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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 13 mai 2026 15 minActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Procès libyen en appel: sept ans de prison et 300.000 euros d'amende requis contre Nicolas Sarkozy

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On a à l'instant la peine qui est requise, 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende. On est donc sur sur une peine requise très élevée, qui correspond à la peine qui avait été déjà requise en première instance. 7 ans de prison par le PNF, 7 ans de prison demandées aujourd'hui.

Rappelons que ce sont des réquisitions, c'est-à-dire l avis aujourd'hui du parquet général qui nous représente, nous tous, qui représente la société. Mais pour connaître le jugement définitif, il faudra attendre la décision des juges de la cour d'appel qui, elle, est attendue le 30 novembre prochain. Ça donne quand même une tonalité puisque même si les juges ne sont pas tenus de suivre les réquisitions, souvent la décision se base quand même très fortement sur les réquisitions qui sont tenues par les parquets et par les parquets généraux.

Donc 7 ans demandés aujourd'hui contre Nicolas Sarkozy avec 300 000 euros d'amende, c'est pour l'instant, enfin c'est même la peine la plus lourde requise aujourd'hui par le parquet général. Allons contre des 10 prévenus qui sont dans cette salle d'audience, il y a aussi Brice Hortefeux qui est là, Claude Guéant représenté par son avocat puisqu'il est extrêmement malade. Ces personnes ont eu des peines requises aujourd'hui, assez conformes à ce qui avait été demandé l'an dernier, la première fois, par exemple pour Brice-Sortefeu, 4 ans de prison, dont 2 fermes sous bracelet ont été demandées aujourd'hui, c'est-à-dire pas aller en prison, mais aménager la peine sous bracelet électronique.

Contre Claude Guéant, malgré son âge, malgré son état de santé, 6 ans de prison ont été requis aujourd contre le parquet général et la confiscation de son appartement. Donc voilà pour les réquisitions aujourd'hui, on rappelle aussi ce qui est demandé contre Nicolas Sarkozy, 7 ans de prison et 3 300 000 euros d'amende. Donc le parquet qui requiert une condamnation pour l'ensemble des faits pour lesquels il comparaît à ce procès libyen, y compris pour cette corruption et le financement illégal de 4 infractions.

L'association de malfaiteurs, ils estiment sur l'association de malfaiteurs, ils ont estimé au début de leur réquisitoire lundi que Nicolas Sarkozy n'avait pas le seulement laissé agir ses proches collaborateurs en vue d'obtenir des fonds libyens. C'est ce qui avait été dit lors du jugement l'an dernier. Ils ont été plus loin en disant qu'ils n'avaient pas seulement laissé agir, ils avaient été l'instigateur de cette association de malfaiteurs.

Ils ont demandé également la condamnation pour corruption, pour recel de financement, recel de détournement de fonds publics et pour financement illégal de campagne, les quatre infractions pour lesquelles il est Et on va aller du côté de la cour d'appel justement de Paris retrouver Pauline Revena qui est sur place, qui a suivi ses réquisitions Pauline. Et on a donc de nouveau l'accusation qui requiert 7 ans de prison contre Nicolas Sarkozy. Oui 7 ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy c'est exactement la même chose que lors du premier réquisitoire, lors du premier procès.

Voici les mots choisis de l'avocat général Nicolas Sarkozy il faut le sanctionné à la hauteur de la gravité des faits. Il rappelle le principe d'égalité devant la loi et il faut placer le curseur entre 0 et 10 ans dit-il puisque c'était le maximum encouru. Nicolas Sarkozy à ses yeux c'est l'unique bénéficiaire pour lui qui de ce Le pacte corruptif est placé au plus haut niveau avec un dictateur.

Il rappelle la ligne rouge qui avait été dictée par Jacques Chirac ne jamais autoriser Muammar Kadhafi à mettre les pieds en France. C'est exactement ce que n'a pas fait Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy selon lui a avalisé ses rencontres avec Sénoussi.

Il a distribué les rôles, il a tiré les ficelles, dit-il, il le dépeint comme un instigateur. A quelle contrepartie ? Eh bien en s'engageant à examiner la situation judiciaire de Sénoussi, il a pris le risque de s'immiscer dans le fonctionnement de la justice en dressant un parallèle avec l'affaire Bismuth pour laquelle Nicolas Sarkozy est déjà condamné.

Instigateur, oui, c'est la raison pour laquelle l'avocat général requiert 7 ans de prison à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Merci beaucoup à vous Pauline revena alors là c'est le parquet général qui requiert évidemment sont pas encore les condamnations ça ça viendra au mois de novembre mais on se souvient lors des condamnations en première instance Marie Chantret l'incarcération du président c'était une première ça n'était jamais arrivé qu'un ancien président soit en prison on se souvient évidemment de l'émoi et de beaucoup de réactions que ça avait suscité. De la réaction de l'ancien président lui en effet ces scènes dans le 16e arrondissement à côté de son domicile parisien de cette foule cette liesse on peut le dire aussi de ces fans de la dernière heure qui attendait le chef de l'état pour finalement accompagner son cortège jusqu'à la prison de la santé la suite on s'en souvient également ce sont trois semaines de détention il a pu être mis en liberté mais effectivement à l'issue aussi ce livre qui est paru, qui est paru à la fin de l'année dernière, qui a été un succès en librairie.

Près de 150 000 exemplaires vendus. Nicolas Sarkozy qui, aux yeux de certains, notamment évidemment dans l'électorat de droite, qui reste une figure, une figure tutélaire. Lui a toujours dit et il l'a encore redit à l'occasion de ses confidences, de l'écriture de ce livre qu'il n'avait aucune intention politique, aucune intention de se représenter mais néanmoins il reste une figure politique qui pèse à droite et il consulte, encore beaucoup, encore récemment, Jordan Bardella ou encore le Premier ministre Sébastien Lecornu d'où lorsqu'il avait été nommé dans ses bureaux de la rue de Miroménil.

C'est une figure politique Nicolas Sarkozy et d'autant plus qu'on le sait aussi Gérald Darmanin, le garde des Sceaux s'était inquiété de ses conditions de détention le président de la République lui-même Emmanuel Macron le jugement vous le disiez cette décision ne sera rendue que fin novembre prochain, fin novembre 2026. On sera aussi dans une toute autre séquence politique. En pleine campagne.

Vous me voyez venir effectivement et sans doute, sans doute que ce jugement si à nouveau de la prison et l'exécution provisoire, ce profil suscitera beaucoup, sans doute de réactions politiques comme ça avait pu en susciter au mois d'octobre dernier. On va retourner voir Pauline Revenard du côté de la cour d On rappelle Pauline, quelle a été la réaction de l'ancien président ? Comment il accuse le coup Nicolas Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy, il est resté impassible lorsqu'il a entendu les peines requises contre lui. On le rappelle 7 ans de prison, 300 000 euros d'amende conforme aux premiers réquisitoires, Nicolas Sarkozy qui a toujours eu pendant ces 3 jours d'audience et de réquisition le regard fixé devant lui sans un regard pour l'accusation. Et lorsque les peines requises ont été prononcées, on a terminé en dernier par lui, vous l'aurez compris.

Il a fermé son classeur, il a rangé son stylo et il a pu s'entourer. On a vu ses avocats autour de lui comme une forteresse autour de lui pour le protéger. On sait que 2 de ses avocats devraient prendre la parole dans quelques instants.

Mais lui, il n'est pas question qu'il s'exprime à l'issue de ce réquisitoire. Le visage marqué évidemment. Nicolas Sarkozy qui est en train de sortir de la salle d'audience avec ses avocats dans quelques instants.

Merci beaucoup Pauline. On vous retrouve évidemment après ces réquisitions qui viennent de tomber. On va les rappeler d'ailleurs avec vous Alexandra Gonzalez.

On va rappeler aussi un mot sur cette affaire. Et évidemment Nicolas Sarkozy, ce sont des réquisitions encore une fois. Ce n'est pas une nouvelle condamnation.

Réquisitions en appel. Mais donc le parquet qui requiert 7 ans de prison à nouveau contre l'ancien président. Oui, le parquet général demande aujourd'hui qu'il soit reconnu coupable pour les 4 chefs d'accusation dressés contre lui.

Corruption association de malfaiteurs, recelle de détournement de fonds publics et financement illégal de campagne et donc demande une peine de 7 ans de prison sans demander de mandat de dépôt ou de mandat de dépôt effet différé alors en termes plus simple à comprendre ça veut dire sans incarcération immédiate c'est ça que ce que signifie le mandat de dépôt souvenons donc qu'en première instance ce mandat de Le dépôt à effet différé n'avait pas été requis, mais avait été prononcé. C'est pour ça qu'il était notamment allé en prison au bout de quelques jours après le jugement. Concernant l'affaire, si on peut la résumer en quelques mots pour dire pourquoi lui et les autres prévenus sont jugés, ils sont soupçonnés d'avoir obtenu de l'argent du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, en échange de contreparties et notamment une contrepartie judiciaire puisqu'à l'époque le bras droit de Mouammar Kadhafi qui était aussi son beau-frère, le numéro 2 du régime, Abdallah Sénoussi était, il est toujours d'ailleurs visé par une condamnation en France, prononcée en France en son absence à une peine de prison à perpétuité parce qu'il a été le cerveau d'un attentat qui a coûté la vie à 54 français en 1989 c'était l'attentat du décès 10 de lutte et de lutter décès 10 au dessus du désert de nérobi et cet homme était C'est recherché par la France, il est recherché par la France pour exécuter cette peine.

Et l'accusation pense que les proches de Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy lui-même se sont arrangés avec Mouhamar Kadhafi pour essayer de faire sauter, si je puis dire, cette condamnation en échange d'argent. On voit que ça s'agite un peu, ça bouge du côté de la cour d'appel. On me dit que les avocats vont sortir et prendre la parole dans un instant.

On se souvient de ces images Marie, ces images au moment de la condamnation Au premier instant, tu as de la prison ferme. Avec mandat de dépôt, on se souvient de cette réaction du côté de la cour du tribunal de Nicolas Sarkozy lui-même. Oui et c'est vrai qu'à la surprise générale, il l'avait surpris en prenant lui-même la parole.

Là, vraisemblablement, et Pauline Revena, notre spécialiste police-justice en direct nous le dit, c'est, semble-t-il, ces avocats qui vont s'exprimer pour leurs clients, l'ancien chef de l Etat. Mais au mois d'octobre dernier, c'était la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un ancien président français s'apprêtait à connaître la prison. C'était un tremblement de terre politique très très commentée par les opposants de Nicolas Sarkozy, par aussi son ancienne famille politique qui plus ou moins...

Je pense qu'on va entendre l'avocat de Nicolas Sarkozy qui s exprime et Sébastien Shapira, S-C-H-A-B-I-R-A. Il n'est pas prévu qu'il réponde à des questions. Vous pouvez poser C'est imminent.

Là, ça n'est pas encore l'avocat. On annonce le nom justement des avocats qui vont s'exprimer dans un instant. Mais on le disait, Marie, il y avait eu beaucoup de réactions du côté de l'opposition, beaucoup de réactions aussi contre la On se souvient de cet assaut contre les juges, notamment de la part de plusieurs au sein des partis d'opposition.

Oui, et Nicolas Sarkozy, à l'époque même quand il est sorti du tribunal, n'avait pas mâché ses mots. Il était rentré chez lui, puis quelques jours plus tard, le 21 octobre pour être très précise, on se souvient de ces images, on les a tous en tête. Nous sommes dans le 16e arrondissement, il sort de son domicile et à l'époque c s'étaient formés une foule de soutiens, de personnes qui étaient venues finalement lui dire un dernier au revoir avant qu'il ne se dirige vers la prison de la santé.

Trois semaines plus tard, le 10 novembre dernier, il est autorisé à sortir en liberté conditionnelle de la prison de la santé. L'occasion pour lui d'écrire un ouvrage, le journal d'un prisonnier. Trois semaines de détention dans lequel il se livre sur ces semaines en prison, ce silence assourdissant, on le sait, ça a été une épreuve pour cet homme politique.

On se souvient de ses conditions, de ces prisonniers qui l'invectivaient, de ces nuits souvent très très bruyantes, avec des insultes. Sa sécurité aussi était en jeu. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin lui-même, s'en était inquiété.

On avait beaucoup, vous savez, brossé ces conditions de détention avec une cellule spécialement dédiée avec des gardes du corps armés. Ça avait été l'objet de plusieurs débats sur, en effet, la justice et ce à quoi avait droit, en termes de protection policière, un ancien chef de l'État qui, on le rappelle, c'était la première fois sous la cinquième qu'il faisait de la détention cette fois ils sont là on les écoute les avocats nicolas sarkozy les réquisitions du parquet général sont strictement identiques à celles du parquet national financier nous démontrerons dans quinze jours lors de nos plaidoiries, la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy. Il n'y a pas d'argent dans sa campagne, il n'y a pas d'argent dans son patrimoine, pas d'argent libyen, et pour cause.

Il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la Libye. Il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy à cause de la Libye. Nicolas Sarkozy est innocent, son élection n'a pas était biaisé et je le redis nicolas sarkozy est innocent et nous le démontrerons dans quinze jours merci beaucoup moi c'est de l'aider le plus sur le bâtiment Une déclaration très très brève Nicolas Sarkozy est innocent Son élection n'a pas été biaisée Nous démontrerons son n'innocence, pas d'argent, pas d'enrichissement pour Nicolas Sarkozy.

On a connu les avocats de Nicolas Sarkozy un peu plus bavards à Alexandra González. Là, visiblement, il n'avait pas envie de communiquer ni de répondre à des questions. On sent qu'ils accusent le coup, si je puis me permettre en tous les cas oui et d'ailleurs hier soir j'avais sollicité son entourage pour connaître un peu la position de nicolas sarkozy et de cet entourage justement face aux deux jours de réquisition qui venaient de se dérouler et la réponse avait fusé l'audience, rien que l'audience car les enjeux sont trop importants.

On sent qu'il n'y a pas de volonté cette fois-ci d'être dans le commentaire des réquisitions. Il avait été pourtant très prolixe la première fois contre le PNF. Cette fois-ci, ce n'est pas le cas.

Il se réserve peut-être une déclaration tout aussi forte que la première fois, mais après le jugement. Mais en tous les cas, pour l l'instant, on voit bien dans la parole des avocats qui a été très brève à l'instant, on voit bien dans ce qui m'avait été dit hier soir qu'il y a la volonté de rester cette fois-ci peut-être plus sobre, peut-être moins politique dans les analyses qui peuvent être données et de se concentrer donc sur l'audience parce que oui les enjeux sont très importants, il est question de prison, de prison ferme, 7 ans de prison requis aujourd par le parquet général comme la première fois l'an dernier et rappelons que lors du procès en première instance Nicolas Sarkozy avait été condamné à 5 ans de prison ferme. On va retrouver Pauline Revena qui a suivi et ses réquisitions.