la banque centrale et c'est a que ça qu'il faut faire. Sinon, tout le reste on papayonnera et puis effectivement il y aura les mêmes erreurs qu'ailleurs. Il faut vraiment une réforme très importante, sortir de l'euro mais avec une banque centrale qui a pleine souveraineté et les banques sont des agents de dépôts et pas pas des créateurs de monnaie. Ça c'est fondamental. Je sais pas si monsieur Gachman sera d'accord mais je pense que oui. Quelle monnaie pour la France est probablement l'une des meilleures synthèses sur le sujet d'une sortie de la France de l'euro.

Merci à vous Bruno Lemire d'avoir accepté notre invitation. Vous pouvez dans un instant retrouver la chronique économique et financière de Philippe Béchad. Merci pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine. À bientôt. Salut. Bonjour et bienvenue pour ce rendez-vous hebdomadaire de décryptage de l'actualité économique et géopolitique en mode affranchi et je salue tous les abonnés de TV Liberté pour cet épisode que je vais intituler la France risque de subir de sacrés mots de dette.

Oui, la dette, on ne parle plus que de ça depuis une quinzaine de jours, depuis que l'écart de rendement entre le Bound et le OAT a explosé au-delà des 90 points qui étaient le maximum observé depuis 2011. 90 points puis 100 points et puis d'un seul coup l'envolé de la fin septembre début octobre. Alors manifestement les investisseurs cherchent de la sécurité avec le bund d'allemand mais également le 10 néerlandais et quelques autres pays nordiques qui sont réputés plus vertueux. Et euh en France et bien euh le refinancement le refinancement de la dette à 10 ans se rapproche des 5 %. On est toujours autour de 482.

On était à plus de 4,90 la semaine dernière et euh nous ne sommes pas nous ne sommes pas les seuls dans la panade puisque nos amis italiens voient également leur dette s'approcher des 5 % autour de 4,6. Autrement dit, il y a pas qu'un foyer de tension obligataire en Europe. Il y en a en fait trois ou quatre. En tout cas trois sûr et certain. La France bien sûr le plus mauvais élève de la classe européenne. Il y a l'Italie que j'ai cité et il y a également la Belgique avec un taux d'endettement qui n'a rien à envier à celui de la France et pas beaucoup plus de croissance. au demeurant.

Alors, [souffle coupé] plein d'articles un peu alarmistes paraissent, vous en avez certainement lu certains, où on se demande si la France va être mise sous tutelle du FMI, est-ce que la BCE va voler à notre secours, est-ce que nous allons voir nos économies confisqueres ? Alors, vous avez effectivement la version Jacques Atalip, le conseiller des présidents, hein, depuis 45 ans et l'État dans lequel se trouve la France aujourd'hui n'est certainement pas totalement étrangère à ses conseils à viser. Donc solution selon Jacques Atalli d'abord faire des économies des économies notamment sur les retraites.

Bon on connaît déjà plus ou moins l'arbitrage du gouvernement pour le projet de budget 2027 c'est supprimer l'abattement de 10 % et le remplacer par un forfait qui ne va pas au-delà de euh 3000 €. Autrement dit, si vous gagnez, enfin si votre pension s'élève à plus de 30000 € et bien au-delà vous ne bénéficiez plus d'aucune remise. Autrement dit, ceux qui en bénéficié risquent de sauter d'une tranche d'imposition, passer à la supérieure. Donc non seulement recevoir moins d'argent parce que les retraites sont désindexées et en plus vous retrouvez avec une facture fiscale alourdie.

Alors ça c'est pour l'instant la suggestion la plus soft et qui est justifiée par le fait que les retraites sont le premier poste de dépense. Mais le second pourrait être le chômage. Là on s'en va peut-être aussi vers une baisse de la durée d'indemennisation. Alors si on en croit Édouard Phisiip, il faudrait réduire de 18 mois à 12. Voilà réduction de 30 % one shot. Et si après avoir euh procédé à un jeu de massacre social, tel que je vous le décrit, ça ne suffit toujours pas, alors là la BCE effectivement pourrait euh venir soutenir euh la dette française, faire exactement ce qu'elle avait fait pour l'Italie il y a maintenant 14 ans.

Bah d'ailleurs, faudrait bien qu'elle recommence aussi pour l'Italie parce que comme je le disais à 25 points de spread par rapport à nos oat, ils sont vraiment dans le même bateau, dans le même titanque de dette sur le point de couler. Donc la BCE, moi ça serait plus ou moins mon pari le plus optimiste, c'est que face à euh un risque de dérapage et de boycotte des deux principaux emprunteurs européens, bah pour sauver l'euro, il y a pas de doute, il faut effectivement intervenir et sans attendre que la France coche toutes les cases de ces fameux CR critères qui conditionnent l'éventuelle intervention de la BCE pour soutenir nos émissions.

D'ailleurs, les dernières émissions, notamment la semaine dernière, il y avait une très importante émission de Doat à 10 ans. Elle s'est très très bien passée. Ah oui, certes, on a dû se refinancer à 4,90, mais il y avait du monde, beaucoup de monde pour prendre de la dette à un taux de plus de 480 %. Bon, on y est toujours hein à 480 mais on sait que là personne ne fait la fine bouche et ne menace de ne plus souscrire. Et c'est un peu la même chose d'ailleurs pour les Tibons Américains. Oui, 41000 milliards de dettes, 100000 milliards si on compte tout ce qui est non provisionné, mais vous avez toujours des gens pour venir investir avec un rendement de 530 voire 5 sur le 30 ans américain.

Voilà. Donc c'est c'est juste que pour convaincre nos créanciers, il faut juste payer un tout petit peu plus cher et puis leur envoyer évidemment un message comme quoi on va se montrer plus vertueux euh probablement plus audacieux en terme de casse sociale. Et ça c'est peut-être effectivement le le facteur qui pourrait là indisposer pour de bons nos créanciers, c'est l'instabilité devait devenir par trop visible, trop de voitures en feu, trop de lycées euh qui crament. Euh c'est vrai que les images font le tour du monde et pour les créanciers, ça ce n'est pas très rassurant. Alors, on a bien sûr euh un arsenal à la disposition du chef de l'État.

au cas où la situation devrait deviend très chaotique, il peut effectivement prendre des tas de mesures d'urgence et il le justifiera évidemment par le besoin de rétablir euh le la paix sociale. Mais la réalité ça sera surtout de rassurer Black Rock, Vangard et tous les fonds souverains qui continuent de nous [grognement] financer. Et puis j'en termine bien sûr par la dernière euh hypothèse suggérée par Jacques Atali qui est le grand emprunt obligatoire.

Alors il y en a déjà eu un en France en 76 c'était l'impôt enfin c'était l'emprunt sécheresse qui avait été intégralement remboursé mais Jacques Atalie lui nous dit que le modèle ça sera plutôt le modèle grec où on lève de l'argent et on ne vous rembourse pas. Pour vous remercier de votre fidélité, vous pouvez télécharger gratuitement notre rapport spécial qui contient nos solutions pour préserver votre épargne face à la faillite économique de la France. Laquelle met en danger votre épargne ? Il vous suffit de cliquer sur le lien en description pour l'obtenir gratuitement. Merci et à bientôt.