Éric Coquerel est l'invité de La politique s'éclaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Éric Okralen invité dans la politique clair. Bonjour et bienvenue. Vous êtes président de la la commission des finances de l'Assemblée députés insoumis de Sandy.
Euh il y a pas mal de mesures qui ont été euh annoncées là par euh Sébastien Lecornu ces ces derniers jours. Des mesures sur le pouvoir d'achat. Euh il y a des hausses d'impôts pour les plus riches avec l'attaque sur le patrimoine financier plus toutes les taxes de l'année dernière qui seront reconduites.
Un geste pour les carrières des femmes aussi dans le pour corriger la réforme des retraites. Vous en tant qu'homme de gauche, vous dites le compte y est. Vous attendiez mon sourire ?
Non non, écoutez, toutes les mesures qui sont annoncées. Alors, la plupart d'ailleurs déjà en réalité baisse encore les recettes puisqu'on parle de défiscalisation de supplémentaires, on parle de alors non pas restaurer parce qu'en fait la prime Macron existe déjà mais on parle de de de la prolonger, de la défiscaliser. Donc c'est toujours moins de recette.
C'est toujours une façon de contourner la question et le problème dans ce pays. Le problème dans ce pays, c'est que le travail ne paye pas assez. C'estàd les salaires ne sont pas suffisants, j'allais dire, par rapport au revenus du capital.
Et là, la manière d'augmenter les salaires, c'est de prendre ce qu'on appelle le salaire socialisé. Hier, c'était les 80 ans de la sécurité sociale, vous savez. Voilà.
Euh et les 80 ans de la sécurité sociale euh tous ceux qui en réalité proposent pour augmenter le salaire sur la fiche de paye de prendre sur le salaire brut, c'est-à-dire sur le salaire socialisé, en réalité casse la sécurité sociale parce que ces cotisations, c'est ce que les travailleurs en 46 ont décidé de mettre en commun pour pouvoir assurer la santé, les retraites et cetera. Donc pour augmenter les salaires, il faut produire plus. Alors pour augmenter les non pour augmenter les salut partager les richesses.
Faut partager les richesses. Faut bien une politique proent entreprise pour produire plus. que nous constatons depuis 2017, c'est que le partage de la valeur ajoutée, que entre le capital et le travail, il se fait de plus en plus au détriment du travail, en faveur du capital.
Et pire, pas n'importe quel capital, c'est le capital non investi qui après se se transforme en dividende. Donc il faut inverser ça. Il faut à nouveau que les salaires mais aussi j'allais dire les revenus des artisans, des commerçants, tous ceux qui produisent des richesses dans ce pays gagnent mieux leur vie.
Mais ça ne peut pas se faire sur j'allais dire ce qui sur quoi est assis notamment la sécurité sociale. Donc toutes ces mesures ne sont pas bonnes. Les deuxième ce que je constate c'est que euh on nous propose une taxe sur les holdings qui va rien rapporter puisqu'elle exclut les biens professionnels qui est le cœur du problème de toute ce type de taxe.
Gabriel Zucman que j'ai invité à l'Assemblée nationale lundi avec l'économiste Tiglitz l'a bien rappelé quand le le l'exclusion des biens professionnel c'est quelque chose de très français et ça a été figurez-vous je le savais pas je l'ai découvert avec Gabriel Zucman ça a été fait en en au moment où en 1980 on a créé l'ISF il y a eu un abendement qui a exclu les biens professionnels. On a parlé d'outil de travail le bil c'est que les milliardaires en réalité on le sait l'ISF les touche très peu. C'est pour ça que l'ISF, j'entendais votre invité précédent, pour ça que l'ISF finalement a pas eu la rentabilité estimée, c'est que tous les les ultra riches qui qui transfère, j'allais dire le revenu vers du patrimoine de bien professionnel qui est souvent des actifs financiers et ben finalement sont beaucoup moins imposés que la moyenne des Français, moitié moins et l'ISF les touché peu.
Donc il faut revenir là-dessus. Mais taxer le le le patrimoine productif finalement, est-ce que c'est pas casser la croissance, casser casser les entreprises ? on vaendre aujourd'hui mais il y a beaucoup d'entreprises qui se versent pas de bénéfic qui ne se versent pas de divid et qui ne peuvent pas payer c pas ces usines qui seront c'est pas ces entre concernés les g les gens concernés c'est les gens qui ont plus de 100 millions de patrimoines alors je vous le dis très clairement je pense que la c'est pas forcément un patrimoine liquide et c'est patrimoine qui est pas professionnel la grande majorité des des chefs d'entreprise de ce pays n'ont pas 100 millions de patrimoines personnel ils l'ont Enfin voilà, ça vous pouvez les interroger, vous pouvez regarder, ça ne les concerne pas, qu'il nous écoute parce que notamment le MEDEF a fini par les convaincre qu'en réalité ils sont concernés par tout ça, ils n'ont pas ce patrimoine.
Donc la question n'est pas d'aller taxer l'outil de travail de la PME, TPE ou autre. La question c'est d'aller taxer tous ceux qui ont mis dans leur patrimoine professionnel en réalité les actifs financiers qui sont leur enrichissement personnel. Voilà.
Et ça, pour ça, il faut inclure les B professionnels. Donc les mesures qui sont proposées pour aller vite. 1, continuer à baisser les recettes de l'État. 2 ne règle pas la question du pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires. 3 en réalité ne touche que très peu ce dont souffre notre pays depuis 2017.
C'est-à-dire à force de cadeaux fiscaux plus riches, on a abaissé les recettes de l'état de 60 piliards, on a créé les déficits, au moins la moitié des déficits s'explique comme ça. Et en plus de ça, on n pas assez d'argent pour investir ce qui serait aujourd'hui absolument nécessaire, notamment la bufurcation écologique. Donc c'est une censure a priori qui se dessine côté LFI.
Côté LFI ? Oui, bien sûr. Alors déjà, vous la déposerez juste après la le discours de politique s'il y a pas de vote de confiance, on fait une sanction.
Donc ça sera après la discussion de politique générale. Et j'allais dire là on parle d'économie mais moi ce qui m'étonne c'est que il y a des hésitations notamment du côté des groupe de gauche passant. Je pense que monsieur Rotaillot sera dans le gouvernement.
On imagine vraiment qu'un gouvernement qui a été battu, des gens qui ont été battus en juillet 2024, on va se demander s'il faut les censurer ou pas par rapport au cas d'une politique qu'on connaît économiquement, elle est mauvaise mais aussi sur d'autres aspects notamment en matière autoritaire, en matière vis-à-vis de l'immigration, vis-à-vis de déclaration ministre de l'intérieur insupportable. Est-ce que vos alliés de gauche vont vous suivre sur cette censure ? On verra bien.
Je je j'ai cru comprendre que monsieur Fort l'envisageait plutôt mais moi je vais vous dire ce que je crois c'est qu'aujourd'hui il y a un accord global entre Marine Le Pen et la Macronie et que ça les amènera à mon avis à ne pas censurer ce gouvernement. Et je pense que c'est d'ailleurs ce qui explique que monsieur le Cornu a a retiré l'idée d'un 493 parce que depuis quelques jours se dessine un accord. Je ne sais pas quels sont les ton aboutissant de ces accords mais pour que le Rassemblée national laisse en vie la Macronie.
Hm. Vous pensez que effectivement il y aura des accords sur le budget entre le socle commun et le RN euh au cours du mois d'octobre ? Je pense.
Ouais. Alors déjà une première chose, qu'est-ce qui me fait dire ça ? que à l'assemblée cette semaine, on a assisté quand même à quelque chose de très frappant sous couvert d'un de faire rentrer des vice-président au bureau de l'Assemblée nationale parce que ça aurait été plus correct proportion au niveau de la la représentation démocratique, vous connaissez tout le discours.
On a assisté pendant 2 jours à un accord global entre le RAssemblée nationale et la Macronie qui a permis à la Macronie de récupérer des postes de président de commission qui leur avait échappé la dernière fois alors qu'il n'est que s'ils étaient face à à la gauche et face à l'opposition républicaine avec Liot, ils étaient minoritaires. Donc c'est le RN qui leur a permis d'être élu de récupérer le poste de rapporteur général que monsieuron détenait maintenant c'est monsieur Philippe Juvain. Tout ça c'est un accord global.
Je ne sais pas quel nont pas revendiqué le poste de la commission des finances. Vous ne pouvez pas figurez-vous parce que le poste de la présidente commission des finances c'est un poste qui est dans l'opposition. Alors il aurait fallu il aurait fallu que la Macronie non seulement vote ce qui est quand même jusqu'à maintenant n'a pas été fait sauf l'année dernière mais en plus vote Rennen.
Je pense que là le le j'allais dire l'alliance aurait été un peu trop frappante et trop et non assumable pour la Macronie. Mais ce qu'ils ont fait clairement il y a un accord. Je pense que la la prolongation euh ça sera le budget et on va bien voir, on va vite le savoir en fait.
Hm hm. Euh c'est étonnant quand même pour un parlementaire alors qu'on refuse d'utiliser le 493 de de refuser de débattre. Ah mais on va débattre.
Qui qui vous a dit qu'on va on va pas débattre ? Ah ben si vous voulez censurer directement. Mais on va censurer parce que le discours de politique général on a les éléments déjà là qui sont sur la table.
On sait bien qu' change pas de politique. Tous les accords sont ouverts dans l'hémicycle s'il y a pas de 493. Attendez, je vais vous On sait bien qu'il ne change pas de politique.
Ils vont présenter un discours de politique générale et vous verrez que dans discours de politique générale, lien toujours avec le RN, vous verrez que le premier ministre, je vous pas arrive à parler d'AME par exemple, à réviser pour les qui est qui est une des marottes du du Rassemblée national, je pense qu'il va envoyer des signaux pour permettre au RA national de de surtout ne pas voter la censure. Mais là, tel que aujourd'hui se préfigure le budget, c'est un budget qui va pas beaucoup changer de celui de monsieur Berérou. Donc déjà, c'est un argument pour le censurer.
Je vous en ai donné d'autres, certains ministres qui sont dedans et à mon avis tout homme de gauche peut pas ne pas censurer un gouvernement dans lequel vous avez des ministres de l'intérieur qui parlent de français de papier. Mais souvenez-vous l'année dernière quand il y avait euh ce débat sur le budget, euh c'est un budget de gauche qui aurait pu sortir s'il y avait pas eu de 493. Pourquoi ?
Pourquoi vous pas ? Parce que nous avons eu l'exemple de l'année dernière. L'année dernière, nous savons très bien, nous avons effectivement modifé en 493.
Nous avons fait, il y a eu le 493. Mais alors dans le dans le bon le dans le dans ce qui est présenté aujourd'hui, vous le savez, on a 70 jours pour voter le budget, pas plus. On est en retard, c'est-à-dire il va être transmis à l'assemblée le 13.
Donc, on va être vraiment aux limites. Le gouvernement, si jamais il n'a pas il ne débouge pas sur l'accord qui, à mon avis est sous-jacent avec le Rassemblement national, il a la possibilité, si les 70 jours sont dépassés, de passer tout ça par ordonnance. C'est-à-dire le budget sera passé sans vote par ordonnance qui équivaut au 493.
Et je pense que monsieur le Cornu sait très bien qu'il a cette planche de rattrapage derrière. Et ça ça ne tient qu'à vous de tenir les délais et de vous mettre d'accord entre vous. Bien sûr, ça tient qu'à nous.
Donc on peut aussi décider qu'on ne n'abande plus par exemple le budget pour que ça passe parce que passer un budget de dans les dans à partir du moment où vous avez des des délais qui sont extrêmement raccourcis, c'est effectivement compliqué. Mais en plus de ça, non seulement il y a la question des délais, mais par exemple si vous avez deux commissions mixes paritaires qui ne s'entendent qui qui n'arrivent pas à conclure et à la fin un vote qui euh qui est négatif, ils ont la possibilité à partir de là de passer ordonnance. Moi ce que je crois c'est que c'est à l'heure cette histoire de P 493 monsieur le cornure a la planche de rappel avec cette histoire de délis qui lui passera permettra de passer par ordonnance et sinon vous verrez je crains fort que l'accord avec le rassemblée nationale se perpétue pendant le budget vous dites il y a un accord avec le RN et le socle commun mais il y a eu un accord entre la gauche et le RN sur la suspension de la réforme des retraites sur la taxe Zucman l'année dernière puisqu'elle a été adoptée dans l'hémicycle Donc ça veut dire que vous vous non plus ça vous gêne pas de temps en temps de faire des accords avec le RN ?
Non, il y a pas eu d'accord avec le RN là-dessus. On on a mis des textes, le RN a choisi de les voter. Ce que je constate aujourd'hui, c'est que manifestement le Rassemble national, que ça soit sur les postes de commission ou on va le voir sur les censures, choisit aujourd'hui de laisser se perpétuer une politique macroniste.
Voilà, c'est tout. Je c'est pas la même chose que j'allais dire quand vous avez une opposition qui soumet des textes et le fait que le RN vote les ces textes de l'opposition, il y a jamais eu d'alliance entre nous pour nous répartir les postes à l'Assemblée. On était même contre le fait qu'ils aient des vice-présidents au bureau jouable.
Très rapidement, un sondage d'oxa dans le Figaro montre que le front antifi serait plus fort que le front antien. Vous l'expliquez comment un rejet de Jean-Luc Mélenchon ? Non, je fais pas déjà je fais pas les les remarques au niveau des sondages.
J'allais dire que euh de la part notamment de la macronie, de la part et de l'influence qu'il peuvent avoir sur certains médias, eux et l'extrême droite, tout ça finalement ne m'étonne pas. Il y a tout un une atmosphère mais je pense qu'il joue un jeu extrêmement dangereux. Vous remarquerez que la Macronique quand même euh a eu la beaucoup de ses députés sauvés par le Front républicain que nous avons largement respecté, enfin en tout cas par euh par un bouclier républicain.
Bon euh dès lors que ça a été fini, ils n'ont eu de cesse en réalité de nous dénoncer comme les pires ennemis euh aux prochaines élections. Je pense peut-être qu'ils le regretteront parce que le Rassemblée national lui progresse, lui menace notre notre démocratie et notre rép. visiblement si on lit ce sondage à force à force de d'estimer et à force de taper sur un seul adversaire qui serait France insoumise, je peux estimer que effectivement à un moment donné ça a des répercussions sur l'opinion mais moi je pense que le peuple français est est un peuple très politique, très intelligent et que vous remarquerez que ces votes ne sont pas ne sont pas en lien souvent avec les sondages.
La preuve en juillet dernier. Merci à vous Éric Okrel d'avoir été notre invité euh ce matin, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, député insoumis de scè Saint-Dit. Tout de suite vous avez rendez-vous avec les informé sur Franf.
Éric Coquerel