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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 11 mars 2023 16 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Dupond Moretti : ses bras d'honneur, ses énormes casseroles

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21Locuteur non identifiéChiffre
    « onze condamnations dans la majorité, dont celle de violence envers une ex-compagne. »
  • 2:25Locuteur non identifiéFait
    « celle du garde des Sceaux, accusée l'un et l'autre de prise illégale d'intérêt. »
  • 5:05InvitéFait
    « la Cour de justice de la République va établir si ces faits sont établis »
  • 9:05InvitéChiffre
    « près de 70 000 euros, et du coup mensuel »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Invité 211 %
  • Invité 311 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 23 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

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0:27
Invité

Il y a quelques jours, Emmanuel Macron est allé en République démocratique du Congo et il a engueulé vertement le président congolais, Félix Tshisekedi, en lui disant, vous savez, dans votre pays, il ne peut pas avoir de justice tant que la justice ne sera pas passée. J'avais envie de le dire, mais occupe-toi tes oignons, parce que dans n'importe quelle démocratie, et ça montre bien à quel point notre démocratie est malade, Éric Dupond-Moriti devrait démissionner. Et non seulement il devrait démissionner à cause de ses bras d'honneur, mais aussi à cause de sa mise en examen, le temps que toute la lumière soit faite sur ce point-là. Comment vas-tu ? Ça va très bien et toi ?

Très bien, alors tu es venu nous parler aujourd'hui d'une séquence qui a marqué beaucoup de personnes, les exploits du dernier mi-j'ai-tu ? Les derniers exploits du ministre Éric Dupond-Moriti. Oui, un vrai poète, ce Éric Dupond-Moriti, qui normalement, en tant que ministre de la Justice, garde des Sceaux, devrait avoir une certaine hauteur de vue républicaine, mais qui, hier, dans l'hémicycle, a complètement pété les plombs et est carrément descendu dans les abysses de l'indignité. On peut regarder un petit extrait. Il n'y a pas un bras en donneur, il y en a deux, mais accompagné de paroles à chaque fois,

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Locuteur non identifié

qui sont... Avant de nous présenter ce texte, Madame Berger, votre majorité aurait gagné, je crois, à s'offrir une séance d'introspection. Je vous rafraîchis la mémoire. Onze condamnations dans la majorité, dont celle de violence envers une ex-compagne. Huit mises en examen, dont celle du secrétaire général de la présidence de la République, excusée du peu, et, pardon, monsieur le garde, celle du garde des Sceaux, accusée l'un et l'autre de prise illégale d'intérêt. Pendant que notre président de groupe, là aussi, descendait de la tribune, le garde des Sceaux a fait un bras d'honneur. C'est quelque chose d'assez inqualifiable.

2:37
Invité

Bon, alors quand on parle de l'élégance à la française, tout ça, on peut dire qu'Éric Dupond-Murité est peut-être un très mauvais représentant. Bon, sur la forme, c'est quand même assez affligeant, mais ce qui est encore plus affligeant, et ce dont on ne parle pas tellement les médias, et notamment les médias mainstream, c'est le fond de l'affaire. Car Olivier Marlex, à qui Éric Dupond-Murité adresse ses bras d'honneur, n'a fait que rappeler une vérité, qui est que Éric Dupond-Murité est mis en examen et renvoyé devant la Cour de justice de la République, chargée de juger les infractions pénales des ministres en exercice, pour prise illégale d'intérêt.

C'est quand même hallucinant qu'en France, qui se prétend une démocratie, le ministre de la justice, garde des Sceaux, qui est quand même, normalement, le garant du bon fonctionnement de la justice. Un ministre est grave, mais la ministre de la justice.

Il est mis en examen pour des faits quand même graves, et je pense qu'il faut les rappeler, parce que c'est une affaire assez complexe, c'est-à-dire qu'Éric Dupond-Murité, on le sait tous, a été un avocat, un grand avocat, on le surnommait Akitator, il est aujourd'hui en congé du barreau, mais il a traîné dans les couloirs des palais de justice, et en gros, quand il a été nommé en 2020 ministre de la justice, il a été accusé d'utiliser sa position de ministre pour régler des comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était encore avocat et qu'il défendait ses clients.

Donc, en gros, dès 2020, quand il est arrivé au ministère de la justice, il a fait diligenter une enquête contre trois magistrats qui avaient fait, quelques années plus tôt, épluché les FADET, les factures téléphoniques d'Éric Dupond-Murité, pour vérifier qu'il n'informait pas Nicolas Sarkozy en douce.

Et il a même délivré, il a même diligenté une deuxième enquête qui concernait un juge qui s'appelle Édouard Levrault, c'est une enquête qui a beaucoup parlé d'elle, qui, lui, était détaché à Monaco et qui avait eu malheur de mettre en examen un haut policier monégasque qui était défendu par Éric Dupond-Murité dans une sombre affaire de corruption où on retrouvait un autre ancien client d'Éric Dupond-Murité qui s'appelle Dimitri Ribolovleff. Alors, c'est un oligarcus que peut-être les fans de foot connaissent puisque c'est le président du club de foot de l'AS Monaco, un mec un peu mafieux.

Et donc, finalement, Éric Dupond-Murité avait qualifié les méthodes du juge Édouard Levrault de cow-boy, il avait diligenté une grosse enquête. Levrault a quand même été blanchi par le Conseil supérieur de la magistrature, mais il a quand même dû passer par cinq jours d'audition où il a dû répondre pendant neuf heures d'affilée chaque jour aux questions des trois inspecteurs. Donc, on était dans le cadre.

Alors, la Cour de justice de la République va établir, si ces faits sont établis, mais on est dans le cadre potentiellement d'une vendetta personnelle où un ministre de la justice a utilisé les services, le Conseil supérieur de la magistratitude, pour régler des comptes qui sont d'ordre finalement privé puisque c'était dans le cadre de ces fonctions d'avocat qui étaient avant de venir au ministère de la justice. Bien sûr. Et là, on se pose une question que tout le monde a en tête. Pourquoi ce ministre-là est encore en fonction ? Pourquoi il ne démissionne pas ?

Et pourtant, je ne sais pas si tu as vu, tu as du souvent, il en avait fait la menace de démissionner à un moment où il lui demandait des excuses. Ah oui, tout à fait. Il faut se souvenir qu'il y a quelques jours, Emmanuel Macron est allé en République démocratique du Congo. Oui, on l'a suivi. Et il a engueulé vertement le président congolais, Félix Tshisekedi, en lui disant, mais vous savez, dans votre pays, il ne peut pas avoir de justice tant que la justice ne sera pas passée. Mais j'avais envie de le dire, mais occupe-toi tes oignons, parce que dans n'importe quelle démocratie, et ça montre bien à quel point notre démocratie est malade, Éric Dupond-Moretti devrait démissionner.

Et non seulement il devrait démissionner à cause de ses bras d'honneur, mais aussi à cause de sa mise en examen, le temps que toute la lumière soit faite sur ce point-là. D'ailleurs, c'est assez symbolique de notre système médiatique qui finalement parle plus des bras d'honneur d'Éric Dupond-Moretti, qui effectivement sont une grossièreté inqualifiable, et pas tant du fond de l'affaire. Voilà, du fond de l'affaire. D'ailleurs, Éric Dupond-Moretti, non seulement il ne cherche pas à démissionner, mais il nous ferait presque verser une petite larme sur son sort. On l'écoute. Ma mère, elle a 85 ans.

Elle a vu le bandeau de BFM, et elle a vu que j'allais être, ou que j'étais impliqué, ou conditionnel, peu importe, dans une affaire de prise illégale d'intérêt. Mais ça, c'est pour moi très difficile à supporter. Qu'est-ce qu'elle vous a dit ? Elle avait du chagrin. Et elle ne comprenait pas que son fils soit accusé. Eh bien, on sent l'avocat, on sent la maîtrise du plaidoyer, les pauses, le temps... Des effets de manche aussi. Oui, c'est exactement le temps qui est maîtrisé. Mais ça pose une question beaucoup plus large. C'est-à-dire que, visiblement, en Macronie, on a droit à un traitement spécial.

Visiblement, quand on est mis en examen, c'est comme si c'était un bon pour rester au gouvernement, parce qu'il y a quand même pas mal de ministres qui ont eu des démêlés avec la justice, pour ne citer que les plus connus, Gérald Darmanin, qui a été sous le coup d'une enquête pour viol, ou même Alexis Collère, le tout-puissant secrétaire général à présent, celui qu'on surnomme le vice-président, qui est mis dans un examen pour ses liens avec l'armateur illatale au Suisse MSC et des possibles conflits d'intérêts. Donc, finalement, Éric Dupond-Moretti, il ne démissionne pas, il fait ses bras d'honneur. C'est lui-même qui menace à démissionner. Tu en as parlé tout à l'heure.

Il faut qu'Elisabeth Borne l'appelle pour le recadrer, mais pour lui, ça ne change pas grand-chose. En même temps, Emmanuel Macron ne va pas demander à Éric Dupond-Moretti de démissionner pour des bras d'honneur, alors que lui, Emmanuel Macron, ça fait six ans qu'il fait des bras d'honneur symboliques aux Français. Et il y a quand même une chose qui pose question, c'est-à-dire, ces bras d'honneur ont été faits pas n'importe où, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, dans l'hémicycle, ou quand même, qui est considéré comme un lieu temple de la démocratie, etc., etc.

Mais quand même, on a sanctionné des députés pour beaucoup moins que ça, et on les a exclu de 15 jours d'hémicycle pour beaucoup moins que ça. Donc quand même, ça pose question de ce deux poids, deux mesures. Alors, tu l'as dit tout à l'heure, quand même, cet homme, Éric Dupond-Moretti, dans une autre vie, a été un avocat, on le sent en plus dans la séquence qu'on vient de voir, réputé, et doué. Et doué. 145 acquittements. Record de France. Acquittator. Acquittator.

Et effectivement, pléthore de dossiers médiatiques, on se souvient qu'il a défendu le frère de Mohamed Mérat, les époux de Balkany, Georges Le Tron, qui avait été, on s'assurait l'état de Sarkozy, qui avait été accusé de viol, il avait été dans le procès de l'affaire Outreau, le procès du préfet Erignac. Donc évidemment, Éric Dupond-Moretti, c'est un ténor du barreau, et comme tout bon ténor du barreau, ben voilà, il n'est pas sans le sou, il touchait, avant de devenir ministre de la Justice, des confortables évoluments, près de 70 000 euros, et du coup, mensuel, il faut quand même le dire, du coup, quand il est devenu ministre de la Justice, ça l'a un peu gêné d'en parler, on écoute.

Je vais vous dire quelque chose de l'ordre de l'intime. Mes enfants ne savent pas ce que j'ai gagné, pour une raison simple, c'est que j'avais envie de leur donner le goût de l'effort et le goût du travail. Je ne voulais pas qu'ils se disent mais on est des fils de bourgeois et ça va. Et voilà que tout cela va être dévoilé à la France entière, et une partie de ceux qui vont aller là vont y aller avec gourmandise. J'estime que c'est du ressort de ma vie privée. Je travaille depuis, madame, que j'ai 14 ans et demi. Voyez-vous ? Et il faut tout dire. Et pourquoi n'envisagerait-on pas de publier le salaire de journalistes du service public ?

Pourquoi pas de ceux qui ont des responsabilités à la haute autorité ? Enfin, voilà. Je pense que c'est quelque chose de populiste. Alors, j'ai dit très clairement que j'avais encore une liberté de penser. Voyez, je vous le démontre. Et en même temps, je me soumettrai aux obligations qui sont les miennes. Vous redoutez ? Je n'aime pas la transparence. Je n'aime pas la transpercance. Je pense que l'on vit dans une époque où l'on exige tout. Et où le secret, et en particulier le secret professionnel, devient suspect. Je n'aime pas l'ère de la suspicion. C'est ça qu'il faut que vous compreniez.

Sacrément changé, monsieur le ministre, qui, à l'époque, tu te souviens-toi, il y a de quoi, 2-3 ans ? En 2018, je crois. Il disait que c'était une idée saugrenue qu'on lui demandait qu'il allait devenir un jour peut-être ministre qui ne pourrait pas manger son chapeau comme les autres. C'est compliqué. Et là, il s'y fait bien, finalement. Le pouvoir changer les gens. Mais surtout, cette phrase est hallucinante. Je n'aime pas la transparence. Il n'aime tellement pas la transparence qu'il a quand même oublié de déclarer 300 000 euros de patrimoine à la haute autorité de transparence de la vie publique. Ça nous arrive à tous. Oui, surtout qu'on a tous 300 000 euros en matelas.

Et c'est vrai que, pour continuer sur la transparence, quand il était avocat, il y avait des choses qui posaient de questions. Une enquête de Mediapart a révélé qu'en 2013, Éric Dupond-Moretti a reçu un virement de 100 000 euros d'une société basée où ? Au Seychelles, un paradis fiscal bien connu et qui était lié à un de ses clients. Et qu'est-ce qu'il a fait avec ces 100 000 euros d'argent tombés du ciel ? Il s'est acheté quoi ? Une belle Maserati à 95 000 euros.

Alors même si le versement et la transaction en question n'a pas fait l'objet d'une condamnation en justice, on s'interroge quand même sur un rapport particulier d'Éric Dupond-Moretti, non seulement avec l'argent mais aussi avec la probité. Surtout, d'autant plus que l'actuelle garde des Sceaux a défendu de curieux clients, tu en as cité quelques-uns tout à l'heure, pas toujours recommandables. Oui, et alors c'est le droit de tout avocat de défendre même les pires criminels, mais c'est le droit des criminels d'avoir joué à la justice. Les meilleurs avocats. Tout à fait.

Mais c'est quand même plus embêtant quand on défend des États étrangers et que quand on devient ministre de la Justice, on peut être amené à traiter avec ces États étrangers. Surtout quand ils ne sont pas forcément recommandables. Par exemple, Éric Dupond-Moretti a beaucoup, beaucoup travaillé pour le compte du Royaume du Maroc et l'a défendu dans plusieurs procédures, notamment dans une procédure qui opposait le Royaume du Maroc à des journalistes français qui sont accusés de chantage et de tentatives d'extorsion.

Et puis il y a même pire, c'est-à-dire que quand même Éric Dupond-Moretti a fait pas mal de réseaux à l'étranger, notamment en Afrique et a pas mal de grenouilles avec des desplotes africains. Je pense notamment au fait qu'il a conseillé l'État congolais. Il a été très grassement rémunéré pour ça. Le Congo-Brazzaville, il faut-il le rappeler, est dirigé depuis 1979 d'une main de fer par un homme qui s'appelle Denis Sassoum-Guessot qui est aussi accusé de crimes contre l'humanité.

Et donc Éric Dupond-Moretti, via son cabinet, a conseillé sur la structure juridique, les réformes juridiques en cours au Congo, qui malgré ses immenses ressources pétrolières exploitées par Total, végète au 153ème rang au classement de l'indice de développement humain. Mais visiblement, un ténor du barreau français. Donc ça quand même pose des questions de conflits d'intérêts. Pour être tout à fait complet, Éric Dupond-Moretti est un gros canard d'adresse. Il défend notamment des opposants, que ce soit l'opposant camerounais Maurice Camteau. Mais quand même, ses relations avec les États étrangers devraient être interrogées un peu plus souvent. Oui, c'est vrai.

Pour nous occuquer, pour finir un peu plus, enfin un peu, Dupond-Moretti, soulignons que c'est quand même une activité assez fréquente chez certains grands avocats parisiens d'aller défendre des potentats étrangers. Etant très bien, grassement rémunérés, ça change la donne. Ben oui, effectivement, il y a une vraie France-Afrique des avocats et c'est quelque chose qui n'est pas trop exposé. C'est-à-dire que qui tient à deux raisons ? Bon, effectivement, la France est l'ancienne puissance coloniale et puis il y a pas mal de procédures pénales qui sont ouvertes en France qui concernent des États africains, que ce soit des affaires de corruption, des affaires de crimes contre l'humanité.

Par exemple, je te donne un exemple, tu as une plainte qui est déposée pour des biens mal acquis, des biens immobiliers qui sont achetés par des dirigeants étrangers avec de l'argent sale, notamment des dirigeants du Gabon, la Guinée équatoriale et du Congo-Brazzaville. Et d'ailleurs, Dupond-Moretti était intervenu dans cette affaire des biens mal acquis en défense justement de l'État du Congo-Brazzaville, du dictateur Sassou Nguesso qu'il défendait. Et c'est vrai que vous avez tout un tas d'avocats qui fréquentent les palais présidentiels africains, tout contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Notamment, on connaît bien Francis Piner qui a été décoré de à peu près toutes les distinctions africaines possibles et inimaginables. Dans un autre registre, parce que l'extrême droite n'est pas du tout épargnée par les questions de France-Afrique, on a Marcel Chekaldi qui est l'avocat de Marine Le Pen qui a été, tenez-vous bien, l'avocat du fils de Kadhafi et qui grenouille dans plein de pays, qui fait des affaires. Et même moi, par exemple, on se retrouve, j'ai fait des enquêtes sur la question des mines. J'ai dit même moi, j'ai entendu des gens. Non, non, je ne suis absolument pas avocat mais sur la question des...

J'ai fait une enquête sur la corruption dans les mines en Guinée et voilà, la plus grosse société minière en Guinée, sino-guinéenne, ça a embauché un célèbre cabinet d'avocat parisien, le cabinet de Bouzy qui emploie notamment Bernard Cazeneuve et je vais vous raconter une petite histoire, c'était un peu surprenant mais il y a quelqu'un qui s'est perdu peut-être quand il était avocat, c'était François Hollande parce que dans les années 90, François Hollande est devenu avocat, brèvement, il était dans le cabinet de son ami Jean-Pierre Minard et à l'époque, il avait conseillé le régime tchadien du très sanguinaire Idriss Débitno pour renégocier un contrat pétrolier donc finalement pour Éric Dupond-Moretti comme pour tous les autres, l'argent n'a peut-être pas d'odeur.

Merci beaucoup Thomas pour cette nouvelle carte blanche qui nous en prend beaucoup même sur le coup de François Hollande, là ça n'a pas pu venir, tu sais combien il a touché à ce moment-là ou on ne le sait pas ? Non, on ne sait pas. On imagine que ce n'est pas quelques dollars ou quelques euros mais un peu plus. Alors on te retrouve très bientôt j'imagine sur ce plateau avec plaisir. Sous-titrage Société Radio-Canada

Dupond Moretti : ses bras d'honneur, ses énormes casseroles · Pourquijevote