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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 décembre 2025 25 min

Industrie : liquidation de Brandt, symbole d’un déclin français ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué. Mardi, le projet de loi de financement de la sécurité sociale est adopté. Majorité 241 pour 247 contre 234.

Mais si ce budget éloigne la perspective d'une nouvelle crise politique, il ne satisfait personne à l'assemblée. Le compromis, c'est d'accepter que le texte final n'est pas celui dont nous aurions les uns et les autres rêvé. Ce soir, c'est euh le retour de façon accélérée au tambouille à la petite cuisine auabond de la 4e République.

Mais il était important qu'on puisse affirmer quand même à parce qu'il faut pas mentir aux Françaises et aux Français sur la situation budgétaire du pays, qu'on puisse affirmer les choses et ce qui ne va pas en particulier dans ce budget sans pour autant que ça fasse finalement entrave à son adoption. Après le vote des députés, les sénateurs à majorité de droite prévoient de rejeter d'emblé le texte de retour au Sénat aujourd'hui, permettant ainsi sa validation définitive mardi prochain à l'Assemblée. Le Sénat a montré beaucoup de sagesse parce que si on avait réouvert le dossier, bien sûr, on aurait pu reprendre un certain nombre de mesures qui nous sont chers, mais je crois qu'on aurait pas tenu les délais et de ce fait, on tuéit le PLFSS.

Mais la partie n'est pas encore gagnée pour le premier ministre. Le budget de l'État doit encore être voté d'ici la fin de l'année. Le gouvernement devra arracher un nouveau compromis cette fois avec l'ensemble du Parlement.

Et le gouvernement prévient, il n'utilisera pas le 493. Le 493 n'a pas été utilisé pour le PLFS. Il ne sera pas utilisé sur le PLF dans la démarche que je viens de vous donner.

Il faut donner toutes ces chances à cette commission disparitaire. Il faut faire confiance au sénateur dans la capacité à construire des compromis. En cas de désaccord, il sera impossible de tenir les délais.

Restera alors l'option de la loi spéciale utilisée l'an dernier qui permet de revoter le budget de l'année précédente. Et on va revenir sur cette semaine avec vous. Bonjour Françoise Dego, merci d'être là et bonjour Arnaud Bénédet.

Merci également d'être avec nous directeur de la nouvelle revue politique. On va revenir évidemment sur le le fait marquant de de cette semaine politique. Victoire de Sébastien Lecornu.

Victoire du parlement aussi. Euh Arnaud cette semaine, enfin vous savez, moi je me méfie toujours, je veux dire des interprétations actives et rapides. Oui, c'est une habilité certaine de premier ministre à avoir réussi à bâtir un compromis que personne sur le fond n'attendait compte tenu de la situation au Parlement.

Victoire aussi parce que finalement le groupe LR d'une certaine façon par une sorte de mouvement d'irédantisme s'est détaché des consignes de vote du président de LR. Moi c'est ce que je constate quand même cette victoire n'aurait pas été possible sans les socialistes d'un côté indéiablement mais sans le ralliment d'un certain nombre de députés LR qui ont voté favorablement ce compromis. Ça c'est la réalité en tout cas du moment.

Ensuite, la vraie question qu'il faut se poser, c'est l'impact que ça aura dans l'opinion publique. Moi, je crois que c'est ça qui est important. En effet, c'est pour la première fois qu'on arrive à un compromis euh qui était à peu absolument impossible, jugé impossible il y a encore quelques semaines.

De ce point de vue-là, le Cornu a réussi là où euh Barnier et euh Beirou euh ne n'ont pas réussi. Mais la vraie question est de savoir comment ça va être ensuite métabolisé par l'opinion. Euh si vous voulez, la France est une vieille terre antiparlementaire, il ne faut jamais l'oublier.

Aussi la 3e et la 4e République, je veux dire, se sont à un moment donné euh effondré sur le choc des réalités de l'opinion publique par rapport à ce qui apparaissait comme des combinaisons parlementaires et des combinaisons politiciennes. C'est ça qu'il faudra suivre par la suite, c'est-à-dire comment ça va percoller dans l'opinion publique au-delà en effet de l'habileté certaine de monsieur le cornu à avoir réussi en tout cas franchi à avoir franchi cet obstacle qui était un obstacle difficile, je le reconnais. Ça paraît difficile de le dire mais enfin c'est l'habité de Sébastien le Cornu, c'est aussi quand même un peu l'habileté d'Olivier Fort.

Je sais qu'on a quand même beaucoup de mal à reconnaître que c'est quand même une victoire, non pas toi, mais une pas vous pardon, une victoire socialiste mais c'est quand même la maestria aussi d'Olivier Fort et du premier ministre avec comment dirais-je deux personnalités qui parlent à peu près le même langage mais un qui est bien installé sur ses sur sa droite et l'autre qui est bien installé sur sa gauche. que là où je suis pas sur la percolation d'opinion bien sûr, mais la percation de l'opinion, elle plébiscite le vote du PLFS parce que dans ce vote, il y a quand même des choses très fortes sur le plan social. Il y a la suspension de la réforme, des retraites, il y a le dégel la fin le dégel des pensions de retraite, des minimats sociaux, il y a le milliard en plus pour Londam.

Tout ça c'est concret. C'est d'ailleurs pour ça que le PLFSS passionne et fascine parce que c'est vraiment la partie du budget très concrète. Moi je contrairement bien sûr Arno a raison de le dire c'est un moment je pense qu'on est au début d'une nouvelle culture en réalité et si j'osais pousser je suis avec le spécialiste absolu de la vie parlementaire et de l'histoire parlementaire mais si j'ose pousser je dirais que nous sommes peut-être en train de vivre les prémisses quand même de la 6e République.

Et je dois dire quand même que qu'est-ce qui s'est passé dans tout ce débat ? On on viendra à la suite car je fais partie des gens qui pensent qu'il n'y aura jamais de 493 parce que Sébastien Lecnu est tout à fait cohérent avec lui-même. Mais si on regarde ce débat, il y a en plus de ça ce débat fait qu'il y a un homme parce qu'il est faible politiquement mais qui est complètement sorti du jeu qui s'appelle le président de la République.

Et ce président de la République d'ailleurs à chaque fois qu'il remet des pattes dans le dans le débat public, les Français supportent pas. En fait, ils veulent finir le quinquena sans lui. En gros, bon, tu veux en gros Emmanuel, tu ne veux pas partir, tu es bien là où tu es.

Occupe-toi de l'international. Dès qu'il remet un peu les pattes dans le débat public, je pense à la laisation et cetera, les gens l'éject. Et ce débat-là quand même, queles que soi les raisons pour lesquelles il a lieu, c'est-à-dire la faiblesse d'Emanuel Macron, la dissolution, et bien, il met en lumière un premier ministre, un parlement et il laisse un peu de cocté.

Il efface un peu la fonction présidentielle. Et moi, je trouve que c'est extraordinairement sain ce qui est en train de se passer. Ça n'a rien d'apocalyptique.

J'entends bon les postures, hein. Ce n'est ni apocalyptique euh ni toxique. C'est extraordinairement ça.

On est au prémise de la 6e. Arnaud. Alors moi personnellement je le souhaite pas parce que je suis contrairement à François de Gois un fervant défenseur de la 5e République et qui a permis dire qui a permis de stabiliser et de mener un certain nombre de politiques publiques et de réformes qui ont il faut clairement le dire redresser la France après 1958 indéablement.

Moi ce qui m'inquiète c'est que si vous voulez le parlementarisme tel que il s'est construit historiquement en France a été troué très souvent un parlementarisme qui n'a pas permis de finalement au pays de pouvoir mener les réformes et de développer une vision stratégique. Je rappelle quand même les exemples de la 3e et de la 4e République qu'on nous ressent régulièrement comme des exemples formidables de démocratie parlementaire. Certes, ce sont des des exemples de démocratie parlementaire, mais ce sont aussi des des exemples de ce qu'on appelle le régime d'assemblée, c'est-à-dire qui à un moment donné empêche l'État véritablement de mener les politiques dans le pays euh à besoin.

Non, mais la 3è, rappelons quand même que la 3e et la 4e République françoise se termine par des naufrages absol OK, on va pasire l'histoire parlement. Alors moi ce que je crois aujourd'hui non mais je crois qu'on est plutôt dans ce momentlà mais moi c'est là où j'ai une une différence une interprétation différente avec Françoise qui est extrêmement optimiste. Moi je suis beaucoup plus pessimiste.

Je pense que aujourd'hui malheureusement la situation dans laquelle on se retrouve et dont le président de la République, je suis d'accord avec vous est totalement responsable en l'occurrence nous empêche véritablement de pouvoir franchir les que nous avons à franchir et ça c'est un vrai sujet. Après est-ce qu'on est au début de la 6e République ? Je ne sais pas franchement je ne fais pas je fais pas de prophétie.

Ben moi c'est moi c'est pas des prophéties. C'est ce que je vois dans la façon de c'est ce que je vois dans la façon dont c'est s'est déroulé le débat dans la façon dont les gens se parlent et encore une fois dans l'effacement vraiment en tout cas la mise de côté de l'ombre portée permanente du chef de l'État et ça n'est pas et ça n'est pas simplement lié à Emmanuel Macron. C'est-à-dire l'ombre portée du chef de l'État sur la 5e qui est à la fois la garantie de la puissance de la 5e mais qui est désormais je pense que Emmanuel Macron, j'espère qu'il sera le dernier président de la 5e République.

Il a poussé au paroxisme. Non mais c'est pas pas pas pour sa mort. Euh je vous dans un an et demi voyez la fin de Non non non mais je voudrais évidemment il faut du temps, il faut une constituante et cetera mais je veux dire par là que nous sommes dans cette mutation là et je le souhaite et je l'espère.

Nous ne pouvons plus et je suis d'accord avec les bienfaits de la 5e dans ce que vous dites et vous le dites 1000 fois mieux que moi. Mais la réalité c'est que nous ne pouvons plus politiquement même en terme de psyché collective nous ne pouvons plus euh je sais qu'on me dit les Français sont paradoxaux, ils se sont jamais remis d'avoir coupé la tête du roi. Tout ça c'est bullshit he pour moi c'est 0 plus0 la tête à Toto.

C'est les arguments qu'on trouve à la mort moileœux si vous voulez pour expliquer que en fait il faut un roi il faut Jordan Bardella comme président de la République. Tout ça je laisse de côté. Je pense véritablement que la nous rentrons plutôt dans le siècle de l'horizontalité.

Je pense que la c'est la verticalité a été bénéfique mais maintenant elle tue la politique. On on va parler 0 + 0 la tête à Toto. Excusez-moi grandmère.

On adore mais Françoise on adore. [rires] On on va revenir à ce qui risque de passer de se passer dans dans les prochains jours et notamment la suite le budget que Sébastien Lecornu va devoir faire passer. É ce qu' dit la députée Renaissance Prisco.

J'entends effectivement d'un côté les socialistes donner énormément de listes de concessions que les autres devraient faire sans quoi ils ne suivraient pas. Et de l'autre côté, j'entends une partie de la droite Horizon, les Républicains, dire que il y aurait trop de lignes rouges qui seraient franchis. Moi ce que je dis simplement, c'est que nous avons un premier ministre et son gouvernement qui sont en train de bâtir un chemin de compromis.

C'est courageux, c'est difficile, c'est complexe, mais nous devons nous inscrire dans cette runne-là. Ce n'est pas facile, mais nous devons y arriver. Pas pour nous, mais pour les Français qui le demandent parce que aussi, il faut le dire très honnêtement, adopter un budget pour le pays à la fin de l'année permettra peut-être de sortir de cette crise politique dans laquelle nous sommes enfermés depuis un an et qui nous empêche d'adresser plein d'autres sujets qui sont nécessaires et essentiel.

Françoise, est-ce que le plus dur est à venir pour Sébastien Lecnu ? que ce qui s'est passé sur le budget de la sécurité sociale peut se repasser sur le budget. Alors, on fait un peu une analyse des troupes faisant une cartographie comme l'étatmajor.

C'est pas tout à fait ça ça va être bien plus difficile en fait sur le budget général sur ce qu'on appelle le PLF, le projet de loi de finance. C'est plus difficile que sur le PLFS parce queon a une majorité quand même qui est extrêmement remontée et qui sera très difficile pour le premier ministre d'Amadoué. C'est-à-dire qu'en gros dans le PLF, il faut pour que le PLF soit adopté à la différence du PLFS parce que là le PS avait arraché budget budget de la SCUP, le budget général, le parti socialiste ne votera jamais.

On est d'accord ? Ça n'existe pas. Si vous votez le budget général, c'est que vous êtes dans la majorité, ce qui n'est pas le cas.

Donc y a c'est pas la peine de de de se faire des nœuds dans la tête. Jamais le PS ne votera pour pas plus que les écologistes ou le Parti communiste. Si on fait le rapport de force aujourd'hui pour que le PLF passe, il faudrait que l'ensemble de Renaissance, enfin de EPR, je sais jamais comment on les appelle, qu'est-ce qu'il y a dedans le bloc truc qu'on appelle le bloc central, le bloc soviétique.

Non, je je plaisante he vote à comme un seul homme pour Il faudrait que l'OD vote comme un seul homme pour Il faudrait que les LR vote comme un seul homme pour et que le PS, les verts et le PC s'abstiennent et là ça passe. Vous comprenez bien que le chemin, il est encore plus étroit que pour le PLFSS. Donc euh il est possible, vous savez, si Sébastien Lecnu, comme il le laisse entendre rétablit le fond vert ou une partie du fond vert, vous pouvez évidemment amadouer aussi les écologistes.

Mais si vous amadoz les écologistes, qu'est-ce que vous faites pour amadouer votre propre Donc sur le PLF, je pense que l'exercice est plus compliqué, ça ne passera pas au 493. Je sais bien que tout le monde ambiance, il y a plein de gens à qui que ça intéresse le 493 qui ambiance les rédactions pour dire attention le cornu pas du tout. Sébastien Lecnu le répète à Noséam à tout son entourage, pas de 493 et c'est normal parce qu'il est cohérent avec lui-même parce que s'il fait un 493, la censure, elle sera immédiate y compris la censure du Parti socialiste.

Donc probablement que ça termine en loi spéciale, voter à la mi-janvier ou vers le 20 janvier, mais il reste 1 % du chemin pour le vote du budget. J'y crois pas beaucoup contrairement à la dernière fois où je vous avais affirmé sur ce plateau que ça passait contre v maré. Voilà.

Ar non mais François a tout dit. C'est je vois pas comment aujourd'ui le budget dans les conditions actuelles peut être adopté. D'abord le vote sur le budget pour une opposition c'est clair, je veux dire c'est le marqueur.

Vous êtes dans l'opposition quand vous votez contre le budget. C'est l'histoire c'est l'histoire du parlement et c'est l'histoire de même de la 5e République là pour le coup aussi d'une certaine façon. Donc on ne voit pas aujourd'hui en effet le trou de souris qui peut exister pour que le Premier ministre arrive à faire adopter son budget sans passer par une loi spéciale ou évidemment l'utilisation du 493 à laquelle je ne crois pas en effet parce que l'utilisation du 493 c'est le déclenchement mécanique de la censure et là pour le coup la censure sera adoptée et Sébastien le cornu tombera donc La la la solution c'est la loi spéciale mais après je veux dire ça ne règle pas quand même les difficultés budgétaires de la France parce que la loi spéciale n'est pas à la hauteur finalement de l'épreuve budgétaire que nous devons affronter et c'est ce qui me ramène à ce que je disais tout à l'heure à l'incapacité que nous avons à affronter les vrais sujets parce que tout simplement la situation du parlement du la situation du parlement nous oblige à une forme d'immobilisme si l'on veut survivre et c'est bien c'est bien c'est bien le problème me semble-t-il.

On passe au second thème de ce club et on va parler de la colère des agriculteurs mobilisés. Hier en Ariège, 500 agriculteurs mobilisés, quatre interpellation. C'est ce qu'annonce ce matin le ministre de l'intérieur.

Il était sur RTL. On va l'écouter. Il y avait évidemment des agriculteurs, des éleveurs et puis on avait aussi quelques dizaines de militants de la mouvance ultra gauche qui ont été très en pointe hein pour empêcher les forces de l'ordre d'accéder à cette exploitation.

Il y a eu des interpellations en utilisant des beaucoup de moyens d'obstruction, des barrages, des mises à feu et puis surtout des prises à partie des forces de sécurité intérieure qui nous ont obligé évidemment à intervenir. Il y a eu des interpellations, il y a il y a eu il y a eu quatre interpellations que nous comprenons évidemment parfaitement. C'est c'est un drame pour un éleveur de voir son troupeau disparaître.

Donc voilà, c'est souplesse, tacte, mais en même temps, on ne peut pas tolérer de violence, d'exaction et de dégradation. Franchement, honnêtement, comment s'y prendre comme un manche ? Expliquez-moi juste en deux en deux en 2 minutes par Laurent Nunis.

Alors qui me déçoit un peu parce que je dois dire que Laurent Nunise fait partie des gens de gauche et on est assez nombreux à tresser des lauriers de ce préfet de Paris qui a été peut-être parce qu'il était par rapport à l'allemand, il était mais mais je veux dire Didier l'Allemand l'ancien préfet Non mais objectivement comment est-ce qu'on peut être commettre des fautes politiques pareilles ? Pourquoi est-ce qu'on envoie ? Alors bien sûr maintenant on accuse l'ultra gauche.

Alors elle a bandeau, les soulèvements de la terre, ils ont bandeau. On envoie les CRS, on envoie des hélicos dans un monde rural qui est déjà exacerbé. Et les agriculteurs, je veux dire, ne sont pas en crise parce qu'ils ont des humeurs de danseurs, hein.

C'est des des état d'dames de garçons de bain. Je suis désolé, les agriculteurs ont de vraies raisons, et je suis pas populiste en le disant, de vraies raisons d'avoir une crise existentielle réelle. Donc on est, vous imaginez quand même la vista des aigles politiques qui nous gouvernent.

On est à quelques jours de la signature du Mercosour qui va mettre le feu à nouveau à la prairie et on envoie des hélicos chez des agriculteurs, ça n'a aucun sens. Je ne comprends pas à un moment donné comment les comment on peut se tromper à ce point de vision. Pardon, je suis tout à fait d'accord avec ce que dit Françoise là.

Pour le coup, ce sont des images qui sont politiquement destructrices, absolument destructrices dans le contexte que connaît le monde agricole en la signature du Merco sur l'abattage des troupeaux qui constitue en effet un drame absolument existentiel pour les exploitants agricoles et des gens qui n'ont plus rien à perdre. Il faut bien se rendre compte que le monde payson et que un certain nombre d'exploitations n'ont plus de trésorerie devant elle. Donc ce on va voir ce qui va se passer aujourd'hui, mais on sait très bien que la coordination rurale est en train de mobiliser dans le Sud-Ouest devant les préfectures.

On sait très bien que il y a une mobilisation qui se fait à peu près dans de dans dans dans nombre de régions d'élevage en France aujourd'hui contre ce qui est en train de se passer. Les images des hélicoptères, des Sentors, du déploiement policier est hors de proportion par rapport à la réalité et au drame que vivent les paysans. C'est je pense que c'est une faute politique qui va peser sur en effet le ministre de l'intérieur mais aussi sur la ministre de l'agriculture qui est quand même engagé dans cette affaire et plus largement sur le gouvernement.

Ouais. sur le gouvernement et sur Emmanuel Macron parce que je vous rappelle que comme toujours enfin ça c'est aussi la c'est la vertu de votre 5e he c'estàdire que même il y a ma voiture est cassée dans la rue c'est la faute du président mais je veux dire non mais c'est la vertu de la 5e parce que d'abord il n'a plus il n'a plus de de paratonire pour se protéger madame Macron il est celui qui a changé d'avis 14 fois sur le Mercosour il a essayé de trouver une coalition évidemment pour lutter contre le traité il ne l'a pas trouvé donc changement de pied en plus de il y a il y a il y il y a un mois à Bem, à la COP au Brésil où il donne le sentiment que finalement c'est pas si mal parce qu'il est avec Loulard. Donc on nage complètement avec ce président dans ses propos un peu en figurique si vous voulez sur le mercour alors que pour lui c'est assez clair quand vous en discutez avec lui effectivement ça se tient mais ce qui sort dans l'opinion c'est que ça se tient pas du tout.

Moi, je vais vous dire hein, je n'ai pas d'information mais même si ça circule un peu sous le manteau, si je suis aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon un insoumis et que j'ai décidé si vous voulez de faire tomber le gouvernement, vous savez ce que je fais. Euh j'attends la signature du 20 décembre et je dépose une motion de censure et vous allez voir la motion de censure contre la signature et cetera. La motion de censure dont on peut se cessir par le 492.

C'est ça la motion de censure du gouvernement. Et ben je vous assure qu'elle passe très largement sur le mercour. Donc vraiment, comment peut-on se mettre dans des dans une position aussi et le et le con et le contexte que l'on vit actuellement dans les campagne depuis 24 heures peut en effet inciter la France insoumise à déposer une motion de même le Rassemblement national même le rassemblement national elle sera votée si c'est le fit.

Il y a les difficultés du monde agricole, il y a aussi les difficultés de notre industrie avec la liquidation euh judiciaire hier de brandes coup dur euh pour les 700 salariés qui se retrouvent au chômage alors qu'il y avait un projet de reprise euh soutenu par l'État, soutenu euh par les collectivités territoriales. Et on va voir euh ce qu'on dit ce matin le ministre de l'industrie, Sébastien Martin. Oui, elle était sauvagable.

Maintenant, ce que je souhaite, c'est que on n'agisse pas à nouveau dans la précipitation. Il y en a qui me disent il faut que j'appelle le procureur pour qu'il fasse appel. Je rappelle juste que dans notre dans notre Constitution, il y a quand même une forme de séparation des pouvoirs.

Donc euh il faut qu'on prenne le temps d'ici la fin de l'année, on va se revoir avec les acteurs locaux pour essayer de rebâtir un projet, un un autre projet peut-être un projet sérieux, tout aussi sérieux que celui-ci avec plus d'investisseurs privés sans doute aussi. Et moi je laisse pas tomber je ne laisse pas tomber le sujet Brande. Ouais, c'est le choc pour les salariés de Brente mais ça va au-delà Arnaud.

Il y a une forme aussi d'incompréhension qu'un projet qui a été soutenu par les salariés avec le soutien de l'État des collectivités. On va revenir à Emmanuel Macron encore une fois. C'est tout le logiciel que nous vendons à Emmanuel Macron sur la prétendue réindustrialisation du pays ces dernières années qui s'effondent devant cette réalité.

C'est-à-dire que Brand, qui est une marque qui est centenaire, qui est une marque d'atelier, qui est une marque historique est en train de s'effondrer avec 700 personnes qui sont sur le carreau. En effet, c'est aujourd'hui, j'allais dire le le témoignage de ce processus de désindustrialisation lent qui s'est finalement développé depuis les années 70 d'ailleurs parce que ça a pas commencé dans les années 80, c'est vieux hein, la crise du système productif, c'est au moment du des deux chocs pétroliers de 73 et de 77. On l'a complètement oublié mais voilà, on en arrive là.

C'est en effet absolument dru ça dédoine les socialistes. C'est destructeur. C'est des non mais c'est la réalité.

C'est la réalité. Giscar bien sûr c'est le choc c'est le choc c'est le choc pétrolier surtout donc et voilà et c'est ça commencé sous Giscar et donc cette situation en effet arrive au plus mauvais moment pour le gouvernement làhaus. Ouais alors moi je suis d'accord 100 % avec ce que vient de dire Arnaud.

Décidément on est on est d'accord mais ça c'est normal jamais d'avis bien sûr. Moi je suis une affreuse une affreuse gauchiste. Vous êtes un affreux réactionnaire.

Oui, bien sûr. [rires] C'est ce qui fait debat non mais je veux dire, il y a il y a 100 % d'accord. Ce que je ce que je rajouterai juste, c'est donc le côté lunaire.

Moi, j'aime bien ce ministre, je n'ai rien pour lui. Il y a pas d'empathie déjà dans les mots. Est-ce que on a tous été reporteurs ?

Moi je l'ai été. Vous avez déjà fait des reportages dans les usines où on apprend qu'on va fermer avant Noël. Mais vraiment ça me brise le cœur.

C'est ça brise le cœur des salariés déjà à la base. Donc parler avec un langage froid techno si vous pouviez utiliser d'autres langages que déjà ça c'est premier point c'est pas de la communication c'est profond. Ça veut dire que est-ce que ce gouvernement est concerné ou pas autrement que par des chiffres ?

Deuxièmement qu'est-ce que doit faire ce gouvernement ? Qu'est-ce qu'il doit faire ce gouvernement ? Il faut tordre le bras aux banques.

On a bien vu. Moi, je veux bien qu'on mette sur sur la tête du procureur et cetera. Mais pourquoi est-ce que la justice rend ce ce cette décision ?

Parce que la justice sent que les banques ne suivront pas. Vous avez 20 millions de de de 20 20 millions d'euros qui sont mises par François Bonau, le président euh de la région, par les pouvoirs publics. 20 millions, il manque entre 20 et 25 millions d'euros.

Euh vous avez des salariés qui s'engagent. Pourquoi la justice ? Pas parce qu'elle est méchante, c'est parce qu'elle sent bien que les banques ne suivent pas.

Donc à un moment donné à un moment donné les banques je rappelle que en 2008 on a sauvé les banques. Je rappelle que pas simplement en France, je veux dire les États ont sauvé le système bancaire. Donc à un moment donné les banques aussi doivent qu fout la banque publique d'investissement dans cette histoire.

Bon, peut-être qu'elle y est Non, non, mais je suis je suis sévère parce que on a des outils complètement qui sont complètement obsolètes sous le quinquen François Hollande, j'avais la chance moi d'être dans ce dans ce gouvernement parce que pour moi ça a été un honneur. On a vu par exemple dès dès qu'on est arrivé la filière d'où s'effondré, la filière du poulet, vous souvenez 1000 personnes sur le carreau, les abattoirs en Bretagne qui ferment 1000 personnes sur le carreau avec aucune possibilité si vous voulez de réagir. On a des moyens, il faut que le gouvernement torde le bras aux banques.

Point barre. Voilà. Point barre.

Enfin point à l'opposé de Brant, on va terminer par une belle histoire qui concerne l'industrie. C'est dans le morbillant. C'est l'histoire de la maison Seoya.

Ils font des maisons en bois et quatre employés dont le fils du gérant ont repris l'entreprise. Pourtant, lorsque lors de la retraite a sonné pour le gérant François Bélec, il y avait des investisseurs intéressés mais ils auraient très certainement voulu davantage industrialiser l'entreprise. Alors avec cette reprise par les employés, ils ont l'intention de garder leur statut d'artisan, de rester à une échelle à leur petite échelle avec une dizaine d'employés, c'est ce qu'ils voulaient.

Ça a été aussi ça a été stressant mais hyper stimulant dis-il. Et au final, tout reste comme avant. Il y a pas de raison que ça change.

Voilà que on voulait terminer par voilà par une histoire un peu plus positive. Arnaud, très rapidement, on dit un petit mot de la nouvelle revue politique. Ah oui !

Et ben, ça y est, le site a été lancé la semaine dernière. On a déjà beaucoup de contributions, une chaîne YouTube bientôt, je veux dire avec plusieurs débats qui sont programmés. Donc en effet, on a une équipe qui est en tout cas particulièrement mobilisée et puis l'actualité nous sert aussi.

Malgré votre votre côté réactionnaire, je vous lad sur sa chaîne YouTube. Mais moi non mais j'adore j'adore j'aime l'intelligence qu'elle [rires] vienne. Merci beaucoup merci Arnaud.

Merci. Merci à tous de nous avoir suivi. un bon weekend à lundi. [musique]