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interviewRMC· 5 octobre 2021 20 min

🔴 EN DIRECT - Nicolas Dupont-Aignan invité de Bourdin Direct

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 2

Avec un autre élu, Alain Bocquet, tout à fait, c'est cela, sur la fraude fiscale. Le travail de nos confrères d'investigation, consortium international de journalistes d'investigation, plus de 600 journalistes, 11 300 milliards d'euros de dollars, je ne sais plus si... Enfin bon, peu importe, la somme est tellement colossale de fraude au fisc, dans le monde entier, évidemment, dans le monde entier. Mais que faire ? Que faire contre cette fraude fiscale mondiale ?

0:34
Locuteur 1

Alors, j'avais fait un rapport parlementaire avec Alain Bocquet, député communiste. On s'était très bien entendu, des bords très différents. Et on avait fait des propositions pour lutter contre les paradis fiscaux. J'avais écrit un livre, Les voleurs de la République. Alors, des progrès ont été faits, il faut être honnête. Mais ce qui est très intéressant, et c'est l'intérêt de ce scandale, c'est que des progrès ont été faits, je dirais, pour les fraudeurs moyens. Oui. Suppression, transparence des comptes, notamment en Suisse, notamment etc. Ce qui est bien.

Mais en revanche, on s'est aperçu, et c'est l'ampleur de ce scandale, c'est que les dirigeants, les grands dirigeants, les grandes vedettes, avaient gardé un système d'opacité, notamment aux États-Unis, dans certains États américains, ce qu'on avait dit dans notre livre, pour, avec des sociétés écrans, qui dissimulent des fortunes considérables, qui sont les fortunes de la corruption, de la corruption mondiale.

1:30
Locuteur 2

De la corruption mondiale. C'est ça l'enjeu. Alors, la liste des fraudeurs est incroyable. C'est-à-dire qu'on aura la liste des 600 françaises, ou ce sont 300 françaises ? Des chefs d'État, des chefs de gouvernement. Ah, hallucinant. Je ne sais pas, moi, la chanteuse Shakiri, Tony Blair, enfin bon, etc.

1:45
Locuteur 1

Ça veut dire que ceux qui dirigent, ce qui est insupportable pour moi, et ce que j'avais déjà dénoncé à l'époque, c'est que ceux qui donnent des leçons en permanence d'économie, de souffrance, aux habitants du monde, il faut faire des efforts, vous n'êtes pas raisonnable, c'est pas bien, s'exonèrent de tout. Et c'est ça qui est insupportable.

2:07
Locuteur 2

Laurent Jordani, le président du Kenya, le président de l'Équateur.

2:12
Locuteur 1

Alors, on peut lutter contre des choses. Il y a eu des progrès sur les comptes. Il y a l'affaire des sociétés, vous savez, et l'OCDE est en train de faire un vrai travail pour harmoniser les taux d'impôt. Il y a quand même heureusement des progrès. Simplement, la vraie question, ce sont les sociétés-écrans et les trusts anglo-saxons. C'est un système, en fait, de dissimulation des propriétaires des comptes. Et le problème, c'est que les Américains ont été très doués pour faire supprimer les comptes dans les paradis fiscaux des autres continents, mais ils ont laissé les leurs. Ils ont laissé les leurs.

Et nous, entre nous, on a aussi laissé Chypre, on pourrait beaucoup dire des choses, sur Luxembourg, sur les Pays-Bas, sur l'Irlande, en matière de société. En matière de société. Alors attention, ce n'est pas de même nature. Il y a eu des efforts de fait. Il ne faut pas non plus que les Français croient... Je connais vraiment bien le sujet depuis 15 ans maintenant. Oui, je sais. C'est pour ça que je vous en parle. Il ne faut pas que les Français croient que rien n'a été fait. On peut le faire. Bien. Mais pour le faire, il faudrait chasser la corruption mondiale.

3:10
Locuteur 2

Mais j'ai constaté un changement, un vrai changement. C'est qu'avant, on parlait des îles Caïmans, des îles Vierges et d'autres petits îlots des paradis fiscaux. Mais aujourd'hui, ce sont des grands États. Singapour, les Émirats arabes unis, les États-Unis. Voilà ceux qui alimentent finalement, qui alimentent cette fraude fiscale.

3:32
Locuteur 1

Oui, en fait, ce qui s'est passé, c'est que les grands États qui n'avaient plus de recettes ont écrasé les petits États qui trichaient, mais ont gardé un système opaque. Et le mérite de cette enquête, c'est que je crois qu'elle peut permettre de faire savoir ce qui se passe. Deuxième point qui est fondamental, c'est les lanceurs d'alerte. Oui. Qui sont en France maltraités. Il faut mieux les protéger. Il faut mieux les protéger.

C'est-à-dire que c'est-à-dire que c'est-à-dire que c'est-à-dire que c'est-à-dire qui m'a accompagné, beaucoup soutenu, que j'ai beaucoup soutenu, qui a été responsable, qui a permis à l'État français de gagner des milliards d'euros et qui est dans la misère aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les lanceurs d'alerte ne sont pas protégés. On les accuse de délation, on les accuse de tous les maux. Ce fut la même chose, souvenez-vous, pour l'affaire du médiator dans un autre domaine, avec Mme Frachon. C'est terrible d'ailleurs de se dire qu'on est dans un pays où ceux qui essayent de défendre l'intérêt général sont immédiatement mis de côté.

4:29
Locuteur 2

– Irène Frachon va bien et elle continue à travailler. – Oui, mais elle reconnaissait que ce fut le parcours du combattant. – Oui, Nicolas Dupont-Aignan, Fabien Roussel réclame de la prison ferme pour les évadés fiscaux, vous aussi ? – Bien sûr, toujours, je l'ai toujours dit.

4:43
Locuteur 1

Les Américains d'ailleurs, il faut leur reconnaître sur ce point, ils sont beaucoup plus sévères, la justice américaine, que la justice française. Mais le problème de fond, ce sont les moyens du parquet financier français qui ont été limités. Le problème de fond, c'est qu'en France, on n'a pas les moyens de poursuivre, de suivre, d'aller au bout des enquêtes. Et tant qu'on n'aura pas ce moyen, tant qu'on fera souvent des fraudeurs, des héros, et bien je pense que notre société aura du mal à rien. – Mais non, mais à qui pensez-vous ? – D'une manière générale. – D'une manière générale ? – Il y a une sorte de fascination en France pour celui qui triche.

5:22
Locuteur 2

– Mais dans la liste, je n'ai pas vu de français, enfin de dirigeants politiques. – On verra. – Il y a des dirigeants politiques de nombreux pays, mais pas de français. – J'espère qu'il n'y en a pas. – Vous espérez qu'il n'y en a pas ? – J'espère. – Bon, mais en revanche, j'ai vu beaucoup, beaucoup de proches de Vladimir Poutine. Énormément. – Et d'ailleurs, part de la richesse nationale détenue par les 1% les plus aisés, quel est le pays qui est en tête ? – La Russie. – C'est la Russie. – Incroyable. – 58%.

5:48
Locuteur 1

– C'est absolument incroyable. – Ça montre bien que la démocratie, la liberté de la presse, l'indépendance des médias est un point clé dans tous les domaines.

5:58
Locuteur 2

– Bon, où va le pognon ? – Oui. – Dans votre livre, aux éditions de l'Archipel, « L'argent gaspillé ». Vous pointez du doigt la fraude aux cartes vitales. Expliquez-nous.

6:08
Locuteur 1

– J'en ai assez, oui. En fait, je me suis fait une réflexion pendant la crise du Covid. – Oui. – Je me suis dit, comment se fait-il que le pays qui dépense le plus au monde par rapport à sa richesse, record du monde de dépenses publiques, le pays qui prélève le plus en impôts et cotisations et des services publics où il y a des sacs plastiques à la place des blouses, où il n'y a pas de médicaments, etc. Comment se fait-il que notre pays qui dépense beaucoup et qui devrait avoir un service public qui marche, soit à l'abandon ? Et j'ai cherché, j'ai creusé et j'ai découvert, en fait, je le savais un peu, mais j'ai voulu aller plus loin.

Et j'ai vu qu'il y avait quantité de dépenses dans notre pays, inutiles, gaspillées, alors même qu'on demandait aux retraités de serrer la ceinture, on baissait les allocations chômage, les PME avaient des charges beaucoup trop fortes pour investir sur le territoire français, etc. Donc je me suis dit, plutôt que de faire toujours les mêmes discours, parce que à la présidentielle, on va tous dire la même chose, on veut tous plus de sécurité, de pouvoir d'achat, etc. Et je me suis dit que moi, je voulais dire aux Français comment j'allais faire, où j'allais prendre l'argent, pour financer quoi ? Parce que je pense que si vous voulez un programme pas chiffré, c'est un quinquennat pour rien.

Et j'ai voulu et j'ai recensé 100 milliards d'argent, dont 50 milliards de fraude pure, 50 milliards de recettes qu'on pourrait retrouver, pour permettre d'aller sur les vraies priorités, le pouvoir d'achat, aider les PME pour créer de la richesse en France et refaire nos services publics.

7:36
Locuteur 2

C'est la priorité numéro 1 avant l'immigration, avant le pouvoir d'achat selon vous ?

7:40
Locuteur 1

Oui. La récompense du travail. Oui. C'est-à-dire que quelqu'un qui travaille, qui est au SMIC, j'ai vu l'augmentation du SMIC, on nous dit 1580 euros. Oui, oui, brut. La réalité, ce n'est pas le brut, c'est le net. Je veux que le net rattrape le brut. Je l'avais proposé en 2017, tout le monde m'avait ri au nez. J'avais dit 10% d'augmentation. Aujourd'hui, je reviens à 8%. Je pense qu'on pourrait un 13e mois, enfin un mois supplémentaire pour tous les Français en dessous de 3 fois le SMIC. Ça coûte 20 milliards. On peut le faire sans peser sur les entreprises, en réduisant les charges salariales. C'est-à-dire ce qui fait que votre brut descend au net. On peut vraiment réduire une partie.

Ça donnerait un gain de pouvoir d'achat. La personne qui se lève le matin serait récompensée de son travail. Les chefs d'entreprise trouveraient des salariés, parce que s'ils ne trouvent pas, c'est aussi qu'ils ne sont pas bien payés. Et tout cela sans du tout accroître le déficit de l'État et sans peser sur les entreprises. Mais pour ça, il faut faire le ménage. – Et notamment sur le scandale absolu des cartes vitales que j'ai travaillé pendant des mois. J'ai relu tous les rapports. – Alors, combien de fausses cartes vitales ? – Ah, nous n'avons pas le chiffre. – Eh bien, on ne sait pas. – Eh bien, je vais vous dire. C'est page 21. C'est extravagant. – J'ai lu. – Extravagant.

Il y a plusieurs rapports très sérieux, parce que je me suis dit, vous savez, on va dire que je raconte, machin, tout. Alors j'ai pris les rapports. Il y a même les QR codes pour que les gens vérifient. IGAS, c'est-à-dire l'inspection générale des affaires sociales, l'inspection des finances, 7,76 millions de fausses cartes vitales. Le Sénat, Assemblée nationale 2019, 5,20. L'Assemblée nationale 2020, 1,8. La Cour des comptes 2020, 2,5. Et la direction de la Sécurité sociale, c'est extravagant. C'est ça qui est le plus grave. – 600 000 ? – 600 000. Mais, devant les sénateurs, ils avaient dit 2,6 millions. Et ils se sont rétractés. Donc on ne sait pas.

On est dans un pays, Jean-Jacques Bourdin, où on nous parle d'une réforme des retraites pour 5 milliards. Alors que les retraités ont déjà beaucoup souffert. – Vous êtes contre toute réforme des retraites ? – Mais je dis que le problème des retraites, c'est la création d'emplois sur le sol français. – Oui. – Parce que sinon, nos retraités n'auront plus rien. Je vous rappelle que les retraites ne sont pas indexées. – Vous n'êtes pas comme la droite est l'air. – Non. Mais non. Les retraites ne sont plus indexées. Chaque année, les retraités perdent. Emmanuel Macron a augmenté la CSG sur les retraités. On ne va pas encore leur piquer le peu qui leur reste.

La vraie question, est-ce qu'on est capable de récupérer ces 20 milliards minimum ? On pourrait aller beaucoup plus loin, mais je dirais 20 milliards. 5 milliards, la réforme des retraites. 20 milliards de fausses cartes vitales. Voilà la réalité du pays. Alors quand on est dans un pays où l'administration de la sécurité sociale fait la politique de l'autruche et dit « je ne sais pas, un coup c'est 2 millions, un coup c'est 600 000 », je me dis qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Mettons nos efforts. On a bien été capable de créer un pass sanitaire, je ne reviens pas dessus, pour surveiller les gens. – Vous l'avez d'ailleurs, votre pass sanitaire ?

– Non, je n'ai pas de pass sanitaire, vous le savez bien. Mais on a été capable de tracer les gens partout, mais on n'est pas capable de tracer des cartes vitales. Donc je propose le remplacement de toutes les cartes vitales par des cartes vitales biométriques qui seront données, ça mettra 5 ans, en sous-préfecture, mano et de la mano, pour voir la personne. – De la main à la main. Voilà.

11:09
Locuteur 2

– Bien. Nicolas Dupont-Aignan, parlons un peu de politique. – Ah là là. – Éric Zemmour, est-ce que vous vous effacerez devant lui avant le premier tour ? – Non, non, non. Non, non, non. Pourquoi ? – Vous êtes ferme. – Mais pourquoi ? Je défends des convictions. – Parce que vous êtes affaibli par... Je regarde les sondages. – Oh ! – Je regarde... Oui. Quoi ? – Je regarde les sondages. – Mais vous regardez encore les sondages ? – Mais vous croyez encore aux sondages, vous, qui êtes un homme intelligent ? – Non, non,

11:32
Locuteur 1

– Non, non, je ne crois pas du tout au centre. – Attendez, au régional. – Ils se sont plantés. – Oui. – Et on continue à croire ça. Mais moi, je crois mes convictions. Je crois aux Français qui me soutiennent. Je crois au projet que je vais présenter aux Français. Je suis gaulliste. Et je vais vous dire une chose. Pourquoi je n'irai pas derrière Zemmour ? – Pourquoi ? – Parce que je suis gaulliste. L'indépendance de la France, oui. Et Éric Zemmour est un polémiste de talent qui défend souvent l'indépendance de la France. Donc vous pourriez dire pourquoi vous ne le soutenez pas. – Oui.

Mais l'indépendance de la France pour le général de Gaulle et pour moi, gaulliste, ça passe par le rassemblement des Français et pas par des déchirures supplémentaires. Le pays est déjà un archipel de communautés. Le pays a été divisé par Emmanuel Macron. Il n'y a pas besoin de division supplémentaire. Je pèse mes mots. Je suis ferme sur l'immigration, sur la sécurité. On m'a souvent accusé d'être trop ferme. Mais une fois qu'on est Français, petits Français, et j'en ai dans ma ville de toutes les origines, on est petits Français et on est considérés par le chef de l'État comme des Français. À part entière. Et on doit lutter contre l'insécurité.

On doit lutter, bloquer les frontières, supprimer les vagues migratoires parce qu'il faut intégrer, assimiler. Mais je déteste, je déteste les séparatismes. Je déteste qu'on désigne du doigt un petit garçon, une petite fille parce qu'il a un nom différent. Ce n'est pas moi. Moi, je suis gaulliste. Indépendance de la France, rassemblement des Français, problème de l'argent, du travail. Voilà mon projet. Et donc, je ne vais pas changer de projet. Est-ce que vous pensez qu'il aura ses signatures ? Oui, je lui souhaite... Moi, je suis attaché à ma liberté. Oui. Je respecte Éric Zemmour. Il a ses idées. J'en partage certaines, je n'en partage pas d'autres. Je ne connais pas son projet.

Mais ils vous donnent la laine sur le dos.

13:14
Locuteur 2

Je ne vous en savais rien.

13:15
Locuteur 1

Ah bon, ça va bon, d'accord.

13:16
Locuteur 2

Je vois certains de votre parti qui s'en vont.

13:19
Locuteur 1

Oui, il y a deux types qui sont partis. J'en ai d'autres qui arrivent. Ça m'est complètement indifférent. Je suis... J'ai le cuir quand même à force. Je commence à avoir un peu d'expérience. Je crois à la France. Je crois aux Français. Je pense que mon pays vit mal. J'ai des solutions pour mon pays. Je pense que 2022, c'est la dernière vraiment limite avant le précipice. Et je ne veux pas un nouveau marchand d'illusions. Je veux des propositions. Je veux qu'il y ait un vrai débat sur le fond. Et je vous remercie de m'inviter là-dessus parce que... Voilà. Est-ce qu'on peut parler du fond ? Des solutions ? Et c'est un débat noble avec Éric Zemmour, avec d'autres.

13:51
Locuteur 2

Est-ce que vous êtes comme lui un adepte de la théorie du grand remplacement ?

13:54
Locuteur 1

Alors, je suis entre les deux. Je vais vous surprendre. Oui. Je pense qu'il n'y a pas un grand remplacement et non pas un grand complot. Mais je pense qu'il y a une amorce de remplacement dangereux. Et je pense qu'il faut stopper les vagues migratoires pour assimiler. Et que les vagues migratoires qu'il y a eu en France étaient sur le travail. Et quand elles étaient sur le travail pour venir s'intégrer dans un pays, il n'y avait pas de problème. On est arrivé, et je décris dans mon livre, à de l'immigration de prestation sociale, qui est malsaine. Et je pense qu'il faut mettre fin à cela. Voilà.

Après, je crois qu'une fois qu'on aura mis fin à cela, on est capable en France d'assimiler, si on reconstruit l'école de la République, s'il y a du boulot, et si on est ferme sur la sécurité.

14:41
Locuteur 2

Parce que tous ces débats théoriques doivent être, me semble-t-il, équilibrés par la pratique. Il y a une immigration du travail en France. Qui travaille dans les restaurants ? Qui travaille dans les entreprises pour nettoyer les entreprises ? Vous avez raison là-dessus. Qui désamiante ? Vous savez qui désamiante aujourd'hui ? Les Afghans.

15:04
Locuteur 1

Les Afghans. Mais vous... Attendez, il y a deux choses. Il y a une immigration de travail. Il y a une immigration de prestation, tout le monde le sait. Faire venir des jeunes, faire venir des gens de l'étranger, pour être dans des ghettos, sans boulot, puisque le taux de chômage est très élevé des étrangers, vous le savez aussi, n'est pas bien. Je suis le seul candidat en 2017 qui a eu un projet pour l'Afrique. Je suis le seul candidat qui parle inlassablement du développement africain. Ce n'est pas souhaitable de déménager les peuples. La France n'a plus les moyens d'accueillir. Alors, que l'on assimile, que l'on intègre ceux qui sont là déjà, que l'on ait une immigration choisie, oui.

Mais il faut quand même arrêter. Une immigration du travail.

15:48
Locuteur 2

De travail et pas de prestation. Il faut arrêter. C'est-à-dire que ces tâches, ces tâches-là sont confiées à des hommes ou des femmes venus d'ailleurs.

15:58
Locuteur 1

Pourquoi aussi ? Pourquoi parce qu'on paye mal ? Parce qu'il y a des charges trop élevées, parce qu'il faut relocaliser. Mon grand défi, mon obsession, et ce sera l'essentiel de mon projet, c'est relocaliser ou créer un million d'emplois en France qu'elle a créé de tout. Or, on délocalise tous les jours parce que nos PME ont des charges exorbitantes. Je veux mettre fin aux baisses de charges tous azimuts, qu'ont fait tous les présidents de droite et de gauche. Parce que faire des baisses de charges pour que des grands groupes fassent du rachat d'actions ou investissent en Chine, pardonnez-moi, c'est pas très beau.

Je veux des baisses de charges pour les patrons de PME, les artisans, les commerçants qui investissent en France. Et vous verrez qu'on remettra en marche le pays. Et on peut le faire, mais il faudrait qu'on parle de ça. Je vous remercie d'en parler. Mais moi, quand on m'invite dans des radios, des télés, c'est pour me parler de conneries, pardonnez-moi. Alors, monsieur Machin, des trucs politiciens qui n'ont aucun intérêt, que les Français ne supportent plus. Vous avez vu une expression sur Internet qui est assez drôle ? C'est... Mais alors, ça ne va pas vous plaire. Et puis moi, il ne faut pas non plus. Éteignez la télé, allumez votre cerveau.

Bon, alors je ne dis pas qu'il faut éteindre toute la télé.

17:07
Locuteur 2

Non, non, mais c'est bien d'allumer son cerveau.

17:09
Locuteur 1

Mais on peut aussi allumer son cerveau. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est que j'aimerais que cette campagne, et c'est pour ça que je suis candidat, vous savez, j'ai été deux fois, je pourrais m'en passer. Franchement. Je suis candidat parce que je veux que certains thèmes soient abordés. Je veux qu'on sorte de la superficialité de ce monde politico-médiatique qui étouffe les gens. Voilà, j'ai envie qu'on parle de ça.

17:31
Locuteur 2

Et je le ferai jusqu'au bout. Vos convictions, vous défendez vos convictions à un quart d'heure, mais vous défendez aussi votre circonscription. Vous êtes député, ça vous permet d'exister. Mais bon, mais c'est normal. Et les autres, ils n'ont pas le droit de... Mais c'est normal, mais c'est comme ça. Et si des gens me suivent encore, c'est bien parce que j'ai quelques idées. Emmanuel Macron veut investir sur le nucléaire en développant les petits réacteurs modulables. Il a raison. Il va falloir 5 ou 10 ans pour qu'ils soient opérationnels.

18:06
Locuteur 1

On luttera contre le réchauffement climatique par la science, par le progrès. Dimanche à mon meeting, j'ai fait toute une partie sur un vrai programme écologie. La vraie écologie humaine, la santé, le problème du corps humain, du surpoids, de l'obésité en France, la question de l'énergie. Il faut absolument passer par de la recherche sur le nucléaire pour les centrales de future génération. Où on réglera le problème des déchets. Vous savez qu'on a un prix Nobel en France qui a trouvé le moyen de détruire les déchets. C'est par les centrales de future génération qu'on arrivera à lutter contre le réchauffement climatique.

Et je crois que là aussi, c'est un débat fondamental plutôt que de mettre des éoliennes qui coûtent une fortune en facture d'électricité pour les Français. Donc là aussi, on peut améliorer les choses. Mais pourquoi on ne parle jamais de ça ? Il y a une formidable campagne présidentielle pour que les Français aillent voter. Vous savez combien de personnes ont voté au régional ? 16 millions. Vous savez combien il y a d'électeurs ? 47 millions. Vous savez combien de personnes ont voté au deuxième tour de la présidentielle ? 35 millions, mais il n'y en a que 31 millions qui ont mis un bulletin sur 47 millions.

L'élection présidentielle se jouera si les Français qui ne votent plus se décident à reprendre le chemin des urnes. Et je leur dis, ça ne sert à rien de manifester, d'aller sur des ronds-points, de mettre un gilet jaune, passer sa vie à râler, si vous n'allez pas voter. Et moi, je veux me battre pour que les gens aillent voter.

19:32
Locuteur 2

Merci Nicolas Dupont-Aignan d'être venu nous voir ce matin sur RMC BFM TV, 8h53.