Budget 2026 : "François Bayrou doit proposer à la France un budget de rigueur", lance le député centriste Richard Ramos
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Bonjour Richard Ramos, l'Elysée l'a donc annoncé hier soir, Emmanuel Macron veut une nouvelle, une troisième convention citoyenne, cette fois sur les temps scolaires, les vacances, les journées de cours des élèves. Alors on sait que ces rythmes scolaires c'est un sujet très sensible, est-ce que c'est vraiment le bon moment pour faire ça ?
Attendez, il faut le faire, je veux dire aujourd'hui l'avenir de la nation c'est nos enfants et donc aujourd'hui il faut le faire, il faut tout prendre à bras le corps, c'est fini les coups de rabot etc. Les français ont bien compris qu'il fallait faire de vraies réformes et celle-là elle est importante et j'entendais sur votre antenne ce matin la spécialiste Madame Lecomte raconter des bêtises nous expliquant ce matin la grande spécialiste qu'en fait il fallait laisser les vacances scolaires à les grandes parce que comme les parents ils avaient divorcé, il fallait que chacun ait le droit à les parents.
C'était son raisonnement de dire on garde les grandes vacances et on diminue éventuellement les petites vacances.
Elle disait parce que les parents sont divorcés, deux fois elle l'a dit parce que les parents sont divorcés et que derrière... C'est une réalité mais c'est des enfants qu'il faut mettre au cœur du sujet, on est aujourd'hui dans l'éducation, on a décroché internationalement. Oui elle avait raison sur la partie des rythmes scolaires, elle a raison quand il faut mettre l'après-midi de la culture et du sport mais c'est l'enfant qu'il faut et l'intérêt de la France. Aujourd'hui on décroche donc aujourd'hui sur ces sujets-là comme les autres il faut tout prendre à bras le corps.
Et donc oui le président a raison, oui il faut demander évidemment aux citoyens mais quand même il faut que les politiques s'achètent juste un brin de courage.
Est-ce qu'il n'y a pas un petit risque parce qu'effectivement Adrien le rappelait au début de l'entretien, il y a déjà eu, c'est la troisième convention citoyenne. Si on se réfère à la convention citoyenne sur le climat, seules 18 propositions sur les 146 ont été reprises de manière intégrale alors qu'Emmanuel Macron avait dit je prends tout sans filtre. Est-ce que ça ne va pas créer à nouveau de la frustration, une machine à gaz pour rien ?
Vous avez vu sur vos antennes ce matin aussi vous avez passé cette loi proposée par le député Falorni et là il y a eu des conventions sur la fin de vie avec des citoyens qui ont participé et on va aboutir à un texte. Donc ça fonctionne.
On sait que sur l'éducation, pardon Richard Rameau, ça ne passe pas forcément que par la loi, c'est aussi beaucoup de réglementaires comme on dit, des textes pris par les ministres directement. Donc il n'y a pas forcément de débat démocratique à proprement parler.
Vous avez raison mais moi j'ai connu le début du participatif, c'était Madame Ségolène Royal qui nous faisait venir les élus ruraux qu'on était avec des décisions qui avaient déjà été prises. Ça n'aubère pas le courage politique. Moi je suis pour une démocratie représentative. On va devant le peuple pour savoir ce qu'il veut, c'est ce qu'il est en train de faire. Mais après on a le courage de prendre des décisions et qui sont parfois pas dans l'intérêt immédiat des gens. Donc ça doit se traduire par une loi ? Une loi, ce sera peut-être compliqué aujourd'hui. Il y a plein de moyens. Ça peut être un référendum. Ça peut être une loi quand il faut que ça soit une loi.
Mais on ne peut pas aujourd'hui être en dégringolade au niveau de l'éducation. On ne peut pas avoir des enfants qui savent à peine écrire, à peine lire.
Mais ça c'est de la faute du rythme scolaire ? C'est parce qu'ils ont deux mois de vacances par an que ça pose problème ?
Tout ça est un tout. Il faut revaloriser nos enseignants. Il faut revaloriser ce métier-là. Il faut faire en sorte que quand les enseignants dont on a besoin, donc il faut saluer le travail...
Je ne suis pas certaine que ce soit dans le contenu de la convention citoyenne qui s'ouvre en juin.
C'est précisément d'ailleurs ce que dénoncent les syndicats en disant que c'est une diversion pour ne pas parler du salaire des enseignants et des conditions de travail.
Dans le rapport citoyen, on l'aura aussi. Il faut remettre l'éducation par exemple. Alors sur l'éducation, c'est une dégringolade. Moi, vous savez, je faisais l'aide aux devoirs, ma femme faisait l'aide aux devoirs dans notre village. On a vu sur les années, plus personne n'est capable de vous réciter une récitation de Mandeleau, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai, Hugo. Personne ! On a l'impression qu'aujourd'hui le niveau s'affaisse. Il faut se réveiller.
Je vous rappelle juste qu'Emmanuel Macron est au pouvoir depuis 2017.
Mais moi, je pense qu'on n'a pas été bon. Peut-être qu'on sera viré. Il n'y a aucun sujet. Vous savez, en 2017, j'avais dit si on n'est pas capable de faire de la politique autrement, on sera viré. Eh bien, on sera peut-être viré. On a encore un peu de temps. Eh bien, faisons-le.
Est-ce que le Premier ministre va être viré ?
Alors voilà, parce que lui, il avait promis justement d'en faire de la politique autrement. Il se trouve que François Bayrou est quand même désormais le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République. Alors, si on cite, par exemple, le baromètre du Figaro, 14% de cote de popularité. Comment vous expliquez ça ?
Déjà, il est arrivé dans une situation qui était intenable. Pas de budget. Il a réussi à avoir un budget. Pas de majorité à l'Assemblée nationale. C'est inédit sous la Ve République. Donc, en fait, François Bayrou est arrivé dans une situation où, finalement, on lui a demandé déjà de faire le pompier. C'est-à-dire qu'il a été, dans un premier temps, juste à essayer de faire que la France ait un budget pour pouvoir payer un certain nombre de choses. Et donc, les réformes sont difficiles. Je pense qu'il y aura un temps de réformes. Moi, je le dis à François Bayrou.
Mais les réformes sont difficiles. On ne les voit pas vraiment. Gabriel Attal lui-même dénoncé en début de semaine. C'est quand même le patron du groupe Renaissance, censé être en soutien du Premier ministre. Une forme d'immobilisme. Est-ce que ce n'est pas ça, le résultat, la conséquence de ce sondage ? C'est que les Français se disent qu'il ne se passe pas grand-chose ?
Gabriel Attal, Édouard Philippe et les autres sont des petits chevaux prêts pour 2027. Donc, ils vont taper le Premier ministre. Ils vont vouloir... Et alors qu'ils étaient pendant des années dans ce gouvernement, tous là, au premier poste, ils vont cogner sur Bayrou. Plus Bayrou réussira, plus ils cogneront. Et comme ils ne veulent pas avoir le bilan, ils continueront à cogner Gabriel Attal comme Édouard Philippe. C'est écrit d'avance, cette affaire-là. François Bayrou, aujourd'hui, n'a plus d'enjeu personnel. Il doit proposer à la France un budget qui est un budget de rigueur. Et il doit dire aux Français... Vous allez jusque-là, de rigueur. Un budget de rigueur.
Et il doit dire aux Français... Comme il avait fait, vous vous rappelez, vous avez rappelé qu'en 2007, c'était le premier à mettre la dette française sur la table. Il doit dire, moi, le budget de rigueur, sinon on ne s'en sort pas.
Enfin, lui, il ne dit pas ce mot-là.
Mais moi, je le dis.
Est-ce qu'il aura le courage politique ?
Est-ce que François Bayrou aura le courage ? Je lui souhaite d'avoir le courage, comme il l'avait en 2007, de le dire. De dire, je vous fais un budget de rigueur. Si vous ne voulez pas de moi, eh bien, sortez-moi. Parce qu'il n'a rien à perdre, en fait. C'est ça que vous dites ? Il n'a rien à perdre. François Bayrou est un amoureux de la France. Un amoureux de la France. Depuis 2007, il se bat pour la France. Là, il est en responsabilité. Il a fait ce que personne n'a réussi. Il nous a trouvé un budget. Le prochain budget, c'est un budget de rupture. C'est un budget qui met tout le monde devant ses responsabilités. Et François Bayrou peut partir par une motion de censure.
Mais il doit le faire tête haute, comme il l'a tout d'aujourd'hui, sans dette. Ou en tout cas, sans budget qui prépare une dette supplémentaire.
Sauf que se pose quand même la question de la méthode. C'est-à-dire qu'il dénonce un peu la créativité, entre guillemets, de ses ministres, concernant ce budget. On entend Amélie Beauchalin qui, finalement, veut faire les poches des retraités. On entend François Repsamen, un autre ministre, qui, lui, veut plus ou moins remettre en place la taxe d'habitation. Alors que François Bayrou répète que c'est à l'État de se serrer la ceinture. Voyez bien qu'il y a quelque chose qui cloche.
Mais oui, mais on a toujours ces mauvaises habitudes de vouloir mettre des coups de rabot et prendre dans les poches des Français. François Bayrou doit faire en sorte que le budget de l'État dégraisse. Cette espèce, on l'avait dit, de l'éducation nationale avec M. Alex, ce mammouth, etc. On doit, l'État doit montrer l'exemple. Sinon, elle ne pourra pas demander aux Français et aux coéquipiers locales de faire des efforts si l'État n'est pas capable lui-même de faire des efforts. Vous êtes en fait là-dessus un peu d'accord avec un Laurent Wauquiez, par exemple. Oui, mais je suis d'accord avec Laurent Wauquiez sur ce sujet-là.
Mais lui aussi est dans l'exagération, notamment pour envoyer nos migrants à Saint-Pierre-et-Miquelon. Tout ça, parce qu'il faut qu'il soit président des LR. Personne ne s'occupe de l'intérêt de la France.
Richard Ramos, vous restez avec nous, député Modem du Loiret. Et on se retrouve juste après votre fil info à 9h-20. Marine Klet. L'assaillant qui a poignardé un fidèle dans une mosquée du Gard la semaine dernière a agi dans un contexte isolé, sans revendication idéologique. C'est pourquoi le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi pour le moment. L'homme de 20 ans a été guidé par une envie obsessionnelle de tuer une personne, a précisé le parquet hier soir. En mémoire de la victime, Aboubakar Sissé, un millier de personnes étaient réunies à Belfort hier lors d'une marche blanche, initiative de l'association locale des musulmans.
Un autre rassemblement a lieu aujourd'hui à Montbéliard. Après la réunion, l'épidémie de chikungunya est virulente sur l'île de Mayotte. 89 cas recensés, c'est trois fois plus qu'il y a deux semaines. Deux patients ont été hospitalisés. L'administration Trump annonce deux ventes d'armes. La première à destination de l'Ukraine, avec du matériel et une formation pour les personnels pour des avions de combat. La deuxième est de 3,5 milliards de dollars de missiles pour l'Arabie Saoudite. Enfin, le mystère a été levé hier soir. Lors de la diffusion du documentaire La Première Chouette d'Or a été retrouvée à Dabo, en Moselle, après 30 ans d'enquête.
C'est donc depuis cette commune que va partir la nouvelle chasse au trésor. Ce sera cet été.
France Info
Le 8.30 France Info Alex Boulaguet, Adrien Beck
Nous sommes toujours avec Richard Ramos, député modem du Loiret. Nous évoquions le cas Bayrou, un Premier ministre qui reste englué dans l'affaire Bétarame depuis trois mois. Vraiment, il se défend quand même de manière assez confuse, assez imprécise. Sa fille elle-même le contredit lorsqu'elle affirme qu'il a rencontré l'ex-juge en charge d'une plainte pour viol en 1998, contrairement à ce qu'il avait laissé entendre. Est-ce que, sur ce dossier, François Bayrou ment ?
Non, je pense que François Bayrou ne me rend pas. Et puis, quand on pense que François Bayrou avait mis ses enfants à Bétarame, qui peut penser que François Bayrou aurait pu mettre ses enfants s'il croyait ?
Non, mais ça c'est l'argument qu'on a tout le temps. Il n'est pas juste. Non, mais sur les faits, est-ce qu'il ment ? Est-ce qu'il est brouillon, imprécis ? Est-ce qu'il ne se vient plus ? Est-ce qu'il est dans le déni ?
Non, je pense qu'il est à la fois dans l'émotion et à la fois dans l'imprécision. Mais l'imprécision, ce que j'appelle sincère, je pense qu'en plus de ce qui s'est passé là avec sa fille, je pense qu'on est dans le cas d'ailleurs, il avait dit à l'Assemblée nationale, je vous réponds en tant que citoyen, comme quoi il y a chez lui quelque chose d'émotionnel sur le sujet.
Il y a de toute évidence, Richard Ramos, quelque chose qui n'a pas marché, en tout cas, dans la manière de se défendre, dans la manière d'expliquer les faits.
Oui, par exemple, il a commis une erreur quand il a dit, par exemple, à l'Assemblée nationale, je ne savais rien. Ce n'est pas tout à fait ça. Oui, il savait des choses, il ne savait peut-être pas tout. Mais tout le monde savait des choses. À fortiori lui qui était quand même en quelque sorte le seigneur de la région. Alors, d'ailleurs, certains députés du coin vous diront, mais quand on ne travaillait pas bien à l'école dans ce coin-là, on disait, mais je vais te foutre à Bétarame. Et donc, on savait qu'il y avait une forme, c'était cette époque-là, une forme.
Je pense qu'il n'y avait pas, sur les sujets sexuels, je pense que là, pour le coup, il y avait des doutes, mais il n'y avait pas de connaissances des faits. Et ensuite, il me semble, je peux me tromper, que le fameux juge en question, c'est le voisin du village de François Bayrou. Et donc, là aussi, il faut faire attention, ce n'est pas dans un cadre judiciaire, dans un cadre où, etc., mais François Bayrou avait certainement discuté avec le juge, avec quelque chose au-dessus de la tête pour les deux hommes, qui était le secret de l'instruction.
Est-ce qu'il doit changer de méthode, travailler peut-être davantage, être plus précis ? Il va être entendu devant la commission d'enquête parlementaire le 14 mai. Beaucoup d'élus de l'opposition disent qu'il faut qu'ils reconnaissent, à un moment, peut-être des imprécisions, voire des mensonges.
L'opposition, notamment les gens de chez LFI, vont essayer de le tamponner pour qu'ils partent. Qu'est-ce qu'ils cherchent tous, là ? Alors, un coup, c'est à cause du budget, un coup, c'est à cause des pétarames, parce que, notamment chez LFI, ils veulent la rue. Ils veulent qu'on puisse pousser François Bayrou à la démission pour pouvoir que le président de la République se trouve en dernière ligne pour foutre le pic de la tête du président, la tête sur le pic de la France. Donc, je n'ai pas de sujet. Je sais qu'ils vont pousser. Je pense qu'on aura des réponses précises de François Bayrou. Vous pensez ? Je le pense.
Je pense que là, pour le coup, quand je dis qu'il est préparé, il va dire des choses plus précises, même si, évidemment, il y a des choses qui redatent il y a 30 ans. C'est des fois un peu loin. Mais c'était, comme vous savez, en circonscription. Tous, tous, tous, à Orléans. Moi, à Blois, j'étais à Blois. Je suis né dans une cité. Mes frères, qui étaient plus grands que moi, on leur disait, je vais te mettre à Saint-Charles. D'accord ? Et on en a mis un de mes frères à Saint-Charles.
Vous dites que c'est un problème systémique sur les établissements privés catholiques ?
Ah oui, c'était un problème systémique. C'était un problème systémique avec l'Église et l'Église qui avait, par habitude, le silence et le non-dit. Voilà. Et donc, ça, c'était systémique. Voilà. Mais il y avait, pour beaucoup de parents, moi, je suis fils d'ouvrier, ma maman ne travaillait pas. S'ils pouvaient nous avoir mis à Saint-Charles, alors qu'on savait que c'était très dur à Blois, c'était comme si c'était parce qu'on allait nous faire travailler. C'était une époque. Et mon père, quand mon frère venait en disant qu'il s'était fait tirer les cheveux, etc., mon père disait à mon frère, t'as qu'à mieux travailler à l'école. C'est-à-dire, c'était une époque, voilà.
Je ne parle pas des violences sexuelles, et je ne passe pas non plus des violences physiques comme tabasser quelqu'un.
Richard Ramos, un autre sujet dans l'actualité, la proportionnelle. François Bayrou a commencé à consulter les partis, les représentants de partis cette semaine pour la mettre sur la table en vue des prochaines législatives. Est-ce que vraiment, c'est l'urgence du moment ?
Vous avez vu, dans nos questions ce matin, rien n'est urgent, mais il faut s'en occuper de tout ça. Ça n'intéresse pas les Français, par contre. Ça, c'est sûr que ça n'intéresse pas les Français. Il n'y a personne qui me tire sur le marché par la manche en me disant, est-ce qu'il y aura une proportionnelle ? Moi, vous savez, je suis assez... Alors, on a notre excellent ministre Patrick Mignola qui consulte tout le monde. Ministre des Relations avec le Parlement. Ministre des Relations avec le Parlement.
Excellent parce qu'il fait partie du Modem.
Non, d'abord parce que c'est mon camarade et que je le trouve d'abord très bon dans ce qu'il fait. Il est reconnu même par les oppositions. Moi, j'étais très favorable à la proportionnelle. Et aujourd'hui, je suis très réservé. Ah bon ? Oui. Et je suis Modem. Oui, vous êtes un parti historiquement favorable à la proportionnelle. Historiquement, moi, Néa Blois, mon parrain sur les francs baptismaux...
Alors, dites-nous pourquoi vous êtes réservé.
Parce qu'il ne faut pas qu'on donne le pouvoir aux partis politiques et aux apparatchiks.
Ça, ça existait. Comment votre réflexion a évolué ? Parce que cette équation-là, elle était déjà posée il y a 10 ans.
Pardon, je la voyais de loin. Moi, j'étais un petit élu rural. Pardon, moi, je suis un petit gueux de la campagne. Nous, on était des gaziers qui allions s'occuper, trouver le stage pour le gamin. On était des élus ruraux. Je n'avais pas cette connaissance qui est au bout de 7 ans comme députée.
Elle vous a fait dire quoi, cette connaissance, alors ? Vous avez l'impression aujourd'hui que l'Assemblée est aux mains des partis, déjà ?
Elle l'est, mais elle pourrait ne pas l'être parce qu'il y a beaucoup plus de transpartisans avec l'obligation du transpartisan. Je dis simplement que je suis réservé. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Quand je ne sais pas, je dis je ne sais pas. Je vais vraiment me plonger dedans parce qu'à la fois, je vois bien que la proportionnelle pourrait faire en sorte que la gauche modérée se détache du LFI. Ça serait une bonne chose, notamment le Parti Socialiste.
Mais aussi donner le point au Rassemblement National.
Donner le point au Rassemblement National, notamment dans les grandes villes. Et de l'autre côté, j'ai cette proximité en circonscription qui fait que l'attachement que les gens ont à une personne, ça pourrait être donné finalement uniquement à des apparatchiks, c'est-à-dire les gens qui seraient bien vus de leur parti et qui seraient sur une liste parce que ce n'est pas la même chose de faire une campagne sur son nom, sur sa personne, que sur une liste.
Richard Ramos, je vais vous dire mais sortez Laurent Wauquiez de ce corps. Il dit pareil que vous.
C'est trois fois que vous citiez Laurent Wauquiez, je vais finir par croire qu'il est dans le vôtre. Je vais vous dire... C'est pas nous qui citons la même chose que lui. Quand Laurent Wauquiez dit les choses justes, je n'ai aucun problème. Moi, je suis l'un de ces députés qui votent des amendements avec des gens de LFI. On connaît ma proximité avec François Ruffin et je travaille avec les LR. Donc moi, tout ça, je m'en moque. Si je crois que c'est juste, c'est comme ça, c'est ma liberté, c'est peut-être pour ça qu'on m'invite. Quand je crois que c'est juste que ça, de droite ou de gauche, j'y vais quand même. Et juste, vous pensez
qu'il y aurait une majorité sur ce texte à l'arrivée ?
D'un tout petit mot. Sur lequel texte ? La proportionnelle. Il y aura, parce qu'à la fin, il y aura un atterrissage. À mon avis, je vous le donne. À la haute-loire de M. Wauquiez, ils sont 6 LR où ils ont fait un strike et donc, il voudra le garder. À partir de 7,
il pourra peut-être le voter. Les plus petits départements n'en auront pas. Merci à vous, Richard Ramos, député Modem du Loiret, d'avoir été l'invité de France Info ce matin. Merci, Alix Bouillaguet.
Richard Ramos