EN MARCHE VERS NOTRE RUINE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La sécu, Macron et son nouveau mode de calcul, sont en train de creuser son déficit tellement profond qu’il va nous la hacher menu. »
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« La retraite, j’avoue grâce à la CGT et aux grèves impromptues, le gouvernement est en train de faire machine arrière mais les salaires ont tellement baissé, l’écart s’est tellement creusé entre riches et pauvres que de plus en plus de gens très vieux travaillent très longtemps pour survivre et finir le mois. »
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« Pour 26 heures par mois en CDI, il gagne 228 euros. »
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« Le nombre de pauvres a atteint l’an dernier 9,3 millions, en hausse par rapport à l’année précédente. »
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« Selon la dernière estimation de l'INSEE, le nombre de pauvres a atteint l'an dernier 9,3 millions, en hausse par rapport à l'année précédente. C'était 8,9 millions en 2017. »
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« Si des centaines de milliers de français, avec autant de constance presque un an après, malgré les coups, les yeux arrachés, les amendes, les flics teigneux, les arrestations arbitraires, continuent à manifester, c'est parce qu'ils ont faim. »
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« Un couple sans enfant est considéré comme pauvre quand il gagne moins de 1562 euros par mois. Et un couple avec deux enfants doit s'en tirer avec moins de 2186 euros. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Est-ce que ce que je pense ou perçois du monde a un intérêt si prégnant qu’il faille que je vienne me poser ici, à intervalles plus ou moins réguliers, pour tenter de construire ce lien avec vous et ce discours informe qu’on appelle un éditorial ? C’est une bonne question et je me la pose. On manque tellement de silence en ce bas monde.
Enlever son voile. L’islam est un système juridico-politique. Les frères musulmans m’ont demandé une seule chose, c’est de voiler l’intégralité des femmes.
Il faudrait que je prenne des cours de télépathie. Ainsi je regarderais fixement l’œil de la caméra et vous ressentiriez ce que je perçois du monde. Ça n’a aucun intérêt.
Je suis d’accord. Ce que je vais dire ne changera rien. Je vais donc faire aujourd’hui un édito qui ne changera rien.
Je ne déconne pas. À quoi ça sert ce qu’on fait ? On vit dans un monde de cons non ?
Un pays de voisins vigilants, de ministres qui observent les petits garçons qui ne donnent pas la main aux petites filles. Un pays de regards suspicieux sur la taille des barbes et de la laïcité… Un pays où l’université envoie des questionnaires visant à traquer et à tracer les signaux faibles d’islamisation. Mange-t-il halal ?
A-t-il cessé soudainement de boire de la bière ? Porte-t-elle un voile sous son bonnet ? Comment avez-vous appelé votre chienne ?
Burqa ? Ça s’écrit comment ? Un pays de journalistes besogneux, de rédacteurs en chef bas de plafond et de pompiers dépressifs.
De journalistes dépressifs aussi… Et de policiers matraqueurs ou suicidaires… Dépressifs aussi… Un pays de patriotes pas trop hot qui craint son grand remplacement… Par quoi ? Par qui ? On ne sait pas vraiment.
Des muslims ? Des juifs ? Des francs-maçons ?
Des sodomites ? Des femmes à barbe ? À voile ?
à vapeur ? Un pays jaune, noir, bleu, blanc, pas rouge. Pas rose.
Un peu Marron… Un pays de merde ? Non. Un pays de cons ?
Il y en a beaucoup. Et c’est dur de faire le tri et le ménage. Séparer le bon grain de l’ivraie.
L’entrepreneur du moins que rien. Le winner du loser. L’enmarcheur du mal emmanché.
Oui je sais, on a la sécu, on a la retraite à 60, non à 62, non à 64 ans, enfin je ne sais plus mais il y a tellement de pays qui ne protègent plus ses vieux qu’on peut s’estimer heureux en France. On est tous des futurs vieux. On est tous l’enfant qu’on a été.
On doit tous avoir ça dans la courbure. Sauf les cons. Les cons avancent sans penser.
Ils vivent le présent, ont des réflexes pavloviens. Il y a beaucoup de cons chez les policiers. Chez les journalistes aussi.
Un peu moins chez les pompiers. Il y en a aussi beaucoup chez les salafistes. Il y a beaucoup de cons partout, quoi.
Y compris à l’intérieur de moi. Des fois je suis con. Des fois, je dis n’importe quoi.
Des fois, je me demande ce que je fais là à raconter mes salades. À user de votre patience et de votre temps. La vie s’écoule si précipitamment.
Au Japon, l’âge légal de la retraite pour les fonctionnaires c’est 80 ans. De quoi se plaint-on ? Ici, on ne travaille pas encore 60 heures par semaine.
On a de jolies montagnes, des TGV qui arrivent à l’heure, non je déconne. On a des plages somptueuses, des vallées riantes où paissent des vaches heureuses. Je viens d’aligner 7 mensonges.
La sécu, Macron et son nouveau mode de calcul, sont en train de creuser son déficit tellement profond qu’il va nous la hacher menu. À force, nous n’aurons même plus le courage de la défendre. La retraite, j’avoue grâce à la CGT et aux grèves impromptues, le gouvernement est en train de faire machine arrière mais les salaires ont tellement baissé, l’écart s’est tellement creusé entre riches et pauvres que de plus en plus de gens très vieux travaillent très longtemps pour survivre et finir le mois.
Qui n’en a pas vu distribuer des journaux ou des publicités le matin tôt ou le soir tard ? Aujourd’hui à la retraite il tente d’améliorer son quotidien malgré des déplacements incessants et mal remboursés. Pour 26 heures par mois en CDI, il gagne 228 euros.
Ces journaux d’ailleurs, ceux que distribuent ces retraités qui cherchent à échapper à l’hospice ou à la rue, ne sont plus que des attrape-pub. Des attrape-nigauds. À un bout de la chaîne, on sort les retraités.
À l’autre, on vire les journalistes. Bienvenue dans le nouveau monde. Le monde où le papier ne sera bientôt plus qu’un vestige, une relique périssable, le monde des petits boulots, des pigistes au rabais, des pubs pour consommer plus, le monde de Reworld, le groupe de presse qui fait travailler des esclaves malgaches payés au mot et des journalistes décérébrés payés à la génuflexion.
Espérons pour elle que la nouvelle patronne de Reworld Mme Fleur Pellerin, aura mieux négocié son contrat que tous ses salariés. Le socialisme mène à tout. À un mariage espagnol avec une riche héritière, à l’ambassade de France à l’OCDE, à un poste de ministre des Affaires étrangères ou à une retraite heureuse au bras d’une gonzesse comac.
Mercredi soir, j’étais seul chez moi. Et je me suis dis : "Tiens je vais regarder le journal du service public”. France 2.
Anne-Sophie Lapix. Elle a démarré par la marche arrière du gouvernement sur les retraites. Elle a enchaîné sur la fiscalité des transports qui pose problème aux compagnies aériennes.
Ensuite, il y a eu un long sujet sur les radars qui allaient démasquer les conducteurs roulant sans assurance. Et un autre encore plus long sur les paysans qui allaient obtenir 70% des aides européennes cette semaine, plutôt que 50% l’année dernière à la même heure. Les paysans interviewés tiraient tous la gueule.
Et à 20 heures 9 minutes 30 secondes, Jean-Paul Chapel est apparu. Oui, bonsoir Anne-Sophie, bonsoir Jean-Paul. Qu’est-ce qu’il en est-il de la pauvreté en France ?
Ben ma bonne dame, c’est pas terrible. Ah bon. Ben ouais… Selon la dernière estimation de l’INSEE, le nombre de pauvres a atteint l’an dernier 9,3 millions, en hausse par rapport à l’année précédente.
C’était 8,9 millions en 2017. La proportion de pauvres est passée de 14,1% à 14,7% de la population. La principale explication c’est la baisse des allocations logement pour les résidents des HLM.
Si on compare les 20% les plus riches et les 20% les plus pauvres, les plus riches sont 4,4 fois plus riches que les plus pauvres. L’allègement de la fiscalité des revenus du patrimoine, la flat tax qui favorise les plus fortunés. Et le Jean-Paul en 1 minute 25 secondes, l’air de rien, va passer au lance-flammes des heures et des heures de communication macronienne.
De grands débats. D’émissions bidon orchestrées par le ban et l’arrière-ban de la République En Marche. Merci Jean-Paul.
Bruno Lemaire et son air compassé, à la poubelle. Gérald Darmanin et ses saillies pour nous faire croire que tout va mieux dans le pays, au goulag. Tous ces députés aux ordres, ces Marlène Schiappa si promptes à nous jouer du violon sur le thème : “Ah si Macron n’était pas là”.
Ben s’il n’était pas là, tu ne serais pas là non plus. Et nous, on serait mieux. On serait moins pauvres.
Ben oui, ce n’est pas moi qui le dit. C’est Jean-Paul Chapel et les statistiques de l’Insee. Merci Jean-Paul.
Tous pulvérisés par la sécheresse des chiffres et des courbes énoncés avec ce ton de clergyman qui fait le job. Impeccablement. À 20 heures 10 minutes et 55 secondes, Anne-Sophie a enchaîné sans souffler et sans qu’on prenne vraiment conscience de ce qui venait d’être dit sur le sujet suivant.
Les pompiers de Rouen venaient de découvrir des résultats d’analyse sanguine préoccupants après leur intervention chez Lubrizol… Ben oui, c’est comme ça, les journaux télévisés envoient parfois du lourd, mais il faut tendre l’oreille. Moi si j’avais été rédacteur en chef d’une chaîne du service public, j’aurais évidemment ouvert sur les statistiques de l’Insee. J’aurais pris 5 minutes pour expliquer que non seulement les français s’appauvrissent plus rapidement depuis qu’Emmanuel Macron est aux manettes mais que en plus, l’écart se creuse avec les riches qui eux deviennent de plus en plus riches.
C’est un phénomène mécanique et cybernétique… Une bulle d’air qui monte au ciel et une masse graisseuse, un blob qui s’étend et coule vers le néant. Au milieu des classes de plus en plus moyennes qui se demandent comment tenir leur rang. Tu parles d’un rang.
Une immense rangée de poireaux victimes de la sécheresse, oui. 9,3 millions. Un couple sans enfant est considéré comme pauvre quand il gagne moins de 1562 euros par mois.
Et un couple avec deux enfants doit s’en tirer avec moins de 2186 euros. Ils sont donc dans notre beau pays, 400 000 de plus que l’an passé. Et ça augmente et l’écart se creuse.
L’estomac aussi. Et on ne prend pas en compte dans ces statistiques les sdf, les invisibles… Un sixième de la population française est pauvre aujourd’hui. Après, allez vous étonner qu’il y ait des Gilets Jaunes.
Et que, contrairement à toutes ces émissions comme celle de jeudi dernier où Christophe Castaner a pu dérouler sa mauvaise foi, on nous annonce leur fin, leur disparition, alors que rien n’est fini. Car avec 2186 euros par mois, quand vous avez réglé le loyer, payé l’essence, rempli trois caddies chez Lidl, Ben il ne reste plus grand chose pour becqueter. Et il est possible que vos enfants aient faim.
Ce n’est pas mon genre de faire pleurer Margot, mais je suis toujours étonné de voir à quel point sur les chaînes grand public et dans les débats de la télévision, personne ne dit que si des centaines de milliers de français, avec autant de constance presque un an après, malgré les coups, les yeux arrachés, les amendes, les flics teigneux, les arrestations arbitraires, continuent à manifester, c’est parce qu’ils ont faim. Parce qu’ils sont pauvres et qu’ils voient les riches se goinfrer de plus en plus. C’est exactement ce que nous a dit Jean-Paul Chapel.
On peut le réentendre. Le nombre de pauvres a atteint l’an dernier 9,3 millions. On parle des personnes qui vivent avec moins de 1065 euros par mois pour un célibataire sans enfant.
Merci Jean-Paul. Bon j’en étais où moi ? Castaner.
Les jolies montagnes, les plages somptueuses, les vallées riantes où paissent des vaches heureuses. Dans les montagnes, les glaciers fondent. Sur les plages, les algues nourries aux pesticides et aux engrais pullulent.
Et les vaches, vous voulez qu’on parle des vaches ? Pas seulement celles élevées en batterie. Celles qu’on oblige à pisser du lait parce qu’on a enlevé leurs veaux.
Je déjeunais avec un copain vegan cette semaine. Je sais, personne n’est parfait. Il broyait du noir et des petits piments avec du chou quand j’attaquais sans angoisse un bœuf en daube et nous avons abordé la question du fromage.
Je lui ai demandé pourquoi il ne mangeait pas de fromage. Le lait, j’ai fait, les vaches on est bien obligés de les traire. Et j’ai appris à cet instant que non, on n’est pas obligé de les traire, en tout cas pas à cette cadence-là.
Avec cette cruauté-là. Et que pour faire du fromage, au rythme où nous en consommons, il fallait enlever des milliers de petits veaux de sous leurs mères pour qu’elles crachent du lait en pleurant leur bébé perdu. Bon je ne suis pas très gai.
Castaner. J’ai regardé l’émission. C’était très mauvais.
Pas Castaner. Lui je l’ai trouvé plutôt bon, humain. Il a montré une statue en plastique offerte par ses enfants, touché sous sa chemise, le collier que lui avait donné sa maman.
Il devait jouer le jeu des médias, exprimer sa sensibilité qu’on n’avait peu vue jusqu’alors. C’est des poupées russes ça ? Ce sont des matriochkas.
C’est un cadeau de ma belle-mère. Ne cherchez pas à interpréter la taille. Qu’est ce qu’elle dit de vous cette figurine ?
En fait c’est mon cadeau d’anniversaire, et c’est pour ça qu’il est là aussi, de mes filles, qui me l’ont remis alors que j’étais ministre de l’Intérieur depuis quelques mois avec un message qui en gros disait “c’est pas parce que t’es ministre de l’Intérieur que tu dois oublier que tu restes un pirate”. L’exhibition était un peu obscène mais bon, on a vu pire. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a-t-il oui ou non été convaincant ce soir ?
Alors il l’a été pour 44% des Français qui ont regardé l’émission, que nous avons interrogé, ce qui n’est pas un bon score, c’est le moins bon score que nous avons testé depuis le début de l’émission, à part Marine Le Pen lors de sa première émission. Il a dit tout le bien qu’il pensait de la police. On a très peu parlé des Gilets Jaunes, comme si tout le monde avait admis que le problème était réglé.
C’était très gênant de voir des journalistes si peu entreprenants, si peu connectés au monde. Vous êtes inséparables ? Oui.
Quoi qu’il arrive ? Par la force des choses, oui bien sûr. Là vous avez une audition dans quelques minutes au Sénat, il y a une pression particulière ?
C’était un peu déshonorant pour eux, mais bon. On a vu pire. On est dans votre bureau, ou dans l’un de vos bureaux, y a quelques minutes on m’a dit que ce n’était pas toujours le même bureau.
Vous avez plusieurs bureaux à l’Élysée. Donc ça c’est le bureau rangé. Voilà ça c’est le bureau rangé, je vais être très honnête avec vous.
C’est le bureau de la photo aussi. Est-ce que vous y passez finalement beaucoup de temps dans ce ou ces bureaux. C’est pas une légende, donc finalement vous dormez très peu.
Les violences policières ont été mises dos à dos avec les violences des manifestants. 15 ou 20 minutes sur près de trois heures d’émission. Quelle vacuité.
Quel mépris. Quelle absence d’intérêt pour la chose publique. On retient tout, on n’est dupe de rien.
On imagine la manière dont l’émission a été écrite. Emmanuel notre ange tutélaire. Nous te promettons que nous ferons de notre mieux.
Notre bien-aimé président, qui a débattu pendant des centaines d’heures avec quasiment tous les Français… Ô mon Président plénipotentiaire, si tu savais comme nous t’aimons… Dans le conducteur de l’émission, le voile et l’islamisme radical, c’était le gros morceau. Plusieurs faire-valoir étaient là pour expliquer que non les musulmans étaient des gens bien, comme les juifs d’ailleurs, mais pas les salafistes, les wahabbites, les djihadistes. Eux voulaient la mort de l’Occident et d'Éric Zemmour Et on est repartis pour un tour.
Tout ça parce qu’un élu facho, un conseiller régional de Bourgogne, qui ne pense pas plus loin que le bout de ses rangers, a demandé à une femme qui avait voilé ses cheveux de quitter les lieux, de quitter le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Devant des enfants qu’elle avait accompagnés. Madame a tout le loisir de garder son voile chez elle, dans la rue, mais pas ici, pas aujourd’hui.
Et ça y est, c’est parti… Une trainée de poudre… Comme si les journalistes étaient soudain contents de lâcher la question des inégalités sociales, de la pauvreté, pour se vautrer à nouveau dans cette guerre larvée. Ces histoires de voile, de burqini, de doit-on porter un signe religieux dans l’espace public ? Je m’en fous.
Qu’ils se mettent à poil, en djellaba, en combinaison de latex, en tchador, je m’en fous. D’ailleurs pas besoin d’être salafiste pour cogner sa femme. D’ailleurs statistiquement, il est possible que les salafistes soient beaucoup plus doux que les militaires.
Ils lisent le Coran dans tous les sens, ils pensent qu’il faut vivre comme au temps du prophète. Tous les salafistes ne sont évidemment pas djihadistes. Il y en a même très peu statistiquement.
Mais ces questions nous dépassent en ce moment où les invectives et les procès publics pleuvent. Moi ça me fout la trouille oui. Elle a un comportement de colonisateur qui impose son mode de vie aux français.
L’islam est une organisation totalitaire. L’islam est antinomique avec la démocratie. Il est où le contrôle sur l’immigration ?
Remettez pas en cause sans cesse notre culture, notre mode de vie. Ceux qui ne veulent pas vivre comme ça, il faut qu’ils partent. Il faut qu’ils partent !
C’est pas un signe religieux qu’on veut interdire ou étendre une interdiction d’un signe religieux, c’est un signal politique comme on interdit un uniforme SS tout simplement. Ne tombons pas dans leurs pièges. Ne jouons pas avec ce feu-là comme le font à dessein les sous-fifres de Marine Le Pen et les chantres du grand remplacement, aussitôt suivis par les excités de droite et de la République en marche arrière.
Ces mecs sont des gros balourds. Ils vivent sur la haine et se repaissent de nos faiblesses, de nos renoncements, de notre opportunisme. Mention spéciale ici à Vincent Bolloré, yachtman catholique et cathodique, qui se sent tout puissant mais qui est surtout tout minuscule, tout petit, très riche mais on s’en fout.
Boycottons CNews, Zemmour et toute cette clique. Alain de Greef. Mon ami Alain tu dois te retourner dans ta tombe.
Regarde ce qu’ils font de tes inventions. Regarde ce que ça devient… Regarde comme ça se répand… Tu sens ? Seuls les fascistes veulent nous diviser, nous répertorier, nous ranger dans leurs cases.
Ils souhaitent la guerre. Ils poussent à la haine. Ils sont tous ou presque racistes.
Ils sont les meilleurs alliés des prédicateurs djihadistes. Comment ne pas le voir ? Le sentir ?
Ce gouvernement souffle sur des braises allumées par l’extrême droite et par ses apprentis sorciers. Faites tous les règlements que vous voulez, mettez-nous en prison. Rien n’arrêtera le mouvement de l’histoire et la marche des peuples.
J’ai bien dit la marche des peuples et pas la République En Marche. Surtout ne pas confondre. En réalité, j’avais prévu de vous parler de quelque chose de beaucoup plus grave.
Pendant qu’on palabre sur des vétilles, des histoires de voiles, des bourguignons excités par l’islam, comment la Bourgogne qui produit de si bons pinards peut-elle générer de si piètres représentants du peuple ? Pendant qu’on palabre donc, à Genève, à Bruxelles et à Vienne, des lobbys très puissants, des multinationales qui sont les seules hydres qui m’inquiètent vraiment, sont en train de gagner la partie avec des tribunaux d’arbitrage taillés sur mesure pour elles et pour quelques nantis. Attac et le CCF ont lancé une campagne pour nous alerter.
Les juges qui arbitrent ces conflits récurrents entre multinationales et États, souvent sans possibilités d’appel, sont sujets à caution. Ils sont surpayés comme les avocats des compagnies et changent d'ailleurs de place à tour de rôle. Un coup ils défendent les États, un autre les multinationales, et puis parfois, ils jugent.
Ces arbitres ne sont justement pas des juges, mais des avocats d’affaires, qui seront à tour de rôle arbitre principal, défenseur d’un État ou défenseur d’une entreprise. Grassement rémunérés, ils sont souvent perçus comme une véritable industrie multimillionnaire dominée par une petite élite qui agit dans la plus grande opacité et donne trop souvent la priorité aux investisseurs. Ce sont des boutiquiers.
Il faut d’urgence voter des lois empêchant cette perte de souveraineté. Les pays, les États-nations, ont signé des accords, le CETA par exemple, qui nous obligent nous citoyens, à ne plus pouvoir disposer de l’eau, du ciel, de l’énergie, bientôt de l’éducation. On n’est pas très loin du monde décrit par Alain Damasio dans “Les furtifs”.
Ce monde où même l’éducation est privatisée, où les villes s’appellent Orange ou LVMH. Où pour survivre, nous allons devoir entrer en clandestinité. L’Argentine a lâché 90 millions à Vivendi pour récupérer un peu d’eau potable.
Philip Morris a attaqué le Togo, le Canada, l’Australie, l’Afrique du sud. Veolia a fait payer l’Égypte pour une hausse du Smic. Cargill, le Mexique pour une baisse sur les sodas.
Tampa Electric, le Guatemala pour un marché défaillant sur l’électricité. Une compagnie minière canadienne pille la Roumanie. Un groupe nucléaire suédois réclame près de 5 milliards à l’Allemagne.
Barrick Gold épuise le Pakistan à coups de milliards d’amendes. Je suis en train de lire le livre de François Ruffin qui va sortir bientôt, qui s’appelle “Il est où le bonheur ?”.
J’ai découvert cette histoire extraordinaire qui se passe à Hawaï, où la population a essayé de se révolter contre les tests de Monsanto et compagnie, qui provoquaient des malformations chez les enfants. Réponse des compagnies concernées : Souvenez-vous d’Ecomouv en France. C’était une société italienne qui voulait relever nos empreintes carbone.
Et Vinci sur nos autoroutes. Et la Française des jeux que Macron privatise. En attendant ADP.
C’est toujours la même histoire. On paie, on paie, ils encaissent. On s’appauvrit, ils s’enrichissent.
Toujours plus. Face à ces gangues, Face à ces gangues, à cette rapacité qui va s’accélérant, il faut rester groupés. Résister, fonctionner en îlots, en archipels, en rhizomes.
Ne pas craindre la guérilla s’il ne reste que cela. Contre ce qui est dur et fort, il faut apprendre à être souple et agile. Le Média est un îlot.
Grâce à vous, vos dons, vos engagements, nous avons surmonté des crises. Nous sommes fragiles mais nous augmentons chaque jour notre audience. Nous rendons un service public.
Celle que je préfère, c’est celle de la rivière. Je la dédie à notre bien-aimé président et à son dévoué ministre de l’Intérieur : Pour tous les trolls macronistes qui vont hurler à l’incitation au meurtre, je ne souhaite évidemment pas la mort d’un président et de son ministre. C’est une image, une parabole.
Je signifie par cet édito, qui ne changera rien, que la politique menée par ce président qui a caché son jeu pour se faire élire, les mensonges fabuleux sur laquelle elle repose et les compromissions éhontées sur lesquelles elle tient, vont un jour grâce à des types comme Jean-Paul Chapel, éclater au grand jour. C’est mon espoir. Ce sera lent et compliqué, mais tout peut arriver.
J’y travaille sans haine aucune, ni colère mais avec détermination. Je suis comme Lao Tseu au bord de sa rivière. J’observe.
J’attends. Allez salut.