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interviewLe Média — Podcasts· 6 août 2025 18 min

"Faire payer les plus favorisés" : les archives accablent le plan d'austérité de Bayrou

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Travailler plus, être moins bien remboursé et dire adieu à des jours fériés, voilà en résumé le plan d'austérité présenté par François Bayrou pour réduire la dette. 30 milliards d'euros de baisse de dépenses publiques en 2026, des coupes budgétaires qui viennent contredire le discours de François Bayrou. Mon approche est différente de celle des autres. Les autres pensent, ils pensent qu'il faut couper dans les dépenses.

Bayrou va finalement couper dans les dépenses des économies qu'il estime à 21 milliards, et pour enfouer les caisses, il cible les dépenses sociales. Pour ça, il compte notamment augmenter les franchises médicales, le genre de mesures que François Bayrou jugeait pourtant injustes et inefficaces. La mise en place d'une franchise en matière de soins médicaux est un motif de grave souci pour beaucoup de familles. Ce n'est pas digne de la France. Cela ne fera pas les économies que l'on croit, parce que ce ne sont pas ces familles-là qui grèvent le budget de la sécu.

Et puis il y a des mesures plus emblématiques, comme sa proposition de supprimer deux jours fériés, mais rien ne dit que le Premier ministre parvienne à satisfaire cette vieille revendication du MEDEF. D'autant que nous obliger à travailler le lundi de Pâques et le 8 mai serait aussi inutile qu'inefficace. Là, ce n'est pas François Bayrou qui l'a dit, mais son N plus 1. Il faut revenir sur des jours fériés. Moi, je ne suis pas favorable à cette méthode. Je ne suis pas favorable parce qu'on a déjà essayé, parce que ça n'a pas très bien marché, parce que ce n'est pas clair, parce que c'est une complexité absolument abyssale pour tout le monde et parce qu'à la fin, ça renvoie à des complexités.

Les entreprises ne le font pas de la même manière. Il faut que ce soit optionnel. Nous adorons les débats, moi aussi. Mais si on pouvait s'économiser en plus le débat, de savoir quels jours fériés on choisit, ce serait formidable. Je ne crois pas que ce soit le plus efficace. En proposant à titre d'exemple que le 8 mai et le lundi de Pâques ne soient plus des jours chômés, Bayrou a sans doute adopté la méthode Wauquiez. Même si les chances sont minces de voir sa proposition se réaliser, le politique sait comment attirer sur lui des projecteurs en s'appropriant une idée qu'il a entendue un jour à la télé.

Et c'est comme ça qu'une dinguerie de Pascal Praud, calibrée pour buzzer sur les réseaux, a fini dans la bouche de Laurent Wauquiez. Regardez comment les choses se sont passées. Donc vous prenez un coin, qui ne serait d'ailleurs pas en France métropolitaine sans doute, et vous dites voilà tous les gens qui seront pris au QTF, nous les mettons là, dans un centre, à l'extérieur de la métropole.

2:42
Invité

Enfermons les au QTF à Saint-Pierre-et-Miquelon. Pour ceux qui croyaient une blague,

2:46
Présentateur

en voici la confirmation quelques heures plus tard sur ces news. Soit vous rentrez chez vous, soit c'est Saint-Pierre-et-Miquelon. Pas la France, c'est fini. Pas la métropole. À l'extérieur de la métropole. Et si vous vous demandez comment l'idée de supprimer des jours fériés, dont même Macron ne veut pas entendre parler, a pu surgir dans la tête de François Bayrou, c'est peut-être du côté de Christophe Barbier qu'il faut regarder. Et vous allez voir que le copier-coller est quasi parfait. Il faut absolument remettre au travail les Français. Il faut que toute la nation travaille plus. Décidons de limiter le nombre de jours fériés.

Je propose donc que deux jours fériés soient supprimés pour tout le pays.

3:24
François Bayrou

Gardons un jour pour le souvenir des morts de la guerre, par exemple le 11 novembre. Gardons le 1er mai, fête du travail.

3:31
Présentateur

Et puis gardons deux ou trois maximum fêtes religieuses. Je cite comme exemple le lundi de Pâques, qui n'a aucune signification religieuse, et le 8 mai. Regardons le mois de mai. On se promet des ponts interminables, de véritables viaducs. Dans un mois de mai devenu un véritable gruyère. Ce n'est pas bon pour l'économie française, pour la croissance et donc pour l'emploi. Nous devons améliorer la capacité, l'efficacité et l'attractivité de notre économie. Et le gouvernement ne manque pas d'idées pour nous remettre au travail. Si Bayrou veut réduire le nombre de jours fériés, la ministre du Travail, elle, a ciblé la cinquième semaine de congés payés.

Mais avant Astrid Panossian-Bouvet, ce genre d'idées pas franchement progressistes, avait été lancée dans le débat public par un certain Christophe Barbier. Encore lui. Il faut aussi supprimer la cinquième semaine de congés payés.

4:26
François Bayrou

La cinquième semaine de congés payés, à laquelle nous devrions renoncer. Moi, je suis partisan, mais c'est très impopulaire. Je suis le seul en France à suspendre la cinquième semaine de congés payés jusqu'au jour où on aura rétabli nos comptes publics

4:36
Présentateur

pour pouvoir les redonner. Déjà, je suis tout seul sur ce plateau. Et non, Jeff, t'es plus tout seul. Aujourd'hui, on te copie. Il faut d'ailleurs peut-être l'interpréter comme un symptôme grave, celui d'une panne d'idées dans un gouvernement qui se contente de reprendre les marronniers, dont les chaînes info et les éditorialistes les plus réactionnaires se délectent à longueur d'antenne. Et comme les acquis sociaux semblent être décidément passés de mode, la porte-parole du gouvernement, Sophie Prima, elle, s'est prononcée à titre personnel pour l'abrogation des 35 heures comme durée légale du temps de travail hebdomadaire.

Revenir sur les 35 heures, c'est en effet le genre d'idées qui peut vous traverser la tête à force de trop regarder les chaînes info. La preuve en images avec qui vous savez. Il faut bien entendu quitter les 35 heures et remonter à 37 ou 39 pour redégager de la compétitivité. Au football et au rugby, la VAR, V-A-R, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Vous connaissez le VAR au foot ou au rugby, l'arbitre de référence pour l'assistance vidéo.

5:44
François Bayrou

Le VAR, c'est un arbitre. Eh oui, c'est comme ça. On en parlera après, c'est un autre sujet. Bref. La vidéo-assistance à l'arbitrage.

5:51
Présentateur

Non, le vidéo-assistant referee. Bon, allez. La Covid et le VAR, c'est comme ça. Au média, la VAR, c'est la vérification de la parole des politiques. Dans ce nouvel épisode de la VAR politique, on va voir comment le gouvernement envisage de sacrifier nos acquis sociaux et de nous faire les poches pour résorber la dette. C'est parti. C'est le budget de tous les dangers. Pour le Premier ministre, celui d'une motion de censure qui pourrait le renverser à la rentrée. Et pour la population, le principal danger, c'est de devoir subir les conséquences d'une cure d'austérité de grande ampleur si ces propositions étaient votées en l'État.

Annoncé au cœur de l'été, quand certains Français ont un peu la tête ailleurs, le plan de Bayrou a été présenté sur un registre particulièrement anxiogène. Il promet un plan choc pour réduire les dépenses publiques avec des mots graves. Il est des moments dans l'histoire des peuples où ils ont rendez-vous avec eux-mêmes. Et ce moment est un de cela. Ce plan d'action épargne les très grandes fortunes et les grandes entreprises, mais frappe les plus modestes, puisque François Bayrou propose notamment de geler les prestations sociales et le barème de l'impôt, tout en donnant un nouveau tour de vis, encore un, aux conditions d'accès à l'assurance chômage.

Pour que ce plan soit équilibré, ou si ce plan avait dû être équilibré, il aurait dû avoir un volet qui demande aux plus favorisés parmi les Français de faire un effort particulier. Ça a été fait pour les grandes entreprises, mais ça n'a pas été fait pour les ménages les plus favorisés. Je trouve que de ce point de vue-là, il y a un déséquilibre et que ça ne donne pas aux Français la certitude qui est un peu morale qu'on va demander à chacun selon sa capacité. À ceux qui peuvent plus, on demande un peu plus, et à ceux qui peuvent moins, au contraire, on propose une protection pour que les efforts soient équitablement répartis.

Ce plan s'élève à 43 milliards d'euros, dont une bonne moitié de coupes budgétaires dans les dépenses publiques, selon le chiffrage présenté par François Bayrou. Au prétexte que le pays vivrait au-dessus de ses moyens, plombé par des prestations sociales trop généreuses, l'option des coupes budgétaires n'était cependant pas celle envisagée par François Bayrou il y a quelques années, comme le montre cette archive. Est-ce qu'avec le budget de la dette, on peut vraiment mener aujourd'hui une politique économique ? Est-ce que le courage n'est pas, au fond, de supprimer la République des acquis qui empêche les vraies réformes ? Mon approche est différente de celle des autres.

Les autres pensent, en général, pensent naturellement ou par obligation ils pensent qu'il faut couper dans les dépenses. Bayrou a aussi changé d'avis sur les franchises payées par les patients. Un reste à charge forfaitaire annuel qui pourrait doubler en 2026 en passant de 50 à 100 euros et pour les médicaments, être payé directement en pharmacie. De quoi inquiéter le François Bayrou de 2007 ? Écoutez-le expliquer les raisons de son indignation. L'annonce par François Fillon de la mise en place d'une franchise en matière de soins médicaux est un motif de grave souci pour beaucoup de familles. Le montant qui a été évoqué quand cette idée a été avancée est de 75 euros.

Il y a beaucoup de familles pour qui 75 euros, c'est beaucoup d'argent. Il y a beaucoup de familles qui calculent leur budget à l'euro près. Et pas seulement parmi les pauvres, comme on dit, mais aussi parmi ceux qui travaillent et qui n'ont pas un gros salaire, parmi les femmes seules avec enfants. Et ceux-là, comment feront-ils quand ils seront malades s'ils doivent avouer aux médecins qu'ils n'ont pas de quoi le payer ? Pour beaucoup d'entre eux, pour éviter la honte de cet aveu, ils baisseront la tête et ils renonceront à voir le médecin. Et c'est dangereux pour eux. Et ce n'est pas digne de la France.

Cela ne fera pas les économies que l'on croit parce que ce ne sont pas ces familles-là qui grèvent le budget de la sécu. Vous venez de le voir, pour le Bayrou de 2007, les franchises médicales ne permettent pas de faire des économies budgétaires. Il les jugeait aussi injustes et dangereuses pour les patients incités à renoncer aux soins. Ce qui ne dissuète pas le Bayrou de 2025 de vouloir augmenter ces franchises de 100%. Je vous propose maintenant de regarder une archive de 2014 quand le MEDEF avait laissé fuiter des propositions choc comme la suppression de deux jours fériés ou la fin des 35 heures et du SMIC.

Sur Canal+, le Grand Journal avait réuni pour en discuter l'entrepreneur Charles Beck-Bédé pour représenter le patronat et le socialiste Jérôme Gage, alors président du Conseil Général de l'Essonne. L'ambiance était plutôt animée. Le patronat veut remettre en cause les 35 heures et le SMIC et qu'on zappe deux jours fériés. Seul moyen pour le patron des patrons de créer un million d'entre eux.

11:11
François Bayrou

La possibilité, elle repart, mais c'est pareil aussi dans l'industrie, toutes les petites boîtes, elles n'en peuvent plus, mais écoutez ce qu'on vous dit dans la rue.

11:19
Présentateur

Oui, non, moi j'écoute parfaitement ce qu'on me dit dans la rue, mais la flexibilité, c'est pas... Parce que la vraie protection sociale, c'est la baisse du chômage. C'est quoi ? Essayez-le à s'en prendre au ticket restaurant, à la machine à café, à la cinquième semaine de congés payés, à la cinquième semaine de congés payés. Le débat continue. Mais non, le patronat ne veut pas s'en prendre à la cinquième semaine de congés payés. Le patronat, non. Mais l'actuelle ministre du Travail, elle, y pense. Et sa collègue, porte-parole du gouvernement, la soutient. Regardez les arguments mis en avant par Astrid Panossian-Bouvet et Sophie Prima.

11:51
Invité

C'est une petite phrase glissée lors d'une conférence de deux heures. Pour travailler tous et davantage, nous voulons donc soumettre plusieurs objectifs et pistes de réflexion aux partenaires sociaux. Avec par exemple la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés. Faire l'impasse sur une semaine de congés contre plus de salaire. Faire une croix sur la cinquième semaine de congés payés en échange d'une rémunération supplémentaire. Ça, c'est sérieux. On va en discuter vraiment ? J'ai pas la même analyse que vous. C'est pas faire une croix sur la cinquième. C'est se dire qu'on peut travailler.

Si certains salariés, dans certaines entreprises, dans certaines conditions, avec une rémunération supplémentaire, le souhaitent, pourquoi l'empêcherions-nous ?

12:30
Présentateur

Parce que c'est une régression sociale, non. Cela ramènerait les salariés volontaires presque 60 ans en arrière, quand l'Assemblée nationale avait adopté à l'unanimité la généralisation de la quatrième semaine de congés payés. Revenir à seulement quatre semaines de congés payés en monétisant la cinquième semaine nous ramènerait à une époque où les images étaient en noir et blanc.

12:55
Invité

9 millions des 12,5 millions de salariés français auront droit cette année à quatre semaines de congés payés. Pour les 3,5 millions défavorisés, la situation risque de changer. Le Conseil national du patronat français vient de demander au chef d'entreprise de généraliser par convention collective les quatre semaines de congés. Vous avez présenté une proposition de loi d'origine parlementaire à l'Assemblée nationale et qui apporte quatre semaines de congés payés à 2,3 millions de travailleurs supplémentaires. Votre texte de loi a été approuvé à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Ce qui est extrêmement rare. C'est un fait assez rare, en effet, pour être signalé.

Et j'en tire une certaine fierté.

13:34
Présentateur

Quand la cinquième semaine de congés payés a été instaurée, la télévision était certes en couleur, mais le format des images au début des années 80 était en 4 tiers. Après 23 ans d'absence, la gauche revient au pouvoir. L'heure est à la réalisation des promesses du candidat Mitterrand. Relèvement des bas salaires et des prestations sociales, réduction du temps de travail, cinquième semaine de congés. Et pendant quelques années, côté patronal, on s'est plaint de la cinquième semaine de congés payés avant de finir par l'accepter. Comme en témoignent ces archives de 1982 et 2024, vous allez d'abord entendre Yvon Gattaz, un ancien patron des patrons, puis son fils Pierre.

14:17
François Bayrou

Les décisions gouvernementales concernant la cinquième semaine et les 39 heures, d'abord, elles sont inacceptables. Et deuxièmement, ces décisions sont dangereuses sur le plan économique à une époque où il faut faire un effort considérable de compétitivité justement pour garantir nos emplois et lutter contre le chômage.

14:33
Invité

C'est votre père qu'on entend, Yvon Gattaz, sur l'antenne de France Inter le 12 février 1982. Il est alors président du CNPF, l'ancêtre du MEDEF, et il s'inquiète déjà d'une perte de compétitivité pour la France. Il s'oppose aux 39 heures payées 40 et à la cinquième semaine de congés payés. C'était une erreur ?

14:51
Présentateur

Pas du tout. Son courage, son franc-parler qui a permis à l'époque de faire des bêtises énormes.

14:56
Invité

La cinquième semaine de congés payés, c'était une bêtise énorme. Personne ne la remettra en cause aujourd'hui, Pierre Gattaz,

15:01
Présentateur

même pas vous. Vous parlez de la cinquième congés qui n'est pas une bêtise énorme. Vous l'avez entendu dans la bouche de l'ancien patron du MEDEF, Pierre Gattaz, cela fait un bail que ce syndicat patronal ne remet plus en cause la cinquième semaine de congés payés. Pas plus que l'actuel président du MEDEF, Patrick Martin, ne souhaite revenir sur les 35 heures.

15:23
Invité

Les 35 heures, était-elle une erreur, Patrick Martin ? Bien sûr que c'était une erreur. Moi, là, je reprends ma casquette de chef d'entreprise. Je peux vous dire qu'on a mis plusieurs années pour rattraper l'effet catastrophique des 35 heures sur la performance commerciale, sur la profitabilité de ma propre entreprise. Ça s'est vérifié dans l'immense majorité des entreprises. On ne va pas revenir dessus. On a trouvé des accommodements. On ne va pas revenir dessus. On ne va pas revenir

15:46
Présentateur

sur les 35 heures, dit le MEDEF, mais dans le camp gouvernemental, on dit l'inverse et on se laisse aller au passage à quelques vérités alternatives. Il faudra mettre fin aux 35 heures dans ce pays et laisser la liberté aux entreprises de s'organiser.

16:01
Invité

À titre personnel et comme membre d'ALR, oui, clairement, je partage son point. C'est parti sur un dogme, sur une idée qu'en travaillant moins, on allait créer plus d'emplois. Ça fait exactement le contraire. Les 35 heures ont créé des emplois. C'est vrai, selon des calculs effectués par l'INSEE.

16:18
Présentateur

On est vraiment dans des créations d'emplois nets significatives, 350 000, qui ne permet pas de réduire massivement le chômage, mais ça n'a pas non plus eu des conséquences aussi négatives qu'on le pense. Pour terminer, faisons le bilan calmement de ce plan d'austérité. D'abord, il faut souligner les contradictions d'un Premier ministre, François Bayrou, qui propose aujourd'hui des mesures comme la hausse des franchises médicales qu'il jugeait hier injustes et inefficaces. On a aussi l'impression que certains ministres ne savent plus quoi inventer pour alimenter le débat public. Le gouvernement semble recycler des lubies des éditorialistes les plus conservateurs.

La suppression de jours fériés, l'attaque de la cinquième semaine de congés payés ou la fin des 35 heures, ces idées semblent tout droit sorties des plateaux télé pour atterrir directement sur la table du Conseil des ministres. Sur de nombreux sujets, le gouvernement double le patronat sur sa droite, alors que le MEDEF lui-même ne réclame plus la fin des 35 heures, des ministres en font leur nouveau cheval de bataille. En oubliant de rappeler au passage que les occasions de s'en prendre à cet acquis social n'ont pourtant pas manqué. Lorsque la droite a été au pouvoir en 1986, en 1993, en 2007 et depuis 2017, elle n'avait pas jugé utile de le faire. Voilà, c'est terminé.

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17:57
Locuteur

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