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interviewSud Radio (sur YouTube)· 9 juin 2026 42 min

"Je n’ai aucune honte d’avoir fait ça" - l'histoire d'une prostituée au bois de Boulogne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États, le face- à face. Vous êtes bien sur Sud Radio. Euh, il est 13h4. la France dans tous ces États là, c'est un état très particulier parce que je reçois deux personnalités inhabituelles par rapport au j'allais dire aux sources d'information, aux thèmes d'information que nous partageons sur cette antenne, mais un sujet très important qui vous tient qui vous tient au cœur, au corps et à l'âme.

L'ouvrage, je donne le là s'appelle allée de la reine Marguerite. Non, ce n'est pas l'allée du roi de François Chandernagor racontant les amours de madame de maintenant et de Louis XIV, mais c'est la vie de Stella Rocha. euh qui est une jeune brésilienne transgenre qui arrive à Paris au début des années 90.

Comme de nombreuses brésiliennes trans de l'époque, elle se retrouve au bois de Boulogne. Alors l'un des principaux lieux de prostitution étrangère en en Europe. De personnage haut en couleur qui forment une véritable communauté parallèle licence, les agressions, les risques et la capacité à continuer malgré tout.

C'est ce que vous racontez sous la plume et le témoignage de Yanis Yenadis, journaliste euh qui raconte cette cet univers. C'est un monde à part le le bois de Boulogne connu, bon on parle les Brésiliens, source de caricature, de commentaires euh de toutes parts. Et pourtant, cet univers il y a et vous le racontez, il y a de l'humanité, il y a de la tragédie, il y a de la souffrance, il y a de l'humour.

J'ai ri en lisant ce livre et j'ai pleuré, je vous le lisais en antenne tout à l'heure. C'est une formidable aventure et elle témoigne d'un phénomène de notre époque. La prostitution était une réalité.

On va faire la différence entre prostitution avec proxénétisme, ce qui n'est pas le cas du bois de Boulogne, et celle avec des gangs qui viennent des pays de l'Est. Et puis évidemment possiblement, est-ce qu'il faudrait rouvrir les maisons closes ? Je commence avec vous Yanis Ziadi.

Je vous ai plutôt lu avec des des articles gastronomiques dans dans Caer et d'autres articles parce que vous êtes un sociologue formidable. Tout un coup, vous vous avez été interpellé par l'histoire de de Stella et vous avez voulu raconter ce qui se passe dans cette allée Marguerite de la reine Marguerite au bois de Boulogne. Pourquoi ?

Ben moi déjà le bois de Boulogne, je l'ai connu quand je devais avoir 20 ans parce que avec mes copains, on passait en voiture et on était fasciné par les créatures et par l'ambiance qui se dégageait, qui était complètement cinématographique. Et donc, on passait des nuits entières à tourner à tourner dans le bois de Boulogne, à assister à cette espèce de spectacle extraordinaire. Mais j'avais très peur parce que c'est fascinant et en même temps c'est effrayant le bois.

Et j'ai connu cella quelques années après mais elle ne m'avait jamais raconté qu'elle avait travaillé au bois de Boulogne. Et quand il y a 2 ans crois c'était là m'a raconté, elle a commencé à me raconter cette histoire qui lui est arrivée au bois de Boulogne. Je lui dit "Mais il faut absolument en faire un livre." C'est-à-dire que le récit qu'elle m'en faisait me me ramenait au cinéma que j'aime, c'est-à-dire à celui d'Almodovar et aussi au Notre Dame des Fleurs de Jean-Junet.

J'entrais vraiment dans un monde qui me fascinait et donc voilà pourquoi ce livre allait de la reine Marguerite. Mais il y a des scènes cinématographiques, je ne vais pas pouvoir toutes les raconter à l'antenne. Surtout que le langage utilisé est celui des mots en usage assez cru.

Mais enfin quand voilà vous vous quand vous vous installez R Marguerite que vous avez vos rivals qui viennent vous vous décider de vous mettre nu hein. Vous dites à poil on s'en suit une scène absolument épique et puis finalement un costaud qui était un peu le patron de l'endroit qui vient donner l' vous expliquez que vous faites ça parce que vous crevez de faim. Vous avez besoin de bosser, il vous dit bon installe-toi là.

Stella Rotchada, vous êtes vous êtes brésilienne, vous êtes resplendissante, vous avez l'air en pleine forme et vous rayonnez le bonheur malgré les tragédies que vous avez vécu. Je suis voilà. Yanis a l'air plus fatigué lui.

Il a l'air musisé plus de la plus des joies de la ville alors que vous êtes resplendissante. Racontez-nous, vous êtes né à Bem ? Juste né au Brésil.

Àem Brésil à Bem àem. C'est l'état du par c'est en France dans une famille brésilienne famille nombreuse. Brésilienne famille nombreuse.

Nous étions 14 enfants. Moi, j'étais l'avant-dernière. Euh, mon père, il était policier, ma mère était catholique conservatrice, la vendière.

Voilà. Et puis euh voilà. Donc, famille très rangée.

Vous vous ne sortez pas d'un milieu où il peut y avoir des doutes. Policières et voilà. Policier avec une éducation très stricte, très catholique évidemment. les soirs avant de dormir.

Vous vous souvenez petit de Delder Camara forcément archev de Récifet qui était une personnalité du clerger brésilien qui donnait des leçons de morale à l'Occident et qui annonçait justement ce tirmonte qui était en train de se de se révéler comme ça c'était l'église c'était l'église brésilienne. Vous racontez que le 15 du mois le sac de farine et le sac du haricot ne suffisent pas à nourrir la famille de 11 enfants. Vous finissez les 15 jours, voyez la fin du mois qui est difficile pour certains françaises et français.

Là, c'est du manioc avec du sucre et finalement vous en contentez et vous vous jurez qu'un jour et bien j'allais dire vous aurez une autre vie et que vous permettrez à votre famille de vivre autrement qu'avec un sac de riz et un sac de haricot. C'est ça. Parce qu'en fait mon mon père comme on était 14 enfants, on était beaucoup.

Donc il acheté des sacs de 5 kg du riz, sac de 5 kg d'haricot, sac de 5 kg de farine et puis des sacs vraiment très grandes. Et puis à partir du 15 mois, il y en avait plus rien. Et puis un jour, je suis rentré de l'école, j'avais très très faim parce que il y avait pas à manger à la cantine à l'école non plus.

Voilà. Et puis j'arrive, ma mère elle était en train de de de manger un uf sans révéler le votre âge. C'était les années 80 à peu près.

C'est ça. Com oui oui, j'avais entre 10 10 10 12 ans par là. Voilà.

Et puis je suis rentré, ma mère l'a vu, j'ai pas voulu le demander mais j'avais tellement faim, je la regardais comme ça et puis euh là, elle a partagé, elle a partagé cette offre avec moi. Je dis "Maman, un jour, un jour, je vais voir tellement d'argent que euh tu auras plus euh avoir faim dans ta vie." Mais quand j'ai dit ça franchement, j'ai jamais pensé à faire la prostitution hein.

J'ai j'ai dit ça c'était vous alliez un jour gagner vot vie voilà que j'allais travailler que j'allais travailler que j'allais voilà c'était pas du tout mon et un jour vous arrivez donc à avoir ce statut social en France vous arrivez par la par la prostitution en tant que transgenre vous gagnez bien votre vie et vous envoyez tous les mois un virement un salaire à vos parents sur un compte joint que vous ouvrez au nom de votre maman et du vôtre et puis vous vous rendez compte que ils font vite au soleil parce que tout le monde vient se nourrir dessus donc vous mettez Vous mettez le en disant que c'était surtout parce que en fait cette période là, j'avais pas dit à mes parents ce que je faisais réellement. Je disais que je faisais des danses, je dansais, je fais de la lambada et puis euh mais par contre à chaque fois m'appeler, me dis oui, c'est l'anniversaire de ton frère et on va faire une fête. OK.

Ah c'est l'anniversaire de machin. tout le temps il y avait des trucs et le commencé à descendre et du coup j'ai dis bon là c'est stop on va arrêter pour tout ça parce que voilà l'argent ça vient de là de là de là je fais ceci cela je trouve pas dans les arbres l'argent donc voilà et à partir de ce moment-là calmé vous imaginez bien c'était là qu' un compte joint ouvert en prés bar et c'est fait rien je dis et moi je pourrais pas refuser ma mère je pourrais pas dire non du coup vous avez vous avez j'allais dire contingenté cette cette tête qui a continué mais dans des proportions plus plus raisonnables en tout cas vos parents ont Ils vivent toujours ou non ? Ou ils sont non ?

Ben mon père il est mort en 2019 au début du Covid, il est mort à 104 ans. Mais en tout cas, vous avez continué à assister vos parents, votre famille qui qui sont sortis un peu de je peux parler d'une forme de misère et qui ont eu une vie décente grâce à vous. Au moins au moins on peut tout le monde n'aurait pas cette générosité et cette pensée.

Yanis le le bois de Boulogne moi je l'ai connu parce que enfant j'allais au jardin la climatation donc c'est tout un tout autre univers, n'est-ce pas ? Et j'ai appris quand les sens qu' un peu plus loin, il se passait d'autres choses que le que Donald et le et la rivière enchantée et la guimauve. Et on a ce bois de Boulogne qui est quand même placé entre Boulogne et le 16e arrondissement et Neïi dans j'allais dire un des territoires un secteur des plus riches les plus hés de Paris.

C'est pas il a voilà et et il y a cette alors je peux je parle d'oasis sociologique et culturel où il se passe des choses étranges, une vie à part, un monde à part avec quelque part quand même pas la bénédiction mais la protection de la police he et on s'assure que ça n'ait pas trop loin. Bah oui, il faut juste raconter que déjà il y a ce mythe des Brésiliennes, des travestis brésiliens comme on disait dans les années 80 parce que pourquoi c'est vrai que le Brésil commence à fournir le alors pourquoi ? Parce que nous faut en fait c'est nous les Français qui sommes très précurseurs puisque dans les années 50 et 60 il y avait déjà des grandes figures comme Bambi et Cxinel qui s'était marié qui avait changé de sexe et qui passaient à la télévision tandis qu'au Brésil il y avait pas des personnages de Wall non des artistes de cabaret de chez madame Arthur et du carou de la nuit le monde de la nuit voilà et les Brésiliennes travestis au Brésil étaient dans les cabarets mais n'avait pas la même couverture. médiatique qu'elles avaient en France.

Elles sont elles ont commencé à venir quelques-unes en France travailler au carousel et elles ont vu Pigal. Ah oui. Et quand elles ont découvert Pigal avec des travestis français qui se prostituaient, certaines ont commencé à se prostituer, ont raconté les gains et la tolérance de la police par rapport à la police brésilienne et là les Brésiliennes ont débarqué à Pigal et au début des années 80 ont dénombr à peu près 500 travestis brésiliens à Pigal, ce qui est énorme déjà déjà.

Et donc le le mythe des travestis brésiliens a commencé. Elles ont chamboulé la prostitution. La passe était plus chère pour aller avec une brésilienne travestie qu'avec une vraie femme.

Les femmes ont commencé à tirer la gueule. Ça a posé des problèmes de sécurité parce qu'il y a eu beaucoup de bagarres. C'était envahissant, ça prenait beaucoup de place dans l'espace public à Pigal.

Il y a eu un petit coup de filet de la police et tout ça s'est reporté au bois de Boulogne oùù on a décidé que finalement c'est l'endroit où ça posait le moins de problème. Délocaliser délocalisé au bois de Boulogne. Ça c'est pas une industrie qui va en Chine, c'est on change de territoire pour pouvoir alors évidemment c'est un bois moins de contrôle, c'est pas une zone urbaine.

Pigal retrouve ses sources franco-françaises si je comprends bien qui a toujours été un endroit et je crois que ça continue encore aujourd'hui. Et quand on traverse le bois de Boulogne, quand on va à Suren ou à Puto voir des amis, on traverse cette zone, cette allée de la reine Mariorite que je connais que je connais très bien parce que j'y j souvent passé effectivement on sent que de chaque côté et on sent que de chaque côté il se passe des choses. Alors il y a des scènes plus ou moins réjouissantes.

Je je plains ces ces pauvres femmes d'un certain âge qui sont là avec le camionnette et puis des ballons. C'est quoi ? Ce sont des prostituées un petit peu en fin de carrière qui viennent essayer.

Alors déjà, il y a il y a quasiment que des travestis et et transgenre au bois de Boulogne. Il y a quasiment pas de femme hein. Non non non, c'est 98% c'est 98 98 personnes.

On on on dénombre entre 400 et 800 personnes qui travaillent au bois de Boulog entre guillemets. Je reçois Yan Eiadi et Stella Rotcha pour le livre Allé de la reine Marguerite souvenir d'une d'une présilienne au bois de Boulogne. On rentre justement dans cette ce décryptage sociologique culturel.

C'est un phénomène culturel, c'est aussi un phénomène politique. Vous restez avec nous bien entendu. Vous nous appelez au 0826 300.

Je ne sais pas si vous avez été si vous avez pratiqué la chose ou si vous êtes vous côtoyez une situation où il y a de la prostitution. Vous avez peut-être une idée sur la question. Est-ce que la prostitution doit été doit laisser doit être restée libre ou est-ce contraire elle doit être réglementée par des maisons closes.

On attend votre avis au 0826 3003. À tout de suite sur Sud Radio. Tous ces états, péricolégas, vous êtes bien sur Sud Radio.

Il est 13h18 et nous parlons prostitution, bois de Boulogne, aller de la reine Marguerite. C'est le titre de l'ouvrage. Qu'est-ce que je peux dire ?

C'est un documentaire, c'est un témoignage, c'est pas un roman et pourtant il y a il y a de la romance dans cette dans cette transcription. C'est la vie de Stella Rocha, voilà, qui est une une jeune tran brésilienne qui a fait, ce que je peux dire, carrière au bois de Boulogne et puis qui ensuite est rentré dans "Vous êtes devenu une personnalité aujourd'hui, j'allais dire pas du showbase mais de l'establishment, voyez, en étant passé par ces étapes souvent de violence et de et de tragédie. Stella Rochad, vous êtes un petit garçon brésilien et tout d'un coup, vous sentez en vous quelque chose qui change.

Comment ça se passe ? Depuis depuis ma ma jeune enfance, j'ai toujours été différente de tous mes autres frères et sœurs et j'ai grandi avec ça. Mais par contre, je ne pouvais pas dire à mes parents pourquoi, comment j'allais dire à mes parents voilà que j'étais je voulais m'habiller en Brésil de l'époque, c'est impensable.

C'est une dictature militaire en plus. Tout à fait, tout à fait. Et et mes parents comme nous étions des parents très très vieux quand même, mon père il était très âgé.

Euh ils étaient 20 ans d'écart avec ma mère. Euh ma mère aujourd' ans, mon père est mort à 104 ans. Donc c'est j'avais des parents très très vieux.

Et comment dire ça ? Donc tout ce que je je su par rapport à ma trosexualité, c'était à l'extérieur. Déjà l'homosexualité doit être un problème au au Brésil à l'époque.

C'est Oui, parce qu'en fait c'est ça mes parents. Comment on dit homosexuel en brésilien ? Dans dans le langage dans le langage courant.

Dans l'engage courant brésilien gay gay parce qu'en espagnol on dit malicon. C'est pour ça en brésilien c'est viad mais c'est c'est pas un bon mot déjà ça c'est une transgression avec les lois sociales et morales de la de la société brésilienne. Transor c'est une étape supplémentaire.

C'est ça parce que c'est ça c'est Est-ce qu'ils savent que ça existe vos parents qu'il y a que que le le phénomè du à l'époque à l'époque oui mais mon mon père il savait très bien parce que à la place de la République là où jeù j'habite à Bem, il y avait une place où il y avait des des transosexuels et d'ailleurs c'est là justement que j'avais très peur de parler euh de ça à mes parents parce qu'il y avait des amis à mon père qui se la vaient. Vous repriez les uns les autres déjà ou non où on se parlait pas où on pourrait partager cette moi j'ai je les voyais je l'ai trouvé très très très belle mais pour moi c'était des c'était des personnes qu'il fallait pas approcher qui était très dangereux t garçons virant à la féminité c'est ça voilà ça c'est ça c'est ça le cas contraire étant plus rare notamment au Brésil c'estàd une une femme qui veut devenir homme. Ah oui mais ça mais ça existe aussi he et donc vous ne pouvez pas l'exercer vous ne pouvez pas l'assumer au Brésil donc vous vous avez décidé de partir.

Pourquoi la France ? Ben d'abord je suis allée française et puis à 18 ans, je rentre en France et puis je suis venu pour faire vraiment du tourisme et puis là j'avais plus d'argent, j'étais dans une situation très compliquée et puis à la prostitution qui m'a apparu et puis j'ai j'ai fait ça voilà et puis je n pas honte de le faire. Donc c'est en France que vous avez franchi le rubicon si je puis dire.

Vous avez franchi le pas de de la prostitution de de passer cette solution qui apparu devant moi, je l'ai prise. C'était la seule solution. J'étais dans une situation très compliquée, très difficile.

J'avais pas mangé, j'ai dormais par terre. J'étais exp place plé de chez mon ami où j'étais. Donc cette cette solution s'est apparu et puis j'ai accroché puis voilà, je suis allé et puis là c'était euh guerre des territoires, bagarre euh plein de choses partout il y avait un propriétaire.

Quand on décide de louer son corps pour en vivre, c'est une étape psychologiquement très très dure où vous l'avez fait ben parce que c'était votre aspiration, c'était votre tempérament point final où il y a quand même Moi je l'ai fait pour m'en sortir pour sortir. Donc vous vous faites violence, on est bien d'accord à un moment donné. Euh oui, mais bon je c'était c'était sympa quand même, vous voyez.

C'était c'était c'était cool. C'était dur. Vous voulez dire quoi ?

Les rapports sont quand même conviviaux, si je peux m'exprimer ainsi. Ça se passe tranquillement. Il y a pas de il y a peu de violence.

Il y a Si vous voulez Non, j'ai j'ai pas j'ai pas été échappé par la par la violence quand même. Voilà. Donc j'ai j'ai j'étais agressé.

Par contre, il y a la concurrence des autres filles. Tout à fait. Tout à fait.

Si elles ne sont pas tranents ou si elles sont presque toutes tr au boss Boulogne. Quelquesunes c'était vraiment des trorors et mais d'autres c'était vraiment de de Et là vous vêre vos pieds sur un territoire qui est déjà réservé. que je savais pas du tout et on te dit l'expression casse-toi [ __ ] tu n'as rien fait avec.

Je savais pas du tout. Donc j'arrive dans un coin, on me dégage, je vais dans un autre endroit, on me dégage. Le trisème jour, je dis bon, je vais aller à l'intérieur du bois sur un bon parce que là, je vais travailler tranquillement le bon un bon historique dans le livre.

Le bon historique dans le livre, je t'appelle Rin bientôt. Et là, j'arrive, j'arrive devant moi une silhouette au cor derrière la lune comme ça. Je vois une silhouette très fine comme ça qui marche dans une sexualité qui vient directement sur moi qui qui me dit "Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Dégage ! Si c'est mon bon et tout." Alors, qui est ce personnage ?

Vera Fora qui est la deuxième héroïne du du livre. Voilà, qui s qui vit une période épouvantable. Voilà.

Et vous l'aidez à se à se redresser dans voilà c'est ça. Donc on on se l'aide mutuellement. Elle m'a aidé à à prendre mon courage de moi et aller affronter ce monde là.

Voilà. Elle m'a dit "Écoute, c'est soi, c'est toi qui vu en train de courir pendant 2 jours." J'ai dis "Oui, c'est moi." Je dis "C'est soir, tu vas là-bas, tu vas te battre parce que si tu te bats pas, c'est moi qui te casse la gueule." Donc c'est un épique, vous êtes en train de vous faire lycher, vous décidez de vous mettre toute nue.

Voilà. Donc euh on voit que vous êtes un garçon quand même. Donc les les automobilistes avec les feux traversent de la merite voi cette scène de cinéma.

Des femmes qui se battent entre elles. Mais en fait c'est pas que des femmes dont une écoute qui se disent qui nous commencez à donner des coups de point, vous en assommez une, une deuxè une trisè là il y a quand même le mec qui est quand qui est quand même en vous qui imaginez imaginez-vous. Mais je vous comprends très bien qu'à un moment donné on fasse appel à la masculinité et arrive à ce moment-là l'arbitre un géant la la la chef de la rue Esmeralda.

Esperalda qui est un homme bien entendu un homme j'ai rien de presque de ma de une armoire vous dites qui arrive voilà et là vous vous dites je vais me faire broyer expliquer votre car là j'ai dit c'est mort pour moi donc il me prend par les par comme ça il me soit il me jette par terre comme ça et puis là je je tombe en pleur et puis je dis voilà et je le je lui dis que je vais prendre la place de personne que je suis là juste pour prendre un peu d'argent pour pouvoir retourner chez moi et il te dit bon d'accord de mais tu fais pas d'histoire voilà bon d'accord tu peux rester là mais je rem quelqu'un je te casser la gueule je d'accord et du coup vous vous intégrez cette cet univers il est pas le parrain Mais il vous protège quand même par rapport aux autres. Il admet que vous soyez là et vous commencez votre protocole, votre carrière. Voilà.

Voilà. Mais au début c'était pas facile non plus. C'était pas euh accepter vraiment à 100 % parce que les propres filles qui me connaissaient pas m'envoyé des mecs pour me gazer, me me jeter des pierres, m' voler, plein de plein de petites choses qui se passé après.

Alors là, comment ça se passe ? Vous créez un réseau une clientèle si je puis dire qui va avec des gens qui vent régulièrement mais avec des liens quelquefois presque sympathiques ou amicaux avec des clients habitués. Extraordinaire.

Voilà. Très rapidement. Très rapidement.

Je je fais euh beaucoup d'amis dans le bois donc je suis dans un coin où les filles sont pas voilà vraiment. Donc moi j'arrive à 20 ans toute belle toute fraîche donc c'est normal. Et à partir de ce moment-là voilà ça commence un peu qui sont vos clients ?

Il y a de tout. Il y a de tout. Il y a de tout.

Toute catégorie sociale, toute activité professionnelle, tout. Des jeunes, des jeunes, des mois jeunes, des vieux, de tout. Voilà.

Qui vien des maris, des célibataires, ils ont quoi ? Ils ont ou des pulsions ou besoin d'affection peut-être éventuellement. Vous sentez, vous sentez quelque fois des hommes en détresses qui viennent vous voir ?

Il y en a, il y en a, il y en a, il y en avait aussi. Il y en avait aussi, il avait il y avait un peu de tout comme clientèle et parfois on est on a payé juste pour pour aller discuter, pour aller donner des conseils. On était psychologue, on était on était on discutait, il y avait il y avait vraiment de tout vraiment.

Yanisadi euh cette antenne est marquée par le concept du parlon vrai. Euh il s'agit pas de sortir de la loi mais est-ce que ce qui se passe au bois de Boulogne dont témoigne Stella dans cet ouvrage assez exceptionnel est-ce que finalement cette prostitution là ne détourne pas certains individus d'autres comportements qui seraient beaucoup plus tragiques ? très difficile à dire.

Moi moi moi ce truc de dire euh ça évite les viols, moi j'y crois pas. Quelqu'un qui viole c'est un vi que certains le prétendent. Moi j'y crois pas.

Je pense que quelqu'un qui viole c'est un violeur. Euh en revanche ça ça quelqu'un qui a une pulsion qui est tout le temps frustré qui passe à l'acte parce qu'à un moment donné il est dans un état psychologique. Ouais le fait de pouvoir exercer sa sexualité, sa libido comme ça normalement peut être peut être pour certains, c'est peut-être vrai, pas pour tous.

Je je sais. En tout cas, ce qui est certain, c'est que le bois de Boulogne, c'est un endroit flou et mystérieux où les gens viennent chercher une sexualité particulière puisque les hommes qui viennent là à 98 % hétérosexuels et viennent chercher des créatures au physique féminin avec des seins, une belle chevelure et un sexe d'homme. C'est un endroit malsin sociologiquement, moralement où vous réfutez ce mot mal.

C'est un endroit très sain. Vous voilà. Alors c'est là vous voilà vous prenez un risque parce que on malsin cette prostitution, c'est transgen on est que dans la transgression de toutes les valeurs de notre civilisation notre société malgré qu'on est évolué et qu'on sait qu'aujourd'hui c'est une ténéralité qu'il faut accepter vous dites c'est un endroit sain vous rejoignez un peu ce que je vous dis ça permet de faire des choses qui qui se feraient peut-être différemment ailleurs.

Non mais l'aspect paraît malsin quand on y passe, on voit des bandes de racaill, on voit des travestiers et des trans genre, on se dit et on surtout on ne sait pas ce qui se passe derrière les arbres dans le dans l'obscurité. Et moi depuis 1 an avec Stella et avec les amis que Stella m'a présenté, j'ai j'ai passé beaucoup de nuit dans l'obscurité. Et en fait, vous êtes allé sur le terrain, vous êtes allé en Ah ben j'ai là, j'ai passé 1 an 1 an entièrement au au bois tout le temps.

Oui. Et et comme un spééologue qui rentre dans la caverne et bien évid mais mais je me suis rendu compte que c'était beaucoup moins glo que que ce qu'on pensait. Il avait très peur aussi.

Il y a quand même forcément des instances cabreux forcément de il y a il peut y avoir de tout je suppose bien évidemment mais il y a il y a beaucoup de joie entre les filles. solidarité. Oui, il faut il y a de la concurrence, de la rivalité et de la solidarité quand on suit ça se passe bien.

Mais oui, un peu comme les gangs d'autre fois où chacun av son territoire et puis on se répartissait alors que les nouvelles mafias sont d'une violence épouvantable dans dansrafic. On est quand même dans une forme de loyauté et de respect de des autres. Voilà, je reçois Stella Rocha et Yanis Eiadi qui ont coécrit "Aller de la reine Marguerite, souvenir d'une brésilienne au bois de Boulog".

Le titre est truculant et raconte ben une réalité, une situation qui vous qui vous prend quelque fois au trip parce que c'est une très tragédie humaine. En même temps, il y a du courage et de la générosité, la solidarité. C'est un ouvrage qui mérite d'être lu.

Vous nous appelez au 0826 300300. Emmanuel Galasso qui est toutoui, qui est évidemment passionné par ce par ce sujet, prendra votre appel. Vous pouvez interroger Stella, lui dire ce que vous avez envie de lui dire.

Vous pouvez interroger Yanisadi qui vous répondra avec la franchise et la la truculence qu'on qu'on lui connaît. C'est une thématique peut-être qui vous qui vous concerne, que vous avez approché, que vous connaissez ou au contraire qui inspire en vous soit de soit du rejet, soit de la crainte, soit une forme de compassion. N'hésitez pas à nous appeler, on prendra vos appels au 0826 300300.

À tout de suite sur Sud Radio, vous avez la parole. Il est 13h33, vous avez la parole. Appelez-nous hein, n'ayez aucune aucune crainte.

Le sujet le sujet est passionnant, en tout cas très humain. Et le témoignage de de Stella Rocha et Yanise Yenadis dans Allé de la reine Marguerite aux éditions du Cherch Midi. Formidable éditeur he vous rappelez Yanis Yanisadi que c'est que c'est quand même votre éditeur qui vous a permis qui vous a encouragé d'aller dans cette dans cette belle aventure.

Antoine Poitras, nous sommes d'accord. Cette Non, non. L'éditeur c'est Jean Legal.

Non non. L'éditeur c'est Jean Legal. Jean Legal.

Jean Jean Legal. Et jamais jamais j'aurais cru que le livre serait vraiment publié sous cette forme parce que c'est vous l'avez vu, c'est très très cru. Il y a des histoire vraiment scabreuse et je pensais que certaines choses seraient censuré.

Pas une ligne n'a été coupée. J'en ai été le premier à étonné. Rien ne tombe sous le coup de la loi.

De la morale, j'allais dire bourgeoise chrétienne peut-être, mais de la loi républicaine, non. Alors justement Yanis et et Stella donnera son avis aussi. Comment la République française gère aujourd'hui la prostitution ?

C'est un phénomène, c'est une réalité, elle a toujours existé. Le plus vieux métier du monde comme on dit. Est-ce que il y a, j'allais dire une disposition spéciale en France pour traiter la prostitution ?

Elle est acceptée, pas acceptée, poursuivie, contingenté, localisé ? Bah actuellement déjà ce qui est pénalisé ce sont les clients. À l'époque de Stella du livre, ce sont les prostituées qui sont pénalisés pour racollage.

Aujourd'hui, ce sont les clients. Mais bon, donc pas le droit de vendre son corps et maintenant pas le droit de consommer. Voilà.

I dès que l'on suppose on a le droit de vendre son corps mais pas le droit de consommer. Dé que l'on est autant du stupéfiant, le consommateur est aussi responsable pénal aujourd'hui. Exactement.

Mais mais cette loi n'est pas vraiment appliquée. Il y a quand même il y a une tolérance et heureusement. C'est combien c'est combien la sanction ?

Aujourd'hui je sais pas. Aujourd'hui, je sais pas mais mon époque c'était 1500 francs 1500 pour le pour le raccolage le raccolage et parfois on avait trois par voilà et aujourd'hui combien est puni à aucune idée aucune idé c'est un PV je crois que c'est je crois que c'est 130 quelque chose ou 135 aujourd'hui ce que c'est c'est que la la la TDS et la travailleuse du sexe part au commissariat et TDS travailleuse du sexe extraordinaire et puis les les monsieur ils ont une petite contravention voilà donc la question que l'on pose Comment vous, quelles sont vos relations avec les quand vous voyez d'anciennes prostituées, vous vous les conseillez quand vous les rencontrez ? Certaines viennent se confier avec vous en disant voilà est-ce que je m'en sors ?

Est-ce que je m'en sors pas ? Vous avez coupé complètement vous avez gardé quelques Ah non non, moi j'ai j'ai toujours j'ai toujours j'ai fait partie d'une association aujourd'hui qui s'appelle Acepest. Avant je j'ai débuté au pas avec docteur Kami Crabal et aujourd'hui je suis dans une autre association qui s'appelle Aceptestelle test testé avec la directrice Jovan Hincon.

Donc vous faites du social et vous continuez à continue je continue c'est vrai et accompagner ses filles. Voilà c'est vrai qu'il y en a il y en a qui sont vraiment pas bien de faire ce travail là ça les peine. Mais il y a d'autres qui aiment ça qu'ils aiment vraiment ell vaent pas faire autre chose que ça.

Voilà. Et il y a quand même de la prostitution. Alors, elle est un petit peu en en recul de la prostitution, j'allais dire industrielle avec des gangs proxénettes, souvent des pays de l'Est comme le l'Albanie ou la ou la Bulgarie.

C'est encore une réalité tragique ça dans en France, même si ça recule. Oui, c'est c'est terrible. Mais c'est mais c'est vraiment c'est vraiment un autre monde.

C'est-à-dire que là là on a affaire à des à des réseaux à des filles qui c'est c'est c'est quasiment de l'esclavage. Le monde qu'on raconte nous et qui est toujours celui du bois de Boulogne aujourd'hui c'est un monde libre. C'est un monde, on y va librement soi-même.

Le le le la seule chose qui s'apparente et qui tombe sous le coup du proxénétisme qui existe au bois de Boulogne, ça va être par exemple une fille qui travaille au bois qui va proposer à d'autres filles d'Amérique latine "Viens, je te je t'avance le billet de de d'avion, je te trouve un logement et je te trouve une place et tu me rembourses avec des intérêts." Et ça ça tombe sous le j'allais dire c'est un marinage. C'est un parinage.

C'est la seule chose mais personne n'est forcé au bois de Boulog à aller travailler avec un fling sur la pareil le meilleur exemple de ça ça c'est la chose de laquelle je peux témoigner c'est que depuis qu'on a publié ce livre on a emmené plusieurs équipes de de journalistes au bois de Boulogne et au bois de Boulogne on est allé avec des journalistes on les a emmené passer la nuit on les a emmené prendre des photos filmées jamais une personne un Mac ou quoi vient dire non qu'est-ce que vous faites là c'est un endroit libre les seuls qui peuvent nous dire de dégager ce sont les prostituées qui va dire là tu me fais perdre du pognon. Voilà, tu es sur un territoire qui n'est pas le tien. Nous avons Betti qui nous appelle d'Avignon.

Bonjour Betti. Oui, bonjour à toute l'équipe. J'aurais voulu poser une question.

Est-ce que dans ces années-là euh quand il a commencé, enfin qu'elle a commencé, est-ce que elle n'a pas elle n'avait pas peur d'attraper le sida ? Ah ! Est-ce qu'il y avait des problèmes de risque de santé ?

Comment s'appelle la dame ? Elle s'appelle Betti. Bonjour B.

Avignon. J'adore Avignon ma belle. À bientôt nous serons Avignon pour les dédicaces.

Très bien. Alors alors c'est vrai que quand je suis arrivé en France, c'était le pic le plus haut du du du VIH mais euh euh nous euh les les TDS et les femmes étranges met pour un doit met un préservatif. Donc le préservatif c'était j'ai mis j'ai mis j'ai mis 3 secondes à comprendre.

Même pour un doigt, on met un préservatif. Voilà. Même pour un doigt, on mettait un préservatif.

Donc le préservatif c'était euh euh fondamental pour nous parce que les gens pensé à les prostituer la choper le sida. Non, c'est bien le contraire. Nous, on se protège toujours.

Par contre des clients qui font des conneries, des bêtises à droite à gauche, c'est eux qu'on doit se méfier. Vous voyez, moi à l'époque j'avais aussi à j'étais aussi j'étais j'étais marié donc j'avais un copain. Donc je me prenais euh je faisais beaucoup beaucoup attention de ne rien choper pour ne pas mettre mesure mesure hygiénique drastique.

C'est nous nous travaill pas d'exception rien question. Il y avait même des hommes qui nous proposaient beaucoup plus d'argent pour faire la mousse préservative des pipes sont préservatifs. Est-ce que pour autant le le VIH a frappé au bois de Boulogne à l'époque malgré tout ? parce que le VIH a quand même frappé.

Ah oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. J'ai beaucoup de copines qui sont décédées, qui sont mortes. Pourquoi ?

Parce que dans ces moments-là, elles ont préférer l'argent or que de se protéger. Donc moi, moi c'était le contraire. Moi, il y avait pas d'argent qui me faisait changer d'avis.

Et donc pendant le Covid, est-ce qu'il y a eu des masques au bois de Boulogne ? Parce que l'activité a continué. Ah, je sais pas, j'étais plus au bois à ce moment-là.

D'accord. Mais est-ce que vous en savez ? Parce que voilà, le masque, enfin, le masque, on le on le met, on le retire, enfin voilà.

Donc là aussi une épidémie qui est toujours dangereuse dans un contact de proximité. C'est clair Betti. Voyez donc il y avait de la protection, il y avait une conscience qu'il y avait un risque sanitaire très fort.

Euh à B vous me posez vous me posez la question. Non non non, je vous dis je vous donne la réponse. Il y avait donc une conscience qui avait un danger et même cette c'est ces gens-là se protégeaient de façon assère en tout cas pour ce qui était là de façon stress stricte.

Quand est-ce que vous allez à Vignon ? Ben là le 12 je sais pas, je crois que c'est en septembre peut-être là mais elle pour venir anim le 12 déjà c'est le veu et anime. Bon moi j'y serai moi j'y suis ce soir parce que nous avons une délocalisation demain de l'émission donc vo tout se passe anim.

Merci Betti pour pour votre appel. Merci beaucoup. Je vais vous poser la question aux deux.

Alors ce n'est pas votre secteur. Euh la prostitution en France est une réalité. Il faut préserver justement ces ces jeunes femmes de la mise sous tutelle par des gants qui sont pas toujours bien pensants et bien intentionnés.

Est-ce que le concept de maison clause qui vous concerne pas mais est-ce que c'est une idée qui vous semble plausible ou acceptable ? Euh moi à mon avis euh ce que je pense des maisons closes, je pense que ça va être aussi encore une une connerie franchement parce que euh comme les salles de shoot, c'est c'est euh pour moi qui je suis euh que j'ai été une femme une une traverse de sexe indépendante. Voilà.

Donc le problème de de de tout ça, c'est qui ? C'est l'argent. L'argent c'est le problème de la prostituée parce que ils croivent qu'on va donner à Macr, qu'on va voilà.

Mais il y a beaucoup de de de travers de sexe que sont indépendantes, qui ne dépendent pas de de des macros, qui euh elles aident leur famille, ell les aide eux-mêmes. Voilà. Je vais vous poser une question très crueelle là.

Si la prostitution était codifiée, légalisée à travers la l'institution de maison clause, est-ce que vous accepteriez d'en tenir une pour justement faire permettre à des jeunes femmes d'échapper à cette prostitution de proxénétisme, leur permettre d'exercer leur activité librement rétribuée et de façon régulière, j'allais dire, de façon protégée ? Est-ce que l'idée en soi est quelque chose qui vous choque ou ? Écoutez, cette idée, cette idée, elle elle peut être ça peut être pas mal, mais moi je ne me vois pas du tout.

C'est pas c'est pas votre projet. Non, il y a des personnes compétentes pour le faire justement. Mais l'idée que ça se fasse, c'est pas quelque chose qui vous choque à première à première vue, si c'est moi c'est pas trop pour la les maisons closes.

Voilà, je pas pas pas trop parce que en fait elles vont être là enfermé, ça va être encore d'autres problèmes qui vont émerger. Voilà. Et l'argent à la fin ça va pour qui ?

Par contre Yanis, si on disait demain interdiction de prostitution au bois de Boulogne, mesure drastique, euh ratisage par la police, par les CRS et gendarmes, on dégage tout, c'est fini. le bois de Boulogne redevient un lieu de promenade pour le toutou et et sa mémère ou le jogging, ça serait ça serait ça serait dommage. Bah évidemment, ce serait dommage.

Tout le monde reste nostalgique par exemple du Pigal des années jusqu'aux années 80 et Pigal n'a plus aucune âme et qui inspiré la littérature française, le cinéma et bien sûr bien sûr. Le le le bois de Boulogne a a inspiré aussi le cinéma surtout dans les années 80, c'était un mythe le bois de Boulogne et les gens venaient du monde entier pour voir le bois de Boulogne et les touristes Stella raconte dans le livre les touristes venaient pour prendre des photos avec les filles. Non moi sur les maisons clos des opérateurs qui venaient au bois de Boulogne quand même.

Non mais ah non mais il y avait des bus touristiques qui venaient. Si les bus touristiques venaient il ven faire quoi ? Le soir le soir, le soir, le bois de Bologne, c'était un coin touristique comme la Torfel, comme l'arche de triomphe, des bus mais vraiment beaucoup de bus venaient pour nous prendre des photos, on demand si on pourrait prendre des photos avec nous.

C'était vraiment c'était il faut se rendre compte que dans ces années-là, Charline le raconte dans le livre Charlen qui est une amie qui travaillait là-bas. Charline travaillait dans les années 80. Dans les années 80, Serge Ginsbourg qui n'était pas client hein des procédures Boadboulinagne venait à deux voitures, il embarquait les filles et il les emmenait au palace pour faire la fête toute la nuit et il leur payait tout juste pour faire la c'est il y avait toute une mythologie autour de ça.

La scène est raconté la scène est racontée dans le livre. Alors, est-ce qu'il y a eu un réseau, j'allais dire touristique au bois de Boulogne de gens installés dans la vie parisienne qui venaient faire un petit tour, passer un bon moment et puis amener des amis qui étaient un comme une soirée au lieu d'aller au Camaret, au lieu d'aller au Moulin Rouge ou au Lidau ? Et ben je vous emmène au bois de Boulogne.

Est-ce qu'il y a eu des situations de ce genre ? Mais il y a il y a beaucoup encore aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui passent la nuit au bois de Boulogne, beaucoup de de tous les âges qui viennent seul ou avec un copain et ils passent la nuit au boun sans vraiment consommer mais uniquement parce qu'ils aiment discuter avec les filles, ils aiment l'ambiance un peu bizarre qui se passe au Wat Blogne et aussi ils vont rendre des services aux filles. Alors ça Stella raconte dans le livre, il y a des types qui viennent rendre des services. c'estd ils vont chercher un paquet de cigarettes, ils vont chercher une petite bouteille de vodka, ils vont chercher un petit paquet de gâteaux à la à l'épicerie de Boulogne.

Il y a des gens qui aiment venir au bo il y a une vie sociale. Je reçois Stella Rocha et Yanisadi, auteur de Allé de la reine Marguerite, souvenir d'une présidienne au bois de Boulogne. Un témoignage piquant, truculant, émouvant, bouleversant.

Bien entendu, vous pouvez nous appeler au 0826 300300. Vous avez certainement une idée sur la question ou envie tout simplement d'échanger ou de poser poser une question à Yanis ou à Estella. Vous n'hésitez pas.

Emmanuel Galasso attend votre appel. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, la France dans tous ces états.

Périco Leggas. Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h48.

La parole est aux auditeurs là. Maintenant, c'est open bar. On étend les questions à toute l'actualité, soit ce qu'on a dit sur cette antenne, soit ce que vous avez entendu dans l'actualité d'aujourd'hui.

Yanis et là, vous restez à mes côtés. On sait jamais ça pour partir sur une thématique qui vous qui vous concerne et j'ai Olivier qui m'appelle de qui nous appelle de Beauquer. Bonjour Olivier.

Bonjour. Je suis content de pouvoir réagir à ces faits. Euh je vais résumer très court voir.

Oui. Euh j'avais un ouvrier qui me disait "Ces gens qui s'attaquent aux enfants, ce sont des déchets de la société." Et il m'a dit "Tu sais ce qu'on fait des déchets, on les élimine." Voilà.

Moi c'est c'est ça. Alors je vous en parle parce que il m'est arrivé là récemment la même chose hein. Une petite fille une de mes petite filles qui s'est fait violer.

Le gars il est en prison. Donc on est deux grands-pères. Il y a mes trois fils.

On attend qu'une chose de la justice. Qu'elle fasse son boulot parce que si elle le fait pas s'il sort nous la justice. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous entendez par on élimine le on élimine le déchet Olivier ?

Mais on illumine parce que quand on parle de castration chimique, ça me fait rire parce que c'est un truc si c'est pas suivi, ben ça fait rien du tout. Moi je dis il faut une vraie castration. Vous faites allusion à quoi ?

À la peine à la peine de mort éventuellement. Non. Ouais, on devrait est-ce que ça résoudra les problèmes des autres ?

Non. Non. Je pense que c'est ces gens euh ils sont malades.

C'est pas parce qu'on va on va en tuer. Non, parce que le mot éliminé est très précis. Alors en fait ce que vous aimeriez et je pense que vous beaucoup beaucoup de gens partagent votre avis s'il y a une condamnation à vie que la condamnation soit réel et que la réclusion à perpétuité soit menée jusqu'au bout.

C'est ça. C'est ça qu'on peut parce que moi je vous dis mes enfants mes enfants, moi je suis le grand-père et un autre grand-père il m'a dit mais s'il sort il vivra pas longtemps. Oui il vivra pas longtemps parce qu'il doit rester en prison.

Il vaut mieux qu'il reste en prison pour lui. Robert Badinter qui a été gardé somos de la justice, voilà centre de des libertés individuel et constitutionnelle. reconnaissait lui-même.

Il est celui qui a obtenu l'abolition de la peine de mort quand il était gardé saut en 80 à l'élection de de François Mitterran dans une séance mémorable l'Assemblée nationale. Il disait "Si j'étais confronté moi-même à un crime de quelqu'un qui m'écher, je comprendrais qu'il puisse y avoir des des pulsions de de voilà la mort de l'assassin." Pour autant, il ne faut pas parce que la peine de mort la peine de mort est contraire au principe de de l'humanité.

Mais vous ce que vous voudriez en tout cas c'est que c'est que le le pédophile criminel soit neutralisé euh en terme juridique de façon définitive. Bien sû oui parce que de toute façon il recommencera hein. C'est ils ont tous recommencé.

Bon tous ceux qui ont qui ont fait ça ils ont tous recommencé dès qu'ils ont sorti de prison. Donc c'était le le la justice pas son travail. D'ailleurs, si la justice, on pourra en parler dans dans tous les cas, elle est à la ramasse complètement.

Olivier, peut-être que entre guillemets, je veux pas parler du sacrifice de l'ha, mais la mort de Liyana a peut-être permis de franchir un seuil qui fait tant au niveau de la société que des pouvoirs publics, du législateur, que de nos gouvernants. On a compris qu'il fallait prendre des mesures courageuses et définitives. Je pense que vous serez en ce sens entendu.

Nous avons Christian qui nous appelle de pomaré dans les landes. Bonjour Christian. Pomaraz.

Bonjour à vous. Oui, c'est aussi c'est aussi la tragédie Liana qui vous amène. Christian ?

Alors, en fait, c'est la tragédie de tout ce qui se passe depuis des années. Euh, on est en train de faire tout un exemple avec ça de nouveau, n'est-ce pas ? Et on recommence que il y avait il y a 10 ans et ainsi de suite au niveau des enfants qui ont été violés et tués. qui a pris des on peut remonter très très loin et puis et puis tous les jours et maintenant et là on fait on fait alors je trouve que là on entraîne le gouvernement sa spécialité à chaque fois c'est d'y mettre un pement en parlant pour faire la castration le monsieur juste avant parle entre guillemets de la oui Olivier bon ben dans ce qui dit il a raison mais la problématique elle est pas là il faut regarder à la base on On a eu un gouvernement laxiste.

Il faut s'en prendre aux gens aujourd'hui qui ont voté les lois, qui font les lois, qui devaient en 10 ans faire des et il faut revoir absolument, il faut reculer. Il faut pas commencer à dire "Vous savez la peine de mort tout le monde est pour de l'instant où vous perdez un enfant." C'est obligatoire.

La la la castration chimique, ça fait combien de temps d'en entend parler ? de moi. Ah ben plus plusieurs plusieurs années.

Plusieurs années. J'ai 6 J'ai 71 ans à votre avis. J'en entends parler depuis quand ?

Depuis des années. Qui fait quoi ? Il faut un jour, espérons qu'un jour on aura quelqu'un dans un gouvernement où les choses seront annoncées seront faites.

Vous voyez ce que je veux dire ? J'espère que les élections de cette de 2027 vont rentrer dans une thématique où les Français vont voter pour des vérités et les gens qui bougent. Il faut faire un il faut faire un un contrepouvoir euh j'ai toujours pensé euh un contrepouvoir des citoyens.

Alors Christian, le euh le problème c'est qu'il y a un principe fondamental qui est l'état de droit qui dit ce que le droit, ce qu'une démocratie, ce qu'une République peut faire ou ne pas faire en terme pénal. Bien entendu et Bruno Retaillot avait soulevé le problème, l'état de droit n'est pas immuable. On peut le repenser pour plus de justice, pour plus de sévérité, pour plus de respect de la victime.

Et c'est en ce sens évidemment que la classe politique et que nos gouvernants vont certainement, je pense malgré tout ce que je disais Olivier, la tragédie de Lana est un tel traumatisme, c'est une telle abomination, c'est allé si loin dans l'horreur avec le dysfonctionnement, les carences et les failles de l'État et de la justice que peut-être cette fois-ci suite à la à la mort de l'iana, peut-être que des dispositions, je devais pas dire définitives mais incomparablement plus efficaces que ce qu'on a connu jusqu'à présent vont être prises par les responsables de la République. C'est un petit peu ça que vous espérez vous aussi, je suppose, Christian. Absolument.

De toute façon, il va falloir mettre les deux pieds dans le plat, remettre l'église au milieu du village parce que les Français en ont marre. Les Français ont marre de pleurer leurs enfants, n'est-ce pas ? Ça en plus que regardez cit à chaque fois de l'UQT des gens qui son c'est c'est un truc de fou quand même.

Vous avez vu Christian que les manifestations spontanées qui qui se sont qui se sont déroulé devant les palais de justice au ministère et et contre les autorités judiciaires témoignent quand même d'un sursaut spontané de colère du peuple français qui se qui alors là qui n'est pas organisé qui n qui n'est pas téléguidé et qui qui est le cri du cœur de la France en souffrance qui en a ralbol de subir ce genre de bobination. Et et ben on est bien d'accord, c'est exactement ça aujourd'hui. Merci Christian pour votre témoignage.

Yanis C'était là une tragédie bien entendu. C'est qui vous a bouleversé vous aussi. Ouais terrible terrible terrible terrible.

Et en fait comme tu dis cette cette faille de la justice ça c'est c'est terrible. Ça c'est terrible parce qu'il avait déjà été condamné malheureusement. Alors, peut-être que peut-être que cette fois-ci cette mort de trop comme disait le maire de Florence, elle a pas fait déborder le vase.

C'est la goutte qui a renversé le vase. Espérons qu'il soit entendu et que les autorités de cette République retrouveront la dignité qu'elle doit être la leure pour traiter cette abomination puisquil n'y a rien de plus précieux en ce monde que nos enfants auquel nous tenons. Et il n'est pas question qu'en République française en 2026 une petite Liana puisse mourir dans les conditions qu'elle a connu dans cette dans cette heureuse tragédie.

Merci à tous les deux. Merci d'avoir été là. Je rappelle le titre de votre ouvrage allée de la reine Marguerite souvenir d'une brésilienne au bois de Boulogne Stella Rochaisienne à 10 aux éditions du cherche midi.

Quant à nous, je vous donne rendez-vous à demain. Nous délocalisons la France et dans tous ces États, nous allons à NIM aux journées des associations M plus Bio qui est le grand organisme qui le premier a permis que des cantines scolaires avec l'initiative municipale passent à l'agriculture biologique pour que nos enfants mangent des choses propres, justes et saines, que l'on combatte la malbouffe et que nos agriculteurs aient des revenus notamment dans les offres publiques et que la restauration collective soit aussi une restauration où on donne dignement à manger à ce que l'on doit nourrir. Merci, merci d'avoir été sur Sud Radio et vous restez avec nous.

Brigitte Le prend la suite toujours pour des questions de sentiment et d'amour mais avec un peu plus de poésie cette fois-ci puisque Brigitte est une est une poéte. Merci à tous. Oh.

"Je n’ai aucune honte d’avoir fait ça" - l'histoire d'une prostituée au bois de Boulogne · Pourquijevote