Posy Simmonds : "Je suis heureuse de faire partie des femmes qui ont infiltré le bastion du comics."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
jusqu'à 13h30 les midi de culture Géraldine mosnassavis place à la rencontre aujourd'hui mon invité est dessinatrice et autrice pour la presse mais pas que pour les adulte mais pas que en tout cas dans la bande dessinée ça c'est sûr quoique on pourrait aussi dire qu'elle œuvre dans ce qu'on appelle le roman graphique ou ce qu'on pourrait appeler le roman dessiné car ouvrir un de ces albums c'est autant lire que regarder et si vous avez lu Jemma Bovery qui l'a révélé au public français ou Tamara DRW vous l'avez forcément remarqué comme vous avez aussi remarqué qu'on s'y moque autant qu'on compatit des écrivains des amoureux des bourgeois des ados à Londres ou dans la campagne normande comme vous avez peut-être aussi remarqué que ces personnages ont toujours cette tendance à espérer imaginer fantasmer bref à prendre leur désir pour la réalité jusqu'à l'accident bête une œuvre qui si on a du mal à la définir a quand même même ça elle est loin de l'esprit de sérieux bonjour Posy Simmons et bonjour bienvenue dans les midi de culture et bonjour à vous Florence rououonon vous allez être pour nous ce midi la voix française de notre invité alors Py Simons vous avez remporté en janvier dernier au Festival de la BD d'angoulem le grand prix pour l'ensemble de votre œuvre une exposition vous est consacrée au Centre Pompidou jusqu'au 1er avril Posy Simons dessiné la littérature est-ce que vous vous prenez au sérieux maintenant avec tous ces prix et cette reconnaissance c'est extraordinaire j'étais vraimentpoustouflé de d'avoir gagner le prix euh et pour moi d'avoir une exposition au pomidou ou bibliothèque là je ne pourrais pas être plus ravi c'est vrai pour vous les prix c'est une forme de de de reconnaissance de de comment dire d'attestation de votre validité de votre succès de ce que vous avez apporté à la bande dessinée oui oui c'est un peu comme ça bien sûr c'est c'est un prix français c'est un prix très prestigieux et et et moi comme étrangère c'est c'est c'est vraiment bien quelque chose pour pour l'avoir gagné alors c'est vrai que je ne l'ai pas dit mais vous êtes britannique c'est pour ça aussi que vous avez une interprète parmi nous vous pouvez passer à l'anglais quand vous voulez en tout cas POS SIM quelle différence vous faites entre la bande dessinée en France avec cette reconnaissance qui vous est faite en France et celle qui a en Angleterre est-ce que il y a un tel attachement à la bande dessinée en Angleterre euh je crois que la bande dessinée était beaucoup plus on dit fort en en France je me rappelle que j'étais vraiment frappé euh il y a 20 ans 30 ans quand je suis allée à Paris et dans Fnac j'ai vu des adultes en train de lire des des albums et pas terre il y avait des enfants et aussi on peut acheter des des de la bande dessinée au supermarché et ça n'existait pas en Angleterre mais maintenant je crois que Angleterre ça beaucoup ça grandit beaucoup il y a des festival il y a des des shops des magasins pour les comicques mais vraiment Angou et ban dessiné en France c'est quelque chose c'est plus grand moi je d'être déconcentré 10 pages chaque jour par T les tempsoissant P comment vous faites oh gre je n'ai pas la prétention de vous donner des conseils c'est marrant je viens de lire un de vos bouquin aue de travailler à mon sujet et j'ai trouvé ça très honorable je vois qui est c'est tamarad nony me l'a présenté ça alors elle est métamorphosé elle s faire faire le nez qu'est-ce que ça changey a dit la même chose pauvre Tamara elle a toujours l'air si triste id à laver la voiture hein Nicolas oui quand elle était g la vie de famille devait lui manquer après le départ de son père c'est la Tamara rou qui écrit des chroniques le weekend elle écrit dans un quotidien Aujourd'hui oh qu'est-ce qu'elle a pu nous bassiner avec sa rinoplastie il faut dire qu'elle avait une true de concours ouais elle est vraiment bouiné dans ce short elle va attraper une mycose voilà un extrait de Tamara Drou le film de Stephan fr qui est sorti en 2010 et qui une adaptation de votre bande dessinée Posy Simmons Tamara DRW paru en 2007 on peut dire que cette BD avec aussi Jemma Bovery qui est paru en 1999 vous avez été mondialement connu pas seulement en France pas seulement en Angleterre o vous l' étiez déjà mais vraiment dans le monde entier à votre avis qu'est-ce qui a plusu dans ces deux bandes dessinées Jemma Bovery et Tamara DRW au français ou au monde au monde au monde entier je crois que que tous les histoires euh euh ça se passe à la campagne et euh je crois pour surtout pour les Anglais la campagne après le euh la révolution industrielle c'est quelque chose idylique qu'on peut euh euh devient pur et tous nos péchés sont pardonnés et euh je crois que euh euh en en France euh surtout parce que c'était mon histoire était basée sur le le grand roman de de Flobert et je je crois comme ça ça a attiré l'attention oui mais par exemple dans le monde entier Emma Bovari même si c'est une figure qui dépasse les frontières de la France il y a pas le même attachement dans le monde entier àma Bovari qu'en France alors là vraiment il y a quelque chose qui s'est passé est-ce que vous pensez aussi que c'est dû à la manière dont vous avez proposé quelque chose de totalement novateur d'un point de vue stylistique sur on a beaucoup dit mais je le rappelle quand même et je l'ai dit dès le début sur le fait qu'il y ait beaucoup de textes euh dans votre manière de créer oui je crois à à l'époque que je faisais j poy euh c'est l'histoire est paru pour la première fois en feuilletant dans le journal The Guardian et comme ça c'était le format métait mais imposé par le journal et donc c'était un peu bizarre pour une bande essinée c'était euh trois columnes de largeur largeur par la longueur de la page alors c'était un format un peu girafe et euh euh et et aussi on m'a donné euh sauf que euh euh euh 100 épisodes donc il y a beaucoup de de d'histoires de Bourré dans dans les épisode et pour ça que j'ai j'ai écrit beaucoup de narration et et à cette époque j'étais pas très consciente du de la du format euh des bandes dessinées en France oui c'est que voilà c'est ça on revient sur la différence entre l'Angleterre et la France c'est quand en France on a une culture de la BD qui est liée aux cases aux bulles or vous quand vous avez commencé à dessiner Py Simons vous n'aviez pas conscience de ça vous avez dit je vais faire de la bande dessiner sans savoir que c'était comme ça en fait oui euh c'est parce que j'ai toujours travaillé pour la presse et quand j'ai commencé la euh la le monde comics et le monde dessiné pour la presse était des sphèr tout à fait différent euh vous pouvez passer à l'anglais si vous voulez hein pour nous dire la différence entre justement la la la bande dessinée en Angleterre qui quand même fonctionnait aussi par case et par bulles et le fait que vous ayez mis autant de textes après je crois que ça existe en en Angleterre ça existe toujours des des des comiques dans un format qui est bien connu en France et moi quand j'étais dans mon enfance j'ai lu beaucoup de de de comices des comics anglais et surtout des des comics amé américains h parce que c'était pas c'était après la guerre et dans notre village il y avait euh des familles américaines et leurs enfants de US Air Force euh et leurs enfants vont au au même école de moi et je je suis me suis devenue la propriétaire de un grand tas de comic de Superman et de Spider-Man et des trucs comme ça toutes les années 50 et malheureusement ma mère les a jetté oui pourquoi elle a fait ça ah oui parce que après quelques temps parce que maintenant si était vivante elle faisait pas ça bien sûr mais vous l'auriez empêché forcément c'est que vous étiez trop jeune pour l'en empêcher c'est ça oui mais ce qui est marrant POS Simon c'est que dans vos bandes dessiné d'ailleurs on va revenir sur ce terme de bande dessinée on est loin quand même de l'univers Comix on n'a pas des héros chez vous au contraire on l'a entendu là dans dans l'extrait du fil de Stephen frz on a des petites histoires euh des passions un peu banal un peu moche de fantasme où on se juge les uns les autres là c'est l'histoire de Tamara qui arrive qui revient dans sa campagne d'enfance et qui s'est fait refaire le nez et tout le monde la juge se moque d'elle les femmes se moquent d'elle les hommes fantasment sur elle on est loin quand même des superhéros qui sauvent le le monde là oui mais mais pourquoi pas faire des des des histoires sur avec les femmes d'aujourd'hui je suis d'accordou oui oui euh ça m'a amusé aussi de de faire des parallèles entre ma Bovari et et mon héroine qui est moderne qui est est libre sexuellement qui est indépendante et la pauvre M1 qui enduré tous les privations de d'une femme de 19e donc vous avez ces deux inspirations là on pourrait dire Posy Simmons d'un côté les comics et de l'autre les grands classiques de la littérature parce que on parle de Flober mais on pourrait aussi parler de Thomas hardardy par exemple que vous avez dont vous êtes aussi inspiré ou de ou de dikens qu'est-ce qui reste parce que pour Emma Bovari et les grands classiques on le voit à peu près rapport au text euh saisir les les passions les plus à la fois universelles et banales des êtres humains mais qu'est-ce qui reste des comics dans votre œuvre des comics des comics oui des des super héros de ce que vous avez lu quand vous étiez petites je crois qu'il a presque rien c'est vrai sauf les bulles les bulles euh non il faut avoir euh je je crois on fait temps c'est c'est tout à fait différent h euh parce que dans le journal on on Tourer de tous les distractions des euh euh il faut avec 100 épisodes je j'avais que 100 épisodes et euh on ne peut pas devier euh du très il faut toujours mais on peut pas on peut pas dévier sur sur autre chose on doit se concentrer sur l'essentiel ou mais vous auriez pu par exemple faire un feuilleton comic il y en a eu et alors là ça vous intéresse pas du tout en fait de mettre en avant des natures humaines héroïques her h oui oui de oui absolument euh euh je crois dans mon peut-être dans mon le roman prochain il a un héros ah un héros comment euh une jeune homme ah un jeune homme un jeune homme mais mais il y a une une des femmes aussi ah oui quand même parce que il faut aussi signaler autre chose c'est que la plupart de vos héros qui sont un peu banal sont des femmes oui mais pourquoi pas parce que je sais pas que si les hommes sont euh on demande aux hommes pourquoi vous avez écrit des histoires sur sur des héros des hommes on pense à astrix il y a plein plein d'hommes oui c'est vrai les hommes écrivent sur des hommes et on leur pose pas la question oui oui mais ça ça a été quand même aussi au-delà de rajouter beaucoup de textes dans vos album h ce qui était une nouveauté qui a étit vu comme une nouveauté vous avez aussi accordé une large place aux femmes ce qui n'était pas tant fait que ça c'est on pourrait penser à Claire bretcher en France mais sinon c'est effectivement les femmes gravitent autour des hommes plutôt que l'inverse je crois que que le monde de comicque c'était toujours un monde masculin un milieu très masculin un patient masculin et et donc je suis très heureuse de faire partie euh des des femmes qui a désormais infiltrer ce patient est-ce que vous pourriez dire Posy Simons que euh vous avez introduit euh non seulement une nouvelle manière de de créer mais aussi des problématiques qu'on ne lisait pas avant c'est-à-dire des questions sur les femmes sur la contraception sur la manière dont elles sont traitées sur leur place je pense notamment à votre première bande dessinée trou Love qui vient de paraître en France on suit Janice très attachante et qui est la secrétaire donc d'un d'un d'un d'un homme et qui à un moment donné le le surprend mais et et pense imagine qu'il est amoureux d'elle est-ce que vous pensez qu'en mettant ce type de de d'histoire en avant vous avez changé aussi pas seulement une manière de dessiner mais aussi une manière de mettre en avant des histoire qu'on ne voyait pas auparavant je crois que que la différence avec True Love éta que avant ça je faisais une une vraie pon dessiné tous les semaines pour le le journal qui était dans d'une format assez comme assez classique euh c'était un mi-page mais euh il y avait trois euh euh la cas cas euh et euh c'était avec des bulles pas beaucoup de narration euh et c'était comment euh j'étais invité de faire ce fait temp et et euh le format était très bizarre je je me demandais quand je je l'ai vu euh qu'est-ce qu'est-ce qu'on peut faire avec ça mais après quelques temps j'ai appris comment mieux maîtriser euh ce l'info celle qui qui euh euh allait euh euh en texte et et celle qui qui va en en image comment vous avez appris à faire cette ce choix entre ce qui va en image et ce qui va en texte c'était parce que je faisais le feuilleton au fur et mesure et c'était bon c'était pas le travail à la mine mais quand même c'était un travail un peu erintant petit à petit euh au début j'ai j'ai écris trop parce que aussi pour les lect ur il faut qu'il en avoir pour leur argent aussi euh mais petit à petit j'ai appris par exemple j'utilise volontairement l'image surtout pour la mise en scène pour les dialogues importants pour le méto pour les pour tous il ne faut c'est pas nécessaire de de de faire une d'écrire des choses c'est tout dans dans les dessins mais avec le texte c'était très bien parce que je peux je peux disposer de plusieurs voix et pour moi ça rajoute de la profondeur d'avoir des points de vue de des narrateurs différents vous avez 10 position il fallait que le lecteur en ait pour son argent à quel moment vous saviez que vous aviez réussi une bonne histoire une bonne planche c'était difficile parce que de un jour à l'autre j'ai à cette époque je travaille comm une brute j'étais toujours et et j'ai pris du retard au même temps mais à cette époque il n'y a pas il n'y avait pas de mail mais j'ai reçu des cartes postaues des tas de de lettres des gens des gens anglais des lecteurs de Guardian qui disait oh pourquoi elle est morte qu'est-ce qui vous ou quand vous tuyz par exemple un personnage c'est ça oui oui est-ce qu'on vous a aussi est-ce qu'il y a des lecteurs aussi qui qui paradoxalement vous en voulez de les moquer eux-mêmes par parce que quand vous avez dessiné pour le gardien vous vous attaquiez aussi à ce qu'on appelle en France les bobos ou la gauche caviar ou la gauche cachemire est-ce qu'on vous en a voulu oui de temps en temps j'ai j'ai reçu des lettres qui qui étai quelquefois écrit en l'encre vert avec des des gros mots et ou quelquefois c'était des critiques intelligents pourquoi fait ça pourquoi euh et aussi j'ai reçu des lettres si par exemple que si je faisais quelque chose sur la divorce j'ai reçu des lettres euh qui racontent leur histoire et à la fin il dit qu'est-ce que je vais faire et moi j'ai répondu je je sais pas parce que je suis pas AG agonéante euh je suis pas euh psychologue ou ou connaisseuse en fait vous conseill matrimonialou oui mais et aussi il y avait des lettres qui étaient vraiment embêtant c'est toujours à cause si on a si j'ai dessiné un train il y avait des des des types qui écrit alors ce train euh c'était seulement dans les années 80 et c'était sur la ligne de sud-ouest et tous les détails de dans le le le truc sont sont moches alors oui voilà carrément moche ça vous a fait changer de de style ou ou enfin qu'est-ce qui vous a le plus appris Posy Simmons est-ce que c'est ce genre de de lettre bonne critique mauvaise critique est-ce que c'est les contraintes de la presse dont vous nous avez parlé avec le fait qu'il y a très peu de place des colonnes en forme de de girafe est-ce que c'est aussi le succès où vous vous êtes dit bah là ça fonctionne donc j'ai j'ai trouvé quelque chose je vais y aller à fond qu'est-ce qui vous a le plus appris je crois avec Jam by c'était la chose plus difficile que j'ai jamais fait et pour moi c'était une chose très très difficile à faire et et euh à la fin j'étais contente euh parce que j'ai j'ai réussi à à à quelque chose euh je j'ai bien compris que quand Jam B été publié en en livre en France que que il y avait des gens qui disent oh c'est pas de la BD c'est un hybride il y a trop de narration c'est euh mais et et là j'étais très consciente que c'est tout à fait différent est-ce que vous considérez que vous faites de la bande des iné d'ailleurs ou pas est-ce que je suis est-ce que vous vous dites dessinatrice de bande dessiné ou autrice de bande dessiné ou vous préférez un autre terme que bande dessiné comme roman graphique euh en anglais euh j'étais la grande partie de ma carrière j'étais cartooniste pour la presse c'est c'était la même chose cartoonis pour la presse et puis quand les les j'avais des quand Jamy était était publié en en livre moi je suis devenue graphic novelist oui vous avez pris en en galon mais vous préférez quoi vous cartooniste cartoouniste oui oui écrivain et carouniste écrivain 12h 13h30 les midis de culture Géraldine mnavis moi j'aime les chats mais j'ai utilisé les chats simplement comme véhicule de dire quelque chose point de vue de les humains parce que si je essayie de dire les même chose avec les dessins de les êtres humains bon je peux peut-être vendre 1000 copies de le livre mais si c'est déguisé comme ça c'est garanti je peux vendre 5000 copies c'est ça c'est uniquement question d'économie là mais point de vue des cochons pour moi c'est absolument différent parce que beaucoup de gens qui dis bon c'est joli comme dessin du du cochon et pour moi c'est pas un dessin de cochon c'est une situation mais peut-être c'est peu obscur mais des dessins satiriques sont obligatoirement symbolique peu oblique parce que si on essaie de dire des choses on essaie de dire des choses pas avec une un matau mais peut-être avec une sais pas quelque chose beaucoup plus léger beaucoup plus peut-être peut-être intelligent la voix de Ronald SL c'était sur France interre en 1968 pour ceux qui ne le connaissent pas Ronald sel il est dessinateur de presse illustrateur britannique il a été très productif dans les années 50 et 60 vous l'avez découvert quand vous lisiez punch c'est ça oui eu j'ai lis je lisais punch à 3 ans pas lisis mais j'ai ah oui là vous me faites peur à 3 ans vous lisiez non vous non je je je lisais pas mais mais il y avait des des grand volume de de punch et et c'était pas presque pas terre dans dans la bibliothèque j'ai j'ai je les ai ils étaient très lourds mais il y avait beaucoup de de cartoons dedans et des choses euh et à cette époque parce que c'était des des punch de quelquefois du temps 19e et puis des années 30 donc il y avait beaucoup beaucoup de choses de politique qui se avec Mussolini et Hitler euh ça ça j'ai pas pas pas lu mais il y avait toujours euh si il y avait un un un un image il y avait toujours de de la lecture en bas et pour moi quand j'ai j'ai commencé à à dessiner j'avais toujours un un je te signe quelque chose et puis je j'écris quelque chose dessous ah c'est pour ça que vous avez tant de textes aussi dans dans vos dans vos bandes dessiné POS Simmons Ronald s dit dans cette archive qu'il dessine des animaux il parle notamment des cochons pas tant pour parler d'eux que pour montrer révéler une situation en fait que le principe de la Sayre c'est de dénoncer une situation c'est moi qui emploie le terme dénoncer lui ne ne l'emploie pas est-ce que vous vous direz Posy Simmons euh une autrice satirique est-ce que vous faites de la satire oui je crois euh quel je crois chez le gardien c'était pas euh euh j'étais demandé de de de de réflecter les lecteurs la vie des lecteurs pas forcément les des choses politiques parce qu'il y avait il y avait deux personnes qui qui qui faisait des des choses sur sur l'actualité et la et la politique et la politique euh euh Ronald Ronald SS c'était aussi quelqu'un de de mon enfance que que j'ai adoré euh mes parents avaient ces livres et après c'était sur le shelf le le étagère étagère un peu plus grand j'étais plus grand et j'ai pris ces livres euh j'étais toujours frappée par ces cochons par ces ces chiens euh par il y avait quelque chose très subversif que j'ai adoré euh qu'est-ce qui vous plaisait c'était quoi pour vous la subversion dans ces dessins quand j'étais enfant c'était c'était toujours quelque chose qui était euh contre les adultes ou euh c'était euh ou ou des mots des des mots qu'on qu'on ne peut pas pas des gros mots à cet âge mais des des choses un délicat euh c'était oui est-ce que vous vous vous trouvez vous avez dit que vous faisiez de la Sayre euh vous vous vous moquez des écrivains vous vous moquez des des hommes des séducteurs des ados qui s'ennuient à la campagne qui peuvent faire n'importe quoi vous moquz aussi de vos héroïnes hein euh ta Samara JMA elle Janice elles sont parfois aussi tournées en dérision est-ce que vous trouvez que vous êtes subversive aussi est-ce que vous iriez jusqu'à la subversion je crois que je avec tous les personnages je je je voulais que je je les rendre humaine humaine avec des fautes mais et avec des avec vertu la vertu aussi euh il y a je crois que j'avais toujours la tendance et peut-être c'est une tendance un peu britannique de l'envie de faire rire les lecteurs euh mais euh euh je je je crois c'est c'est une partie de de mon travail de de d'être satirique de de poser des questions ou de vous moquer et et te moquer aussi comment vous faisiez la limite non déjà une autre question en fait comment vous saviez que vous étiez drôle j'ai pas comment vous pouviez être sûr d'être drôle à quel moment vous disiez c'est drôle ah c'est je demande à mon mari ah [Rires] oui il est très bon éditeur euh mais quelquefois on comprend que quelque chose est est bizarre et et aussi on on entend des des choses dans la rue dans l'autobus quand je faisais des recherches pour les ados dans Tamar Drew euh il y avait des Adus ados des des des filles sur le bus tous les après-midis qui hurle dans leur mobile et c'était un un peu de cinéma pour tout le bus mais on a on a attend des des choses des oui des des cuites des des nuits euh c'était je sais pas si c'était la vérité mais si c'était pour nous mais des des choses un peu choquant d'ailleurs dans dans dans les histoires que vous écrivez POS Simons que ce soit dans des formats long ou court il y a jamais véritablement de morale vous ne faites pas la morale vous n'avez pas des choses à dire alors que Ronald sol quand on l'a entendu dans l'archive disait qu'il voulait dire des choses d'une situation dire des choses est-ce que vous voulez dire des choses oui mais je je voulais dire des choses mais dans l'histoire que c'est c'est un peu caché euh je n'aime pas battre les les lecteurs avec moral mais dans le cas de de Jamara Drew euh qui est bassé sur loin de de la fou des chaîné de Thomas Radi j'ai il était un moraliste et il y avait quelque chose très sombre dans ces ces romans et j'ai j'ai emprentter un peu de ça de son moralisme et pour dire quoi là à ce moment-là vous étiez moral sur quoi dans dans tamarad euh sur les écrivains qui se prennent au sérieux pas était des des écrivains mais mais le c'était euh c'était dans la campagne où les c'était une retraite pour les écrivains qui c'était dans une euh la campagne qui aura été aurait été idélique pour tout le monde mais qui qui n'allit pas forcément pour les les les les jeunes filles qui qui habitent là les locaux euh qui sont qui s'ennuient qui quit parce qu'il n'y a pas de bus il y a des tous les fermes tous les manoirs et tout ça sont devenus les des maisons luxueuses secondaire et pour eux il habite sûrement des des Council houses des des maisons des maisons de ltissement oui résidentielle oui des résiden EU qu'est-ce qui vous fait écrire posim est-ce que parce que pour avoir cette veine satirique il faut que quelque chose nous énerve un peu non ou qu'on ait envie de de le dire ou est-ce que c'est quelque chose qui vous amuse j'ai pas tout à fait compris ce que vous avez demandé est-ce que est-ce que vous écrivez parce que vous avez remarqué quelque chose qui vous énerve et que vous voulez le critiquer vous en moquez ou est-ce que vous écrivez sur une chose qui vous amuse et vous voulez que tout le monde en rit c'est les deux les deux euh je crois quand je j'ai j'ai beaucoup j'ai fait beaucoup de dessins sur les les écrivains mais euh euh moi je suis écrivain et je comprends très bien ce que ça fait on est on est toute seule on travaille toute seu et et si on va au festival il y a toujours rejection et on est rejeté il y a des auteurs qui avaient beaucoup la queue qui est oui oui des millions de gens et pour avoir des dédicaces c'est ça oui pour faire des dédicaces c'est j'ai beaucoup de sympathie pour pour aussi mais pour les grandes ego aussi on peut se moquer qu'est-ce qui vous fait encore écrire aujourd'hui Posy Simons qu'est-ce que je vais qu'est-ce qui vous donne encore envie d'écrire aujourd'hui j' en avais pas marre en fait je je crois je je marche beaucoup dans dans la ville et je vois t je vois toujours des choses qui qui m'intéressent c'est la mode les chiens surtout oui bien sûr des choses sans abri les les les banques alimentaires il y a il y a beaucoup de choses qui qui vous donnent encore envie d'écrire oui merci beaucoup Posy Simons Merci à VOUS Florence rouoconan on vous a très peu entendu mais quand même vous étiez parmi nous de vous Posy Simmons on peut aller voir l'exposition Posy Simmons dessiner la littérature c'est jusqu'au 1er avril 2024 à la bibliothèque publicque d'information au Centre Pompidou on pourra aussi vous voir ce soir au Centre Pompidou pour une rencontre avec Riad satouf c'est à 19h et on peut lire de vous on en a un peu parlé avec Paul Gravette et Anneclaire Nao true love une romance graphique s paru chez de Noël graphique alors pour finir Posy Simmons vous avez le choix entre deux chansons d'écouter une ou l'autre chanson l'une en référence au gardien pour lequel vous avez travaillé l'autre en référence au punch dont on a parlé journal que vous aviez lu petite laquelle des chansons souhaitez-vous écouter quel choix difficile peut-être [Musique] punch so you came up to me and ask me my name you beat me to the to the me to oh I hadn't know you for what seems like a long long time [Musique] encore merci à vous et merci à culture qui sont prépar tous les jours par an Laura cy marchand cor et réalisation Nicolas berger prise de son Sébastien R pour écouter cette émission rendez-vous sur le site de France Culture à la page des midi et sur l'application Radio France
Alain Pompidou