Macron, une fin de règne difficile
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le face- à face ne me quitte pas. Il faut [musique] oublier tout peut s'oublier qui s'enfuit déjà. Oubliez [musique] le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment oublier ces heures qui tuaient parfois.
à coude pourquoi le cœur du bonheur ne me quitte pas. J'avais oublié que j'avais demandé cette chanson de Jacques Brelle ne me quitte pas. C'est pour ça que j'ai chevauché.
Je disais chronique d'un effondrement annoncé c'est l'esprit de votre livre Louis auxaltres la foudre et les cendres Macron les secrets d'une succession interdite aux éditions d'observatoire. Euh alors on va pas cacher la vérité, on a été collègues et confrères à Marianne y compris avec Étienne Campion qui a écrit le président Toxique. Décidément voilà la génération Marian s'occupe de très près avec des ouvrages passionnants sur cette présidence étonnante quand même.
Voilà. Et et donc vous faites un décryptage effectivement de ce long délitement en décryptant les phrases. Vous avez eu contact vous avez contacté beaucoup de gens.
Il y a des informations précises et précieuses. On voit le journaliste d'investigation politique. On voit les portes qui vous ont été ouvertes quand même parce que les gens se sont confiés à vous.
Je pense que vous modulez ensuite le propos de certains euh au début de votre ouvrage, au début du livre La foudre et les cendres, il y a une phrase de George Pompidou qui reste pour l'instant donc une référence de stabilité présidentielle et de cohérence politique. Lorsqu'on a la responsabilité de gouverner un peuple, on n' pas le droit de le précipiter dans l'inconnu sous prétexte que c'est amusant de détruire et que ce qui viendra après pourrait peut-être meilleur. C'est une phrase terrible et elle s'applique totalement à la configuration à laquelle est en train de nous de nous habituer Emmanuel Macron.
Oui, c'est une phrase du Nugordien évidemment. Elle est elle est écrite dans un tout autre contexte, mais quand vous voyez ne serait-ce que la dissolution de l'Assemblée nationale, ça vous rappelle furieusement cette phrase, ce côté comment dire ce côté où en fait et c'est ce qui expliqué que personne ne comprenne vraiment la décision du président qui était de choisir la bascule dans le vide plutôt que la situation exanté. pas que sa situation était euh flamboyante au début de son 2è quinquena.
Vous savez, en 2022, il est réélu face à Marine Le Pen à l'issue d'une sorte de non campagne présidentielle. Les Français le sanctionnent en fait avec cette majorité relative ensuite comme s'il disait "D'accord pour 5 ans de Macron de plus parce que c'est Marine Le Pen en face mais pas d'accord pour 5 ans de plus de macronisme." Et je pense que là il y a un grand mal-entendu euh parce qu'Emmanuel Macron a quand même voulu appliquer son programme à commencer par la réforme des retraites.
Il s'est retrouvé dans une situation où lui s'est senti cornéisé. Mais euh si le problème était posé, ça veut pas dire que la solution euh par la avec laquelle il a répondu au problème était la bonne à savoir cette dissolution de l'Assemblée nationale. Et c'est pour ça que ça rappelle furieusement cette phrase.
Alors le fil rouge de votre de votre livre de votre c'est c'est une très belle enquête hein et c'est un document en soi. Évidemment il il porte sur les effets primaires, secondaires, tertières, collatéros et autres dégâts de cette dissolution qu'on peut qualifier de tragique. vous en expliquer le contexte, comment il press, il commence à en parler, ceux qui savent, ceux qui savent pas, ceux qui le supplient quasiment à genou de ne pas commettre ce suicide, ceux qui se disent "On va tirer les marrons du feu".
Euh les conseillers de l'ombre, les visiteurs du soir qui viennent eux en lui disant "Tu vas voir, tu vas découpiller une grenade" et va utiliser la formule d'ailleurs euh de la grenade. Euh le calcul, c'est quoi ? En fait, en gros Édouard Philippe, enfin tout le monde a discerté l'idée.
Il y a bien sûr le désaveu de de l'électorat. Il pensait pas qu' on il descendrai à 14 %. Euh alors on se dit il va se venger du peuple puisque c'est ça je dis sous en même temps.
Il dit vous avez l'air de retirer ma confiance, de me retirer votre confiance. Je vais vous donner l'occasion de me la redonner. Et puis si euh tel que c'est prévu, le Rassemblement national euh obtient une majorité très relative ou absolu euh à l'Assemblée nationale, et bien on lui confie la patate chaude au gouvernement.
Euh quelque part, ils se prennent les pieds dans le tapis, euh on se débarrasse de Le Pen ou de Bardella et en 2027, même s'il peut pas se représenter, et ben on arrive tout vierge et et on garde le pouvoir. C'était un petit peu ça le calcul initial. plusieurs calculs.
Le plus stupéfiant, c'est qu'au moment où l'assemblée Emmanuel Macron pense gagner. En tout cas, il pense qu'il y a un scénario extrême peu probable certes, mais dans lequel il pourrait renverser la situation. Il compte sur son équation personnelle.
Il dit 20 %, il est sûr de 20 % qui qui est pas un tri voilà, il dit son socle est à plus de 20 % et il parle de son socle personnel. Donc c'estàd qu'à ce moment-là, il est persuadé que son image propre peut renverser une situation politique. Ça dit quand même beaucoup de son attitude, sa personnalité et puis sa confiance en en lui-même et et en en à ce qu'apporte sa sa propre personnalité.
Bon, faut se mettre à sa place, faut se mettre dans sa tête. Emmanuel Macron ne s'est présenté qu'à deux élections dans sa vie. C'était des présidentielles, il les a gagné.
Peut-être qu'en effet, ça engend un excès de confiance en sa propre une croyance en sa propre étoile. Mais il dit pour se justifier après coup de la dissolution, il dit beaucoup je suis allé au peuple, on peut pas me reprocher de pas avoir donné la parole au peuple. C'est vrai, sauf comment il le fait ?
Le peuple venait précisément de voter. Il venait de voter et il venait de voter pour le Rassemblement national arrivait largement en tête de l'élection européenne là où effectivement la liste macroniste prenait un un sacré gadin. Donc déjà il y a il y a ce premier élément d'incompréhension.
Pourquoi convoquer le peuple à un moment où le peuple vient d'envoyer précisément un message à ses dirigeants à une période où en plus on arrive dans l'été, il y a des Jeux Olympiques qui se dessinent, le quinquena tout tout ça est tout tout ce ce raisonnement est assez curieux. Donc il y a ce scénario, ce premier scénario dans lequel il pense que sur son équation personnelle, il peut renverser la table et qu'il y a un coup à jouer. Et il y a un scénario alternatif auquel évidemment il ne peut pas ne pas penser au moment où il dissou qui est la cohabitation.
Effectivement, un Rassemblement national au pouvoir avec certains interlocuteurs qui en amont et plusieurs mois avant lui faisaient voir quels avantages il pourrait retirer de la situation. C'est-à-dire jouer aux présidences finx, une sorte de Mitéran face à Chiraak ou à Baladur qui euh considère hauteement la situation disant "Regardez, les précédents présidents sont toujours sortis gagnants de la cohabitation qui était une configuration difficile pour le premier ministre." Sauf que ils se sont toujours présentés après Mitér 88, c'est comme ça qu'il est réélu après la copation.
Là, c'est pas le cas. Il y a pas d'élection derrière. Et c'est pour ça que ce scénario, il est quand même, c'est quand même le plan B dans dans l'esprit du président parce que ça aurait quand même été un curieux crépuscule que celui de voir ses adversaires au pouvoir pendant que lui était impuissant à l'Élysée et sans possibilité de mener une campagne derrière.
Alors cette dissolution n'est pas seulement on sent quand même qu'il a envie de cocher les cases du gaolisme. J'ai appuyé sur sur la case dissolution, il resterait référendum peut-être et et et monte. Bon, il a fait il a fait ensuite différentes tentatives.
On sent qu'il expérimente. Cette dissolution, elle ne semble pas seulement intervenir comme une réponse à l'électorat. Vous ne m'aimez plus mais voilà, on va essayer de de faire mieux.
Redonnez-moi votre confiance. Il y a aussi une petite opération de nettoyage et de remise des points sur les îles à l'intérieur de sa propre majorité. Euh Gabriel Atal est la première victime, hein.
Gabriel Natal qui était qu'il a nommé au mois de décembre et dont il se rend vite compte que finalement c'est pas c'était pas un bon choix. le premier ministre la gas et même même dans sa majorité dans les parlementaires et madame le privé également on sent que cette dissolution va dégager un petit peu tous ces gens-là. Vous vous m'avez pas assez aimé et ben je vous punis en dissolvant.
Ah bah les conséquences en cascade, elles sont d'abord pour ses propres alliés politiques ou en tout cas ceux qui l'étaient. Et en effet la première victime collatérale c'est Gabriel Aal et en fait c'est une exécution qui l'esprit nous sommes évidemment bien sûr et qui n'a toujours pas compris qui n'a toujours pas digéré quelque part cet épisode là. Ça lui a coupé les c'était c'était celui qui s'envolait euh dans les cimes de la popularité politique, de la notoriété, du prestige parce que ça a été le plus jeune premier ministre de la 5e République et Emmanuel Macron lui coupe les ailes avec cette dissolution.
Vous parlez du dilet du 10 juin 2024, le titre de votre chapitre, c'est le lendemain de cuite. Ils sont tous là les trois les trois premiers les trois patrons de sa majorité. Donc Édouard Finet et euh alors Baïou avait suggéré une dissolution mais pas tout de suite.
Au moment du budget s'il y avait un blocage là, il y avait une légitimité puisque la dissolution, rappelons-le, elle doit intervenir en période de crise. Alors là, c'est juste un désaveux électoral sur une élection qui n'est pas une élection intérieure à la politique française mais européenne. Et puis Gabriel Natal qui venait de nommer depuis 5 mois, qui avait à peine fait ses preuves, qui se voyait quand même jusqu'à la fin de l'année ou peut-être la fin du quinquena en poste.
Et hop, je dégage tout le monde. Après moi le déluge et on va voir ce qui va se passer. Alors ça c'est très caractéristique de l'état d'esprit d'Emmanuel Macron et en effet je rappelle je raconte à son ouverture du livre ce dîner.
Donc on est au lendemain de la dissolution. On est le lundi 9 juin. Emmanuel Macron reçoit en effet les chefs de parti de ce qui était sa majorité.
Donc a commencé par Philippe Bairou Atal. Euh son but lui c'est de parler de de la campagne qui s'ouvre, c'estàd de ces ces élections législatives euh qui stupéfient tout le monde et pour lequel il y a 3 semaines pour faire campagne avant le premier tour. Sauf que ceux qui sont là, mais avec tout le respect qui est dû à la fonction du président vont quand même lui faire comprendre qu'il y a un problème avec la décision qu'il a annoncé 24 heures auparavant. un Gabriel Atal qui évidemment le premier sacrifié euh et qui en fait se vengera en prenant la tête de la campagne, en s'emparant du groupe à l'Assemblée et surtout en s'emparant du parti Renaissance et du Mago qui va avec parce que c'est un parti qui est riche.
Bien sûr PHP qui a toujours dit dès le début et publiquement que cette dissolution était une très mauvaise décision et François qui lui explique qu'il faut démacroniser la campagne ter alors voilà voilà il lui explique tous les trois OK on est dans le accompli par contre tu n'interviens pas tu ne t'emmènes pas tu nous laisses faire parce que ton image est tellement catastrophique que tu vas nous faire perdre et là c'est lui qui tombe de haut quand tu là lui tombe de haut et pour et d'ailleurs la preuve c'est qu'il commence à faire campagne lui-même à ce momentlà il fait une conférence de presse j'y étais donc il nous il nous convoque les journalist quasiment bien sûr et puis alors il commence à dévoiler quelques lignes d'un programme à s'exprimer sur la situation politique. Bref, c'est une campagne où lui voulait être au centre du jeu et en fait, on voit qu'assez rapidement il se retire de ce rôle-là, que c'est Gabriel Atal qui investisse ce rôle-là parce qu'en effet, il comprend que ce n'est pas lui qui va pouvoir remercier la tête, que les Français n'ont pas compris cette décision et que par conséquent voir des candidats Macronis sur le terrain et ben ceux dont ils entendent parler, ils demandent "Mais mais pourquoi pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?" et eux sont bien normal de l'expliquer.
Nous sommes avec Louis Alter, auteur de la foudre et les cendres hein, c'est la chute de j'allais dire du règne Macron. Surtout vous nous appelez au 01 53 92 22 60 si vous avez envie d'intervenir et je crois que vous avez envie d'intervenir et discuter avec lui aux altères sur ce qui est en train de de venir la macronie. Bien tout de suite, on vous retrouve sur Sud Radio.
Midi 14h, [musique] Sud Radio, la France dans tous ces État. Nous sommes avec Louis Aosalter, journaliste politique au Figaro, auteur de la foudre et les sendes Macron les secrets d'une succession interdite. D'une succession interdite et d'un d'une fin de règne, j'allais dire douloureuse et et compliquée et compliquée pour lui.
On en était tout à l'heure à la à la dissolution. Donc la dissolution est il y a deux options. Soit il regagne la confiance du peuple français si je peux m'exprimer ainsi et il retrouve une majorité plus confortable que celle qu'il avait et on va revenir hein sur cette majorité relative qu'il aurait pu gérer différemment et beaucoup de gens l'ont suggéré.
Ou alors on joue le tout pour le tout, on perd les élections, le RN gagne les élections législatives, on lui confie évidemment normalement euh l'hôtel Matignon avec une petite subir refuge pas à Jordan Bardella à Marine Pine. Alors soit elle accepte et c'est elle qui a la patate chaude. Du coup, le petit barda il peut être vexé soit soit il refuse et il dit bon il ve ils veulent pas sous prétexte que bon alors non le stratagemme il est mis à mal par une idée de dernière d'abord un il ne soupçonnait pas que la gauche avait cette capacité de recomposition avec le nouveau Front populaire c'est vrai qu'il il s'insultaient l'avantveille voilà ce qui est aujourd'hui à nouveau le cas mais il y a un pensement qui s'appelle le NFP et la gauche arrive unie à l'élection législative de du de juillet 2024.
Ça, il s'y attendait pas. Et surtout alors j'allais dire le coup de poignard stratégique le front républicain Atal et Ruffin récupéré par Mélenchon sous expliqué accepte de dire barrage alors là barrage sanitaire ils vont gagner peuple français réveille-toi et on demande à des électeurs de droite même très à droite de voter pour des pour des candidats de gauche très à gauche et à des électeurs de gauche très à gauche de voter pour des électeurs du centre de droite très à droite. Et là évidemment ça fout le stratagéme en l'air puisque le RN n'a pas la majorité et on a une assemblée totalement ingouvernable qui est exposé.
Alors sur ces législatives parce que rien c'est vraiment l'élection où rien ne s'est passé comme prévu. En effet, c'est vrai qu'Emmanuel Macron journée élection des dupes. Non mais quand même oui c'est ça c'est vraent la journée des dupes où en amont de cette élection.
Emmanuel Macron compte en effet sur la division de la gauche et c'est vrai faut se remettre dans le contexte de l'époque. On est quelques mois après le 7 octobre 2023 et les attentats islamistes du Hamas. La gauche est en train de se déchirer comme jamais entre les insoumis, Luxman, le PS et cetera et ça repris he com la magie.
Voilà. Et donc Emmanuel Macron est persuadé que quel est le plan d'Emmanuel Macron très précisément ? Il pense que la gauche se divise, que donc la gauche n'est pas au second tour de cette législative que donc le second tour des législatives dans la plupart de circonception voit des duels entre le rassemblement national et les Macron et les Macronistes.
Ce qui vair le socir le voil schéma qu'il connaît par cœur. Il a comme ça en 2017 et en 2022 qui pourrait être plausible sur le sur le papier. Sauf que que se passe-t-il ?
Le nouveau Front populaire se forme en quelques heures seulement juste après la la dissolution. Comme quoi, la gauche préfère toujours préférera toujours les les les sièges, en tout cas le sauvetage des sièges à l'assemblée au grand principe qu'elle qu'elle se donne parfois. Euh donc il y a cette reformation d'un d'un bloc de gauche qui est assez puissant à ces législatives et qui sera d'ailleurs la première coalition à l'Assemblée nationale au lendemain mais sans avoir une majorité euh absolue bien sûr.
Et puis il y a le second tour dont vous parlez effectivement au second tour Macron et Atal ne sont pas d'accord. C'est quand même important de de le souligner. Le soir du premier tour donc euh comme prévu il y a un gadin pour la Macronie.
Ils sont souvent 3è mais il y a beaucoup de triangulaires donc beaucoup de possibilités de se maintenir au secondément de triangulaires c'était complètement perspective au RN au final à 240 260 voir majorité absolue. les projections des stratèges Macronis, c'est de voir que s'ils ne font pas de retrait organisés avec la gauche, et ben leur assemblée nationale pourrait avoir une forte majorité et surtout eux vont disparaître parce que ça ça a pas été beaucoup dit sur le le Front républicain mais ce fran républicain il a pas il a pas d'abord sauvé la gauche, il a d'abord sauvé la Macronie, il a d'abord servi de marche-pied au macronistes pour se pour se maintenir à l'Assemblée nationale. Résultat initial de être bien plus catastrophique que ça. cette ancienne Macronie arrive quand même presque avec en tout cas un nombre d'élus plus important il suffit de voir l'élection du président de l'Assemblée nationale.
Euh Chasseigne fait 205 voix et Bron Pivé 222 donc quand la gauche dit "On a gagné les élections" la présidence à l'Assemblée prouve que non. Alors, est-ce que dans ce stratagème, il y a pas la vengeance de Gabriel Atal qui dit "Ah, ton plan, ton plan c'était de me dégager et puis de mettre le RN au pouvoir comme ça effectivement tu leur passe la patate chaude, il se il se débrouillent avec Matignon et puis ils se prennent un gadin. Et ben je vais te torpiller ton projet." Est-ce qu'il y a peut-être une bien sûr ?
Et puis aussi, il y a aussi du marketing politique derrière. Gabriel Atal alors évidemment, il a un moment d'accablement au moment où il est il se fait dissoudre avec la dissolution. disus évidemment le 9 juillet 2024 il remonte assez vite sur son cheval avec cette idée de dire au fond je serai plus premier ministre mais je vais être la tête de Gondol de la campagne.
Ce qui est vrai les Macronistes à l'époque ne veulent plus entendre parler d'Emmanuel Macron et se tourne vers Gabriel Atal qui conserve à l'époque une certaine popularité et liée à son aussi à son passage à l'éducation nationale et à Matignon. Ils mettent sa tête sur leurs affiches pour essayer de de se sauver. Gabriel en profite.
Alors là, Macron évacué la campagne, on est bien d'accord mais le lendemain le lendemain moi je suis au téléphone avec ils souviennent plus de qui est celui celui qui mettait sur leurs affiches en 2017 qui leur permis d'être pass qui rappelle que que c'est à lui qu' qu'il doivent tout évidemment. pour voilà et donc là vous commencez la relation d'amour haine entre Macron et et les Macronis qu'on voit qu'on voit toujours à l'œuvre aujourd'hui. Gabriel Atal lui montre monte sur son cheval et en effet au soir du premier tour quand le RN arrive en tête dans beaucoup de circonscriptions au législativ de de 2024 Gabriel Atal prend ses accents solennels sur le péron de Matignon il entame le le refrain antifasciste qui héritait de sa jeunesse.
Il a passé une partie de sa jeunesse parti socialiste. Faut faut pas l'oublier. Il a milité au PS quand il était étudiant à Sciencep.
Mais c'est aussi une partie du marketing politique. Il pense qu'il peut se reconceire une image comme celle-là et enfoncer un coin avec le président. Ça implique de se marier avec le diable he parce qu'il faut que monsieur il faut que Jean-Luc Mélenchon soit d'accord.
C'est ce qui lui a reproché d'ailleurs, c'est qu'il fait aussi élire au passage des candidats à Pourquoi la France assoumise et la gauche en général acceptent ce pacte un peu contre nature de dernières minutes parce que c'est aussi un moyen pour eux de préserver rassemblé. Ils vont même en gagner parce que les groupes de gauche pour la plupart d'entre eux reviennent plus nombreux à ce momentl. Donc c'est c'est impact gagnant gagnant sur le dos du rassemblement national et ses électeurs grand gagnant le PS.
Oui, grand gagnant le PS dans le nombre de députés et qui d'ailleurs est venu pivot et on le voit avec les épisodes de doivent quand même au fait que la France assoumise a accepté de leur donner des circonscriptions gagnable à leur détriment mais on ça ça consolidé euh ça consolidé le fran de gauche euh aujourd'hui le résultat euh de cette alors déjà un ce que me disent les gens quand je les rencontre dans la rue Front républicain on a voté pour le front républicain en se pinçant le nez que ce soit de droite ou de gauche mais quand on fait un franc républicain ça veut dire qu'on va à l'étape suivante on gouverne ensemble ouais ce qui est Et là les Français comprennent. Ah non non non, c'était juste pour barrer la route au RN, après on prend les couteaux et on continue à s'égorger. Mais on voulait juste pas que le RN gagne.
Les gens sont furieux. Vous avez senti cette impression là aussi. Le le Premier ministre nommé en septembre 2024 est Michel Barnier.
Alors homme estimable expérimenté au demeurant qui a rassuré d'ailleurs une partie de l'électorat mais qui est issu d'un groupe qui a une quarantaine de députés à l'Assemblée nationale qui est revenu par je parlementairire de la démocratie. C'est contesté par tout le monde. C'est c'est l'assemblée qui décide.
Elle est souveraine. Voilà. Alors s'ils s'entendent entre eux, ils s'entendent entre eux.
C'est pour ça qu'on est dans un moment parlementaire. Mais pour autant et qu'est-ce qu'on voit dans Oui, d'accord. Mais quand que quand que retiennent les gens quand ils voient le les algares, la discussion envenimé sur le budget actuellement, bah que donc personne ne se met d'accord, que l'intérêt général n'est pas prise en compte par les parlementaires, mais surtout beaucoup d'entre eux pensent que c'est la faute du président parce que c'est lui qui a dissou et c'est cette décision qui a conduit une assemblée ingouvernable et que l'enjeu présidentiel de 2027 est déjà dans les négociations et c'est ça qui pourrit tout quelque part.
C'est pour ça que le moment sera jamais vraiment parlementaire. C'est parce que l'élection prédominante reste la présidentielle. En fait, cette dissolution, elle aura servi à souligner les failles d'une 5è République qu'on croyait pas infaillible mais assez solide, assez cohérente.
Et là, on se retrouve avec une 5è que le général de Gaul et ses auteurs Michel Debrége en foyer sont est conçu pour la stabilité et on a une configuration qui est pire que la 4e publique. D'ailleurs à la fin de votre livre, vous dites on est en phase 1958. On va y revenir dessus.
Oui, je fais un parallèle parce qu'il est beaucoup fait en ce moment et en effet je termine là-dessus. Alors, j'ai j'ai créé un parfum de 1958 points d'interrogation. Oui, c'est pas tout à fait les mêmes paramètres mais mais ça en tout cas en vision.
Oui, parce que il y a il y a il y a honnêtement au niveau contextuel, il y a pas d'Algérie d'accord voilà, on est presque à la garde d'Algérie aussi. Bon, j'exagère évidemment mais on a un sujet algérien mais surtout on a une crise économique et financière. On a une crise du personnel politique et je pense que le nœud est là.
Je pense que les institutions, elles tiennent, elles sont mal menées et pourtant elles tiennent. Alors, la République, la 5è République qu'on est actuellement n'est pas euh euh celle du général de Gaul puisqu'on est en République quinquénale, ce qui quand même a changé énormément de ch. La constitution a quand même été modifié 23 fois, je crois, et l'esprit de 5 du 23 octobre 58 est pas tout à fait préservé dans son dans son origine, dans son authenticité.
Je saurais mieux le dire que que vous Per. Donc il y a il y a évidemment ces parates-là qui sont modifiés et Emmanuel Macron quelque part est prise au piège de cette 5e République quinquenal où tout est indexé sur le mandat présidentiel et donc le président. C'est la temporalité qui guide l'action politique et donc tout le monde se tourne vers un seul acteur censé résoudre tous les problèmes et il y a pas de respiration démocratique pendant un quinquena.
Bon certes, il y a des élections intermédiaires mais de moins en moins de participation et on ne renouvelle pas les parlementaires qui font la loi au cours d'un quinquena. Donc je pense qu'il est pris à ce piège là et qu'il l'a identifié. Pour autant des institutions, ça tient du moment qu'on ne les malmême pas trop et c'est vrai qu'aller consulter le peuple juste au soir d'une soirée électorale, il y avait quelque chose de baroque.
Le général de Gaul concevait la dissolution comme un instrument de résolution de crise. Il l'a fait en 1962 quand il y a eu une crise avec le Parlement sur l'élection du président de la République au suffrage universel. Il dissou, il gagne les il gagne le législative derrière et il arrive à imposer sa réforme de la constitution.
En 1968 également en pleine en pleine crise de 68 le général de Gold disou et on se retrouve avec chambre parfaitement justifiée parce que à ce moment-là, il y a en effet un conflit de pouvoir, un conflit de légitimité et un président qui dit à ce moment-là il faut retourner au peuple et c'est le peuple qui tranchera. Mais en en euh vous si vous voulez cette réution cette dissolution sur la peur évidemment on comprend très bien mais ça a marché ça a marché mais ensuite on arrive les deux dernières dissolutions là pour le coup euh bah c'est le mauvais cholestérol quelque part 95 2024 on a des points communs et puis surtout on a un point commun flagrant ce sont des dissolutions ratées par ce que fait pour de mauvaises raison elles sont pas légitimes elles sont elles sont marketing elles sont même pas stratégiqu elles sont tactiques et ça leur pétonner on continue à discuter voilà de j'allais dire là si je peux m'exprimer Ainsi la chute de la Macronie avec Louis auxalt qui a été l'auteur d'un d'un livre au vitriol. À tout de suite.
Midi 14h Sud [musique] Radio la France dans tous ces États. Oui, nous débattons de la fin de la macronie entre guillemets avec le Alter mais vous avez une nouvelle à nous connaître. Ouais, une information qui vient de nous parvenir.
Boem Sansal est de retour en France. C'est son comité de soutien qui vient de l'annoncer. Je rappelle que les l'écrivain franco-algérien avait été gracié par le président algérien Teboun le 12 novembre dernier.
Voilà, il s'était dit que le président de la République aurait été heureux d'aller le chercher en Allemagne pour le ramener lui-même. Il va il va Berlin aujourd'hui en fait. Berlin aujourd'hui.
Donc voilà. Visiblement visiblement l'entourage de Boan Sansal et Boem Sansal ont préféré anticiper cette option et on extrapole parce qu'on a pas l'information mais enfin en tout cas il est rentré il est il est rentré tout seul. Nous sommes sur Sud Radio où vous pouvez nous joindre au 01 53 92 22 60.
Pourquoi vous devez nous appeler ? Parce qu'on a un débat passionnant. C'est même pas un débat, c'est un échange avec Louis Alter, journaliste politique au Figaro qui a écrit bon alors c'est un livre de plus parmi la littérature qui en présoudre et les sand Macron est secret d'une succession interdite et il n'a pas fini sa phrase lui aux altères et et d'une fin de règne douloureuse.
Enfin bon, même s'il reste encore un petit peu de temps. Euh le point fort de votre ouvrage lui aux altères et vous dites c'est l'occasion le coche loupé l'occasion manquée. élection présidentielle de 2022.
Pas de campagne puisque la guerre en Ukraine, d'ailleurs Macron ne veut pas faire campagne. Il considère que cette réélection coule de source à vaincre sans péril en triomphe sans gloire puisqueen face on a Marine Le Pen, même si elle fait un score meilleur qu'en 2017, on sait bien qu'elle pourra pas gagner à ce moment-là. élection législative et la surprise le peuple français comme en 88 quand Mteran avait dit souvenez-vous il n'est pas bon qu'un parti politique et la majorité à lui tout seul et les Français avaient envoyé une majorité relative ce qui n'avait pas empêché Michel Rocard dit Cresson et et Pierre Bergovis de gouverner mais surtout recard et là les Français n'envoient pas une majorité absolue.
Il manque 40 sièges et là vous dites et pourtant les amis de Macron lui disent c'est une occasion rêvée d'ouvrir. Il rate il rate le coch de l'histoire. Alors pourtant qu'on réécrit enfin qu'on relit plutôt cette année politique 2022, c'est très particulier 2022 he c'est une année élection présidentielle mais la politique est mise sous cloche pendant toute la première partie de cette année pay aujourd'h il y a la guerre en Ukraine.
Oui je crois que je crois qu'u le premier payer c'est Emmanuel Macron pendant tout ce deuxème quinquena parce que là en effet j'appelle ça le grand malentendu dans dans le chapitre dont dont vous me faites l'honneur de de parler. Il y a cette guerre en Ukraine qui en effet qui n'est pas du fait du président bien sûr qui anile quelque part le débat public en France. Sauf qu'Emanuel Macron lui surf sur cette vague.
Il ne cherche pas à ce que l'élection présidentielle soit un moment de débat politique sur tous les sujets, des débats clivants. Sa campagne, ce sont des appels à Poutine, des réceptions de Zelenski, des sommets européens et internationaux. C'est ça sa campaign présidentielle.
D'ailleurs, ça marche. Ça marche. Il est réélu sans problème.
Marine Le Pen ne peut rien faire à une nouvelle fois euh face au au surtout au réflexes évidemment de barrage de barrage au second tour. Donc ça marche. Sauf que la politique en 2022, l'année politique, elle commence précisément avec ces élections législatives.
Ça c'est un moment très politique où en effet le peuple dit d'accord pour 50 plus de Macron mais pas d'accord pour 50 plus de Macronis et la majorité relative vient sanctionner à tous les sens du terme cette situation. Et alors, vous expliquez euh que ce qu'il va être contraint de faire en juillet 2024, il aurait pu le faire dès le mois euh dès le printemps 2022 après législative, ouvrir au seul parti compatible qui étaient les républicains, éventuellement nommer un ministre premier premier ministre républicain. Michel Barnier explique qu'il était prêt à y aller et qu'on faisait une union alors du centre droit et et des droites et que là on pouvait finir le quinquena avec une majorité absolue au moins sur les 70 députés républicains 40 ou 45 venaient ça suffisait et même on pour ensuite jouer le jeu des alliances mais on avait une stabilité institutionnelle garantie avec une continuité de la réforme des retraites et tout et et non il n'en veut pas il nomme Ellisabeth Borne.
Alors évidemment là aussi il y a des gens avec qui il avit promis qui sont vexés. Il prend Élisabeth B qu'il va dégager un an après et finalement ça n'apporte ça n'apporte rien. Ça n'apporte rien.
C'est quand même très curieux le macronisme qui était plutôt qui venait plutôt de la gauche en 2017 parce que Emmanuel Macron est un ancien ministre de François Hollande et que à l'époque le sa pensée était celle d'un c'était les descendants de DSK quelque part c'était ce social libéralisme qui agitait une partie de la gauche et sur lequel Emmanuel Macron a a produit son discours politique initial. Il a penché plus à droite en 2017 à partir de 2017 et le premier quincana a vu un certain nombre d'électeurs de droite. À gauche considère que c'est une escroquerie qu'il a toujours été à droite.
Ils sont fait avoir, il se pas de fois éid voilà ça ça et ça c'est un débat idéologique pour le coup mais il y a eu plus d'électeurs de droite quand certains mépris pour le suffrage universel quand même parce que les français c'est un peuple responsable qui en a vu d'autres qui envoient un message clair. Tu n'as pas la majorité absolue écoute notre doute ilécoute pas notre doute. Il a pas interprété en effet ce message politique envoyé aux élections législatives de 2024.
La preuve d'ailleurs une il note il nomme pardon Elizabeth Borne bon qui avait la réputation de ministre bon soldat mais qui vient plutôt de la gauche là où la transfusion électorale du Macronisme elle venait plutôt de la droite pendant ce premier ce premier quizopré il y a une première incohérence et la deuxième incohérence surtout c'est qu'en effet vous l'avez très bien résumé il refuge à ce moment-là de partager le pouvoir alors que c'était plutôt le message envoyé par les électeurs. Le message envoyé des électeurs était grand 1. Le programme d'Emmanuel Macron à la lettre ne nous va pas, ne nous va plus.
Il n'en a pas tellement conu compte. Et grand, c'est la verticalité, le le macronisme descendant ne nous va plus non plus. C'est ça les leçons à tirer de la comm, il décide qu'il est encore en majorité absolue et que c'est pas 40 sièges d'écart qui vont changer.
Alors à sa décharge, il essae en tout cas, il fait semblant d'essayer. C'estàd qu'il y a des discussions avec la droite à l'époque c'est avec Olivier Marche, il y auraché après il y a encore des ministres de droite qui rejoignent. Non mais il y a des il y a une ministre de droite qui le rejoigne.
Il fait toujours cette tactique du débauchage pour vider en fait la droite. Alors attention, il avait pensé à Catherine Vrinit et c'est son camp qui lui dit non pas Catherine Vincou entre Catherine Vin et Ellisabeth Born il y a quand même ce ne sont pas les mêmes personnalités pas les mêmes origines politiques. Or l'une a été première ministre pendant quelques heures après l'élection présidentielle de 2022 et finalement ça a été bn c'est dire quand même cette inconstance en quelquesun Lou qui on été ministre premier ministre pendant quelques heures quelques minutes.
Voilà on va les citer Louisal il y a Xavier qui nous appelle de Florac Xavier. Bonjour Perico, bonjour Sud Radio. Bon, est-ce que ce débat vous intéresse, vous passionne ?
Bah oui, ça m'intéresse. Je suis sorti là il y a tris qu4 d'heure de du boulot et je vous écoute attentivement. Alors, qu'est-ce que ça vous inspire ?
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ah ben, je suis assez d'accord avec ce qui a été dit dans l'ensemble. C'est vrai que l'imposture de d'Emmanuel Macron, c'est assez tangible.
En 2017, il a été élu sur le ni droite ni gauche. Je vais essayer de pardon de réconcilier les deux Frances. Oui, oui, c'était bien le projet.
Ouais, c'était le projet mais euh parce que c'est notre projet et cetera. Bon, on s'est fait avoir un petit peu parce qu'au final dès qu'il a été élu, il a mené une politique plutôt de droite, libérale. Est-ce que vous pouvez nous dire pour qui vous euh Xavier ?
Pour qui vous votiez avant 2017 ? Vous étiez plutôt d'un côté, plutôt de l'autre ? Moi, je suis je suis un patriote de gauche.
D'accord. Et vous avez voté et vous avez voté Macron en 2017 du coup ? Vous y avez cru ?
Ah non, j'ai jamais cru à D'accord. Non mais c'était juste pour vous positionner si vous avez tout à fait votre droit. Non, non, mais moi je parle de la gauche, la gauche souverainiste donc qui est très peu représentée en France mais j'essaie là de vous parler du point d'un point de vue assez libre et ouvert.
Non, mais tout à fait. C'est bien pour ça que je Donc là mon intervention c'était de vous dire premièrement c'est une imposture en 2017 puisque élu sur soi-disant le consensus le ni droite ni gauche en fait il a fait un programme de droite libérale européiste voire même conservatrice quand on voit le la réaction face aux gilets jaunes he la la la la les mutilations contre le le mouvement populaire des gilets jaunes et puis deuxième imposture en 2022 2022 l'imposture parce qu'il refuse de faire campagne premièrement Deuxièmement quand il est élu il dit à la sortie de son élection ce vote m'oblige parce qu'il a bénéficié des électeurs de gauche. Ou en parle d'ailleurs de cette obligation il nous l'ait encore à l'envers.
C'està-dire qu'il remène et continue sa politique libérale avec la politique de l'offre européiste, atlantiste et tout ça c'est donc une imposture généralisée. Là où je voudrais conclure rapidement, c'est que à mon avis, on oublie là depuis tout à l'heure, on oublie un peu de quoi Emmanuel Macron est le produit, de quoi Emmanuel Macron est l'avatar. Et je pense qu'on oublie les intérêts de classe ici.
Emmanuel Macron est le représentant d'une d'une hyperclasse euh qui détient énormément de pouvoir en France, pouvoir médiatique, pouvoir financier et qui trouvera un autre petit cheval puisque je pense que moi personnellement, je pense qu'Emmanuel Macron est euh le petit cheval, le représentant d'intérêt supérieur qui eux ne se présentent jamais aux élections mais par contre contrôle la France. C'est une hypothèse qui a souvent été retenue mais Louis auxalter aborde cette cet aspect de différenciation sociale. Alors imposture Louis aux Alter une plurielle de divers Macron alors ce qui est évident c'est que il y a eu beaucoup de déçus et pas seulement ceux qui ont été premier ministres pendant un jour 2 jours et qui ont débat il y a eu des électeurs déçus parce que la première campagne Macron l'idée qui lui permet de en 2017 de développer un discours consistant à dire ni droite ni gauche on va balayer les vieux partis traditionnels à l'époque ça marche.
C'est un marketing qui correspond par d'ailleurs parfaitement à l'épuisement des parties traditionnelles à l'époque mais qui derrière a déçu énormément de gens parce que ce n'est pas parce que vous dites que vous allez ber que vous avez un contenu qui est stable. Et c'est ça je pense le comment dire l'un des points prégnants du du Macronisme depuis qu'el Macron est au pouvoir, c'est l'inconstance du contenu de sa politique au pouvoir. Il y a peut-être une stabilité en effet sur la la politique que votre que Xavier qualifiait de droite libérale depuis 2017.
En effet, il y a plutôt une continuité là-dessus. Mais sur le reste, sur les sujets régaliens de sécurité, d'immigration, sur les sujets sociétaux, euh sur la la politique étrangère aussi, il y a quand même des zigzags permanents, des va et viens euh euh qui sont assez permanents. Donc, on a du mal à qualifier le macronisme et c'est pour ça Oui, voilà. le en même temps en fait on peut pas faire du en même temps sur tous les sujets.
Ça n ça n'est pas possible parce qu'il y a besoin d'un cap clair. Et c'est pour ça et ça c'est un asp que je pose dans le livre, c'est l'avenir du macronisme qui confondu en même temps et à la fois qui sont deux nuances tout à fait différent. C'est pas exactement la même chose.
En effet c'est vrai que c'est pas exactement la même chose. [rires] Quand vous quand vous ramez c'est les deux rames en même temps mais il faut qu'elles aillent dans la même direction. C'est c'est un peu ça le le souci euh qui a été celui du macronisme au pouvoir.
Et ça pose une question que que moi-même je pose dans mon livre qui est la pérénité du macronisme. Est-ce que ça reste un moment de la vie politique française qui est une une sorte de parenthèse où en effet la droite et la gauche ont été écartés au profit d'un président donc on n pas trop distingué les points constance idéologique ou est-ce que ça reste comme un corpus avec un un bloc du centre un centre français qui reste ancré idéologiquement et politiquement dans le paysage. On voit qu'aujourd'hui il y a un risque de l'effacement.
Mettons qu'il y a une dissolution, c'est pas le cas pour l'instant. Mettons qu'il y a une dissolution ce soir ou bientôt. À combien reviendraient les élus macronistes à l'Assemblée nationale ?
Et partant de là, tout le monde a peur. Qu'est-ce qui resterait du courant macronisme dans la représentation sur l'échec par ont peur de l'arithmétique électorale s' une dissolution. C'est pour ça que je pense que on joue au fait de maintenir l'assemblée telle qu'elle est.
Tout le monde essaie d'échapper parce qu'on est on n'est pas seul du résultat. Louis auxaltres, on discute avec vous de la fin de la macronie. On va avoir René qui nous a appelé Toulouse.
On laisse passer une petite pause et on se retrouve tout de suite après. On prend votre question René. À tout de suite.
Les Chevaliers [musique] midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Nous décryptons les accidents de parcours du deuxè quinquena et indirectement du premier d'Emmanuel Macron avec Louis Hausalter, auteur de la foudre et et des centres qui symbolisent he la foudre, c'était la dissolution et les centres ben les conséquences de la dissolution. et nous sommes en ligne avec René qui nous appelle de Toulouse.
René, vous avez envie de vous avez envie de nous dire quoi ? Oui, bonjour à tous. Bonjour à tous.
Ben écoutez, dans le prolongement de des excellentes analyses que vous faites depuis dans cette émission, je souhaiterais que l'on aborde le projet fédéraliste de d'Emmanuel Macron, son engagement total sur l'Union européenne, sa volonté de devenir président de l'Union européenne et euh le côté intéressant des événements que nous subissons ces derniers mois c'est que les Français se rendent compte très bien que la perte des souverainetés nous amène à un chaos général et je souhaiterais avoir l'avis de votre invité sur cette questionlà. Merci René Louis auxaltres. Est-ce que Emmanuel Macron, alors qu'il a souvent utilisé le terme souveraineté, au début c'était un gros mot en 2017, c'est devenu aujourd'hui une référence idéologique compatible.
Il a quand même abîmé la souveraineté de la France ou peut-il prétendre un jour président de l'Union européenne dans une Europe fédérale où la France aurait retrouver sa gloire ? Alors l'Europe c'est son grand projet et je alors sur le principe je pense plutôt pour la seconde hypothèse en tout cas le pari qu'il fait c'est que en effet il peut il pense pouvoir restaurer le rôle de la France dans une Europe qui soit forte et qui se pense comme une puissance. Bon, moi j'ai j'ai eu l'occasion d'en parler avec lui et c'est une conversation que je retranscrit dans dans le livre au cours d'un d'un voyage vers un sommet qui concerne l'Ukraine et l'Europe d'ailleurs où il me parle en effet le le c'est les propos qui tient.
Est-ce qu'il a bien tout fait pour est-ce qu'il a bien tout fait pour pour arriver à une France souveraine dans une Europe souveraine ? On y non, on y est pas. Ne serait-ce qu'à cause de l'affaiblissement de la France que l'affaiblissement de la France et de son président quand Emmanuel Macron arrive dans un snacle européen et que les les autres dirigeant le voi bah il voit un homme qui est impopulaire dans son pays, affaibli dans son pays, qui n'a plus de levier de commande dans son pays et qui ne peut pas se représenter en 2027.
Le chancel Merdes lui en Allemagne ira au-delà de cette échéance et sa coalition tient le coup. exemple montre que que non le le bazar qu'il affiché en France entre guillemets se paye aussi dans notre poids sur les la pe en Europe quand il dit il faut envoyer envisager d'envoyer des troupes au sol en Ukraine sans avoir consulté ses partenaires, c'est hallucinant qui lui tombe dessus dans la foulée en effet et ça et ça lui est beaucoup reproché. Le votre auditeur posait René posait une question intéressante sur le fédéralisme.
Est-ce que le projet d'Emmanuel Macron est fédéraliste ? C'est très intéressant comme question parce que le président ne l'a jamais formulé comme tel et moi-même donc je rapporte cette conversation où il ne prononce pas ce mot mais ce qu'il dit comme indication de ce qu'il veut que l'Europe soit dans l'avenir nous montre quand même que dans son esprit et bien des transferts de souveraineté doivent continuer à exister et le le les propos qu'il a tenu à plusieurs reprises sur la dissuation nucléaire donc sur le bouton nucléaire dont la France dispose. Seul pays de l'Union européenne depuis que le Royaume-Uni est sorti a disposé de l'arme nucléaire.
Euh bah Emmanuel Macron est en train tout doucement de dessiner la route vers à tout le moins une sorte de partage en tout cas de codécision euh et de coopérationnalité européenne sur la décision nucléaire. Alors il y a des bonnes intentions derrière. Il s'agit Emmanuel Macron est sincère dans le le sa volonté de que que de de d'alerter les Européens sur le la dépendance américaine.
Il a eu des attitudes courageuses. moment donné il faut lui reconnaître que et c'est pas ça date pas seulement de la deè élection Donald Trump Macron a toujours parlé de de ce concept d'autonomie stratégique qui est assez pompeux qui qui voilà qui est fait pour les snacles européens mais qui en fait consiste à dire au pays européens réveillez-vous nous pouvons pas dépendre des des Américains pour notre défense pour notre commerce pour notre économie pour notre industrie sur tous les plans. ça n'est plus possible et une grande partie des ailes européens ne l'entendent pas encore de cette oreille là.
Mais par contre derrière les conséquences c'est que ces modalités d'un partage par exemple de la dissuation nucléaire avec d'autres pays européens mais ça pose plein de questions pas seulement opérationnelles de défense évidemment une question de souveraineté qui n'est pas encore clairement mise sur la table alors qu'Emmanuel Macron lui a la volonté de la mettre sur la table. On en vient on en vient au bilan de la macronie. On est loin de la cérémonie du Louvre en mai 2017 avec la mise en scène pharaonienne pharaonesque.
Voilà, il est mal la joie. On était parti pour la gloire. Même ceux qui n'avaient pas voté pour lui se disaient "Bon, il va quand même en sortir quelque chose de formidable.
Le bilan est peut-être l'un des plus décevants ou calamiteux de toute la 5e République. Vous vous citez François Surau qui fait partie des des visiteurs du soir du premier temps. Le nombre de visiteurs du soir qui vous disent "On a été pressé comme des citrons et jetés comme des clinex." Voilà.
Sans aucune empathie hein. Voilà. Hein ?
Et puis bon quand il le voit d'ailleurs, il leur parle comme si tout allait bien et il rencontre un maire d'un petit village euh qui lui dit "Mais moi mon problème c'est que j'en peux plus les types trottinettes avec des écouteurs. Euh j'ai pas envie d'être gouverné par ces gens-là. C'est le symbole de la de de la macronie sociologique.
Oui, votre Xavier, votre auditeur précédent d'ailleurs en parlait, il parlait de de du sujet de classe. Moi, en effet, dans un chapitre qui s'appelle justement l'équipe entretinaire avec des écouteurs parce que on on caricature assez volontiers comme ça. Donc ce cette classe urbaine plutôt aisée qui ne comprend plus, qui ne se parle plus avec le avec la France rurale, la France périphérique de de Christophe Guiloui.
Et la Macronie a été quand même un symptôme de ça. et aussi Jérôme F qui a très bien analysé ce phénomène entre une France élitaire et une France qui qui décroche qui se sont délaissé par par la France des métropoles. Et le moment macroniste est quand même symptomatique de cette coupure sociologique parce que en effet le Emmanuel Macron et son électorat ont incarné cette France des métropoles qui voulaient progressiste, sur le monde libéral économiquement et sociétalement qui se coupait des préoccupations de toute une France.
Voyez, un Jacques Chirac, Nicolas Sarkozyi, pour parler que de président de droite, il savait unir euh la France de de du patron et la France de l'ouvrier de droite, celui qui travaillait. François Miteran a su unir la France des profs et la France des ouvriers en 1981. Donc, il y avait à l'intérieur des courants politiques euh des gens de classe différentes qui se parlaient et qui arrivaient à se mettre autour d'intérêt commun parce qu'une partie de l'élite cherchait à parler à une partie de la classe plus populaire.
Ça c'est de moins en moins le cas et Christophe Gil, Jérôme Fourquet et cetera l'ont parfaitement montré. Et le moment macroniste en France, ça ne tient pas qu'Emmanuel Macron, c'est un phénomène, je pense, une tendance de fond, une lame de fond sociologique et historique. Euh le moment Macron est vraiment symptomatique ça, d'une sorte de vote de classe plutôt bourgeoise face à un vote populaire qui se tourne en priorité vers Marine Le Pen.
On l'a vu lors de toutes les dernières élections. Alors évidemment, sa gouvernance est problématique. Vous dites qu'il nomme les premier ministres comme on balade un pompon de manège devant le nœud des enfants pour voir qu'il attrapera.
Effectivement, c'est comme ça qu' qu'il a qui qui l'a gouverné. Toujours est-il que la dissolution fait que l'article 20 qui dit que le gouvernement déterminé conduit la politique de la nation lui est appliqué à la lettre et que monsieur Barnier et monsieur Baou finalement et même Sébastien le Cordu, on voit la déclaration depuis c'était c'était en Slovénie où il dit non la la réforme de TR c'est just alors le livre fin parce qu'il désarmera jamais c c'est un peu comme Sarkozi hein ils sont ils sont indémontables et là on pense à 2032 et donc quelque part ce qui est terrible c'est que j'allais dire de façon non dite, on espère qu'il y aura un chaos. Il sait qu'il sera pas en 2027.
Donc au lieu que ce soit une situation apaisante, s'il peut y avoir un chaos entre 202 et 2032, il reviendra et ses conseillers lui ont dit "Tu reviendras finalement malgré tous tes échecs, tu seras un bon souvenir et il se peut presque que tu repasses au premier tour en 2032." Alors c'est en effet un voir face à Marine Le Pen sa vieille copine qui pourra revenir d'une éventuelle combination candidat 2027 ils se retrouveront tous les deux infernal. Alors déjà, il y a une il y a un paramètre biologique.
Ils auront tous les deux l'âge pour le faire. Emmanuel Macron aura euh 49 ans. Voilà, c'est pas Biden.
Emmanuel Macron aura 49 ans en 2027, 54 ans en 2032. Mais c'est tout jeune, c'est tout jeune comme âge d'un président de la République. Il on peut-être tout compris.
Bah alors, c'est ce que François Bairou dit. Baou a cette phrase dans mon livre, il dit il sera meilleur après qu'avant parce qu'il n'avait pas l'expérience. Quand même, c'est curri.
Alors soit, en effet, il y a un paris sur le chaos, c'est-à-dire de dire qu'entre 2017 et 2032, la France est gouvernée par le RN, par la Lfi, par je ne sais qui et que donc il tirait profit de la situation. Mais ce n'est pas la première hypothèse de son entourage. Beaucoup de ses proches considèrent plutôt que si Marine Le Pen ou Jordan Bardella est élu en 2027, bah c'est comme Obama avec Trump.
C'estàd que le bilan qu'on retient des années Macron, ben ce serait ça. Ce serait l'élection de Marine Le Pen. Alors qu'il avait dit, rappelez-vous, en 2017, au début de son de son mandat, il dit "Je je voudrais qu'il n'y ait plus de raison pour les gens de voter pour le ration promesse.
Je vais vous débarrasser du Front national. Raisons de voter pour le vote Front National. C'est quand même précis comme déclaration et ça met encore plus en lumière bah l'échec de cette promesse.
C'est lui qui directement va les porter au pouvoir s'ils arrivent en 2027." en tout cas qui crée une situation politique qui fait que tous les recours sont désormais possibles puisque lui l'homme de du de l'ancien temps qui était remplacé par le monde moderne finit sur pour l'instant pour l'instant un échec absolument retentissant. Leoselter, merci euh merci de votre témoignage.
Je ne doute pas que vous allez continuer à œuvrer euh parce qu'il reste encore 18 mois, il peut se passer des choses. Donc après la foudre et les cendes, ça va être la tempête et le et le voilà le souff vous trouvez là il faudra voilà mais enfin on vous retrouvera sur Sud Radio pour venir témoigner de cette vie passionnante de la politique française qui va aujourd'hui dans tous les sens. Merci Perico pour votre invitation et nous allons retrouver bien tout de suite Brigitte La.
C'est la foudre et les cendres mais en amour et elle va nous expliquer comment après la tempête on peut avoir des moments de douceur et de réconfort. Et vous êtes sur Sud Radio 01 53 92 22 60 utilisez ce numéro de téléphone. À très bientôt,
Emmanuel Macron