Zone euro: Nicolas Sarkozy pour un sommet en mars
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous aussi, ça doit être la journée du départ du président Mubarak ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Est-ce que vous estimez qu'il faut aller plus loin qu'une simple déclaration sur les violences contre les journalistes ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment évoluez-vous le risque islamiste en Égypte et d'arriver au pouvoir des frères musulmans ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Sur l'Europe, comment surmonter le véto irlandais sur l'impôt sur les sociétés et l'indexation des salaires en Belgique ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Union pour la Méditerranée est la méthode à suivre au regard des événements en Tunisie et en Égypte ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quel sera le mandat de madame Ashton en Égypte ? Est-ce que vous bridez son espace politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Nicolas SarkozyFait
« Les décisions qui ont été prises sont un cheminement. Les décisions définitives seront prises au mois de mars. »
- 1:00Nicolas SarkozyFait
« L'idée qu'il nous faut un pacte pour renforcer notre convergence et notre compétitivité. »
- 4:00Nicolas SarkozyFait
« Les aspirations à la démocratie du peuple égyptien doivent être satisfaites. »
- 9:00Nicolas SarkozyFait
« Convergence ne veut pas dire identité absolue. Convergence veut dire tendre vers des comparaisons, vers des rapprochements au lieu de tendre vers des éloignements. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames et messieurs, pardon de vous avoir fait attendre travailler jusqu'à tard un vendredi soir, mais c'était vraiment une réunion extrêmement importante qui nous a permis d'aller jusqu'au bout des raisonnements. Les décisions qui ont été prises sont un cheminement. Les décisions définitives seront prises au mois de mars.
Mais dans d'ors et déjà, qu'est-ce qu'il est acté ? Il est acté que les pays membres de la zone euro doivent intégrer davantage leurs politiques économique. Cela se traduira par des propositions qui seront faites par le président Von Rompo dès le mois de mars.
C'est une réponse structurelle au problème qu'a connu la zone euro. Deuxième chose qui est actée, l'idée que les questions afférant à l'euro et à son avenir soit traité dans le cadre d'une réunion des chefs d'État et de gouvernement de la zone euro. Qu'est-ce qui est acté ?
L'idée qu'il nous faut un pacte pour renforcer notre convergence et notre compétitivité. Ce pacte concerne qui ? D'abord les pays membres de la zone euro.
Mais les pays non membres de la zone euro qui voudront adhérer à ce pacte, participer à ce pacte pourront le faire. Autrement dit, en schématisant, il y aura trois types de de réunions. Les problèmes stricts de l'euro seront traités à 17 dans le cas des réunions des chefs de gouvernement et des chefs d'état de la zone euro ou bien sûr dans le cadre des réunions de leur groupe des ministres des finances.
Les problèmes afférents au pact de compétitivité seront traités dans un cadre que j'appellerai 17 plus, c'est-à-dire tous ceux qui voudront adhérer à ce pacte. Et bien sûr, il y aura les réunions du Conseil européen à 27. Au mois de mars, la décision a été prise de convoquer un sommet des chefs d'état et de gouvernement de la zone euro pour traiter ces questions indépendamment du Conseil européen qui doit se tenir au mois de mars.
Voilà, je ne peux pas vous dire à quelle date exactement mais c'est la la décision qui a été prise. Voilà, c'est donc une étape extrêmement importante qui est qui est franchie qui sera définitivement franchie au mois de mars quand nous nous serons mis d'accord sur le contenu exact du pacte de convergence pour la compétitivité. Madame Merkel et moi, comme vous le savez, nous avons beaucoup travaillé sur cette question.
Nous avons des idées sur cette question, mais pour rassembler le maximum d'état autour de ces idées, nous avons choisi de ne pas mettre un papier sur la table et de demander au président Vanon Randpoy, sur la base des idées que nous lui avons fait passer de rassembler le plus grand consensus et nous déciderons au mois de mars. Et puis nous avons une longue discussion sur la situation en Égypte qui a conduit un communiqué sans sans ambiguïé des 27 européens. Dans ce communiqué, nous condamnons avec une grande force les atteintes au droits de la presse, à la liberté d'informer et les menaces qui ont été proférées ou commises à l'endroit des journalistes.
Ces comportements et ses menaces sont inacceptables. Les 27 européens ont également indiqué le soutien au peuple égyptien dans son aspiration à la liberté, au respect des droits de l'homme et à la construction d'une fille démocratique authentique en Égypte. Et nous souhaitons que cette transition démocratique s'organise avec beaucoup de célérité.
Si vous aviez des questions à me poser, j'y répondrai bien volontiers. Monsieur le président Thierry Arnaud de BFM TV, le vendredi du départ, la journée du départ, c'est comme cela qu'on a baptisé la manifestation qui continue de se tenir aujourd'hui au CER. Est-ce que pour vous aussi, ça doit être la journée du départ du président Mubarak ?
Estce que vous considérez que la transition très rapide que vous appelez est compatible avec son maintien à la tête de l'État égyptien ? Nous avons condamné, je condamne sans ambiguïé toutes les atteintes aux droits de l'homme, les atteintes à la liberté de la presse. De ce point de vue, j'ai été choqué tout ce qui s'est passé à l'endroit des journalistes, quelle que soit leur nationalité au hier et avant-hier.
Les menaces sur la presse sont inadmissibles et inqualifiables. Deuxièmement, les aspirations à la démocratie du peuple égyptien doivent être satisfaites. Pour le reste, je ne suis pas égyptien et c'est certainement pas à moi de dire qui doit prendre la responsabilité, quand et comment.
Ce qui compte, c'est que le la transition démocratique se fasse sans tarder et les Égyptiens auront à conduire souverainement ce mouvement. Et je ne suis pas persuadé que nous devons, nous qui ne sommes pas égyptiens intervenir dans le calendrier, dans les modalités ou dans les personnalités qui seraient susceptible de conduire ce processus. Nous condamnons la violence, nous condamnons ce qui s'est passé sans aucune ambiguïté.
Nous voulons un processus démocratique sans délai et nous laissons aux Égyptiens le soin de déterminer qui doit le conduire et comment. Nicolas Grovered West France. Sur les journalistes quand même les pas les brimades peut-être les intimidations continuent apparemment aujourd'hui.
Est-ce que vous estimez qu'il faut aller un peu plus loin qu'une simple déclaration qui est déjà une déclaration et aller sur des gestes diplomatiques peut-être même plus forts avec convocation des ambassadeurs égyptiens 27 ce qui s'est passé est inacceptable. Et si ça devait se poursuivre, ça l'aurait des cela aurait des conséquences grave dans les relations que nous pourrions avoir avec un pays quel qu'il soit qui se laisserait aller à tel comportement à l'endroit de journaliste, quel que soit par ailleurs leur nationalité. Arnold Parmentier Arnaold Parmentier le monde.
Euh comment évoluez-vous le risque islamiste en Égypte euh et d'arriver au pouvoir des frères musulmans ? Quel ris de contagion y a-t-il selon vous au pays de la péninsule arabique, notamment les plus démocratiques d'entre eux si on peut parler comme ça ? Euh et une autre question, excusez-moi, je reviens sur l'Europe.
Non, vous ne voulez pas on ça après. Non, j'ai j'ai rien dit. D'abord, comment j'évalue.
Je je ne suis pas égyptien. J'aurais bien du mal à évaluer quoi que ce soit. Je je dis simplement que le raisonnement qui consisterait à refuser un processus démocratique au seul motif qu'il y a un risque que cela tourne mal en terme d'intégrisme.
Ce n'est pas un raisonnement qui peut être acceptable. Le risque existe toujours, mais on peut pas refuser une aspiration démocratique parce qu'il y a un risque. Mais enfin, il y a des exemples dans l'histoire où ça a tourné mal, je pense à l'Iran.
Mais pour autant, est-ce qu'on peut empêcher l'expression démocratique sous prétexte qu'à ce risque ? Je pense que non. Y a-t-il un risque de contagionant ?
Bah, on y est déjà. Si j'en juge par ce qui s'est passé en Tunisie et ce qui s'est passé en Égypte, même si comparaison n'est pas raison. Mais encore une fois, est-ce qu'on peut condamner une aspiration démocratique au motif qu'il y a ce risque ?
Non. Je je vous essaie de vous répondre le plus sincèrement possible et en même temps je vois bien et vous avez vu un certain nombre de déclarations sur la main de l'étranger. Je vois bien que si on soutient sincèrement cette aspiration démocratique du peuple égyptien comme du peuple tunisien, on doit s'entir à des principes très clairement, très fermement affichés et défendu et résister à la tentation qu'on peut comprendre d'une ingérence qui se retournera alors exactement contre tous ceux qui aspirent à une autre authentique démocratie égyptienne parce que vous connaissez l'histoire de ces pays et la sensibilité de ces questions.
Vous vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est plus on est ferme sur ces principes, plus je pense qu'on doit résister à la tentation euh non pas d'aller plus loin dans la défense des principes au contraire, mais parfois de mettre un nom un nom N sur les principes qui à ce moment-là ferait participer telle ou telle personnalité de la vie politique de ces pays comme étant soutenu par l'étranger. Et vous savez très bien que c'est ce qui c'est ce qui s'est passé bien des fois dans le passé et que ça a conduit pas toujours à la bonne solution.
Mais il n'en reste pas moins que euh si les intimidations et les violences à l'endroit de manifestant pacifique et à l'endroit de journaliste qui quand même représente un symbole celui de la liberté d'informer devait perdurer, nous ne pourrions pas l'accepter. sur l'Europe, je n'ai pas entendu enfin ou retenu votre question, excusez-moi. Sur l'Europe, jeis savoir si vous êtes rentré quand même dans les détails des demandes formulées par madame Merkel, c'est-à-dire comment surmonter le véto irlandais sur une baisse ou un taux minimal pardon de l'impôt sur les sociétés et comment surmonter ce qui tient cher à cœur aux Belges l'indexation des salaires sur l'inflation, sachant que les Français ont aussi avec le SMIC une indexation des facto sur l'inflation.
Non, comme vous le savez, s'agissant de la France, nous étions il y a quelques années totalement indexés. Nous en sommes sortis. Fortusement, la seule indixation qui reste est effectivement celle sur le SMI que nous garderons.
Mais l'idée que nous avons avec madame Merkel, ce n'est pas d'imposer à tout le monde la même chose. Je prends l'exemple des retraites. Il s'agit pas d'imposer la même année de dépend à la retraite pour tout le monde.
Alors même que en Europe, nous n'avons pas tous les mêmes critères d'espérance de vie et les mêmes espérance démographique. Et en revanche, on peut se mettre d'accord sur une méthode de calcul qui consisterait à faire rythmer le nombre de cotisations nécessaires d'années de cotisation nécessaires pour prendre sa retraite sur l'évolution de la durée de vie. Ça c'est quelque chose qu'on peut parfaitement faire sur l'impôt sur les bénéfices de nos amis irlandais.
Il ne s'agit pas de nier des spécificités. Mais mettons-nous au moins d'accord sur pour que les comparaisons soient possibles sur une base sur une assiette d'impôt sur les bénéfices qui serait la même. Et peut-être allons vers une convergence.
Convergence ne veut pas dire identité absolue. Convergence veut dire tendre vers des comparaisons, vers des rapprochements au lieu de tendre vers des éloignements. J'ajoute que il ne s'agissait pas aujourd'hui, vous l'aviez noté d'ailleurs, de prendre des décisions enfin prendre des décisions de détail, mais d'afficher une volonté, un pacte, un gouvernement économique, une convergence.
Herman von Rompey et de monsieur Baroso conduira ses négociations dans les semaines qui viennent et à partir de ce moment-là, on verra quel sera le point d'arriver. Il y a pas de rigidité. J'ai j'ai moi-même l'occasion de dire par l'intermédiaire de l'un de mes collaborateurs qu'on éétait pas d'accord avec toutes les idées qui étit émise et que c'est pas un drame.
On est d'accord sur le principe hein, un gouvernement économique, une convergence, une intégration des politiques économiques, des réunions de la zone euro pour les problèmes de l'euro, des réunions de la zone euro ouvertes pour les problèmes de pact de compétitivité. Voilà, c'est déjà beaucoup hein ce qui a été fait aujourd'hui. C'est c'est extrêmement important.
Enfin, souvenez-vous des débats il y a un an. Souvenez-vous du débat il y a un an. Il y a un an ou un an et demi.
Le mot même gouvernement économique, c'était un mot euh je crois que j'étais le seul à prononcer. Monsieur Sébastien Mayard du journal La Croix. Monsieur le président, je reviens à l'Égypte.
Vous avez dès le soir de votre élection évoqué l'importance de la Méditerranée. Vous avez lancé l'Union pour la Méditerranée en en 2008. Euh est-ce qu'au regard des événements en Tunisie et en Égypte, vous dites que cette union qui est d'ailleurs évoquée, je crois, dans les conclusions, c'est la la méthode à suivre la et qu'il faut la relancer ou au contraire, c'était une pas la bonne approche ?
C'est pas un zart que l'Union pour la Méditerranée pour laquelle la France s'est tellement battue est évoquée expressément dans le communiqué. Je crois que devant cette situation, non seulement l'Union pour la Méditerranée est nécessaire, mais qu'elle est indispensable, même s'il faudra sans doute attendre que la situation se stabilise un petit peu, de même que la France considère qu'il est absolument indispensable que le processus de paix soit relancé entre les Israéliens et les Palestiniens pour la définition de deux états. Et recevant le premier ministre palestinien hier, je lui ai indiqué combien la France serait heureuse d'organiser une conférence des donateurs à la condition express qui est une dimension politique.
On voit bien combien la persistance de ce conflit, l'immobilisme sur la question de la sécurité d'Israël et d'un état palestinien complique une région qui est déjà en situation très éruptive. Peut-être une dernière ou dernière question. Monsieur le président Pascal Verdau France 3.
Madame Achton devrait se rendre dans les 15 jours en Égypte. Quel sera son mandat ? Et puisqu'il s'agit aussi du baptême de du feu finalement du nouveau service diplomatique européen, qu'est-ce que vous répondez à Yve le Terme qui disait ce matin que madame Achton ne possédait pas l'espace politique suffisant pour pouvoir s'exprimer ?
Bref, en d'autres termes, est-ce que vous bridez madame Ahton ? Les grandes capitales ? Oui, j'ai bien compris que c'était pas un message personnel.
Non, madame Ahton a un mandat qui a été défini par le communiqué de ce Conseil européen et je suis sûr qu'elle mènera à bien. Enfin, la conception que j'ai de l'Europe, c'est pas que 27 chefs d'État et de gouvernement doivent se taire parce que nous avons la chance d'avoir Madame Aon. c'est que madame Ashton s'exprime en notre nom collectif et que nous puissions chacun d'entre nous apporter notre modeste plus-value quand il y a besoin.
Et il est certains pays de l'Union européenne qui connaissent mieux certains pays arabes que d'autres. Donc non, elle a l'espace politique et on l'abrite d'autant moins qu'elle a à ses côtés comme principal collaborateur un français de grande qualité en la présence en la personne de monsieur Vimont qui est le plus haut diplomate derrière madame Achton ce qui a été une victoire pour la diplomatie française. Une dernière question peut-être.
Merci monsieur. Je pour être plus Béatrice RTL, est-ce que vous avez le le sentiment que derrière les violences organisées contre les journalistes et contre les manifestants promubarak, il y a eu des ordres donnés par le président égyptien lui-même puisqu'on a retrouvé chez certains casseurs entre guillemets des cartes de policiers. Écoutez, je n'en je n'en sais rien, mais si ces violences et ces intimidations contre les journalistes devaient perdurer, on aurait la réponse.
Bah, on aurait la réponse pour savoir si c'est un mouvement détestable mais spontané ou si c'est un mouvement détestable et organisé. C'est le temps qui va nous dire ça. Soit ça s'arrête parce que les autorités le souhaitent, le décident. et dans ce cas-là, nous nous en réjouirions.
Soit ça continue, dans ce cas-là, nous ne pourrions pas l'accepter. Merci à tous. Bonne soirée.
Nicolas Sarkozy