🗣️ Restitution Notre France, Parlons-en à Toulouse | Origines et enseignement du dispositif
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on est évidemment très intéressé par savoir ce que ça vous a fait j'allais dire à vous personnellement comme dirigeante du Parti socialiste président des Jeunes Socialistes députés européennes et surtout animatrice de l'ensemble de cette démarche merci tout le monde bonsoir Toulouse j'espère que vous allez bien chers amis chers toulousaines Toulousains je sais qu'il y a aussi quelques camarades socialistes qui se sont glisser dans la salle donc j'aimerais quand même vous vous saluer remercier toutes celles et tous ceux qui ont accueilli ces réunions dans leur fédération je vous vois ici mais je sais que Sarah aussi qui va prendre la parole plus tard à accueillli la Réunion dans le Nord merci de venir de Lille Sarah Olivier on a passé beaucoup de temps ensemble on passe on passe souvent du temps ensemble faut le dire parce que on se voit souvent au Parti socialiste on fait des réunions on travaille on discute mais avec Olivier fort on est allé dans SEP villes on a parcouru ensemble se villes en France alors on a commencé à Rennes ensuite on est allé à Douet on est à l'argenteuil à la scène surmer à Carcassonne à Guéret et j'en oublie une à famc vous me faites suivre merci les camarades de Toulouse que je vois derrière Sébastien vincini vous m'aidez et moi j'ai envie de vous partager peut-être mon ressenti sur ces réunions parce que j'ai eu le plaisir et je remercie Olivier fort de m'avoir fait confiance de piloter cette démarche autour de notre-france parlons-en avec la direction nationale du Parti socialiste et l'agence grand public Laurent et et FR qui était présent à mes côtés à l'instant l'ont bien expliqué moi dans cette démarche j'avoue qu'au début je me disais mais je sais que ça va être intéressant je sais qu'on va nous dire des choses mais je ne sais pas exactement ce qui va en ressortir je ne sais pas et j'ai hâte j'ai hâte parce que je sais je sais qu'on va se prendre des baffes je sais qu'on va se faire crier dessus je sais que certaines et certains vont nous dire mais en fait on ne vous attend plus ce qu'on le dit ce qu'on pense en fait vous le savez déjà et c'est ce que nous ont dit parfois des camarades qui venaient avec nous à ces réunions des camarades Mair députés élus locaux qui n disaient oui enfin Emma Olivier c'est bien joli vos réunions mais en fait dans nos permanences on a la même chose donc pourquoi est-ce qu'on fait ça pourquoi est-ce qu'on fait ces réunions et pourquoi est-ce que finalement il y avait une valeur différente à ces moments politiques si fort si important c'est cette réunion publique avec notre France parlons-en et bien l'objectif pour nous justement d'essayer de dire comment est-ce que maintenant on arrive à casser cette espèce de barrière de la langue qui oppose les citoyennes et les citoyens les Françaises et les Français des politiques en général nous on avait très envie de dire des socialistes parce qu'on avait envie de faire en sorte que ce soit une question très personnelle mais la réité c'est que à la fin la question c'était des politiques et il fallait qu'on arrive un peu un peu à réenchanter la démocratie et rapidement on s'est rendu compte que c'était pas dans ces réunions là qu'on allait réenchanter la démocratie parce que nous notre rôle dans ces réunions là c'était de parler et même pas de parler d'ailleurs je dis des bêtises nous on parlait après quand on avait la chance de pouvoir partager un verre de jus d'orange avec les personnes qui étaient venu mais notre rôle notre important dans ces réunions c'était d'écouter céit de s'asseoir de se taire et d'attendre d'attendre que les baffs arrivent mais en fait pas que les baffs il y en a a eu des baffes des colères des tristesses et moi j'ai envie de vous parler de tout ça mais vous l'avez un peu vu on les a eu ces maman solo qui nous parl de ce sentiment d'abandon on les a euu ces jeunes qui nous parlent de parcours sup comme d'un traumatisme alors que ça devrait pas être un traumatisme d'aller à la fac ça devrait être un moment d'espoir on les a eu ces agriculteurs ces agricultrices ces personnes aussi qui sont caissers ou caissière au supermarché qui nous disait mais il y a 4 5 ans vous nous applaudissiez on était votre espoir et aujourd'hui aujourd'hui on crève la bouche ouverte et vous vous en tapez vous vous en tapez alors nous on disait mais non non c'est pas vrai si on vient vous voir si on est socialiste si on est militante et militant c'est qu'évidemment on s'en tape pas c'est que l'indifférence c'est pas nous mais pourtant c'était ça qu'on représentait quel que soit notre âge quel que soit notre mandat si on était mandat ou pas quel que soit depuis combien de temps on était responsable politique on représentait quelque chose que certains n'avaient pas envie d'écouter d'aimer à la fin et ça ça nous a heurté évidemment que ça peut nous heurter mais passer tout ça on écoute d'autre chose et on écoute les espoirs parce que des espoirs en fait il y en a eu plein il y en a eu plein vous avez vu ces enfants parce qu'on a eu la chance d'avoir des très très jeunes qui venaient dans ces réunions et qui n disaient mais moi moi j'aime la France moi j'aime la France pourquoi est-ce que on a le droit de dire j'aime la France que quand il y a un match de la Coupe du Monde ou quand il y a les Jeux Olympiques pourquoi est-ce que j'aime la France c'est que quand il y a Léon marchand qui nage alors que même si Léon marchand ici à Toulouse je sais que ça veut dire quelque chose mais j'aime la France moi je le dis moi je le dis je suis moi je suis ici d'une famille qui est arrivé en France pour fuir la haine à l'autrebout du continent et qui est venu chercher dans la France ses valeurs et qui parfois même quand elle est arrivé en France les pas les a pas trouvé tout de suite et qui s'est dit bah on va aller résister pour les trouver pour les chercher et ça mais ça les amis toulousain toulousin je sais que si vous êtes là c'est parce que vous le savez moi cet espoir cet amour je l'ai vu partout je l'ai vu partout un espoir fou un espoir fou combiné une colère parce qu'en fait c'est ça notre défi pour nous aujourd'hui c'est comment est-ce qu'on arrive à faire mieux alors on en a vu des gens qui ont dit faites mieux faites mieux c'est à la génération d'après de faire mieux et puis et puis en fait vous avez fait des trucs vous avez raté donc maintenant faites mieux parce qu'en fait nous on a raté maintenant c'est à vous alors passer le moment où on dit bon papi c'est facile à dire maintenant comment est-ce qu'on arrive à faire mieux moi c'est c'est ma question de dirigeant de politique socialiste de président des Jeunes Socialistes c'est ma question de parlementaire aussi comment est-ce que maintenant on arrive à faire mieux comment est-ce qu'on se dit bah comment est-ce qu'on casse cette barrière de la langue j'étais à côté à l'instant de Sébastien vincini mon camarade ami président du conseil départemental de hutegaron et Sébastien me disait moi j'essaie de me débarrasser de mots dans la bouche tu me disais ça tu me disais moi je parle plus de ruralité tu je parle de campagne tu me dis je parle plus de famille monoparentale je parle de mère célibataire parce que même nous on est englué dans des trucs on parle plus français on parle plus français alors que on est en fait des Françaises des Français des citoyens comme les autres finalement juste à un moment on a eu le déclic on a passé la porte du local de section on a eu des personnes qui nous ont on expliqué comment les choses pouvaient se faire mais moi j'y crois voilà c'est ça en fait que j'ai envie de vous dire c'est que moi je suis terriblement optimiste je pense qu'on peut le faire et je voudrais vous remercier les personnes qui ont accepté d'être interviewé dans ces enquêtes qui sont venu parler dans nos réunions parce que vous nous avez donné en fait mais une nique terrible quoi on sortait de ça et on disait oui en fait ça c'est à nous de faire le boulot parce que si on a lancé notre France parlons-en si on a lancé positif c'est parce qu'on s'est dit nous on est des militantes et des militants socialistes qui avons envie de créer un projet on a envie de pas uniquement être contre quelque chose parce qu'en fait on est contre quelque chose aujourd'hui on est contre le rassemblement national on est contre l'extrême droite qui casse tout qui veut tout casser dans la République on est contre la droite qui aujourd'hui est en train d'affaiblir tout le monde d'appauvrir tout le monde on est contre aussi parfois certaines voies qui qui s'élève dans notre propre camp à gauche et qui nous affaiblisse qui nous tachche et on l'a encore vu ces derniers jours mais on le sait aussi ça ne suffit pas ça suffit pas de dire on est contre ça marche pas ça marche plus donc là la question maintenant c'est mais pourquoi pourquoi on fait de la politique pourquoi est-ce que nous socialistes on a envie de dire en 2027 parce que vous l'avez compris aujourd'hui ce n'est pas la fin d'une aventure c'est une étape pourquoi ce qu'on fait de la politique et pourquoi est-ce qu'on a envie de dire aux françaises et aux Français qui nous ont dit à longueur de réunion parfois on ne croit plus en vous pourquoi est-ce qu'on veut que les Françaises et les Français croient de nouveau en nous pourquoi est-ce que nous on pense pouvoir encore être pertinent et bien pour répondre à toutes ces questions j'ai le plaisir de demander à m'accompagner sur scène trois camarades membres avec moi de la direction nationale du Parti socialiste Sam alal Corine narassigin et Diana [Applaudissements] badiop vous avez le micro ouais ouais alors chers amis je vais vous demander on a un peu préparé on s'est dit comment est-ce qu'on va faire en sorte que ce moment soit dynamique parce que déjà j'aimeris vous présenter évidemment toutes les trois Corine Nar cigin tu es désormais sénatrice de scè Saint-Denis Diana badiop tu es notre député desvelines et Samira tu es une camarade du Pas de Calais et aujourd'hui tu es aussi notre secret international en charge des questions de handicap le handicap qui a notamment été un sujet qui est beaucoup revenu dans ces réunions je vais vous faire réagir une à une à des petits clips vidéos d'extrait que vous n'avez pas encore vu notre tour de France et donc je me permets de lancer le premier clip on verra si ça marche les quartiers populaires ce sont les les endroits oubliés par la France c'està-dire que la France commence aux frontières des quartiers on a monté un collectif en 2022 pour défendre la beauquaire on l'a fait pour notre France parce qu'on avait aussi marre qu'on nous disent que nous les enfants d'immigré on était des assistés les Français les Italiens les Espagnols ont réussi à s'en sortir il reste nous c'est pas faute d'avoir fait des études c'est pas faute d'être de bons citoyens nous sommes encerclés dans un piège où quitter nos nos quartiers et obtenir un emploi à la hauteur de nos qualifications c'est pas possible moi personnellement j'ai grandi dans un quartier je suis né dans un quartier mon père est marocain et ma mère est marocaine né en France je suis né en France on va être en bas d'une tour on va discuter on va nous assimiler à quoi à des dealers des terrains de drogue tout ce qui se passe qu'est-ce que nous on à voir là-dedans et pourtant je travaille je me donne la peine je je me tue au boulot malheureusement nous on est que citoyen ça veut dire on vit là-dedans on est tous dans le même trouara moi j'appelle ça un trouara ça veut dire que il y a une issue mais laquelle j'ai grandi bah dans un quartier très défavorisé à famc j'ai grandi que dans la cité j'ai grandi que dans ça dans la délaquance je vous dis la vérité dans la drogue tout ça ça c'est mon domaine dans les cités dans les ghos tout ce genre de choses là ce sont des enfants qui n'ont pas connu autre chose un monde extérieur que le monde où ils vivent il faut les accompagner il faut essayer de les comprendre il faut pas rester c'est là en face deux dire ah ça c'est un enfant difficile ah ça c'est un auto difficile non c'est pas oui je vais lui donner comme on dit je vais lui donner des vacances pour comme ça il se calme un peu non ça marche pas comme ça alors Corine c'est toi la première à qui je demande de réagir à cette séquence qu'est-ce que toi tu en as retenu et ça appelle quoi pour la suite pour nous socialistes alors bonjour à toutes et tous je suis heureuse d'être avec vous ici et je crois que on a du travail qui est fait au parti depuis longtemps mais que ce qu'on a entendu cette ce m de restitution percute nous percute quand même et et nous montre que bah si on avait travaillé dans la bonne direction on a besoin quand même d'approfondir d'enrichir et vraiment de rentrer dans la vie quotidienne des gens et d'apporter des réponses qui leur parlent vraiment dans le leurs problèmes les plus proches et je trouve que ce qui est assez frappant c'est que finalement il y a cette unité dans le diagnostic quel que soit les terr et on a beaucoup de fractures territoriales on a beaucoup de de zones dans ce pays qu'on estime être des territoires oubliés de la République de notre Pact social et que ce soit dans les quartiers populaires ou dans des zones qui sont milieux urbain ou urbains ou soit des milieux plus ruraux ou dans nos outremers finalement bien d'abord ce qu'il y a c'est le manque de service public la République c'est d'abord les services publics c'est d'abord l'accès à une éducation de qualité pour ses enfants c'est l'accès aux soins c'est aussi le droit à la sécurité à la justice au quotidien euh et et puis c'est aussi pouvoir bah avoir un avenir notamment on parle beaucoup de la jeunesse avoir un avenir donc des perspective économique avoir un aménagement du territoire un des transports qui désenclav et donc c'est vraiment finalement ce qui a fait toujour fait le le cœur de nos combats à gauche en tant que socialiste euh la République sociale le pacte social auquel on doit vraiment aujourd'hui enfin qu'on doit remettre vraiment au cœur de nos travaux et je crois qu'on a on a déjà fait du travail au parti et qu'on va pouvoir vraiment beaucoup l'enrichir avec avec cette tournée de la France notre France parlons-en merci beaucoup Corine je vais demander avant qu'on lance le deuxième clip peut-être juste à Dienaba discrètement de te retourner parce que sinon la caméra le live ne te verra pas on va continuer à tourner et à se voir vers vous aussi chers camérad ne vous inquiétez pas n ne vous oublions pas mais du coup on va lancer le deuxième clip et c'est Diaba qui se prépare c'est Samira qui se prépare pardon le racisme dans nos territoirees ça devient pratiquement du quotidien j'ai un associé né en France qui a grandi dans un village qui s'appelle Mohamed Mayi ce mec-l c'est mec àord issu de l'immigration il vit le racisme chaque semaine et aujourd'hui les langues se délitent salarab B des choses qu'on attendait pas encore il y a quelques temps et aujourd'hui on a besoin de vous les politiques de nous donner des solutions et des choses pour continuer à garder espoir je suis sénégalaise et quand on dit Sénégal on parle France parce que ancienne colonie on me demande souvent pourquoi j'ai choisi la France pour moi c'était évident liberté égalité fraternité je travaille je paye mes impôts mais en fait ma voix ne compte pas on me voit pas comme un avenir on me voit comme un problème la France était à terre d'accueil dans les années 50 60 je suis fils et Petitfils de cérgiste on a tous trava dans la cidérurgie mais aujourd'hui la cyérurgie elle au déclin vous vous rendez compte c'est ce qui a fait vivre la France dans les années 60 on a reconstruit on a fait des usines il y avait tous les fils d'immigrés aujourd'hui on parle de racisme et tout mais c'est quoi ça avant les voisins cé italiens des Polonais et ils ont construit des maisons on habitait à côté de l'autre on sortait on buvait le café on mangeait ensemble et voilà et il y avait pas de racisme et aujourd'hui la cyérurgie quand les gens sont dçu votent quoiextrême droite moi ma France et la France de 98 la Coupe du Monde black blanur où tout le monde s'aime je suis enfant de mineur mon père est arrivé en France dans les années 60 on nous a fait croire à l'égalité des chances et c'est pas vrai la discrimination existe en France alors moi maises frère se faisait contrôler dans la rue aujourd'hui mon fils il a 16 ans il se fait contrôler dans la rue je trouve pas ça normal je suis française il est français donc quand je suis sans cesse renvoyé à ça alors on on le voit il y a beaucoup de personnes qui souffle face aujourd'hui aux discriminations qu'ils vivent qui rendent finalement beaucoup de choses impossibles au quotidien et on a on a eu ces phrases hyper fortes que je pense chacun a noté mais qui était de dire mais en fait à partir de quand à partir de combien de générations en fait dans ce pays on peut être français reconnu comme français considéré comme français toi diabas cette séquence qui parle évidemment beaucoup de discrimination de racisme comment toi tu l'as comment tu l'as ressenti est-ce que il y a des tu as eu des des choses qui surprenantes ou c'est pas comme ça que tu l'as prise en fait elle elle est elle me percute d'autant plus que c'est euh c'est des questions qu'on se pose encore moi je suis députée depuis euh le 8 juillet enfin le depuis le 7 juillet dernier et encore aujourd'hui en tant que député il y a des gens qui me demandent de justifier du fait que je suis française j'ai des filles qui sont aussi françaises à qui on rappelle sans cesse qu'elles sont peties filles d'émigré mon père il était ouvrier chez Renault et j'ai grandi comme beaucoup dansun quartier où c'était un melting pot où on se posait pas de question alors qu'est-ce qu'on a loupé moi c'est la question que je me pose c'est qu'est-ce qu'on a loupé pour que aujourd'hui encore il y ait des gens qui me demandent moi badiop député de la 9e circonscription oui mais vous êtes d'oùx en vrai avant c'est vrai parce que on continue de me demander ça et pourquoi encore aujourd'hui je reçois des raides racistes sexistes islamophobe alors que je suis une élu de la République et donc ça ça nous percute toujours et ces discriminations mènent à cette espèce de sentiment que finalement on sera jamais intégré peu importe ce qu'on fait peu importe euh à qui on parle peu importe le parcours et ben il y a toujours un moment où on vous rappelle que vous êtes d'abord venu d'ailleurs alors comment se sentir d'ici quand on vous dit tout le temps que vous êtes venu d'ailleurs alors nous on a fait des propositions euh au niveau du du parti parce qu'on a beaucoup réfléchi sur ces questions-là et euh une des premières proposition c'était de dire est-ce qu'il ne faudrait pas un ministère dédié aux discriminations c'est-à-dire être en capacité de pouvoir à un moment donné avoir tout un travail qui soit coordonné rattaché au Premier ministre ou à la première ministre pour lutter efficacement contre ces discriminations parce que on est en 2025 elles existe toujours et quel que soit votre niveau elle vous percute encore et puis on s'est demandé la question de dire est-ce qu'il faut pas aussi nous arrêter de nous cacher derrière notre petit doigt et de pointer de manière distincte et de manière beaucoup plus fine toutes ces discriminations c'est-à-dire un testing peut-être aussi au niveau national dans nos services publics parce que les discriminations elles existent aussi dans nos propres services publics on le sait avec la police mais c'est aussi à l'hôpital c'est aussi lorsque vous allez chercher du travail même dans les collectivités territoriales il y a encore de la discrimination bah c'est finalement comment est-ce qu'on arrive nous aujourd'hui à convaincre de ça di parce que moi je te pose la question on a été au pouvoir de 2012 à 2017 on avait une chance de faire des politiques publiques anti raciste à ce moment-là de faire le récip de contrôle d'identité dans les contrôles de police beaucoup nous ont voé des contrôles c'est quelque chose que toi tu portes au Sénat Corine com est-ce que tu penses que en fait on peut encore être convaincant alors qu'on a peut-être été d je crois que d'abord pour être convain quand il pour être crédible faut déjà reconnaître qu'on n' pas fait tout ce qu'il y avait à faire si déjà on reconnaît qu'on a failli sur un certain nombre de questions déjà les gens vont dire bon bah au moins déjà vous reconnaissez que vous avez fait des erreurs et que vous n'avez pas été parfois à la hauteur des espérances que nous on portait mais moi ce qui m'a touché c'est l'espoir c'est les gens c'està dire que encore aujourd'hui ils nous disent faites ils auraient pu dire bon c'est bon restez chez vous euh on vous a assez vu on va se débrouiller tout seul mais moi ce que je retiens de ça c'est que encore aujourd'hui ils attendent de nous qu'on soit un débouché politique alors il va falloir le faire merci Diaba et avant de de terminer cette séquence avec Samira je propose de regarder un dernier extrait de ces 70 he de réunion avec vous on se lève tous les matins pour aller travailler mais on a l'impression que les gens courageux ben ils déméritent en fait le salaire qu'on a et on paye une facture et ben on peut à peine manger on peut à peine se payer quelque chose quoi si on se fait un plaisir on peut pas ou alors le mois prochain on le paye donc on peut pas se faire plaisir en fait on se lève pour payer il y a 30 % aujourd'hui des femmes qui sont monoparental on s'en occupe pas on n a rien à des femmes qui galèrent qui font la guerre la guerre à se lever le matin s'occuper de leurs enfants à trouver des solutions comment débattre avec une voisine si elle peut récupérer à l'école aller faire ses courses parce qu'elle a trois ou quatre boulots qu'elle est payé que 500 ou 600 € par mois qu'elle arrive même pas à manger trois fois faire trois repas mais c'est ça c'est la réalité messieurs c'est la réalité la France on a la CMU on a les aides sociales pas de souci mais pour avoir un appartement on fait comment pour vivre on fait comment on vit pas on survit en fait moi je sais avec des amis B des fois on se on mange tous ensemble on prend quelque chose au magasin et on mange tous ensemble pour pouvoir partager mais les gens les pauvres qui sont tout seuls c'est normal voir des SDF à l'heure d'aujourd'hui mais pas du tout en fait on doit c'ider c'est la France ça va pas ça va pas Samira comment est-ce que tu tu as ressenti cette extrait toi tu en plus tu es dans une dans un département pardon le pas decalais tu es militante à ainbaumont c'est des réalités que tu connais que tu nous racontes régulièrement évidemment comment est-ce que toi tu ressens tout ce que tu viens d'entendre là alors disons que les témoignages qu'on a pu entendre je les entends je les connais je suis moi-même maman solo donc là je vais vous donner des chiffres parce que les chiffres sont parfois assez parlants on a une famille sur quat en France qui est une famille monoparentale et dans 85 % des cas à la tête de ces familles monoparent on y trouve une femme une femme qui assume à elle seule la responsabilité éducative financière et la fameuse charge mentale qui repose uniquement sur sur ses épaules beaucoup aussi gèrent leur foyer 365 jours par an parce que il y a un parent démissionnaire elles doivent courir après une pension alimentaire parce que aujourd'hui en France encore aujourd'hui le droit de visite est un droit c'est pas du tout tion donc le parent démissionnaire fait ce qu'il veut et au final on a un parent qui reste seul à à gérer à gérer ses soucis 41 % des de ces familles vivent sous le seuil de pauvreté parce que on a une logique familiale une organisation enfin je pense que beaucoup ici savent ce que c'est quand on doit courir quand on a des voilà un mode de garde qui n'est pas adapté à des des horaires donc on doit accepter un emploi précaire des temps partiels subis et à côté de ça donc tu tu l'as rappelé je suis aussi secrétaire national en charge du handicap il y a parfois la question du handicap qui s'invite dans les familles on a 20 % des enfants porteurs de handicap qui vivent dans une famille monoparentale donc en plus de tous les soucis donc on doit courir se B comme le disait la dame parlerit de guerre le mot est fort mais oui c'est c'est une guerre du quotidien qu'on doit mener parfois quand les administrations quand on ne parle pas du regard du regard des autres sur votre situation sur votre parcours quand on s'ajoute à cela les soins les soins au quotidien quand on ajoute à cela des solutions de scolarité qui ne sont pas adapté on a beaucoup d'enfants qui ne sont pas scolarisés ou alors des temps de qui ne sont pas scolarisés à temps plein donc tout ça c'est un quotidien qui est chronophage euh les démarches sont longues comme l'a rappelé tout à l'heure Sébastien les délais MDPH sont très longs donc c'est de l'attente c'est du stress de ne pas savoir quelle solution sera apportée à nos enfants parce que parfois les les solutions sont quasiment inexistantes et puis il y a aussi la situation des des parents solo qui sont eux-mêmes porteurs de handicap alors et quand il s'agit des femmes et ben on est trois fois plus exposés euh au chômage trois fois plus exposé à la précarité et parfois l'handicap le handicap du parent et une simple conséquence des années apporter un quotidien qui est lourd je peux en témoigner moi-même je suis porteuse d'un handicap mais personne saurait deviné lequel parce que comme 80 % des handicap mais il est totalement invisible mais c'est juste la conséquence d'années d'épuisement mais je ne suis pas la seule bon voilà enfin je suis pas là non plus pour pour pour me plaindre mais c'est juste pour vous dépindre le quotidien de milliers de familles en France et je suis assez fière de faire partie de cette famille socialiste qui porte les combats pour les familles monoparentales euh voilà j'en ai pour preuve la la proposition de loi que porte Philippe Brun pour créer un vrai statut des familles monopar mental un droit au répi euh et voilà une reconnaissance administrative de la situation des ces familles et puison les socialistes là j'ai en face de moi une députée une sénatrice et donc je je je sais je sens je sais que les voilà les les les combats qu'elle porte et voilà on porte les socialistes dans globalement la famille socialiste porte notamment donc la création de plus de postes d'Es avec un vrai statut parce qu'il faut aussi préciser que la grande majorité Desh sont des femmes et donc voilà donc globalement tout ce que j'ai à vous dire en tout cas merci pour votre écoute et merci Emma pour ce Tour de France merci beaucoup et avant avant mesdames juste de vous faire descendre de scène c'était important qu'on puisse parler du travail qu' a mené au Parti socialiste notre camarade Fatia qui loui Corine tu en direou oui oui juste je vais pas pouvoir détailler les 24 propositions qu'elle a fait avec son groupe de travail mais je voulais quand même saluer ce travail qui a été fait par la députée de sens euh également comme moi de sur le les quartiers populairire euh et et qui finalement je le disais au début peut aussi servir dans d'autres territoires mais qui sont bien sûr spécifique sur ces ces quartiers populaires parce que on a un énorme enjeu aujourd'hui pour notre jeunesse d'abord mais pas seulement pour les familles qui vivent sur les services publics sur le fait qu'elles ont droit aussi à qu'on casse ses égalité territoriale et puis je je voulais saluer aussi le travail qui a été fait par Émilienne pour sur un autre sujet Émilienne pourirol qui qui vient juste de de de partir mais avec avec la sénatrice an le wou des codes d'Armor sur les l'accès sur les déserts médicaux et et vraiment sur des solutions de proximité qui je crois peuvent répondre aussi à à beaucoup des problématiques et dans nos quartiers populaires et partout en France merci beaucoup à toutes les trois pour ce moment extrêmement important avant allez-y je vous en prie les filles le le avant peut-être de vous le savez Olivier fort va bien de prendre la parole mais avant de laisser la parole à notre premier secrétaire j'ai le plaisir de d'appeler quelqu'un qui a mené un travail extrêmement important au Parti socialiste depuis maintenant plusieurs mois quelqu'un qui et j'en ai un peu parlé tout à l'heure mais qui est notre première secrétaire fédérale dans le Nord et qui a mené deux travaux conjointement extrêmement importants pour aujourd'hui et dont j'ai envie qu'elle nous parle à la fois elle a mis travaille le Parti socialiste dans avec un grand séminaire notamment pour lutter contre l'extrême droite avec notre camarade ninué des camp mais aussi Sarah qui est riche que du coup j'appelle a pu porter la convention retrouvons le peuple au Parti socialiste Sarah je t'en prie rejoins-moi pour pouvoir nous dire quelques mots [Applaudissements] là-dessus voilà Sarah Sarah je t'en prie tu as tu as vécu plusieurs réunions avec nous notamment Douet dans ta fédération du Nord mais tu as pu aussi suivre le début de cette réun tu as pu voir d'autres extraits toi tu en retiens quoi de notre France parlons-en et bien j'en retiens que les classes populaires sont au final très diversifié qu'il n'y a pas les campagnes contre les villes il n'y a pas les ouvriers contre les cadres et il n'y a pas les descendants nmidrés contre les Français d'origine et j'en retiens qu'au contraire tout le monde veut faire partie de la même photo tout le monde veut être dans la même société mais il faut encore se donner les moyens et ces moyens c'est l'égalité c'est les conditions d'accès aux ressources à l'emploi et c'est les répartitions des richesses parce parce que sinon on reste dans cette société figée où les uns et les autres ne peuvent pas bouger ne peuvent pas changer de classe et ne peuvent pas voir leurs espoirs se réaliser donc rien n'est figé et si on s'en donne les moyens il est possible d'avancer vers une société du vivre ensemble et d'une société qui au contraire réunit plus qu'elle ne divise merci beaucoup Sarah mais le travail il continue notamment je sais que tu tu mènes beaucoup de travaux dans le Nord notamment et puis en dans la France entière parce qu'on va devoir être en ordre de bataille aussi pour les élections municipalesqu Vienne convention retrouvons le peuple c'est quelque chose qui a motivé mobilisé beaucoup de camarades socialistes mais sur la lutte contre l'extrême droite tu as parlé finalement de toute la diversité des réponses ce que tu nous disais je pense que ça correspond bien à ce qu'on voit aujourd'hui c'est qu'il y a pas une réponse sans doute il y en a une multitude et ça correspond à ce qu'on dit sur avoir un projet socialiste positif est-ce que tu es d'accord avec ça bien sûr moi je crois beaucoup au droit au bonheur je crois que ce qui est en train de se passer en France c'est-à-dire l'ancrage du vote RN dans les campagnes dans les zones périurbaines n'est pas inéluctable et au contraire et c'est le sociologue Benoît cocard qui le montre il y a dans ces milieux-là beaucoup de solidarité il y a la valorisation aussi d'une autre forme de réussite peut-être pas celle par les études mais celle par une réussite par le travail par l'auto-entrepreneuriat et c'est aussi ces modèles que la gauche doit valoriser et la gauche ne doit pas se montrer méprisante avec ces jeunesses populaires qui au contraire veulent réussir par elles-même et veulent ne veulent pas attendre qu'on leur tne la main mais veulent bien au contraire pouvoir saisir cette liber liberté donc c'est un travail qu'on continue de mener avec le Parti socialiste et que je suis fière de pouvoir entreprendre parce qu'il est nécessaire pour que demain voilà la gauche gagne en France et apporte des véritables réponses à toutes les questions qu'on s'est posé à tout ce constat qu'on fait depuis désormais de nombreux mois merci beaucoup Sarah kerich qui est notre camarade donc conseillère régional des Haut- France secrétaire national du Parti socialiste à la lutte contre l'extrême droite le travail continue alors vous l'avez entendu les socialistes ils se posent beaucoup de questions mais ils se remettent aussi beaucoup en question ils se rem m beaucoup en question et ils n'ont pas envie de refaire les mêmes erreurs année après année qui peut-être nous amèneent aussi parfois à refaire ces consultations citoyennes qui nous amènent à discuter mais surtout à écouter les Françaises et les Français on l'a entendu les Français ils ont envie d'autres discours d'autres idées et c'est ce à quoi on va s'atteler parce que le travail que vous voyez tout toutes les paroles que vous avez entendu toutes les discussions toutes les interviews tout cela va faire l'objet d'un travail important notamment accompagné de chercheurs de chercheuses mais aussi de militantes et de militants de citoyen et de citoyens qui juste envie qui ont juste envie de rejoindre ce travail parce que pour nous c'est essentiel de se dire que ce qu'on fait bah c'est pas que de la com parce que parfois c'est un peu ça la politique on a un peu l'impression que c'est que de la com que c'est que des mots qu'on a trouvé qui correspondent bien à un moment marketing une envie de pub alors que c'est plus ça qu'on peut faire et c'est plus ça qu'on a envie de faire tout à l'heure vous nous avez entendu parler de langage et moi j'ai pu dire notamment reprenant les mot du camarade Sébastien qu'il était temps de casser cette barrière de la langue qui nous oppose aux Français et au français moi je fais de la politique depuis que j'ai 15 ans je me suis engagé à l'époque j'étais lycéenne en sc etarne j'habitais en nessonne je de m'engager parce que je me suis dit bon ben je me sens plutôt de gauche passons la porte d'un local de section puis dans un local de section alors j'ai adoré j'ai rencontré des camarades mais j'ai aussi appris des nouveaux mots des mots qu'on dit pas ailleurs et il est temps peut-être qu'on arrive à se départir des mots qu'on utilise que dans des réunions politiques des mots qui n'ont plus forcément de sens derrière leur formatage médiatique et marketing et je pense que c'est un peu notre boulot donc moi je le dis il y a des discours des fois j'en peux plus quoi je me dis mais je m'ennuie j'entends le début de la phrase je sais déjà ce qu' est à la fin du dernier paragraphe je l'ai la métaphore filée sur un truc et je comprends pas ce que ça veut dire je sais pas ce que ça dit de plus et je pense que l'heure de ces discours là un peu vide de sens vide d'émotion le temps de ces discours finalement qu'on a plus très envie d'entendre bah ce tempsl il est il est passé il est terminé
Corinne Narassiguin