Emmanuel Grégoire : « Rachida Dati doit démissionner de son ministère pour faire campagne »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Député de Paris, candidat socialiste à la mairie de Paris. On va commencer par le budget Emmanuel Grégoire, les députés qui ont repris hier l'examen du budget de la sécurité sociale. Vous allez aboutir à un compromis ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Pourquoi chaque amendement compte ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Norm, est-ce que ça veut dire que le vote des députés socialistes est acté ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Sur le PLFSS, rien ne l'exclus. Vous irez jusqu'à voter pour ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Est-ce qu'à un moment vous aussi vous allez arrêter la surenchère ?
- 10:00FerméeÉludée
les franchises médicales, est-ce que vous êtes prêt à un compromis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel GrégoireFait
« la suspension de la réforme des retraites »
- 10:00Emmanuel GrégoireFait
« les franchises médicales »
- 14:00Emmanuel GrégoireChiffre
« Nous pensons qu'il est possible de dégager plusieurs milliards d'euros »
- 16:00Emmanuel GrégoireFait
« Est-ce que vos partenaires de gauche vous suivent ? »
- 24:00Emmanuel GrégoireFait
« Avec la gauche sans LFI »
- 26:00Emmanuel GrégoireFait
« Je souhaite avoir une union la plus large possible de la gauche »
- 34:00Emmanuel GrégoireFait
« la droite de Dati n'aime pas le logement social sauf lorsqu'il s'agit de loger sa propre famille »
- 36:00Emmanuel GrégoireChiffre
« un logement sur 5 n'est pas utilisé à des fins d'habitation »
- 38:00Emmanuel GrégoireChiffre
« Il y a 3500 personnes qui dorment à la rue à Paris »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Emmanuel Grégoire, merci d'avoir accepté notre invitation. Député de Paris, candidat socialiste à la mairie de Paris. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée ce matin par Fabrice Vesserreton du du groupe Ebra.
Je vais y arriver les journaux régionaux de l'est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Sorian.
Bonjour. Bonjour. On va commencer par le budget Emmanuel Grégoire, les députés qui ont donc repris hier l'examen du budget de la sécurité sociale.
Vous allez aboutir à un compromis ? Je sais pas parce que c'est un travail progressif hein, dans lequel euh chaque amendement compte. Pourquoi chaque amendement compte ?
Parce que la copie de départ euh n'allait pas. Il y a eu la première lecture qui a été très exigeante, sur laquelle évidemment nous ne nous retrouvons pas totalement mais dans lequel le groupe socialiste et apparenté a obtenu d'immenses victoires, notamment la suspension de la réforme des retraites et bien d'autres choses. Et donc c'est amendement après amendement, la partie 1 a été examinée.
Nous commencerons cet après-midi la partie 2. Et donc c'est un travail de longue haleine, il est très exigeant mais je crois qu'il est empreint de responsabilité. On peut pas considérer que la situation peut être prise à la légère.
Le pays a besoin d'un budget. Ça ne peut pas être à n'importe quel prix, mais c'est une exigence de stabilité parce que l'absence de budget frapperait d'abord les plus fragiles. Et donc, on est déterminé à mener ce travail qui donne sa chance au Parlement de prendre ses responsabilités.
Norm, est-ce que ça veut dire que le vote des députés socialistes est acté ? Bien évidemment que non, puisque c'est un processus. C'est amendement après amendement qu'on voit de la copie.
Bien sûr, je je le dis et puis d'abord nous en déciderons collectivement autour de notre président Boris Valot et notre premier secrétaire Olivier Fort. On peut pas avoir une position a priori puisque c'est un processus de débat. Et si la copie vous convient, vous voterez quoi ?
Vous irez jusqu'à voter pour ? Sur le PLFSS, rien ne l'exclus. C'est sur la partie du sur le projet loi.
Ça dépend, il y a nous avons eu en première lecture un vote favorable. C'est plus compliqué sur le projet de loi de finances, chacun le sait. Mais ce qu'on observe, c'est qu'aujourd'hui, c'est dans ce qu'il reste du socle commun qui n'a plus grand-chose de commun que ce nous sans doute la plus grande difficulté.
À force d'extravagance, à force de surenchère, on en oublie l'essentiel. L'essentiel c'est que la le temps nous invite au compromis, pas aux compromiss. Oui, ils disent pareil de vous.
C'est-à-dire, ils disent "Les socialistes, ils ont obtenu la suspension de la réforme des retraites, ils en demandent encore, encore et encore. Est-ce qu'à un moment vous aussi vous allez arrêter la surencher ?" D'abord non, il d'abord il y a pas de surencher.
Ce sont des sujets qui sont très distincts les uns les autres et dans lequel notamment notre objectif sur la la partie projet de loi de financement de la sécurité sociale était d'obtenir la suppression des mesures d'économie qui pesaient directement sur le pouvoir d'achat et ou sur la qualité des soins en direction des Français. les franchises médicales, est-ce que vous êtes prêt à un compromis ? Non, on n'est pas sur ce point-là.
C'est un point dur, ils le savent et nous l'avons annoncé depuis le début, depuis la copie initiale du gouvernement. Donc, on ne les prend pas par surprise et qu'à l'échelle globale du budget, chacun doit faire un effort. C'est pas seulement donc c'est à la moindre hause.
Des franchises médicales, c'est un vot compte. On verra, on verra. Encore une fois, je vous le dis, c'est pas une décision que je prends seul.
Et deuxièmement, c'est une une position qui est prise sur une globalité dans lequelle on le sait déjà, tout ne nous satisfa mais dans lequel nous nous battons pour qu'il y ait de plus de mesures qui soient utiles aux françaises et aux Français. Donc c'est un processus parlementaire inédit dans l'histoire de notre République, en tout cas de la 5e. On verra si la confiance qui est donnée au Parlement peut se justifier.
En tout cas, on est sorti de de Matignon lundi en disant "Nous avançons." Sur quoi vous avez avancé ? sur quelle avancée a obtenu Olivier Ford. plein plein plein de choses de notamment sur la première lecture et elle demande à être confirmée par la seconde lecture puisque le Sénat a assez méthodiquement et en cohérence avec ce qu'il pense d'ailleurs redéconstruit ce qui avait été bâti pendant des semaines et des semaines et des centaines d'heures de débats à l'Assemblée nationale.
Donc en deuxième lecture, les choses vont un peu plus vite parce que la proc le processus est un peu simplifié et donc nous devons rétablir d'une certaine manière les orientations qui ont été les nôtres sur la question de par exemple de l'augmentation des moyens de l'hôpital public, sur la question de la protection du pouvoir d'achat et du reste à charge en matière de soin. C'est-à-dire quand vous vous avez besoin d'aller chez le médecin, il était prévu que ça vous coûte beaucoup plus cher qu'avant. Et ben ça c'est des choses sur lesquelles nous nous battons et on verra à la fin de la semaine puisque c'est probablement à la fin de la semaine que nous aurons abouti au moins sur l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale si ce budget est digne d'être soutenu ou en tout cas de qu'on puisse justifier une abstention.
Ça porte un déficit à combien si toutes vos mesures sont retenues ? Bah ça dépend, ça dépend un peu. Vous rappelez que au début de la discussion budgétaire, nous avions demandé à une réduction de l'effort global d'économie pour le pays.
Nous avons obtenu des choses avec deux moyens. Soit vous obtenez des recettes d'un côté, soit vous vous diminuez les dépenses de l'autre. Donc ça a consisté à plaider pour des recettes et à plaider pour des dépenses.
Et donc on verra à la fin ce qui est possible. Nous pensons qu'il est possible de dégager plusieurs milliards d'euros et ça passe notamment par des augmentations de recettes que ce soit d'ailleurs en financement de la sécurité sociale ou en projet de loi de finances et euh nous faisons notre travail, on essaie d'être utile. Je crois qu'à Mais c'est quoi l'objectif par exemple pour le budget de la sécurité sociale ?
C'est de rester autour de 20 milliards de déficit. Rester autour de 20 milliards mais globalement nous avons annoncé qu'on voulait notamment sur le déficit global de l'État autour de 5 %. D'accord.
Voilà, c'est un objectif macroéconomique. C'est un peu compliqué, on va pas rentrer dans le détail ici, démontrant deux choses. La première, c'est que faire trop d'efforts budgétaire aurait un effet contreproductif, notamment récessif parce qu'il pèserait sur le pouvoir d'achat, donc sur la consommation.
Il faut pouvoir engager notre pays sur une trajectoire de réduction de son déficit mais qui soit soutenable et pas contre-productive qui conduirait donc en réalité à l'aggraver ce que a fait la droite depuis plusieurs années en réalité. Est-ce que vos partenaires de gauche vous suivent ? Est-ce que les écologistes, les écomunistes sont sur la même ligne que vous de recherche d'un compromis et d'éventuellement votent d'un budget de la sécurité ?
D'abord, ce n'est pas notre matrice, c'est pas notre obsession. On n'est pas écologiste, on n'est pas communiste. Il se trouve que nous avons beaucoup de combats commun et on se retrouve ensemble.
Mais le groupe socialiste, il a une ligne politique. C'est une ligne politique qu'il assume qui est celui d'une d'une responsabilité qui consiste d'une certaine manière à se comporter dans l'opposition avec la même hauteur de vue que si on était en responsabilité. Sinon, ça s'appelle de la démagogé.
Et ensuite, avec les communistes et les écologistes, il y a de nombreux combats sur lesquels sur lesquels nous nous réunissons qui permettent d'ailleurs l'adoption d'amendement en fonction des circonstances et en fonction des alliances qui se dessinent dans dans l'hémicycle. Mais encore une fois, le le le socialistes ont une ligne autonome et entretiennent un dialogue régulier, permanent avec les écologistes, avec l'économie, ce qui fait que nous nous réunissons très souvent. Mais vous essayez de les convaincre de cette bien sûr mais on essaie de convaincre tout le monde.
C'est un travail de conviction, c'est un travail de de d'abord de déterminationir. Je pense oui, je pense qu'il y a un chemin. Je je vais vous donner un exemple.
Hier quand examiné la motion de rejet du PLFSS qui est déposée par LFI, les écologistes et les communistes n'ont pas suivi ça. Pas tous. En tout cas, les écologistes se sont majoritairement abstenus et c'est une façon de donner sa chance au débat.
Et je crois qu'au moins sur ce principe là, nous nous réunissons à gauche hors et lesfi. Vous essayez de les de les convaincre ou de réaffirmer la ligne socialiste. Il y a quand même beaucoup souffert depuis l'élection de l'Emmanuel Macron.
Mais vous avez totalement raison. Nous essayons de les convaincre et de réaffirmer la ligne. La la ligne c'est d'abord pour pour avoir une ligne, il faut avoir une voix qui porte.
Il faut avoir une une voix qui se distingue et euh d'une certaine manière depuis euh plusieurs mois les socialistes ont une voix qui s'affirme, qui se distingue dans la recherche de solutions et de décisions qui soient utiles aux françaises et aux Français. Ça nouveau les colibets un peu acides de de la partie de la gauche qui n'est prête à aucun compromis parce que ils ne veulent pas gouverner ni avoir entre guillemets cette expérience d'y prétendre. Euh mais je crois que ça permet aussi de faire entendre une voix nouvelle, une voix utile aux françaises et en français à nous d'être bon et à nous d'en convaincre les électeurs.
Est-ce que vous dites "On a fait une erreur en demandant à Sébastien Lecnu de ne pas utiliser le 493 Non non, je le crois pas parce que vous pouvez pas pendant 40 ans dire il faut pas de 493 et puis un jour changer d'avis. C'est pas évidemment possible. Il se trouve que le 493 est un outil de circonstan qui peut être pratique dans ces moments où l'Assemblée nationale ne s'est pas dégagé de majorité mais c'est un instrument profondément antiarlementaire, profondément antidémocratique.
C'est Boris Vallot quand on lit son interview dimanche, on a pas l'impression qu'il ferme la porte au 493. Mais ce que dit Boris Vallot, c'est que c'est pas les socialistes le problème. Ce qu'il disent, c'est que le socle commun est en train d'exploser en 1000 morceaux.
Et c'est le problème du c'est le problème du premier ministre et du gouvernement. C'est parce que imaginons, vous trouvez un compromis vous avec le gouvernement. Il y a un un budget de la sécurité sociale qui vous convain.
Est-ce que vous en voudrez à Sébastien Lecnu utiliser le 493 ou est-ce qu'au contraire vous allez le pousser à le faire ? Non, s'il y a s compromis, il y a aucune raison d'utiliser un 493 à l'évidence. Peut-être que vous le compromis vous va mais qui qui va pas Horizon, qui va pas au LR et que du coup l'assemblée nous irons au bout de cette logique et le premier ministre probablement tombera.
C'est que c'est ainsi. C'est ainsi euh et je on voit bien vous souvenez un suc de retraite avec Oui, mais ça c'est pas notre c'est pas notre faute. Ce sera la faute de ceux qui n'en non pas ce sera la faute de de LFI et ce sera la faute de la partie du socle commun qui ne veut pas prendre ce qui prendre ce qui est à prendre.
Et on le voit euh dans les débats avec le groupe Horizon par exemple, c'est ce sont des débats qui montrent que le groupe Horizon ne me semble plus appartenir au centre commun, ce qui est un peu paradoxal quand on sait qu'ils ont des membres gouvernement et cetera. Il y a une discipline qui ne s'impose même plus aux ministres et à leur groupe d'une certaine manière et c'est incompréhensible pour les Français. Mais encore une fois, on vit une période inédite.
Les Français ne le découvrent pas, ils l'ont même choisi. On fait avec. Et je crois que ce moment un peu historique où on fait confiance au parlement est un moment dont on doit en responsabilité se saisir pour faire avancer les choses.
Fabrice, oui, une réaction de votre part sur une actualité judiciaire. La chef de la CGT, Sophie Binet a été mise en examen pour un jure public après avoir traité les patrons en janvier de rat qui quittent le navire. Qu'est-ce que ça vous inspire cette décision judiciaire ?
Enfin en tout cas procédure. Oui, c'est une procéd rappeler que la procédure de mise en examen pour diffamation est une procédure automatique. Procédure automatique, c'est pas une décision judiciaire puisque c'est un principe en matière de diffamation la mise en examen est automatique.
Donc c'est une mise en examen qui n'a absolument pas la même valeur qu'une mise en examen dans des affaires par exemple de corruption et cetera sur le fond. Et et deuxièmement, sur le front, sur le front, je ne je ne suis pas autorisé à contester ce genre de chos. Encore une fois, la mise en examen, elle est automatique.
Sophie Binet, elle a une liberté de parole qui est liée à sa fonction. Elle est à la tête d'une grande organisation syndicale et je crois qu'elle l'exprime, elle peut le faire avec des mots que je peux ne pas partager, mais je suis très soucieux de la liberté de parole de nos responsables politiques en général et nos responsables syndicaux également. On va parler des municipales.
Vous êtes le candidat socialiste au municipal à Paris. Est-ce que vous avez vous allez faire l'union avec la gauche dès le premier tour ? Alors avec la gauche sans Lfique ni eux ni nous ne le souhaitons.
Et je voudre d'une clarté absolue. Et là-dessus, je rappelle que Sopia Chikirou a dit que l'objectif c'est qu'il n'y ait pas un maire socialiste à Paris. Donc voilà, euh ça clos un un débat qui était clos chez moi depuis longtemps.
Euh mais oui, je souhaite avoir une union la plus large possible de la gauche. On y travaille, c'est un chemin long, exigeant parce qu'à Paris, c'est une éction très compliquée. Il y a beaucoup de candidats, c'est beaucoup de choses à calo avec les écologies.
Vous risque pas que c'est pas que ça bloque, c'est que c'est long parce que il y a beaucoup de détails et donc il y a rien qui bloque. Ça c'est un process les communistes, c'est fait. Écoutez, les commun les discussions sont bien avancées.
Vous vous doutez bien que je vais pas dire sur un plateau de télé les le détail de nos discussions. Ce serait ni respectueux de mes partenaires, ni un accord. Est-ce qu'il y aura une liste commune socialiste écologiste commune ?
Confiant, je suis très confiant pour deux raisons. La première c'est qu'il y a une cohérence à cela. une cohérence, c'est 25 ans de partage des responsabilités et y compris qui renvoie au fait que quand la LFI nous critique, c'est en réalité toute la majorité qui le critique.
Et deuxièmement parce que je crois que nous avons construit une vision politique de la transformation de la ville avec nos nuances évidemment avec même j'allais dire chacun nos qualités et nos apports différents qui donnent de la cohérence à cette union. Et donc ça suppose comme toute union que chacun fasse des efforts. C'est valable en politique comme dans la vie privée.
Et je pense que nous allons nous allons y arriver. Je suis très confiant avec une liste que vous mènerez vous. Oui, je pense ça c'est acté.
C'est vous qui serez la tête de c'est pas c'est pas un argument d'autorité, c'est un argument d'efficacité. Tout montre que je suis celui qui aujourd'hui a le socle le plus solide pour emmener cette majorité. Mais je ne veux pas, encore une fois euh c'est pas un argument d'autorité, c'est je veux en convaincre les partenaires que c'est la chose la plus utile pour que Paris reste à gauche.
Chacun comprend que je suis le seul candidat qui peut empêcher Paris de basculer à droite avec Rachid Adati à sa tête ou Pierry Bournazel d'ailleurs d'une certaine manière. Donc il faut essayer d'être d'être rassembleur et c'est mon rôle d'ailleurs d'y concourir. On doit faire je dois faire des efforts pour deux.
Voilà. Est-ce que le refus d'une union avec ça vaut aussi pour le second tour ? La réponse est oui.
Catégoriquement, je ne peux pas envisager de travailler avec quelqu'un qui lance sa campagne en disant il ne faut pas de maire socialiste à Paris. Et je le dis, c'est pas valable qu'à Paris. C'est une un sujet de confrontation quasiment dans toutes les villes de France ou au moins dans toutes les grandes villes de France.
C'est deux stratégies de gauche. C'est une stratégie c'est de gauche irréconciliable. C'est pas de de gauche irréconciliable puisque il y a des moments de vérité dans l'histoire et c'est les électeurs qui choisissent.
C'est pas des affaires d'appareil ça. Les électeurs se retrouvent et ils peuvent en fonction des circonstances choisir les choses. Pour vous dire les choses clairement à Paris si je souhaite être maire de Paris et tous les gens qui m'entourent avec moi, nous devons séduire des gens qui à un moment donné ont voté pour Jean-Luc Mélenchon ou pour Emmanuel Macron.
Voilà. Et donc on s'adresse à tous les électeurs. Mais je veux m'abstraire, je veux mettre au-dessus des querelles de parties, des affaires de parti.
Moi, je n'ai qu'une adversaire, c'est la droite, c'est Rachid Adati. Le reste à moi, à nous d'être suffisamment convaincant pour convaincre les électeurs que si on veut que Paris reste à gauche, il faut voter pour notre liste, notre livre. Éviter qu' la f soit au second tour.
C'est votre objectif. Oui, c'est bien sûr. Bien sûr.
C'est l'objectif de tout le monde est, je le crois, d'être le plus haut possible. David Béliard, il y a 3 semaines dans une interview à la tribune dimanche, il disait : "S'il y a pas une seule candidature de gauche au second tour, nous ne gagnerons pas." Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
Techniquement non, c'est pas obligatoire parce qu'il y a plein d'hypothèses. Fois, je je ne perdons pas de temps à faire des conjectures sur la configuration du second tour et cetera. Concentre-nous sur la présence sur le terrain, sur les expressions médiatiques, sur la pédagogie sur notre projet.
Aujourd'hui, moi j'ai engagé une très grande phase de dialogue avec les Parisiens. On organise des dizaines et des dizaines de réunions pour parler avec les Parisiens. Concentrons-nous sur l'essentiel, c'est-à-dire convaincre les électeurs.
On verra bien au sort du premier tour quelle est la configuration. Et encore une fois, j'espère être en situation d'être maire, mais c'est les électeurs qui choisissent et ça s'appelle la démocratie et c'est sain. Il faut vivre avec ça très sereinement.
Annie Dalgot, la mère sortante n'a pas été tendre avec vous ces dernières semaines. Est-ce qu'aujourd'hui elle vous soutient clairement ? Non.
Non, ça n'a pas été tendre. C'est une évidence. Euh je n'attends plus à Tendresse d'ailleurs parce que voilà, c'est ainsi.
Euh son soutien et son soutien son soutien. Je suis passé à autre chose. Je vais vous dire il vous serait pas utile ?
Est-ce qu'il vous serait même défavorable ? Je n'en sais rien. Je n'en sais rien.
Et c'est pas encore une fois je pleure pas sur le la renversé. Nous avons eu un long parcours commun avec Annie Dalgo. Ce sont des années dont je suis très fier.
J'ai adoré travailler avec Annie Dalgo. Elle a un jour décidé autrement. J'ai assumé nos différences.
Je les porte, je les revendique y compris euh dans la campagne qui s'annonce. Je suis à la fois très fier de notre bilan et très lucide sur les choses sur lesquelles nous devons améliorer en tout cas sur lesquelles les Parisiens et les Parisiennes nous attendent sur des améliorations. Je le fais avec la liberté que j'ai et que j'entends mettre en œuvre avec détermination et responsabilité.
Vous l'avez dit, votre adversaire c'est Rachid Dati. Est-ce qu'elle peut continuer et commencer même à faire campagne en étant toujours ministre ? s'oppose à un problème absolument majeur euh sur le plan du droit, sur le plan du droit électoral.
Euh d'abord, d'abord, je vous le dis, je recense tout ça méticuleusement. Elle utilise à out transistère euh pour l'instrumentaliser euh au service de la campagne. Je crois que personne qui l'observe n'en est dupe.
Je crois pas que les Parisiennes et les Parisiens en sont dup. Vous le recensez pour faire quoi ? pour porter ses frais de campagne devant la justice en disant qu'elle a fait campagne au frais.
C'est dire que c'est interdit et ça renvoie quand même à quelque chose qui est assez profond dans l'image qu'elle dégage, c'est que elle se croit tout permis. Elle fait des choses qui sont inconcevables sur le plan du droit. Je ne parle pas de ses affaires et de son renvoi en correctionnel.
Ça c'est le travail de la justice, c'est pas le mien. Mais dans la pratique démocratique, il y a un usage. Je vous donner un exemple.
En 2020, quand Benjamin Griva puis Agnès Busin s'était engagé dans la campagne municipale, ils avaient dans l'instant démissionné du gouvernement comme c'est non pas seulement l'usage mais en réalité la loi et la rigueur des dépenses électorales qui peut qui peut l'imposer. Rachid Adati se croit entre guillemets totalement libre et dans une impudité totale. Elle a tort.
La justice va le lui rappeler et moi je me chargerai de le lui rappeler euh quand le moment euh s'y prêtera. Donc aujourd'hui, vous considérez qu'elle fait campagne auprès du ministère ? Bien sûr, bien sûr.
Je le considère, je le documente et ça me pose ça pose un problème à l'évidence, mais je pense que ça devrait poser un problème. Mais bien sûr qu'elle devrait démissionner. Il y a jamais un ministre n'a fait campagne pour une élection aussi majeure en restant en dans son ministère.
Plus vous vous l'imaginez, le ministère de la culture a une résonance à Paris particulière. Particulière. Elle multiplie les déplacements communistes qui n'ont aucun autre objectif sans doute que de nourrir les effets de sa campagne électorale.
Mais ça, je crois pas que les Parisiens et les Parisiens voilà s'y laisseront prendre. Rachida Dati, elle se dit extrêmement choquée par des propos que vous avez tenu concernant le logement social en disant la droite de Dati n'aime pas le logement social sauf lorsqu'il s'agit de loger sa propre famille. Est-ce que vous regrettez ces propos ?
Non, je les regrette pas. Je les assume totalement. Et par ailleurs, excusez-moi, c'est pas moi qui ai dit ça le premier.
Ce sont des maires de droite qui ont dit ça. C'est la maire du 8e arrondissement. C'est Philippe Bougeon, le maire du 15e qui confirme que Rachid Adati a menti.
Elle a menti puisqu'elle avait dit que sa sœur avait eu un logement social via son employeur. Ce n'est pas vrai. Le maire du 15e lui-même confirme que c'est la commission d'attribution.
Moi, j'ai aucun commentaire à faire sur la sœur de madame Dati. Elle a comme tout le monde le droit à un logement social. Je soulligne simplement deux choses, c'est que statistiquement, c'est quand même plutôt bien joué de faire attribuer que de voir sa sœur euh se avoir un logement social.
Et la deuxième chose que je veux dénoncer, c'est la duplicité de Rachid Advati, compris dans la réponse un peu un peu folle qu'elle me formule, c'est que les arguments pour lesquels sa sœur aurait eu légitimement, je le dis légitimement et je ne le conteste pas, un logement social, il y a encore plus de 200000 personnes qui sur les mêmes critères mériteraient. Alors, qu'est-ce qu'annonce en parallèle Rachida Dati ? qu'elle fera zéro logements sociaux de plus et nous nous rappelons qu'elle s'est opposée systématiquement à tous les logements sociaux.
C'est ça qu'on veut dénoncer. C'est souvent une duplicité entre les principes qu'on entend appliquer aux autres et les les principes qu'on s'applique à soi-même. Vous vous faites du logement votre priorité de campagne notamment la question des logements inoccupés.
Vous estimez qu'un logement sur 5 n'est pas utilisé à des fins d'habitation. Comment vous luttez ? Vous allez lutter si vous êtes élu contre ce que vous appelez vous-même un gaspillage immobilier ?
C'est un gaspillage immobilier qui est insupportable. La situation du logement est critique dans notre pays. Elle est critique dans les grandes villes et notamment dans le Grand Paris et à Paris.
Nous devons réquisitionner. Il y a des millions de mètres carrés qui sont vides. Ce sont soit des logements, soit des locaux vacants.
C'est intolérable d'imaginer qu'il y a 3500 personnes qui dorment à la rue à Paris. Ce sont les recensements assez constants depuis plusieurs années alors qu'il y a des millions de mètres carrés vides. Et donc deux choses, un c'est réquisitionner les logements et la deuxième chose c'est lutter contre Airbnb et les meublés touristiques.
Je veux interdire les meublés touristiques permanents ne pourront être meublés touristiques que quand les Parisiens partent en vacances qui qui veulent louer leur appartement. Quand on veut louer une chambre, il faut revenir entre guillemets à la priorité absolue de tous les logements à leur vocation initiale, c'est-à-dire d'héberger des résidents permanents. On ne peut pas avoir un tel niveau de pression sur le pouvoir d'achat, un tel niveau de pression sur le sans-abrisme et l'hébergement d'urgence sans prendre la mesure de la gravité.
Je m'y attaquerai avec un volontarisme qui sera absolu. Un dernier mot, Fabrice ? Oui, là aussi sur l'ctu euh avec euh cette décision sur cette demande d'annulation de la préfecture de police du concert sur les Champsélysées du 31 décembre.
Comment vous analysez cette cette décision ? Je ne la comprends pas du tout. Euh je ne la comprends pas du tout.
J'imagine que elle est motivée par des sujets de ressources humaines de la part du préfet de police. Enfin, on pourrait annuler tous les événements et renoncer à tous les plaisirs de la vie. C'est une décision grave. imaginerait-on annuler le défilé du 14 juillet et cetera ?
C'est ce serait un symbole, je le crois, extrêmement préjudiciable à l'image de notre pays, pas à l'image de la capitale seulement. C'est un événement populaire que je connais bien pour l'avoir suivi depuis des années dans lequel il y a aucun problème important si ce n'est ce inévitable qui arrive à chaque rassemblement. Mais c'est un événement qui se passe extrêmement bien, qui est extrêmement sécurisé et donc je ne comprends pas, je ne comprends pas cette demande.
Si je suis maire, je compte m'y opposer fermement. On ne veut pas rencer entre guillemets à tout ce qui fait ce qui tout ce que font ces grands moments de joie collective. Pourquoi pas annuler le Tour de France et cetera ?
Enfin, c'est sans limite ces raisonnements. Et donc, je discuterai avec le préfet de police et le ministre de l'intérieur puisque c'est sans doute à ce niveau-là que la décision euh se prendrait. Mais je pense qu'il faut que nous fassions collectivement attention à ne pas céder à la morosité et garder ces moments festifs et de joie qui sont par ailleurs importants sur le plan économique parce que ces événements-l sont aussi ceux qui relaaient l'attractivité de la ville, sa beauté et vous savez combien les habitants et les tour du monde entier ils sont attachés.
Nous aimons Paris, j'aime Paris et on va continuer à l'aimer. Merci Emmanuel Grégoire. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Fabrice la une du Dauphiné Macron en Chine mission impossible c'est à la une de votre journal. C'est une question quand même. [rires] Merci Fabrisson. [musique]
Emmanuel Grégoire