Commission des affaires étrangères : M. Christophe Lecourtier, directeur général de l’Agence française de développement (AFD), sur les activités et les perspectives du groupe AFD - Mercredi 8 juillet 2026
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Voilà, mes chers collègues, la séance est ouverte. Je voudrais juste faire état d'un courrier reçu cette nuit de l'ambassade de République du Paraguay qui prend en position. Je crois qu'il y avait deux, trois des sénataires dont Jean-Paul Lecoq, j'ai vu ça dans les sénataires. Et le gouvernement de République du Paraguay déplore et rejette les déclarations de la sénatrice Céleste Amaria, adressée au capitaine de l'équipe de France, lesquelles sont contraires aux valeurs et aux principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect et la dignité humaine de notre pays, que notre pays promeut, etc.
Je voudrais juste état de ce courrier qui rappelle principalement les grands principes selon lesquels ce pays vit et qui a peu peu de considération sur les déclarations de la sénatrice. Voilà, juste pour partager cet élément et puis accueillir, vous êtes là pour cela, bien évidemment, le directeur général de l'AFD, l'Agence française du développement. Bonjour, monsieur le directeur général. Merci de revenir aussi rapidement. J'ai été engagé lors de votre audition préalable à votre désignation à revenir rapidement.
Vous le faites plus rapidement que prévu et l'intérêt de votre présence aujourd'hui, c'est de voir justement après 50 jours de travail à l'AFD, 50 jours passés dans votre bureau, en tout cas à Paris, sans déplacement, de façon à comprendre les grands enjeux et puis à proposer, bien évidemment, nouvelles orientations telles que vous l'aviez exprimé dans votre audition pour l'AFD, dans des contextes extrêmement difficiles, puisque une forte baisse des crédits, c'est le point depuis deux ans, on dirait ce qu'il y en a aujourd'hui.
Et puis également, dans le débat public, une forte avancée des théories suivant lesquelles l'aide au développement investi à l'étranger ne sert pas directement la France, ne sert pas le rayonnement de la France, pas suffisamment et ses valeurs à l'étranger, de prévenir des crises qui impacteront nécessairement notre pays et nos concitoyens dans les années à venir et puis de créer des conditions viables d'échanges et de commerce de toute nature.
Donc, une de vos problématiques aussi, il me semble, c'est de démontrer que chaque euro investi, chaque euro d'argent public investi sert, bien évidemment, l'influence de la France et sa présence au plan international, dans également un contexte dans lequel on voit avec l'arrêt quasiment de l'USAID, on a aussi, nous, un modèle qu'on propose au reste du monde, qui est un modèle plus universaliste, dans lequel il y a des valeurs, où on est capable d'investir dans la santé d'autres, dans l'éducation d'autres, dans la biodiversité, dans le climat, sans pour autant que ça nous rapporte immédiatement.
C'est aussi un modèle universaliste qui est aujourd'hui en débat dans l'opinion publique et qui sera un des éléments duquel vous devrez tenir compte. Je viens rapidement sur l'adoption de la loi de programmation en 2021, qui avait fixé une trajectoire ambitieuse. Les crédits consacrés à l'adoption de développement ont connu, après un pic en 2024, qui était vraiment un niveau élevé de dépenses de l'aide au développement, une réduction avec des gouvernements qui avaient fait adopter des crédits budgétaires pour la mission APD de 3,6 milliards d'euros, une baisse de 59% à périmètre constant par rapport à 2024, entre 2026 et 2024.
Et donc, ça crée également, je pense, des questions pour vous de tension sur le modèle, sur nos relations avec les différents pays dans lesquels vous opérez, mais également, je pense, de modèle social, peut-être de tension également au plan interne, puisque avec moins de crédit, vous êtes obligés de reconfigurer, j'imagine, votre organisation. Et c'est un des points sur lesquels nous allons vous entendre. Alors, peut-être pour être rapide et laisser la parole à tout le monde, je vous laisse évidemment exprimer depuis 50 jours ce que vous avez vu, analysé, et les projections que vous faites, les grandes priorités que vous aviez en tête, est-ce que ce sont les mêmes aujourd'hui ?
Et ensuite, bien sûr, nous commencerons à ouvrir le débat avec l'ensemble des commissaires aux affaires étrangères qui sont présents ce matin, notamment dans un premier temps au titre des groupes parlementaires. Monsieur l'électeur régional, c'est à vous.
Merci, Monsieur le Président, et merci aux membres de la commission de m'accueillir ce matin. Vous l'avez rappelé, cette audition ne s'inscrit pas dans le processus qui conduira votre commission dès lors que vous aurez reçu le projet de com. Moi, c'est une question d'heure à non seulement l'étudier et à pouvoir me revoir pour me poser toutes les questions que ce document vous inspirera. Mais j'en avais pris l'engagement.
Je souhaitais venir vous rendre compte au moins de la toute première partie de mon mandat, de la situation que j'ai trouvée, qui est un peu différente de celle que j'imaginais lorsque je me suis présenté devant vous en avril, et des mesures de remédiation que j'ai engagées parce qu'il n'échappe à personne ici en France et a fortiori à l'Assemblée nationale, que le temps politique nous est compté et qu'il faut donc agir vite si on veut agir bien. Cet engagement est tenu. Je m'étais engagé à revenir dans les trois mois. On a été un peu plus vite que prévu. Donc nous sommes, tu l'as dit, vous l'avez dit, monsieur le président, au bout de 50 jours.
Je veux d'emblée exprimer ma gratitude aux équipes de l'AFD qui n'ont pas ménagé leur peine pour travailler à mes côtés à marche forcée. Je remercie aussi les ministres qui, en dépit de toutes les crises, de leur agenda extrêmement chargé, m'ont ouvert leurs portes, apporté leur conseil et leur soutien. Monsieur Barrault, monsieur Lescure, madame Mouchou, madame Carrois. Et vous remerciez aussi parce qu'en dehors des éditions, des auditions, j'ai eu l'occasion de voir beaucoup de parlementaires, en particulier, monsieur Petit et quelques autres qui, ceux qui siègent au conseil d'administration de l'agence qui se réunit tous les mois et encore demain.
Je l'ai dit, vous l'avez dit, monsieur le président. Lorsque j'ai pris la tête le 11 mai de cette grande et belle institution, je me suis trouvé face à des défis vraiment importants et cumulés, dont je n'avais pas forcément une idée aussi précise, mais dont l'ampleur, encore une fois, cumulée est vraiment inédite. Premier défi, vous l'avez dit, la crise généralisée, mais cette commission le sait bien, que traverse le paradigme de l'aide au développement. Pour la seule année 2025, et c'est la première fois depuis 1945, l'APD mondiale a reculé de 23% en une seule année.
Alors, évidemment, il y a eu des choses très visibles, comme le démantèlement de USAID, le premier bailleur bilatéral, mais tous les autres pays ont décroché, y compris ceux qui, traditionnellement, je pense, au Nordique, étaient vraiment à l'avant-garde. Nous avons aussi vécu, d'ailleurs, dans la même logique, le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, le retrait de l'OMS, leur rejet de l'agenda 2030. Donc, cette crise de l'APD, elle est réelle, mais elle n'est pas une crise, et c'est important de le dire, de l'investissement public international.
Les États-Unis, par exemple, ont recréé une organisation qui s'appelle Development Finance Corporation, qui est très bien dotée, mais qui, évidemment, n'est pas dans une logique d'aide au développement, qui est une logique de transactionnel pour ne pas employer le maudit à l'Assemblée nationale, avec une violence et une brutalité dans les termes de l'échange, si l'échange il y a. La Chine poursuit invariablement avec la constance qui la caractérise les routes de la soie. On voit l'Italie avec le plan Matei, on voit l'Espagne, on voit le Japon qui renforce leurs outils, mais dans une approche géopolitique, où, évidemment, leur intérêt national prime très largement sur celui des partenaires.
La France, vous l'avez dit, cherche à faire entendre une voix assez singulière, et le G7 en a été une bonne illustration, parce qu'il y a eu une déclaration commune que les États-Unis, d'ailleurs, ont signée également, sur les partenariats mutuellement bénéfiques. Et dans ce contexte-là, la question qui se pose à moi, mais vous allez voir qu'évidemment, on essaie de la traiter de manière plus concrète, c'est pas tellement la pertinence ou la nécessité de l'AFD, mais c'est quelle place, quel modèle et quelle priorité. L'AFD, vous l'avez dit, M. le Président, est soumis véritablement à un jeu de contraintes, sans précédent, en tout cas dans la période récente.
Entre 2024 et le moment de ma prise de fonction au mois de mai dernier, les crédits alloués à l'AFD ont diminué de près de 70% entre 2024 et la mi-26, dont 90% pour les subventions, pour le programme 209 du ministère des Affaires étrangères. Et la prévisibilité qu'on peut avoir, même sur une base de crédit extrêmement basse, est totalement incertaine, parce que tous les deux mois, il y a une nouvelle vague réelle ou potentielle de surgel, de nouveaux arbitrages. Donc on est vraiment dans une situation, vraiment arrivé dans une situation de marécage, où on avance dans un terrain dont on ne sait absolument pas ce que le pas suivant pourra lui révéler.
Par exemple, la notification que j'ai reçue du Quai d'Orsay a affiché un volume de crédit divisé par deux, et encore cette notification par rapport à la loi de finances, et cette notification a beaucoup tardé à se faire. Donc ça, c'est une première pression qui est assez évidente et qui, pour les députés, est signifiante, compte tenu du rôle institutionnel, politique qu'il est le vôtre. La deuxième pression, elle est parfois un peu moins connue, parce qu'elle est celle sur notre modèle bancaire.
Et un certain nombre d'entre vous se souviennent sans doute qu'il y a 25 ans à peu près, l'un de mes augustes prédécesseurs, que j'ai d'ailleurs bien connu à l'époque et immédiatement rencontré quand j'ai pris mes fonctions, je parlais de Jean-Michel Severino, qui est une grande personnalité de l'APD, et s'était trouvé à un même moment d'effondrement des ressources budgétaires. Et il avait su, avec génie, ouvrir l'AFD sur les pays émergents en leur proposant des prêts à taux de marché, c'est-à-dire un modèle bancaire, pas un modèle bonifié ou de subvention, et notamment en dehors de l'Afrique.
Or, cette voie-là qu'on pourrait, comme l'a fait Severino il y a 25 ans, emprunter, elle est aujourd'hui en partie bouchée, parce que du fait de la hausse des taux français, pour des raisons qu'on connaît, l'AFD emprunte beaucoup plus cher, et le spread sur nos émissions a beaucoup augmenté, et donc elle prête plus cher aux pays qui seraient susceptibles de s'endetter auprès de nous, et donc ça réduit forcément le nombre de pays et le nombre de projets qu'on est en situation de réaliser.
Et en plus, parce que nous appliquons, vous savez, la fameuse doctrine Le Maire sur l'endettement responsable, si vous prenez l'Afrique, qui est quand même le continent où est née l'AFD, et où la vocation de l'AFD, de mon point de vue, a toutes les raisons de continuer à se réaliser, 30 des pays africains sur 50 sont dans la doctrine Le Maire, c'est-à-dire qu'il est impossible, techniquement, de continuer à leur prêter. Donc ça, c'est le deuxième défi. Et puis, on a aussi, évidemment, un contexte un peu plus idéologique, en tout cas un questionnement qui n'est pas simplement français, à l'égard du multilatéralisme.
J'avais eu l'occasion de dire dans mon audition que je trouve ça un peu paradoxal, à un moment où jamais notre planète, pour le meilleur et pour le pire, n'a été aussi connectée, où jamais les peuples, on voit bien ce qui nous arrive de l'Afrique du Nord, la chaleur, par exemple, enfin, c'est ce que dit Météo-France, en tout cas, interdépendants, et à un moment où, quand on les interroge, les Français, enfin, ce sont vos électeurs, vous les connaissez mieux que moi, sont plus de 70% à dire que ce qui se passe dans le monde a un impact sur notre propre vie.
Et malgré la désinformation, il reste, parce qu'un certain nombre pensent que, par exemple, le budget de l'aide au développement, un parti d'agir pour ne pas subir et essayer de reprendre notre destin en main, même si on voit bien que l'horizon, et tant mieux, c'est la démocratie, est relativement bornée, mais en tout cas, on ne pouvait pas se dire qu'on allait attendre l'été 2027 pour savoir à quelle sauce nous serions accommodés. Donc, j'ai organisé mon action, comme je vous l'avais dit, en trois chantiers qui ont vraiment été menés tambour battant en environ six semaines.
Le premier, c'était très important, c'est le repositionnement stratégique de l'agence dans le nouvel environnement que j'ai décrit. On ne peut pas continuer à faire comme avant, parce que tous les leviers de notre action sont, où tous les moteurs sont largement émoussés. Le deuxième, c'est qu'il était très important, et ça me conduit aussi à être ici devant vous, d'obtenir un contrat d'objectifs et de moyens pour reconfirmer, on pourrait dire, la reprise en main, ou en tout cas le réalignement, selon un vocabulaire contemporain, de l'agence avec l'État, et l'État au sens large, c'est-à-dire y compris le Parlement. Et puis ensuite, vous l'avez évoqué, M.
le Président, la relance du dialogue social, parce que tout ça doit être, évidemment, partagé avec les salariés de l'agence qui sont habitués à une autre époque. Cette époque est terminée, malheureusement. J'aurais préféré qu'elle se poursuive. Il faut donc que chacun ait la même perception de la situation dans laquelle nous sommes et des mesures de remédiation. D'ailleurs, de ce point de vue-là, la mobilisation des équipes a été totale. J'ai passé peut-être 20 % de mon temps à faire du dialogue social, tant dans les instances pertinentes, CSE, encore 9 heures de dialogue cette semaine avec toutes les organisations syndicales ensemble et puis avec chacune d'entre elles.
Je vais revenir rapidement sur les trois chantiers. Le repositionnement stratégique que j'ai proposé à l'État et qu'il a accepté, il n'a pas du tout vocation à être une rupture ou un repli ou une peau de chagrin. C'est tout simplement une adaptation lucide, mais en même temps proactive au jeu de contraintes dans lequel nous nous inscrivons et à mon avis une opportunité pour penser l'avenir de l'AFD. Si l'on devait retenir quelque chose de ce repositionnement stratégique, qui a fait vraiment l'objet d'échanges pendant trois à quatre semaines avec les salariés de l'agence qui ont travaillé sur le texte, qui l'ont enrichi, qui l'ont amendé également avec les tutelles.
Donc on a un document que vous allez recevoir bientôt qui est le préambule du COM et qui en quelque sorte exprime une forme de consensus quand même assez large, y compris avec les organisations syndicales sur le diagnostic. S'il fallait retenir quelque chose de ce document, c'est que désormais, nous allons travailler selon une matrice qui doit rechercher trois dividendes à travers les projets que nous allons financer. Le premier dividende, et je veux vraiment le dire très clairement, reste et restera le dividende de développement, c'est-à-dire le bénéfice de développement que nos projets apportent à nos partenaires.
Nous sommes une agence de développement, nous n'avons pas nous transformé en une agence export, et donc il faut rechercher en quoi les projets que porte l'AFD, que financera l'AFD, et que les moyens qui restent, répondront aux objectifs du partenaire. Et pour l'avoir fait au Maroc, je pense qu'il n'y a pas meilleur juge de ce qui est intéressant pour un pays que la stratégie du pays lui-même. Alors on voit bien que dans nos partenaires, certains, comme le Maroc, mais pas seulement, ont des stratégies extrêmes, tellement fines et savent très précisément à la maille près ce qu'ils veulent, d'autres un peu moins, mais chacun, chaque pays souverain sait quand même quelles sont ses priorités.
Donc ce dividende de développement, il reste central dans la feuille de route future de l'AFD. À celui-ci, nous avons ajouté, parce que c'était la demande de beaucoup de mes autorités, y compris de beaucoup de parlementaires, un dividende qui porte lui, qu'on a appelé dividende stratégique, et qui assume le rapprochement de notre action avec les intérêts de la France, des Français, et même de l'Europe au sens large. J'y reviendrai, ce dividende ne peut pas, même s'il le prend en compte, être exclusivement résumé aux intérêts économiques.
Lorsque nous faisons des projets en matière de lutte contre le changement climatique dans un autre pays, on voit bien, ça a un impact également, qu'on peut l'espérer, sur la France, parce que nous sommes une planète et un climat. Lorsque nous, je serai en RDC dans quelques jours, lorsque nous travaillons à renforcer les structures de santé pour suivre, et si possible, arrêter l'épidémie d'Ebola, évidemment ça se passe en RDC, mais si la pandémie déraillait et sortait des frontières de la RDC, sachant que les virus ne demandent pas de visa, c'est évidemment nos populations qui sont potentiellement touchées.
Troisième dividende, il est important dans le contexte que j'ai décrit, c'est un dividende interne, économique pour l'agence, pour essayer de conforter un modèle économique qui prend l'eau, quand vous avez un milliard de subventions de l'État qui disparaissent, avec des centaines d'agents qui travaillaient sur ces sujets, vous avez quand même un gros problème quand vous n'arrivez plus à prêter parce que vos taux d'intérêt sont trop élevés, vous avez aussi un problème.
Et donc il faut en prendre conscience et essayer de faire en sorte que les projets que nous allons désormais pousser seront des projets qui d'une certaine manière rapporteront plus qu'ils ne coûteront à l'agence ou en tout cas seront sobres en consommation de ressources. Chacun de ces dividendes doit être recherché en synergie, mais évidemment, et je le redis devant vous, le dividende de développement aura la primauté sur tous les autres parce que nous restons une agence de développement. Ça, c'est la première chose que je voulais dire.
Ce repositionnement, et c'est aussi important parce que vous m'aviez interrogé là-dessus la dernière fois, non seulement se présente sous la forme de ces trois dividendes, mais aussi une simplification des projets sectoriels qui sont désormais organisés en trois axes. L'AFD, et c'est une critique en rien, en tout cas, ce n'est pas à moi de la porter, avec beaucoup d'argent, faisait en quelque sorte ces dernières années un peu tout partout. Et du coup, effectivement, on pouvait trouver parfois des choses qui pouvaient être un peu surprenantes ou dont on avait un peu de mal à justifier la pertinence.
Aujourd'hui, avec une situation de pénurie de ressources, nous devons simplifier et concentrer nos actions sur trois axes. Le premier, vis-à-vis du partenaire, c'est vraiment la création, la croissance et la création d'emplois durables. Je pense qu'il ne faut pas avoir honte, mesdames et messieurs les députés, de mettre l'objectif de la croissance économique en tête de chapitre. Vous en avez, vous avez l'illustration dans le slide et le soutien à cet objectif de croissance sera une de nos priorités. Deuxième priorité, on retrouve là l'histoire de l'AFD, c'est d'investir dans les infrastructures essentielles et stratégiques. C'est une grande demande de nos partenaires.
Là-dedans, il y a beaucoup de choses qui tournent autour de l'énergie, mais il y a aussi des choses qui tournent aux infrastructures de transport, aux infrastructures portuaires. Nous allons retrouver les mannes de l'AFD du début, enfin, il y a quelques années, qui était une AFD d'ingénieurs et où la marque des infrastructures était vraiment très présente. Et puis, je veux le dire aussi très clairement, la troisième priorité, vous le voyez, au même niveau, c'est le soutien aux pays les plus fragiles, la lutte contre la pauvreté, la consolidation des fondamentaux du développement, éducation, santé, énergie, sécurité alimentaire. Vous retrouverez ça dans le com.
Bien entendu, c'est dit aussi sur le slide, tout ça reste en parfaite cohérence avec les grands objectifs, ce qu'on appelle le triple alignement, les ODD, l'accord de Paris, le cadre mondial de la biodiversité. Nous avons enfin, pour terminer sur le repositionnement stratégique, une traduction en priorité géographique différenciée et recentrée. Et vous voyez, au centre du planisphère, en bleu foncé, que la concentration des ressources budgétaires, dans le com, on va y venir, 60% au moins des ressources budgétaires, doivent être concentrées sur les pays les plus avancés, les moins avancés, les plus vulnérables et les pays en crise.
J'inclue là-dedans, vous voyez les cercles, les Outre-mer français, où nous avons aussi un engagement de 850 millions de projets financés par an, dans une logique où ces collectivités d'Outre-mer sont des fenêtres sur le monde et elles nous permettent de jouer le jeu de l'intégration régionale de nos collectivités. Voilà. Ce que je pouvais vous dire, j'ai fait aussi des choix, nous en avions parlé à l'époque, sur les géographies, en particulier celui de ne consacrer pas un centime d'argent budgétaire aux pays émergents, ce qui n'interdit pas de continuer à travailler avec eux si nos taux d'intérêt le permettent. Et puis, j'ai décidé, dès 2026, l'arrêt de tout financement en Chine.
Nous avons maintenant à étudier la problématique du « made in China », c'est-à-dire des produits chinois, les éoliennes, les panneaux solaires qui peuvent, dans certains cas, figurer dans des projets que nous finançons. Voilà pour le repositionnement stratégique. Je me livrerai à vos questions si les choses ne sont pas suffisamment claires. Et c'est bien le jeu de cette audition. Je voudrais terminer sur le « com » lui-même, qui est la traduction en contrat d'objectifs chiffrés et de moyens de cette stratégie nouvelle, de ce recentrage de la stratégie avec l'État. Et c'est là-dessus que vous aurez à vous prononcer le moment venu.
Vous aurez largement le temps et ce n'est pas le jour pour le faire de manière définitive. Ce com a plusieurs caractéristiques. Le premier, et c'est très important pour moi, nécessité faisant loi, c'est qu'il réaffirme l'alignement stratégique et le renforcement du pilotage politique de l'AFD. Pour des raisons qui ne m'appartiennent pas de commenter, depuis au moins 2022, ce pilotage ne se traduisait ni vis-à-vis du gouvernement ni vis-à-vis du Parlement par un document formel qui aurait valu engagement de l'AFD et capacité à contrôler cet engagement, soit le gouvernement, soit par le Parlement.
Donc, on revient à la maison, on revient à la normale et on revient tellement à la normale que même par rapport aux anciens com, vous voyez, des années 2014, 2017, vous aurez connaissance dans les prochaines heures du texte du com très en amont avant, évidemment, qu'il soit mis en oeuvre puisque sa mise en oeuvre commencera en 2017. En 2027, pardon, en 2027. Nous aurons, bien sûr, et c'est ce que je viens de dire, l'occasion d'échanger et vous aurez l'occasion de le travailler, de l'analyser, de regarder ses bons et ses éventuels mauvais côtés, mais je vais juste vous dire quelques traits distinctifs qui, quand même, le différencie du com précédent qui s'est achevé en 2022.
Il est beaucoup plus lisible, enfin, j'espère que vous le jugerez comme tel. Il y a moins d'indicateurs. On est passé de 47 à 20, donc ça change quand même pas mal pour le lecteur la capacité à voir où sont les priorités. 47 priorités, ça fait quand même beaucoup. Il y a, et ça a été beaucoup demandé ici, y compris pendant mon audition, une approche groupe avec une synchronisation du contrat d'objectif et de moyens d'Expertise France dans la même temporalité et un alignement de la stratégie développée par Proparco exactement dans la même période.
Et ensuite, là aussi, ça m'avait été demandé par vous, on passe d'une logique de volume où on engageait, on engageait, on engageait, on signait, on signait, on signait, un pilotage qui se fait par les versements, c'est-à-dire par l'impact concret que ça a pour les partenaires parce que vous pouvez signer des tas de choses, vous pouvez annoncer des projets, mais tant qu'on n'est pas engagé, véritablement dans le versement des projets, leur existence reste quand même assez virtuelle. Je voudrais aussi répondre, et j'arrive bientôt à la fin de mon intervention liminaire, à une question qui m'est souvent posée, et d'ailleurs, vous l'avez évoqué, M.
le Président, quid de la relation avec la loi de 2021 qui normalement est un peu la loi et les prophètes. Un peu plus que normalement, M. le Président. Normalement, au sens où les principes, je vais le dire, restent vivants pour nous et restent vraiment des étoiles qui nous guident, mais malheureusement, les moyens ont disparu un peu en route. Triple mandat qui avait été confié à l'AFD par la loi. premièrement, l'accès aux services essentiels dans les pays les moins avancés. Je l'ai dit tout à l'heure, 60% de l'effort budgétaire, on s'y engage, concentré sur les PMA, les pays vulnérables et les pays en crise. Donc, on ne va pas se mettre à financer le Texas ou le canton de Lausanne.
On est 60% et j'espère qu'on fera plus sur les pays, les PMA, les pays vulnérables, pays en crise et on retrouve largement l'Afrique dans cette carte. Ensuite, on a un plancher de dépenses minimales sur des sujets pour lesquels j'avais été interpellé ici et notamment aussi au Sénat. 10% à minimum sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, 10% à minimum des crédits disponibles sur la santé et l'éducation et 2 milliards sur les TPE et les PME africaines dont on peut attendre justement qu'elles contribuent à la croissance, qu'elles contribuent à l'emploi, qu'elles contribuent à la montée en valeur des écosystèmes économiques africains. Ça, c'est la première chose.
La deuxième chose, c'est que nous maintenons et nous réaffirmons l'importance de la protection des biens publics mondiaux, la lutte contre le changement climatique. La finance climat doit représenter dans ce COM 6 milliards d'engagements pour l'AFD. Or, 6 milliards, c'est exactement l'objectif qu'on s'était donné dans le précédent COM où on recevait 2 milliards d'argent public. Donc, ça veut dire qu'on va devoir faire une concentration encore plus forte de nos projets sur cette problématique de finance climat.
Il faut dire qu'on est encore un peu aidé aussi par la météo et par le fait que même s'il reste peut-être ici ou là quelques sceptiques, je pense qu'ils ont quand même perdu des plumes ces dernières semaines. Finance climat à 6 milliards, finance biodiversité à 800 millions et bien entendu, c'est une question qui m'a été posée, on réaffirme qu'une majorité de projets doivent contribuer à l'égalité femmes-hommes et nous rappelons aussi notre mandat outre-mer. J'ai vu souvent la ministre des Outre-mer et nous sommes engagés à 850 millions par mois.
La question qui apparaît peut-être un peu plus nouvelle ou en tout cas dans sa réaffirmation, c'est ce que j'avais appelé le deuxième dividende, c'est une approche raisonnée, raisonnable mais résolue en même temps de la diplomatie économique qui doit articuler nos intérêts économiques et l'impact de développement pour nos partenaires. Sans être trop long, on a beaucoup travaillé là-dessus parce que c'était l'élément qui manquait un peu dans notre panoplie avec une première réforme qui a été adoptée par notre conseil d'administration, M. Petit s'en souvient, sur les modalités de nos appels d'offres.
Jusqu'à présent, certains d'entre vous diront à juste titre qu'il y avait une forme de naïveté là-dedans, le principal critère quand nous prêtons à un pays et il organise l'appel d'offres sur les règles qu'on lui propose et qui correspondent à nos valeurs et à notre référentiel, il n'y avait que le critère prix qui prévalait.
Or, à la vérité, quand c'est uniquement le prix pour une route, pour un pont, pour une infra, pour un hôpital qui compte, c'est très souvent les Chinois qui gagnent et qui gagnent, on le sait bien, pas forcément à la loyale avec parfois soit des aides d'État, soit du travail qui est à la limite du travail forcé ou à la limite même intérieure du travail forcé, soit d'autres aspects de moindre respect de l'environnement.
A partir de maintenant, tous les appels d'offres, ils sont nombreux lancés par l'AFD, enfin, en tout cas, lancés par les partenaires de l'AFD sur financement de l'AFD, bien sûr, garderont une dimension prix, mais incorporeront aussi des critères de nature technique, des critères qualitatifs, comme par exemple la durabilité de l'ouvrage, comme par exemple son impact environnemental, comme par exemple son impact social, le déplacement de population, etc., qui, on a fait des tests en la matière, permettront de pondérer quand même très largement l'effet prix et souvent de permettre à l'entreprise, pas forcément française d'ailleurs, de gagner même si elle est un peu plus chère.
On a travaillé beaucoup avec la Fédération nationale des travaux publics français, donc ça s'est fait en bonne intelligence avec les entreprises, mais il ne s'agit pas stricto sensu d'aides liées. C'est un changement dans le paramétrage et dans la pondération des critères de l'appel d'offres. On a aussi voulu résoudre un sujet qui est lancinant, vous savez, dans notre beau pays, chacun joue dans son couloir et donc il y a des financements du Trésor, il y a des financements de BPI, il y a des financements de l'AFD.
Et alors pour l'entreprise, enfin pour le partenaire étranger, il faut qu'il rentre dans la comitologie et la complexité des règles françaises, ce qui souvent d'ailleurs le dégoûte. Désormais, on va vraiment essayer de travailler à conjuguer les financements des uns et des autres dans le respect de la doctrine d'emploi de chaque outil de financement, donc pour notre part non lié. On a fait ça au Maroc, par exemple, pour le TGV et on présente une offre aux clients, aux partenaires qui est, comme on dirait, sans couture et à charge pour nous à l'intérieur de nous arranger entre tribus françaises.
Et puis la dernière nouveauté, c'est évidemment un pilote, une expérimentation d'aide liée où là, pour le coup, l'AFD réintroduit un outil d'aide liée, ce n'est pas depuis 25 ans, c'est très limité, c'est 10% des crédits simplement du programme 110, donc on est sur un montant de 150 millions au maximum de prêts, mais ça va être concentré sur des ETI et des PME françaises dans des secteurs de souveraineté pour le pays. Je m'explique en deux mots parce que c'est quand même important.
On voit beaucoup de pays, j'ai une assez longue carrière à l'international, qui n'ont pas forcément envie quand il s'agit d'intelligence artificielle, quand il s'agit de satellites, quand il s'agit de recueillement de données, de santé par exemple, de se lier soit au système américain qui profite essentiellement aux majors de la pharma, soit aux Chinois qui vont en faire un peu tout, mais pas forcément des usages partenariaux.
Les solutions françaises, dans ces cas-là, peuvent être une solution de moyen terme, une solution qui renforce la souveraineté et l'autonomie stratégique de petits pays qui, face aux grands empires, ont évidemment dans le rapport de force aucune chance de s'en sortir s'il n'y a pas une troisième voie en quelque sorte. Voilà. S'agissant, pour conclure, des moyens budgétaires de ce COM, encore une fois, que vous aurez l'occasion d'étudier ligne à ligne dans les prochains jours et les prochaines semaines, nous nous sommes battus pour essayer de préserver un minimum.
Nous nous sommes battus pour que les ONG et le guichet ONG continuent à exister et à être dotés suffisamment pour qu'elles puissent travailler et qu'elles n'aient pas à licencier tout le monde. Et pour conclure, voilà, vous voyez ce qui est affiché au tableau. Bon, sur le programme 110, nous avons un engagement de Matignon à 500 millions. Vous voyez qu'on était à 488 cette année, 2026. Donc, on arrête l'hémorragie, mais on ne regrame pas non plus au firmament. Et sur le programme 209, nous avons 180 millions en 2027, c'est-à-dire, en gros, quelque chose qui était en dessous de la LFI 2026.
Le seul avantage, c'est que ces montants, quoique restant soumis au principe d'annualité, Matignon nous a garanti qu'au moins pour 2027, il devrait être intangible et si le Parlement l'accepte, prévu, elle arrive au début du PLF et disponible intégralement tout au long de l'année, ce qui permet à mes équipes de savoir exactement sur quelle base, certes sobre et certes modeste, travailler, parce que le pire, c'est encore une fois de disposer de crédits qui, tous les trois mois, sont rabotés. Voilà. Donc, c'est pour conclure, je dirais que ce mouvement va se poursuivre. J'ai parlé du processus d'approbation du COM. Nous en discutons demain pour information au conseil d'administration de l'AFD.
Si vous m'y invitez, je reviendrai à la rentrée quand vous l'aurez pu l'étudier pour répondre à des questions qui sont évidemment plus précises sur la base du texte. Le chantier de repositionnement, j'en ai dit un mot. Le troisième chantier, parce que je pense qu'il peut y avoir des questions là-dessus, c'est celui de l'ajustement de notre modèle économique. Mon prédécesseur avait lancé un programme de recettes et d'économies. Je l'ai repris à mon compte. J'ai beaucoup travaillé, beaucoup discuté avec les organisations syndicales.
Le premier mouvement, c'est véritablement de partager le constat que je vous ai résumé un peu brièvement, mais nous l'avons fait pendant neuf heures de suite encore lundi dernier. Et ensuite, de voir dans quelles conditions pour récupérer un peu de souplesse et notamment un peu de compétitivité, nous devrons organiser un effort sur la masse salariale qui se fera sur la base du volontariat, qui se fera dans des conditions qui devront être acceptables, puisque c'est sur la base du volontariat, mais qui devront se faire à une échelle suffisante pour redonner à l'AFD la souplesse dont elle a besoin pour pouvoir poursuivre son chemin. Voilà ce que je voulais vous dire.
L'AFD est et restera une agence de développement. Elle élargit sa politique pour mieux prendre en compte les intérêts français et les intérêts de l'agence également. Le contrôle du Parlement va être essentiel pour nous permettre d'atterrir définitivement avec ce com et donner au moins à mes équipes un peu de prévisibilité sur l'année 2027. Il n'échappe à aucun français aujourd'hui que le temps est cher parce que le temps est court. Pour moi, un an pour pouvoir retravailler de manière sereine alors que toute l'année dernière a été une année de grands troubles et finalement d'immobilisme, je pense que ça en vaut la peine.
Ça inscrit mon mandat dans ce que je vous avais dit, un mandat de transition pour essayer de calmer les choses, de recentrer la stratégie, de récupérer le soutien et l'appropriation des pouvoirs publics en général et de faire en sorte que dans un an ou un peu plus, nous puissions présenter aux autorités exécutives et législatives que les Français se seront choisis une agence plus forte, plus lisible et plus capable de contribuer à ce qui, à mon avis, restera une ardente obligation, c'est-à-dire à côté de la diplomatie française, la projection sur le terrain et aux côtés des partenaires de son action en matière de développement.
Merci beaucoup, M. le directeur général. Merci, Dérôme, pour être venu plus tôt. On a vu dans vos slides que, comme, alors pour les gens qui nous écoutent, nous sommes familiers ici de cette appellation, c'est un contrat d'objectif et de moyens, donc c'est un plan sur plusieurs années qui permet de piloter les politiques publiques, notamment avec les agences publiques. Et on n'a pas eu de com depuis un petit moment. Et lorsque ces contrats d'objectif et de moyens arrivent à l'Assemblée pour analyse, ils arrivent en général souvent une semaine avant. Donc on n'a absolument aucun moyen de nous-mêmes ou même après.
Enfin, je ne veux pas être non plus désobligeant, donc j'essaie de rester dans l'expression qui ne soit pas trop désagréable pour nos partenaires. Et donc là, je vous remercie pour être venu aussitôt avant même que le com ne soit envoyé et au moins donner les grands éléments. On vous avait demandé, en tout cas, l'analyse qu'on faisait lors de la précédente audition était que le contexte international, les opinions publiques également avaient évolué, la baisse des moyens, vous l'avez dit, avec des concentrations fortes sur les thématiques et des zones géographiques.
Et puis également, ce qui apparaissait en tendance assez forte, la volonté que votre agence serve plus directement les intérêts et l'influence de la France, alors même que ça l'a toujours fait, mais peut-être moins directement, de façon moins explicite que ça ne l'est aujourd'hui. Deux points peut-être à noter, une partie d'aide liée pour quelques 150 millions d'euros, qui est quand même une évolution forte de vos principes et de vos intentions, et de vos intentions.
et puis l'évolution des critères d'appel d'offres, qui permet donc, on a tous des exemples quand on voyage, je me rappelle, dans une capitale africaine, d'une grande série de logements sociaux faits par des Chinois, et mon chauffeur, en tout cas, qui m'accompagnait, me dit, voilà, ça fait trois ans, ça ne fonctionne plus, voilà, donc ils avaient gagné l'appel d'offres, mais derrière, la durabilité n'était pas assurée, ils disaient, non, on ne peut plus travailler comme ça, on veut beaucoup plus de longévité, de durabilité et de fiabilité dans les infrastructures que les entreprises construisent chez nous.
Voilà, merci en tout cas pour ces éléments-là, je laisse la parole, bien évidemment, aux différents porte-parole, aux représentants des groupes, et le premier, comme une fois sur onze, c'est M. Jean-Paul Lecoq, pour la gauche démocrate et républicaine. Vous avez la main.
Merci, M. le Président. Je suis content d'être le premier, M. le Directeur. En fait, vous avez un boulot compliqué, vous avez moins de crédit et peut-être qu'on attend de vous, dans cette période compliquée et difficile, et notamment en Afrique, et notamment dans le lien entre des pays d'Afrique et la France, de faire des miracles, de devenir magicien, avec une baguette magique un petit peu usée. Moi, je comprends bien votre discours, faire plus avec moins, on l'a déjà eu dans plein d'autres opérations dans notre politique, y compris intérieure. Vous avez utilisé l'expression de la santé des populations avec Eleonore Carrois.
Cette semaine, on a eu à réfléchir sur la question de la malnutrition. Et la France est plutôt pas mal placée pour aider dans ce domaine de la malnutrition. et donc, il semblerait que l'AFD ait aussi réduit ses financements pour aider, pour qu'un pays se développe, il faut que sa population soit en bonne santé. Les communistes et le général de Gaulle l'avaient compris au sortir de la guerre, y compris en créant la sécurité sociale. Ils savaient que si la France voulait remonter, il fallait que les Français soient en bonne santé pour être des travailleurs qui permettent de reconstruire le pays et de développer l'industrie. Dans les pays en développement, c'est la même chose.
Il faut que les gens soient en bonne santé. Il faut leur donner les moyens de l'être et la lutte contre la malnutrition en éteint. Donc, où en êtes-vous dans ces moyens-là ? Êtes-vous prêt à y mettre des sommes ? On parle souvent de la Chine, parfois même de la Russie, sur ces deux puissances, y compris les États-Unis.
Ces trois puissances ont compris que l'aide au développement ou en tout cas l'investissement dans les pays étrangers était un investissement utile pour leur propre population, était utile pour leur avenir, était utile pour l'avenir de la planète et était utile y compris pour la lutte contre les migrations parce que si les gens sont heureux chez eux, ils ont rarement le besoin de migrer. Et donc, il faut travailler à ça. Et ce qu'on attend de l'agence et des moyens financiers, et moi, je serai toujours de ceux qui voteront pour avoir plus de moyens pour votre agence et des moyens qui aident les gens de manière hors emprunt. Oui, mais c'est des sujets importants, M. le Président.
Il faut qu'on ait un peu le temps. C'est bien,
mais on est très nombreux. Oui,
on est nombreux, mais on a le temps tous. Parce qu'on est tous venus ici alors que ce n'est pas obligatoire parce qu'on pense que le sujet est sérieux. Je vous demande de conclure. M. le rapporteur de la loi qui nous a fait voter. Je vous demande de conclure. C'est le grand monceau de l'État.
Je vous souhaiterais que vous puissiez conclure. Merci,
M. le Président. Je vais m'y atteler. Donc, c'est un des...
Non, une après-midi.
C'est un des... Mais je vais...
Non, je m'arrête là. Je vais reprendre la parole après plusieurs fois. Très bien. Une minute. Parfait. M. le député.
M. le député. D'abord, c'est pas tellement... C'est pas une déclaration de principe. C'est... Ça va être ma signature au bas du com. La FD n'a pas vocation à s'échapper de l'Afrique. Au contraire, elle prend l'engagement de concentrer 60% de ses actions sur l'Afrique. Évidemment, ses actions seront moins nombreuses en volume de crédit parce qu'il y aura moins de crédit. Mais en tout cas, on n'en profite pas pour s'échapper et pour considérer que l'Afrique n'est pas le terrain prioritaire de nos actions. Et c'est la même chose sur la santé. On a vraiment souhaité faire... Non pas faire plus avec moins, mais faire mieux.
Et c'est la raison pour laquelle 10% de notre plan d'affaires, c'est-à-dire autant que dans le com précédent, sera consacré à la santé en Afrique. Alors, il faudra faire des choix, il faudra qu'il y ait des priorités. Mais, je le disais au président, le premier déplacement que je vais faire en Afrique, j'espère revenir, la semaine prochaine, deux jours, j'irais en RDC pour constater la manière dont les projets que nous faisons dans les centres de santé par rapport à l'épidémie d'Ebola fonctionnent et dans quelle mesure ils devront être renforcés par l'AFD.
Donc ça, c'est une constatation et c'est, j'espère, un choix qui sera fait dans les priorités d'enfoncer ce clou-là parce que c'est un front particulièrement chaud et dont on voit bien qu'il y a une correspondance, il y a vraiment un intérêt mutuel d'abord à aider les Congolais mais ensuite à éviter que cette épidémie devienne une pandémie. Donc, je signerai ça sinon de mon sang du moins de ma plume dans le com' et je serai comptable devant vous au fur et à mesure de la manière dont on respectera cet engagement Afrique, santé, agriculture, éducation.
Merci beaucoup. La parole à présent pour le Rassemblement National à M. Guillaume Bigot et puis ensuite M. Christopher Weisberg. M. le Président, chers collègues, M. le Directeur Général, en avril dernier, lors de votre audition, je vous avais demandé au nom de mon groupe déjà si vous aviez l'intention de rompre avec une AFD guidée avant tout par les ODD onusiens, climat, genre, diversité, etc. pour la réorienter aux services d'intérêts moins nombreux, bien sentis, intérêts de la France et des populations aidées. Et vous m'avez alors laissé entendre que les critiques parlementaires, notamment celle-ci, seraient intégrées. Alors, dans votre discours,
effectivement, on s'en poindre, voilà, la prise en compte de le besoin
de ne pas faire de saupoudrage, de recentrer, d'être sur des thématiques, même 10% d'aide liée, etc. Mais, les premiers éléments dont nous disposons nous laissent penser
que votre logiciel a changé d'écran d'accueil, disons, mais pas vraiment de système d'exploitation. Les mots ont changé, la logique demeure, plus de développement financé par le contribuable français, plus d'alignement sur les priorités de Bruxelles et les organisations internationales, des montants, vous nous l'avez indiqué vous-même, considérables,
continuent à être consacrés à des objectifs comme internationaux comme 6 milliards pour le climat. 55% de projets financés devront intégrer un objectif égalité hommes-femmes, par exemple, assez loin, à mon avis, du pragmatisme.
Et, par exemple, pendant que nos PME, TPE coulent sous le poids de la fiscalité et des coûts de l'énergie, vous nous avez indiqué dans votre préambule que 2 milliards seront accordés pour soutenir les TPE, PME africaines. Par exemple, à l'encontre de l'avis de notre ambassadeur à Pretoria, l'AFD va accorder des prêts non-souverains centaines de millions d'euros à des villes en Afrique du Sud en soutien à la résilience climatique. Ce prêt inclut une part de bonification sachant que l'Afrique du Sud est classée parmi les très grands émergents et ne sont pas censés en bénéficier.
Ce geste ne se justifie pas au vu de la situation économique de la France mais aussi parce qu'il s'agit du premier PIB du continent africain. Le montant alloué aux prêts bonifiés va pourtant encore augmenter de 480 millions d'euros, je crois, jusqu'à 600 millions d'euros pour les années suivantes. Alors nos inquiétudes nous poussent à vous poser des questions en dépit de la prise en compte de ce que vous appelez des dividendes, des triples dividendes stratégiques. Par exemple, pouvez-vous nous garantir que pas un euro d'aide française arrivera dans des pays hostiles ou non coopératifs par exemple en matière migratoire ?
Deuxièmement, quelles mesures avez-vous prises pour lier l'aide par exemple et les clauses de réadmission ou l'accès préférentiel aux ressources pour nos entreprises ou les non-installations de bases militaires de pays hostiles ? Troisièmement, c'est une autre question peut-être un peu plus prospective. Le gouvernement table sur une hausse assez forte des bonifications, mais si ce n'est pas le cas, comment allez-vous vous adapter ? Comment allez-vous par exemple adapter votre masse salariale si la trajectoire budgétaire venait à être infléchie à partir de 2027 ? Voilà. Merci par avance, M. le directeur général, pour vos réponses. Merci de votre question. M.
le directeur général, je vous donne la parole pour répondre à ce commentaire et ces trois questions précises.
M. le député, comme j'ai essayé de le présenter et puis vous verrez le document, nous sommes une agence de développement n'ont pas nous transformé comme Frégoli en 50 jours, en quelque chose de différent. En revanche, pour la première fois, même si des choses étaient faites par l'AFD comme M. Jourdain fait de la prose en matière de soutien aux entreprises françaises et en matière d'intérêt de la France, nous mettons en parallèle le dividende de développement du partenaire et le dividende du développement de soutien stratégique aux intérêts de la France, partant quand même du principe qu'il est difficile, comme le font certains encore, d'opposer l'un et l'autre.
C'est-à-dire que la solidarité ou en tout cas le partenariat avec des pays étrangers n'est pas systématiquement hostile ou incompatible avec les intérêts de la France. Si je prends quelques exemples que vous avez évoqués, on voit bien, je le disais tout à l'heure, que les questions climatiques s'adressent à la situation de la planète dans son ensemble.
Les Français, il faut leur rendre hommage, on fait de gros efforts en matière de baisse du niveau de leurs émissions carbone, très importants ces dernières années, mais nous représentons 1% de la population, 3% de l'économie mondiale et si nous n'agissons pas les uns et les autres dans les pays où le bilan carbone reste encore, hors Chine, puisque j'ai bien dit qu'on arrête cette année la Chine, je pense qu'on aura les épisodes que l'on connaît aujourd'hui à répétition et quand on voit qu'il fait 41 degrés à Bordeaux et 36 à Paris, c'est difficile de dire que le cas que vous avez évoqué, même s'il est très dérogatoire de l'Afrique du Sud parce qu'effectivement, c'est une destination où on ne fait pas de prêts souverains, ils portent sur des populations défavorisées et sur leur capacité de résilience, y compris dans le fait de moins consommer de charbon, enfin des choses sur les migrations qui est un sujet moi qui me passionne comme il passionne de manière diverse à juste titre tous les Français, je suis absolument convaincu que nous devons continuer, nous le faisons à investir dans une double logique qui est à la fois une logique de formation des populations chez elles pour leurs besoins et y compris, j'ai vu au Maroc pour les besoins de nos entreprises là-bas qui ont énormément de besoins de recrutement de gens qui sortent du système universitaire pas totalement employable et aussi, mais ce sera un autre débat que les Français trancheront le moment venu pour pouvoir pratiquer l'immigration choisie dans les secteurs les plus en tension mais ça, ça échappe évidemment à mon sacerdoce, enfin en tout cas, à mes responsabilités.
Je voulais aussi dire dans ces domaines-là que de mon point de vue et c'est aussi pour ça que le réalignement avec la diplomatie française est essentiel dans mon mandat, à partir du moment où nous allons devoir être beaucoup plus sélectifs sur les pays, il me semblerait effectivement assez extravagant que la main droite ignore ce que fait la main gauche et que parce qu'il faut choisir et qu'il faut être sélectif, il paraît très curieux que l'AFD continue à développer des projets avec de l'argent qu'elle a de moins en moins dans des pays qui nous seront hostiles. Quant au, pardonnez-moi l'expression, au trade-off avec d'autres sujets, notamment les réadmissions.
Il n'appartient pas, ce n'est pas à moi de les conduire, mais je pense que dans un dialogue franc et transparent portant sur les intérêts mutuels, cette question n'est pas forcément scandaleuse ni taboue.
Merci. Monsieur Bigot est pudique, mais quand il parle de l'Algérie en particulier, notamment, je pense...
En Algérie, il n'y a aucune intervention
de l'AFD. C'est important de le préciser. Merci. La parole à présent à M. Christopher Weisberg pour Ensemble pour la République. Merci, M. le Président. Moi, je pense que par rapport à ce que disaient certains collègues, évidemment, on est dans un contexte budgétaire qui est très restreint, qui est très difficile, mais sans aucune courtisanerie, je pense que vous êtes la bonne personne. Le fil rouge de votre carrière, c'est d'avoir justement repris des organisations qui avaient tendance un peu à saupoudrer et à les avoir réorganisées. Je pense à ce que vous avez fait pour Business France, par exemple, et finalement, des agences qui, aujourd'hui, sont plus efficaces qu'elles ne l'étaient.
Et j'espère... C'est tout ce que je vous souhaite pour la suite. Je me permets, en tant que député des Français des États-Unis, d'évoquer le cas, évidemment, américain. Vous avez dit à juste titre dans votre intervention que vous n'aviez pas vocation à intervenir au Texas. mais évidemment, contrairement à ce que dit M. Lecoq, que je n'ai pas très bien compris, le vrai sujet et l'un des bouleversements profonds de cette nouvelle administration Trump, c'est justement la suppression majeure de USAID, qui est une catastrophe. Dès qu'on parle aux différents bailleurs, nous disent à quel point c'est difficile de compenser.
Alors évidemment, ça a des effets sur le système multilatéral, mais sur l'aide au développement particulièrement, c'est un bouleversement fondamental sur la santé et sur tous ces sujets-là. Et donc, ma question est la suivante. Alors, le Ville, il sera nécessairement investi par d'autres grandes puissances, la Chine, les Pays du Golfe, la Russie. Et comment, sous ce prisme-là, on arrive à essayer de compenser, de réorienter stratégiquement pour réussir à compenser cette perte colossale ? Merci.
Merci. Merci beaucoup, M. le député. C'est effectivement une grande question qui est un peu au cœur du travail que j'ai entrepris avec détermination et en même temps humilité. Parce que beaucoup de leviers ne sont pas à ma portée. J'ai vu au Maroc, en 15 jours, les fonctionnaires ou les agents de l'USA, qui étaient très nombreux, parce que c'est un pays ami et beaucoup d'argent, disparaître. C'est-à-dire qu'ils ont un système de contrat qui est un peu différent de la fonction publique française. Ils ont été littéralement débranchés et ils ont disparu. On a reçu un message disant, ben voilà, à partir de... Dans 15 jours, je ne serai plus là ou dans une semaine, je ne serai plus là.
Avec des effets terribles sur notamment les programmes qui avaient été engagés par des organisations locales qui avaient fait l'avance en quelque sorte de fonds et qui n'étaient plus remboursés comme c'était par le passé par l'USA de service faits comme on dit en français. Donc je pense, mais ça sera là encore, soumis aux autorités qui gouverneront la France et au Parlement qui sera en place dans un an ou un peu plus, de choisir.
Moi, mon rôle, c'est pour ça que je me suis présenté en DG de transition, c'est d'avoir une agence qui, au lieu d'être dans l'immobilisme et les étermoiements comme elle l'a été depuis neuf mois pour des raisons qui peuvent se comprendre et fait le deuil de moyens budgétaires dont je peux penser qu'ils ne reviendront pas spontanément à la hauteur où ils étaient, c'est-à-dire 2 milliards d'euros il y a encore deux ans, mais une agence qui est concentrée sur une stratégie simple, lisible sur des priorités sectorielles, on en a parlé, et des priorités géographiques et qui, sans perdre son âme, comme je l'ai dit, accepte de considérer que dans intérêts mutuels, il y a aussi intérêts français, même si ce n'est pas que de l'intérêt économique.
Parce que mon prédécesseur, qui est un homme à tous égards remarquable, avait un mot d'ordre très beau, mais qui aujourd'hui, malheureusement, ne correspond plus à l'état du monde, qui était du côté des autres. Alors, c'est important d'être du côté des autres, on ne le renie pas, ça reste le premier dividende, mais évidemment, aujourd'hui, dans le contexte international et national, il faut aussi qu'en parallèle, on soit un peu du côté de chez nous, si je puis dire.
et on pourrait le voir comme un système d'opposition où c'est l'un ou l'autre, mais je pense qu'on doit pouvoir démontrer et on le fera devant vous et l'année prochaine devant les autorités, en tout cas exécutives, qui seront en fonction. Je pense que les deux peuvent se singulariser, se concilier et qu'à ce moment-là, on se singularise par rapport à des grandes puissances comme les États-Unis qui estiment que c'est l'un ou l'autre et qui le font avec la brutalité et les caractères de déstabilisation que ça entraîne.
La France a un modèle spécifique, on l'affine, on le rééquilibre, mais je pense qu'il peut faire entendre une voix française conforme à celle de notre diplomatie, mais cette fois-ci en action opérationnelle, en projet, en concret. C'est le pari que je prends. Moi, ma limite s'arrêtera aux portes des élections et des ministères de demain, mais je pense que ça méritera d'être défendu et que ça sera plus défendable que ce qui a été fait sans doute très bien ces dernières années qui s'est trouvé décalé par rapport à la demande politique.
Merci beaucoup. La parole à présent pour la France insoumise à M. Aurélien Taché et puis ensuite M. Alain David.
Merci. Merci M. le Président, M. le Directeur général, merci d'être avec nous ce matin. Bon, si on fait les comptes rapidement, depuis 2023, l'aide publique au développement, c'est plus de 3 milliards d'euros en moins. Rien que pour cette année 2026, la mission APD, c'est 843 millions d'euros de baisse, presque 20% en un an, la quatrième coupe consécutive en deux ans. La loi de 2021, ça a été rappelé, prévoyée d'atteindre 0,7% du RNB en aide au développement. On est retombé à 0,3%, c'est-à-dire le niveau de 2016. Alors, on peut présenter ça comme on veut, mais au-delà du mensonge démocratique, c'est un désastre.
Pour notre diplomatie d'influence, pour nos partenaires, pour les populations, c'est désastreux. Les organisations syndicales, d'ailleurs, vous nous avez dit, échanger longuement avec elles, et c'est tant mieux, nous alertent sur réellement la capacité de l'agence à continuer à poursuivre ses missions. Mon collègue, Christopher Vazberg, a rappelé que, dans le même temps, Donald Trump avait démantelé l'UCEI et dé suspendu 92% des financements états-uniens à l'étranger. Les conséquences sont là. Plus d'un million, 300 000 nouvelles infections au VIH en 2025, alors que l'objectif mondial était de passer sous les 500 000.
Certains pays, comme le Mali, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, c'était entre 25 et 60% de leur budget national de lutte contre le VIH qui dépendait de ces crédits-là. Vous avez parlé du virus Ebola qui repartait en RDC. Je suis heureux d'entendre que vous y allez d'ailleurs dans les prochaines semaines. Vous verrez certainement la maternité Kinga Zani des sœurs des pauvres de Bergame, j'imagine, et j'espère que vous pourrez les rassurer sur la capacité à poursuivre leur mission parce que ce que j'ai vu là-bas était absolument exemplaire. C'est des dizaines de naissances sauvées par jour grâce à un programme qui est français et c'est toute la fierté de la France de pouvoir faire ça.
Comment faire, monsieur le directeur général, pour continuer à poursuivre ces missions en matière de santé alors qu'on voit bien que les financements dans ce domaine-là ne pourront pas être des prêts mais essentiellement de la subvention ? Et je veux évidemment vous poser la même question pour l'éducation puisque je sais ce que vous avez fait quand vous étiez ambassadeur au Maroc sur cette question. Nous avons vu ensemble le programme de 130 millions d'euros de prêts pour former 40 000 professeurs de français au Maroc.
J'aimerais que vous nous disiez un mot du bilan de ce programme et est-ce qu'on a une chance, un espoir de pouvoir dupliquer ce type de programme en matière d'éducation dans des pays d'Afrique subsaharienne, en Asie, on a le sommet de la francophonie cette année au Cambodge qui seraient des pays où finalement à mon avis ce programme mais il y aura besoin de plus de subventions seraient aussi des choses qui auraient un impact formidable. Je rappelle qu'on a 400 millions de locuteurs de la langue française dans le monde aujourd'hui, que l'espace francophone peut être un espace où on montre une autre voie que ce que montrent les impérialismes encore faut-il s'en donner les moyens.
Merci beaucoup Monsieur le directeur général.
Député, sur l'évolution des budgets, comme je l'ai dit en préambule, j'ai trouvé une situation à mon arrivée et la seule chose que j'ai pu faire, alors est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est suffisant, je ne sais pas, mais c'est arrêter l'hémorragie parce que je dois dire c'est un secret pour personne qu'au soir de Nairobi, le Président de la République et beaucoup de gens avaient fait de très belles annonces et puis célébrer une relation renouvelée entre le continent et la France. On nous a annoncé un peu par derrière que les crédits du 209, donc de subvention, qui étaient déjà réduits de 90%, allaient être réduits de 100%.
Bon, on a réussi à s'opposer à ça et on a réussi à travers le com, au moins pour l'année 2027, à sécuriser une base minimale. Bon, base minimale qui ne permettra pas de faire autant qu'on le faisait. Mais à l'intérieur de cette base minimale, effectivement, la santé, l'éducation ont une garantie de plancher, c'est-à-dire qu'on ne descendra pas au-dessous de 10% des crédits budgétaires, qu'il s'agisse des crédits en subvention ou des crédits en bonification pour les pays qui sont capables de s'endetter sur de tels projets.
Le Maroc, vous l'avez rappelé, c'est un prêt budgétaire, on l'avait assorti d'un petit peu d'éléments de subvention pour faire des études, mais c'est un prêt budgétaire et vraiment, j'ai été très touché parce que j'ai rencontré l'autre jour Esther Duflo, vous savez, qui est notre prix Nobel et qui, dans le cadre d'une organisation qui s'appelle FIDE, procède à des évaluations très indépendantes et qui a montré en quoi, en trois ans, la performance des enfants, enfin des élèves, dans le français, mais aussi dans les maths et dans l'arabe, avait progressé dans des proportions très conséquentes et sur un échantillon, enfin, sur un périmètre de population, enfin d'élèves et de collèges qui est désormais plus simplement un échantillon qui doit toucher après les deux tiers du système scolaire.
Donc là, on a une très belle réussite. J'irai dans l'hôpital là que vous évoquez pour bien entendu voir ce qu'on peut faire en Ebola, sur Ebola. Bon, je le dis et je le redis, tant qu'on aura des crédits, ils auront une garantie d'application dans ces domaines-là. Mais à la fin, je renvoie aussi à l'Assemblée la charge de la preuve. Moi, je suis arrivé au mois de mai, j'ai arrêté comme un gardien de but du bout des doigts un surgel qui aurait ratiboisé totalement les subventions. J'ai réussi à obtenir que pour 2027 et les années suivantes, on verra, on ait un socle minimal, garanti, qui permet à mes équipes de continuer à travailler et de ne pas être dans une forme de désespoir total.
Parce que tous ces collaborateurs extrêmement engagés qui croient à leur travail, qui ont des relations avec beaucoup de partenaires, engagent des projets, les travaillent, les instruisent au début, puis au bout d'un moment, on leur dit non, il n'y a pas d'argent, donc il faut le garder au frigo, voire au congélateur. Donc, voilà, sur tout ça, je serais vraiment heureux de revenir au moment de l'adoption du com et dans les mois suivants pour vous donner des simplement rendre des comptes parce que je pense que c'est de mon devoir et qu'on aura des comptes à rendre dans le sens de ce que vous dites.
Merci. Merci. Merci beaucoup. On enregistre l'engagement de M. Taché. La parole à présent pour les socialistes et apparentés à M. Alain David. Avec mes collègues du groupe des députés socialistes et apparentés, nous considérons que la solidarité internationale n'est pas qu'une générosité mais aussi un investissement au service de notre avenir collectif face à des grands défis planétaires. Pour cette raison, nous sommes extrêmement préoccupés par les bases successives des crédits alloués à la solidarité internationale.
Cela a été souligné, les coupes de la mission Aide publique au développement atteint près de 3 milliards d'euros et aboutissent au creusement de l'écart entre la réalité et les objectifs, notamment ceux de la loi de 2021 relative au développement solidaire ou à la lutte contre les inégalités mondiales. De même, cette baisse nous paraît incompatible avec les engagements de la France avec des besoins de plus en plus criants à mesure que les crises se multiplient en Ukraine, en Afrique, à Gaza, au Liban ou ailleurs. La solidarité internationale permet concrètement de sauver des vies, de consolider la paix, de soutenir les sociétés civiles ou de renforcer l'accès aux services essentiels.
Nous revenions dans une récente commission sur un récent sommet organisé en Afrique et il apparaît assez contradictoire de constater cette contraction de l'AFD et plus particulièrement le don-projet et le don-ONG alors que le volontarisme semblait prévaloir. Pourriez-vous repréciser les conséquences de la revue stratégique récemment décidée par le Premier ministre quels effets cette tutelle de Matignon assure les engagements et les projets de l'AFD et j'ai bien compris et entendu la nouvelle matrice pour le groupe AFD mais aller plus loin pour nous préciser un certain nombre de détails par rapport à ce décalage. Merci beaucoup monsieur le directeur général.
La compréhension que j'ai des décisions que le cabinet du Premier ministre a pris en matière d'APD et pas simplement d'AFD c'était qu'il souhaitait une revue projet par projet et à l'intérieur de ces projets de celui de l'AFD celui que j'ai présenté en préambule pour d'une certaine manière faire des arbitrages en matière d'économie qui ne soient pas simplement paramétriques.
Du coup ça a été un exercice assez long au cours duquel dans deux réunions tout a été examiné ligne à ligne et il a été décidé pour la première fois depuis deux ans que l'AFD bénéficierait à travers son com d'une sécurisation de ses ressources alors que d'autres lignes dans les ministères ont pu être considérées moins essentielles. Donc moi j'en tire un résultat plutôt satisfaisant. Vous savez que les moyens de l'AFD avaient énormément baissé à l'intérieur de la mission APD. Il y a deux ans ils étaient encore de 35% de la mission APD allaient à l'AFD l'année dernière ou enfin cette année ils sont tombés à 19%.
Donc en fait on avait la mission APD a payé davantage que les autres missions aux économies budgétaires et nous à l'intérieur de la mission APD nous avons payé davantage que d'autres concours multilatéraux ou programmes bilatéraux.
Ce que je retiens de cet exercice à Matignon qui était très technocratique mais sans doute utile c'est que les choix qui ont été opérés vont plutôt dans le sens de la sécurisation des ressources de l'AFD certes à un niveau très bas mais au moins à la sécurisation et c'est ça qui a permis un accord sur le com parce que j'avais clairement dit à Matignon et au ministère que si j'avais juste des objectifs des obligations des contraintes et pas de moyens il n'y avait pas d'accord il n'y avait pas d'accord possible. Donc ça a semé un certain trouble et je dois dire aussi que dans les arbitrages qui ont été faits la part du guichet ONG que nous avons défendu a été également reconnue.
Les crédits pour l'année 2026 ont été libérés et les ONG ont pu tenir encore hier un comité ONG pour les projets en cours et dans le cadrage budgétaire 2027 elles auront leur juste part à nos côtés et dans une relation qui reste une relation très proche avec elles. Voilà.
Merci beaucoup. La parole à présent pour les écologistes et sociales M. Jean-Louis Romégas et ensuite Mme Carole Guilherme.
Merci M. le Président. M. le Courtier vous prenez la direction de l'AFD dans un contexte délicat alors que les crises internationales se multiplient guerre, famine, reprise d'épidémie. les budgets de la solidarité internationale sont sacrifiés sous l'effet de choix politiques inspirés par les idées d'extrême droite et on peut les qualifier plus précisément ces idées démagogiques misquines et fausses surtout qui pensent que ce sont les pauvres africains qui mangent le pain des français.
Vous le rappeliez vous-même la baisse de l'aide publique au développement c'est un choix idéologique lorsqu'on fait exploser les dépenses militaires il faut bien couper ailleurs et bien sûr ce sont les plus vulnérables qui en paient le prix. Ainsi notre gouvernement qui a réduit en janvier de 59% les crédits de l'APD par rapport à 2024 a décidé de geler les crédits de l'AFD et de prendre la main sur ses arbitrages budgétaires. Autrement dit l'agence perd progressivement sa capacité d'action.
Résultat 1200 projets menacés 10 000 emplois supprimés et parmi les secteurs les plus touchés figure bien sûr la santé qui ne représente plus que 5% des subventions de l'AFD en Afrique alors que cela devrait être la priorité en ce moment. Ces coupes budgétaires vont à rebours des engagements internationaux de la France et ce ne sont bien sûr pas de simples lignes comptables. A elles seules elles risquent de causer plus de 3 500 000 décès supplémentaires d'ici 2030 parce que derrière les chiffres il y a des êtres humains qui perdent l'accès aux soins à la vaccination ou à l'alimentation.
Il est urgent de protéger les secteurs vitaux au premier desquels bien sûr la santé et la lutte contre la malnutrition ça a été dit par mes collègues et on ne peut de façon générale vouloir bâtir un monde différent de Donald Trump en faisant du Donald Trump c'est à dire du repli sur soi de la logique transactionnelle et l'abandon des plus vulnérables. Alors comment justifier que notre agence réduise encore ses financements au secteur qui sauvent des vies alors que les besoins explosent et cette tutelle de l'AFD va-t-elle s'accompagner d'un véritable plan social de l'AFD que vous êtes là pour mettre en oeuvre ?
Merci Monsieur le Détourgénéral.
Plusieurs choses Monsieur le député la première c'est que vous avez décrit les choix budgétaires qui ont été faits dans la loi de finances et en cours de gestion je suis arrivé après je ne peux que partager et déplorer cet état de fait et tout ce que j'ai fait auprès de toutes les autorités de l'État ça a été d'attirer l'attention comme vous le faites sur les engagements de la France sur ses valeurs et ses relations avec ses partenaires sur le cas spécifique de la santé j'ai eu l'occasion de le dire tout à l'heure à votre collègue nous avons souhaité que dans le contrat d'objectif il y ait au moins 10% des crédits budgétaires alors certes ils se sont réduits qui soient consacrés à la santé 10% pour l'éducation et donc on a un socle c'est pas 5% c'est un socle minimal qui sera maintenu et on travaille énormément il y a beaucoup de projets qui sont qui sont en cours d'engagement déjà il y a une volonté de travailler aussi avec toutes les toutes l'expertise française on a fait une grande réunion l'autre jour avec French Healthcare qui est une association qui regroupe pas simplement des entreprises mais aussi des ONG des associations etc bon pour faire en sorte que ce grand capital je suis d'accord je l'ai vu partout dans le monde je l'ai vu en Asie je l'ai vu évidemment en Afrique du Nord je l'ai vu en Amérique latine l'empreinte de la santé à la française scientifique organisationnelle le modèle de sécurité sociale et dans une moindre mesure les équipements et les médicaments est une des grandes forces de la France et je suis absolument convaincu que l'AFD doit sauver ce qui doit l'être et à l'avenir mettre ce sujet en tête des enjeux prioritaires après vous avez parlé d'un autre sujet qui est un peu différent qui est la si je puis dire la santé sociale si je puis dire de l'AFD d'abord je peux le dire là au stade actuel il n'y a aucun plan social qui soit envisagé ce n'est pas du tout la manière dont on le fait on a fait beaucoup beaucoup de dialogue social j'ai employé à peu près 20% de mon temps je le disais encore tout à l'heure lundi 9 heures de discussions ininterrompues en séminaire avec les organisations syndicales j'ai participé à deux CSE dans le mois où j'étais présent à Paris j'ai reçu toutes les organisations syndicales le premier sujet c'est ce que j'essaie d'ailleurs de faire avec vous c'est de partager un diagnostic parce que s'il n'y a pas un constat partagé de la situation dans laquelle on est on sait que c'est un sujet qui dépasse très largement l'AFD et qui est un peu propre à la France si on est dans un déni de réalité il est difficile de construire quoi que ce soit ou alors on raconte des sornettes aux gens ou alors moi je suis là pour on m'a parlé de magiciens pour leur faire des entourloupes ce n'est pas ce n'est pas le sens que je donne à ma mission donc première étape prendre conscience chiffre à l'appui de la situation dans laquelle nous sommes pour des raisons diverses que j'ai essayé de rappeler ensuite de regarder quelles sont les voies de remédiation parce qu'encore une fois il n'y a pas simplement la question des crédits budgétaires il y a aussi la question des hausses des taux d'intérêt qui étranglent progressivement la compétitivité d'une AFD qui est une banque qui emprunte avec le taux de la France et qui reprête avec le taux de la France plus un petit spread sauf que ce taux là il n'est pas très attractif donc nos deux moteurs principaux sont aujourd'hui en train de caler alors il faut que chacun en prenne conséquence on a un certain nombre de moyens de remédiation le plan que j'ai proposé est un plan qui s'appelle plan de recettes donc il y a un certain nombre de recettes qu'on peut mobiliser qui représentent une partie des économies qu'on doit réaliser ensuite il y a des frais généraux qui ne sont pas forcément de la masse salariale qu'on est en train aussi de réduire le train de vie de l'agence c'est tout simplement les voyages les primes d'expatriation des choses comme ça et puis enfin il y a la masse salariale et là les collaborateurs disposeront d'offres sur la base du volontariat pour pouvoir quitter l'agence soit parce qu'ils se rapprocheront de la retraite et on a des moyens de de de paver le chemin vers la retraite à taux plein soit parce qu'ils pourront avoir des opportunités ailleurs ou des envies de faire mais ça sera sur la base du volontariat le consensus existe au sein de l'AFD je ne sais pas qui qui vous a informé il y a évidemment toujours une rivalité entre les organisations syndicales mais je peux vous dire que les organisations syndicales représentatives dialoguent avec nous et que ce qui sera élaboré dans les formes respectueuses du droit social il y aura une infoconsulte à l'automne et ça prendra le temps que ça prendra nous aboutirons à des choix qui seront forcément des choix négociés et on verra sur cette base là le choix individuel volontaire des agents de l'AFD
Merci pour ces réponses la parole pour les démocrates à madame Carole Guilherme et puis madame Laetitia Saint-Paul et enfin monsieur Laurent Mazury vous avez la main
Merci monsieur le président monsieur le directeur général merci de revenir aussi rapidement devant la représentation nationale évidemment et ce en amont des discussions autour du com vous insistez sur la nécessité dans un contexte de ressources publiques contraintes de prioriser l'action de l'agence française de développement et de rechercher davantage d'impact cette évolution intervient alors que l'AFD et peut-être plus globalement les mécanismes de solidarité internationale et le multilatéralisme font aujourd'hui l'objet de critiques politiques portant moins sur le fonctionnement que sur son utilité même certains contestent la pertinence de consacrer des ressources publiques françaises à des projets dont le bénéfice pour notre pays leur apparaît insuffisamment démontré dans ce contexte mes trois questions portent sur le nouveau contrat que vous souhaitez construire pour l'AFD premièrement et peut-être pour revenir sur la désinformation que vous évoquiez à mot couvert comment mesurez-vous concrètement le retour stratégique de l'action de l'AFD pour la France au-delà de l'impact pour les pays partenaires quels résultats pouvez-vous mettre en avant en matière d'influence diplomatique de soutien aux entreprises françaises de sécurisation des chaînes d'approvisionnement de prévention des crises ou encore de stabilité des régions prioritaires pour nos intérêts deuxièmement dans un contexte où les moyens financiers se réduisent comment opérez-vous les choix entre les différentes priorités de l'agence les objectifs liés au climat à l'égalité femmes-hommes à la gouvernance ou au droit humain sont-ils selon vous des instruments de puissance française à part entière ou doivent-ils être davantage articulés avec des objectifs directement identifiables pour nos intérêts nationaux enfin troisième question vous aviez souligné lors d'une précédente audition le rôle croissant que pourraient jouer Proparco et d'autres instruments permettant de mobiliser des financements non budgétaires jusqu'où peut aller cette diversification sans modifier la nature même de l'AFD et comment trouver l'équilibre entre la mobilisation nécessaire du secteur privé et le maintien d'une capacité d'intervention publique dans les pays ou les secteurs où le marché ne peut pas se substituer à l'action de développement je vous remercie
merci monsieur le général trois questions
merci merci beaucoup madame vous trouverez le moment venu dans la structure du com cette fois-ci des engagements chiffrés que nous prenons dans le deuxième dividende toute une série de réponses qui portent sur la manière dont nous allons pouvoir mesurer en effet le retour pour la France il y a par exemple j'en cite quelques-uns voilà j'évoquais tout à l'heure le nombre de marchés qui feront l'objet d'une mise en concurrence internationale dans les termes que j'ai décrits c'est-à-dire les nouvelles modalités d'appel d'offres nous devrons mesurer aussi le taux de participation des entreprises françaises sur les marchés financés par l'AFD donc c'est deux choses différentes l'attractivité des nouvelles modalités d'appel d'offres pour que les entreprises j'ai rencontré à peu près tout leur réseau ces dernières semaines comprennent bien que les financements de l'AFD qui aujourd'hui leur apparaissaient finalement un peu inaccessibles enfin pour beaucoup d'entre elles aujourd'hui créent les conditions d'une meilleure prise en compte de l'offre française parce qu'à côté de la dimension prix il y a la dimension qualitative ensuite effectivement le taux de participation qui mesurera combien d'entre elles on peut réellement participer et j'espère remporter ces marchés il y aura aussi le nombre de projets comme j'ai dit tout à l'heure qui permettraient d'associer des financements du trésor de BPI et de l'AFD pour offrir souvent dans le cadre d'accords intergouvernementaux à un pays partenaire un financement clé en main qui prend toutes les dimensions du projet parce que certaines nécessitent de l'aide liée si c'est par exemple l'exportation de trains d'Alstom d'autres peuvent être financées sur les infrastructures les troisièmes sur des crédits acheteurs sur des formes un peu plus classiques nous nous avons aussi la volonté vous verrez ça dans le com que Proparco arrive à mobiliser davantage de finances privées parce qu'on voit bien et c'était un des grands sujets de Nairobi que les financements publics un peu partout sont en sont en baisse et nous avons la chance dans le groupe de disposer d'un finalement de complémentarité très grande entre l'AFD sur les financements pour les partenaires publics Proparco sur les financements privés qui ont plutôt le vent en poupe et on va plutôt encourager le développement de Proparco dans le groupe et puis Expertise France sur les aspects d'expertise qui sont souvent importants pour détourer le projet et pour que les pays emprunteurs comprennent bien ce qu'il veut faire Il y a un dernier sujet dont je n'ai pas beaucoup parlé mais qui est vraiment très important et qui nous met en ligne avec la commission européenne c'est la question des minerais critiques Les minerais critiques font l'objet d'une course si je puis dire entre les grands empires les chinois les américains y vont sans beaucoup de précautions et avec une forme de brutalité qui les caractérise les uns comme les autres même si elles s'y préparent de la même manière L'Europe arrive un peu le dernier mais elle n'a pas moins la nécessité de sécuriser ses approvisionnements pour ces industries dont les chinois ou d'autres peuvent couper le robinet à notre homme à n'importe quel moment La commission va mettre beaucoup le paquet dans sa stratégie globale Europe sur cette dimension Nous nous avons proposé de l'accompagner mais en conservant une approche beaucoup plus holistique c'est-à-dire qui prennent en compte pas simplement la dimension extractive du projet même si elle est importante mais aussi l'environnement social la santé l'éducation des populations alentour mais aussi les infrastructures c'est important mais qui peuvent être elles aussi s'inscrire dans une logique de développement durable d'électricité renouvelable d'énergie renouvelable mais aussi le cadre de gouvernance dans lequel un projet d'industrie extractive doit forcément s'inscrire s'il n'y a pas de code minier dans un pays etc on voit bien que les décisions sont livrées à l'arbitraire et parfois même à la corruption donc ça renvoie aussi ce que vous disiez sur d'autres sujets les femmes ou d'autres sujets je pense que l'AFD doit pouvoir concilier encore une fois solidarité et intérêt français tout en défendant une vision française de la relation au monde nous sommes une puissance d'équilibre c'est ce que le président de la république à juste titre répète souvent et la question n'est pas de perdre notre âme mais de gagner en efficacité un membre d'eux de nos ressources sont contraintes c'est ça ce pari qu'on va essayer d'entreprendre et d'être capable dans un an de proposer quelque chose qui montre que c'est pas simplement de la rhétorique ou des grandes déclarations que le directeur général vient faire devant vous ou des textes qui sont transmis mais véritablement une orientation un peu différente qui rapporte aux uns et aux autres quelque chose qui n'est pas incompatible le développement de nos partenaires et la défense de nos intérêts au sens large
merci beaucoup de la parole à présent pour horizon indépendant à la même laetitia saint-paul prenez la main vous avez la main
merci monsieur le président monsieur le directeur notre groupe a une conviction simple chaque euro d'aide publique au développement doit produire un effet concret et mesurable pour la france et je vous avoue que ça a quand même nourri pendant des années une frustration que sur le terrain l'agence refuse d'utiliser le drapeau français donc on a été nombreux à se battre au sein de cette conviction pour que l'agence daigne utiliser notre drapeau dans sa communication donc j'espère que c'est enfin corrigé donc pour voir l'effet concret de l'action de la France quand on refuse d'utiliser nos couleurs c'est quand même compliqué et j'ai aussi constaté dans plusieurs déplacements que l'agence doublonnait complètement avec nos ambassades et les travaux menés au sein des ambassades donc votre votre histoire je pense est une bonne nouvelle pour l'agence parce que c'était insupportable de voir que alors qu'on oeuvre tous au nom de la France on puisse avoir une agence en roue libre qui qui s'oppose j'ai pu le constater qui s'oppose frontalement avec avec l'ambassadeur donc je voulais savoir à quel point vous aviez pu corriger cet état de fait et je m'intéresse particulièrement à l'effort dédié aux outre-mer je suis convaincu que nos autres mers sont un trait d'union avec leur air géographique et je voulais savoir comment se manifestait justement votre action au sein de nos autres mers je vous remercie
merci beaucoup monsieur le directeur général sur ces trois remarques et question
merci beaucoup madame on va rentrer une fois la nouvelle stratégie posée simplifiée dans une phase très active de mise en oeuvre et de ce point de vue là dans la définition des stratégies pays il est évident que l'ambassadeur devra indiquer ça avait déjà été demandé mais je suis pas sûr que ce soit fait quelles sont pour lui les priorités on a moins de secteurs il faut du coup faire cet effort pour déterminer celles qui pour lui à la fois pour l'impact au bénéfice du pays bénéficiaire mais également pour la France doivent être retenues j'ai eu des échanges là encore cette nuit en tout cas tard hier soir avec l'ambassadeur de France à Kinshasa pour affiner le déplacement que je vais y faire je disais tout à l'heure c'est le premier que je vais faire et faire en sorte que voilà on coche les bonnes cases et qu'elles soient en pleine cohérence avec la vision et la stratégie qu'est celle de l'ambassade je sais que ça n'a pas été fait par le passé je suis en quelque sorte garant par mon parcours de ce que ce sera fait beaucoup mieux pour arriver à toucher tout le monde et même chose pour la signature France il n'est pas acceptable d'avoir une marque France qui se décline à travers différents logos et qui finalement noie le poisson et fait perdre de sa cohérence et aussi de son impact aux moyens français il faut savoir que les moyens de l'AFD même réduits sont quand même de très loin les plus importants dont on dispose dans une ambassade c'est quand même l'équipe au sein du groupe France qui est la plus impactante dans la durée dans la continuité dans la connaissance des besoins du partenaire donc le dissocier de l'ambassade c'est finalement affaiblir considérablement la capacité de la France à tenir un discours et affirmer une stratégie au Maroc je dois dire et c'est peut-être aussi une raison pour laquelle je suis dans ces fonctions on a réussi à parfaitement aligner à chaque étape une relation qui ces dernières années est passée par des hauts et des bas l'action de l'AFD pour qu'elle soit vraiment exemplaire dans la mise en oeuvre de l'agenda français et de l'agenda de réconciliation donc c'est un assez bon exemple c'est quand même le premier partenaire de l'AFD donc je pense que pas mal de choses que j'ai faites là-bas peuvent être déclinées mais là encore vous en serez garant les uns et les autres à la fois dans vos déplacements sur le terrain et aussi quand je rendrai compte devant votre commission et puis les Outre-mer c'est un peu la même logique c'est qu'on fait à peu près un peu plus de 800 millions de finances au profit des collectivités il y a une particularité c'est que l'AFD finance à la fois les acteurs publics les collectivités publiques de l'Outre-mer les communes les départements les régions mais aussi des acteurs privés c'est quelque chose qui nous différencie de ce qu'on peut faire dans le reste dans les pays qui ne sont pas la France dans les collectivités hors de France pardon dernier élément comme vous savez on a une stratégie qui consiste à partir de nos collectivités à rayonner pour essayer de promouvoir alors c'est un vaste sujet l'intégration régionale de nos collectivités dans leur environnement qu'on a une stratégie pour le Pacifique à partir de la Nouvelle-Calédonie la situation qu'on connaît vers un certain nombre d'états insulaires on a la même chose dans les Caraïbes et on a la même chose dans l'océan Indien à partir de la Réunion et il y a toute une série de beaux projets qui permettent de montrer que la France dans ses océans c'est comme ça que ça se présente elle n'est pas simplement repliée sur elle-même mais son agence de développement à partir des collectivités françaises construit des projets d'infrastructures de connexion de développement humain pour faire en sorte si possible de créer autant que on le peut des espaces de prospérité ou de développement partagé et pour éviter que le fossé entre le niveau de vie des Français et celui des pays alentour continue à se creuser avec toutes les conséquences que ça a et qu'en termes d'immigration nous l'ont contrôlé
Merci Merci beaucoup enfin pour le groupe plus haut M. Laurent Mazori et ensuite nous aurons une dizaine d'inscrits encore M. le Gare en général donc je n'ai pas un message pour M. Mazori je vous rassure Non non mais je m'aligne sur M. Lecoq de toute façon en termes de temps de parole M. le Président M.
le Directeur général chers collègues deux questions La loi de programmation du 4 août 2021 relative au développement solidaire et la lutte contre les inégalités mondiales a fixé donc une trajectoire visant à porter l'aide publique au développement à 0,7% du revenu national brut Notre groupe défend très régulièrement un élargissement de l'assiette de la taxe afin de renforcer une ressource budgétaire et dans le même temps celle du Fonds de solidarité pour le développement Première question donc un renforcement du taux et un rehaussement du plafond d'affectation au FSD vous semblerait-il pertinent pour vous donner des ressources plus prévisibles et contribuer ainsi à atteindre l'objectif de 0,7% du revenu national brut consacré à l'aide publique au développement fixé par la programmation Ensuite depuis 2022 vous nous l'avez rappelé l'AFD a cessé ses activités au Mali de fait au Burkina Faso et au Niger à la suite des évolutions politiques intervenues dans ces pays Par ailleurs l'AFD intervient également et vous venez de nous le rappeler dans les territoires ultramarins où les besoins demeurent importants et en particulier à Mayotte cher au coeur de l'Iod dans le contexte de sa reconstruction actant donc la cessation de vos activités dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest ou encore vous nous l'avez confirmé ce matin en Chine Estimez-vous qu'une partie de ses capacités d'intervention pourrait être davantage réorientée vers nos propres territoires ultramarins et je pense évidemment particulièrement à Mayotte je vous remercie Merci pour vos questions Monsieur le député
sur la trajectoire sur la trajectoire de l'APD rapporté au RNB effectivement on constate un décrochage chez nous parce qu'on est autour de 0,42 pour cette année mais c'est un décrochage qui n'est pas simplement propre à la France j'ai rappelé tout à l'heure que l'APD en 2025 a baissé de 23% dans l'ensemble du monde donc c'est un mouvement général évidemment malheureusement la France n'y échappe pas moi je suis évidemment preneur de toutes les ressources additionnelles qui pourraient être adjointes au modeste crédit budgétaire qui me sont garantis pour l'année prochaine mais ça relève du gouvernement et ça relève du Parlement et je ne peux que vous inciter de ce point de vue là à faire passer ces messages acquis de droit on voit bien la difficulté dans laquelle le budget va se trouver en tout cas l'élaboration du budget en ce qui concerne les redéploiements oui c'est vrai bon je l'ai dit tout à l'heure nous cessons cette année les prêts à la Chine mais ce n'était pas des prêts qui rapportaient grand chose c'était une raison de plus pour les arrêter nous avons organisé la la la cessation ordonnée de nos activités au Mali parce qu'il y avait des queues de projets dont certains bénéficiaient aux populations locales et qui sont en passe de se terminer nos équipes ont été pour l'essentiel redéployées ailleurs et un certain nombre de crédits notamment au Maroc on en parlait tout à l'heure ont pu être redéployés pour d'autres projets dans d'autres pays mais des pays de la même région au sens large sur les sur les crédits sur les interventions outre-mer en fait ils relèvent d'une relation spécifique que nous avons avec le ministère de l'outre-mer qui nous confie un certain nombre de crédits alors on n'a pas parlé de ces crédits là qui sont plutôt stables et qui nous demandent de pouvoir les orienter vers un certain nombre de priorités j'ai vu la ministre il y aura il y a déjà un engagement dans le com de réaliser ces 850 millions de financements c'est quand même assez conséquent plus ce que l'on réalise dans la logique d'intégration régionale dont je parlais tout à l'heure avec votre collègue voilà s'il y a matière à faire davantage c'est une discussion que nous avons avec le ministère de l'outre-mer j'ajoute mais bon c'est quelque chose d'un peu spécifique que nous avons pris nous avons prêté trois trois prêts successifs à la nouvelle à la nouvelle Calédonie pour un montant total de un milliard sept c'est des prêts garantis pardon oui les total et que voilà nous espérons que les conditions politiques dans ce territoire permettront de mettre en oeuvre des politiques publiques justement de nature à permettre au territoire de rembourser ce prêt auquel cas nous nous serons confrontés nous et l'état qui le garantit à une grosse difficulté sur nos fonds propres
merci nous en arrivons à la troisième séquence qui est le débat général nous avons une dizaine d'inscrits et donc je vais procéder par groupe de trois questions d'une minute la première intervenir est madame Laurence Robert-Deau puis Jérôme Buisson et puis madame Liana Tangu pardon vous avez la main vous avez le micro vous pouvez commencer
merci monsieur le président monsieur le directeur général alors tout d'abord félicitations pour cette nomination à la tête de l'agence française de développement avant cela vous étiez ambassadeur au Maroc et c'est sous votre mission diplomatique que la France a reconnu la marocanité du Sahara en juillet 2024 votre action diplomatique pourra donc se poursuivre via les fonds d'investissement puisque le Maroc est un des principaux pays d'intervention du groupe près de 3 milliards d'euros ces dernières années nos agriculteurs sont en concurrence avec des importations de fruits et légumes marocains produites au Sahara dans le désert où il faut pomper des nappes phréatiques avec un impact environnemental social et politique dans un territoire non autonome dont l'exploitation économique est contestée cette agriculture est à l'opposé des critères d'investissement de l'AFD sous votre direction le Maroc va-t-il développer des méthodes agricoles compatibles avec les valeurs de l'AFD allez-vous faire de la diplomatie par fonds d'investissement pour améliorer les relations commerciales agricoles entre la France et le Maroc et soutenir les intérêts de l'agriculture française
merci merci merci monsieur Jérôme Buisson
oui merci monsieur le président monsieur le directeur général mes chers collègues l'approvisionnement en mirée critique indispensable aux transitions numériques et écologiques constitue un enjeu majeur du 21ème siècle marqué par une explosion des besoins en métaux comme nous l'avons souligné dans le rapport de la mission d'information que j'ai mené à ce sujet la France doit à la fois relancer l'extraction et la transformation sur son territoire développer le recyclage et maintenir voire renforcer des circuits d'approvisionnement internationaux car nous ne pourrons pas couvrir l'intégralité de nos besoins l'AFD a ainsi défini une stratégie dédiée aux minerais critiques avec un objectif d'investissement de plusieurs millions d'euros votre document met en avant les atouts de la coopération avec la France pour les pays extracteurs diversification des échanges face à l'hégémonie chinoise et américaine meilleure répartition de la valeur ajoutée grâce à la transformation locale et application des normes sociales et environnementales exigeantes si ces aspects sont indéniables ils doivent s'inscrire pleinement dans une vision d'aide publique au développement devant servir de levier à notre politique étrangère je note cependant l'absence de mention des contreparties en matière d'approvisionnement liées à ces aides pouvez-vous nous éclairer à ce sujet et par ailleurs dans un contexte où l'esprit d'équipe nationale peine à s'imposer sur les volets économiques et commerciaux l'AFD pourrait-elle collaborer avec des acteurs français pour sécuriser leurs approvisionnements je vous remercie
merci beaucoup madame Tanguy à présent et comme il y a eu un départ je propose à Delanois d'intervenir juste après madame Tanguy
merci monsieur le président monsieur le directeur général je me suis rendu récemment au Monténégro et je reviens tout juste d'un déplacement en Albanie deux pays très engagés dans le processus d'élargissement de l'Union Européenne l'AFD est présente dans les Balkans occidentaux avec un bureau régional en Serbie à Belgrade et deux antennes au Montenegro et en Albanie l'an dernier la France a actualisé sa stratégie pour les Balkans occidentaux en réaffirmant sa volonté d'y renforcer notre présence notamment à travers le développement des activités de l'AFD avec pour mandat de soutenir la convergence des pays de la région vers les normes de l'Union Européenne comme le vise votre stratégie pour les Balkans pour 2025-2029 nous savons que l'AFD est aujourd'hui appelée à poursuivre ses missions dans un contexte de fortes contraintes budgétaires mais il me paraît néanmoins essentiel que la France continue de soutenir les pays des Balkans occidentaux dans le domaine de la coopération technique à travers Expertise France et encourager aussi les investissements privés par le biais des interventions de Proparco alors j'ai vu sur votre j'ai vu excusez-moi je veux juste insister là-dessus j'ai vu que vous aviez concentré un budgétaire sur l'Ukraine et qu'en est-il de votre feuille de route pour les Balkans occidentaux qui est aussi une région stratégique pour l'Europe et pour les intérêts français merci
merci et puis madame Delanois et enfin ensuite les réponses du directeur général madame la députée
merci monsieur le président monsieur le directeur général l'AFD a suspendu l'essentiel de ses financements au Mali au Niger et au Burkina Faso depuis 2022-2023 dans l'attente d'une amélioration de la situation politique et sécuritaire or le 25 avril dernier une offensive coordonnée du GNIM et du Front de Libération de la Zawad a frappé simultanément Bamako Kati Kidal Gao Sevaré et Mopti cette évolution ne traduit pas une amélioration mais plutôt une dégradation continue de la région deux à quatre ans après la suspension de notre aide cette doctrine d'attente reste-t-elle tenable en l'état et quelles précautions concrètes prenez-vous aujourd'hui pour vos activités au Sénégal et en Mauritanie pays voisins où l'AFD reste engagée face à un risque réel de contagion de l'instabilité malienne merci
merci monsieur le général quatre interventions je vous laisse la parole pour quelques minutes
merci madame madame Delanois je commencerai par par vous il est il est évident et logique que en ce qui concerne les pays du Sahel que vous avez cité notamment le Mali l'activité de l'agence est en extinction extinction accélérée et qui n'est évidemment aucun aucun projet ni d'ailleurs aucun interlocuteur pour en envisager de nouveau en revanche pour éviter la contagion que vous soulignez en effet il est vraiment important pour nous de continuer à amener une action peut-être encore plus efficace auprès des pays de la région je pense en particulier à la Mauritanie où on a en ce moment beaucoup de choses en cours c'est un pays qui est relativement bien tenu en tout cas avec lequel nous avons une relation diplomatique positive et constructive et l'AFD est plutôt dans une logique de renforcement de ces actions là-bas le Sénégal est un partenaire ancien traditionnel nous avons beaucoup d'intérêt il est dans une situation politique et financière délicate qui en tout cas pour le dernier aspect c'est-à-dire l'aspect financier contraint assez largement nos interventions donc pour le moment notre souci c'est de voir dans quelle mesure l'exécutif sénégalais acceptera d'entrer dans des discussions qui permettraient d'alléger le fardeau de sa dette et de lui permettre de reprendre de nouveaux projets mais l'un comme l'autre pays sont pour nous des partenaires très importants pour éviter la contagion qu'on a pu voir dans les pays dits de l'AES et qui nous a conduits aux décisions que j'évoquais en pleine cohérence évidemment avec la diplomatie française dont vous savez que en tout cas avec deux sur trois les relations diplomatiques sont aujourd'hui rompues madame pardon madame madame tanguy je souscris vraiment des des deux mains et des trois si j'en avais une troisième à ce que vous avez dit pour nous dans la stratégie géographique et sectorielle là j'ai décrit tout à l'heure le recentrage de la stratégie nos trois dividendes et les grands enjeux mais tout ça va se décliner parce qu'il faut qu'il y ait des priorités sur certaines zones géographiques je parlais de l'Afrique et des engagements qu'on prend mais bien détendu les pays en phase de préadhésion des Balkans occidentaux sont des pays où nous avons beaucoup de choses à faire rien que sur la rien que sur la monténégro 300 000 habitants sans doute peut-être le premier qui rentrera dans l'union en tout cas il est en pôle position on a plus de 200 millions de projets dans des tas de domaines qui sont vraiment critiques à la fois pour la compatibilité avec l'acquis communautaire mais aussi pour l'impact environnemental de zones sensibles avec une très forte montée du tourisme et puis et c'est là où on rejoint les intérêts français la volonté que le drapeau que la marque française que les entreprises françaises aussi si c'est possible ne laissent pas ces pays à la seule main si je puis dire ou en tout cas à la seule influence de nos grands et amis partenaires allemands et italiens c'est exactement la même chose en Albanie j'ai vu le premier ministre de l'Albanie il y a de très beaux projets dont certains pourraient s'inscrire dans le cadre d'un accord intergouvernemental donc pouvoir se passer d'appel d'offres et dans des domaines également extrêmement sensibles les ports du rêche le traitement des eaux usées ou du traitement des eaux en général on avance pas mal sur ce sujet et alors la caractéristique mais pour l'anecdote c'est que compte tenu de son histoire et sans m'apesantir trop l'Albanie est brouillée depuis peu près 40 ans avec la Chine puisqu'elle l'a accusé de déviationnisme au moment de l'arrivée de Deng Xiaoping elle était restée très maoïste et du coup par rapport à d'autres pays des balcons occidentaux la Chine est assez peu présente donc il y a vraiment une place à prendre et donc pour moi ça sera tout en haut des stratégies géographiques que nous allons élaborer d'ici à la rentrée pardon
M. Buisson sur les minerais critiques M. Buisson
pour les minerais critiques là aussi je souscris quasiment mot à mot mot pour mot à ce que vous avez dit là tout l'enjeu et c'est facile à énoncer mais c'est un peu moins compliqué à réaliser c'est de pas arriver les derniers autour de la table alors c'est déjà un peu le cas mais là il y a une volonté d'accélérer il y a des moyens forts qui vont être mobilisés par la commission européenne mais de le faire en essayant d'être aussi efficace que les deux autres grands empires mais avec une marque qui soit quand même la marque de l'Europe et alors j'espère que personne ne m'écoute à la commission mais j'ai un peu l'impression que la France peut inspirer dans l'efficacité mais aussi dans le respect de ses valeurs quelque chose qui contrebalance l'enthousiasme un peu abrupt de la commission européenne alors après il y a un sujet que vous avez évoqué dont j'ai parlé avec le directeur général et puis avec Stéphane Séjournet aussi parce que c'est mis en cohérence avec la stratégie compétitivité comment est-ce que nous nous pouvons identifier les projets pour pas que ça soit une sorte d'usine à gaz comme parfois nos administrations et certaines institutions aiment à présenter les choses donc nous avons discuté vraiment de manière très concrète et j'ai proposé à la commission une liste de projets que nous avions identifié dans une quinzaine de pays et sur lesquels nous sommes prêts à intervenir la question étant vous l'avez dit il y a eu une réunion très intéressante à Bercy en marge du G7 comment on identifie les industriels ce qu'on appelle dans le jargon industriel l'off-taker celui qui a besoin du produit brut ou généralement semi-transformé et c'est ça qui est un peu la clé donc nous allons contribuer avec avec le Trésor avec le Quai d'Orsay à essayer d'identifier ces off-takers à partir du moment où on les a nous on est vraiment capable de développer toute la chaîne y compris d'infrastructures qui permettra d'aller de la mine jusqu'à la France ou à l'Europe dans le respect des équilibres sociaux des pays parce qu'on voit bien que si on nommait cette dimension là tôt ou tard on a un retour de bâton on est perçu comme prédateur je ne vais pas citer d'exemple parce que ça me vaudrait des difficultés mais on a pu en connaître aussi nous français et il faut qu'on arrive à montrer qu'on s'inscrit dans cette logique d'intérêt mutuel où certes on a besoin de sécuriser nos approvisionnements mais on le fait avec un impact local qui respecte des équilibres sociaux et de développement du partenaire
et puis la question madame Robert Deo sur le Maroc et l'agriculture
bon d'abord il y a une normalement on est vraiment censé quand on est dans la haute fonction publique voilà tourner la page et ne pas et ne pas hanter ces fonctions précédentes et vraiment je m'y attache parce que je l'ai fait tant que j'étais dans cette mission je l'ai fait pleinement mais je ne veux pas devenir un ambassadeur fantôme et gêner qui que ce soit à commencer par mon successeur ce que je peux vous garantir absolument du point de vue de l'AFD c'est que jamais l'AFD n'ira financer au Maroc des projets agricoles qui pourraient d'une manière ou d'une autre se trouver en concurrence avec des productions françaises c'est un sujet dont je me suis beaucoup beaucoup occupé pour essayer de trouver le bon équilibre par ailleurs tous les projets de l'AFD sont soumis à des procédures dites ESG en particulier sur le recours à l'utilisation de l'eau qui sont extraordinairement complexes extraordinairement exigeantes et de ce point de vue là si même si d'aventure on souhaitait ce qui ne sera pas le cas s'engager sur des projets agricoles je pense que la barre d'exigence de nos projets est tellement haute que je vois mal lesquels pourraient passer en revanche pour d'autres types de production notamment de date on a fait un gros travail pour essayer de travailler à préserver les nappes phréatiques et un certain nombre de modalités de gestion de l'eau conformément aux modalités françaises qui existent de de comment dire de de prise de conscience du coût de la ressource et de responsabilisation des agriculteurs et là on est aussi dans un modèle sur ces actions là qui n'ont rien à voir avec les tomates et des produits d'exportation où l'influence française joue où on a aussi un intérêt à traduire dans des coopérations techniques des expériences qui ici dans notre pays font plutôt référence mais en tout cas soyez rassurés sur la question de notre empreinte agricole dans les dans les provinces du sud il y aura des il y a des projets de l'AFD qui sont en cours mais ils ne sont pas dans ce domaine là
merci nous avons quatre derniers intervenants le premier monsieur Frédéric Petit puis madame Marine Hamlet
merci monsieur le président je vais d'abord faire quelques remarques en tant qu'administrateur mes chers collègues je vous rappelle que ma collègue Marine Hamlet qui parlera après moi et moi même nous vous représentons au conseil d'administration du CA et monsieur le président je vous rappelle cette demande que je fais depuis huit ans qui est que nous ayons des séances de compte rendu des CA pour nos collègues je vous le rappelle je l'avais demandé à tous vos prédécesseurs monsieur le président et je renouvelle cet appel parce que je crois que c'est important que ce que nous faisons au CA puisse remonter ici et puisque je signale je suis ravi que deux de mes vieilles demandes aient été acceptées la synchronisation des coms ça fait ça ça fait dix ans que je la demande et les plans pays que vous avez rappelé je rassure ma collègue que les plans pays ma collègue d'horizon que les plans pays sont effectivement la fin la fin de la fin de la guerre entre les ambassadeurs et la AED mes deux questions porteront sur le choix suivant d'abord c'est pas une question c'est une remarque pour mes collègues je crois qu'il faut qu'on arrête de mettre en parallèle les crédits budgétaires et la trajectoire de 2021 la trajectoire de 2021 quand on parle de 0,7% du RNB c'est 22 milliards voilà donc évidemment nous avons besoin de crédits budgétaires et ça sera ma question mais ces crédits budgétaires nous nous ramènerons jamais à 0,7% nous ramènerons peut-être à 0,43% au lieu de 0,42% mais les crédits budgétaires ce n'est pas la trajectoire de 2021 c'est impossible monsieur le directeur ma question est la suivante on parle d'intérêts français on parle d'années un peu liées etc est-ce que vous prévoyez comme ça vous est demandé souvent comme vous connaissez ces allusions au CA de considérer que les OSC françaises sont des employeurs sont une activité on va pas dire merci économique mais une activité d'entreprise qu'il faudrait intégrer dans ce retour parce que ce sont celles qui sont en train de mourir maintenant pour 50 millions qui est une peanuts et on est en train de les faire mourir bêtement ce sont des entreprises françaises est-ce qu'on pourrait évoluer sur ce sujet les entreprises être une association internationale
c'est aussi une entreprise madame Ablet à la parole
je vous remercie monsieur le président monsieur le directeur général cet été encore les français suffoquent le gouvernement a dû commander en urgence 30 000 climatiseurs pour nos hôpitaux dont un quart ne dispose d'aucun système de climatisation à l'autre bout du monde l'AFD finance à fond perdu parfois le confort thermique de bâtiments publics à l'étranger je vous donne des exemples 80 millions d'euros donnés à la Tunisie pour l'hôpital de Gavza et ses espaces climatisés 13 millions d'euros mobilisés pour l'hôpital Saint-Joseph de Jérusalem afin d'organiser chauffage refroidissement et éclairage 7 millions d'euros de subventions pour climatiser des bâtiments administratifs à Djibouti comment expliquer aux français que l'on offre aux autres avec leur argent ce qu'on leur refuse pour des raisons tantôt budgétaires tantôt idéologiques à l'automne prochain nous aurons à discuter du budget de la France dans un contexte vous le savez particulièrement tendu alors que l'état verse chaque année 2 milliards d'euros à votre agence consentirez-vous à des efforts budgétaires sur les crédits alloués à l'AFD pour les projets qu'elle finance à l'étranger je vous remercie
merci monsieur Michel Guignot à la parole et ensuite pour terminer monsieur Berville
oui merci monsieur le président monsieur le directeur général lors des derniers projets de loi de finances j'ai pu identifier un certain nombre d'attributions budgétaires qui m'ont semblé problématique par le biais de l'agence française de développement j'avais alors interrogé votre prédécesseur sur les contradictions entre la politique internationale française et les projets soutenus par l'AFD laquelle doit théoriquement mettre en oeuvre la politique du développement défini par le gouvernement français votre prédécesseur m'avait alors envoyé vers son ministre de tutelle pour justifier entre autres des financements non humanitaires à destination du Mali du Niger du Burkina Faso de l'Algérie ou encore de la Chine vous avez évoqué tout à l'heure ce dernier pays monsieur le directeur général ma question est la suivante sous votre responsabilité l'agence française de développement délivrera-t-elle des financements non humanitaires qui ne servent pas les intérêts français voire qui nuisent directement à notre crédibilité à l'échelle internationale et à notre stabilité à l'échelle nationale merci monsieur le directeur
merci monsieur le député monsieur Hervé Berville qui était le rapporteur de loi de programmation sur le pédicotéveloppement qui aboutit à un vote à l'unanimité en août 2021 je vous donne la parole merci beaucoup monsieur le président monsieur le directeur général vous faites en effet face à une équation qui est très complexe dans un contexte de véritable crise de l'aide publique au développement à la fois une crise de légitimité on voit bien avec les questions qui sont posées par un de mes collègues ici à ma gauche et puis aussi une crise d'efficacité qui est une réalité que nos constituants perçoivent avec cette fatigue démocratique aussi d'avoir l'impression de toujours payer ou en tout cas de toujours contribuer aux biens publics mondiaux mais aussi à tous les enjeux de globalisation
donc vous devez faire mieux avec moi et je dois dire que ce com et vos débuts sont à saluer parce que l'équation est complexe et on avait eu deux types de com avant des com de validation où au fond
c'était juste la déclinaison de ce que l'état ou le gouvernement voulait puis des com d'anticipation qui étaient plutôt des exercices intellectuels sans grand intérêt vous avez là pour la première fois je crois
un com d'adaptation qui permet vraiment d'avoir un véritable ressentage stratégique et un com d'adaptation à la fois au fait que la politique d'aide de développement est un pilier de la politique d'affaires étrangères il a eu deux minutes donc 0,4 monsieur petit un com qui permet de prendre en compte les nouvelles donnes géopolitiques et un com qui fait des choix clairs cohérents crédibles et des choix qui pour la première fois moi je vois dans un com le mot agriculture je vois le mot croissance je vois le mot TPE et donc vraiment je crois qu'on peut vous reconnaître d'avoir pris le taureau par les cornes d'avoir mis des mains dans le cambouis et de faire en sorte qu'on ait quelque chose qui soit lisible et j'aime beaucoup cette formule dans le com qui dit que vous voulez pas faire de l'AFD une mini banque mondiale mais une grande agence française de développement je crois que voilà on doit faire le deuil d'un certain nombre de choses qui étaient souhaitées et on a 2 minutes 4 2 minutes 4 bah attendez 2 minutes 4 on va pas se caler c'est 1 minute non il a eu 2 minutes 4 je termine je termine
et donc
ma question c'est les prochaines étapes
comment les voyez-vous notamment peut-être sur aussi une modification des conseils d'administration qui sont parfois je trouve
très très long sur les processus de de de de validation des projets ou encore c'est les appels d'ordre et dernière petite question
est-ce que vous pensez utile d'avoir une nouvelle loi de programmation pour justement prendre en compte la nouvelle donne géopolitique et de faire comme vous et bien une loi d'adaptation aux nouvelles réalités merci beaucoup et puis bonne continuation il pourrait vous poser cette question on peut renvoyer cette question sur la programmation bon là vous avez battu un record absolu à 2,26 parce que j'ai été rapporteur de la loi c'est pour ça j'espère que personne ne vous rapporte dans cet exercice mais quand vous étiez le rapporteur de cette loi je suis permis de laisser plus de temps également et monsieur Petit c'est également il est au conseil d'administration de l'AFD donc il y avait des raisons également pour lesquelles j'étais moi
c'est souvent monsieur Petit enfin lors des conseils d'administration et aussi parfois un peu de briefing entre nous avant ces conseils donc merci d'avoir noté qu'on a suivi votre recommandation sur la synchronisation des deux com ça n'allait pas forcément de soi il y a la synchronisation mais il y a aussi beaucoup de correspondances dans le com de l'un et le com de l'autre y compris les crédits que l'AFD pourra mettre au service des actions d'expertise France parce qu'il faut que ce soit en quelque sorte un échange de bons procédés et des financements croisés sur les OSC c'est une histoire qui n'a pas qui a démarré il y a une dizaine d'années avec un financement qui est passé à travers le groupe AFD de 108 millions en 2016 à 520 millions au bénéfice des ONG en 2024 et évidemment comme tous les crédits tout ça s'est effondré de manière très vertigineuse depuis 2025 avec toutes les conséquences que vous décrivez et que nous connaissons ce que je peux vous dire c'est que dans le cadre justement de la négociation du com et des ressources budgétaires que nous avons obtenues nous nous sommes battus pour la persistance de ce guichet des ONG IOSC et nous avons obtenu de Matignon la semaine dernière que soit non seulement libéré les moyens pour 2026 mais prévu dans le budget 2027 à côté des crédits qui iront directement à l'AFD le maintien de ce guichet la répartition est encore en discussion mais en tout cas ils auront eux aussi la prévisibilité que j'ai appelé de nos voeux parce que nous sommes avec elle dans le même bateau et j'aurai l'occasion de le redire demain à Olivier Bururon au titre de coordination sud donc c'est plutôt c'est plutôt une éclaircie après une période extrêmement sombre pour elle mais d'ailleurs aussi comme pour nous sur alors attend ouais monsieur monsieur monsieur Guignot effectivement on ne on ne fait pas on ne fait pas d'humanitaire et je je peux vous garantir que de même qu'on a évoqué l'arrêt de nos contributions à la Chine je le disais tout à l'heure il est absolument pas question l'intervention du groupe AFD dans les pays qui nous ont claqué la porte sur les sur les doigts et qu'à partir du moment comme je l'évoquais avec l'une de vos collègues où nous avons moins de moyens et où moi j'ai souhaité ce que traduit ce com un réalignement sans l'épaisseur d'un papier à cigarette de l'agence sur ses tutelles politiques à commencer par le ministère des affaires étrangères mais aussi vis-à-vis du parlement toutes nos stratégies géographiques et sectorielles feront l'objet d'une validation politique il n'y a plus matière et vraiment aucune raison à ce que nous menions notre propre politique conformément à quelque chose qui ne serait pas la boussole de la diplomatie française et ça j'en prends l'engagement devant vous tous et je pense qu'à l'autre chaque fois qu'on se reverra vous pourrez m'interroger et vérifier que cette ligne là est bien tenue et ça c'est important en ce qui concerne monsieur monsieur les questions de monsieur le ministre Berville bon effectivement ça renvoie à ce que je viens de dire à l'instant pour moi je ne suis ni dans l'état d'esprit ni dans la capacité de me passer d'un dialogue approfondi avec votre commission j'irai d'ailleurs cet après-midi aussi au Sénat d'avoir un alignement politique sans nuance sur nos ministères de tutelle ça serait à la fois un dysfonctionnement à mon avis grave et en même temps une folie de ma part parce que je n'ai absolument pas les moyens de faire mon petit chemin tout seul et ma petite cuisine sur mon petit feu et puis la France n'en a pas les moyens non plus ce qui est le plus frappant et j'arrive à la conclusion de cet échange c'est que si nous sommes désaccordés tous les instruments de financement je parlais de ceux du Trésor de BPI et les nôtres si nous sommes désaccordés entre la diplomatie française et l'action de l'AFD qui garde quand même un potentiel opérationnel certes émoussé et à partir du moment où il est recentré qui peut rester fort à ce moment là la France s'éparpillera et n'aura aucune capacité à maintenir dans la durée une relation constructive avec ses partenaires en particulier les partenaires africains donc la seule issue possible à la situation difficile des finances publiques de la France c'est de rassembler tout le monde dans une équipe qui ait sa cohérence et qui n'investisse que dans les zones où ça répond à notre stratégie des trois dividendes laquelle encore une fois a été validée par les ministères c'est la raison pour laquelle nous avons un com ensuite après évidemment tout l'art sera d'exécution c'est la raison pour laquelle je voulais venir vous voir avant que le com ne vous parvienne avant qu'on commence à travailler sur ces bases de manière à ce que nous puissions lors de notre prochain rendez-vous peut-être être encore un peu plus sur les faits que sur les intentions et de ce point de vue là le com comme vous l'avez dit comme d'anticipation me paraît la seule attitude à tenir de ma part enfin bien entendu je pense que cette adaptation devra tôt ou tard se traduire par une loi parce qu'on ne peut pas et je comprends les députés parmi vous qui s'offusquent de ce que en 2021 on ait voté une loi pleine de grandes ambitions et qu'on se retrouve cinq ans après avec quelque chose qui est finalement réduit à l'attrition je pense qu'il appartiendra mais c'est pas à moi de le dire enfin sauf comme électeur il appartiendra aux autorités qui auront la charge du pays l'exécutif et le législatif de dire quelque part entre l'année prochaine et l'année suivante comment elles entendent dessiner définir financer la relation de la France avec ses partenaires mon rôle à moi ça sera qu'à ce moment là je puisse présenter une copie au titre de l'AFD qui donne plutôt envie de conforter cet instrument quitte à le faire encore évoluer plutôt que de dire qu'il est complètement hors jeu et comme l'USAID ou quelques autres organisations il est sorti de l'histoire et qu'il faut donc en tirer les conséquences je fais le pari que nous serons au rendez-vous des Français et de ceux qu'ils auront élus pour finalement pouvoir rester dans la panoplie des instruments au service de la France et d'une vision des partenaires internationaux respectueuses aussi des partenaires
puis vous reste une toute petite effort à réaliser c'est la réponse à la question madame Hamlet sur la climatisation oui pardon pardon madame voilà pardon madame et puis là vous en avez terminé pardon madame
ce qu'il faut dire dans ce sujet là plusieurs choses d'abord ce que vous avez mentionné sont des projets qui relèvent d'une initiative ancienne franco-allemande qui s'appelle Pepcool partenariat pour l'efficacité énergétique des bâtiments et qui accompagne dans les pays partenaires la construction ou la rénovation de bâtiments résilients aux fortes chaleurs et sobres en énergie on était évidemment il y a quelques années dans une époque où tous ces enjeux d'adaptation étaient centraux et figuraient au coeur de ces politiques donc il ne s'agit pas de le renier ni de le contester il s'agit de voir comment tout ça évoluera à la suite je dois dire aussi madame que nous n'avons pas oublié dans la mise en oeuvre de ce genre de projet des collectivités françaises nous avons des investissements plutôt plus importants que ceux que nous avons fait au Sénégal ou en Turquie par exemple à la réunion au centre hospitalier de Nouméa et où l'AFD a financé des projets plus importants encore que ceux qu'on a fait en pays étrangers mais qui répondaient à la même finalité parce que malheureusement l'ensemble de la planète est confronté à ces mêmes sujets dernier aspect je ne sais pas si il est de nature à atténuer votre votre remarque mais on a aussi cherché à ce que ces projets valorisent une expertise française qui tant dans l'ingénierie hospitalière ou environnementale donc je vois qu'il y a des bureaux d'études assez connus comme Terrao comme ANAP la PHP elle-même s'est investie dans ces projets donc ça a correspondu aussi à notre second dividende c'est à dire que certes on a aidé des pays étrangers comme on a aidé des collectivités locales françaises mais on a aussi fait en sorte qu'il n'y ait pas simplement de l'argent français qui étaient des prêts ce sont des prêts donc ils seront remboursés il y a un petit peu de bonif mais pardon c'est pas du budgétaire enfin en tout cas c'est pas de la subvention mais qu'il y ait aussi un retour parce que de cette manière là les bureaux d'études français la PHP Expertise France mettent la signature de la France et montrent que dans ce domaine là et bien on acquiert des références et qu'on peut ensuite de manière plus commerciale plus marchande se servir de ces références pour des marchés qui s'inscrivent pas à ce moment là dans le cadre de l'action de l'agence je pense que on peut on peut le trouble que vous avez exprimé avec la légitimité qui est la vôtre que je ne conteste pas doit quand même être replacé dans un certain contexte historique dans le contexte d'une coopération avec l'Allemagne dans un contexte où on n'a pas oublié non plus les français nos français d'outre-mer jusqu'à présent il faisait peut-être plus chaud là-bas qu'ici mais depuis les choses se sont égalisées et puis nous poussons à travers ça des entreprises françaises des références françaises dans un domaine dont on peut penser que dans les années qui viennent un peu sous toute l'attitude il sera plutôt porteur en termes de marché
merci beaucoup je remercie beaucoup monsieur l'électeur général pour être venu et je crois que ça a été salué par tout le monde très tôt et avoir proposé une feuille de route qui va être détaillée dans un contrat d'objectifs et de moyens qui sera distribué dans très peu de temps merci votre intervention bien évidemment on continue à travailler avec vous et à débattre et à enrichir votre réflexion par l'ensemble des questions qui ont été posées ce matin je vous remercie il nous reste encore deux éléments pour terminer et lever cette séance et d'abord il nous faut nommer deux rapporteurs en sillage de leur rapport sur l'irruption de l'intelligence artificielle dans les ingérences étrangères le bureau a souhaité que madame Laetitia Saint-Paul et monsieur Alain David se voient confier une mission d'information flash sur la préparation de la France à la démultiplication des ingérences étrangères grâce à l'intelligence artificielle notamment dans la perspective des échéances électorales de 2027 je consulte donc cette commission notre commission a cet effet y a-t-il une objection à la désignation de ces deux rapporteurs et bien il n'y en a pas il a été ainsi décidé madame Laetitia Saint-Paul et monsieur Alain David sont donc rapporteurs de cette mission flash et je leur adresse tous nos voeux d'encouragement et de réussir notre mission courte et j'espère extrêmement créative en termes de proposition dernier point lors du jour il a été demandé par Hamlet qui souhaitait prendre la parole avant la levée de la séance
oui je vous remercie monsieur le président pour vous tenir au courant vous et les membres de la commission que j'ai été une plainte a été portée contre moi par le CIF suite à une audition d'ailleurs de monsieur le courtier le CIF le secours islamique français pour des propos que j'ai tenus dans cette commission donc au sujet de la FD je vais vous demander monsieur le courtier si les agences qui étaient les organismes qui étaient subventionnés par la FD étaient contrôlés et je faisais part également d'une lecture que j'avais eue d'un rapport du ministère de l'intérieur dans lequel il était expliqué que le CIF avait des liens avec les frères musulmans suite à ça j'ai une plainte à mon encontre et je voulais vous en faire part parce que je trouve que ça n'est pas normal qu'en commission nos propos soient attaqués de la sorte on a en tant que parlementaire quand même une liberté de parole et donc je trouve que c'est pas normal qu'on soit attaqués et je continuerai à poser mes questions et j'espère que la commission pourra réagir je vous remercie
merci beaucoup non mais je pense que je pense que on peut engager un débat c'était pas un débat que vous souhaitiez ou peut-être mais en tout cas une information vous s'était partagée
non pas forcément un débat l'information tout simplement oui je ne sais pas si la plainte est recevable mais en tout cas il n'est pas normal que des propos tenus en commission fassent l'objet d'une plainte le SIF le secours islamique français peu importe alors à ce moment là c'est un pur coup de communication ce qui n'est pas normal
très bien après la séance était publique donc si quelqu'un veut saisir il faut regarder après la recebulité de cette plainte on a une immunité dans les propos en hémicycle il faut regarder en commission comment sera interprété en tout cas merci de cet élément que nous allons suivre évidemment avec avec attention merci beaucoup la séance est levée merci
merci merci