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interviewRMC (sur YouTube)· 20 septembre 2022 4 min

Leschi : "Nous faisons une répartition des demandeurs d'asile sur l'ensemble du territoire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

accueillir des étrangers à la campagne pour permettre à ses campagnes de moins se dépeupler voilà ce que veut faire Emmanuel Macron il a lancé l'idée juste avant le week-end devant les préfets est-ce que vous pensez que c'est une bonne solution et que les campagnes les communes rurales y sont prêtes oui je pense que c'est une bonne solution parce qu'on a déjà une expérience de ce type je rappelle que en ce qui concerne les demandeurs d'asile nous faisons une répartition sur l'ensemble du territoire pour éviter la concentration en particulier en Île-de-France ou un demandeur d'asile sur deux vient s'enregistrer et nous avons une autre expérience qui a été positive je rappelle qu'en février mars 2016 nous avons démantelé la lampe de Calais avec une répartition sur l'ensemble du territoire et que ça s'est plutôt bien passé la proposition du Président de la République elle va un peu plus loin puisqu'il dit ceux qui obtiennent en réalité un titre de séjour c'est à dire ce qui obtiennent le statut de réfugiés est-ce qu'on peut pas mieux les répartir et mieux répartir la charge de sur le territoire il parle notamment donc en effet de la question du territoire et dans un deuxième temps de la question même des familles puisqu'il mentionnent que ce sont souvent des territoires des villages notamment qui sont en train de perdre leur classe voire même leur école ou leurs collèges il y a quand même eu des exemples qui ont été faits avec une question notamment qui est aussi la question de l'accessibilité c'est-à-dire que le monde rural est un monde plus compliqué d'accès parfois pour ceux qui n'auraient pas permis ou voiture il y a l'exemple notamment de a plein cours à plein cours c'est un village dans le Pas-de-Calais qui avait choisi d'accueillir une famille syrienne le maire leur avait donné un logement et quand on fait le bilan à posteriori le maire lui-même dit ils sont partis en fait ils ont rejoint la ville en l'occurrence Arras parce que Ben leur permis là-bas n'était pas reconnu ici parce qu'ils avaient pas de voiture que donc assez vite ils se sont retrouvés un peu bloqués est-ce que vous ne redoutez pas cet aspect là je pense que tout ça se construit bien évidemment il y a la question des transports il y a la question de quel sujet de l'école j'avais par exemple que les 105000 Ukrainiens qui pour arriver en deux mois et bien si on ne les avait pas répartis sur l'ensemble du territoire on aurait des difficultés mais c'est vrai que c'est une politique qui doit se construire j'en suis tout à fait conscient et c'est ce que nous essayons de faire et ce qu'il faut penser vous mentionnez la question des réfugiés Ukrainiens qui ont été accueillis en effet sur tout le territoire français il s'agit principalement au départ en tout cas de femme et d'enfants de mer et d'enfants donc la question de la famille et de l'accès à l'école qui est l'un des arguments d'Emmanuel Macron il prend là tout son sens on avait tout à l'heure un témoignage d'un auditeur italien qui nous disait que l'expérience avait été faite en Italie il s'appelle Gianni il a nous a appelé à 6h40 au 32 16 il me disait en Italie ça a été fait exactement sur les mêmes arguments mais la réalité c'est que ça a été principalement des réfugiés hommes peu de femmes et peu d'enfants donc l'argument de l'école est-ce qu'il tient non mais il tient pour les familles je crois que le problème de fond c'est que on ne peut pas avoir une concentration et c'est ce qu'a dit le président de la République de la pauvreté là où il y a déjà de la pauvreté et par ailleurs il y a des besoins en particulier des besoins de main d'oeuvre je rappelle par exemple que cette année l'Office français de l'immigration organise l'arrivée de 15000 saisonniers pour aller dans les campagnes faire les vendanges ramasser les fruits je veux dire que il y a une convention notamment avec la Tunisie à la Tunisie le Maroc essentiellement je dirais même que sur le plan écologique si vous voulez c'est pas tout à fait pertinent d'organiser comme ça des transports on va le faire près 2000 personnes pour ramasser les clémentines donc on sait qu'on a des besoins de main d'oeuvre en particulier dans les zones rurales dans les campagnes après comment on organise tout ça c'est une construction c'est vrai que les familles c'est plus facile

Leschi : "Nous faisons une répartition des demandeurs d'asile sur l'ensemble du territoire" — Françoise Dumont · Pourquijevote