"Reprendre un quotidien comme avant la maladie" : l'objectif de Benjamin Leroy avec son t-shirt pour malades du cancer
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Chapitres
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Questions et réponses
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Pour en parler avec nous ce matin, Lucas Nitz, vous recevez le cofondateur de Cellules Rouges.
- 0:20ComplaisanteRéponse partielle
Bonjour Benjamin Leroy.
- 0:25OuverteRéponse directe
Vous avez développé un t-shirt, en apparence, pas vraiment particulier, et pourtant c'est une vraie innovation pour les malades atteints du cancer. Pourquoi ?
- 0:48OuverteRéponse directe
En gros, ça permet de protéger ce qu'on appelle une chambre implantable ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Comment ça fonctionne ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Aujourd'hui, les patients qui n'ont pas de t-shirt comme ça, comment est-ce qu'ils font ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52InvitéFait
« En gros, ça permet de protéger ce qu'on appelle une chambre implantable. »
- 1:01InvitéFait
« Il peut y avoir une appréhension sur les chocs, parce qu'au moindre coût, à moindre pression, ça peut être très douloureux pour la personne. »
- 1:42InvitéFait
« Alors, on a eu beaucoup de retours de personnes qui faisaient un peu des solutions DIY de leur côté. »
- 1:59InvitéPromesse
« Et notre volonté, c'est vraiment de pousser un peu les gens à reprendre l'activité physique, en enlevant cette contrainte que peut être la chambre implantable. »
- 2:10InvitéFait
« Non, pas du tout, parce qu'en fait, les institutions médicales, on s'est rendu compte qu'elles se concentraient énormément sur la santé du patient, ce qui est très bien. Mais souvent, le bien-être était un peu mis de côté. »
- 2:33InvitéFait
« C'est ça, oui. En fait, il a eu un cancer à ses 21 ans. »
- 3:30InvitéChiffre
« on a fini un produit qui était complètement utilisable, qu'on a fait tester auprès d'une trentaine d'utilisateurs. »
- 3:41InvitéPromesse
« Et à l'heure actuelle, on a lancé une campagne de financement participatif sur Ulule, qui va nous permettre, en fait, de lancer notre activité, en constituant nos premiers stocks, en créant la société. »
- 3:53InvitéChiffre
« Vous avez récolté 4 000 euros sur les 8 000 que vous espériez. »
- 4:12InvitéChiffre
« Pour l'instant, on est, je pense, à une quarantaine de précommandes. »
- 4:32InvitéChiffre
« Et il y en a une autre vingtaine qui l'a offert à quelqu'un, en fait. »
- 5:14InvitéChiffre
« Pour l'instant, on a une cinquantaine de personnes sur cette liste d'attente-là. »
- 5:20InvitéChiffre
« On en a eu 220. »
- 5:34InvitéFait
« Oui, normalement. Après, c'est des choses qui ne sont pas forcément entre nos mains. »
- 5:50InvitéFait
« Il y a la polyclinique de Poitiers-Helsen qui nous a beaucoup aidés depuis le début du projet, qui nous accompagne, qui nous a permis de diffuser des questionnaires auprès directement des personnes pour bien concentrer leurs envies et leurs besoins. »
Temps de parole
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Et
alors que le mois d'octobre rose se termine, on s'intéresse ce matin à une entreprise, Poitvine, qui vient de créer un produit révolutionnaire pour les malades atteints d'un cancer, pour leur faciliter leur quotidien. Alors pour en parler avec nous ce matin, Lucas Nitz, vous recevez le cofondateur de Cellules Rouges. Bonjour Benjamin Leroy.
Bonjour, merci de me recevoir. Vous avez développé un t-shirt, en apparence, disons-le, pas vraiment particulier, et pourtant c'est une vraie innovation pour les malades atteints du cancer. Pourquoi
?
Oui, tout à fait. Donc on a développé ce t-shirt-là qui vient en fait permettre aux personnes de reprendre un quotidien comme ils pouvaient avoir avant la maladie. En tout cas, c'est ce qu'on essaye d'obtenir, puisque j
'ai
un de mes amis qui a lui-même eu un cancer, et suite à ça, en fait, il a imaginé un produit dont il a eu besoin, puisqu'il n'a pas trouvé tout simplement sur le marché. Il permet quoi ce t-shirt ? C'est pour masquer quoi un truc ? En gros, ça permet de protéger ce qu'on appelle une chambre implantable. Donc c'est un dispositif médical qui se met sous la peau au niveau de la zone thoracique, qui permet de recevoir notamment la chimiothérapie. Et en fait, ce dispositif médical, il peut être très contraignant et gênant au quotidien. Il peut y avoir une appréhension sur les chocs, parce qu'au moindre coût, à moindre pression, ça peut être très douloureux pour la personne.
C'est une petite boule au niveau du thorac,
c
'est
ça ?
Exactement. C'est un boîtier qui ressort de la peau, qui est relié au cœur, et donc ça peut être un peu gênant sur des ceintures de sécurité, sur des portées des enfants. En fait, il y
a
plein de situations où ça peut faire mal. Et donc ce t-shirt, il permet quoi
?
Comment ça fonctionne ? Donc le t-shirt permet de venir positionner une coque de protection, pile au niveau de la chambre implantable, qui peut être positionnée n'importe où sur la zone thoracique, selon les patients. Et cette protection-là va permettre d'éviter les chocs et les pressions dessus. Aujourd'hui, les patients qui n'ont pas de t-shirt comme ça, comment est-ce qu'ils font
?
Alors, on a eu beaucoup de retours de personnes qui faisaient un peu des solutions DIY de leur côté. Plusieurs personnes mettaient des morceaux de mousse, où je sais qu'il
y a
des associations qui donnent beaucoup de coussins, aussi qui cousent des coussins exprès pour ces personnes-là, sur les ceintures de sécurité notamment. Mais nous, on vient intervenir sur un spectre plus large, sur plus d'activités. Et notre volonté, c'est vraiment de pousser un peu les gens à reprendre l'activité physique, en enlevant cette contrainte que peut être la chambre implantable. Et cette contrainte, c'est quelque chose qui n'avait pas été pris en compte par les institutions médicales ? Non, pas du tout, parce qu'en fait, les institutions médicales, on s'est rendu compte qu'elles se concentraient énormément sur la santé du patient, ce qui est très bien.
Mais souvent, le bien-être était un peu mis de côté. Et c'est un retour qu'on a eu beaucoup auprès des patients qui ont testé nos solutions. Et donc, on a essayé vraiment de pousser ça. Et c'est effectivement une solution qui n'a jamais été proposée auparavant. Et vous le disiez, c'est une idée qui vous est venue avec votre ami, c'est ça ? C'est ça, oui. En fait, il a eu un cancer à ses 21 ans. Et donc, lui a mal vécu sa chambre implantable. En cherchant une solution, il s'est rendu compte que ça n'existait pas. Donc, il m'a proposé ce projet-là. Et maintenant, ça fait trois ans qu'on le développe et qu'on essaie de le montrer au grand public.
C'est important, particulièrement là, en ce moment, pendant le mois d'octobre rose, de pouvoir développer ce genre de produit. Ça va aider des femmes à atteindre du cancer du sein
?
Oui, totalement. On a développé le produit, notamment pour les cancers du sein, puisqu'on sait qu'il
y a
des zones cicatrices au niveau de la zone thoracique. Et donc, on a développé des solutions, on va dire, pour que ça soit très confortable pour elles. Mais c'est aussi valable pour chacun, chaque personne. Je disais en introduction, votre t-shirt, en apparence, il est assez banal. Je ne
sais
pas vous faire offense de dire ça. C'était le but, en fait,
recherché.
Oui, tout à fait. On voulait vraiment que le produit soit discret et le plus confortable possible pour que les personnes ne montent pas à tout le monde qu'ils ont un cancer. Donc, on essaie de rendre le t-shirt le plus classique possible, en fait. Aujourd'hui, où est-ce que vous en êtes, Benjamin Leroy, dans le développement de ce produit ?
Donc,
on a fini un produit qui était complètement utilisable, qu'on a fait tester auprès d'une trentaine d'utilisateurs. Suite à leur retour, on a développé du coup la V2 de ce produit-là. Et à l'heure actuelle, on a lancé une campagne de financement participatif sur Ulule, qui va nous permettre, en fait, de lancer notre activité, en constituant nos premiers stocks, en créant la société. Et donc, voilà, on est en plein dedans, là, elle est en cours. Vous avez récolté 4 000 euros sur les 8 000 que vous espériez. C'est un peu moins encore que ce que vous attendiez ? Oui, c'est ça. Donc, on est à 4 000 euros. Donc, on espère toujours un peu plus, forcément.
Mais on continue à travailler chaque jour pour atteindre ces 8 000 euros à la deadline. Et en termes de demandes, ça fait combien de personnes qui ont précommandé ce t-shirt ? Pour l'instant, on est, je pense, à une quarantaine de précommandes. Donc, on propose aussi aux gens, en fait, d'offrir des kits à des personnes. Donc, on appelle le kit le t-shirt avec la coque. On propose aux gens d'acheter, en fait, des kits pour l'offrir. Nous, on ira les offrir directement à des associations. Donc, en fait, je pense qu'il
y a
une vingtaine de personnes qui l'ont précommandé pour eux. Et il y en
a
une autre vingtaine qui l'a offert à quelqu'un, en fait. Donc, c'est eux qui financent le t-shirt. Et ensuite, c'est vous qui l'apportez directement aux associations. Exactement. Quelles
associations ?
On n'a pas encore décidé, mais on a une quinzaine d'associations partenaires qui nous ont aidé jusque-là. Donc, on pense qu'on va passer par eux. Donc, je pense notamment à... Alors, il
n'y
a rien de défini, encore une fois. Mais potentiellement, Lily compte le cancer. On a les Princes Saint-Sagnor. Peut-être là, Oli, Optimiste. On en a plusieurs. Il faut qu
'on
voit avec eux si ça les intéresserait. Mais voilà. On pense à eux. Et vous, en dehors de la campagne de crowdfunding, vous avez aussi une liste d'attente pour les personnes, un
peu
une newsletter pour les personnes qui veulent attendre la sortie définitive du produit. Vous avez combien de personnes sur cette liste d'attente ? Pour l'instant, on a une cinquantaine de personnes sur cette liste d'attente-là. Après, il y a eu beaucoup de préinscriptions aussi sur notre campagne. On en a eu 220. Donc, toutes ces personnes n'ont pas encore précommandé. Mais voilà, c
'est
notre boulot de les relancer aussi. Vous promettez des premiers envois en décembre. Est-ce que vous, aujourd'hui, fin octobre, vous allez réussir à tenir ces délais ? Oui, normalement. Après, c'est des choses qui ne sont pas forcément entre nos mains. Ça joue beaucoup avec nos fournisseurs, etc. Mais on va faire en sorte que ce soit livré pour Noël. Est-ce que vous avez des contacts avec des hôpitaux, des institutions médicales ici, dans le Poitou, pour développer ce produit ? Oui, bien sûr.
Il y a la polyclinique de Poitiers-Helsen qui nous a beaucoup aidés depuis le début du projet, qui nous accompagne, qui nous a permis de diffuser des questionnaires auprès directement des personnes pour bien concentrer leurs envies et leurs besoins. Et on a aussi le CHU. Donc, ça, c'est qui va potentiellement nous aider. Ça, c'est encore en cours. Il n
'y a
pas rien de fait pour l'instant.
Vous
me disiez tout à l'heure que vous avez développé une deuxième version grâce à des retours des personnes.
Est
-ce que cette deuxième version, vous avez pu la faire tester ? Non, pas encore.
Parce
qu'on est justement en cours actuellement avec notre fournisseur de récupérer le premier prototype de cette version-là pour que nous, on l'évalue en interne. Et après, effectivement, on le fera tester auprès de nos testeurs qui ont déjà testé la VA. Donc, ce sera les mêmes testeurs. Vous les avez choisis comment ? On les a trouvés via justement des associations qui nous ont aidés. Donc, je vous ai parlé du questionnaire tout à l'heure. Et dans ce questionnaire-là, on propose aux gens de nous aider. Ils nous disaient oui, non. Et ceux qui ont dit oui, on les a sélectionnés comme ça. Merci beaucoup, Benjamin Leroy. Je rappelle que vous êtes le cofondateur de Celle Rouge. Très bonne journée.
Vous aussi, merci.