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interviewFrançois Ruffin· 10 octobre 2019 5 min

"Nous ne sommes pas ici pour régler des scènes de ménages !" (#ViolencesConjugales)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ah et pour déposer une plainte c'est jusqu'à 18 heures un là c'est trop tard séparée de son mari sylvie a tout subi les insultes les gifles les menaces les guets-apens au supermarché le rétroviseur cassé la porte de garage broyer les appels en série 10 15 20 dans la journée avec un flot d'injures d'injures jusque chez elle d'injures devant l'école des petits la peur qui envahit la vie elle a cherché un refuge un secours c'est à tournés naturellement vers la gendarmerie mais au long de ce calvaire comment sylvie fut-elle accueilli 18 heures c'est trop tard qu'à cela ne tienne sylvie revient le lendemain mais c'est toujours pas possible le georges le gendarme qui suit votre dossier est en vacances sylvie retour le mardi suivant ben pourquoi vous n'êtes pas venu avant au fil des mois elle essuie rade et il faut prendre votre mal en patience c'est dur pour lui aussi son conjoint son ancien conjoint ne rencontre pas de limites il s'en trouve donc encouragé il peut lui lancer les flics ils s'en foutent de toi il pense que tu es folle le pire conclut sylvie c'est qu'il a raison ils nous ont conseillé d'aller voir un psy et je veux pas une thérapie de couple juste une protection il ne m'offre aucune protection ce récit vous le savez monsieur rapporteur vous le savez madame la ministre ce récit en vaut mille les réseaux sociaux fourmis de ces histoires de ces femmes déposant plainte pour violences conjugales essayant du moins et à qui un jour dharma policiers répliquent vous allez wind et sa vie le pauvre pensez à vos enfants nous ne sommes pas d'ici pour régler les scènes de ménages cette mauvaise volonté le président de la république lui-même l'a constaté un casque sur les oreilles à la plateforme téléphonique du 39 19 qu'il n'y ait pas de suspense je vais voter votre proposition de loi mais comment prétendre c'est l'intitulé de votre texte comment prétendre agir contre les violences faites aux femmes sans un article sans une ligne consacrée à l'accueil dans les gendarmeries dans les commissariats c'est la clé de voûte c'est le service public de proximité c'est le premier asile pour les femmes victimes c'est le lieu qui incarne la loi la loi muni d'une matraque de menottes d'un revolver si besoin la loi qui doit s'interposer entre le faible et le fort la loi qui trop souvent déçoit si vous ne changez pas cela rien ne changera je veux comprendre je veux comprendre ses réticences et policiers des gendarmes comprend le pourquoi le machisme des forces de l'ordre d'abord à coup sûr la police est une action viril même les femmes recrutées les positions air intègre sans doute en partie les valeurs viriles du groupe mais il ya autre chose je crois avec ces violences conjugales le policier doit s'incruster dans l'ain team dans le couple on devine sur malaise s sa place il est à gardiens de l'ordre public pas de l'ordre privé surtout qu'ils sont ici les délinquants des hommes ordinaires pas des voyous des toxicos pas les habitués du commissariat au casier long comme le droit c'est vous c'est moi c'est eux enfin j'avancerai même qui est le plus crédible la femme arrive au poste déglingué le cerveau retourner avec la peur avec le doute elle y arrive après une lutte une lutte contre elle-même une lutte contre son échec une lutte contre sa honte bizarrement elle est moins assurée dans sa vérité que l'agresseur dans ses mensonges ses hypothèses je ne les mentionne ni pour condamner ni pour excuser juste pour comprendre pour qu'on y travaille avec les associations avec les gendarmes eux-mêmes avec les policiers eux mêmes pour que ça change pour qu'il en fasse une priorité leurs affaires leur fierté même comme de la sécurité routière hier s'est avérée ou sinon il faut que ça devienne la clé parce que là vous renforcer l' ordonnance de protection très bien le domicile conjugal sera réservé à les pousse à ses enfants très bien sur décision du juge des affaires familiales très bien avec interdiction pour le conjoint violent d'approché très bien mais à quoi bon à quoi bon cette loi cette loi en plus si le premier maillon fait obstacle s'il fait obstruction voilà pourquoi par des amendements j'ai demandé que les policiers que les gendarmes reçoivent une formation régulière aux violences sexistes et sexuelles que matt ont répondu irrecevable irrecevable pour absence de lien direct avec le texte j'ai demandé que toute la hiérarchie de la base au sommet que toute la hiérarchie policière soit formé aux violences conjugales irrecevable il recevra pour absence de lien direct avec le texte demandé que votre ordonnance de protection toute personne qui entre commissariat pour violences conjugales en soit informée irrecevable irrecevable pour absence de lien direct avec le texte mais qu au contraire qu'un lien est plus direct vous fabriquez une loi là certes ce sont des mots des articles des alinéas mais comment les ferez vous entrez dans la vie dans le réel dans la vie des femmes si les gardiens de la loi ne s'en saisissent pas c'est comme si vous fabriquez un outil un nouvel outil un outil juridique mais sans des mains pour se souvenir c'est à dire de cet outil un outil mais sans artisans 100 artisans formés 100 artisans compétents et bien je réclame moins que ces policiers des gendarmes soient les artisans les artisans de ce changement

"Nous ne sommes pas ici pour régler des scènes de ménages !" (#ViolencesConjugales) — François Ruffin · Pourquijevote