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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 29 mars 2025 33 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

LE BRAS ARMÉ DU RN ? UNE ENQUÊTE ACCABLANTE SUR LES PRATIQUES DE LA BRAV-M

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes membre de l'Observatoire parisien des libertés publiques, pouvez-vous expliquer votre rôle dans le suivi des pratiques policières ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La BRAV-M a été créée après les gilets jaunes, pourquoi cette unité incarne-t-elle une tendance à la brutalité policière ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Vous écrivez que la BRAV-M est une unité créée pour faire peur, est-ce son objectif affiché ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Un policier de la BRAV-M a tenu des propos racistes et homophobes lors d'une garde à vue, comment expliquer cette culture au sein de l'unité ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    La hiérarchie policière minimise ces dérives en les qualifiant de 'bêtises', comment analysez-vous cette réaction ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    La BRAV-M est souvent comparée aux Voltigeurs des années 80, pourquoi cette comparaison est-elle pertinente ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

brave m c'est un acronyme qui est quasiment entré dans le langage commun depuis la création 2019 de cette brigade de répression de l'action violente motorisée la brave devenue synonyme d'emploi disproportionné de la force et de violence policière contre les manifestation hostile à Emmanuel Macron d'abord dans la répression des gilets jaunes qui ont précisément poussé le préfet de police Didier l'Allemand a créé cette unité puis dans la répression des manifestants contre la réforme des retraites ce sont ces méthodes musclées et ses dérives autoritaires contre les mouvements sociaux que Luca Levi la jeunesse a voulu exposer dans cet ouvrage pour le moins exhaustif sur la bravem la police contre la démocratie politique de la bravem un livre qui interroge aussi la place croissante des unités répressives dans le paysage sécuritaire et politique de plus en plus marqué à droite on en parle avec Lucas les ville la jeunesse dans ce nouveau numéro de l'entretien d'actu sur le média [Musique] bonjour Lucas les vill Lajeunesse bonjour Alors je parlais d'un ouvrage exhaustif mais je n'ai pas été moi-même très exhaustif sur sur votre présentation euh vous êtes membre de l'Observatoire parisien des libertés publiques créé à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme et à ce titre vous êtes habitué à suivre les pratiques policières et et et leurs dérives j'imagine voilà l'Observatoire parisien des libertés publiques comme d'autres observatoires des pratiques policières en France est destiné à documenter les pratiques policières à partir d'observation de terrain et donc on va dans les manifestations surtout les manifestations parfois aussi les évacuations de campement ou de squat ou ou autres actions policièr et on recueille des données selon une méthodologie qu'on a mis en place et à la suite de cela on sort parfois des rapports et on en avait sorti un notamment sur la bravem en 2023 euh j'avais avec d'autres participé à la rédaction de ce rapport et c'est ce travail qui que j'ai ensuite poursuivi avec la rédaction de ce livre donc vous avez suivi également depuis sa création depuis la création de de cette unité le le parcours les différents les différentes phraseses depuis on le sait le le mouvement des des gilets jaunes en en 2018 aussi voilà alors l'Observatoire parisien est créé en 2019 donc pendant le mouvement des gilets jaunes juste après la création de la bravem ce qui nous a très vite interrogé avec cette brigade c'est qu'elle semblait représentative d'un d'une tendance plus générale de la police française qui allait vers plus de brutalité c'est ce qu'on avait vu avec les gilets jaunes d'ailleurs pendant la partie le enfin pendant le moment le plus où la répression policière était la plus brutale contre les gilets jaunes la bravem existait même pas encore mais la bravem ensuite est venue avec sa création entériner ce type de pratique et on a donc enfin ça ça nous a donc interrogé notamment parce que avec la bravem la violence est très démonstrative euh et le fait que la bravem soit créée au moment des gilets jaunes c'est-à-dire à un moment où pour une fois l'institution policière commençait à être mise en cause pour sa violence h avec des travaux comme ceux de David dufreen ceux de médias indépendant ceux de collectif et cetera une partie du public nouvel prenait conscience du fait qu'il avait un problème avec les violences policières et à ce moment-là où on aurait pu imaginer que l'institution policière cherche à donner des gages ou à se faire discrète au contraire elle crée la bravê et de ce fait elle semble porter un message faire passer le message selon lequel bah effectivement elle est violente et elle va continuer à l'être vous le dites c'est c'est volontairement une police une unité de police créée pour faire peur comme vous écrivez dans le livre c'est l'objectif c'est de de dissuader par par la violence et l'application de cette violence pour dissuader les manifestants de de continuer c'est sûrement l'objectif en tout cas c'est au moins le résultat et la Bravet me rappelle par beaucoup d'aspects les Voltigeurs qui étaient connu pour leur violence et connu pour le meurtre de Malik kousekin dans les années 80 euh le fait que la bravem rappelle les voltiggeers c'est quelque chose qui avait forcément été envisagé par les concepteurs de cette brigade et donc en donnant à la bravem un style et un mode d'intervention qui ressemblait à celui des voltigers il savait qu'il faisait passer un message et ils savait qu'ils allaient apeurer et donc effectivement ce type de brigade la bravem comme d'autres viennent faire peur et donc dissuader les gens de participer aux manifestations et c'est en cela que euh c'est une police qui joue des fonctions très politiques mais politiques presque au sens de partisane parce que en dissuadant les gens de participer au mouvements sociaux bah forcément elle réduit la puissance des mouvements sociaux et elle vient donc favoriser euh le camp du gouvernement ou de ceux qui ont des intérêts auquel s'opposent les mouvements sociaux h exactement alors l'ancien préfet de police de de Paris Didier Lallemand est présenté comme ayant été à à à l'initiative de la de la création de cette unité mais mais quand on voit quelle est elle a continué cette unité à resté très virulente depuis son départ en 2022 est-ce qu'on peut imaginer qu'elle soit devenu en quelque sorte euh o qu'elle a été conçu finalement pour être le bras armé de beauovau et par extension de l'Élysée possiblement d'ailleurs euh c'est pas forcément vraiment didallemand qui a l'initiative parce que Édouard Philippe dans son discours lorsqu'il annonce qu'il va nommer did que didallemand va être nommé préfet de police de Paris il évoque la création d'une nouvelle brigade antiasseur qui sera dotée de plus d'autonomie sur le terrain et ça va être la bravem alors Didier Lallemand a sûrement ajouté son style à la brigade mais c'était une commande qui lui avait été passée par le gouvernement apparemment de créer une nouvelle brigade bon Didier Lallemand il a il est arrivé à la préfecture de police de Paris en mars 2019 euh la situation était déjà gravissime à Paris il y avait déjà des gilets jaunes qui étaient hborniés tous les samedis avant que Didier Lallemand arrive lui il était à Bordeaux avant où les pratiques policières étaient connues pour être très violente aussi mais de ce point de vue didallemand il vient faire le travail à un moment donné mais et il laisse sa trace en laissant la bravem mais c'est vrai que il incarne lui-même quelque chose mais il est pas responsable de toutous les responsabilités sont aussi du côté de ceux qui l'ont nommé les gens qui l'ont nommé savaient très bien ce qu'il faisaient et effectivement la bravem en fait je pense qu'il faut pas non plus toujours tout focaliser sur la bravem même si bon j'ai c'est paradoxal parce que j'ai écrit ce livre sur sur cette brigade mais parce que la bravem est le symbole de quelque chose de plus grand et effectivement on a ensuite d'autres d'autres unités comme la CRS phare qui est une CRS qui est très dangereuse et qui fonctionne par certains aspects sur le même modèle que la bravem mais sans les motos et donc la bravem incarne oui comme je disais cette tendance à à une police qui va être violente de manière explicite et démonstrative h alors l'un des cas les plus marquant d'intervention la bravem a été pendant la les manifestations lors de la contestation contre la réforme des retraites dans la soirée du lundi 20 mars à Paris se jeunes se jeunes personnes sont placées en garde à vue par la bravem l'un des manifestants enregistre les conversations la bande sonore dure à peu près 23 minutes et elle a été diffusée sur le site le site d'information loopsider alors vous révélez dans le livre des passages et et moi il y a quelque chose qui m'a marqué c'est c'est le mépris les insultes la condescendance le racisme l'homophobie des fois euh toutes ces dérives dans dans déjà dans le langage de de ces représentants des forces de l'ordre je je vous lis un quelques petits passages vous citez un policier qui dit tu vas être placé en garde à vue demain tu as une octf euh tout à l'heure on est arrivé tu as bandé vers l'intérieur tu avais plus de bit quand on est arrivé désolé pour le langage un peu fleur mais c'est ce genre de chos qu'on peut lire euh des choses assez gravissimes qui sont dites à des personnes à des citoyens qui sont en train de de de manifester le langage dénote déjà d'une certaine brutalité dans les méthode de cette unité tout à fait cette affaire elle est gravissime et ce que je trouve encore plus gravissime c'est la manière dont les haut représentants de la préfecture ont traité cette affaire et la manière dont ils en parlent on peut penser notamment à Jérôme foucot qui est parti à la retraite il y a 2 TR mois mais qui était pendant longtemps le plus haut le plus haut responsable des opérations de maintien de l'ordre à Paris juste en dessous du préfet de police et lui-même quand il parle de cette affaire il parle de quelques agents qui font il dit il dit que ils sont fatigués et que sous le coup de la fatigue il raconte je cite quelques conneries quelques bêtises et donc il résume ce qui est des bah des violences puisquil y a des coups qui sont portés des insultes racistes et cetera comme vous disiez à quelques bêtises et et il dit ils sont jeunes il dit aussi qu'ils ont été piégés par les manifestants et il dit que c'est facile pour nous dans un salon de de mais sur le terrain c'est moins facile donc on a ces agents qui sont particulièrement brutaux et qui sont racistes qui ont toute cette imaginaire d'extrême droite qu'on entend dans leurs propos mais on a aussi la hiérarchie et on a aussi ce commissaire qui é chef des bravem et des compagnies d'intervention donc qui dirige quasiment tous les policiers qui s'occupe du maintien de l'ordre à Paris hors CRS et gendarme mobile il a plus de 1000 policiers sous son sous sa responsab ilité et lui-même d'abord est impliqué dans des affaires de violence grave et portait pendant longtemps sur son casque un symbole d'extrême droite la C Blue Line qui est un symbole mobilisé dans les rassemblements trumpistes et suprémacistes aux États-Unis alors il y a également le sa l'affaire l'affaire naë le policier qui a été poursuivi qui est sur le coup du d'une enquête encore aujourd'hui pour le le meurtre de de Naël nos enquêtes nos pardon nos collègues de libération on ont mené une enquête et et révélé qu'il était qu'il avait appartenu à à ce corps est-ce que c'est c'est finalement la violence est est constitutive de de de l'essence même de de cette unité il semble qu'il y a un goût pour la violence euh c'est ce qu'on note notamment sur la manière dont certains de ses agents se mettent en scène sur les réseaux sociaux avec l'assentiment de la hiérarchie puisque l'un d'entre eux disait que toutes ces vidéos étaient validées par la hiérarchie avant qu'il les poste et on les voit sur ses réseaux sociaux poster des vidéos de cours poursuite dans les rues de la ville dans lesquel ils fon à tout allure et c'est vraiment très dangereux pour tous les usagers de la rue on les voit se mettre en scène comme dans des films d'action avec des dé marches et des postures très virilistes les visages cagoulés sur les vidéos y compris en réalité alors que c'est interdit n'ont pas le droit normalement d'être cagoulé mais ils passent leur temps comme ça à se montrer comme un petit peu des agents de forces spéciales alors qu'ils sont très mal formés he que ça n'a rien à voir avec la formation qu'on normalement les forces spéciales mais on a l'impression qu'il s'imagine comme des forces commando effectivement venant faire face à des graves dangers ce que je raconte dans le livre c'est les bravem à l'entraînement ça avait été c'est ça a été documenté par un bon je sais pas si on peut appeler ça un reportage tellement c'est complaisant le genre de report age qui fait l'apologie de la police mais on voit les bravem à l'entraînement et ils mettent ils sont dans une mise en scène puisqu'ils s'entraînent et leur mise en scène c'est de faire face à un black block et ce black block finit par se retrancher dans un bâtiment avec un manifestant pris en otage et donc les bravemes doivent aller libérer l'otage pris par le black block dans ce bâtiment et donc là on voit qu'ils ont quand même des un imaginaire il s'imagine que vraiment dans les manifestations les gens qui forment ce black block sont comme des terroristes en fait et et risquent de prendre des gens en otage et euh c'est ce qui se traduit à la fois à travers ce symbole sur lequel on peut peut-être revenir la sine Blue Line qui est l'idée que les forces de l'ordre sont une fine ligne bleue qui se tient entre les bons citoyens et les forces du Chaos qui menacent sans cesse la société on a comme ça une police qui eu se croit en état de siège enfin qui pense en tout cas que la société est en état de siège permanent et que c'est à elle de protéger la société et face à ce grave danger la situation est tellement exceptionnelle peut-être de leur point de vue que ça légitime énormément de transgression de la loi qu'on va observer nous par exemple les observateurs des pratiques policières et ces transgressions de la loi ce qui peut être étonnant c'est qu'elles sont tout à fait manifestes et admises on peut penser par exemple à au port de La Cagoule comme je disais oou l'absence de port du matricule le rio la cagoule est interdite le RO est oblig il porte très peu le rio il porte très souvent les cagoules et donc là il montre que la loi ce n'est pas quelque chose qui compte pour eux et même dans l'institution l'institution valide d'une certaine façon leur dérive puisque l'IGPN condamne très rarement même lorsqu'elle est saisie les membres de de cette unité tout à fait et on peut aussi penser encore une fois sur le rio le Conseil d'État en octobre 2023 à enjint le ministère de l'Intérieur à faire porter le Rio et aussi à l'agrandir parce que pour le moment il est tellement petit que souvent il ne sert à rien même quand il est porté parce qu'il est illisible le ministère avait 12 mois pour s'exécuter donc il devait s'exécuter avant octobre 2024 il s'est toujours pas exécuté pour le moment donc il y a ces pratiques illégales qui sont tolérés au niveau institutionnel sur le je parle du Rio parce que là c'est très facile de voir qu'ils sont en transgression de la loi le rio n'est pas là donc c'est une transgression mais on peut évidemment penser aussi à toutes les violences policières qui ne respectent pas les critères légaux qui sont d'ailleurs discutables par eux-mêmes hein ces critères légaux mais souvent les violences les transgressent de manière manifeste et la hiérarchie regarde ça avec beaucoup de bienveillance quand ce n'est pas la hiérarchie elle-même avec ce ces commissaires très violents qui font preuve de d'une grande brutalité blesse grièvement des manifestants et servent inévitablement de modèle aux agents alors la brave M a été au centre d'une polémique aussi euh euh à la fois politique et médiatique lorsque des des représentants cagoulé en cagoulé éit euh des forces de l'utre qui se prétendaient en tout cas ou du moins l'un d'entre eux de d'avoir fait partie de la bravem ont été reçus par Cyril hanuna je vous propose de regarder un extrait les blackag bourges qui viennent nous fatiguer pendant des heures à la fin qui courent dans tous les sens qui mettent le feu partout et là avec les poubelles et les ordures avec la grève des ébirs c'était une horreur on a Paris qui brûlait dans tous les sens on s'est transformé en pompier pour éteindre les s dit partout plus que faire du maintien de l'ordre et ces petits jeunes quand on les interpelle et ben c'est bien souvent ces petits jeunes qui d'où sortent les audios d'un coup après avoir fait cramer tout Paris d'un coup il se transforme en jeune innocent qui n'a rien fait qui est victime de méchant policiers et ça ça c'est c'est insupportable et ça c'est de la ça c'est de la manipulation alors Lucas on se rend compte que les policiers même en Fabri ant ainsi des scènes des scènes explicitement sensationnelles à la télévision essaye de se défendre entre eux effectivement l'un des des policiers qui se prétendait de la braveem ne l'était pas avait été représentant syndical policier est-ce qu'il y a ce sentiment de corporatisme très fort très puissant qui entoure aussi la bravem oui la bravem est systématiquement défendu dans son existence par les grands syndicats euh les grands syndicats policiers je veux dire hein il y a quelques syndicats de gauche assez minoritaire dans la police par exemple la CGT intérieure qui eux vont plutôt critiquer euh ce ce type de brigade j'ai eu aussi des entretien pour ce livre avec quelques policiers qui m'ont donné des entretiens justement parce que ils voulaient nourrir ce livre critique euh sur la bravem parce qu'il considérait que la bravem n'avait pas lieu d'être et que plus généralement ce type d'intervention n'avait pas lieu d'être mais les syndicats majoritaires soutiennent tout à fait ce type de brigade parce qu'elle incarne cette tendance à la violence et ces syndicats penchent de plus en plus vers l'extrême droite et ont tendance enfin sont même d'extrême droite on peut le dire en fait et et et et vont toujours défendre la police dans ses pires pratiques h alors les les phrases que la brave ont attiré beaucoup de critiques on le disait et des appels à sa dissolution notamment une une pétition citoyenne qui a recueilli plus de 260000 signatures et pourtant le la commission pardon des lois de l'Assemblée nationale a décidé en avril 2023 de ne pas donner suite à cette demande est-ce qu'il faut insister nous en tant que citoyens pour qu'une unité comme ça qui est toujours en dehors des clous de la loi euh qui est souvent en dehors des clous de la loi soit dissout effectivement c'était assez scandaleux le fait que les députés de la majorité de droite d'extrême droite euh classe cette pétition euh ceci dit évidemment queil vaudrait mieux que la bravem n'existe plus mais il faut pas non plus euh croire que tous les problèmes viennent de la bravem et il faut pas que la bravem Serve de paratonire au reste de l'institution parce que peut-être qu'un jour l'institution décidera de dissoudre la bravem justement pour ne rien changer ailleurs et comme je le disais tout à l'heure quand les gilets jaunes perdaient des mains et des yeux tous les samedis la bravem n'existait pas encore la bravem pour le moment n'existe que sur le la zone de compétence de la préfecture de police de Paris à saintsoline par exemple en 2023 il y avait pas la bravem enfin il y avait un équivalent gendarmerie voilà mais ce n'est pas la bravem et donc toutes ces unités comme cell qui étent à saint-soline les CRS phar dont je parlais tout à l'heure et plus généralement toutes ces stratégies de poli ce violente pourrare tout à fait persévérer sans la bravem et d'ailleurs la bravem n'est même pas au sens strict une brigade constituée puisque ces agents viennent d'autres compagnies des compagnies d'intervention de la préfecture de police et les bravêes sont créé en général ponctuellement selon les besoins la préfecture dit on a besoin d'une deux trois bravem tel jour et vont prendre des agents qui viennent d'autres brigade mais donc ces agents de toute façon servent ailleurs et pouritre bien faire la même chose ailleurs h c'est c'est vous le dites au-delà de la bravem c'est un modèle de de gestion des des contestations qui est en jeu parce qu'on voit quand même un modèle où la force prime sur sur le dialogue social où la la dissuasion passe avant passe par la peur pardon ou manifester devient finalement un risque est-ce que à la longue on n'est pas en train de criminaliser le mouvement social avec ce genre de pratique tout à fait et d'ailleurs la dissuision passe par la peur mais il y a aussi [Musique] la plein d'attaques qui sont portées contre le mouvement social hors des pratiques les plus visibles comme celles des polices spectaculaires comme la bravem on a par exemple une multiplication des arrêtés d'interdiction de manifester qui souvent sont illégaux la Ligue des droits de l'Homme les attaqu très souvent devant le tribunal administratif mais il y a eu des moments où les préfectures faisaient tellement d'arrêter d'interdiction que les associations comme la LDH ne pouvaient même plus suivre et ne même plus tous les contester alors que souvent quand ils sont contestés les tribunaux les reconnaissent comme illégaux il y a le fait que les manifestations spontanées sont tout le temps présentées comme illégales par les discours politiques alors qu'elles sont légales il est on peut tout à fait participer à une manifestation spontanée ou manifestation sauvage ce qui est interdit c'est de les organiser sans les déclarer mais quand ça se constitue spontanément personne n'est dans l'illégalité s'il y a pas eu de aation de dispersion ou s'il y a pas eu d'arrêté d'interdiction de manifestation justement et puis on peut penser à énormément de pratiques comme les encerclements de manifestation par exemple les NAS ou alors ces pratiques qui viennent resserrer les ou des des cordons de policiers viennent resserrer les cortèges et qui viennent laisser entendre que la zonees de les les zones destinées à la contestation devrai être des zones exceptionnelles dans l'espace public comme si espace public devait en priorité servir d'autres usage que la revendication politique par exemple ce qu'on observe souvent c'est que les policiers obligent alors qu'ils n'ont pas le droit de le faire les manifestants à retirer tout signe d'appartenance politique avant de quitter une manifestation ça laisse entendre que on n'aurait pas le droit de revendiquer quoi que ce soit dans l'espace public hors de zones spécialement prévu à cet effet et de plus en plus réduite ça va aussi avec comme vous le disiez une criminalisation puisque du coup une fois qu'on a constitué ces espaces comme des espace exceptionnel on peut les traiter comme des espaces anormaux et la et ça laisse entendre que il serait anormal de se trouver dans ces espaces et là l'envoi de brigade aussi spectaculaire que la bravem vient aussi porter ce message selon lequel bah ça laisse croire que si les pouvoirs publics envoient de telles brigades c'est bien qu'ils font face à des personnes très dangereuses et donc ça vient décrédibiliser le mouvement social en laissant croire que les gens qui participent sont irresponsables on rien à dire parce que ce sont simplement des gens dangereux et çaens su derrière l'emballement judiciaire aussi qui fait que les les personnes peuvent se retrouver en comparution immédiate alors tout à fait là je parlais de criminalisation au sens symbolique mais il y a aussi toute la criminalisation judiciaire et la bravem d'ailleurs est une unité spécialement destiné aux interpellations et là on a un changement ces dernières années dans les doctrine de maintien de l'ordre avant et d'ailleurs didieralemand le dit lui-même dans son livre queavant il s'agissait plutôt de gérer une foule aujourd'hui il s'agit surtout d'aller chercher des gens dedans pour les interpeller il reconnaît lui-même que ça crée beaucoup de complications sur le terrain parce qu'effectivement ça vient toujours susciter une escalade des tensions et de la conflictualité quand il faut qu'une unité comme la bravem fendre la foule brutalise du coup les gens pour dégager l'espace et attrape quelqu'un au milieu et Didier Lallemand dit lui-même que en fait ça sert la communication politique et que c'est les gouvernants qui demandent à ce qu'on interpelle beaucoup pour pouvoir ensuite communiquer sur le nombre d'interpellés h alors la bravem tout comme d'autres corps des forces de l'ordre entretiennent une relation ambigu pour ne pas dire intime avec l'extrême droite on on en parlait on parlait aussi de de de syndicat comme alliance qui est bien connu pour ses proximités avec l'extrême droite euh l'extrême droite aussi euh se prononce souvent en faveur et défend souvent euh les policiers dans les affaires de violence policière le cas de naë dont on parlait il y a quelques instants euh et la la la cagnotte mise en place par le zmouristes le zmouristes son nom Jean Messia pardon est-ce que l'existence de la braveem finalement dans un contexte de montée de l'extrême droite n'est pas un danger encore plus important tout à fait euh bon on parle de proximité avec l'extrême droite pour le syndicat en fait je pense qu'on peut même dire qu'il tiennent des positions ouvertement fascistes c'est c'est vraiment cela ils avaient parlé je crois que c'est eux qui avaient parlé de nuisible par exemple ou ce genre de propos la bravem vient s'inscrire dans toute une série de dispositifs policiers ou juridiquees qui viennent réduire petit à petit les libertés publiques c'est à cela qu'on assiste de manière très visible depuis le que Emmanuel Macron est au pouvoir mais déjà avant avec l'instauration de l'état d'urgence ou des choses comme ça on est dans cette dynamique de réduction des libertés publiqu et d'atteindre petit à petit de plus en plus forte à l'état de droit on a un pouvoir exécutif qui veut être le moins possible enfin le moins soumis à la loi possible et qui petit à petit cherche à à s'en affranchir et donc la bravem s'inscrit dans cette tendance ces politiques de réduction des libertés publiques ou d'atteinte à les l'État de droit sont je pense déjà des politiques d'extrême droite même si elles sont pas menées par des partis d'extrême droite ça appartient quand même au registre deextrême droite oui on le voit avec le le discours d'un Bruno rotaillo qui qui parle qui agit comme le le fris des des responsables d'extrême droite tout à fait mais même les macronistes qui seraient moins ouvertement d'extrême droite que Bruno rotillot porte des politiques d'extrême droite même une partie de ce qu'on appelle peut-être à tort l'elle gauche de la macronie avait soutenu la loi immigration par exemple à l'hiver 2023 2024 donc on a ces pr ces politiques d'extrême droite qui sont menées et euh si l'extrême droite arrive au pouvoir ce contre quoi il est encore temps de résister mais si elle arrive au pouvoir ce qu'on observe dans les pays où elle arrive au pouvoir c'est qu'elle peut pas toujours faire la même chose c'est-à-dire elle peut pas toujours mener des politiques ouvertement fascistes dès qu'elle arrive au pouvoir il faut toujours qu'elle compose avec la situation qu'elle trouve et si elle trouve un régime où les contrepouvoir sont encore fonctionnels où l'État de droit existe encore où il y a encore des oui des contrepouvoirs puissants il va falloir d'abord ben qu'elle entre dans un rapport de force avec les oppositions et avec ses contrepouvoirs pour petit à petit instaurer le régime fasciste ou alors échouer à l'instaurer si par contre elle arrive dans un dans une situation où tous les contrepouvoirs ont déjà été largement affaiblis comme c'est le cas par le gouverne enfin comme c'est le cas avec les gouvernements des dernières années et bien là elle pourra mener beaucoup plus facilement ses politiques les plus racistes les plus brutales les plus autoritaires et arriver beaucoup plus rapidement à un régime de à constituer un régime de type fasciste c'est pour ça que l'existence de la bravem représente enfin est très représentatif de de toute cette tendance et donc c'est comme ça que je concluais le livre en disant que bah si l'extrême droite arrivait au pouvoir elle serait sûrement ravie de trouver prête à l'emploi une brigade comme la bravem et les institutions qui que que vous appelez de votre vœux à à à maintenir vous en faites partie l'Observatoire parisien des liberté publiqu et vous avez notamment dans le cadre des de la manifestation du 8 mars dernier euh STI une note sur les violences policières qui qui ont qui ont eu lieu durant cette manifestation euh tout à fait d'une certaine manière les associations comme la Ligue des droits de l'Homme l'Observatoire et toutes les associations qui vont participer au mouvement social et surveiller les pratiques étatiques sont elles-mêmes des contrepouvoirs et c'est pour ça qu'en ce moment il est très important de continuer à militer et pour ceux qui le peuvent et qui voudrai de nous rejoindre dans le militantisme parce que militer c'est se constituer soi-même comme un not re pouvoir et incarner soi-même l'idéal de partage du pouvoir où tout le monde peut exercer le pouvoir et venir limiter les pratiques étatiques dans leurs dériv c'est d'ailleurs pour ça que les libertés associatives sont si attaquées en ce moment avec notamment la loi séparatisme et les discours politiques encore Bruno retaillot qui a qui passe son temps à attaquer les les associations et et donc nous c'est aussi ce qu'on fait avec l'Observatoire essayer de toujours être ce contrepouvoir et ici il s'agit de d'être un contrepouvoir par rapport au pouvoir policier et donc effectivement on a là tout récemment sorti une note on avait une équipe d'observation lors de la manifestation du 8 mars qui est une manifestation qui généralement se passe assez bien mais cette fois-ci il y a eu des violences policières assez graves et d'autant plus gravees que les l'équipe d'observation qui était présente ne les comprenent pas c'est-à-dire que souvent on va dénoncer des violences policières parce qu'on va considérer qu'ell n'était qu'elles étaient injustifiées mais en général on va quand même comprendre ce qui du point de vue policier les a motivé et et là cette fois-ci l'équipe d'observation a observé des violences sans même comprendre ce qui dans la tête des policiers venait provoquer ces violences et ça donne l'impression qu'on que la police persévère dans sa tendance à à admettre la violence comme un mode comme un comme un mode d'action normal euh même quand même quand rien ne pourrait venir la provoquer mais justement est-ce qu'il est encore possible en France de euh penser euh le la notion de maintien de de l'ordre de l'ordre public tout en respectant les les droits fondamentaux des manifestants ou est-ce qu'on est sur un chemin de non retour parce qu'on a une police qui malheureusement souffre aussi qui souffre de du du manque de moyens du manque de formation qui souffre aussi d'un éloignement de de certaines réalités est-ce qu'il y a une fracture qui est irréparable aujourd'hui euh bon là je euh je vais pas enfin j'ai je je je sais pas exactement j'ai pas une intuition qui me permettrait de savoir si la fracture est irréparable ou pas et si les choses pourraient changer ou pas par contre vous avez tout à fait raison quand vous dites que la police enfin les agents souffrent du manque de moyens et parfois souffrent des missions qu'on leur demande de d'accomplir mais ce qui est étonnant ici c'est le rôle des syndicats c'est-à-dire que dans tout autre corps professionnel les syndicats vont venir défendre les les employés les travailleurs sur ce type justement de sujet et vont en général s'opposer à l'administration ou à la hiérarchie ou au patron c'est ça normalement le rôle des syndicats tandis que là dans la police on a des syndicats qui vont toujours euh soutenir les orientations prises par le ministère de l'Intérieur et sans jamais parler sans jamais euh s'opposer au ministère sur justement les conditions de travail ou ce genre de choses qui sont normalement du ressort des syndicats merci beaucoup Lucas Lévi la jeunesse pour pour être venu nous présenter donc ce livre la police contre la démocratie politique de la bravem merci à vous d'avoir regardé cet entretien d'actu si vous avez apprécié cette émission et que vous souhaitez soutenir notre travail nous vous encourageons à sauter le pas et à nous soutenir de manière pérenne via un abonnement de soutien ou un don mensualisé vous pouvez aussi devenir sociétaire de notre coopérative pour tout cela aller 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