Face à Face : Amélie de Montchalin - 31/01
Audio original de l'émission.
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44FerméeRéponse directe
Vous choisissez quoi : perdre les socialistes ou les patrons ?
- 1:26RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une menace de délocalisation ?
- 6:40RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une forme de chantage dans ce cas ?
- 10:40FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous vous engagez à ne pas réduire l'AME ?
- 13:19FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'il y aura une augmentation du SMIC ?
- 14:49FerméeRéponse directe
La porte est-elle fermée sur une augmentation du SMIC ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11Amélie de MontchalinFait
« On a un objectif : que notre pays ait le plus vite possible un budget. »
- 5:11Amélie de MontchalinChiffre
« Les impôts c'est 20 milliards, les baisses de dépenses c'est 30 milliards. »
- 5:55Amélie de MontchalinPromesse
« Je prends l'engagement et je le redis : l'effort jusqu'en 2029. »
- 6:09Amélie de MontchalinFait
« Aucun impôt pour les classes moyennes et c'est un choix. »
- 10:15Amélie de MontchalinPromesse
« Dans un an nous devons mettre en place ce qui sera l'équivalent du prélèvement à la source pour les entreprises françaises. »
- 17:20Amélie de MontchalinFait
« Le compromis ce n'est pas le consensus mou. »
- 19:06Amélie de MontchalinFait
« Je n'ai pas de raison aujourd'hui de changer la prévision de croissance. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Amélie de Montchalin Vous êtes ministre du budget et au fond c'est entre vos mains que se joue peut-être même le ministre, le premier ministre François Bayrou qui pourrait tomber d'ici mercredi Je rappelle juste le calendrier Depuis hier les députés et les sénateurs ont commencé à discuter un budget commun C'est la fameuse commission mixte paritaire S'ils se mettent d'accord d'ici ce soir Le budget pourrait être débattu à l'Assemblée nationale en début de semaine prochaine avec ou sans 49.3, avec ou sans censure Sauf que vous vous retrouvez presque dans un dilemme Soit vous perdez les socialistes, soit vous perdez les patrons Vous choisissez quoi ?
Moi je choisis la France En fait on est dans un moment d'urgence absolue Ceux qui nous mettent la pression aujourd'hui c'est d'abord les français C'est les agriculteurs, les patrons de PME, les artisans, les ménages qui disent qu'est-ce qui va se passer ? Comment cette année va se dérouler ?
Et donc moi depuis que François Bayrou m'a proposé d'avoir ce rôle de ministre des comptes publics avec Eric Lombard, avec tout le gouvernement On a un objectif Que notre pays ait le plus vite possible un budget parce que la censure et l'absence de budget nous coûte cher Et surtout crée de l'immobilisme Alors on va voir comment vous faites pour trouver justement l'équilibre L'équilibre et faire en sorte que vous n'ayez pas de censure face à vous Mais je voudrais d'abord que vous répondiez au patron Et patron c'est quand même le nerf de la guerre C'est aussi la question de l'emploi Vous avez entendu évidemment les propos de Bernard Arnault Le patron d'LVMH qui s'insurge contre la hausse des taxes en France Et qui dit qu'il revient des Etats-Unis Où c'est exactement l'inverse Et il dit même Pour pousser à la délocalisation c'est idéal A cela vous aviez rajouté les propos du patron d'EDF Qui dit que c'est un enfer d'investir en France Les patrons de Michelin Les patrons de Seb Et le patron du MEDEF Patrick Martin Qui hier dit Les patrons qui peuvent partir partent Et ils ont raison Alors D'abord quand on écoute tous ces hommes Beaucoup d'hommes mais aussi beaucoup de femmes entrepreneurs Entrepreneuses Bernard Arnault c'est la voix d'un artisanat français Qui a conquis le monde Donc il faut entendre Ce que j'ai à leur dire ce matin C'est que nous sommes dans un moment exceptionnel Et que ce qui est sur la table n'aurait jamais été proposé Si ce n'était pas exceptionnel Ce que j'ai à leur dire c'est que Nous prenons conscience Collectivement au gouvernement De l'effort que nous leur demandons Dans un moment collectif d'effort Mais ce que j'ai surtout à leur répondre C'est que ce moment n'est pas inutile Qu'en contrepartie le gouvernement Prend aussi l'engagement exceptionnel De voir comment nous pouvons leur assurer Les conditions de leur innovation De leur présence De la création d'emplois Et de ce qui fait notre prospérité collective Ce que j'ai à leur dire C'est qu'en 2025 Nous allons Et c'est la ministre des PME par exemple Qui va relancer le très grand chantier La simplification Des normes Des procédures Pour les entreprises Combien de fois on nous a fait le coup De la simplification Éric Lombard Au niveau européen Qu'est-ce qu'il voit ?
Il voit Ursula von der Leyen Grâce à la France Un engagement Lancer un très grand plan De simplification Et de soutien à l'industrie Moi je peux vous parler En tant que ministre des comptes publics 2025 C'est l'année où nous avançons L'équivalent De ce qui va être Presque le prélèvement à la source Pour les entreprises Ça s'appelle la facturation électronique Ça va pré-remplir Les déclarations de TVA Que tous les patrons de France connaissent Comme étant Très coûteuses Très pénibles Et d'ailleurs source de fraude Pour l'État Donc ce que j'ai à leur dire Oui c'est exceptionnel Mais nous serons A la hauteur De ce moment exceptionnel Pour ne pas vous cibler Les entreprises ne sont pas des cibles Les entreprises sont nos Alliées Sont nos ancres On a besoin Ça c'est des mots Quand Bernard Arnault Il va plus loin Il dit même Au fond On sait que quand il y a des taxes Dans un sens On nous dit que c'est exceptionnel Mais en fait Il ne vous croit pas Que vous la relèverez Que ça ne durera qu'un an Et bien moi je dis Et si dans un an La situation n'est pas meilleure Vous continuez Je le dis à tous les patrons français Je suis arrivé Le 23 décembre Nous sommes arrivés Avec ce gouvernement Avec Éric Lombard Avec François Bayrou Le 23 décembre Nous avions un objectif Faire en sorte Que le pays reparte Qu'il ait un budget Un budget qui soit Un budget de compromis Et nous devons Et je m'engage à Faire beaucoup mieux Beaucoup mieux En 2026 Ce que j'ai aussi à dire en patron C'est pas juste Je vais à dire en patron Une seconde C'est que oui Nous leur demandons un effort Mais en contrepartie L'État fait le plus gros effort D'économie Qu'il n'a jamais fait Depuis 25 ans On va y revenir Parce que franchement Ce n'est pas très convaincant Sur les bases et dépenses Nous allons baisser La dépense de l'État Dans des proportions Qui sont inédites Depuis plus de 15 ans Nous avons baissé Sa dépense en valeur Ce qui est inédit Depuis plus de 10 ans La Cour des comptes Le Haut Conseil aux finances publiques Voit que nous faisons un effort Sur notre fonctionnement Sur notre fonctionnement De l'État Qui est inédit Mais vous savez ce qu'elle dit aussi Puisque vous le citez Le Haut Conseil aux finances publiques Il dit aussi que L'effort Que vous portez Il tient à 9 sur 10 9 Pour la hausse des impôts Un seulement Proportionnellement Un seulement Sur la baisse des finances Les impôts c'est 20 milliards Les baisses de dépenses C'est 30 milliards Sur les 30 milliards De baisses de dépenses Il y en a 24 milliards Pour l'État C'est un effort inédit Mais alors ça veut dire Que le Haut Conseil des finances publiques A mal vu Vous parlez d'ajustement structurel Moi je vous parle De ce qu'il y a dans le budget Que les députés et les sénateurs Sont en train de regarder aujourd'hui On est bien d'accord Qu'ils disent Et il est bien écrit Sur l'ajustement structurel Et fait 9 C'est les impôts 1 En termes de proportion C'est les baisses des dépenses Je pourrais Et ça va être un débat super technique Ce que dit la Cour des comptes C'est que 1 Nous avons l'impératif De faire 5,4% de déficit C'est ce que les députés Les sénateurs regardent aujourd'hui La Cour des comptes Elle dit une deuxième chose C'est pas que 2025 Qui compte C'est comment on désendette notre pays Et qu'on a 3% de déficit D'ici 2029 Et donc je prends l'engagement Et je le redis L'effort jusqu'en 2029 Et d'ailleurs vous le voyez dans le budget Il passe pas par des hausses d'impôts A tous azimuts Dans tous les sens Aucun impôt pour les classes moyennes Et c'est un choix Mais moi je vous dis En 2026 L'engagement que je prends devant vous C'est que nous allons faire Beaucoup mieux Nous allons faire différemment Et nous allons faire en sorte Surtout que 2025 Soit une année utile Utile Pour l'économie de notre pays Mais pour ça il faut que ça tienne Amine Monchalin Vous parlez de 2026 On sait même pas si vous serez là La semaine prochaine Pardon de le dire comme ça Mais c'est vrai que c'est ça Ce qui se joue ce matin Et je voudrais vous interroger aussi Sur les propos des socialistes Et du RN Mais Patrick Martin Il dit cette phrase précisément Il dit les patrons Qui peuvent partir Partent et ils ont raison Bernard Arnault Il dit Pour pousser à la délocalisation C'est idéal Est-ce que c'est une menace De délocalisation Est-ce que c'est une forme de chantage Dans ce cas Vous n'avez pas joué Au chantage avec eux Puisque vous nous redites ce matin Qu'il n'est pas question De revenir sur cette taxation exceptionnelle Là vous savez Les députés et les sénateurs Depuis hier ils travaillent Ils travaillent sur le budget Le budget On est en train de le construire Le but c'est qu'il soit adopté Et qu'il soit le fruit d'un compromis Le plus vite possible Donc non Il n'y a pas de retour en arrière En revanche Je vais dire très Il n'y a pas de retour en arrière Mais en revanche Il y aura un retour en arrière en 2026 Ce que les députés et les sénateurs Sont en train d'examiner C'est que c'est pour un an Et vous avez la parole D'un gouvernement Qui dit 2025 Doit à la fois être une année utile Digne Digne De l'effort exceptionnel Que les entreprises Et en partie les plus grandes Vont faire en 2025 Mais une année utile Pour que l'année prochaine Le budget soit construit différemment Mais moi j'ai un message A adresser à ceux qui Veulent C'est quand même une fronde Les patrons Je voudrais vraiment le dire Avec la femme politique Engagée que je suis Depuis 7 ans Depuis 7 ans Si on regarde La France a redonné De la compétitivité A l'emploi en France La France par ses choix A largement financé L'apprentissage C'est à dire l'accès aux compétences Pour les PME Et les entreprises Vous ne me parlez que de points Sur lesquels vous allez justement Revenir en arrière Non sur l'apprentissage On revient sur les dispositifs De la crise On ne revient pas Sur la réforme de 2018 Pas du tout Mais vous revenez en arrière Par rapport à ce qui était fait Jusqu'à l'année dernière Parce qu'on était en crise Parce que ça s'appelait le Covid En France depuis 7 ans On a soutenu les entreprises Comme nulle part au monde Pendant le Covid Avec le prêt garanti Avec le fonds d'urgence Le plan de relance en France A été un plan Qui a soutenu Notre transition énergétique Qui a soutenu les entreprises Qui a soutenu l'innovation En France il y a 2 ans On a soutenu Les PME Et les entreprises Face au choc de l'énergie Donc ce que je dis aux patrons C'est oui nous sommes Dans des situations difficiles Mais si on est honnête Je crois qu'il y a Très peu de pays au monde Qui quand on est en crise Fait autant pour protéger Les entreprises et les salariés Donc les entrepreneurs Sont des personnes Que je crois engagées Que je crois sincères Que je crois patriotes Nous sommes dans un moment difficile Le monde entier C'est une situation difficile Cette taxe exceptionnelle Juste pour qu'on comprenne bien Le contour C'est sur ceux Qui produisent en France Est-ce que ça veut dire Que par exemple Quand Bernard Arnault s'insurge Oui LVMH va payer cette taxe Alors que par exemple Total qui ne produit pas en France Ne payera pas cette taxe Ça dépend de l'activité Et des bénéfices Faits sur l'activité française C'est le principe de l'impôt Il y a quand même un problème Vous le comprenez bien C'est pour ça que c'est exceptionnel Et que LVMH le paye C'est pour ça que c'est exceptionnel Ça touche les entreprises Qui font plus qu'un milliard De chiffre d'affaires Et je tiens à dire aussi Vous le savez C'est qu'on a eu une dynamique De l'impôt sur les sociétés Très faible en 2023-2024 Et donc c'est bien aussi Pour ça que c'est exceptionnel Mais vous nous confirmez bien Qu'effectivement Vous savez en France Je ne peux pas taxer Ce qui se passe à l'extérieur Qu'il est aujourd'hui Ça veut dire que LVMH payera Total ne payera pas Non mais Total paye des impôts Les entreprises payent des impôts Simplement moi Je suis ministre des comptes publics français Je ne peux pas De là où je suis Faire l'impôt Des activités qui se passent Hors de France Et je pense que tout le monde Comprend bien ce matin La différence Vous dites donc ce matin A midi de Montchalin Au patron En gros Tenez bon Merci de l'effort que vous faites On tient avec vous On s'engage avec vous On va faire des choses Que vous demandez depuis très longtemps De simplification On va faire Et on porte au niveau européen Des choses que vous demandez depuis très longtemps Sur l'industrialisation On va faire Et on porte des choses Que vous demandez depuis très longtemps Sur l'innovation Par exemple quand vous parlez De la facturation électrique Je veux bien le croire Mais c'était déjà promis Par Bruno Le Maire C'était déjà Bruno Le Maire Qui le promettait C'est pas vous Qui sortez ça en échange Vous savez ces réformes Vous vous souvenez De l'un prélèvement à la source Quand Gérald Darmanin Apportait un chantier Que tout le monde pensait Perdu d'avance Très difficile Et potentiellement A l'époque où il était ministre du budget Un échec Et bien moi je suis dans la même position que lui Dans un an Nous devons mettre en place Ce qui sera l'équivalent Du prélèvement à la source Pour les entreprises françaises C'est à la fois moins de fraude Comme le prélèvement à la source D'ailleurs qui a réduit Beaucoup de fraude Sur la pôle sur le revenu Et c'est pour les PME Et tout le tissu industriel De notre pays Aussi un choc de modernité La facturation électronique C'est un choc de modernité La France se met au niveau Et elle gagne en compétitivité Vous espérez que cela aura convaincu Donc les patrons Reste à convaincre maintenant Les socialistes et le RN Les socialistes d'abord Deux demandes en particulier L'une sur l'AME L'aide médicale d'Etat Elle devait être rabotée De 200 millions d'euros C'est ce qu'a décidé le Sénat Est-ce que vous vous engagez ce matin A ce qu'il n'y ait pas De réduction de l'aide médicale d'Etat ?
Ce matin Ce n'est pas à moi Qu'il faut aujourd'hui S'adresser sur ce sujet C'est un compromis Que les parlementaires doivent Et vont Et j'espère Vraiment activement Les parlementaires La majorité dans cette commission Ils ne prennent pas leurs ordres Ils ne prennent pas leurs ordres Au gouvernement Nous sommes dans un moment Démocratique inédit Les députés et les sénateurs En conscience En responsabilité Et je veux saluer leurs responsabilités Sont actuellement En train de bâtir ce compromis Je leur fais confiance Mais sur l'AME Si on veut juste expliquer aux gens De quoi on parle Il y a d'une part Un sujet budgétaire C'est le sujet de ce matin Quel est le montant Quel est le montant De la ligne Qui est dédiée à ce sujet Mais il y a un sujet ensuite De politique De santé Une politique migratoire Vous avez un homme de gauche Et un homme de droite Claude Évin Et Patrick Stéphanini Qui ont proposé Au fond de gagner en efficacité De réduire certains abus Et qui ont fait des propositions Ce que je dis C'est que Ces propositions Méritent un débat en soi C'est pas ce matin Entre le budget de l'écologie Et le budget du sport Que les députés De la commission des finances Et les sénateurs De la commission des finances Vont le régler Que les socialistes Ils disent S'il y a une baisse De 200 millions d'euros Ça fait partie De nos lignes rouges Et donc c'est pour ça Qu'il y a du travail ce matin Ce que je vous dis Ils ne peuvent obtenir Gain de cause là-dessus Mais c'est un compromis Je ne suis pas dans la pièce Je souhaite Pour mon pays Que nous trouvions un compromis Sur ce sujet Et je dis que par ailleurs Il y a des sujets Qui sont aussi dans le débat Qui n'ont pas à être traités Et qui à mes yeux Ne doivent pas être traités ce matin Je vous dis Entre le budget De l'écologie et du sport Qui sont des sujets De nuances et d'efficacité Et il y a une question Nuances sur On doit soigner évidemment Mais aussi nuances Sur le fait que Évidemment on doit combattre les abus Et ça c'est un débat en soi Je n'ai pas peur de ces bas Mais ce n'est pas le débat de ce matin Vous auriez dit Submersion d'ailleurs vous ?
Moi je vois Qu'on a un Premier ministre Qui a des valeurs Il n'a pas dit submersion Submersion migratoire Risque de submersion migratoire Il n'a pas dit ça Il a dit qu'il y avait Un sentiment dans le pays Qui devait nous Faire ouvrir les yeux Et je suis moi Vous savez Très heureuse et à l'aise Je suis très à l'aise Même heureuse De participer à un gouvernement Où sous l'autorité de François Bayrou Vous avez des gens Qui ont des sensibilités Qui ont des convictions différentes Mais qui sont d'accord Sur l'essentiel Et l'essentiel c'est quoi ?
C'est que dans ce gouvernement Nous n'avons aucune Aucune difficulté A nous dire que Notre priorité C'est de lutter contre L'immigration illégale Et les trafiquants humains Et nous n'avons aucune difficulté A nous dire aussi Que dans notre pays Quand on travaille Quand on s'intègre On doit aussi lutter Contre les discriminations Et que chacun a sa place Et bien moi Vous voyez cette ligne là Elle me convient parfaitement Est-ce qu'il y aura Oui ou non Une augmentation du SMIC ?
Mais là aussi Reprenons les choses correctement Le Premier ministre Il y a exactement 10 jours Monte à la tribune De l'Assemblée nationale Et dit Je vous annonce Que ce gouvernement Veut ouvrir une conférence Avec les partenaires sociaux Sur le travail Sur les salaires Et sur les carrières Mais mes confrères Des échos Crois savoir Et ils le disent ce matin Que François Bayrou A fermé la porte A une augmentation De 1% du SMIC Non il n'a pas fermé la porte Il n'a pas fermé la porte Vous nous le dites ce matin Parce que si vous dites Qu'il y a une conférence Sur le travail et les salaires Si la ministre du travail Pilote cette conférence Et si déjà Vous dites Voilà On a déjà décidé Tout ce qui était autorisé Tout ce qui était interdit Tout ce qui se passerait Pourquoi on fait des compromis ?
Moi je crois à la démocratie sociale On y croit sur les retraites On y croit sur le travail On y croit sur le SMIC Je crois aussi A la démocratie représentative C'est pour ça que ce moment Démocratique C'est un moment Vous voyez Je vous parle très clairement Je vous dis Ce qu'on voudrait Je vous dis Ce qu'on a poussé dans le compromis Et je vous dis aussi Ce qu'on ne veut pas Et ce compromis Moi je suis très fière d'une chose C'est que le budget Aujourd'hui Les sénateurs et les députés C'est un meilleur budget Mais à minimum Il faut aussi que vous Vous engagez là-dessus Est-ce que Oui ou non Vous souhaitez par exemple Et est-ce qu'on en a les moyens Augmenter d'un pour cent le SMIC ?
Mais si les partenaires sociaux Se réunissent Si le patronat Et les syndicats En regardant le sujet des salaires La fameuse dé-smicardisation Dissent La manière d'y arriver Vous voyez C'est qu'on fasse telle réforme Telle mesure C'est pas à moi Ce matin Vous voyez Le 31 janvier Alors qu'on est en train De chercher un budget De décider ça En tout cas Vous nous dites ce matin Que la porte n'est pas fermée Là-dessus Je voudrais vous interroger aussi Sur les demandes de l'autre côté C'est-à-dire du côté du RN Donc on l'a bien compris Sur les deux points Qui crispent encore les socialistes Mais ils sont la question De l'augmentation du SMIC Ou la question de l'AME Tout est ouvert Je peux vous dire quelque chose Sur les socialistes Depuis un mois On a Il y a eu beaucoup de gens Qui vous ont dit C'est une négociation Portes fermées Dans le secret Pas du tout D'abord je veux saluer L'engagement de tous les groupes politiques Qui en responsabilité Face au péril que vit notre pays Sont venus tous travailler A bâtir un compromis Et ce que je peux vous dire C'est que le texte Sur lequel ils travaillent tous ce matin Et qu'ils ont travaillé hier C'est un meilleur budget Pour les français Parce que les propositions exigeantes Des uns et des autres Des socialistes Des différents groupes Des oppositions Qui ont été mises sur la table Et que nous avons Avec Éric Lombard Intégrés Dans ce qui nous semblait Est une proposition de compromis Nous amène à être Dans un meilleur budget Pour les français Un meilleur budget Pour le futur Parce qu'on a remis Des moyens pour la recherche Pour la transition écologique Un meilleur budget Pour nos enfants Parce qu'on a remis de l'argent Et plus qu'on imaginait Dans l'éducation Avec des canopines enseignants Notamment pour un certain De territoires ruraux Un meilleur budget Pour notre pays Et c'est ça qui moi Aujourd'hui Et vous pensez Au moment où on se parle Amélie Nanchalin Que les socialistes Ne censureront pas En tout cas C'est tout Le sujet C'est est-ce que dans notre pays On peut avoir Des groupes d'opposition Et les socialistes Vont rester dans l'opposition On leur a jamais proposé Un contrat de majorité On leur dit pas Vous votez le budget Votez le budget En général ça veut dire Rejoindre la majorité Mais vous espérez Mais on peut dans notre pays Et je crois que pendant des années On a eu des oppositions Qui ne bloquaient pas On a eu des oppositions Qui ne censuraient pas Et ce qu'on a voulu chercher C'est retrouver ce point là Ce point d'équilibre Ce point de compromis Où on peut dans notre pays Tout à fait être dans l'opposition Et c'est un droit légitime Sans aller jusqu'à la censure Et au blocage Que les extrêmes Ont beaucoup attisé Le RN bloque notamment Sur un article du budget Sur les tarifs de l'électricité Et ça franchement Moi j'hallucine Parce que ça fait des années Maintenant depuis le début De la guerre en Ukraine Et de la conséquence Notamment sur l'inflation Sur les prix de l'électricité J'ai eu devant moi Nombre de vos prédécesseurs Et notamment Bruno Le Maire Qui affirmait Qu'il n'était pas question Que la France fasse payer Au français Plus cher l'électricité Qu'on ne l'a produit Et que c'était un mécanisme De facturation européen Auquel il allait mettre fin On est trois ans plus tard Et il y a toujours Cet article 4 dans le budget Qui montre En fait On va toujours faire payer L'électricité Plus cher aux français Plus cher qu'on ne l'a produit Là aussi La CMP se tient Mais la conviction du gouvernement C'est quatre choses Très simples Sur lesquelles je crois Que nous avons un consensus national Le compromis Ce n'est pas le consensus mou Non mais pendant ce temps-là L'Espagne et le Portugal Sont sortis de ce système Et aujourd'hui Ils ont un système budgétaire Et un équilibre de leur compte Qui est bien meilleur que le nôtre On est d'accord Pas qu'à cause de l'électricité Non mais en partie Si on regarde ce qu'il y a Dans cet article Le premier point C'est que nous voulons Continuer à avoir des prix régulés Régulés C'est-à-dire des prix Qui ne soient pas Comme ce qu'on voit Dans les pays nordiques Notamment Où tous les matins Vous savez les gens se lèvent Et ils regardent le prix de l'électricité Parfois ça change même Dans la journée Parfois on fait sa machine à laver En fonction du prix de l'électricité Ce n'est pas ce que nous voulons On ne le veut pas Parce qu'on ne veut pas Que ça bouge tous les jours Et on veut aussi Que nos entreprises Et de la prévisibilité On en a parlé des entreprises Une partie aussi De notre compétitivité Vient de cette capacité À avoir des prix d'énergie Prévisibles et faibles Grâce au nucléaire Donc un On croit à la régulation Deux On a tiré les conséquences De la crise 2022 Et le mécanisme Que nous proposons Il est très protecteur Si nous avions à revivre Des crises violentes De hausses d'énergie Et puis troisième élément Il y a un consensus Aujourd'hui qui se dégage Sous l'importance du nucléaire Parce que c'est une énergie fiable Et c'est une énergie souveraine Et cet accord Cet article Il permet aussi à EDF De continuer A entretenir Et à investir Cet article De nucléaire Mais donc Ce que j'ai à vous dire C'est que Si on n'a pas cet article Vous savez ce qui se passe C'est que nous n'avons aucune idée De ce qui se passera en 2026 Je pense que les français Les entreprises Les petites entreprises Les grandes entreprises Tout le monde a besoin de savoir Ce qui se passe en 2026 C'est la proposition J'ai encore deux questions très précises A vous poser Amélie de Montchalin Sur la question de la croissance Et sur la question du déficit Sur la question de la croissance Hier La croissance de la France Est passée dans le rouge Le PIB est en repli de 0,1% Est-ce que vous maintenez Au quatrième trimestre Est-ce que vous maintenez Malgré tout Votre prévision de croissance Vous la fixez à 0,9% Pour 2025 Là où la plupart des économistes Tablent sur 0,7% au mieux Alors La Cour des comptes A qui on a envoyé Notre prévision de croissance La semaine dernière Pas hier Mais la semaine dernière Nous dit Votre prévision Elle est Un peu optimiste Mais elle est atteignable Et donc Je n'ai pas de raison aujourd'hui De changer la prévision de croissance Ce que je peux vous dire aussi C'est qu'une partie De la baisse de croissance Qu'on observe Et dans les chiffres d'hier Ça se voit C'est que La censure L'incertitude L'absence de budget Pèsent énormément Et donc oui Nous avons Avec le retour D'un budget Clair D'un budget qui Je l'espère Sera l'objet d'un compromis Permettre aux Français A l'économie Dernière question Est-ce que vous promettez Toujours d'atteindre 5,4% De déficit Ou est-ce qu'il ne serait Pas plus réaliste De dire que ce sera 5,5% Ce n'est pas une promesse Là aussi la Cour des comptes On le dit C'est un impératif Pourquoi on est fixé Sur ce chiffre ?
Parce que si on n'a pas Un cap clair C'est l'endettement C'est le surendettement Et le surendettement Vous savez Il y a un homme de gauche Pierre Bindès France Qui disait Vous savez Ceux qui croient Au système public Au service public A la redistribution Devrait plus que les autres S'intéresser Au compte public Et moi je crois que Parce que nous voulons Conserver un système Public français Qui fonctionne Nous devons avoir Une stratégie de désendettement Elle commence par 5,4% en 2025 3% de déficit en 2029 Et vous avez ma parole C'est l'engagement Que nous prenons C'est le compromis Qui est en train de se bâtir Et oui Le coût du compromis Il a été intégré Dans l'impératif Que nous avons De réduire nos déficits Et vous m'avez fait Dans ces 5,4% Merci beaucoup Amélie de Montchalin D'être venu ce matin Ministre du budget Il est 8h53 Sur RMC et BFM TV