Harmattan AI ouvre une usine pour augmenter sa "production des drones intercepteurs", selon sa directrice des opérations
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Bonjour Lucie Le Poitvert.
- 0:51OuverteRéponse directe
Vous êtes directrice des opérations de la toute jeune société Armatan AI, fondée en 2024 et elle vaut déjà sur le papier plus d'un milliard d'euros. Une première licorne française dans l'univers de la défense.
- 0:58OuverteRéponse directe
Vous fabriquez essentiellement des drones dopés à l'IA.
- 1:02OuverteRéponse directe
C'est la technologie que tout le monde recherche en ce moment ?
- 1:33OuverteRéponse directe
Est-ce que la guerre de demain ou d'après-demain, elle se fera sans militaire ou est-ce qu'il y aura toujours des humains dans le processus ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il existe aujourd'hui ou est-ce qu'un jour, il peut exister un drone qui va intercepter un drone explosif, mais qui pourra partir tout seul quand son radar aura détecté la cible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07Invité politiqueFait
« La caractéristique des produits qu'on développe, ce sont effectivement des robots peu chers qu'on peut produire en masse et également qui ont de l'IA et qui permet une forme d'autonomie. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Ça se manifeste de plusieurs manières. Ça permet par exemple à un drone de pouvoir évoluer lorsque l'environnement est contesté. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Quand par exemple le GPS ne fonctionne plus, on utilise par exemple de l'IA pour permettre aux robots, aux drones d'évoluer dans cet environnement. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on n'en est pas du tout là. Et en réalité, aujourd'hui, on conçoit des systèmes qui aident les êtres humains, qui allègent la charge mentale. »
- 2:05Invité politiquePromesse
« Tout à fait. Donc ça, c'est un produit que nous, on développe, qui s'appelle Gobi. C'est un drone d'interception. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Et aujourd'hui, le besoin est très important, que ce soit au Moyen-Orient ou en Ukraine, puisqu'on constate une saturation des drones ennemis, des SHAD. »
- 2:20Invité politiquePromesse
« Et la seule façon pour être réactif aujourd'hui, c'est d'avoir effectivement beaucoup de drones postés sur des endroits stratégiques, autour d'infrastructures, autour de frontières, qui sont branchés, entre guillemets, sur les radars et qui peuvent quasiment automatiquement détecter et intercepter ces drones ennemis. »
- 2:42PrésentateurFait
« Il dit que l'armée française va déployer prochainement des drones tueurs de drones au Moyen-Orient. Il parle de vos drones à vous et d'autres. »
- 2:54PrésentateurChiffre
« Il dit que le coût de ces drones, ce sera bien inférieur à celui des missiles, parce qu'utiliser des missiles pour intercepter des drones, ça te coûte excessivement cher. Mais il ajoute, dans l'état actuel de la technologie, le pourcentage de réussite est quand même beaucoup plus faible avec les drones. »
- 3:12Invité politiqueFait
« Non, je pense que le sujet aujourd'hui, c'est à la fois l'augmentation de la quantité de drones, puisqu'aujourd'hui, l'enjeu, c'est la masse. »
- 3:21Invité politiqueFait
« On a un effet de saturation. La saturation vient à la fois de vrais drones Shahed, mais également de drones Leur. Les ennemis envoient des faux drones pour déclencher les réactions antiaériennes. »
- 3:30Invité politiquePromesse
« Donc nous, on est très confiants et on est en train d'augmenter la production en quantité des drones intercepteurs. »
- 3:51Invité politiquePromesse
« Et là, on est en phase d'augmentation progressive de la production, notamment sur ces drones intercepteurs. »
- 4:14PrésentateurChiffre
« Évidemment, ce n'est pas à l'euro près, mais un drone Shade coûte en moyenne 20 000 euros. Le missile pour l'intercepter, 1 million. Un char endommagé par un drone, plusieurs millions. »
- 4:25Invité politiqueChiffre
« Alors, on est dans le bon ordre de grandeur. Nos drones coûtent quelques dizaines de milliers d'euros, à la fois composés effectivement des aspects physiques, mais également grâce aux algorithmes et aux logiciels qu'on utilise. »
- 4:42Invité politiqueChiffre
« Pour illustrer ce que vous dites, certaines attaques sur certains radars ont endommagé des objets de plus de 10 milliards de dollars. »
Temps de parole
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Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 6h22, c'est l'outil technologique devenu incontournable dans les conflits actuels. Le drone, qu'il soit d'observation, de défense ou d'attaque, il a robotisé les champs de bataille et transformé la façon de faire la guerre. On le voit notamment en Ukraine et au Moyen-Orient. Nous allons en mesurer les enjeux militaires, économiques et de souveraineté dans tous nos rendez-vous d'actualité sur France Inter. Ce matin, dans le 13-14, le 18-20, journée thématique autour de ce marché qui pèse déjà plusieurs dizaines de milliards d'euros à travers le monde. Et je reçois ce matin la représentante d'une entreprise française à la pointe de l'innovation sur les drones. Bonjour Lucie Le Poitvert.
Bonjour. Vous êtes directrice des opérations de la toute jeune société Armatan AI, fondée en 2024 et elle vaut déjà sur le papier plus d'un milliard d'euros. Une première licorne française dans l'univers de la défense. Vous fabriquez essentiellement des drones dopés à l'IA. Dans le journal de 6h, on avait un reportage sur une autre entreprise qui fait à peu près la même chose. C'est la technologie que tout le monde recherche en ce moment ?
Oui, tout à fait. La caractéristique des produits qu'on développe, ce sont effectivement des robots peu chers qu'on peut produire en masse et également qui ont de l'IA et qui permet une forme d'autonomie. Ça se manifeste de plusieurs manières. Ça permet par exemple à un drone de pouvoir évoluer lorsque l'environnement est contesté. Quand par exemple le GPS ne fonctionne plus, on utilise par exemple de l'IA pour permettre aux robots, aux drones d'évoluer dans cet environnement.
Est-ce que la guerre de demain ou d'après-demain, elle se fera sans militaire ou est-ce qu'il y aura toujours des humains dans le processus ?
Alors, la guerre sans militaire, c'est une utopie ou une dystopie. Aujourd'hui, on n'en est pas du tout là. Et en réalité, aujourd'hui, on conçoit des systèmes qui aident les êtres humains, qui allègent la charge mentale. Et dans tous les cas, les êtres humains restent dans la boucle.
Est-ce qu'il existe aujourd'hui ou est-ce qu'un jour, il peut exister un drone qui va intercepter un drone explosif, mais qui pourra partir tout seul quand son radar aura détecté la cible ?
Tout à fait. Donc ça, c'est un produit que nous, on développe, qui s'appelle Gobi. C'est un drone d'interception. Et aujourd'hui, le besoin est très important, que ce soit au Moyen-Orient ou en Ukraine, puisqu'on constate une saturation des drones ennemis, des SHAD. Et la seule façon pour être réactif aujourd'hui, c'est d'avoir effectivement beaucoup de drones postés sur des endroits stratégiques, autour d'infrastructures, autour de frontières, qui sont branchés, entre guillemets, sur les radars et qui peuvent quasiment automatiquement détecter et intercepter ces drones ennemis.
D'ailleurs, le numéro 2 de l'armée de l'air française, Dominique Tardif, parle de vous ce matin dans Libération. Je ne sais pas si vous avez vu. Il dit que l'armée française va déployer prochainement des drones, tueurs de drones au Moyen-Orient. Il parle de vos drones à vous et d'autres. Il dit que le coût de ces drones, ce sera bien inférieur à celui des missiles, parce qu'utiliser des missiles pour intercepter des drones, ça te coûte excessivement cher. Mais il ajoute, dans l'état actuel de la technologie, le pourcentage de réussite est quand même beaucoup plus faible avec les drones. Ils ne sont pas encore fiables, vos appareils ?
Non, je pense que le sujet aujourd'hui, c'est à la fois l'augmentation de la quantité de drones, puisqu'aujourd'hui, l'enjeu, c'est la masse. On a un effet de saturation. La saturation vient à la fois de vrais drones Shahed, mais également de drones Leur. Les ennemis envoient des faux drones pour déclencher les réactions antiaériennes. Donc nous, on est très confiants et on est en train d'augmenter la production en quantité des drones intercepteurs. Mais sur le taux de réussite, c'est du 100% ? Sur le taux de réussite, ça s'améliore de jour en jour. Et effectivement, l'enjeu pour nous, c'est d'être le plus proche de 100%.
Et la capacité de production, alors, vous en produisez combien par jour, par mois ? Oui. Donc on vient d'investir en avance de phase, puisqu'on a anticipé le sujet dans une usine capable de produire 10 000 unités par mois. Et là, on est en phase d'augmentation progressive de la production, notamment sur ces drones intercepteurs.
Donc vous avez ouvert une usine récemment ?
Tout à fait.
L'enjeu aussi, je le disais, de ces drones, c'est évidemment économique. Ça coûte moins cher de faire la guerre avec des drones. Je vais donner des ordres de grandeur. Évidemment, ce n'est pas à l'euro près, mais un drone Shade coûte en moyenne 20 000 euros. Le missile pour l'intercepter, 1 million. Un char endommagé par un drone, plusieurs millions. Ils coûtent combien, vos drones, à vous ?
Alors, on est dans le bon ordre de grandeur. Nos drones coûtent quelques dizaines de milliers d'euros, à la fois composés effectivement des aspects physiques, mais également grâce aux algorithmes et aux logiciels qu'on utilise. Pour illustrer ce que vous dites, certaines attaques sur certains radars ont endommagé des objets de plus de 10 milliards de dollars. Donc on est sur le bon ordre de grandeur. Vous parliez de vos technologies et de vos algorithmes.
Pour des enjeux de souveraineté, là aussi c'est hyper important, vous utilisez quelle IA ? Parce qu'il y a des concepteurs d'IA, je pense notamment à Anthropie, qui refusent que leurs technologies soient utilisées par l'armée américaine pour des armes autonomes. Vous, vous utilisez quelle IA ?
Oui. Alors nous, on utilise des modèles. On n'utilise pas des modèles larges comme Claude. Ce n'est pas la même chose. On utilise par exemple des modèles sur des images. On fait de la computer vision. Et on utilise des données, soit publiques, soit de la simulation, soit des données fournies par les gouvernements.
Mais vous ne dépendez d'aucune autre entreprise, d'aucune autre technologie ? Non. Et pour fabriquer vos drones, est-ce que tous les composants viennent de France ? Vous n'importerez rien ?
La chaîne d'approvisionnement est autonome ? C'est une excellente question. Aujourd'hui, un gros enjeu en France et en Occident en général, c'est de gagner en souveraineté sur la chaîne de valeur. Actuellement, ce qu'on constate, c'est que certains composants, notamment les batteries ou certains moteurs, sont à 99% d'origine asiatique, notamment chinoise, puisque la Chine a le quasi-monopole sur les terres rares. Et dans ces deux types de composants, il y a des terres rares. Et donc nous, on travaille pour rapatrier en Europe et en France ces chaînes de valeur pour permettre à la France d'avoir des composants souverains.
Une dernière question, est-ce que vous choisissez vos clients à qui vous vendrez vos drones ? Est-ce que vous pourriez dire non à certains pays ou groupes paramilitaires ?
Tout à fait, et on l'a déjà fait auparavant.
Merci beaucoup Lucille Poivert, directrice des opérations de la toute jeune société Armatan AI. Vous étiez l'invité du 5-7.