Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 30 avril 2023 18 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asileSolidarités & famille

Coupe de France, 1er-Mai, impôts et débat avec Gabriel Attal... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jean-Lin Lacapelle

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y voyez un succès pour le chef de l'État qui avait choisi d'y aller quand même, malgré la crainte d'une contestation sonore et visible dans les tribunes du Stade de France ?

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Il aurait dû y aller sur la pelouse ? Ça n'aurait pas été vécu comme une provocation, par exemple.

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que les préfectures sont trop promptes à interdire les rassemblements ?

  • 2:16RelanceRéponse partielle

    Mais les cartons rouges et les casseroles, vous dites que c'est la même chose ou il faut faire un distinct coup entre les deux ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Mais vous les souvenez des Français qui, par exemple, accueillent des ministres ou le président avec des casseroles ou avec des manifestations de colère ?

  • 2:54RelanceÉludée

    Est-ce qu'on doit en comprendre que vous aussi, vous souhaitez tourner la page ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Il avait supprimé les cartons rouges à l'entrée du Stade. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Ça fait 85 ans que la tradition veut que le président de la République aille saluer les équipes sur la pelouse. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Je ne soutiens pas les black blocs, par exemple, qui viennent dégrader, qui viennent casser du flic, qui viennent dégrader et brûler du mobilier urbain. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « puisqu'on leur a confisqué le débat public à l'Assemblée nationale, puisqu'on a passé au forceps le projet, notamment, de la réforme des retraites »
  • 3:54Invité politiqueChiffre
    « 85% des Français sont opposés à ce projet de retraite »
  • 5:37Invité politiqueChiffre
    « 45,3% de prélèvements fiscaux. »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « Un record, d'ailleurs, en 2022. »
  • 9:21Invité politiqueChiffre
    « Il a amplifié la dette puisque 2022 c'est 650 milliards de dettes supplémentaires pour la France. »
  • 9:32Invité politiqueChiffre
    « Un tiers seulement a été apporté aux entreprises pendant le Covid. »
  • 10:32Invité politiqueChiffre
    « Les mineurs non accompagnés, les mineurs isolés, 2 milliards par an »
  • 10:38Invité politiqueChiffre
    « L'assurance maladie pour les clandestins, 1 milliard par an »
  • 10:48Invité politiqueChiffre
    « 35 à 50 milliards de fraude fiscale, de fraude sociale, des fausses cartes vitales. »
  • 14:02Invité politiqueFait
    « L'IFI, par exemple, l'impôt sur la fortune immobilière. »
  • 14:05Invité politiqueFait
    « On a supprimé l'impôt sur la fortune. »
  • 16:41Invité politiquePromesse
    « Si demain nous accédons au pouvoir, nous reviendrons là-dessus. »

Temps de parole

  • Jean-Lin Lacapelle61 %
  • Invité18 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 25 %
  • Invité 34 %

5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Jean-Alain Lacapelle. Bonjour. Hier soir, Toulouse a été sacré champion de France de football au Stade de France. Emmanuel Macron, lui, a été plutôt épargné un peu de carton rouge dans les tribunes, peu de sifflets aussi entendus alors qu'ils avaient été distribués juste avant la rencontre par la CGT. Est-ce que vous y voyez un succès pour le chef de l'État qui avait choisi d'y aller quand même, malgré la crainte d'une contestation sonore et visible dans les tribunes du Stade de France ?

0:29
Jean-Lin Lacapelle

Tout d'abord, j'y vois la victoire du sport. Et ça, c'était une bonne chose. Et les amoureux du football ont dû apprécier la belle victoire de Toulouse. Ensuite, le chef de l'État avait quand même organisé les choses, aménagé les choses de manière à ce qu'il n'ait pas une volée de sifflets comme il le craignait. Il avait supprimé les cartons rouges à l'entrée du Stade. Ça fait 85 ans que la tradition veut que le président de la République aille saluer les équipes sur la pelouse. Il ne l'a pas fait. Il a salué dans les vestiaires les équipes. Donc, courageux, mais pas téméraire.

1:01
Présentateur

Il aurait dû y aller sur la pelouse ? Ça n'aurait pas été vécu comme une provocation, par exemple.

1:03
Jean-Lin Lacapelle

Je crois qu'il aurait dû y aller. Mais voilà, il s'attendait à une nuée de sifflets. Il l'aurait certainement eu. Et puis, à la 49e minute et 3 secondes, vous avez compris le symbole. Il y a eu, en effet, un mouvement de sifflets dans le stade. Globalement, les choses se sont même passées. Je crois que c'est le sport qui devait primer hier soir. Et je suis très content que ce soit passé comme cela. Ce qui n'empêche que c'est demain que l'opposition va continuer dans les rues en France. Et ce jour de 1er mai sera, je pense, un symbole de force.

1:30
Invité

Il devait y avoir un rassemblement autour du stade de France interdit par la préfecture. Et puis, la justice a finalement dit que cette interdiction n'a pas lieu d'être. Est-ce que les préfectures sont trop promptes à interdire les rassemblements ?

1:39
Jean-Lin Lacapelle

Oui, on peut se demander, honnêtement, si la liberté d'expression ou la liberté de mobilisation n'est pas violée, parfois.

1:46
Invité

Vous posez la question et vous y répondez en disant oui ?

1:48
Jean-Lin Lacapelle

Oui, moi, je me suis posé la question hier, tout de même. Parce que quand on supprime les cartons rouges, par exemple, à l'entrée des stades, auprès des supporters, oui, on peut se demander si ce n'est pas une violation de la liberté d'expression. Voilà, maintenant, Emmanuel Macron qui a l'habitude, dans ses déplacements, quelquefois, d'aménager, d'organiser, vous savez, à quelques militants. C'était un peu plus difficile, je crois, de trouver 80 000 militants de renaissance hier pour remplir le stade de France.

2:07
Invité

Mais les cartons rouges et les casseroles, vous dites que c'est la même chose ou il faut faire un distinct coup entre les deux ? Je pense aux casseroles-là qui sont organisées quand les ministres se déplacent et qui sont retirées aux manifestants.

2:16
Jean-Lin Lacapelle

Ce que je retiens, c'est pourquoi on en arrive à ce type d'hostilité.

2:19
Présentateur

Mais vous les souvenez des Français qui, par exemple, accueillent des ministres ou le président avec des casseroles ou avec des manifestations de colère ?

2:25
Jean-Lin Lacapelle

Oui, moi, je ne soutiens pas les black blocs, par exemple, qui viennent dégrader, qui viennent casser du flic, qui viennent dégrader et brûler du mobilier urbain. En revanche, je soutiens ceux qui continuent à s'opposer parce que leur seul moyen d'expression aujourd'hui, puisqu'on leur a confisqué le débat public à l'Assemblée nationale, puisqu'on a passé au forceps le projet, notamment, de la réforme des retraites, eh bien, je soutiens ceux, bien évidemment, qui s'opposent au chef de l'État à condition qu'ils respectent, bien sûr, la fonction et qu'ils respectent l'homme. Mais je crois que c'est ce qu'il se passe quand il y a des casserole-là, comme on les a appelés.

Moi, je les soutiens bien évidemment. C'est leur seul moyen d'expression aujourd'hui.

2:54
Invité

– Jean-Anne Lacapé, l'eurodéputé, porte-parole du Rassemblement national, votre parti s'apprête à lancer demain une campagne autour de la paix sociale. Est-ce qu'on doit en comprendre que vous aussi, vous souhaitez tourner la page ? C'est-à-dire que vous me dites, je soutiens d'un côté ceux qui continuent à manifester contre la réforme des retraites, et en même temps, vous me dites, bon, bah, allez, il faut la paix sociale, façon de dire, il faut passer à autre chose.

3:13
Jean-Lin Lacapelle

– Non, mais la vie politique continue. La vie politique continue. Emmanuel Macron est aujourd'hui à la tête d'un gouvernement qui continue à détruire à la fois…

3:24
Invité

– Mais ça veut dire quoi, une campagne pour la paix sociale ?

3:26
Jean-Lin Lacapelle

– Mais vous le verrez, on va vous décliner demain cette campagne qui est prévue. Mais si le sujet de l'immigration, comme il était prévu dans l'agenda, avait été prévu, eh bien nous aurions peut-être lancé une campagne sur l'immigration, ce qui était prévu dans un premier temps. Donc oui, on sait évoluer en fonction aussi de l'agenda législatif ou de l'agenda politique. Aujourd'hui, la paix sociale, c'est le premier problème des Français. Il y a un problème de pouvoir d'achat, on le sent bien, au-delà du problème des retraites, la fin de retraite que les Français contredisent, 85% des Français sont opposés à ce projet de retraite, il y a un problème de pouvoir d'achat.

Les Français ont du mal à bouquer leur fin de mois. Qu'a fait le gouvernement ? Qu'a fait le gouvernement ? Rien, on avait proposé une baisse de la TVA.

4:05
Invité

– Non, il invite les syndicats la semaine prochaine, une fois passé le délai de décence du 1er mai de la CFDT, pour notamment évoquer la question du partage de la valeur, pour évoquer la question de l'emploi du seigneur, pour évoquer ces questions précisément qui restent posées dans le débat. Est-ce que les syndicats doivent y aller, au nom de cette paix sociale à laquelle vous appelez ?

4:21
Jean-Lin Lacapelle

– Je ne suis pas là pour répondre à la base des syndicats, qu'ils fassent ce qu'ils veulent et ce qu'ils souhaitent faire. Moi, ce que je regarde, c'est que le chef de l'État est en train de créer une diversion, que le chef de l'État est en train de créer encore, et de faire un effet de communication en allant sur les marchés rencontrer les Français, pour leur dire « je vous écoute et je vais vous expliquer les choses ». Mais les Français ont parfaitement compris que ce projet de retraite, par exemple, c'est de travailler plus pour gagner moins. Ils l'ont compris.

Pourquoi le chef de l'État s'est entêté et s'est obsédé à vouloir passer au forceps ce projet de retraite, et donc mépriser les Français ? Aujourd'hui, il tire la sonnée d'armes, il y a un problème de pouvoir d'achat. Quand est-ce que le chef de l'État va, comme ses homologues, au Portugal ? En Espagne, par exemple, quand est-ce qu'il va baisser la TVA, de manière à résituer aux Français une partie de leur argent, de manière à la permettre de vivre décemment, un peu plus décemment, leur fin de mois ?

5:07
Invité

Sauf que c'est une proposition du Rassemblement National de baisser la TVA. La Cour des Comptes dit que ça distribuera très peu de pouvoir d'achat, en réalité.

5:13
Jean-Lin Lacapelle

Alors, la Cour des Comptes, il faudrait qu'elle s'adresse aux Français. Parce que si baisser la TVA de 20 à 5,5% sur les produits d'énergie, si faire une économie de 200 euros sur le carburant par mois, ceci ne sert à rien, et bien, écoutez, je crois qu'elle ne se met pas à la place des Français qui ont du mal à boucler les fins de mois.

5:28
Présentateur

Elle ne cible pas, justement, seulement les Français qui ont des difficultés à boucler les fins de mois.

5:32
Jean-Lin Lacapelle

Oui, mais écoutez, moi, je crois que nous sommes, aujourd'hui, le pays champion du monde des impôts. D'accord ? 45,3% de prélèvements fiscaux. Un record, d'ailleurs, en 2022. Mais je crois que les Français méritent qu'on leur restitue une partie de leur argent. Et quel qu'il soit, je crois qu'il aurait été bon, en effet, que l'État ne soit pas le profiteur de crise, non plus. Parce que Emmanuel Macron a beau dire qu'il y a des profiteurs de crise, suite au conflit en Ukraine, mais oui, mais l'État a profité aussi de la crise, puisqu'il a flambé des prix. Il en profite bien avec, notamment, la TVA qui se met dans la boche.

6:02
Invité

Le RN renoue avec une vieille tradition. On va y revenir sur les impôts dans quelques instants. Mais demain, sur ce 1er mai, donc, il y a la fête du travail d'un côté. Et puis, il y a le Rassemblement National qui se retrouve au Havre, chez Edouard Philippe. C'est un choix curieux, puisque c'est une ville où le RN n'a aucun député, où Marine Le Pen est arrivée 3e à la présidentielle. Est-ce que vous y allez uniquement pour mettre en scène un futur duel à venir avec Edouard Philippe en 2027 ?

6:23
Jean-Lin Lacapelle

Je crois que ce n'est pas du tout Edouard Philippe qui nous a conduits à aller au Havre.

6:25
Invité

Je rappelle que le Havre est une ville dirigée par Edouard Philippe.

6:27
Jean-Lin Lacapelle

Oui, mais en fait, ce n'est pas du tout Edouard Philippe qui a conduit ce choix-là. Je me souviens très bien de ce débat que nous avons eu. Nous cherchons une ville symbolique de la désindustrialisation et d'une population qui, aujourd'hui, a du mal à boucler les fins de mois, qui, aujourd'hui, est victime de cette crise du pouvoir d'achat. Donc, nous avons décidé d'aller au Havre pour faire évoluer aussi notre format du 1er mai. Et nous l'avons organisé, baptisé la fête de la nation avec un grand déjeuner où 1 500 personnes seront présentes. Et je crois que ce sera demain un très beau succès populaire.

6:54
Présentateur

Est-ce que l'idée, ce ne sera pas aussi de ne surtout pas être à Paris, associé à l'intersyndicale et à la grande manifestation unitaire contre les retraités ?

7:00
Jean-Lin Lacapelle

Non, mais pas du tout, vraiment, pas du tout. Ça n'a plus à être à Paris, ça a été le Havre. Et l'année prochaine, ce sera à un autre endroit.

7:06
Présentateur

Il y en aura tous les ans, désormais, à nouveau, des rassemblements du 1er mai ?

7:09
Jean-Lin Lacapelle

Mais chaque année, il y a toujours un rassemblement du 1er mai. Il y aura un hommage, d'ailleurs, aussi, à Genda. Jean-Alain Bardella a l'annoncé, sous un format un peu différent. Mais il y aura aussi un hommage à Genda. On n'oublie pas notre édition. Et je vous le dis, demain, cette fête de la nation va revenir près de 1 500 militants. Le déjeuner est complet déjà depuis plusieurs semaines. Et je crois que ce sera une grande fête politique et nationale dans le recant.

7:30
Présentateur

Jean-Alain Capel, eurodéputé, porte-parole du Rassemblement National. Notre invité ce matin sur France Info. On poursuit cet entretien dans un instant. D'abord à 8h40. C'est le Fil Info, c'est avec Valentine Letesse.

7:39
Invité

Pas question pour la ville de Paris de payer les dégâts causés par les manifestations contre la réforme des retraites. C'est à l'État de le faire, selon elle. Après trois mois d'action, la facture s'élève à plus d'un million et demi d'euros. 4000 à 5000 fêtards participent depuis avant-hier. Maintenant, à une rêve partie à La Roche-sur-Yon, la fête s'est installée sur la friche d'une ancienne usine, précise la préfecture de la Vendée. Les policiers, gendarmes et secours sont sur place. Au moins deux morts en Russie après des frappes ukrainiennes hier soir à la frontière entre les deux pays, précise les autorités russes. 66 ans après la Coupe de France retourne à Toulouse.

Le TFC a battu, a dévoré les Canaries de Nantes hier soir. 5 buts à 1. La fête pour le titre commence à 18h, place du Capitole ce soir. France Info

8:35
Présentateur

Le 8.30 France Info Néhila Latrousse, Céline Asselot On est toujours sur le plateau Jean-Lianne Acapel, eurodéputé, porte-parole du Rassemblement National. Alors vous avez sans doute vu que la note de solvabilité de la France avait été abaissée hier par Fitch, cette agence de notation qui juge notamment que la situation des finances publiques en France interroge. On voit donc un avertissement à l'État. Est-ce que c'est une mauvaise nouvelle pour la France ?

9:01
Jean-Lin Lacapelle

C'est une mauvaise nouvelle d'abord pour Emmanuel Macron parce que finalement cette agence donne une mauvaise note et adresse une mauvaise note aux mauvais élèves. Emmanuel Macron dont je rappelle tout de même que sa formation de banquier, qu'on avait présenté comme le Mozart de la finance, finalement n'aura pas réussi à redresser, à modifier la trajectoire des comptes publics. Il a même amplifié le problème. Il n'a pas rassuré les marchés, il n'a pas rassuré les spécialistes. Il a amplifié la dette puisque 2022 c'est 650 milliards de dettes supplémentaires pour la France.

Alors Emmanuel Macron a beau dire, il a beau motiver cela en disant mais ce sont toutes les aides qu'on a apportées aux entreprises pendant le Covid. Faux. Et le quoi qu'il en coûte qui a... Un tiers seulement a été apporté aux entreprises pendant le Covid. Et les deux autres tiers donc ne sont pas du tout liés au Covid et sont liés à la mauvaise gestion des comptes publics de la part d'Emmanuel Macron et de son gouvernement.

9:43
Invité

Mais le message de Fitch c'est précisément de continuer à faire des réformes et d'assainir les finances publiques. Ce n'est pas une sanction au sens où la note n'est pas dégradée de plusieurs crans. Au contraire, ils disent c'est une inquiétude face à votre capacité à continuer à faire des réformes. Est-ce que ça veut dire que le Rassemblement national va soutenir désormais au nom de ce besoin d'assainir la dépense publique toutes les réformes qui viseront à faire des économies ?

10:06
Jean-Lin Lacapelle

Non mais la question, d'abord on voit bien que la réforme des retraites n'a pas rassuré. Ni les marchés, ni les spécialistes financiers. Mais il ne s'agit pas...

10:13
Invité

C'est la méthode qui interroge en disant ça a conduit à de telles colères qu'on se pose la question aujourd'hui de ce qu'il pourra continuer à faire des réformes.

10:19
Jean-Lin Lacapelle

Mais il s'agit demain de moins dépenser, de mieux dépenser. Emmanuel Macron lui dépense plus, on le voit, il dépense mal. Il faut qu'il s'attaque aujourd'hui aux dépenses publiques, qu'il aille dans le bif du sujet.

10:29
Présentateur

Sur quel poste pareil ?

10:30
Jean-Lin Lacapelle

Par exemple, le sujet de l'immigration, le dénoncent depuis longtemps. Les mineurs non accompagnés, les mineurs isolés, 2 milliards par an dont on sait qu'ils sont la plupart du temps, ils ne sont pas mineurs. L'assurance maladie, l'AME, l'assurance maladie pour les clandestins, 1 milliard par an, 35 à 50 milliards de fraude fiscale, de fraude sociale, des fausses cartes vitales. Quand est-ce qu'on va s'attaquer à des chiés comme cela ? Des millions, des centaines de millions qu'on donne à des cabinets comme McKinsey qui d'ailleurs font le boulot du gouvernement.

10:57
Invité

Gabriel Attal était invité de France Info vendredi. Il dit que la plus grosse fraude aujourd'hui, c'est la fraude à la TVA. C'est autour de 20 milliards d'euros. 2 milliards d'euros sur l'immigration, c'est 10 fois plus sur la fraude à la TVA. Est-ce que l'urgence, c'est de taper plus durement les entreprises qui fraudent à la TVA ou aux cotisations sociales ?

11:12
Jean-Lin Lacapelle

Mais qu'ils le fassent, mais ça ne taque à rien pour l'instant. Le gouvernement parle beaucoup, mais il amplifie la dette. Jamais l'État n'était aussi endetté. Donc il amplifie la dette et il continue à financer ses folles dépenses. Et à côté de cela, je le disais tout à l'heure, quand les Français sont champions du monde des impôts, ils devraient avoir des services publics normalement à la hauteur quand même de ce qu'on devrait leur proposer.

11:30
Invité

La vérité, puisque vous évoquiez ce chiffre de 45% du PIB...

11:33
Jean-Lin Lacapelle

45,3.

11:34
Invité

45,3% du PIB qui part dans des impôts et dans du recouvrement fiscal. La réalité de ce chiffre, c'est que les impôts ont baissé. Mais que le PIB a baissé aussi. Et donc la part des impôts dans le PIB a augmenté, alors même que la baisse des impôts fait rentrer plus de recettes.

11:49
Jean-Lin Lacapelle

Non mais...

11:50
Invité

C'était ce que disait Gabriel Attal sur ce plateau vendredi. En disant que vous faisiez une confusion au RN.

11:55
Jean-Lin Lacapelle

Mais il n'y a pas que la feuille d'impôt aussi. Il y a toutes les taxes parallèles, toutes les taxes périphériques, comme la TCPE que M. Macron a augmenté quand il était ministre au Président de la République. Il y a la TVA dont il profite bien depuis la flambée des prix, notamment sur l'énergie. Donc tout ceci, ça sort bien de la poche des Français et ça rentre bien dans la poche de l'État.

12:11
Invité

Mais vous n'avez pas répondu. Donc il y a un plan contre la fraude qui est présenté a priori la semaine prochaine. Est-ce que le RN soutiendra toutes les mesures de réduction et d'assainissement de la dépense publique ?

12:19
Jean-Lin Lacapelle

Tout ce qui concerne bien évidemment la chasse à la fraude, nous le soutiendrons bien évidemment. Mais il y a des dépenses autour de l'immigration, des pompes aspirantes qui coûtent des milliards aux Français. Et nous disons aujourd'hui, il faut d'abord privilégier les nôtres plutôt que les autres. Donc faisons des économies là-dessus. Le gouvernement ne le fait pas. Plutôt que de laisser le débat de l'immigration que tous les Français attendaient à l'Assemblée nationale, il a décidé finalement de le rejeter, de le reporter à l'automne prochain. Je crois que c'est une grave faute politique.

12:43
Présentateur

En tout cas, Jean-Léon Lacapelle, Gabriel Attal vous accuse au RN de ne pas soutenir les mesures qui sont prises en faveur des classes moyennes. Les Français qui travaillent, les ministres des Comptes publics qui étaient donc notre invité vendredi sur ce plateau sur France Info et qui voudraient justement lui baisser les impôts à destination des classes moyennes.

13:00
Invité

On a assumé de dire qu'il faut adapter les règles de l'assurance chômage. Il faut qu'on indemnise moins longtemps pour inciter à la reprise d'emploi. Qu'est-ce qu'il a fait le RN ? Il a voté contre. Quand on dit qu'il faut que le RSA soit désormais soumis à des contreparties en termes d'activité, qu'est-ce qu'il dit le RN ? Il est contre. Donc si Mme Le Pen dit qu'elle est pour les classes moyennes, comment est-ce qu'elle explique qu'ils prennent systématiquement des positions qui vont contre les classes moyennes ?

Et si elle veut parler des classes moyennes, moi je lui propose, ça peut être sur votre antenne, sur une autre antenne, qu'on débatte ensemble sur la question des classes moyennes, où elle pourra rendre des comptes sur les prises de positions qui ont été les siennes ces dernières années, systématiquement contre l'intérêt des classes moyennes en France. Alors on est prêt au débat au RN sur ce point, Jean-Léon Lacapelle ?

13:38
Jean-Lin Lacapelle

Bien sûr qu'on est prêt au débat, bien évidemment. Mais est-ce que M. Attal est candidat à l'élection présidentielle ? S'il est à ce moment-là, qu'il propose un débat à Marine Le Pen, bien évidemment. Mais je m'amuse parce que M. Macron, ils ont passé leur temps à essorer les classes moyennes, depuis le départ. Je le disais par les prélèvements fiscaux qui ont augmenté en tout. Ce 45,3, ça reste un record. Mais deuxièmement, je vais vous donner un autre exemple. L'IFI, par exemple, l'impôt sur la fortune immobilière. On a supprimé l'impôt sur la fortune. Donc on fait plaisir, on envoie un petit cadeau à ses copains, en quelque sorte, de la part de M.

Macron, et on crée l'impôt sur la fortune immobilière. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, des millions de Français qui, au bout de 30 ans, voulaient accéder à la propriété, s'acheter un appartement ou une maison pour préparer sa retraite, ces Français ne peuvent pas le faire.

14:21
Présentateur

Le gouvernement rappelle aussi qu'il y a des mesures fiscales à destination des classes moyennes, notamment la suppression de la taxe d'habitation, de la redevance, par exemple, qui ont été à destination de ces Français qui travaillent, pour reprendre l'expression de Gabriel Attal.

14:34
Jean-Lin Lacapelle

Ça vous salue, ça ? Oui, mais vous savez, il y a la communication, et puis ensuite, il y a la réalité des choses. La réalité des choses, c'est qu'aujourd'hui, les Français, c'est le pays qui a l'impôt le plus élevé au monde. L'essence la plus chère au monde, c'est en France, l'essence. Le carburant. Je lisais chez vos confrères de la presse écrite la semaine dernière que l'électricité la plus chère en Europe, c'est en France. En fait, tout est cher en France. Vous payez beaucoup d'impôts. Vous n'avez pas grand-chose à la fin du mois pour continuer à vivre et pour vous offrir des loisirs. Et vous avez, en plus, un service public qui est totalement dégradé.

L'hôpital, l'école, très sincèrement, avec un Papandia qui est en train de rallumer la guerre entre l'école privée et l'école publique. Et puis, une sécurité, une immigration qui flambent. Écoutez, les Français n'arrivent pas à comprendre où est-ce que passe leur argent. Le problème, il est là. Et on a le même Lacron qui n'arrive plus à gouverner. Il n'a plus de majorité absolue au sein de l'Assemblée nationale. qui maintenant refuse, reporte les débats. Alors, écoutez, il y a deux choses maintenant.

15:27
Présentateur

Il lance une opération transparence aussi, qui lance un site justement pour dire aux Français voilà où va votre argent, voilà l'histoire.

15:33
Jean-Lin Lacapelle

Nous avons fait une campagne de communication, nous aussi, pour expliquer aux Français où va, où passe leur argent. Écoutez, pour l'instant, leur argent, il ne revient pas dans leur poche. Le problème, il est là. On est dans une situation, dans une grave crise politique aujourd'hui. Emmanuel Macron ne peut plus gouverner. Parce qu'on a un quinquennat qui est en suspens. Emmanuel Macron refuse le débat sur l'immigration, il le reporte à l'automne. Alors, qu'est-ce que l'on fait ? Soit on continue comme cela et le pays devient ingouvernable. Soit maintenant Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, de manière très digne à ce moment-là, eh bien, redemande aux Français d'aller voter.

Dissou l'Assemblée nationale. Et redemande aux Français la confiance. Le général de Gaulle l'avait fait. Jacques Chirac l'a fait, par exemple, un autre temps. Écoutez qu'Emmanuel Macron le fasse. Parce qu'aujourd'hui, il n'aurait plus d'avoir de majorité à l'Assemblée.

16:13
Invité

L'agence Fitch, en dégradant la note de la France, écrit que la situation actuelle pourrait créer des pressions en faveur d'une politique budgétaire plus expansionniste ou d'un renversement des réformes précédentes. Il s'inquiète que les mesures d'économie, les quelques mesures d'économie prises jusqu'ici, soient un jour effacées d'un trait de plume. Est-ce que si le RN est majoritaire un jour, il s'engage à ne pas revenir sur les mesures d'économie votées sous Emmanuel Macron ?

16:34
Jean-Lin Lacapelle

Sur la mesure sur le projet des réformes de retraite, Marine Le Pen comme Jean-Albert Lair ont été très claires. Si demain nous accédons au pouvoir, nous reviendrons là-dessus.

16:43
Invité

Même si c'est des mesures d'économie réclamées par...

16:45
Jean-Lin Lacapelle

Mais ceci-là aussi est une manipulation. Parce que tout ceci a été décidé au sein du Parlement européen. Je suis député européen. Dans tous les procès-verbaux, il a été dit que les 40 milliards d'aides du plan de relance seront versés à la France à condition qu'il réforme son système de retraite et qu'il l'harmonise au sein de l'Union Européenne. En 2022, 3,2 milliards d'excédents dans le système de retraite. En 2021, 900 millions d'excédents. Qu'on ne nous dise pas que le système de retraite ne fonctionne pas. Et si, à horizon 15 ans, il y a éventuellement 10 milliards de déficit, 10 milliards sur 165 milliards, ça n'est pas beaucoup.

D'autre part, si on veut demain, si on veut franchement demain, rendre positif et renfouer le système de retraite, bien changeons le modèle économique, arrêtons ce mondialisme complètement fou et relocalisons nos entreprises de manière à recréer de la croissance chez nous. C'est le cercle vertueux dans lequel il faut aujourd'hui qu'on s'inscrive.

17:35
Présentateur

Merci Jean-Lin Lacapel d'avoir été sur ce plateau. C'est moi qui vous remercie. C'est le député porte-parole du Rassemblement National.