Lettre de Macron aux français : la grande provocation
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 1:27OuverteRéponse partielle
À quoi joue Emmanuel Macron ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Comment expliquer un tel déni du réel ?
- 9:27OuverteRéponse directe
Édouard Philippe était-il au courant des dîners avec Marine Le Pen ?
- 14:58OuverteRéponse directe
Qui veut devenir Premier ministre à gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54InvitéFait
« La gauche est arrivée en tête. Alors, pas de façon éclatante comme on aurait pu l'espérer, mais mathématiquement, elle l'a fait. »
- 2:13InvitéFait
« Macron dépeint une Assemblée nationale où, je cite, les coalitions qui ressortent de ces élections sont toutes minoritaires »
- 5:23InvitéFait
« Dans l'ordre, abrogation de la fameuse réforme des retraites, la mère des batailles pour Emmanuel Macron, le SMIC à 1 600 euros »
- 10:30InvitéFait
« Marine Le Pen fait plus de 30% à l'élection présidentielle. Ça ne me dérange pas de dîner avec elle. »
- 13:56InvitéChiffre
« Cela concerne 13 infractions en France qui est un record pour un politicien et ce qui en fait le politicien le plus mis en examen du pays. »
- 17:34InvitéFait
« Gérard Larcher a indiqué qu'il n'accepterait pas un gouvernement issu du nouveau Front Populaire »
- 18:19InvitéFait
« Ils sont arrivés en tête, ils sont arrivés dans la conjonction »
Temps de parole
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Salut à toutes et à tous, vous regardez Les Indiscrets de Nils Vilqueux, programme que nous testons au Média et qui sera sur la grille de la saison prochaine et peut-être sur la TNT si vous, notre public, nos uniques mécènes, nous ont donné les moyens et si l'ARCOM valide notre dossier, nous avons déjà récolté plus de 200 000 euros, soutenez-nous sur tnt.lemediatv.fr. L'idée de ce programme, c'est de regarder derrière le rideau de fumée de la communication politique et de vous donner à voir le croisement entre ambitions personnelles, tactiques et stratégies, idées de fonds et impostures idéologiques.
Et le taulier de ce programme, c'est Nils Vilqueux, journaliste indépendant, journaliste politique jusqu'au bout des doigts, il recueille les confidences des politiques de tous bords. Et aujourd'hui, nous allons parler de l'improbable lettre d'Emmanuel Macron aux Français qui met le monde politique en ébullition et met sur pause un nouveau gouvernement. Nous allons parler des dessous de ce fameux dîner d'Edouard Philippe avec Thierry Solaire, l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, mais aussi Marine Le Pen, un dîner qui fait scandale. Et enfin, nous reviendrons sur les négociations secrètes entre les partis de gauche pour parvenir à trouver le nom d'un premier ministre. Salut Nils.
Salut Théo. À quoi joue Emmanuel Macron ? Le président a refusé la démission de Gabriel Attal et appelle désormais les partis politiques à se regrouper pour former un gouvernement dans une lettre aux Français. Macron cherche-t-il à gagner du temps ? Et si oui, pourquoi ?
Alors c'est un peu la dernière provocation d'Emmanuel Macron, Théo. On est coutumier maintenant du fait. C'est une lettre qu'il a envoyée alors qu'il était déjà arrivé à Washington, qu'il a envoyée à la presse quotidienne régionale et dans laquelle, en fait, il s'assoit complètement sur les résultats des législatives. À écouter le président, personne n'a gagné et personne n'a perdu et surtout pas les macronistes. Alors, il faut rappeler quand même que la gauche est arrivée en tête. Alors, pas de façon éclatante comme on aurait pu l'espérer, mais mathématiquement, elle l'a fait. Le président affirme contre l'évidence que personne ne l'a emporté à l'issue de ce scrutin.
Or, le décompte est sans appel. Alors, pire quand même, Macron dépeint une Assemblée nationale où, je cite, les coalitions qui ressortent de ces élections sont toutes minoritaires, comme pour mieux relativiser l'avance de la gauche ou encore la vague bleu marine. Et sa missive balaye aussi le départ du gouvernement actuel sur le court terme, court-moyen terme. Alors, son entourage explique aux journalistes que le président veut rappeler que c'est lui qui détient le pouvoir de nomination du Premier ministre, qu'il décidera seul en son âme et conscience.
Alors, c'est vrai du point de vue de la Constitution, si on s'en tient au texte, mais il y a le texte et puis il y a l'esprit du texte et la tradition républicaine. Alors, j'en ai parlé à plusieurs constitutionnalistes pour préparer cette émission. Ils sont tous d'accord, c'est une configuration d'abord qui est exceptionnelle de la part d'Emmanuel Macron ou d'un président de la République. Et c'est surtout une configuration qui est aberrante, voire anti-constitutionnelle. Alors, on en a déjà parlé dans le média, dans des émissions précédentes.
Mais en gros, un constitutionnaliste que j'ai consulté ce matin me disait, le message qu'il adresse aux Français, c'est je vous ai redonné la parole à travers ces législatives anticipées pour mieux me torcher avec. Alors, ses confrères comme lui se disent tous très inquiets quand on leur pose la question de la viabilité de ce gouvernement attal qui n'est plus aucune légitimité politique. Et pourtant, les juristes, c'est loin d'être des gauchos. De la gauche à l'extrême droite, d'ailleurs, les responsables politiques qualifient cette position de lunaire, eu égard aux résultats des élections. Et d'ailleurs, les macronistes reprennent sans vergogne les éléments de langage de l'Elysée.
Écoutons par exemple Eric Woerth ce jeudi matin. – On peut regarder les choses avec une autre perspective. On a une assemblée aujourd'hui qui est divisée. Personne n'a la majorité suffisante pour aujourd'hui gouverner tout seul. – Vous, moins que les autres. – Nous, un peu plus qu'on ne pensait. – Oui, moins que les autres. – Oui, mais un peu plus qu'on ne pensait quand même. – En fait, vous donnez l'impression aussi d'être dans le déni, c'est-à-dire que finalement, comme vous en avez un peu plus prévu, vous avez l'impression d'avoir gagné et que les autres doivent vous rejoindre. – Mais personne n'a gagné, mais parce que, mais je n'ai jamais dit ça.
– Vous dites qu'aux socialistes, finalement, il faut acheter la réforme des retraites, qu'ils ne veulent pas. – On a le droit de le penser, on a le droit de le penser, c'est ce qu'ils ont fait sur 2010. – Mais une coalition, c'est de faire des compromis. – Quelles sont les compromis que vous êtes prêts à faire, vous, Eric Woerth ? – Mais beaucoup, beaucoup. – Le SMIC à 1 600 euros, par exemple ? – Non, mais évidemment que non. C'est une mesure de LFI. – Ah, le SMIC à 1 600 euros. – Le blocage est pris ? – Je ne suis pas pour le chômage. – Le blocage est pris ? – Je ne suis pas pour le chômage, je ne suis pas pour la relance. – C'est un programme économique qui n'est pas cohérent.
– Donc d'accord, vous ne faites pas de compromis, donc vous ne voulez pas du tout un programme économique.
– Mais vous pouvez inventer. – Alors, comment expliquer un tel déni du réel, Nils ?
– Oui, alors mes confrères eussent volontiers d'euphémisme pour qualifier ces manœuvres du camp présidentiel en expliquant que Macron veut garder la main dans le Parisien, se donner le temps dans les échos, etc. Mais il faut le dire, Théo, Macron crève de trouille. Regardez les mesures prévues par le nouveau Front Populaire dans son fameux contrat de législature. Donc c'est le document qui a été signé par les partis de gauche en pleine négociation. Et par exemple, Cyrielle Châtelain et Clémence Guettet, les détails dans un entretien commun sur Politis qu'on pouvait découvrir ce jeudi.
Alors, dans l'ordre, abrogation de la fameuse réforme des retraites, la mère des batailles pour Emmanuel Macron, le SMIC à 1 600 euros, au secours, on va mieux payer les salariés, notamment les plus précaires, suppression du choc des savoirs à l'école, blocage du prix des biens de première nécessité. Enfin, on a vraiment l'impression presque d'être chez les communistes à écouter les macronistes. Et donc, m'explique l'un de ses proches, la gauche veut détricoter son grand œuvre et pour lui, c'est une déclaration de guerre. Il a flairé l'odeur du sang. C'est ce que m'explique cette source très bien placée à l'Élysée.
Et alors, preuve de cette panique quand même qui saisit le pouvoir, tu peux voir les macronistes qui balancent les arguments les plus absurdes envers la gauche, comme Prescathevno ce matin regardait. Qu'est-ce que la NFP aujourd'hui ? La NFP est un ensemble de mouvements, de partis politiques, l'idée sous emprise, et j'insiste, sous emprise, d'un seul homme, Jean-Luc Mélenchon. Tout nous oppose, et ce n'est pas simplement des nuances, mais des valeurs, à Jean-Luc Mélenchon et à la LFI. D'ailleurs, sur ce principe-là, on a été très clair au sein de Renaissance et de nos alliés, c'est ni RN, ni LFI.
Donc le NFP, sous l'influence d'un seul homme, Mélenchon, c'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité, quand on voit que les fidèles de Macron se font appeler les macronistes. Alors, on peut refaire le match autant de fois qu'on veut, les Français nous ont envoyé le message qu'on a perdu, le président ne peut pas s'asseoir là-dessus, me confié à un député du camp présidentiel hier, donc mercredi avant l'enregistrement de cette émission. Et on regrette aussi, dans le camp macroniste, y compris dans le camp macroniste, le format lettres choisi par Macron.
Par exemple, le député de Moselle, Ludovic Mendes, qui n'a pas la langue dans sa poche, en bon macroniste, explique que cela aurait été mieux que le président s'exprime à la télévision plutôt que par lettres. Autant te dire que tout le monde en a un peu ras-le-bol, y compris les ministres au gouvernement, c'est dire.
Par exemple, les propos de Gilles Le Gendre, ancien fidèle de Macron sur BFM, sont assez illustrateurs, on les écoute. Parmi les macronistes historiques disent « je ne le comprends plus, Emmanuel Macron.
Je ne comprends plus comment il raisonne, il a perdu la tête, je ne comprends plus comment il fonctionne. » Est-ce que vous dites la même chose ? La question doit être évidemment posée pour nous. Vous savez, il avait fait naître un rêve exceptionnel. On a tout abandonné pour le suivre. On avait tous, notamment les personnes un peu âgées comme je l'étais, on avait tous des métiers, on avait tous des activités. On est parti au combat, mais avec...
Alors parfois, ça pouvait passer pour de l'arrogance de notre part, ou un excès d'assurance, mais c'était surtout un espoir et un enthousiasme exceptionnel, et de voir comment, au bout de sept ans, le rêve se fracasse, mais c'est d'abord une immense tristesse, une immense tristesse, et ensuite un examen de conscience. Comment avons-nous pu autant nous tromper ? Vous lui en voulez ? Non, mais non, parce que ça, c'est de l'énergie perdue. On a un pays à redresser encore. Il faut y aller, il faut y arriver. Et chacun doit porter sa pierre. Je mets au débat, comme je l'ai fait avec le président lui-même et dans de nombreuses prises de parole publiques depuis 3-4 ans, cette notion de...
On est dans une période avec des événements qui n'ont strictement rien à voir. Ça n'est ni la guerre, ni la décolonisation. Mais on est dans un moment aussi critique pour le pays que l'étaient 1945 et 1958. Alors, il est tout ému, le Gilou, Nils ? Oui, on peut l'écouter. Il est très émotif, là. Le président est resté sourd à tous ceux qui le mettaient en garde contre le fait que cette dérive, cet abandon des idéaux initiaux était en train de créer une situation intenable, déclare-t-il sur BFM. Très franchement, on a vraiment l'impression de l'extérieur que la Macronie ressemble à un iceberg qui s'effondre.
Parlons maintenant, si tu le permets, Nils, de ces dîners avec Marine Le Pen organisés à domicile par Thierry Solaire, l'ancien conseiller de Macron, et qui fait scandale des dîners auxquels étaient présents. Édouard Philippe, est-ce que le président était au courant ?
Non, mais évidemment. Alors, très franchement, cette histoire de dîner secret, c'est quand même le foutage de gueule intégral de l'année. Franchement, les dîners qui sont organisés par Solaire avec Marine Le Pen, Bardella ou d'autres membres de l'extrême droite, Sébastien Chenu, etc., qui ont été révélés par Libération, n'ont surpris évidemment personne dans les petits cercles médiatico-politiques parisiens. Alors, il faut quand même le dire, Libé a fait un très beau travail d'enquête en sollicitant des voisins, etc., des intervenants extérieurs, pour prouver l'existence matérielle de ces dîners.
Mais en réalité, toute la caste médiatico-politique était au courant que de tels dîners avaient lieu. Alors, en tout, il y a trois dîners qui se sont déroulés, selon Libération, dont le premier remonte à décembre avec Édouard Philippe, c'est celui qui fait le plus parler, et Marine Le Pen. Alors, on a vu Édouard Philippe le reconnaître sur TF1, un brin mal à l'aise. Regardez. Pourquoi est-ce qu'il faudrait... Moi, j'aime bien rencontrer les gens. Marine Le Pen fait plus de 30% à l'élection présidentielle. Ça ne me dérange pas de dîner avec elle. D'ailleurs, je pourrais dîner avec elle, je pourrais dîner avec Jean-Luc Mélenchon.
Et à chaque fois, je leur ferai part de des accords qui sont sans doute très profonds sur des sujets très nombreux. Alors, si Édouard Philippe confirme ses agapes un peu sans complexe, Solaire et Le Cornu, deux très proches d'Édouard Philippe, ont préféré démentir de leur côté toute participation à ces dîners. Bon, ça fait ricaner tout le monde au sein de la Macronie. De toute façon, Le Cornu, il n'a pas besoin de dîner avec Marine Le Pen puisqu'il a déjà livré son département de l'heure au RN, s'inglent un conseiller politique.
Alors, c'est une référence au manque de courage de Le Cornu, notre ministre des Armées, qui a préféré conserver son siège confortable au Sénat plutôt que d'affronter les urnes et le suffrage populaire à la bataille des législatives. Et donc, il fait régulièrement l'objet de moqueries en Macronie.
Le livre, c'est « Révélation de Libé ». Elles ont fait le buzz, mais est-ce qu'elles embarrassent vraiment la Macronie ?
En réalité, oui, parce que ça brise surtout le narratif d'un Emmanuel Macron qui serait un rempart au RN. C'est comme ça, quand même, qu'il essaye de se présenter depuis le début de son mandat. Rappelez-vous, il expliquait qu'il donnerait aux Français les moyens de ne plus jamais voter pour Marine Le Pen. C'est évidemment raté. Et du coup, on voit quand même les proches d'Emmanuel Macron monter au créneau. Alors, Bayrou estime que c'est un mauvais signal. le patron du Modem, il explique qu'il faut échanger avec les Français qui votent pour le parti d'extrême droite. Cela ne doit pas revenir à multiplier les signes qui vont dans le sens des chefs du RN.
Il y a entre nous et l'extrême droite un fossé qui est infranchissable. C'est un peu le bal des faux-culs, en fait, pour résumer. Et d'ailleurs, un conseiller politique qui connaît bien Soler me disait « mais ce n'est pas vraiment un scoop ». J'ai aussi interrogé Roselyne Bachelot, l'ancienne ministre de la Culture d'Emmanuel Macron que j'ai appelée avant l'enregistrement de cette émission, qui me dit « mais tous les dirigeants en lance intermédiaire et leurs personnages de l'ombre et c'est évidemment le rôle de Soler ».
Alors, tu vois que c'est un peu le sauf-qu'il peut quand même général dans la classe politique par rapport à ses innés puisque la ministre, notre ministre de la Culture est désormais consoeur puisque Roselyne Bachelot est éditorialiste notamment sur BFM et dans les grandes gueules sur RTL. Elle affirme qu'elle ne l'a pas détecté, je cite, quand elle était au gouvernement. Alors, c'est assez drôle parce qu'à l'époque, Soler était justement conseillé en titre d'Emmanuel Macron avant de quitter ce poste. Qu'est-ce qu'elle n'a pas détecté, Roselyne ? Sa présence, Théo, sa présence. Elle n'a pas vu Soler, selon elle, sauf une seule fois au cours d'une cérémonie.
Donc, c'est-à-dire un petit peu l'embarras qui gagne la Macronie par rapport à ce personnage quand même qui est assez sulfureux. En gros, je vous le jure, mais je vous le jure que je ne le connais pas. Voilà, c'est exactement ça. Et pourtant, au sein de l'exécutif, tout le monde m'a confirmé évidemment l'existence de Soler, toujours conseiller officieux de Macron. Les gens comme Soler, c'est utile pour éviter de se salir les mains, me disait un conseiller ministériel. Et alors, il faut revenir un petit peu en arrière parce que Thierry Soler est un personnage à part dans la classe politique. C'est l'ancien factotum de Nicolas Sarkozy.
Il a quand même été député dix ans jusqu'en 2022 quand il a été rattrapé par ses multiples affaires judiciaires dont il serait bien trop long de faire la liste. Citons quand même trafic d'influence, recel d'abus de biens sociaux, recel d'abus de confiance, financement illicite de campagne électorale ou encore détournement de fonds publics. En tout, cela concerne 13 infractions en France qui est un record pour un politicien et ce qui en fait le politicien le plus mis en examen du pays. Mais Nils, on a les records que l'on peut. Mais oui, surtout à droite et en Macronie.
Alors, un conseiller politique qui a fait un bout de chemin avec lui m'a raconté qu'évidemment, il a de l'entre-gen en partout comme quelqu'un comme Pierre Charon ou encore Franck Louvrier dont on a abondamment parlé lors des premières émissions sur des indiscrets. Et alors aujourd'hui, évidemment, l'Élysée se cache derrière un paravent en expliquant que Thierry Solaire ne conseille plus Emmanuel Macron. Alors évidemment, c'est une grosse blague. Ça fait rire tout le monde au gouvernement, dans l'exécutif, dans les cabinets.
Et pour te donner une preuve quand même de la proximité qui est toujours celle de Thierry Solaire auprès d'Emmanuel Macron, cet ancien élu était présent au palais de l'Élysée le 30 juin pour analyser le premier tour des législatives. Si les révélations de libération gênent la Macronie, c'est surtout parce qu'elles exposent une face moins avouable d'Emmanuel Macron.
Alors à gauche, tout le monde veut devenir Premier ministre, c'est l'impression que l'on a Nils, Marine Tondelier, Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, Boris Vallaud, les noms volent.
Oui, oui, c'est un peu la foire à la saucisse pour aller à Matignon. Et d'ailleurs, tu noteras que ça n'a pas échappé à Emmanuel Macron qui en profite évidemment pour gagner du temps comme je l'expliquais en début d'émission. Alors il faut dire quand même que les tractations et coups de pression se poursuivent au sein de la coalition pour tenter de former un gouvernement du nouveau Fonds populaire au lendemain de l'amnissive d'Emmanuel Macron. Et d'ailleurs, on peut voir certains membres des partis de gauche lancer des coups de gueule comme Sandrine Rousseau parce que ça ne va pas assez vite. Regardez ça.
Alors oui, il y a une impatience de ma part parce que je pense que là maintenant il faut qu'on sorte un non. Après, on va se mettre d'accord. On va se mettre d'accord. Vous savez bien que les coalitions sont toujours des moments un peu compliqués et en fait, moi j'appelle vraiment les partis de gauche à ne pas jouer l'hégémonie à gauche ou la supériorité de l'un sur l'autre, etc. Mais vraiment de jouer la cohésion et la solidité du nouveau Fonds populaire. Mais nous allons nous mettre d'accord. Mais là maintenant il faudrait sortir ce non. Ce sera pas mal. Alors pourtant les négociateurs ne chôment pas pour tenter de se mettre d'accord.
Et alors il y a quand même deux noms qui se détachent parmi les favoris. Me dit-on, alors le match se jouerait entre Olivier Faure et Clémence Guettet, donc le patron des socialistes et la députée montante de la France insoumise. On m'explique qu'il représente le mieux les deux forces les plus importantes de la coalition selon l'un des négociateurs que j'ai eu au téléphone ce jeudi matin. Alors on me dit notamment de Clémence Guettet elle est hyper compétente mais derrière le sourire c'est Moscou me confier un cadre de la France insoumise donc comprendre une main de fer dans un gant de velours.
Alors évidemment fort et soutenu par l'appareil socialiste et notamment par un soutien de poids François Hollande qui représente l'aile anti-France insoumise mais ça bloque parce qu'évidemment c'est un peu des comptes de boutiquiers tout ça.
Le NFP c'était plus large que des partis c'était aussi la société civile me rappeler une école ce matin une élue écolo alors il y a eu une tribune qui est parue jeudi après-midi dans Le Monde alors les signataires bon c'est pas des grands révolutionnaires José Bové Cyril Dion Aurélie Filippetti Noël Mamère Ariane Mouchkine Benjamin Stora Marisol Touraine bon tout ça ça sent beaucoup la social-démocratie mais la pression quand même s'accentue sur la gauche et par exemple le jeudi matin Gérard Larcher a indiqué qu'il n'accepterait pas un gouvernement issu du nouveau Front Populaire regardez c'est au président de la République de dire si vous dites Raymond Barre ou Jean Castex au nouveau Front Populaire je suis pas sûr qu'ils vont estimer que c'est vraiment la réponse si le président de la République fait ce choix je suis clair je combattrai ce choix et je demanderai à ce que le gouvernement soit censuré donc ça c'est clair alors attendez je vais repréciser si le président de la République appelait un premier ministre issu du nouveau Front Populaire oui je m'opposerai et j'appellerai mes amis à censurer ce gouvernement car ça ne correspond pas à la volonté profonde des français ça ne correspond pas à la volonté profonde des français mais ils sont arrivés en tête ils sont arrivés dans la conjonction on le sait on va pas se raconter l'histoire de faire barrage au Rassemblement National j'ai même dit le lendemain que nous avions fait échec au Rassemblement National et que c'était heureux et je me suis engagé bien au-delà de ma famille politique pour faire échec au Rassemblement National alors c'est des déclarations qui ont choqué à gauche de la part du deuxième personnage de l'État on rappelle quand même que Gérard Larcher n'est pas n'importe qui de par la Constitution il est le président par intérim si jamais Macron était empêché d'exercer le pouvoir et au final même si la gauche réussit à se mettre d'accord sur un nom peut-être en faudra-t-il en passer par une mobilisation populaire comme l'appel de ses voeux Philippe Poutou Philippe Poutou
qui n'a pas été réélu mais qui est toujours on fire merci Nils et merci à vous d'avoir regardé cette émission qui est dans sa phase de test dites-nous ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez sur Youtube et via email si vous nous regardez à la télévision le média vous le savez est engagé dans une course de fonds qui l'amènera à être auditionné par l'ARCOM le jour où nous diffuserons cette émission ce vendredi 12 juillet le défi est immense pour nous aider à le relever rendez-vous sur écoutez un tip pour le médiatv.fr restez connecté au média