Mémoires de Cohn Bendit : Macron, la désillusion ? - C à Vous l’intégrale - 26/03/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie? - E.Tran Nguyen: 800 000 enfants de moins de 5 ans en danger de mort depuis que D.Trump a coupé les aides à des ONG comme l'Unicef.
Ces ONG aident à lutter contre la malnutrition, 1re cause de mortalité infantile. L'Unicef organise un sommet crucial demain à Paris. - A.-E.Lemoine: On en parle avec M.-O.Fogiel, président de campagne pour l'Unicef, que dirige A.Avril pour la France. - M.Bouhafsi: Placement en garde à vue des grands-parents du petit Emile au Haut-Vernet.
Nos reporters se sont rendus aujourd'hui au Haut-Vernet. - P.Cohen: Je vais parler des mémoires d'une personnalité dans le paysage depuis près de 60 ans dont on croyait tout connaître, mais non.
D.Cohn-Bendit se livre comme jamais sur son parcours, son identité, ses échecs et ses succès. - A.-E.Lemoine: Il se revendique un nomade aux identités et aux vies multiples, tout ça dans "Souvenirs d'un apatride", un récit coécrit avec M.Van Renterghem.
Bonsoir. Lorrain? - L.Sénéchal: C'est la plus grande star de matinale radio.
N.Demorand de France Inter révèle qu'il est malade mental. C'est le mot qu'il utilise.
Il souffre depuis des années de bipolarité. - P.Lescure: "La Nuit au musée" avec B.Stiller et A.Chabat, c'était désopilant.
Nous avons suivi G.Faye dans les galeries et les couloirs du Louvre. - A.-E.Lemoine: H.Jemili et B.Lucchini seront dans la 2e partie. 1er film validé par le célèbre Guide.
Le film sort la semaine prochaine en salle. Et on accueille toute l'équipe de l'émission "Bel & Bien", A.Rebeihi, A.Lecaron et E.Wolinski.
Le dîner est assuré par E.Li, qui va faire goûter son plat ce soir à juste B.Chameroy. - B.Chameroy: Je pense que ce sera du haddock. - E.Li: Tout à fait. - B.Chameroy: Avec un geste très technique. - E.Li: Je préparais mon glaçage. - B.Chameroy: Je pose des questions...
Le haddock sera préparé comment? - E.Li: Avec des petits pois et de la main de bouddha. - A.-E.Lemoine: L'édito.
Vous avez lu "Souvenirs d'un apatride" de D.Cohn-Bendit. - P.Cohen: Né en France de parents allemands, désigné comme juif dès les premiers jours de Mai-68 par un certain J.-M.Le Pen... "Ce Cohn-Bendit, parce qu'il est juif et allemand, se prend pour un nouveau K.Marx." "Nous sommes tous des juifs allemands." C'est un slogan que vous aviez laissé courir, mais vous vous en sentez peu concerné.
Depuis le 7-Octobre, vous laissez penser que vous étiez seuls, les juifs. Vous avez vécu bientôt 80 ans. Ce sera dans 10 jours.
Comme c'est les 80 années qui nous séparent de la dernière guerre mondiale et de la victoire sur la barbarie nazie et que tant de choses nous y ramènent aujourd'hui, il y a dans ce livre quelque chose d'unique, un destin intime, politique, historique, français, allemand et très européen. On découvre que vos parents exilés allemands font partie de la même bande de philosophes passés à la postérité, W.Benjamin et H.Arendt.
Dans une lettre écrite en 1940, à votre père, H.Arendt écrit à propos de la persécution des minorités en Europe... ...
Votre dernier slogan, c'est: "L'Europe fédérale ou la barbarie." Vous avez été élu pendant 20 ans au Parlement européen. Vous avez élevé la voix contre les prémices de ce qui nous menace aujourd'hui.
Il a incarné au coeur de l'Europe la 1re dérive populiste autoritaire ou illibérale, le Hongrois V.Orban. - D.Cohn-Bendit: L'UE n'est pas un paillasson sur lequel on s'essuie les pieds, mais c'est une maison commune que nous construisons ensemble, monsieur V.Orban.
Nous vous disons que vous allez dans la direction des messieurs Chavez, Castro et de tous les gouvernements totalitaires et autoritaires de ce bas monde que nous combattons ensemble avec vous! Et vous n'avez pas la force de le combattre avec monsieur V.Orban! - P.Cohen: Vous vous adressez aux conservateurs du PPE, dont Orban faisait partie.
Il est encore en place. Il a fait des émules. On voit quand même qu'il a changé.
Il s'est épaissi. Vous, nettement moins. - D.Cohn-Bendit: Sympa. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi un regard critique sur le personnage que D.Cohn-Bendit fut en mai 68. - P.Cohen: Critique et fier à la fois.
Fier de cette photo iconique. On vous en a tellement parlé...
Mais vous en parlez dans le livre...
Une photo iconique de l'histoire du XXe siècle de G.Caron qui correspond à ce que vous êtes à l'époque, insolent, narquois, souriant, libre face à l'autorité représentée par le CRS. Nous sommes le 6 mai 68.
Vous êtes convoqué en conseil de discipline au rectorat de Paris. Voici la version filmée de cette photo. Ecoutez bien la dernière phrase que vous prononcez. - D.Cohn-Bendit: Que perfide déclare que c'est une attaque du pouvoir, de l'Etat contre les étudiants.
Pourquoi a-t-il paru d'une mission universitaire qui soi-disant bénéficie des franchises universitaires? Dans ce cas, la police n'a qu'à se tailler. Ou alors, c'est un procès politique contre des étudiants et on le fait dans un palais de justice.
Vous pouvez me regarder. Vous avez ma photo... - Quel est votre sentiment? - D.Cohn-Bendit: Je crois qu'il y aura une manifestation. - P.Cohen: Vous dites: "Vous avez ma photo." Sans savoir qu'évidemment, la photo qui sera prise à ce moment-là, elle sera mondialement célèbre. - D.Cohn-Bendit: Caron m'a passé toutes ses photos.
Il a fait une planche contact. On avait une photo avec un mégaphone. Cette photo serait passée inaperçue.
C'est ce sourire...
C'est ce qui est extraordinaire dans cette photo. Ca a changé beaucoup de choses dans ma vie. - P.Cohen: Le sujet qu'on vient de voir est extrait d'un reportage du magazine "Zoom", l'un des seuls diffusés à l'ORTF en mai 68.
Ca fait l'objet d'un "Rembob'Ina" actuellement en diffusion sur LCP. Ce regard critique, c'est parce que vous reconnaissez avoir pris la grosse tête à 23 ans. Vous avez incarné une autorité.
Ca vous fait toujours horreur. Là-dessus, ça n'a pas changé. Vous avez toujours le refus de l'autoritarisme et le goût de la liberté. - A.-E.Lemoine: Vous dites que vous n'êtes rien et tout à la fois et que ça vous plaît. - D.Cohn-Bendit: J'ai 23 ans...
Janvier 68, personne ne me connaît. 3 mois après, je suis l'icône, par une photo, de quelque chose qui me dépasse. - A.-E.Lemoine: Vous avez été une star de téléréalité avant l'heure. - D.Cohn-Bendit: Oui...
Et j'étais une projection. C'est difficile...
Enfin, je ne veux pas me plaindre. C'était très agréable. Les femmes me regardaient autrement.
Tout le monde me regardait...
Donc ce n'est pas ça. Mais en même temps, il y en a qui voulaient voir en moi un grand leader révolutionnaire et je n'étais pas ça. - A.-E.Lemoine: Et vous l'êtes devenu? - D.Cohn-Bendit: Non.
Je ne suis pas un leader révolutionnaire. Je le dis dans le livre, je suis quelqu'un qui cherche à avoir de l'influence, mais pas le grand Lider Maximo. Je suis à l'opposé, par exemple, d'un Mélenchon.
Lui, il rêve d'être le grand Lider Maximo. Moi, ça me fait horreur. - A.-E.Lemoine: Parce que vous avez horreur de l'autorité et vous voulez garder votre liberté de parole et d'action.
C'est aussi une des raisons pour lesquelles vous détestez toutes les revendications nationales ou identitaires, le fait d'être tout et rien et que ça vous plaise? - D.Cohn-Bendit: Oui.
Ca n'a aucun sens, cette histoire de se définir simplement par une identité. C'est pour ça que je dis que j'ai une identité nomade. On a plusieurs identités.
Il faut comprendre la multitude de nos identités. La réduction dans tous les débats aujourd'hui identitaires à une identité est complètement... - A.-E.Lemoine: Une essentialisation... - D.Cohn-Bendit: C'est ridicule.
On passe à côté de sa vie, si on fait ça. - A.-E.Lemoine: Dans ce livre, vous consacrez plusieurs chapitres à votre judéité.
Vous en parliez très peu avant, mais tout a changé au lendemain des attaques du 7-Octobre avec cette phrase que vous ruminez: "Nous, les juifs, nous sommes seuls." C'est-à-dire? - D.Cohn-Bendit: Ce n'est pas tout à fait ça.
J'avais déjà fait un film à la télévision qui s'appelait "Nous sommes tous juifs allemands". Mais c'est vrai que je me suis posé cette question ces dernières années. Quand je dis que nous sommes seuls...
Après le 7-Octobre, il y a eu très peu de réactions. Les juifs étaient angoissés. Je n'ai jamais été sioniste.
Je n'ai jamais été antisioniste. Je comprends les juifs qui disaient qu'ils voulaient un territoire, qu'ils se défendent. C'est ce que n'a pas fait le gouvernement de B.Nétanyahou.
Il n'a pas protégé les juifs en Israël, avec l'attaque du Hamas. Dans cette situation, il y a eu un silence incroyable autour de nous. Il n'y a que les juifs qui se cherchaient.
Après, ça continue dans cette solitude. Nous, les juifs de gauche, on peut les appeler comme on veut...
Vu la soif de revanche à cause de la peur du gouvernement israélien et du parti de la société israélienne, ça a été l'horreur de Gaza. Là encore, on s'est sentis seuls. Peut-on dénoncer en même temps...
On doit dénoncer le Hamas et dénoncer la réponse israélienne, qui est vraiment inacceptable. - A.-E.Lemoine: Du coup, vous tournez en rond. - D.Cohn-Bendit: J'ai dit ça, oui. - A.-E.Lemoine: Le président du RN, J.Bardella, est actuellement en visite en Israël.
Il va participer demain à une conférence sur la lutte contre l'antisémitisme, invité par un ministre d'extrême droite du gouvernement de B.Nétanyahou. - J.Bardella: Je suis venu ici d'abord parce que je crois que c'est vital pour nous de ne jamais oublier ce qui s'est passé le 7 octobre 2023 ici, en Israël, et ce dont a été capable l'islamisme et le mouvement terroriste du Hamas.
L'antisémitisme est une cause qui dépasse les frontières françaises. Je m'inquiète de voir cette recrudescence d'un antisémitisme d'atmosphère en France et en Europe depuis une dizaine d'années, mais aussi depuis le 7-Octobre. - A.-E.Lemoine: M.Le Pen n'a jamais pu se rendre en Israël.
Son entrée lui avait été refusée en 2006. Cette visite médiatisée est une victoire symbolique pour un parti qui veut faire oublier d'où il vient? - D.Cohn-Bendit: Le parti du gouvernement israélien fête chaque année l'assassinat de Rabin.
Chaque année, ils sont fiers que Rabin ait été assassiné par l'un des leurs. Ce sont donc des fascistes qui reçoivent des fascistes. Ce qui est incroyable pour moi, je suis parfois un peu simple d'esprit...
Je ne croyais pas que des juifs puissent être des fascistes. Aujourd'hui, on découvre en Israël des forces politiques qui sont au gouvernement qui sont des fascistes. Que des fascistes reçoivent des fascistes...
Ce qui les lie, c'est une instrumentalisation...
L'islamisme, ça existe. L'islamo-fascisme, ça existe. Ils accélèrent donc dans leur pensée pour instrumentaliser contre leur haine des musulmans et des Palestiniens.
Le parti au pouvoir en Israël, ce sont des racistes! Si vous allez aujourd'hui en Cisjordanie, si vous voyez ce qui se passe, vous êtes horrifié. Donc que monsieur Bardella se sente bien avec des fascistes, ça ne m'étonne pas.
Et que des fascistes se sentent bien avec monsieur Bardella, c'est logique. - E.Tran Nguyen: Le racisme, l'extrême droite, les populismes...
Vous avez toujours combattu l'extrême droite au Parlement européen. Mais il faut dire qu'ils n'ont pas été les seuls à essuyer vos coups de gueule. - D.Cohn-Bendit: Il faut que ce Parlement dise que monsieur Le Pen est une honte pour ce Parlement d'avoir dit ces paroles!
La Politique agricole commune doit être au service de tous les agriculteurs européens et non pas d'une minorité de l'agroalimentaire! C'est ça, ce qu'il faut dire! La réalité dans le monde, c'est que l'Europe n'est pas à la hauteur de la crise économique!
Vous êtes tous contre ce budget pluriannuel. Vous trouvez qu'il est mauvais, mais vous allez tous le voter. Vous êtes ridicules et vous vous ridiculisez.
Vous ridiculisez l'Europe et c'est ça, votre mandat de député européen? - E.Tran Nguyen: Vous dites ceci dans votre livre.
C'est sain, mais on voit que le populisme et les nationalismes montent en Europe. Est-ce que c'est un échec de l'UE? - D.Cohn-Bendit: C'est un échec dans différents pays.
C'est un échec dans nos démocraties. Il y a une angoisse généralisée. La complexité du monde a fait que le refuge sur soi, donc sur son pays et sa nation, sur le nationalisme, devient une possible solution.
Ca s'est accéléré avec le corona. Après la solitude de beaucoup de corona, la peur, l'angoisse, il y a la réaction des "laissez-nous vivre comme on veut". Les populistes ont dit: "Vous voyez?
Ils veulent vous imposer quelque chose." Ils sont rentrés là-dedans et c'est ce qui fait leur succès aujourd'hui. C'est un combat difficile.
Si on perd ce combat, on aura des pays qui auront perdu leur souveraineté. L'histoire est simple, aujourd'hui. Quand vous voyez Poutine, Trump, Xi Jinping, Erdogan et tout ça, ou on défend une souveraineté...
Mais la souveraineté nationale, c'est du bidon. Ca n'existe plus. Donc soit on arrive à inventer cette souveraineté européenne dont on parle...
J'en parle depuis 10 ans. Maintenant, ça devient une tarte à la crème. L'Europe de la défense, tout d'un coup, c'est une évidence.
Voilà le combat. Si on suit les populistes ou les nationalistes, nous allons nous effondrer. Nous serons à la merci de Poutine et de Trump. - P.Cohen: Qu'est-ce qui vous fait dire que Trump et Musk sont les fiers héritiers du marxisme et du léninisme? - D.Cohn-Bendit: J'appelle ça le trumpisme-muskisme.
Ils ont une idée. Cette idée devient une idéologie, qu'ils imposent à la réalité. Les marxistes-léninistes disaient que le pouvoir était au bout du fusil.
Trump et Musk disent que le pouvoir est au bout de l'argent. C'est la différence. Mais la même chose, c'est: "On a la force capable de vous détruire." Eux, c'est l'argent. "Vous voulez le Groenland?
On va l'acheter. Le Canada? On va l'acheter.
La Côte d'Azur, on va l'acheter si nécessaire." - P.Cohen: Comment on résiste à ça?
Comment on résiste spécifiquement sur le conflit ukrainien au moment où Zelensky arrive ce soir à Paris? Il est reçu ce soir à l'Elysée par E.Macron pour préparer un sommet de sécurité demain.
Zelensky va s'expliquer ce soir sur France 2 dans une interview avec C.Roux à 21h. Quelle issue vous voyez pour le conflit ukrainien dans le basculement qu'on vit aujourd'hui? - D.Cohn-Bendit: On voit Trump qui fait des deals...
Il peut imposer des choses, mais il a devant lui un Poutine qui ne peut rien lui imposer. Même ce qu'ils viennent de décider sur la mer Noire...
Poutine dit que c'est à condition qu'on lève des sanctions, comme l'intégration dans le Swift. - P.Cohen: Oui, c'est incroyable.
C'est les sanctions bancaires. - D.Cohn-Bendit: Ca ne peut se faire qu'avec l'Europe.
Trump peut faire des pieds et des mains, si l'Europe décide de ne pas réintégrer Poutine...
Donc de toute façon, l'Europe sera demain dans les négociations. Zelensky a raison. Il faut qu'il maintienne ce lien avec l'Europe.
On est prêts à assurer la sécurité de ce qu'est l'Ukraine et à intégrer l'Ukraine à l'UE. C'est pour cela qu'il n'y aura pas de paix possible, d'accord quel qu'il soit signé par l'Ukraine s'il n'y a pas l'Europe dedans. Comme personne ne veut garantir la sécurité de l'Europe à part aujourd'hui...
C'est ça qui est extraordinaire. Dans l'Europe, d'un coup, on a réintégré la Grande-Bretagne. C'est formidable! - P.Cohen: Elle est même leader. - D.Cohn-Bendit: Donc on voit bien qu'aujourd'hui...
Si j'étais cynique, je dirais merci à Trump et à Poutine. Ils ont réveillé les Européens. Ils ont dit aux Européens: "Vous voulez sauver votre liberté?
Votre idée de démocratie? Vous ne pouvez le faire qu'ensemble. Sinon, vous allez être écrasés." Qu'aujourd'hui, se mettre avec Zelensky, c'est l'obligation...
Je crois qu'on a, aujourd'hui, une prise de conscience d'imposer, dans les jours qui viennent, les mois qui viennent, les semaines qui viennent, la présence de l'Europe aux côtés de Zelensky. Sinon, il n'y aura pas de signature de cessez-le-feu. - A.-E.Lemoine: Dans le livre, vous abordez également l'accusation de pédophilie qui vous poursuit encore.
Vous racontez de manière provocatrice les 2 ans que vous avez passés à travailler dans un jardin d'enfants. Vous écrivez: "Je trouvais ça drôle dans ces années-là de choquer le bourgeois." Vous regrettez aujourd'hui d'avoir écrit ce livre? - D.Cohn-Bendit: Oui.
C'est bête. C'est formidable...
Ce livre a 270 pages. On parle de 3 lignes. Je regrette peut-être d'avoir écrit ces 3 lignes.
Je ne regrette pas d'avoir écrit ce livre. Je ne décris pas des faits réels. J'invente.
On peut me reprocher et on doit me le reprocher. D'ailleurs, je le dis...
Ce n'est pas scandaleux qu'on scandalise ceci. Ce qui est scandaleux, c'est qu'on n'écoute pas. On n'écoute pas les enfants, les parents qui, 20 ans après, disent qu'il n'y a rien eu.
On doit donc me reprocher cette provocation, cette volonté de provoquer...
Ca peut être maladif. C'est déglingué. Je ne sais pas si je suis bipolaire ou pas, mais ce n'est pas ça.
Ca, on peut me le reprocher. C'est marrant parce que quelqu'un...
Un journaliste de "Paris Match" m'a interviewé. Il m'a dit que j'en parlais comme si j'essayais de justifier...
J'ai dit: "Si je n'en avais pas parlé, vous seriez arrivé en disant que j'avais honte." - A.-E.Lemoine: Je vous ai juste demandé si vous aviez regretté. - D.Cohn-Bendit: C'est évident.
Il manque une phrase. Il n'y a rien eu. Je décris un peu le jeu des enfants.
C'est idiot. Il faut accepter que ce soit une tache. - A.-E.Lemoine: "Souvenirs d'un apatride", avec seulement 3 lignes sur ce que je viens d'évoquer, sur cet écrit de 1975.
Il y a beaucoup d'autres choses. Vous restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité? La Story de M.Bouhafsi. - La disparition d'un petit garçon de 2 ans et demi dans les Alpes-de-Haute-Provence. - Le petit garçon a disparu hier vers 17h. - Très vite, des recherches se sont lancées. - Cela fait maintenant 9 mois et demi que le petit Emile a disparu.
Il se trouvait chez son grand-père, un homme dont le passé intrigue. - Une information vient d'arriver. Le procureur de la République d'Aix-en-Provence vient de signaler que les ossements du petit Emile avaient été retrouvés. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un fait divers qui tient en haleine tous les Français depuis plus d'un an et demi.
Le 8 juillet 2023, le petit Emile Soleil, 2 ans et demi, disparaissait au Haut-Vernet. Hier, 4 personnes de la famille de l'enfant, dont les grands-parents, ont été placés en garde à vue pour homicide volontaire et recel de cadavre. Une information qui ne semble pas avoir surpris les voisins de la famille.
Depuis cette fameuse journée de l'été 2023, le temps s'est arrêté dans ce hameau de 25 habitants. - Les conditions étaient difficiles. Il faisait chaud.
Les herbes étaient hautes. Certains endroits étaient inaccessibles. Le climat était pesant.
J'avais peur de tomber sur un corps. Même si on avait à ce moment-là encore l'espoir de le retrouver vivant, personne n'est préparé à tomber sur un corps d'enfant. J'aimerais vraiment maintenant savoir ce qui s'est passé, ne serait-ce que pour reprendre un quotidien qui soit moins impacté, où on puisse laisser à nouveau sortir nos enfants avec une certaine tranquillité. - M.Bouhafsi: Hier, jusqu'à minuit, les grands-parents maternels d'Emile ont été interrogés.
La soeur et le frère de la mère du garçonnet sont aussi en garde à vue. Au coeur des investigations: des conversations téléphoniques entre les membres de la famille Vedovini, la famille maternelle. Les gendarmes veulent savoir s'ils ont pu cacher des éléments aux enquêteurs. - La garde à vue de ma cliente est prolongée.
Elle va se conclure aujourd'hui. Elle a été prise en charge depuis hier avec un parfait professionnalisme et l'humanité nécessaire. Pour une grand-mère qui a perdu son petit-fils dans des circonstances aussi dramatiques, être entendue dans le cadre d'une garde à vue sur les circonstances de cette affaire est forcément une épreuve.
Néanmoins, cette famille en a connu d'autres. - M.Bouhafsi: Le patriarche de la famille cristallise toutes les suspicions.
Sa femme est mère au foyer. C'est elle qui a élevé les 10 enfants et leur a fait l'école à la maison. Les enquêteurs se sont arrêtés sur un élément intrigant: le grand-père d'Emile avait été placé en garde à vue en 2018.
Au début des années 90, il faisait partie de l'équipe encadrante du pensionnat Riaumont, dans le Pas-de-Calais. Plusieurs ex-élèves parlent d'un encadrant très violent. *-Je l'ai croisé.
Il est arrivé peu de temps après moi. J'ai vu certains en prendre des belles. Il prenait des gens avec leur bras pour en coller une.
Je me demande comment certains ne se sont pas retrouvés à terre tellement ça claquait. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, dans les Bouches-du-Rhône, dans la commune d'origine des grands-parents, ce rebondissement est au coeur des discussions.
Leur mode de vie alimente des spéculations. - Chacun a son propre avis. Il y en a qui sont sûrs que c'est au niveau de la famille.
Il y en a qui disent que non, parce qu'il était sympa. Apparemment, ils vivaient un peu à l'écart. C'était beaucoup famille, beaucoup l'église. - Je sais qu'ils ne sont pas tant que ça appréciés.
C'est pour ça qu'il y a autant de monde qui parle sur eux. Apparemment, ils sont un peu sectaires. On m'avait dit que les enfants n'avaient pas accès aux soins. - Ce serait plutôt une sorte de communauté.
Ils sont entre eux. Ca fait parler beaucoup de gens. - Ca fait du mystère. - M.Bouhafsi: La disparition du petit Emile aura laissé des traces indélébiles dans le hameau.
Le prêtre qui a baptisé le petit Emile s'est suicidé le 15 mars dernier. Le père et grand-père maternel lui en auraient voulu d'avoir transmis une photo du garçon à la presse. Un adolescent est aujourd'hui encore miné par des accusations mensongères au Haut-Vernet. - Il y a eu quelque chose d'affreux qui s'est passé.
On est allés jusqu'à accuser un jeune adolescent. On est allés perquisitionner chez lui. Il aurait pu y avoir un autre drame dans le village.
La police a reçu une lettre anonyme. Je sais qu'il y a d'autres personnes qui ont reçu des lettres anonymes. Les gens deviennent nerveux.
Ces choses divisent un peu le village. Le soir de la mise en situation, je me suis rendu au journal de 20h. Quand je suis rentré, j'avais un petit cadeau.
Le message, c'était de me dire de me taire. Je dirai toujours ce que j'ai à dire. - M.Bouhafsi: Demain matin, les 4 personnes seront soit libérées, soit mises en examen. - A.-E.Lemoine: C'est une décision de D.Trump qui met en danger plus de 600 000 enfants et plus généralement 1,5 million de personnes qui souffrent de malnutrition sévère. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.-O.Fogiel, journaliste et président de campagne pour l'Unicef depuis le mois de novembre, après votre départ de la chaîne BFM.
Merci de votre présence ce soir aux côtés d'A.Avril, directrice générale d'Unicef France. Demain et après-demain, Paris accueillera un sommet international Nutrition for Growth, qui rassemble tous les 4 ans chefs d'Etat, ministres, entreprises...
Forcément, il sera beaucoup question de la suppression quasi totale de l'aide américaine. C'est une catastrophe dont vous avez déjà pu mesurer l'impact. - A.Avril: Absolument.
Chaque jour, on évalue les conséquences de cette décision. Il n'y a pas que les Etats-Unis qui ont pris...
Une série de décisions dans le monde ont fait qu'un certain nombre de pays, particulièrement les Etats-Unis...
L'aide américaine finançait 50 % des programmes de prise en charge de la malnutrition. - A.-E.Lemoine: Le camp de Cox's Bazar, le plus grand camp de réfugiés de la planète...
Il y a un impact immédiat sur ce camp? - A.Avril: Oui.
C'était 60 % de ce camp qui était financé. Ce sont des conditions de survie. Ce n'est pas du confort.
On offre juste une vie décente à 1 million de réfugiés au Rwanda. On pense que cette décision aura un impact direct sur la survie de dizaines de milliers d'enfants à très court terme. - M.-O.Fogiel: Ca veut dire des gens qui meurent.
On a pu voir ce que fait l'Unicef avec les autres agences des Nations unies. Les gens vivent dans des conditions plus que précaires. C'est très difficile. 60 % du budget en moins...
Le budget, c'est 500 millions par an. Ce sont des gens qui meurent. - D.Cohn-Bendit: En 2015, quand il y a eu toute la vague des réfugiés qui est arrivée, c'est parce qu'on avait coupé des aides.
C'est pour ça que les réfugiés sont partis. Des millions de réfugiés vont venir vers l'Europe. - M.-O.Fogiel: Là, c'est l'aide alimentaire.
Ca vaut aussi pour les médicaments. Trump arrivé, le lendemain, il y avait des millions de médicaments qui ne partaient plus dans les pays pauvres. Ce sont des années de recul par rapport à la science, qui avait avancé.
C'est un cercle vicieux. On payera beaucoup plus cher. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, c'est 1 enfant qui meurt de malnutrition toutes les 11 secondes? - A.Avril: C'est ça. - A.-E.Lemoine: On imagine que ça va coûter des vies humaines.
La vie des plus faibles, dont vous avez pu constater le quotidien dans ce camp. - M.-O.Fogiel: C'est le plus grand camp de réfugiés au monde.
Depuis qu'on y est allés en novembre, la situation s'est détériorée. C'est des gens qui n'ont plus aucune liberté. Comme leurs voisins, ils vivent dans des conditions de précarité terribles, avec des enfants qui meurent.
On parle de l'argent, mais la malnutrition, c'est ce qui m'a intéressé quand je me suis engagé dans cette mission...
C'est quelque chose qui s'éradique. En 20 ans, ça a reculé d'un tiers. Ce n'est pas un puits sans fond où il faut donner en permanence.
Aujourd'hui, on peut éradiquer la malnutrition. Il faut juste de l'argent. - A.-E.Lemoine: Ces enfants, leurs visages, les stigmates de la malnutrition sur leur corps, ça vous a bouleversé? - M.-O.Fogiel: Paradoxalement, quand on y est, on était dans une mission organisée par l'Unicef.
On est dans l'observation. On est dans une forme d'énergie. C'est quand on revient qu'on vit dans une forme de décalage.
Sur le moment, c'est moins éprouvant qu'on peut l'imaginer. C'est juste passionnant de s'ouvrir, de voir, de comprendre. J'étais très en retrait de la mission.
Ann a l'habitude, elle est très dans l'action. J'étais en marche. Dans les quelques jours au Bangladesh, ce n'est pas quelque chose qui vous éprouve et vous empêche de dormir.
Au contraire, vous ne ratez plus aucune minute pour vous en imprégner et enrichir l'expérience, venir témoigner, lever des fonds. Sur le moment, on ne rentre pas dans sa chambre en pleurs. C'est quand on rentre que c'est plus compliqué. - A.-E.Lemoine: En France, l'heure est aux coupes budgétaires.
Cette rigueur, vous la dénoncez avec un collectif d'associations dans une tribune parue dans "La Croix" car ça fragilise les programmes alimentaires. L'innovation, c'est un aliment thérapeutique prêt à l'emploi mis au point par 2 Français. C'est une pâte fortifiée de lait et de micronutriments.
C'est classé médicament essentiel pour l'OMS. Vous avez une proposition ultra concrète: un centime de taxe par canette sur les sodas, ça permettrait de financer combien de caisses de cette pâte pour financer autant de vies. - A.Avril: 2 millions de caisses pour sauver 2 millions d'enfants.
C'est très concret. Ce type de financement très concret, on l'a vu sur les taxes de transition financière. Ce sont des progrès considérables pour les organisations.
Ce sont des progrès durables. - M.-O.Fogiel: Les enfants que vous voyez, même pas ceux-là, ceux qui sont émaciés, la phase la plus sévère de la malnutrition...
Ils sont entre la vie et la mort. Grâce à cet aliment, ils reviennent à la vie. Tous ces enfants qui nous bouleversent tous, on a les images...
Il n'y a pas besoin d'aller sur place...
Grâce à ça, on peut les ramener du bon côté de la rive. - E.Tran Nguyen: Il y a les actions ponctuelles et urgentes comme ça, mais l'Unicef éduque aussi à la nutrition, apprend à cultiver ses propres aliments et propose des plats équilibrés.
M.-O.Fogiel, vous avez cette mère de 2 enfants plongée dans une pauvreté extrême qui souffrait de carences sévères.
Grâce au soutien de l'Unicef, elle a pu trouver une autonomie et offrir une vie digne à ses enfants. - M.-O.Fogiel: C'était concret et joyeux de voir ça.
Elle est autonome. On a passé un peu de temps avec elle. Quand on lui demande de quoi elle a besoin, elle nous répond qu'elle n'a besoin de rien.
Le programme de l'Unicef, qui a accompagné cette mère pendant 2 ans...
Le budget pour cette famille était autour de 1500 dollars. Cette famille, avec des enfants...
Pas besoin de décrire leur quotidien...
Ils sont sortis d'affaire. Dans le village où on était, c'est une forme d'exemple. C'est grâce au programme de l'Unicef.
Il y a des programmes de crise et d'urgence dans le camp. Au Bangladesh, 1 fille de moins de 18 ans sur 2 est mariée et souvent enceinte. Le cycle de la malnutrition met au monde un bébé malnutri.
Il faut prendre soin de la mère. Il y a des programmes développés par l'Unicef pour éduquer à la nutrition pour, derrière, casser le cycle infernal de la malnutrition. - A.-E.Lemoine: Cette cause-là...
C'est la première fois que vous avez un engagement humanitaire. C'est votre 1er voyage humanitaire. Après avoir passé 38 ans à raconter au monde... - M.-O.Fogiel: J'essaie de témoigner autrement. - A.-E.Lemoine: Notamment ce voyage pour sensibiliser le président de la République.
Il sera notamment là demain au sommet. Vous comptez sur lui? - A.Avril: On compte sur lui, sur les engagements qu'il a pris quand il a pris son 2e mandat.
Il a voulu mettre l'enfance au coeur de ses priorités, l'action humanitaire aussi. La France a malencontreusement reculé largement l'aide au développement. - M.-O.Fogiel: Tous les pays... - A.Avril: La France, c'est le 1er budget qui a été touché, -35 %.
C'est énorme, alors que la France était le 5e bailleur de fonds mondial. Comme vous l'avez dit, ça fait un effet domino sur de nombreux pays. Au final, l'investissement sur la malnutrition est l'un des meilleurs investissements qu'on connaisse.
Un dollar investi maintenant, c'est 23 dollars à long terme. - M.-O.Fogiel: C'est très concret.
Ce qu'il faut dire aussi sur la malnutrition et pourquoi cet engagement...
Plein de sujets peuvent toucher tout le monde, mais c'est à la base de tout. Si un enfant ne se développe pas correctement, il ne peut pas apprendre, travailler...
C'est la base de tout. Un enfant malnutri ne peut pas se développer dans la vie. C'est le point de départ de plein d'autres causes, toutes aussi nobles les unes que les autres.
Celle-là est peut-être la base. - A.-E.Lemoine: On peut faire un don sur le site de l'Unicef.
Le bandeau a été maintenu très longtemps à l'antenne. Merci à tous les 2 d'être venus sur le plateau de "C à vous". C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
On commence avec l'émouvant message de N.Demorand. - L.Sénéchal: L'animateur dévoile souffrir d'un trouble bipolaire diagnostiqué il y a 8 ans. ... - L.Sénéchal: N.Demorand sort demain un livre autobiographique intime sur sa bipolarité.
Il a été tiré à 100 000 exemplaires. C'est un livre événement. N.Demorand est également à la une du "Point"...
Une phrase choc pour créer un électrochoc et même un MeToo pour pousser les autres malades à parler. ... - L.Sénéchal: M.-O.Fogiel, quel regard vous portez sur ce combat?
Il est courageux, parce qu'on se met forcément en danger quand on se livre. - M.-O.Fogiel: Je connais cette maladie.
Mon père en était atteint. A l'époque, on parlait de maniaco-dépression. Je connais les ravages de la maniaco-dépression.
C'était quelque chose qu'on ne partageait pas. Mon père était chirurgien dentiste, il avait des patients. C'était compliqué de faire confiance à un personnel de santé atteint de cette maladie.
On monte très haut, on descend très bas. C'est toujours d'actu. Il a toujours été très bien accompagné.
On a été élevés dans ce secret lourd à porter. C'est très perturbant. C'est la 1re fois que j'en parle.
Quand j'ai vu que Nicolas faisait ça ce week-end, j'ai trouvé ça remarquable de le faire. - A.-E.Lemoine: Il faut en parler. - M.-O.Fogiel: Il n'y a pas de honte.
Le regard de l'autre est compliqué. D'abord, il y a des traitements grâce au lithium. - A.-E.Lemoine: Ca ne l'empêche pas d'être à la tête de la 1re matinale de France. - M.-O.Fogiel: Oui.
Vous avez travaillé avec lui. C'est quelqu'un qui est à sa tâche. - A.-E.Lemoine: N.Demorand, dont le patron vient d'annoncer son départ pour rejoindre BFMTV. - M.-O.Fogiel: Je lui souhaite bonne chance.
Premier degré... - A.-E.Lemoine: Je me demandais si ces allers-retours ne vous donnaient pas envie d'y retourner. - M.-O.Fogiel: On verra plus tard.
Aujourd'hui, j'essaye de profiter à fond de cette année où je fais autre chose. Je fais un livre avec Dupond-Moretti. Je passe un peu de temps dans cet engagement qui me passionne.
Je profite de la vie différemment. On verra plus tard. Je n'ai pas envie de me précipiter.
J'ai eu quelques propositions. Par principe, ce n'est pas le moment pour moi de me réengager tout de suite dans quelque chose qui sera chronophage. J'ai besoin de ce temps-là pour moi et un peu pour les autres. - A.-E.Lemoine: F.Ardant vient soutenir G.Depardieu à son procès. - L.Sénéchal: Elle a livré un témoignage de quelques minutes pour défendre son ami de 30 ans. "Moi, F.Ardant, je n'ai jamais assisté à un geste que j'ai trouvé choquant." Elle précise être une femme, avoir connu des choses comme ça. "Je sais qu'on peut dire non à Gérard." Voilà les mots de celle qui a tourné avec Depardieu dans le film "Les Volets verts".
Dans ce tournage, 2 femmes disent avoir été agressées par le monstre du cinéma. Lui qui est également accusé de viols, de violences sexistes et sexuelles par une vingtaine de femmes. Son avocat est depuis le début de ce procès très offensif.
Il présente même son client comme une victime. - Ces accusations, même si G.Depardieu n'est pas condamné, et il ne sera pas condamné, ont porté leurs fruits.
Socialement, G.Depardieu est disqualifié, banni. A partir du moment où vous êtes mis en cause dans une affaire d'agression sexuelle, quelle qu'elle soit, de la plus grave à la moins grave, vous êtes banni socialement. - L.Sénéchal: Ce procès est électrique.
M.Bouhafsi nous a dit qu'il avait fallu placer une policière entre les 2 camps. L'avocate de Sarah, une des accusatrices, a dénoncé l'attitude de la défense de G.Depardieu. - Ce n'est pas tendu.
C'est une agression en bonne et due forme. Un côté de la barre agresse l'autre côté de la barre. La violence de ce que sont en train de subir les parties civiles est exceptionnel.
Contrairement à ce que l'on a pu entendre à un moment donné quand quelqu'un a dit "c'est la défense", non, ce n'est pas la défense. - L.Sénéchal: Ce procès n'aurait dû durer que 2 jours mais il se prolonge au moins jusqu'à demain, 4 jours en tout.
G.Depardieu risque 5 ans de prison. - A.-E.Lemoine: Les réquisitions se poursuivent dans le procès de N.Sarkozy. - L.Sénéchal: Un procès intense.
Le procureur a fait un léger malaise tout à l'heure. Il a réclamé la condamnation de l'ancien président pour financement illégal de campagne électorale, en l'occurrence celle de 2007 et avec de l'argent libyen. N.Sarkozy a été désigné par le procureur comme le véritable décisionnaire et commanditaire... - C'est un peu comme un orage de grêle qui s'abat sur N.Sarkozy.
Demain sera une énorme journée. En fin de journée, le PNF va réclamer des peines. Les avocats de la défense redoutent des peines extrêmement lourdes.
Peut-être assorties de demandes de mandat de dépôt. - L.Sénéchal: Ca voudrait dire que N.Sarkozy partirait en prison immédiatement.
En plus, l'Etat libyen, celui d'aujourd'hui, réclame des millions d'euros en réparation. - L'Etat de Libye demande aujourd'hui 2 choses: 5 millions d'euros au titre de restitution de fonds qui ont été identifiés comme sortis des caisses de l'Etat de Libye à l'époque du régime du colonel Kadhafi, et un préjudice moral équivalent à 5 millions d'euros également. C'est lié à l'impact de la corruption qui lui est reprochée sur l'économie d'un pays. - L.Sénéchal: N.Sarkozy a déposé aujourd'hui un recours contre l'Etat français devant la Cour européenne des droits de l'homme.
Ca concerne sa condamnation définitive dans l'affaire Paul Bismuth. Il purge sa peine en ce moment sous bracelet électronique. - D.Cohn-Bendit: Je suis étonné de toutes ces affaires.
M.Le Pen, N.Sarkozy...
Ca me semble une histoire de mafia qu'on n'a jamais pu condamner...
Je ne sais pas s'il est responsable ou pas. Le parrain, on ne l'a jamais condamné. On n'a jamais pu prouver qu'un parrain était responsable.
Ils savent s'organiser. Ca me paraît être une histoire qui me dépasse. Je lis ça, j'entends...
On est en Amérique latine? On est où? - L.Sénéchal: C'est l'image que ça donne.
C'est un ancien président. - A.-E.Lemoine: Présumé innocent. - D.Cohn-Bendit: Même présumé innocent, qu'il y ait un tel procès...
Guéant, qu'est-ce qu'il faisait? Hortefeux...
C'est assez incroyable. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, le journaliste de "The Atlantic" persiste et signe après une invraisemblable fuite d'informations militaires sensibles. - M.Bouhafsi: Oui.
Il a été ajouté à son immense surprise dans une boucle de messages de hauts dirigeants des Etats-Unis. Il y avait J.D.Vance, M.Waltz, P.Hegseth...
Tous les décideurs qui discutent et lui n'en revenait pas. ... - L.Sénéchal: Il se rend compte que ça n'est pas une blague quand il constate que des frappes sur des rebelles houthis annoncés sur la fameuse boucle sont suivis de bombardements américains bien réels.
Pour la petite histoire, l'accoutrement dans lequel Trump a suivi ces frappes depuis sa résidence de Mar-a-Lago...
En tenue de golf. Depuis les 1res révélations, le camp Trump s'attache à minimiser et calomnier le journaliste, comme le ministre P.Hegseth, qui a retrouvé ses réflexes d'ancienne star de Fox News. ... - L.Sénéchal: M.Waltz est particulièrement visé par les critiques.
C'est lui qui a ajouté le journaliste dans la boucle. Mais la meilleure défense est l'attaque. M.Waltz accuse le journaliste de s'être débrouillé pour infiltrer le groupe. ... - L.Sénéchal: Il y a des auditions en ce moment, avec T.Gabbard et J.Ratcliffe, directeur de la CIA qui a l'air bien mal renseigné. ... - L.Sénéchal: E.Musk propose des experts techniques pour comprendre cette fuite.
Le journaliste a publié l'ensemble de la conversation aujourd'hui, en disant que s'il n'y avait rien de sensible... - D.Cohn-Bendit: Il n'a pas publié les noms.
Ils ont dit que c'était un mensonge. Il a dit: "J'ai les textos. Je peux vous les donner.
J'ai les noms." - L.Sénéchal: Il fait preuve de prudence. - A.-E.Lemoine: Quelle affaire! - P.Cohen: M.Rubio vient de dire que c'était une grosse erreur.
Changement de défense. Un aveu d'échec et d'erreur, le premier. - A.-E.Lemoine: "Souvenirs d'un apatride", coécrit avec M.Van Renterghem.
Merci d'être venu ce soir. Le site pour faire un don pour l'Unicef...
Merci d'être venus sur le plateau.
Daniel Cohn-Bendit