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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 avril 2024 24 min

Crise de l'hôpital : "La solution c'est la formation"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour alin Milon merci beaucoup merci de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de vos clus membres du groupe les républicain on va évidemment longuement parler de la situation de l'hôpital vous êtes également médecin dans quelques instants mais d'abord un mot sur l'actualité du jour c'est donc ce projet de loi agricole qui est présenté aujourd'hui en conseil des ministres retravailler suite à la colère des agriculteurs il consacre la souveraineté alimentaire comme objectif structurant des politiques publiques et il facilite aussi l'installation des agriculteur est-ce que vous pensez qu'il peut apporter une réponse à cette colère du monde agricole je je ne connais pas le texte définitif mais je le souhaite puisque ce que nous avons vu dans le cadre des manifestations de l'ensemble des agriculteurs sur le territoire national montre combien la situation de de nos paysans est particulièrement compliquée actuellement il était donc nécessaire un de de réagir de de de faire des réformes plus que nécessaires et puis il est nécessaire en même temps de de de recadrer le système alimentaire français vers un système alimentaire de proximité et un un système alimentaire de saison je veux dire par là que évidemment si vous mangez des tomates au mois de janvier c'est pas normal elles sont pas là a priori donc il est bien nécessaire prég le circuit le court et le français circuit court et circuit français puisque on sait tous que l'agriculture française est exemplaire à tous les niveaux il compris au niveau d'utilisation de certains produits interdits au niveau national et aut par ailleurs donc c'est une agriculture exemplaire qui mérite d'être soutenue et donc il faut qu'elle soit soutenue et par le gouvernement et par les politiques mais aussi par les consommateurs on va parler de l'autre actualité encore et toujours ce dérapage du déficit public le gouvernement cherche donc des économies les dépenses sociales ell représentent la moitié des dépenses publiques aujourd'hui dans le pays est-ce qu'il faut tailler dedans ce que j'ai dit au ministre hier soir s'il y a des des des économies à faire ça en tout cas ça ne doit pas se faire sur le dos des malades je je pense que les quand nous sommes malades enfin quand quand nos citoyens nos concitoyens sont malades ils ne font pas exprès donc il faut regarder à faire des économies dans la structuration de la santé peut-être dans la façon dont la santé est dirigée sur l'ensemble du territoire national les agences régionales de santé font un excellent travail peut-être encore pas complètement terminé sur la réorganisation des hôpitaux de la santé privée de la santé libérale sur le territoire national mais sûrement pas en augmentant les tarifs pour les malades qui eux n'y sont pour rien dans par par exemple Bruno Le Maire il pointe la question du transport médical il dit ça représente 5,7 milliards par an le transport médical il y a des économies à faire vous n'êtes pas d'accord avec ça si si sur les 5,7 je suis pas sûr qu' qu'il est pas un petit peu exagérer les chiffres mais oui sur sur le transport médical il y a beaucoup à faire déjà pas mal a été fait souvenez-vous quand nous avions mis en place dans les différents projets de loi de financement de la sécurité sociale le transport sanitaire dans la commande était faite directement par l'hôpital et non plus par les les par les privés ou autres donc il y a il y a des choses qui sont faites je crois qu'il faut réguler le système de transport sanitaire sur l'ensemble du territoire c'est extrêmement important il y a des économies à faire mais 5 milliards c'est un chiffre énorme je pense plutôt milliard un milliard de oui ah oui on est on est très loin du chiffre de de Bruno le bon moi j'ai pas j'ai pas tout berc derrière moi pour exagérer les chiffres dans une interview à à wouest- France dimanche Breno le mer finalement il exclut de toucher aux affections longue duré au remboursement des affections longue durée il a raison bah oui ou est-ce que là il y a des choses à revoir aussi dans les ALD affection longue durée pardon euh non je je je ne pense pas qu'il y ait grand-chose à faire peut-être à regarder la liste des affections longue durée peut-être que étant donné l'évolution de la situation de la patientelle sur le territoire national on on se rend compte il y a le vieillissement de la population il y a donc des maladies qui qui sont beaucoup plus fréquente quel qu'auparavant parce qu'on mourait avant pour desavoir donc il y a peut-être à revoir la liste des AL et les remettre à jour mais certainement pas à toucher à ça c'est beaucoup trop important je vous rappelle que ça a été mis en place par Philippe Seguin donc il a quand même quelques années en arrière Philippe segin qui était un homme que j'admirais beaucoup en tout cas beaucoup plus que Monsieur le Maire actuellement est-ce que il faut réfléchir notamment à rembourser les dépenses de de santé en fonction des revenus des gens non non VO la réponse est claire non le système qui a été mis en France c'est vous payez selon vos moyens et vous recevez selon vos besoins je crois que de toute façon mis à part peut-être les milliardaires peu de gens auront les possibilités si cette possibilité était mise à jour auront la possibilité de se faire soigner avec des des des traitements particulièrement modernes euh si vous avez un cancer et que vous êtes juste à la limite si vous devez payer à coup sûr vous n'arriverez pas à vous soigner c'est le système américain mais j'en ça je n'en veux pas moi je veux qu'on garde le système français il est probablement nécessaire qu'on revoit le système du financement on va en parler ouis mais par exemple sur les boîtes de médicaments les franchises ont augmenté depuis le début de la semaine est-ce que ça c'est une bonne chose est-ce qu'il faut aller encore plus loin dans l'augmentation de ces Fran euh encore une fois c'est une une des solutions qui est proposée c'est la plus facile je pense que c'est pas inutile c'est la plus facile mais je pense qu'il aurait peut-être fallu se creuser un peu le cerveau pour trouver d'autres solutions pour faire des économies et en tout cas les économies elles ne se font pas sur la santé de nos concitoyens elles son F sur l'organisation probablement mais pas sur la santé après le le le fait de passer de à 50 € par an de de dépenses de santé ce qui entraîne quand même plusieurs centaines de millions d'euros de de de de de bénéfice pour l'Assurance Maladie ça n'est pas complètement inutile surtout si c'est les mutuels qui les payent mais vous dites que sur la les dépenses de santé il a choisi la facilité parce que Bruno lomer son discours c'est de dire moi j'augmente pas les impôts c'est la facilité je préfère les défis à la facilité vous dites sur les questions de santé il a choisi la facilité oui oui tout à fait c'est c'est la facilité de de dire bah toi tu es malade B tu pas ta maladie c'est c'est le système américain à ce moment-là bon c'est une autre philosophie à laquelle je n'adhère pas après si jamais on devait aller dans ce système là faudra quand même poser la question aux françaises et aux Français mais de manière générale et à tout le monde et en même temps donc un référendum làdessus ou peut-être dans le casadre d'une campagne présidentielle le candidat présentera sa façon dont il envisage de mettre en place la la santé en France mais jusqu'à présent nous vivons dans un système qui est peut-être Hin je n'en sais rien a priori moi je suis pour parce que je suis gouliste et que je je pense qu'il faut que quand on est malade on a le droit de soigner et quand et quand on cotise bon on cotise pour être évidemment pris en charge par la société mais ce système là moi j'y adhère complètement peut-être que d'autres n'y adhèrent pas à ce moment-là c'est à eux de le dire à la population mais de ne pasattendre d'être au pouvoir pour pouvoir le faire en catimini une des autres pistes c'est la réforme de l'assurance chômage une nouvelle réforme de l'assurance chômage avec une une éventuelle pche de la durée d'indemnisation est-ce que là vous y seriez favorable je il faut que je regarde le texte je je n'y suis pas contre là parce que je pense que dans dans une période où on est au plein emploi parce que si on est dans des périodes où on est en crise comme on va certainement arriver à moins qu' comme dit le président de la République une économie de guerre mais en dehors de cette économie de guerre si on est en période de plein emploi la réduction pas la réduction des des des indemnités mais la réduction du temps de de chôage peut-être une solution pour forcer les gens pour forcer pour permettre nos concitoyens à retourner au travail pour les inciter on va continuer à parler de ces questions et des questions des hôpitaux puisque hier il y a un débat qui était organisé à la demande des républicains ici au Sénat on va en parler avec St [Musique] Jourdin bonjour St bonjour bonjour monsieur le sénateur et St un débat éta donc organisé hier en séance au Sénat la demande des puéublain à l'ordre du jour la situation de l'hôpital public oui c'est un sujet qui fait régulièrement à la une des médias il y a encore quelques semaines dans les pages du monde un collectif de médecins et de soignant publi une tribune au vitriol pour dénoncer la dégradation de l'hôpital public il rappelait que près de 7000 l 7000 l ont été fermés en 2022 et que la profession de soignant attire de moins en moins les étudiants hier le ministre de la Santé a estimé que tout n'était pas si noir il était clairement venu avec un message écoutez-le va pas mal à l'hôpital non mais tout ne va pas mal à l'hôpital on peut effectivement faire la longue liste des gens qui attendent trop longtemps à l'hôpital et cetera et cetera on peut aussi regarder la manière dont les Hospitaliers font face à leur mission et essayent effectivement de répondre à la manière de au traitement des des des Français pardon mais je peux pas laisser dire que l'hôpital ne répond pas au besoins de la population c'est mon avis en tous les cas c'est votre avis moi le mien est un avis totalement contraire au vôtes je peux pas laisser dire que l'hôpital ne répond pas au besoins de la population je rappelle que 21 millions de personnes sont prises en charge ch anné dans les services d'urgences je rappelle que l'hôpital soigne des millions de personnes par par an procède à de multiples interventions de traitement et de suivi de la population les LR ne sont pas vraiment sur cette longueur d'onde 4 ans après la crise du covid les sénateurs de droite qui ont donc sollicité ce débat disent ne pas avoir compris le plan le cap fixé par le gouvernement en matière de santé publique Philippe Mouillet a tenté de dresser le bilan de l'exécutif depuis la crise covid écoutez la crise sanitaire que nous avons connu il y a 4 ans aurait dû nous faire réagir collectivement et le gouvernement en premier lieu quel est le bilan aujourd'hui les revalorisations étaient nécessaire indispensable pourtant les milliards d'euros annuels que celles-ci représentent n'ont pas été perçu par les bénéficiaires comme un choc d'attractivité des carrière mais surtout comme un rattrapage pire aujourd'hui nous n'avons de cesse depuis de compter les oubliés et dans le visur des sénateurs le financement de l'hôpital oui en 2024 plus de 105 milliards d'euros vont être consacrés aux établissements de santé publique selon la gauche ce n'est pas suffisant les hôpitaux sont à bout de souffle et ne sont plus capables de répondre au besoins des patients aux besoins des malades le gouvernement a dû défendre son bilan écoutez la santé c'est 10 milliards d'euros pardon pour les hôpitaux seuls 8 milliards d'euros puisquil y a pas eu que les hôpitaux pour les hôpitaux seuls 8 milliards d'euros qui ont été donné pour les agents hospitaliers c'est un effort de hausse de salaire 10 % net sur en bas de la feuille de paye chaque mois jamais aucun gouvernement n'avait augmenté de telle manière les rémunérations à l'hôpital public monsieur le sénateur est-ce que vous avez été convaincu par les réponses du gouvernement la la question est mal posée exusez-moi de vous le dire comme ça mais je je peux pas être ni convaincu c'est évident mais le gouvernement a clairement défendu son bilan l'hpit public bah oui mais alors ce que je peux dire c'est que le gouvernement défend son bilan mais il adopte les mêmes techniques que les gouvernements précédents c'està-dire ben depuis maintenant la loi HPST c'estàdire donc depuis 2009- 2010 Hôpital Patient Santé et territoire pardon oui présenté à l'époque par rine Bachelot les gouvernements présentent un un projet de loi de financement de la sécurité sociale en mettant en place ce qu'on appelle un rondam c'estàdire donc un objectif des dépenses d'assurance maladie cet ob objectif des dépenses maladie il est fixé par Bery directement alors tout le temps de de de Monsieur Hollande l' longam était à 1,7 % c'està-dire qu'on autorisait 1,7 % d'augmentation sur le budget global de de la maladie ce qui était largement insuffisant et chaque année souvenez-vous la ministre de l'époque marieol Touren demandait aux hôpitaux de faire 1 milliard d'économie 1 milliard pas d'économie 1 milliard de non dépenses qu' étai obligés de faire quand puisque le malade arrivé donc chaque année les hôpitaux avaient des déficits considérables qui qui se cumulaient d'une année sur l'autre quand madame Busin est arrivé l'ondame est passé à 2,3 2,4 ce qui était mieux que 1,7 mais encore insuffisant on estime que pour avoir un N d'â satisfaisant pour faire en sorte que la santé soit prodiguée par tout ce territoire national deun manière égale et satisfaisante il faudrait un Nam à qu donc vous voyez qu'il faut on dépense pas assez on ninvestit pas assez dans la santé publi auourd la santé on ninvestit pas ass dans la santé maintenant je me je suis pas dans le gouvernement c'est dire que autant frééric Valtou quand il était président de la Fédération hospitalière de France réclam un name à 4 autant maintenant qu'il est ministre il se rend bien compte que 4 c'est pas c'est pas possible des comptes aussi avant parce que 4 % les dépenses d'assurance maladie c'est entre 200 et 250 milliards par an si vous mettez 4 % d'augmentation de dépenses vous vous ex ig de trouver 8 milliards de plus tous les ans dans la poche de qui c'est c'est le vrai problème en fait chaque année il faut trouver au moins le temps de remettre en place l'ensemble de la santé mais c'est une question de priorité politique c'est ça c'est une question de de priorité financière on peut pas on peut pas tous les ans dire bah écoutez votre cotisation vous payez je sais pas combien vous vous en tant que tel je connait pas votre salaire mais 40 % de votre salaire en gros de cotisation sociale B l'année prochaine ce sera 52 mais mais est-ce que c'est d'augmentation de salaire à côté donc il y a il y a pardon il il y a un vrai problème de de faire en sorte d'adéquation entre la nécessité d'augmenter régulièrement le budget de la santé en France pour avoir un niveau acceptable pour tout le monde ce que disait un petit peu ce que disaent un petit peu mes collègues au Sénat hier et le fait que bah il faut trouver l'argent faut est-ce qu'il faut augmenter le budget ou est-ce que le budget qu'il y a il faut mieux le fléchir mieux l'utiliser mais ça ça fait ça fait 20 ans qu'on le dit excusez-moi enfin peut-être pas 20 ans depuis 2010 c'est 14 ans ça fait 14 ans qu'on dit il faut mieux flécher le budget et depuis tous les ans on a fait des efforts d'organisation dans les hôpitaux des efforts d'organisation un peu partout un exemple simple on dit actuellement qu'il y a 20 ou 22 % de frais d'administration des hôpitaux alors qu'on est à 16 % en Allemagne par exemple bon en France dans dans ce qu'on compte fris administration il y a l'ensemble des personnels techniques qui sont salariés de l'hôpital en Allemagne non en Allemagne les personnels techniques c'est des sociétés privées qui viennent et donc qui rentrent pas dans les frais de fonctionnement de de l'administration mais si on fait le total de tout on arrive au même au même niveau on dit que en France on dépense beaucoup d'argent sur la santé on est au point de vue du PIB au même niveau que l'Allemagne à un ou deux points près et juste en dessous des États-Unis c'estàd qu'on est au niveau le plus haut par rapport à l'ensemble du monde alors vous ce qui vous inquiète et on l'a entendu hier c'est le le manque de médecins notamment pour les années qui viennent Emmanuel Macron a supprimé le numéro closus mais vous dites bah ça va pas suffire pour les années qui viennent c'est ça j'ai bien compris euh presque expliquez-nous oui si c'est vrai euh euh en fait il fallait supprimer numérus closus bon euh on parlera peut-être du numéros Pertus après parce qu'il y a des problèmes là aussi en particulier quand on a raté la première année qu'on arrive dans la 2è année qu'onarrive pas malgré la volonté à à faire des études de médecine parce que bon et cetera bon mais la situation internationale est la suivante vous avez les pays émergents l'Afrique l'Amérique latine et cetera où les populations vieillissent et exigent d'être soigné bon donc il faut des médecins là-bas vous avez dans les pays d'EUR Europe ou des États-Unis une de Japon une population de Chine une population qui vieillit tant mieux donc on va avoir de plus en plus besoin de médecins qui sont pas encore formé et on va avoir de plus en plus de personnel soignant un peu partout dû au vieillissement et à l'apparition de maladies qui sont liées au vieillissement qui qu'on ne devait pas soigner avant parce que les gens ne vieillissaient pas à ce point-là donc il y a les pays émergent le vieillissement de la population le coûte le coûte des des des des médicaments qui n'est plus le même parce que c'est des médicaments innovants et les médic innovant c'est très cher c'est beaucoup plus cher que les médicaments majeurs et classiques et puis donc et aussi la façon dont les jeunes maintenant abordent le métier pour être gentil que avant un médecin de de famille travaillait 10 12 heur par jour 7 jours sur 7 pratiquement maintenant c'est 6 7 heur par jour 5 jours sur 7 donc Madame firm le baudau qui était ministre avant monsieur Valtou disait clairement qu'il fallait au minimum deux médecins pour remplacer un départ en retraite je pense qu'il en faut de et demi donc on a entre 7000 et 7500 médecins qui partent en la retite T an il en faudrait donc 15000 et on en forme 9000 actuellement est-ce qu'il faudrait un grand projet de loi sur l'hôpital pour avoir une vision sur plusieurs années il faudrait une loouie programmation oui oui c'est clair qu'il faudrait une no programmation pour pouvoir avoir une vision là le fait d'avoir un un projet de loi de financement de sécurité sociale annuel si on n'a pas l'antériorité donc si on n'est pas vieux on peut pas voir ce qui se passe donc il faudrait vraiment que le gouvernement s'attèle pour l'instant ça pas été le cas c'est bien dommage à à mettre en place une loi de programmation le temps d'un mandat présidentielle par exemple programmation sur 5 ans et puis dire ben on va faire ça ça ça et ça et ne pas que le dire mais aussi le faire on va continuer à parler de ces sujets on remercie Steve à tout à l'heure c'est on parlera de nouvelle caléonie tout à l'heure c'était l'actualité au on est tout à l'heure pour nous en parler on continue à parler de ces sujets de santé d'hôpitaux on va dans votre région on retrouve guilem ricavi bonjour guilem merci beaucoup d'être avec nous directeur éditorial de Var Matin on est ravi de vous retrouver guilem on va évoquer avec vous la situation des urgences dans certains hôpitaux de la région oui parce que c'est un véritable phénomène que l'on observe notamment dans le sud-est hein c'est le cas à manos qui assisteront dans les Alpes de HauteProvence c'est le cas je crois monsieur le sénateur euh dans votre département apte dans le vos clus et puis dans le Var on l'observe aussi à l'hôpital de de Gassin c'est à côté de de saint-tropé c'est ces fermetures des services d'urgence notamment la nuit par manque de personnel ça pose de vrais problèmes de d'accès aux soins pour les populations euh c'est quoi la solution en fait que l'on peut apporter aujourd'hui puisqu'on voit que les patients en urgence doivent maintenant faire plusieurs heures de route parfois pour rejoindre un hôpital ce qui rajoute souvent du travail aux équipes de sapeurs pompiers qui se transforment parfois en ambulancier oui euh les les Sapur pompiers qui se transforment en ambulancier c'est déjà le cas depuis très longtemps et c'est eux qui l'ont voulu il y a quelques dizaines d'années en arrière vous avez raison par contre de dire que la situation des urgences est particulièrement compliquée dans votre département dans le Var en particulier mais elle est compliquée sur l'ensemble de région provenale cô d'Azur vous savez que je préside la Fédération hospitalière de France pour la région PACA justement et donc je connais bien la situation de draguignon la situation de cisteron la situation de de de saint tropé et et la la solution c'est la formation La formation des des des médecins d'abord mais il faut quand même minimum 10 ans pour former un médecin la formation des des personnels soignants à côté en particulier tout ce qui est le personnel infirmier et je moi je suis extrêmement favorable à ce qu'on remette en place des spécialités dans dans les formations d'infirmiers en particulier infirmier urgentiste infirmier psychiatrique infirmier de salle d'opération et cetera donc c'est la formation ensuite l'autre urgenence mais elle a été pardon pour le d'utiliser le mot d'urgence par ailleurs enfin l'autre façon de travailler dans dans ce domaine c'est peut-être aussi de réglementer un peu plus l'intérime c'est l'objet de la loi riste 1 dont j'avais été le rapporteur qui réglemente l'intérim le défaut de la loi riste 1 c'est qu'elle réglementa l'intérim pour les hôpitaux publics mais pas pour les pas pour les cliniques privées ce qui fait que donc les hôpitaux publics payaient moins cher que les privés et après tout quand on peut gagner un peu plus d'argent quelque part c'est humain qu'on aille là où on peut gagner plus d'argent donc il fa réglementer ce système au niveau national et au niveau de l'ensemble des des des établissements hospitaliers qui est en train de se mettre en place et ensuite il faut réorganiser les urgences et faire un peu plus confiance dans le cadre de l'organisation à l'ensemble du monde médical pendant la crise covid en particulier l'administration s'est un petit peu mis en retrait elle a laissé les médecins organiser les médecins et le personnel soignant organiser le système hospitalier et dans l'ensemble si on regarde par rapport aux autres pays du monde la France s'en est quand même particulièrement bien sortie guilem vous avez une autre question oui parce que ce monde effectivement de la santé est parfois en souffrance et en colère et et je pense notamment aux idèles aux infirmières libérales qui descendent désormais dans la rue ici dans le sud on le voit régulièrement du côté de Marseille là aussi quelle réponse on peut apporter à ces infirmières libérales qui sont un maillon essentiel des soins à la population notamment ici dans une région où la patientelle est parfois âgée à domicile et a besoin qu'on vienne vers elle pour pour la soigner alors les infirmières libérales elles vont manifester bientôt et sur mon département en Avignon en particulier elles m'ont demandé d'aller les soutenir ce que je ferais euh parce que je crois que c'est un ma l'un des maillons les plus importants du système de santé dans dans dans le parcours de soins que que peut prendre un patient euh je je pense qu'en fait le vrai problème là c'est le la reconnaissance de l'acte médical que les infirmières libérales mettent en place euh je regarde la photo mais et et je crois qu'il faut faire en sorte qu'elle soit mieux reconnu du point de vue professionnel dans dans l'acte médical qu'elle met en place c'est-à-dire donc il faut reconnaî conêre l'acte fait en mis par fait par une infirmière comme étant un acte médical d'abord et ensuite donc plus de reconnaissance plus de considération et plus de rémunération mais comme on disait tout à l'heure plus de rémunération ça veut dire donc plus de budget de sécurité sociale ça veut dire aussi plus de coôtisation ou un autre système de financement de la sécurité sociale merci guilem merci beaucoup merci d'avoir été avec nous la Une de Var Matin c'est l'affaire du petit Émile un tournant dans l'enquête c'est à la Une de votre journal la question qui est posée par Var Matin merci beaucoup guilem d'avoir été avec nous merci àin Milon d'avoir été notre mais c'est déjà c'est déjà fini la demi-heure est passé vite merci beaucoup d'avoir dem beaucoup plus longue d'avoir été avec nous ce matin dans le club des territoires on parlera d'une autre actualité hier au Sénat c'était la Nouvelle Calédonie puisque les sénateurs ont voté la réforme du corps électoral c'est pas sans provoquer destenstions sur l'archipel on va en parler d'abord on accueille notre prochaine invité Stéphan LEF nous rejoint