Combien coûte la non censure de François Bayrou ? - #cdanslair du 17.01.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Est-ce qu'un geste pour l'école, pour l'hôpital, pour le pouvoir d'achat des patients, des fonctionnaires... Tout ça, ça chiffre, à la fin?
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Il a trop lâché? Est-ce que ce compromis passé avec le PS coûte cher?
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Est-ce qu'au moins il a sauvé sa peau et durablement, F.Bayrou?
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Comment les Français jugent-ils... Quel regard portent-ils sur ces contorsions, pour reprendre l'expression de F.Bayrou, pour ne pas être censuré?
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32 milliards.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« le déremboursement des consultations et des médicaments, c'était censé être 1 milliard d'économies. »
- 0:00G.MackeChiffre
« le jour de carence des fonctionnaires, c'était aussi censé être quelques centaines de millions... 300 millions. »
- 1:00G.MackeChiffre
« F.Bayrou reste dans son enveloppe de départ. Il l'a encore annoncé: 21 milliards d'impôts en plus et 32 milliards d'économies. »
- 2:00A.de TarléChiffre
« Les Echos ont chiffré tous ces cadeaux, qui auraient coûté 3 milliards d'euros de la part de F.Bayrou. »
- 2:00A.de TarléChiffre
« le gouvernement dit que la censure Barnier, le fait de ne plus avoir de gouvernement, a coûté 12 milliards d'euros. »
- 3:00J.FourquetChiffre
« On va devoir emprunter plus de 300 milliards. »
- 3:00J.FourquetChiffre
« L'Allemagne emprunte à 10 ans à 2,5 % et la France, c'est à 3,4 %. La Grèce, c'est 3,3 %. L'Espagne, c'est 3,2 %. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
G.Macke, je ne vais pas reprendre ma petite liste de renoncements. Est-ce qu'un geste pour l'école, pour l'hôpital, pour le pouvoir d'achat des patients, des fonctionnaires...
Tout ça, ça chiffre, à la fin? - G.Macke: Oui.
A chaque fois, il y a quelques centaines de millions ou de milliards à la clé. Par exemple, le déremboursement des consultations et des médicaments, c'était censé être 1 milliard d'économies. Le jour de carence des fonctionnaires, c'était aussi censé être quelques centaines de millions... 300 millions. - A.de Tarlé: Il a trop lâché?
Est-ce que ce compromis passé avec le PS coûte cher? - G.Macke: Il y a une facture pour la non-censure, mais l'argument d'E.Lombard est de dire qu'une censure coûterait encore plus cher. - A.de Tarlé: Alors ça... - G.Macke: On retarderait de nouveau...
Il faudrait recommencer, faire un budget. C'est en partie vrai. On a déjà vu qu'il y a une révision de la croissance économique.
Cette révision est liée au fait que l'économie est à l'arrêt en attendant ce budget. C'est vrai qu'il y a une facture de l'annonce de la censure qui est plus élevée que la facture de la non-censure. F.Bayrou reste dans son enveloppe de départ.
Il l'a encore annoncé: 21 milliards d'impôts en plus et 32 milliards d'économies. Ca veut dire qu'il compense ses concessions avec une espèce de gigantesque coup de rabot sur tous les ministères. C'est vraiment de la baisse de dépenses publiques un peu brutale, pas intelligente, mais efficace.
Pour l'instant, c'est ce qui est prévu pour compenser toutes ces concessions. Sachant que la concession la plus importante à venir, ce sera vraiment sur cette discussion des retraites. - A.de Tarlé: "Les Echos" ont chiffré tous ces cadeaux, qui auraient coûté 3 milliards d'euros de la part de F.Bayrou.
Mais en échange, le gouvernement dit que la censure Barnier, le fait de ne plus avoir de gouvernement, a coûté 12 milliards d'euros. C.Vautrin a dit ceci. - T.Porcher: Je ne sais pas comment ils ont fait ces calculs.
Il faut faire attention quand il y a un événement. Quand on mesure la croissance, il faut la mesurer sur une année. Quand vous avez un événement comme des grèves qui vont bloquer le pays, il va y avoir une perte de croissance.
Là où je les rejoins, c'est que l'instabilité politique est mauvaise. Cette instabilité... - A.de Tarlé: On a été cités en contre-exemple par le patron de la Deutsche Bank. "Attention, on va finir comme les Français." - T.Porcher: Même s'ils ont eu un peu d'instabilité politique en Allemagne.
Ca peut arriver à des pays même très développés et qualifiés comme des démocraties libérales. Mais il est vrai que l'instabilité politique a un impact sur les décisions des acteurs privés. Les calculs, je n'en suis pas sûr.
Les recettes sont déjà gravées dans le marbre. Le Sénat les a validées. Elles sont reprises.
Si vous concédez et que vous lâchez un peu sur des éléments comme ça, comme les dépenses, il va falloir les rattraper sur d'autres. Il y aura peut-être beaucoup de rabot... - A.de Tarlé: La surprise du budget. - T.Porcher: Il y a aussi toute la question macroéconomique.
Quelle va être l'impact en termes de croissance? Est-ce qu'il va y avoir un impact négatif sur le PIB? Un certain nombre d'instituts avant l'instabilité politique disaient que des budgets qui freineraient un peu trop...
Des budgets un peu trop austéritaires pourraient limiter la croissance économique. - A.de Tarlé: Est-ce qu'au moins il a sauvé sa peau et durablement, F.Bayrou? - C.Cornudet: Je ne pense pas qu'on puisse s'engager à dire ça aujourd'hui.
Il a gagné du temps parce que le PS, en même temps qu'il disait: "Je ne vous censure pas", disait "on peut le faire si vous n'allez pas dans notre sens". Cette épée de Damoclès reste un peu sur le gouvernement, mais pas autant qu'avant. On voit bien qu'il s'est passé quelque chose, que le PS a divorcé avec LFI.
On voit que F.Bayrou est prêt à tout pour essayer de durer parce que le pays a un besoin de stabilité et que son ambition...
Il veut être le Premier ministre qui aura fait voter un budget, qui aura redonné au pays...
Il choisit une stratégie inverse à celle de M.Barnier qui avait fait le pari que le RN ne censurerait pas. Il lui avait concédé beaucoup de choses.
Aujourd'hui, il faut additionner les concessions qui avaient été faites à l'époque au RN et celles qui sont faites aujourd'hui au PS. F.Bayrou arrive et dit qu'il est obligé de prendre le contre-pied de ça et qu'il lui faut une stabilité.
Si les socialistes ne se joignent pas à une motion de censure LFI plus RN, le gouvernement ne tombe pas. Ils sont pivots et un peu faiseurs de rois. Il a décidé, à ces faiseurs de rois, de leur donner ce qu'ils voulaient.
Il ne leur a pas donné la suspension de la réforme des retraites. C'était vraiment la revendication numéro 1. On s'est beaucoup focalisés sur ce débat: suspension ou pas.
Finalement, il n'y en a pas eu. Il y a eu suspension du PS et le rideau s'est levé. On a vu en coulisses tout ce qui a été lâché sur le budget pour essayer d'avoir cette indulgence.
Ce n'est pas une garantie pour toujours mais une indulgence. Il commence plutôt bien son mandat. - A.de Tarlé: Comment les Français jugent-ils...
Quel regard portent-ils sur ces contorsions, pour reprendre l'expression de F.Bayrou, pour ne pas être censuré? - J.Fourquet: Il est un peu tôt encore.
Les Français ne suivent pas ça au quotidien. Un certain nombre d'entre eux sont un peu fatigués. Il y a une espèce d'overdose.
Censure, non-censure, nouveau gouvernement...
On voit que beaucoup de Français sont lassés de tout ça. Ils attendent de voir comment la balle va rebondir. Ce qui prévalait jusqu'à maintenant, c'était que la responsabilité du blocage et de la crise politique était majoritairement imputée dans l'opinion à E.Macron.
Le diagnostic qu'ont sans doute fait O.Faure et ses proches, c'est qu'il ne faudrait pas que si l'instabilité s'installe dans la durée, la responsabilité de cette crise soit diluée et commence à rejaillir sur les partis dits de gouvernement en disant: "Vous êtes toujours dans l'obstruction systématique. Le pays est à l'arrêt, nos services publics ont du mal à fonctionner donc vous portez une responsabilité." Le parti socialiste lâche sans doute du lest pour ne pas être associé à la poursuite de cette instabilité politique.
O.Faure s'est comporté comme un responsable syndical dans une entreprise qui revient devant ses troupes en leur disant: "On avait demandé 10 % d'augmentation. On n'a eu que 5." Une partie de la base dit que ce n'est pas assez.
Il a dit: "Tout ce qu'on peut prendre, on prend et on l'a pris." F.Bayrou est béarnais.
Il avait écrit la biographie d'Henri de Navarre, d'Henri IV. Il faut lâcher du lest aux socialistes pour se donner du temps, même s'il aurait été catastrophique aux yeux de F.Bayrou mais aussi d'E.Macron et du camp présidentiel que d'emblée, ce gouvernement soit censuré.
Mais le plus dur commence. Il va falloir faire rentrer dans la quadrature du cercle ces économies. - A.de Tarlé: 32 milliards. - J.Fourquet: Dans la situation, avec une situation financière qui est toujours excessivement dégradée.
On va devoir emprunter plus de 300 milliards. Quand on regarde les taux auxquels les différents pays occidentaux empruntent, les pays européens...
L'Allemagne emprunte à 10 ans à 2,5 % et la France, c'est à 3,4 %. La Grèce, c'est 3,3 %. L'Espagne, c'est 3,2 %.
La France, pour financer son déficit, emprunte à des taux plus élevés que la Grèce et que l'Espagne. Comment on arrive d'une part à financer les concessions qui ont été faites et, d'autre part, à ne pas trop dégrader
François Bayrou