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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 26 juin 2015 27 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileTravail & emploi

Nicolas Dupont-Aignan est "L'invité politique" sur Sud Radio

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas un peu la fin du salariat ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    Mais quand vous voyez que les licences de taxis s'achètent sous le manteau...

  • 6:22OuverteRéponse directe

    On va accueillir 60 000 migrants en Europe, qu'en dites-vous ?

  • 9:42OuverteRéponse directe

    François veut savoir si un accord avec le FN est réalisable.

  • 14:59OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, votre vision économique sur la sortie de l'euro.

  • 21:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes favorable à la sortie de la Grèce de l'euro ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:40AuditeurChiffre
    « Il y avait le même nombre de chômeurs en 2009 dans la zone euro et aux États-Unis. Près de 15 millions. »
  • 15:51AuditeurChiffre
    « Il y a deux fois moins de chômeurs aux États-Unis qui ont dévalué leur monnaie de 25% le dollar, M. Obama. »
  • 16:10AuditeurFait
    « C'est curieux, ce sont ceux qui ont le plus de croissance. »
  • 22:46AuditeurChiffre
    « On a versé 310 milliards d'euros à la Grèce pour payer 270 milliards aux banques privées européennes. »
  • 23:52AuditeurFait
    « Est-ce qu'un judoka, est-ce que David Douillet a la même veste qu'un poids plume ? »
  • 25:15AuditeurFait
    « Si Tsipras se plante en Grèce, vous aurez obdoré un parti néo-nazi. »

Temps de parole

  • Auditeur79 %
  • Présentateur11 %
  • ?4 %
  • Auditeur 22 %
  • Nicolas Dupont-Aignan2 %

≈ 32,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Le

0:00
Présentateur

5-9. Le 5-9. Info. Info. Sud Radio.

0:06
Locuteur

L

0:06
Présentateur

'invité politique sur Sud Radio. Bonjour Anita Hausser. Bonjour Philippe. Anita, vous recevez Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne. Tout à fait, il est en face de moi. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Anita Hausser. Vous avez vécu peut-être les incidents hier entre chauffeur de taxi et chauffeur Uber. Cette nuit, François Hollande a demandé la dissolution de Uber. Ça vous paraît

0:31
Locuteur

possible

0:32
Auditeur

? De quoi parle-t-on ? Si c'est la dissolution d'Uberpop

0:36
Locuteur

dans

0:37
Auditeur

les conditions

0:38
Locuteur

actuelles,

0:38
Auditeur

il a raison.

0:39
Présentateur

Il demande la dissolution de la société.

0:41
Auditeur

Il a raison sur un point fondamental. C'est que les nouvelles technologies peuvent être positives. Et le numérique, on ne

0:49
Locuteur

l

0:49
Auditeur

'interdira pas. En revanche, cela

0:51
Locuteur

ne

0:51
Auditeur

doit pas être le prétexte au retour de l'esclavagisme. Et il est inacceptable que le gouvernement ait été aussi laxiste depuis des mois face à une société qui viole toutes les lois. D'ailleurs, je remarque que même le tribunal en Californie demande l'interdiction d'Uberpop. C'est-à-dire dans ses conditions actuelles. Ensuite, si Uber change de comportement et respecte les lois françaises, c'est-à-dire par exemple qu'il

1:17
Locuteur

y ait

1:17
Auditeur

une déclaration des chauffeurs qui adhèrent au système, qu'ils aient une assurance...

1:22
Locuteur

À quel

1:22
Présentateur

système ? Il

1:23
Locuteur

y a plusieurs problèmes.

1:24
Auditeur

Il faut bien dissocier les choses. Il y a les VTC. Les VTC, il y

1:28
Locuteur

a

1:28
Auditeur

une loi qui a été votée, qui signe un armistice, qui je crois est un bon armistice. Cette loi, il faut la faire respecter. Et puis après,

1:37
Locuteur

il

1:37
Auditeur

y a le système d'application mobile qui permet à tout un chacun de

1:41
Locuteur

prendre

1:42
Auditeur

des passagers, de se faire payer en échange et d'envoyer 20% du prix à la multinationale.

1:47
Locuteur

Et

1:47
Auditeur

là... 24, précisément. 24, pardonnez-moi. Et là, il y

1:50
Locuteur

a

1:50
Auditeur

un problème de concurrence déloyale.

1:52
Locuteur

Mais

1:52
Présentateur

quand vous dites les lois, les chauffeurs particuliers se disent auto-entrepreneurs. Donc est-ce que ce n

1:58
Locuteur

'est

1:58
Présentateur

pas un peu la fin du salariat ?

2:00
Auditeur

C'est tout à fait juste. Il y a une distorsion de concurrence. C

2:04
Locuteur

'est

2:04
Auditeur

pourquoi moi j'ai toujours demandé qu'il y ait un contrôle beaucoup plus approfondi sur cette société. Et si vous voulez, ce qui est terrible dans notre pays, ce que nous payons aujourd'hui, c'est quoi ?

2:13
Locuteur

C

2:14
Auditeur

'est qu'il faut attendre que les gens soient à bout et casse pour que les gouvernements réagissent. C'est

2:21
Locuteur

que

2:21
Auditeur

c'est toujours la prime à ceux qui violent la loi dans un premier temps et après la prime à ceux qui cassent. C'est quand même dommage que dans notre pays, on ait des gouvernements, et c'est d'ailleurs pas seulement celui-là, les précédents étaient pareils, qui ne réagissent jamais en amont. Moi j'ai saisi à de nombreuses reprises le gouvernement sur ces sujets. On n'a jamais eu de réponse claire.

2:40
Présentateur

Alors on vous répond que la justice est saisie et on attend qu'elle sévisse.

2:43
Auditeur

La justice est tellement longue dans notre pays que les situations pourrissent. Il y

2:48
Locuteur

a

2:48
Auditeur

un moment où il faut expliquer aux Français qu'il

2:51
Locuteur

y

2:51
Auditeur

a des règles qui doivent être partagées par ailleurs. Il faudrait aussi baisser les charges sur les taxis. Il faut voir ce que vivent les taxis avec le RSI. Ça fait des années que je bataille contre le RSI, que supportent les artisans, les commerçants, qui est une honte. Qui est une honte. Donc si on ne remet pas de l'ordre dans les affaires publiques,

3:09
Locuteur

si

3:09
Auditeur

on n'a pas un État qui est juste, on aura des phénomènes de violence qui se multiplieront. C'est comme ça qu'est née la Révolution française.

3:16
Locuteur

Mais

3:16
Présentateur

quand vous voyez que les licences de taxis s'achètent sous le manteau en fait, avec des sommes folles, qu'est-ce que vous dites

3:24
Locuteur

?

3:25
Auditeur

Ça c'est le résultat aussi d'un manque de taxis, de monopole.

3:30
Locuteur

Il faut tout

3:31
Auditeur

revoir. Mais il faut comprendre les chauffeurs de taxis. Je sais qu

3:34
Locuteur

'ils

3:34
Auditeur

n'ont pas bonne presse. Je sais que beaucoup d'hommes politiques n'aiment pas dire les chauffeurs de taxis ont peut-être raison dans cette affaire.

3:40
Locuteur

C'est-à-dire que les

3:40
Auditeur

chauffeurs de taxis sont accablés de charge, s'endettent, vivent un enfer, et donc à un moment donné explosent. Je ne légitime pas les actes de violence. Je dis simplement que s'il y avait un État juste qui remette à plat les choses, on n'en serait pas là. Il y a des nouvelles technologies. Le covoiturage est un progrès. Beaucoup de gens utilisent des sociétés et des applications de covoiturage. Mais là c'est simplement un partage et ce n'est pas mauvais. Ça ne prend pas des courses au taxi ou au VTC. De

4:10
Locuteur

la

4:10
Auditeur

voiture ? Non. Je peux vous assurer, j'étais il n

4:12
Locuteur

'y a

4:12
Auditeur

pas longtemps entre Tarbes et Pau. Le matin au bord de l'autoroute, les gens laissent leur voiture parce que ça coûte trop cher l'essence et font du partage. Ils ne prendraient jamais un taxi pour aller de Tarbes à Pau. Personne ne le ferait. Donc il y a des applications, il y

4:25
Locuteur

a

4:25
Auditeur

des progrès technologiques qui sont positifs. Le tout c'est comme tout. La science, le progrès, ça s'encadre.

4:32
Locuteur

Le

4:32
Auditeur

problème c'est qu'on est dans une société crispée où les gouvernements sont faibles. Eh bien la lâcheté, ça finit toujours en révolution.

4:40
Locuteur

Vous

4:40
Présentateur

êtes sûr ?

4:41
Auditeur

Ah ben c'est l'histoire de France. Vous savez, moi je vois des artisans, des commerçants qui aujourd'hui se font raqueter par le RSI. C'est-à-dire qu'on leur demande de payer des sommes astronomiques et quand ils tombent malades... L

4:55
Présentateur

'assurance n

4:56
Locuteur

'est

4:56
Présentateur

pas là.

4:56
Auditeur

Il n'y

4:56
Locuteur

a

4:56
Auditeur

personne. Où va l'argent

4:58
Locuteur

?

4:58
Auditeur

Vous savez, on ne peut pas continuer à tondre les Français, à les raqueter. Il y

5:02
Locuteur

a

5:02
Auditeur

un moment où l'État doit exister. Alors les grandes déclarations du président Hollande, il faut interdire Uber, personne ne le croira. Parce que la réalité

5:09
Locuteur

c'est qu'il faut

5:10
Auditeur

interdire une application d'Uber qui ne respecte pas la loyauté de la concurrence. Mais moi je ne dirais pas au taxi, d'un coup on va interdire Uber, ce serait malhonnête. En revanche, il faut montrer au taxi que la loi française est respectée et qu'on ne peut pas prendre des clients sans payer des charges, sans avoir une assurance, sans avoir un casier judiciaire vierge. Parce qu'un jour on aura des choses encore plus graves. Quand un jour il y

5:36
Locuteur

aura

5:36
Auditeur

un assassinat ou des choses graves parce que Uber n'aura pas contrôlé la qualité des chauffeurs, qu

5:41
Locuteur

'est

5:41
Auditeur

-ce qu'on dira ? Donc le devoir de l'État c'est de contrôler, on peut saisir les voitures. Pourquoi il ne le fait pas

5:45
Locuteur

?

5:46
Auditeur

Il a

5:47
Locuteur

fallu casser,

5:48
Auditeur

il a fallu ces scènes de violence qui font un tort considérable à notre pays. Il faut attendre quoi ? Mais c'est dans tous les domaines pareil. Moi je suis maire d'une ville de banlieue en Ile-de-France, le RER ne marche pas, on ne

5:58
Locuteur

peut

5:58
Auditeur

pas monter dedans. Il faut qu'on arrive à quoi ? A casser tout pour se faire entendre d'un gouvernement

6:02
Locuteur

?

6:03
Auditeur

Quel est ce pays, notre pays, que j'aime, où les gouvernants sont sourds, aveugles, tant qu'il n

6:09
Locuteur

'y a

6:09
Auditeur

pas de violence ? Parce qu'en vérité ils n'écoutent que les médias. Alors s'il y

6:12
Locuteur

a

6:12
Auditeur

une image mauvaise, alors là tout le monde se précipite. Mais que les gens souffrent en silence, tout le monde s'en fout. Donc j'aimerais qu'on parle des travailleurs détachés, c'est la même chose. 500 000 travailleurs détachés dans notre pays, qui ne payent pas les charges sociales françaises.

6:22
Présentateur

Ça va nous amener tout de suite à l'actualité européenne, puisque les chefs d'État sont réunis à Bruxelles. Alors cette nuit il a été question des migrants, je sais que c'est un sujet qui vous est cher.

6:32
Locuteur

Pas

6:33
Présentateur

d'accord formel, mais en réalité on va accueillir 60 000 migrants en Europe.

6:39
Locuteur

Qu

6:39
Présentateur

'est-ce que vous dites de cela ? Matteo Renzi a piqué une grosse colère, nous dit-on, parce qu'on n'a pas voulu adopter le système des quotas et que l'Italie est débordée, vous le savez.

6:50
Auditeur

Mais heureusement qu'on n

6:51
Locuteur

'a

6:51
Auditeur

pas accepté le système des quotas. D'ailleurs ce n

6:54
Locuteur

'est

6:54
Auditeur

pas 60 000. Nous sommes sur un rythme d'un million par an qui va traverser la Méditerranée si on continue comme ça. Le problème

7:01
Locuteur

de fonds,

7:02
Auditeur

ça ne peut qu'amplifier puisqu'on les accepte.

7:05
Locuteur

On

7:05
Auditeur

les loge, on les nourrit, on ne

7:07
Locuteur

les renvoie pas chez eux. Vous voulez les jeter la mer ?

7:09
Auditeur

Je veux les renvoyer dans leur pays,

7:10
Locuteur

parce

7:11
Auditeur

que ce n

7:11
Locuteur

'est

7:11
Auditeur

pas être adulte. Là pareil, c'est lâche de faire croire à tous les Africains qui vont pouvoir venir dans notre pays. C'est lâche d'offrir les aides sociales en France, comme c'est fait alors que nos concitoyens n'ont plus rien. Il y

7:21
Locuteur

a

7:21
Auditeur

un moment où il faut arrêter. Donc moi je demande le rétablissement des frontières nationales. J'ai toujours voté contre Schengen. Je me souviens en 1998 avoir quitté le RPR où j'avais des fonctions près de Philippe Séguin parce qu'il a signé le traité d'Amsterdam. Ça a ouvert les frontières. C'est une catastrophe. Maintenant il faut revenir sur cette liberté de circulation absolue. Il faut des contrôles aux frontières. Il faut développer l'Afrique. C'est-à-dire qu'il faut stabiliser les pays du nord de l'Afrique par un autre système de commerce international. Il faut

7:50
Locuteur

une autre politique étrangère. Laissez

7:51
Présentateur

-moi vous répondre. C'est ce qu'on dit chaque fois qu'il y a une crise. Il ne se passe rien.

7:57
Auditeur

C

7:57
Locuteur

'est même pire. Vous avez raison. Vous ne pouvez pas empêcher les gens qui meurent de

8:00
Présentateur

faim d'essayer de vouloir survivre.

8:02
Auditeur

Mais tout à

8:02
Présentateur

fait. Vous ne pouvez pas empêcher les gens

8:04
Locuteur

qui sont victimes

8:04
Présentateur

de la guerre en Syrie, de la guerre civile en Syrie, de vouloir fuir leur pays.

8:08
Auditeur

Excusez-moi, bien évidemment qu'il y

8:09
Locuteur

a

8:09
Auditeur

des problèmes. Mais alors on s'arrête ? On accepte des millions de migrants dans notre pays

8:14
Locuteur

?

8:14
Auditeur

Qu

8:15
Locuteur

'est-ce qu'on fait ? Il n'est pas question

8:15
Auditeur

de millions. Si, si on continue comme ça, nous sommes à un rythme aujourd'hui d'un million par an qui traverse la Méditerranée, il y en aura deux millions, trois millions, quatre millions. Ça ne peut pas durer. La France est le pays qui accueille tous les migrants et qui leur ouvre leur frigidaire. Ce n

8:29
Locuteur

'est

8:29
Auditeur

pas possible de donner des aides sociales. On augmente les impôts de nos concitoyens. Les charges sociales étouffent les entreprises. Les emplois s'en vont.

8:37
Locuteur

Et

8:38
Auditeur

les migrants arrivent. Est-ce que vous croyez que la société française peut accepter cela ? Je ne l'accepterai jamais.

8:43
Locuteur

Mais

8:43
Présentateur

elle a toujours accepté l'immigration.

8:44
Auditeur

Mais l'immigration contrôlée. Non,

8:46
Locuteur

elle n'a pas toujours été contrôlée l'immigration en

8:48
Auditeur

France. Écoutez, moi je dis qu'aujourd'hui, quand on voit la situation dans nos banlieues, quand on voit la pauvreté qu'il y

8:56
Locuteur

a

8:56
Auditeur

dans notre pays, accepter encore des centaines de milliers de migrants comme le fait ce gouvernement, et comme l'a fait le gouvernement d'avant, c'est inacceptable et dangereux pour la cohésion nationale. Ce sont des êtres humains qui méritent d'être aidés, mais qui doivent être aidés chez eux. Parce qu'on ne pourra pas accueillir tout le monde. Et d'ailleurs ces pauvres malheureux fuient leur pays parce qu'ils croient qu'ils vont tomber dans un paradis qui n'existe pas. Et donc, quand on voit les bordures d'autoroutes dans ma banlieue, partout en France, où des pauvres malheureux sont là, au nom des droits de l'homme,

9:24
Locuteur

qu

9:25
Auditeur

'on arrête avec ces blablas, il faut renvoyer chez eux les migrants, il faut développer le bassin méditerranéen, il faut avoir des accords de libre-échange favorisant

9:34
Locuteur

ces

9:35
Auditeur

pays plutôt que la Chine, et il faut un équilibre en Méditerranée. Tout le monde le voit bien, on ne peut pas continuer comme ça.

9:42
Locuteur

On va

9:42
Présentateur

prendre tout de suite la question d'un auditeur, il s'agit de François, qui est apiculteur dans l'Aveyron, et qui veut vous parler, qui veut vous poser une question. François, vous êtes là ?

9:54
Auditeur

Oui, bonjour, bonjour monsieur, bonjour

9:56
Locuteur

Alain. M. Dupont-Aignan,

9:57
Auditeur

vous écoute.

9:58
Locuteur

Voilà,

9:59
Auditeur

je souhaitais demander à M. Dupont-Aignan, la cohésion qu'il y a actuellement au sein de l'UMP, enfin maintenant de Les Républicains, fait entrevoir certainement que le meilleur candidat de la gauche en 2017, ce sera Alain Juppé.

10:15
Locuteur

Face

10:16
Auditeur

à cette situation, est-ce que vous pensez insurmontable, impensable ou réalisable sur des valeurs communes, un éventuel accord avec le Front National, sachant qu'on n'est pas maître de ses électeurs

10:35
Locuteur

? Écoutez,

10:38
Auditeur

moi je suis gaulliste, je défends une certaine idée de la France, j'estime que le Parti Socialiste et l'UMP nous piègent avec le Front National,

10:50
Locuteur

c

10:50
Auditeur

'est-à-dire qu'il y

10:50
Locuteur

a

10:50
Auditeur

un jeu malsain entre les trois, qui fait que même si le Front National dit parfois des choses justes, il y a des différences, en tout cas avec moi, sur certains points. Je suis absolument convaincu que si

11:02
Locuteur

on

11:02
Auditeur

veut sortir de ce piège, il faut un patriotisme de rassemblement plus serein que celui du Front National, c'est ce que j'essaye de défendre. Je voudrais vous dire une chose, si on continue avec ce trio infernal, c'est François Hollande qui sera réélu.

11:16
Locuteur

C

11:16
Présentateur

'est ce

11:16
Locuteur

que vous

11:16
Présentateur

disiez François.

11:18
Auditeur

Exactement. Moi je défends avec debout la France un patriotisme différent de celui du Front National. Je pense qu'il y a aujourd'hui quatre partis

11:26
Locuteur

en

11:27
Auditeur

France qui défendent finalement les mêmes choix de la dictature européenne d'aujourd'hui, de Bruxelles. Ce sont les Républicains, anciens UMP, le Parti Socialiste, les Verts et les Centristes. Et il y a quatre partis qui défendent la même chose et qui existent, qui

11:43
Locuteur

ont une pluralité. Vous parlez de dictature ?

11:45
Auditeur

Dictature européenne, oui, nous sommes dans une dictature européenne. Soft, mais dictature européenne. Puisque les gouvernements ne sont plus maîtres de leurs décisions, ni de leurs frontières, ni de leurs lois, ni de leurs budgets, ni de leurs monnaies. Alors qu

11:54
Locuteur

'on

11:54
Auditeur

m'explique.

11:54
Locuteur

Et

11:55
Auditeur

puis de l'autre côté,

11:56
Locuteur

il

11:56
Auditeur

y a un seul représentant d'un patriotisme, avec ses excès je pense. Et moi je veux inventer, et justement je développe, et il

12:03
Locuteur

y

12:03
Auditeur

aura des listes debout la France au régional partout, pour qu'il y ait plusieurs formes de patriotisme. Et que les Français aient enfin le choix. Parce que je constate que si le Front National monte, il y a aussi l'abstention qui monte, parce que des millions de Français ne veulent ni du Front National, ni du système qui nous a menés dans le mur.

12:18
Présentateur

Nicolas Duboynon, comment est-ce que vous vous différenciez du Front National ?

12:22
Auditeur

Vous

12:22
Locuteur

le

12:22
Auditeur

savez ? En tant que gaulliste, nous n'avons pas la même

12:25
Locuteur

vision obligatoire. Oui mais je ne fais pas de dire, je suis

12:26
Présentateur

gaulliste.

12:27
Auditeur

Ah bah écoutez, ça veut dire certaines choses. Je vais vous donner des exemples. Sur le plan économique, nous ne voulons pas une collectivisation. Le programme de Marine Le Pen aujourd'hui, c'est Mitterrand 1981. Moi je crois qu'il faut un minimum de liberté pour les entreprises. Sans pour autant tomber, bien sûr, dans un ultra-libéralisme ravageur. Sur l'Europe, je ne suis pas pour sortir de tout. Je suis pour une Europe des nations et des projets, comme Airbus. Je ne suis pas pour revenir sur soi. Je suis pour qu'on rompe avec les règles d'aujourd'hui, mais qu'on construise une belle Europe des nations et des projets. Sur la société, je ne

12:58
Locuteur

suis

12:58
Auditeur

pas pour le retour de la peine de mort. Je ne suis pas contre l'avortement. J'ai une autre vision de la société. Sur la conception du pouvoir, chez nous, il n

13:06
Locuteur

'y a

13:06
Auditeur

pas une famille qui dirige notre parti. Je n'ai jamais diabolisé le Front National et je m'y refuse. Parce qu'il y a des millions d'électeurs qui n'ont eu que ça.

13:14
Locuteur

Alors,

13:14
Auditeur

aujourd'hui, avec mes amis, nous offrons aux Français une autre forme de patriotisme. Il y a des points communs avec le Front National, je ne les rejette pas. Notamment rompre avec cette Europe-là,

13:25
Locuteur

qui

13:25
Auditeur

est monstrueuse. Mais il y a une nuance, c'est que nous sommes des patriotes gaullistes différents de l'histoire du Front National. Il n'y

13:33
Locuteur

a

13:33
Auditeur

pas à avoir de... On veut toujours m'assimiler au Front National, soit avec excès, soit me séparer. On ne parle pas d'assimiler. Non, mais il y a une diversité politique. Je ne vois pas pourquoi les européistes auraient quatre parties avec leurs nuances et pourquoi les patriotes seraient condamnés, soit le Front National, soit rien. Il y

13:49
Locuteur

a

13:49
Auditeur

le Front National, et bien moi, j'offre une nouvelle forme de patriotisme qui, je pense, est beaucoup plus à même de gagner demain.

13:55
Présentateur

Et comment est-ce que vous allez vous faire entendre

13:57
Locuteur

?

13:57
Auditeur

Mais par les élections, petit à petit, vous savez, on a commencé, quand j'ai quitté l'UMP, on nous a dit,

14:02
Locuteur

tu

14:02
Auditeur

ne survivras pas. Moi, j'ai la fierté de mes convictions. On a été à 2% aux EUR à la présidentielle, 4% aux Européennes. Aujourd'hui, on a des sondages en Ile-de-France à 6-7%.

14:13
Locuteur

On

14:13
Auditeur

n'en peut plus de ceux qui nous gouvernent. Il faut inventer une nouvelle forme politique. Il faut des gens sincères, intègres, libres de toutes ces magouilles qu'on a connues par le passé, sans tomber, à mon avis, dans les extrêmes. Ni système ni extrême, c'est notre marque de fabrique, à maintenant, aux Français de choisir. Mais ils ne pourront pas dire,

14:30
Locuteur

il n

14:31
Auditeur

'y a que l'abstention. Non, l'abstention, c'est le poison de notre démocratie.

14:35
Locuteur

Le

14:35
Présentateur

5-9.

14:36
Auditeur

Le 5-9. Info. Info.

14:38
Présentateur

Sud Radio.

14:39
Locuteur

La

14:40
Présentateur

suite de l'invité politique sur Sud Radio, Anita Auxerre.

14:43
Locuteur

On

14:43
Présentateur

vous retrouve aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan, président de Boulas-France et député de l'Essonne.

14:47
Locuteur

Oui,

14:47
Présentateur

et on va tout de suite prendre une question d'un auditeur de Sud Radio. On va écouter Victor, qui habite à Limoux. Est-ce que vous nous entendez

14:55
Locuteur

?

14:55
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, bonjour.

14:57
Présentateur

Bonjour. Posez votre question à Nicolas Dupont-Aignan.

14:59
Locuteur

Oui,

15:00
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, ma question me porte sur votre vision économique. Vous dites, pour la sortie de l'euro, gaulliste, souverainiste, vous l'avez répété encore tout à l'heure, mais aujourd'hui, il est clair que la zone euro et l'Union européenne ont joué des effets de barrière sur les crises que nous avons eues, qu'elles soient économiques et sociales depuis deux ans. Est-ce que finalement, cet eurosceptifisme, ce

15:29
Locuteur

n

15:29
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas surtout pour se placer sur un étiquet politique qui est plus que bouché aujourd'hui

15:36
Locuteur

?

15:37
Auditeur

Écoutez, je ne crois pas. Vous savez, moi, j'ai toujours eu mes convictions. Je n'en change pas. Je vais vous donner un chiffre très parlant. Il y avait le même nombre de chômeurs

15:44
Locuteur

en

15:45
Auditeur

2009 dans la zone euro et aux États-Unis. Près de 15 millions. Il y a deux fois moins de chômeurs aux États-Unis qui ont dévalué leur monnaie de 25% le dollar, M. Obama. Et il y a 3 millions de plus de chômeurs, c'est-à-dire qu'il y

15:58
Locuteur

a

15:58
Auditeur

deux fois plus de chômeurs en zone euro qu'aux États-Unis aujourd'hui. Et je vais vous donner un autre exemple. Il y a 10 pays de l'Europe, de l'Union européenne, qui n'ont pas l'euro. Ces 10 pays, on n'en parle jamais, comme s

16:09
Locuteur

'ils

16:09
Auditeur

n'existaient pas. C'est curieux, ce sont ceux qui ont le plus de croissance. Pourquoi ? Parce qu'ils utilisent leur monnaie. M. Cameron a été réélu. Il y a 5% de chômage en Grande-Bretagne, deux fois moins qu'en France, 3% de croissance. Il a utilisé sa monnaie, comme le font les Chinois, les Japonais. Tous les pays du monde qui réussissent dans la mondialisation utilisent leur monnaie pour gagner des parts de marché. Et nous, nous avons, à cause de l'euro, subi un chômage monstrueux. Donc ce n

16:35
Locuteur

'est

16:35
Auditeur

pas vrai que l'euro protège les crises. En revanche, ne caricaturez pas ma position, je ne

16:39
Locuteur

suis

16:39
Auditeur

pas pour sortir de tout. Je suis pour que l'euro soit ajustable par pays. Vous avez bien le dollar canadien, le dollar australien, le dollar américain. Et ces pays vivent très bien. Donc arrêtons de caricaturer la position de ceux qui pensent qu'il

16:53
Locuteur

y a

16:53
Auditeur

une autre façon de créer de l'emploi dans notre pays.

16:55
Présentateur

Mais là, en l'occurrence, M. Dupont-Aignan, c'est surtout une question de politique. C'est parce que l'Europe conduit une politique non pas d'austérité mais de rigueur par rapport aux Etats-Unis. Et c'est pour ça qu'ils réussissent le chômage.

17:08
Auditeur

Bien évidemment, mais la rigueur d'ailleurs, il faut de la rigueur. Attention, moi je suis pour réduire la dépense publique, je suis pour qu'il y ait des baisses de charges sur les PME. Je ne suis pas du tout contre la rigueur. Il faut un minimum

17:18
Locuteur

de

17:19
Auditeur

sobriété. En revanche, ce que je constate, et ce que tout le monde constate, tous les prix Nobel, c'est que l'euro est aligné sur l'Allemagne, sur une monnaie qui est beaucoup trop chère, même s'il a baissé récemment, heureusement. Heureusement, donnant une bulle d'oxygène.

17:32
Locuteur

D

17:32
Auditeur

'ailleurs, c'est amusant. Pendant la présidentielle où je disais qu'il fallait faire baisser l'euro, tout le monde me disait ça va faire de

17:36
Locuteur

l

17:36
Auditeur

'inflation, c'est impossible, vous n'y arriverez jamais. Depuis six mois où l'euro a baissé, tout le monde dit c'est formidable, ça permet de créer de l'emploi. Donc ça montre bien que

17:44
Locuteur

je

17:44
Auditeur

n'avais pas tant tort il y a quelques années. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut faire deux choses en France. Il faut d'abord baisser les charges sur les PME pour que ceux qui créent de

17:54
Locuteur

l

17:54
Auditeur

'emploi dans notre pays soient favorisés. Un bonus fiscal. Et c'est pourquoi je propose à Debout la France, nous proposons de diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices qui sont réinvestis sur le sol français. C'est un

18:07
Locuteur

peu ce

18:08
Présentateur

que va proposer le gouvernement.

18:09
Locuteur

Non,

18:09
Auditeur

pas vraiment, c'est beaucoup plus compliqué et ce n

18:11
Locuteur

'est

18:11
Auditeur

pas lié aux relocalisations. Moi je veux un bonus

18:13
Locuteur

pour

18:14
Auditeur

ceux qui produisent en France. C

18:15
Locuteur

'est

18:15
Auditeur

ce qu'ont fait certains états américains.

18:17
Locuteur

Quand

18:17
Auditeur

vous produisez dans un état américain, je ne

18:19
Locuteur

sais

18:19
Auditeur

plus lequel,

18:19
Locuteur

je

18:19
Auditeur

crois que c'est, enfin je ne

18:21
Locuteur

veux

18:21
Auditeur

pas dire d'erreur, mais un état américain, vous avez un bonus fiscal quand vous relocalisez. Ça veut dire que celui qui pense à ses concitoyens, qui veut produire en France, il gagne. Et puis la deuxième mesure c'est d'avoir une monnaie beaucoup plus souple qui nous permet de résister à la concurrence que font la Chine. La Chine sous-évalue sa monnaie de 50% et conquiert le monde. Moi je veux bien qu'on reste avec un euro qui est trop cher, qu'on n'ait plus d'usines, qu'elles partent toutes à l'extérieur, mais ce n

18:46
Locuteur

'est

18:46
Auditeur

pas comme ça qu'on donnera du boulot aux français. On peut tout à fait avoir un peu plus de souplesse, à la fois des charges, à la fois de la monnaie, se protéger intelligemment. Quand il le faut, regardez par exemple les panneaux solaires, l'industrie chinoise c

18:58
Locuteur

'est

18:58
Auditeur

du dumping. Elle vend ses panneaux solaires en Europe

19:01
Locuteur

à

19:02
Auditeur

un coût inférieur au coût de production en Chine. Elle a éradiqué tous les producteurs en Europe.

19:07
Locuteur

On

19:08
Auditeur

ne s'est même plus fabriqué un panneau solaire ni en Allemagne ni en France. Il n

19:10
Locuteur

'y a

19:10
Auditeur

plus que deux entreprises, une en Allemagne, une en France. Est-ce que vous trouvez ça

19:13
Locuteur

normal ? Qu'est-ce qu'il faut faire

19:14
Auditeur

? Mais se protéger comme font tous les pays du monde. À un moment on met une barrière douanière. Les Etats-Unis, je reprends eux, Obama et le Congrès américain, quand les Chinois font du dumping sur les pneus,

19:25
Locuteur

ils

19:25
Auditeur

mettent une barrière douanière, une taxe, en disant les Chinois sont en train de nous conquérir. Nous qu'est-ce qu'on fait en Europe ? Rien.

19:31
Locuteur

Il

19:31
Auditeur

y

19:32
Locuteur

a

19:32
Auditeur

un moment où il faut se défendre. Vous savez, la politique économique c'est comme le foot. Il y a une bonne défense et une bonne attaque. Il faut investir dans l'avenir, il faut libéraliser parfois certains secteurs,

19:44
Locuteur

il

19:44
Auditeur

faut doper nos entreprises, mais il faut aussi à un moment se protéger. C'est ce que font tous les pays du monde. Donc qu'on arrête la naïveté des bisounours qui font croire qu'on ne peut rien faire en France. Notre pays a plein d'atouts, mais je voudrais qu'on les joue. On a des cartes à jouer pour qu'on ne se défend pas.

19:58
Locuteur

Mais

19:58
Présentateur

tout ça, ce n

19:58
Locuteur

'est

19:58
Présentateur

pas la dictature européenne, ça c'est la France.

20:00
Auditeur

Si, parce que ce sont les règles européennes qui interdisent, par exemple, la mesure que je propose sur la relocalisation des investissements. Une entreprise qui décide d'investir en France aurait un bonus fiscal. On n'a pas le droit, parce que c'est une mesure. On n'a pas le droit. On n'a même pas le droit, Anita Ozer, de mettre une étiquette avec la production en France. Made in France. On n'a pas le droit. C'est-à-dire que l'Union Européenne porterait plainte contre la France. On est arrivé dans un système de règles, excusez-moi, bureaucratiques, ahurissantes. Il faut l'Europe. Mais faisons l'Europe sur la lutte contre le cancer. Faisons l'Europe de la voiture propre.

Faisons l'Europe des nanotechnologies. Voilà. L'Europe, ça doit être l'Europe des projets, comme avec Airbus. Mais arrêtons ces règlements, tatillons dans tous les domaines.

20:40
Présentateur

Cesser de dire qu'on ne peut pas mettre Made in France sur un produit

20:43
Auditeur

? Vous savez que si la France, j'avais proposé avec François Bayrou d'ailleurs, et j'en ai parlé avec François Bayrou récemment, qui m'a reconnu, que les institutions européennes le refusaient.

20:52
Locuteur

Si on voulait mettre... L

20:53
Présentateur

'initiative d'Yves Gégaud et de...

20:55
Locuteur

Ce n'est qu'un label

20:56
Auditeur

pas obligatoire.

20:57
Locuteur

C

20:57
Auditeur

'est-à

20:57
Locuteur

-dire

20:57
Auditeur

que des entreprises peuvent se mettre le label. Mais si on obligeait tous les produits dans notre pays, comme je le demande, à ce qu

21:02
Locuteur

'il

21:02
Auditeur

y

21:02
Locuteur

ait

21:02
Auditeur

une étiquette

21:03
Locuteur

qui

21:03
Auditeur

dise la part fabriquée en France, qu'au moins le consommateur, avant d'acheter un produit, sache s'il est fabriqué à 90% en Chine ou en France. Eh bien, je peux vous dire que rien que ça, on n

21:14
Locuteur

'a

21:14
Auditeur

pas le droit. C'est ahurissant. Je demande qu'on reprenne un peu de liberté. Ce n'est pas être anti-européen, c'est simplement être maître chez soi.

21:21
Locuteur

Moi,

21:21
Présentateur

je voudrais qu

21:22
Locuteur

'on

21:22
Présentateur

reparle un instant de la crise grecque.

21:25
Locuteur

Est

21:25
Présentateur

-ce que vous êtes favorable à la sortie de la Grèce, de la sortie de l'euro pour la Grèce

21:30
Auditeur

? Bien évidemment. Moi, je vais le dire très clairement. On ne peut pas continuer à payer éternellement. J'ai fait des vidéos, vous les retrouverez sur Internet. J'ai parlé à l'Assemblée nationale. Je les ai résumées dans une vidéo d'une minute trente en 2010, en 2011, en 2012. Quatre interventions à la tribune de l'Assemblée. J'ai dit ce qui s

21:45
Locuteur

'est

21:45
Auditeur

là de se passer. Ce n

21:47
Locuteur

'est

21:47
Auditeur

pas parce que je suis devin, c'est parce que j'ai écouté ce que disaient les économistes. Si vous aidez un pays en lui donnant des milliards,

21:53
Locuteur

mais

21:53
Auditeur

qu'il a une monnaie trop chère qui ne lui permet pas de produire chez lui, vous pouvez déverser des dizaines de milliards. Vous donnez du poisson, comme disait une parabole célèbre, mais vous n'apprenez pas à pêcher. Donc les Grecs ont raison de dire qu'on les épuise, mais ils ont tort de ne

22:09
Locuteur

pas

22:09
Auditeur

vouloir sortir de l'euro, qu'ils retrouvent leur monnaie. Ils

22:11
Locuteur

n'ont

22:12
Présentateur

pas tort de ne pas faire de réformes.

22:13
Auditeur

Mais

22:14
Locuteur

il

22:14
Auditeur

faut qu'ils fassent des réformes, bien évidemment. Mais vous ne dicterez pas des réformes d'en haut de l'étranger.

22:20
Locuteur

Vous

22:21
Auditeur

devez laisser les Grecs sortir de l'euro, restructurer la dette et espérer qu

22:25
Locuteur

'ils

22:25
Auditeur

nous remboursent la plus grande partie. Mais je vous rappelle

22:28
Locuteur

qu

22:29
Auditeur

'en 2011, quand le gouvernement Sarkozy

22:31
Locuteur

a

22:32
Auditeur

transféré les dettes des banques, ces dettes appartenaient aux banques privées.

22:36
Locuteur

On

22:36
Auditeur

les a mis sur le dos des contribuables français.

22:38
Locuteur

A

22:39
Auditeur

l'époque, j'étais un des rares à dire non, parce que je savais qu'ils ne pourraient pas rembourser. Les banques s'en sont tirées

22:43
Locuteur

et

22:44
Auditeur

on n

22:45
Locuteur

'a

22:45
Auditeur

pas aidé la Grèce en fait. On a versé 310 milliards d'euros à la Grèce pour payer 270 milliards aux banques privées européennes. Donc en fait, la Grèce a reçu de l'argent, mais très peu par rapport à ce qu'on a donné aux banques privées. Les banques privées se sont tirées de la dette grecque et elles ont contribué à nourrir par leur imprudence. Ça retombe aujourd'hui sur le contribuable et nos dirigeants européens disent on va continuer à aider. Je suis désolé,

23:06
Locuteur

il

23:06
Auditeur

faut que les Grecs s'assument, il faut qu'ils sortent de la zone euro, qu'ils retrouvent une monnaie moins chère, qu'ils produisent chez eux

23:11
Locuteur

et

23:12
Auditeur

puis il faut le faire à un aménagement de dette parce qu

23:14
Locuteur

'ils

23:14
Auditeur

ne pourront pas rembourser tout. C'est triste mais

23:17
Locuteur

c'est comme ça. Il faut

23:17
Présentateur

restructurer la dette grecque.

23:18
Locuteur

Il

23:18
Auditeur

faut restructurer la dette grecque, mais il faut arrêter de payer à fonds perdus. On restructure, mais ils reprennent un nouveau départ et ils sont responsabilisés. Ils ne peuvent pas avoir le beurre et l'argent du beurre, pardonnez-moi.

23:27
Présentateur

Vous pensez que l'heure de vérité arrive ?

23:29
Auditeur

Mais bien évidemment. Mais je ne comprends pas ces chefs d'État qui se réunissent. A longueur d'année, il n'y

23:33
Locuteur

a

23:33
Auditeur

plus un Français qui les croit. Et les Grecs, ils se disent si on peut encore tirer de l'argent, on va en prendre. Mais ils souffrent. Les Grecs, ils sont surtout dans la mouise. Mais ils souffrent beaucoup. Je vais vous donner un exemple. La Turquie a dévalué sa monnaie de 40%. Pourquoi ?

23:47
Locuteur

Pour

23:47
Auditeur

pouvoir produire et exporter leurs produits dans le monde entier. Les Grecs ne l

23:51
Locuteur

'ont

23:51
Auditeur

pas fait.

23:51
Locuteur

Ils

23:51
Auditeur

ont la monnaie de l'Allemagne. Est-ce qu'un jour, on peut m'expliquer, le monsieur Victor qui m'a posé une question, est-ce qu

23:56
Locuteur

'il

23:56
Auditeur

peut m'expliquer comment l'économie grecque peut avoir la même monnaie que l'économie allemande ? Est-ce qu'un judoka, est

24:02
Locuteur

-ce

24:02
Auditeur

que David Douillet a la même veste qu'un poids plume ? Non. Donc il

24:09
Locuteur

y a

24:09
Auditeur

un moment, il faut revenir sur Terre,

24:10
Locuteur

il

24:10
Auditeur

faut arrêter de rêver la vie. On a fait l'Europe, on n'avait pas les mêmes monnaies et on s'est réconcilié avec l'Allemagne. Moi, je préfère qu'on fasse des projets en commun, qu'on travaille ensemble sur des projets concrets, plutôt que de vouloir avoir le même costume pour des personnes de taille différente et ça ne marche pas. Si ça marchait, qu'ils nous disent que ça marche, ça ne marche pas. Et c'est moi qu'on accuse de vouloir, c'est quand même le monde à l'envers. Ils gouvernent depuis 20 ans, ils se plantent régulièrement

24:34
Locuteur

et

24:35
Auditeur

ils ont toujours raison. Vous savez, Einstein avait une belle phrase, Anita Hauser,

24:39
Locuteur

il

24:39
Auditeur

disait « Ce ne sont pas ceux qui...

24:42
Locuteur

»

24:43
Auditeur

La phrase d'Einstein est amusante. « Vous ne devez pas faire confiance à ceux qui ont déjà échoué et qui ont créé les problèmes. » Ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui vont les résoudre. Ce ne sont pas les dirigeants qui ont créé les problèmes de l'Europe qui vont les résoudre quand même. À un moment, il faut regarder en face.

24:57
Présentateur

À un moment donné, il vaut mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur.

24:59
Locuteur

À

25:00
Auditeur

l'intérieur de quoi ? De l'Europe. Mais bien sûr, mais moi, je n

25:02
Locuteur

'ai

25:02
Auditeur

jamais dit qu'il fallait quitter l'Europe. Je n

25:04
Locuteur

'ai

25:04
Auditeur

jamais dit ça. J'ai dit qu'il fallait revoir des règles qui étaient en train de tuer les peuples et d'alimenter des haines d'un autre âge. Parce que je vais vous dire,

25:12
Locuteur

je

25:13
Auditeur

ne suis pas de gauche et

25:13
Locuteur

je

25:13
Auditeur

ne

25:14
Locuteur

suis

25:14
Auditeur

pas pour Tsipras.

25:15
Locuteur

Mais

25:15
Auditeur

si Tsipras se plante en Grèce, vous aurez obdoré un parti néo-nazi. Et moi, je ne veux pas voir revenir ça. Et je voudrais qu'on m'édite ce qui s'est passé dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.

25:24
Locuteur

Quand

25:24
Auditeur

la France, de l'après-guerre de 1914, a demandé des réparations inouïes à l'Allemagne, ça a fait naître Hitler. Si on continue à plonger les peuples d'Europe du Sud,

25:34
Locuteur

dans

25:34
Auditeur

la misère la plus totale, il y

25:35
Locuteur

aura

25:35
Auditeur

des réactions dramatiques. C'est exactement la même chose que vis-à-vis de l'Afrique. Si on continue la politique en Afrique, il y aura des migrations insoutenables. Donc, est-ce qu'à un moment, les hommes politiques ne peuvent pas se poser et se dire « Tiens, on s

25:47
Locuteur

'est

25:47
Auditeur

peut-être trompé là-dessus. Tiens, on peut peut-être corriger. » Je pense que les Français leur feraient davantage confiance, nous feraient davantage confiance,

25:54
Locuteur

si

25:54
Auditeur

de temps en temps on reconnaissait les erreurs.

25:57
Présentateur

Seul, vous n'y arriverez pas. Avec qui ? Non, attendez, laissez-moi vous poser

26:00
Locuteur

ma

26:01
Présentateur

question. Avec qui aimeriez-vous vous unir pour mener la politique que vous préconisez ? Jean-Pierre Chevènement vous a rendu hommage. En fait, il ne vous a pas fait un véritable appel du pied, mais il vous a rendu hommage. Est-ce qu'aujourd'hui, dans la vie politique française, il y a des rapprochements possibles avec des gens qui sont même chez les Républicains ?

26:22
Auditeur

Mais bien sûr. Je vais vous donner un exemple. Je vais vous donner des noms. Jean-Pierre Chevènement dit des choses justes depuis

26:28
Locuteur

des années. Vous l'avez rencontré ?

26:29
Auditeur

Oui, je le vois régulièrement depuis des années, parce qu

26:31
Locuteur

'on

26:31
Auditeur

s'aime bien. Arnaud Montebourg a dit des choses justes. À droite, Henri

26:36
Locuteur

Guéno. Pourquoi vous

26:37
Présentateur

ne nous mettez pas à table ensemble

26:38
Locuteur

? Mais moi,

26:38
Auditeur

j'en serais ravi. Combien de fois je les ai vus tous ? Henri Guéno. Je partage avec Henri Guéno beaucoup de choses. Nous en parlons souvent. Il y a beaucoup de députés qui sont encore à l'UMP, qui me disent

26:49
Locuteur

de

26:50
Auditeur

manière très courageuse... Mais

26:51
Locuteur

ils restent

26:51
Auditeur

? Eh bien oui, parce que je ne suis pas encore assez... Notre parti n'est pas encore assez haut. Mais on progresse. Et il y a un moment où il y aura un courage politique partagé. Je regrette qu

27:00
Locuteur

'il

27:00
Auditeur

ne vienne pas plus tôt, mais moi, je suis ravi de travailler avec tous ces gens-là, de droite et de gauche. Il y a des Républicains patriotes, même au Front National, il y en a qui pourraient venir, sur une ligne républicaine, une belle ligne de redressement du pays. Ça viendra. Il n'y a rien de foutu. Notre pays peut s'en sortir. On

27:17
Locuteur

y arrivera.

27:18
Auditeur

On termine sur cette note optimiste. Merci beaucoup.

27:20
Locuteur

Il faut

27:20
Auditeur

bien. Merci.